Syrie

Idleb : Plus grand bombardement russe de cette année

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L’aviation militaire russe est devenue plus active au cours des dernières 48 heures. Elle a lancé au moins 30 frappes sur l'ouest et le sud du gouvernorat d’Idlib, visant plusieurs zones, y compris la principale voie d'approvisionnement de Hay'at Tahrir Al-Sham, soit l’autoroute Idlib-Alep, près d’Ariha.

Plus d’une dizaine de frappes aériennes ont frappé les djihadistes dans les villes de Basanqoul, Arbaeen et Urum Al Jouz.

Elle a aussi frappé l'État islamique dans les gouvernorats d’Idlib, Homs et Deir Ezzor, près de l'autoroute Palmyre-Deir Ezzor.

C'est sans doute la plus grande attaque menée par l'aviation militaire russe cette année, d'après Al Masdar News.

Où est Abou Bakr al-Baghdadi ?

Topelement 2Abou Bakr al-Baghdadi fait régulièrement état de rumeur. En effet, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) viennent de déclarer à la chaîne arabe Russia Today, que le chef de l’État islamique se cache présentement dans le gouvernorat d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Jforum.fr, le portail juif francophone ajoute, que les FDS affirment qu'il se trouve parmi les rebelles soutenus par la Turquie.

Abou Bakr al-Baghdadi, l'homme le plus recherché de la planète, ancien calife de l'État islamique, ne dirige plus aujourd'hui que des troupes disloquées, qui ne peuvent elles-mêmes le localiser. Diabétique et blessé au moins une fois, l'Irakien prend désormais plus que jamais les traits de son surnom, le "fantôme".

Selon Hicham al-Hachémi, spécialiste des mouvements djihadistes, il ne serait plus entouré aujourd'hui, que de son frère plus âgé Joumouaa, son chauffeur et garde du corps Abdellatif al-Joubouri qu'il connaît depuis son enfance et son estafette Seoud al-Kourdi. Ils seraient tous les quatre dans la badiya, zone désertique allant du centre de la Syrie jusqu'à l'Irak. Il se déplacerait entre al-Baaj (nord-ouest de l'Irak) et Hajin en Syrie.

Al-Baghdadi n'a fait qu'une seule apparition publique en juillet 2014 à la mosquée al-Nouri de Mossoul, grande ville du nord de l'Irak, reprise en juillet 2017. L'homme le plus recherché de la planète a déjà survécu à plusieurs attaques aériennes de la part de la Syrie, de l’Irak, des États-Unis et de la Russie. Les deux super-puissances ayant déjà affirmé l'avoir tué, estiment aujourd'hui que sans preuve formelle de sa mort, il vaut mieux le considérer comme étant toujours vivant.

Le quotidien britannique "The Gardian" indique que le 3 novembre 2016, lors de l'assaut de l'armée irakienne et des forces kurdes d'Irak contre Mossoul, le calife a parlé pendant 45 secondes à ses hommes dans un talkie-walkie, se faisant ainsi repérer.

Il aurait été victime le 10 janvier dernier d'une tentative d'assassinat, par des combattants étrangers de l'État islamique. Ce se serait passé dans un village près de Hajin, ville syrienne à la frontière de l'Irak, Il y aurait eu échange de coups de feu entre des combattants étrangers et les gardes du corps du chef terroriste, qui s'est alors réfugié dans le désert.

L'attaque aurait été commandité pat Abou Muath al-Jazairi, un combattant étranger. Sa tête est maintenant mise à prix par l'EI. Cette attaque n'a cependant pas été confirmée par l'organisation terroriste, ni par aucun service secret, occidental ou russe.

Dans son dernier message sonore de 54 minutes en septembre 2017 diffusé par l’agence de presse de l'EI, le chef de l'Etat islamique avait appelé ses combattants, alors acculés de toutes parts en Syrie et en Irak, à résister face à leurs ennemis. Baghdadi s'exprimait par radio, une fois l'an.

Selon le Sunday Times, lors d'un raid en avril 2018, les autorités turques ont arrêté à Izmir en Turquie, Kasir al-Haddawi, un proche du chef de l'EI, alors qu'il tentait de fuir vers l'Europe caché parmi des réfugiés. Kasir al-Haddawi, était émir de la province syrienne de Deir Ezzor, lorsque celle-ci était sous l'égide de l'EI.

L'armée syrienne frappe les djihadistes dans le nord-ouest

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L’Armée syrienne lance des frappes massives sur le sud d’Idlib, le sud-ouest d’Alep et le nord de Hama.

À l'aide de missiles sol-sol et d'obus d'artillerie, celle-ci bombarde le groupe Jaysh Al-Izza près du poste d'observation turque de Morek. Elle bombarde également les djihadistes de Khan Al-Assal, dans le sud-ouest d’Alep et de Khan Sheikhoun dans le sud d'Idlib.

Hay'at Tahrir Al-Sham a vivement réagi, en tirant plusieurs missiles et obus d'artillerie sur les positions de l'armée syrienne dans le nord du gouvernorat de Hama.

Al-Masdar News affirme que la probabilité d'une réduction des hostilités dans le nord-ouest de la Syrie est mince, car Hay'at Tahrir Al-Sham et ses alliés cherchent à gagner du terrain au sud d'Idlib et au nord de Hama.

Syrie, Alep : L'artillerie turque attaque les Kurdes qui ripostent

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À l'aide d'artillerie lourde, l'armée turque frappe le YPG kurde près de Tal Rifa'at, les incitant à réagir avec leur propre barrage de projectiles.

Cette attaque intervient 48 heures après le retrait des forces de police russes de Tal Rifa'at et des villages environnants.

L'Armée syrienne toujours active dans la région de Tal Rifa'at, a averti l'armée turque de ne pas se déplacer dans les parties tenues par le gouvernement syrien.

L'armée syrienne refuse de se retirer des villes de Nubl et Al-Zahra'a malgré les avertissements de l'armée turque.

Alep : Les pro-Turcs attaquent les Kurdes

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Le Front de Libération National (FLN) soutenu par la Turquie a lancé des tirs nourris et des obus d’artillerie, en direction des Unités de Protection du Peuple (YPG) dirigées par les Kurdes. près de la ville de Kaljibrin. Cela a engendré une riposte immédiate de la part de ces derniers.

Les tensions entre YPG et FLN s'intensifient dans le gouvernorat d'Alep, après que l'armée turque a envoyé des renforts sur les lignes de front de Jarabulus et de Manbij.

Ankara considère le YPG comme des terroristes, ce qu'ils ne sont pas.

L'aviation russe bombarde HTS à Idlib

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En réaction aux attaques de Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) contre les forteresses gouvernementales de Mhardeh et d'Al-Suqaylabiyeh, dans le nord du gouvernorat de Hama, l'aviation militaire russe a de nouveau frappé HTS et ses alliés dans le gouvernorat d'Idlib.

Selon Al Masdar News, l'armée de l'air russe a principalement bombardé le sommet de la montagne de Nabi Ayoub dans la région de Jabal Al-Zawiya, détruisant certaines cachettes et la base de communication de HTS.

L'armée russe a une ligne rouge en ce qui concerne les attaques contre Mhardeh et Al-Suqaylabiyeh. Chaque fois que ces deux villes sont attaquées par HTS, l’armée russe réagit en frappant le gouvernorat d'Idlib.

Les FDS hissent leur drapeau sur Baghouz

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Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), à grande majorité Kurdes, ont annoncé la fin du califat de l'État islamique en Syrie. En effet, elles ont hissé leur drapeau sur Baghouz, dernier fief de l'EI dans l’est syrien.

Les derniers combattants de l'EI étaient principalement des étrangers : Pour la plupart, Tunisiens, Marocains et Égyptiens, mais aussi quelques milliers venus de France, de Russie, de Belgique et de dizaines d’autres pays.

Le dernier assaut contre Baghouz, lancé début février, était la phase finale d’une opération déclenchée en septembre 2018.

Depuis janvier, plus de 67.000 personnes ont quitté la poche de l’EI, dont 5.000 combattants arrêtés après leur reddition. Les civils, la plupart des familles de combattants, ont été transférés dans des camps comme Al-Hol.

En six mois, 630 civils dont 210 enfants et 160 femmes ont été tués. 1.600 combattants de l'EI et 730 des FDS ont également péri.

Selon les experts, de nombreux combattants de l’EI resteront disséminés dans le désert, s’étendant du centre syrien jusqu’aux zones désertiques d'Irak. Des cellules dormantes de l'EI continueront à mener des attentats meurtriers. Selon eux, l’EI a déjà entamé sa mue en organisation clandestine.

« Tout ce que les membres de l'EI ont à faire, est de baisser les armes, se fondre dans la population et fuir », estime John Spencer du Modern War Institute de l’académie militaire de West Point, aux États-Unis.

Prélude d'une offensive militaire à Idlib

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Plusieurs avions de combat russes Sukhoi Su-35 ont décollé de la base aérienne de Hmeymim en Syrie pour participer à un exercice militaire.

Lors de cet exercice, les avions utilisent leurs fusées éclairantes pour éviter les tirs ennemis. Les hélicoptères de transport militaire Mi-8 ont également participé à l'exercice.

Cet exercice, ajouté au plus grand bombardement russe de l'année sur Idlib, plus l'utilisation pour la première fois cette année d'hélicoptères russes MI-8, plus l'augmentation d'armements lourds acheminés à l'armée syrienne par la marine russe durant le mois de mars, plus le renforcement de l'armée syrienne à l'entour de la zone dite démilitarisée, mais qui en fait ne l'est pas, plus deux explosions dans la ville d'Idlib visant des ressortissants de Hayat Tahrir al Sham, tout ça m'inspire à penser, qu'on assiste présentement au prélude d'une grande offensive dans le gouvernorat d'Idlib.

L'armée syrienne augmente sa pression sur Idlib

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Le gouvernorat d’Idlib est le dernier bastion entre les mains de Hayat Tahrir al Sham (HTS, anciennement al Qaïda). La conseillère du Président syrien Mme Shaaban, a affirmé que le gouvernement avait décidé de rétablir son contrôle sur ce gouvernorat, mais que la date et le moyen de le libérer étaient encore à l’étude. Aussi, l'armée syrienne a fortement augmenté sa pression sur HTS.

D'ailleurs, les casques blancs ont déclaré que l'armée syrienne y a lancé 1 800 roquettes et obus, ainsi que 67 raids aériens durant le mois de février. 72 civils ont perdu la vie, 186 ont été blessés, 2 boulangeries, 9 écoles et 3 mosquées ont été endommagées. 334 écoles ont dû suspendre leurs cours en raison des bombardements et 25 000 familles ont dû quitter leur domicile. 

​La ville de Khan Sheikhoun, qui a essuyé le plus gros des tirs de missiles, est devenue une ville fantôme, ses habitants ont fui vers des camps de fortune, à la suite de frappes aériennes des aviations russe et syrienne.

Par contre selon Reuters, HTS a pour sa part mené une attaque en vain, contre l’armée syrienne près du mont d’al-Qala, dans le nord du gouvernorat de Lattaquié, près du gouvernorat d'Idlib. 

L'armée a aussi été attaquée dans le nord du gouvernorat de Hama par Ansar al-Tawheed, groupe soutenu par la Turquie. « Nous ne resterons pas les bras croisés », a déclaré l'armée syrienne dans un communiqué à la télévision d'état.

Selon l'agence TASS, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a enjoint la Turquie de respecter ses engagements en vertu de l'accord de Sotchi, qui exige que les groupes interdits soient expulsés de la zone tampon.

 

Lavrov : Police militaire russe à la frontière turco-syrienne

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Pour Moscou, la patience a des limites. Dans une interview à la télévision vietnamienne et chinoise, le chef de la diplomatie russe M. Lavrov a signalé que 70% du gouvernorat d'Idlib est tenu par des terroristes. Selon lui, il est impensable de maintenir indéfiniment ce dernier foyer de terrorisme sur le territoire syrien.

Sergeuï Lavrov a ajouté que la création d’une zone tampon dans le nord de la Syrie sera abordée lors des discussions prévues avec les autorités turques, la semaine prochaine. « La Turquie est considérablement préoccupée par les possibles risques à ses frontières. À ce jour, on peut quand même constater une certaine tendance positive, liée entre autres au fait que l’armée syrienne, appuyée par la police militaire russe, s’est dirigée vers ce secteur. Certains accords entre les États-Unis et la Turquie ont commencé à prendre forme », a-t-il poursuivi.

Il a ajouté que la police militaire russe pourrait être déployée dans la zone tampon à la frontière syro-turque. Il y aurait aussi une possibilité que la Turquie agisse du côté syrien, sur certains tronçons de la frontière seulement. « Une concertation sur le format définitif de cette zone tampon, avec la participation de militaires, est sur le point de s’achever. Elle tiendra compte de la position de Damas et prendra compte des intérêts turcs », a-t-il ajouté.

Selon le ministre, aucune mesure militaire n’est prévue pour l’instant. « La Russie, l’Iran et la Turquie n’envisagent pas de mener des hostilités sur le territoire syrien. Moscou et Téhéran agissent en Syrie sur l’invitation de Damas. Ankara est préoccupé par la menace à la sécurité turque, mais les autorités syriennes protestent contre la présence militaire turque en Syrie », rappelle-t-il. 

Le président Assad se rend en Iran

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Dans le plus grand secret, le président syrien Bachar Al Assad s'est rendu à Téhéran. Les médias iraniens ont indiqué qu'il a été reçu par l'ayatollah Khamenei et le président Rohani. Le général Soleimani, chef de la force Al Qods, chargée des opérations extérieures notamment en Syrie, a assisté aux deux rencontres.

L'ayatollah Khamenei a annoncé que l'Iran allait poursuivre son aide à la Syrie. Il a aussi lancé une mise en garde contre toute présence américaine entre la Syrie et l'Iran en ajoutant qu'il fallait combattre une telle présence.

D'après l'agence de presse syrienne SANA, le président syrien a félicité Sayed Khamenei et le peuple iranien pour le 40e anniversaire de la Révolution iranienne. Il a aussi remercié l'Iran pour tout l'aide qu'il a apporté à la Syrie pendant la guerre, De son côté, l'ayatollah a félicité le président Assad, le peuple syrien et les forces armées pour les victoires réalisées. Les deux parties se sont dites satisfaites des relations entre les deux pays.

L’entretien a également porté sur les efforts faits dans le cadre du processus d’Astana, dans le but de mettre fin à la guerre déclenchée contre la Syrie. Le président Rohani a fait part au président al-Assad des résultats de la dernières rencontre à Sotchi, entre les trois pays garants dans le cadre du processus d’Astana. Les points de vue étaient concordants vis-à-vis des moyens de réaliser l’unité nationale, l’indépendance et la souveraineté de la Syrie.

Les deux présidents al-Assad et Rohani se sont mis d’accord sur la poursuite de la coordination bilatérale à tous les niveaux.

Depuis le début de la guerre il y a huit ans, le président Assad ne s'était rendu qu'en Russie.

Assad vainqueur, s'impose à la Turquie et à l'Arabie

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Dans une interview accordée à Al Mayadeen, Mme Bouthaina Shaaban, conseillère politique du président syrien Assad, a déclaré : « Aujourd’hui Erdogan, agissant à travers la prétendue opposition dont il est bien sûr loyal, cherche à déterminer le nom qui permettrait aux Frères musulmans de se faire entendre au sein du gouvernement syrien ».

Mme Shaaban a poursuivi en notant que les partis religieux ne sont pas autorisés en Syrie, car il s'agit d'un état pluraliste laïc. La conseillère a noté que le président turc tentait d'intégrer des membres des Frères musulmans à l'intérieur du gouvernement syrien, mais les Frères musulmans sont considérés comme un groupe terroriste en Syrie.

M. Erdogan président de la Turquie, a rétorqué que les Frères musulmans sont une organisation idéologique et ne doivent pas être traités comme un groupe terroriste.

On assiste présentement à une lutte entre la Turquie (musulmane sunnite pro-Frères musulmans) et l'Arabie saoudite (musulmane sunnite, anti-Frères musulmans), une lutte, dis-je, pour obtenir le leadership du monde musulman sunnite et la Syrie n'y fait pas exception.

Assad de confession alaouite, branche du chiisme, est soutenu par l'Iran. Par contre la population syrienne est majoritairement sunnite et l'Arabie saoudite tout comme la Turquie ont financé la rébellion syrienne.

Assad ayant restructuré son armée et ayant obtenu le soutient militaire de la Russie en plus de celui de l'Iran et du Hezbollah libanais, est en train de gagner la guerre et cette opinion est partagée par tous, y compris ses ennemis.

Comme disent si bien les Américains : « If you cannot beat them, join them ! » C'est ce que la Turquie et l'Arabie saoudite tentent présentement, chacun de son côté, en essayant de se rapprocher le plus possible d'Assad, dans le but d'obtenir au moins un peu d'influence sur lui. Autrement dit, ils tentent de minimiser leurs pertes.

De son côté, l'Arabie saoudite fait pression sur le président Assad, pour qu'il renoue avec la Ligue arabe. Mais comme c'est la Ligue arabe qui l'a rejeté, Ce dernier n'est pas pressé de renouer avec elle. Il le fera certainement un jour, en imposant quelques conditions, puisque c'est lui qui a gagné la guerre syrienne et non l'Arabie, ni la Turquie.

Dorénavant, le jeux qui s'ouvre au président Assad, est de jouer sur les deux tableaux, en minimisant ce qu'il donnera à chacun et en maximisant ce qu'il recevra d'eux. Après tout, je le répète, c'est lui qui a gagné la guerre ! Au début, Il dit : Non, à chacun. Ainsi, il fait monter les enchères et comme disent si bien les Chinois : « Donnant, donnant ! »

La Turquie continue de traiter les Kurdes de terroristes

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Ismail Emrah Karael, député du Parti de la justice et du développement, au pouvoir au parlement turc, a affirmé à Sputnik, que l'Iran, la Russie et la Turquie ont une position commune concernant l'écriture d'une nouvelle Constitution en Syrie, la mise en place d'une nouvelle administration dans ce pays et l'organisation d'élection.

Il a ajouté que la Turquie ne permettra pas l'ouverture d'un corridor terroriste au sud de ses frontières. « Nous avons plus d'une fois déclaré haut et fort que les États-Unis devraient cesser de soutenir les éléments terroristes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Quoi qu'il en soit, la Turquie est à même d'en venir à bout dans la région. Et nous l'avons déjà vu lors des opérations "Bouclier de l'Euphrate" et "Rameau d'olivier"», a rappelé le député.

Contrairement au gouvernement syrien, à la Russie et aux États-Unis, la Turquie traite constamment les organisations kurdes de "terroristes".

Une haute conseillère d'Assad rejette l'autonomie des Kurdes

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Une haute conseillère du président syrien, Mme Bouthaina Shaaban rejette catégoriquement l’idée de donner aux Kurdes syriens une certaine autonomie.

Elle a déclaré à Reuters, en marge d'une conférence sur le Moyen-Orient à Moscou, organisée par le club de discussion Valdai, que « l'autonomie signifie la partition de la Syrie ».

Lors de récentes réunions avec la Russie, les Forces Démocratiques Syriennes, dirigées par les Kurdes qui gèrent en ce moment l'Est de l'Euphrate, ont présenté une feuille de route pour arriver à un accord avec le gouvernement syrien.

Les Kurdes voudraient protéger leur territoire dans un état décentralisé, lorsque les troupes américaines auront quitté l'Est de l'Euphrate. C'est à dire un gouvernement central à Damas et différents gouvernements provinciaux pour sécuriser les différentes minorités.

Mme Shaaban a rajouté que : « La Syrie est un pays qui est un creuset pour tous et que tous sont égaux devant la loi syrienne et devant la constitution syrienne ». La conseillère du président Assad a défini les Kurdes comme étant une partie précieuse et très importante du peuple syrien.

Le gouvernement syrien et de nombreux spécialistes de la Syrie pensent que l'autonomie mènera automatiquement à la dislocation du pays.

Les Kurdes en Syrie 

Début 2015, les Kurdes appuyées par les frappes américaines chassent l'EI de Kobané.

Fin 2015, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de 25 000 Kurdes du YPG et de 5 000 Arabes, voient le jour. En quelques années et avec l'aide de l'aviation militaire américaine, elles conquièrent l'Est de l'Euphrate des mains de l'État islamique.

En juillet 2018, le Conseil Démocratique Syrien, bras politique des FDS, effectue une première visite officielle à Damas. Les Américains et les Russes appuient l'initiative. Par contre, les négociations n'aboutissent pas. Les Kurdes voulant une autonomie du style provincial, alors que Damas exige un gouvernement central fort, craignant que l'autonomie exigée par les Kurdes ne mène à l'éclatement du pays. En contre-partie, les Syriens offrent aux Kurdes une autonomie au niveau des villes. À remarquer que l’éducation serait contrôlée par les Kurdes, mais au niveau municipal plutôt qu'au niveau provincial. Malgré cela, aucune entente n'est signée.

Le 28 décembre dernier, suite à l'annonce du retrait des troupes américaines, les YPG craignant l'armée turque et ses alliés, appellent le gouvernement syrien à déployer l'armée syrienne dans la région de Manbij. L'armée répond à l'appel.

Le 24 janvier 2019, le commandant en chef des FDS, Mazloum Kobani, plaide pour que les FDS bénéficient d'un "statut spécial" de la part du gouvernement syrien.

L'armée syrienne et les Kurdes ne se sont jamais fait la guerre, sauf quelques escarmouches locales très rares.

L'armée syrienne n'a pas l'autorisation d'attaquer Idlib

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Armée syrienne identifiant les positions de Hayat Tahrir al Sham, dans le gouvernorat d'Idlib 

Damas n'a pas reçu l'autorisation de lancer son offensive contre Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) dans les gouvernorats d'Idlib et de Hama, malgré ses demandes répétées auprès de ses alliés russe et iranien.

Ces deux derniers en accord avec Damas, ont retransmis la demande syrienne à la Turquie, qui elle, a refusé de plein fouet. De sorte que la Russie, la Turquie et l'Iran, sont dans l'obligation de maintenir l'accord de Sotchi, pour quelques temps.

L'armée syrienne a cependant reçu l'assurance de la part de ses deux alliés, que cette fois-ci, est la dernière chance que la Turquie possède, pour obtenir un règlement pacifique à la situation intolérable dans le gouvernorat d'Idlib. Si la Turquie ne réussit pas, l'offensive syrienne sera autorisée.

Le gouvernement syrien pense que la Turquie tente de transformer HTS (ancien Al Qaïda) en "groupe modéré", afin qu'il participe au processus de paix.

Notons la montée en puissance de la Turquie, qui réussit quand même à s'imposer à la Russie et aux États-Unis.

Rencontre des présidents russe, turc et iranien

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Le trio qui se retrouvait pour la première fois depuis la décision de Washington de se retirer de Syrie, a éprouvé des difficultés à surmonter leur divergence sur le contrôle de certaines régions, comme Idlib et Manbij.

Moscou, Téhéran et Damas font pression sur Ankara pour lancer une offensive sur le gouvernorat d’Idlib, où Hayat Tahrir Al-Sham, lié à Al-Qaida, domine 90 % du territoire.

Ankara, qui a positionné ses troupes près de la ville de Manbij, veut instaurer une zone tampon qu'elle contrôlerait dans le nord de la Syrie et y chasserait les forces kurdes près de ses frontières, alors que Moscou, tout comme Téhéran, souhaite que les forces syriennes garantissent la sécurité de cette zone.

Ankara ne semble pas vouloir lâcher le morceau. Probablement qu'elle accepterait de laisser Damas contrôler Idlib en échange de la zone tampon au sud de sa frontière. Ce que Damas, Moscou et Téhéran ne semble pas près d'accepter.

À Idlib, l'armée syrienne ne peut pas attaquer HTS sans le consentement d'Ankara. Pour ce qui est de Manbij, l'armée syrienne et la police militaire russe empêche l'armée turque et ses alliés d'avancer.

Washington ne semble pas avoir de plan concret pour le retrait de ses 2 000 soldats. Mais s'ils veulent partir honorablement, c'est le temps puisque l'EI perdra très bientôt son dernier fief à l'Est de l'Euphrate. Si Washington revient sur sa décision, elle devra faire face à des attaques sporadiques sur ses troupes.

Rouhani veut débarrasser Idlib des djihadistes

 

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Le président iranien Rouhani déclare à ses homologues russe et turc qu'il est favorable au fait de débarrasser Idlib des forces djihadistes.

M. Rouhani a rencontré ce matin M.Erdogan, puis ce dernier et son homologue russe, M. Poutine.

Lors de la conférence de Sochi, les trois présidents devraient discuter de la situation dans le gouvernorat d'Idlib et des solutions possibles à la présence djihadiste dans ce pays.

L'armée syrienne veut nettoyer la zone démilitarisée d'Idlib

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Syrie, Idlib 


L'Armée syrienne propose de lancer une opération militaire, pour nettoyer la zone démilitarisée de 20 km de profondeur qui s'étend du nord-est de Lattaquié à l'ouest d'Alep.

En raison du refus des djihadistes de quitter la zone tampon, l'armée syrienne veut nettoyer la zone elle-même et permettre ensuite au personnel militaire russe de se déployer dans la zone démilitarisée.

Bien que l'armée syrienne veuille débarrasser le gouvernorat d'Idlib en son entier de tous les groupes militants, elle serait disposée à négocier un règlement dans lequel elle lancerait tout simplement une opération visant à expulser tous les militants de la seule zone tampon.

À Sochi, les délégations russe et iranienne présenteront l'idée syrienne à leur partenaire turc.

Il semble que le seul autre scénario envisageable soit une opération militaire conjointe turco-russe-iranienne, dans laquelle ils nettoieraient eux même, la dite zone démilitarisée.

Ce dernier scénario serait probablement accepté par la Turquie, car il lui permettrait de participer activement à l'opération sans inclure l'armée syrienne.

Turquie et Russie négocient la suite du retrait américain

 

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Entrée en force voici plus d'un an au nord de la Syrie, l'armée turque est présente à Afrin, Idlib, al-Bab et Jarablous, avec 80.000 hommes et des troupes supplétives rebelles, qui n'attendent qu'un signal pour prendre les provinces de Hassaké et Raqqa, sous prétexte de les libérer des YPG.

Erdogan en a discuté avec Poutine, tout en sachant que ses ambitions se heurtent aux Russes et Iraniens, qui eux, veulent le respect de la souveraineté et de l'intégrité syrienne.

« Nous nous attendons à ce que la promesse de créer une zone de sécurité pour protéger nos frontières des terroristes soit tenue dans quelques mois. Sinon, nous nous en chargerons nous-mêmes », a déclaré M. Erdogan à la télévision turque, au lendemain de son voyage à Moscou, où il a rencontré son homologue russe le président Poutine.

Les deux chefs d'état ont eu fort à faire pour transcender les difficultés apparues à Idlib où, malgré les engagements turcs, Hayat Tahrir al Sham, ex Al Nosra, contrôlent maintenant la totalité du gouvernorat.

D'ailleurs, l'aviation militaire russe a déjà commencé ses vols de reconnaissance au dessus d'Idlib. La Turquie veut peut-être échanger le gouvernorat d'Idlib contre Hassaké et Raqqa au détriment des Kurdes des YPG.

Option qui, dans un premier temps, pourrait obtenir l'aval aussi bien de Moscou que de Téhéran. Mais, n'oublions pas que les combattants kurdes ne sont pas encore balayés et que les troupes américaines ne se sont toujours pas retirées

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