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Syrie

  • La Syrie rejoint la Route de la Soie...

    Telechargement 6 3La Syrie est le dix-huitième État arabe à rejoindre l'ambitieuse initiative chinoise "la Ceinture et la Route". La bonne volonté de la Chine s'est accrue parmi les Syriens, en raison de l'envoi par Beijing de plus d'un million de doses de vaccin COVID-19 et des initiatives de Beijing pour contrecarrer l'intervention militaire occidentale au Conseil de sécurité de l'ONU et dans d'autres institutions. Les dirigeants syriens considèrent la Chine comme un investisseur et un partenaire-clé pour reconstruire la nation ravagée par la guerre. Aussi le 12 janvier dernier, la Syrie a rejoint l'Initiative de "La Route de la Soie". Ce qui lui permede contourner les effets des sanctions américaines sur le pays. En effet, un protocole d'accord a été signé sur l'admission de la Syrie dans l'initiative chinoise, que d'autres pays du Moyen-Orient, dont l'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et la Turquie, ont déjà rejoint à différents niveaux d'engagement. 

    Washington continue de cibler l'économie syrienne par des sanctions paralysantes; de sorte que Damas doit contrecarrer les dommages causés par la guerre financière américaine. Alors que les États-Unis interdisent de plus en plus aux entreprises américaines de traiter avec les entreprises chinoises, la Chine a tout intérêt à briser les sanctions économiques des États-Unis contre l'Iran, la Syrie et d'autres pays.

    C'est connu que les entreprises chinoises acceptent des niveaux de risques de sécurité plus élevés que les entreprises occidentales. L'accord sino-syrien démontre que la Chine progresse malgré les obstacles. Elle est l'atelier du monde et peut donc fournir la plupart des biens dont la Syrie a besoin. Pour la Chine, la Syrie représente un couloir vers la Méditerranée contournant le canal de Suez et menant vers les continents africain et européen. Pour Beijing, il est important que l'Irak établisse un corridor à long terme vers la Syrie et la Jordanie. Les exportations de pétrole de l'Iran, qui ont été dévastées par les sanctions américaines, ont recommencé à croître, en grande partie grâce à la Chine qui achète à nouveau le pétrole iranien.

     

  • Syrie : La tension monte toujours

    Nord-Est : Selon l’agence de presse russe Avia.pro, 3 bases militaires russes de la ville syrienne d'Ain Issa, située à mi-chemin entre la frontière syro-turque et la ville de Raqqa, ont été évacuées.  Par contre, des troupes russes et syriennes se sont déployées près de Tel Al-Saman, au nord de la ville de Raqqa. 

    Centre : Selon le journal israélien "NZIV’’, en réponse aux frappes israéliennes sur cette région, la Russie a transféré une partie de son aviation militaire et de ses forces spéciales vers la base aérienne de Tiyas, dans le but d’y empêcher de nouvelles frappes israéliennes. Les forces russes et iraniennes y opéreront conjointement.

    Nord-Ouest : Selon Southfront, agence d’information internationale, le 16 octobre, des avions des Forces aérospatiales russes ont largué des tracts sur les villes syriennes de Marea et Azaz au nord de la ville d'Alep, mettant en garde les militants soutenus par la Turquie de frappes aériennes dans les prochaines 48 heures. Y sont attendus les premiers affrontements entre les forces kurde, syrienne, iranienne et russe contre les forces turques, de l’armée Nationale de Libération, d'Hayat Tahrir al Sham (anciennement Al Quaïda), du Parti islamique du Turkestan et d’autres groupes moins connus. L'armée syrienne et l'armée turque y envoient toujours du renfort.    


    е на: https://avia.pro/news/pod-udarami-turcii-rossiyskie-voennye-nachali-otstuplenie-iz-ayn-issy

  • Nouvelle escarmouche entre pro-Turc et pro-Syrien en Syrie

     

    Il semble qu'une escalade soit en route dans le gouvernorat d'Idlib. En effet, selon le Bureau de la sécurité nationale syrienne, la Turquie a l'intention d'absorber une partie du nord et du nord-ouest de la Syrie, violant ainsi les accords avec la Russie. Dans les territoires syriens que l'armée turque occupe, elle remplace les documents officiels syriens par des documents turcs et crée de nouvelles autorités locales.

    Pendant ce temps, l'armée syrienne et les forces aérospatiales russes ont lancé une opération de bombardement sur diverses positions de Hayat Tahrir al Sham, dans le Grand Idlib. Ce qui a coûté la vie au porte-parole militaire de HTS, à son coordinateur des médias et à son commandant des forces de sécurité interne. Plus de 20 frappes aériennes ont eu lieu. C'était une réponse à la mort d'un soldat russe, ainsi qu'aux fréquentes violations du cessez-le-feu par HTS et d'autres groupes de la région. 

    Ce qui a entraîné une rétorque des forces armées turques et de son mandataire, l'Armée Nationale Syrienne. Les bombardements turcs ont visé les positions de l'armée syrienne et de ses alliés dans le sud d'Idlib et au nord-ouest de Hama, où les forces turques ont installé leur artillerie, des obusiers de 155 mm T-155 Fırtına. Pendant ce temps, des conseillers des forces d'opérations spéciales russes forment le personnel des forces spéciales de l'armée syrienne dans la province d'Alep.

    Depuis un an, des accrochages semblables ont lieu régulièrement entre les belligérants, sans qu'une offensive majeure en ressorte. Certains experts prévoient une offensive majeure de la part de l'armée syrienne, mais celle-ci se fait toujours attendre.    

    Sources :

    Avia.pro : La Turquie a l’intention de déclarer sa souveraineté sur le nord de la Syrie, 07/06/21

    SouthFront : jour du jugement à Idlib en Syrie, 11/06/21

  • Syrie : Échanges de tirs

    Une semaine après le bombardement israélien près de Damas, l'armée israélienne a de nouveau lancé à partir du Golan syrien occupé, quelques missiles sur l'axe Quneitra-Damas. Une colonne de fumée démontre que certains missiles ont atteint leur cible. Cependant, les pertes seraient limitées. 

    L'armée turque qui ne discute pas de ses retraits, continue de se retirer des zones que l'armée syrienne a reconquise au début de l'année. Le premier retrait avait eu lieu à Morek début octobre. Depuis, elle s'est retirée de quatre autres endroits dans les gouvernorats de Hama, Idlib et maintenant d'Alep. Selon l'accord du 17 septembre 2018, l'armée turque avait droit à 12 postes d'observation dans le nord-ouest de la Syrie; en fait, elle en a construit plus de 50.

    Cependant près de Raqqa, de violentes fusillades et barrages d'artillerie ont résonnés entre d'un côté l'armée turque et ses alliés, de l'autre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) à majorité kurde. Le tout incluant des drones turcs. Ces affrontements deviennent de plus en plus fréquents, depuis que les mercenaires syriens pro-turc sont revenus du Karabakh, où ils ont aidé l'armée azerbaïdjanaise. Il y a deux semaines, la division Hamza soutenue par la Turquie, s'est emparée de centaines d'hectares de terres agricoles tout près de Ras Al-Ain. 

    Deux voitures piégées ont explosé dans deux villes différentes, causant plusieurs morts et de graves dommages matériels aux belligérants pro-turc. Aucun groupe n'a revendiqué l'attentat, mais il se pourrait que l'auteur soit l'État islamique où possiblement les services secrets syriens ou peut-être même russes. 

    Sources : Al Masdar News : L'armée turque et ses militants alliés lancent de lourdes attaques dans le nord de la Syrie, 24/11/20

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  • Guerre du Haut-Karabakh : trois gagnants et un perdant

    Les unités de maintien de la paix russes affirment que le cessez-le-feu est respecté tout le long de la ligne de front. Des unités russes sont entrées dans la capitale du Haut-Karabakh. En plus des 2 000 soldats et des 90 blindés, 380 véhicules motorisés, des hélicoptères, des drones de reconnaissance, ainsi que de l'équipement électronique spécialisé sont utilisés, de même que des chars de combat. Ces derniers ne sont déployés que du côté arménien de la frontière

    https://youtu.be/EJDWgFtcwQI

    Les forces arméniennes quittent les territoires repassant sous contrôle de l'Azerbaïdjan, soit sept districts et une petite partie du Haut-Karabakh. La république autoproclamée, amoindrie et affaiblie, survivra sous la protection des soldats russes. L'armée russe protègera tout particulièrement le corridor de Latchin, seule voie d'approvisionnement reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie. 

    L'Azerbaïdjan apparaît comme le grand vainqueur. Il a déjà mis en place des unités de police sur les territoires qu'il a conquis. Pour certains, l'Azerbaïdjan a bénéficié de l'aval tacite de Vladimir Poutine. Pour le président russe, laisser cette guerre suivre son cours était un moyen de se débarrasser du premier ministre arménien M. Pachinian. du Parti Libéral pro-européen. Il a été élu en 2018 par une écrasante majorité. 

    En plus de l'Azerbaïdjan et du président russe, l'autre gagnant semble être Recep Tayyip Erdogan. La Turquie, grand soutien de l'Azerbaïdjan, en sort renforcé et contrôlera avec la Russie l'application du cessez-le-feu en Azerbaïdjan. La guerre a profité à tous les partis, à l'exception de l'Arménie. La Russie reprend le contrôle de l'Arménie et remet le pied au Haut-Karabakh. La Turquie renforce ses liens avec l'Azerbaïdjan. Et l'Azerbaïdjan récupère des territoires occupés depuis trente ans par l'Arménie.

    En plus, la défaite déchire les Arméniens. Le président du pays issu du Parti Républicain (pro-russe) affirme : "Lorsque nous étions censés nous rendre à Yehnikner avec nos unités d'élite et nos forces spéciales, nos unités ont refusé de s'y rendre." Une crise politique se développe. Faute de quorum, l'opposition pro-russe n'a pas été en mesure de destituer le Premier ministre pro-européen, qui d'ailleurs se cache toujours. Les forces de sécurité pro-européennes arrêtent les manifestants et les dirigeants de l'opposition pro-russe exigeant la démission du gouvernement.

    Plusieurs monastères de l’église apostolique arménienne dont le monastère millénaire de Dadivank sont en péril, vu que les forces azéries vont en reprendre le contrôle. Selon les termes de l'accord, Erevan (capitale de l'Arménie) ne conserve que 20% du plateau du Haut-Karabakh et doit restituer tous les autres districts qu’elle occupe encore. De plus, Bakou (capitale de l'Azerbaïdjan) conserve les territoires acquis durant l'offensive. Des diplomates français et américains sont attendus à Moscou pour discuter de la situation.  

    https://youtu.be/00-ftdZDuqA

    Sources : 

    France 24 : Haut-Karabakh : "Vladimir Poutine reprend le contrôle de l'Arménie", 11/11/20

    Al Masdar news : L'armée russe entre dans la capitale du Karabakh et commence officiellement sa mission, 12/11/20

    South Front : Les troupes russes ont pris le contrôle du corridor de Latchin et de d'autres zones clés du Haut-Karabakh, 12/11/20    

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  • La Syrie reconstruit et les bombardements reprennent...

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    Avec l'aide de l'Iran, la Syrie reconstruit en ce moment plusieurs chemins de fer détruits par la guerre, entr’autre entre Hama et Alep. L’Iran et la Syrie envisagent de faire passer le volume de leurs transactions de 500 millions de dollars à un milliard en 2021. Un chemin de fer sera construit entre Shalamcheh en Iran, le port de Bossora en Irak et la ville portuaire de Lattaquié en Syrie

    Pendant ce temps dans le gouvernorat d’Idlib, l’armée turque se retire d’un deuxième poste militaire assiégé par l’armée syrienne. Ce qui n’empêche pas les forces soutenues par la Turquie et l’armée syrienne de s’envoyer obus et missiles par la tête, pendant qu'Israël ne bombarde plus. 

    La brigade ‘Sultan Murad’ et la 20e division de l'Armée Syrienne Libre, toutes deux soutenues par la Turquie, s’affrontent dans la ville de Ras Al-Ain.

    Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS), anciennement Al Qaeda, intensifie ses bombardements contre l’armée syrienne et contre les forces soutenues par la Turquie. L'armée de l'air russe et les forces armées syriennes les bombardent en retour. 

    L'État islamique vise l'armée syrienne près de Raqqa et Deir Ezzor, de même que les forces turques et pro-Turc, dans le nord-est du pays. L’aviation militaire russe réplique.

    Sources 

    Al Masdar News : L'armée syrienne et les forces soutenues par la Turquie échangent de puissantes attaques à Idlib, 06/11/20

    Al Masdar News : La Turquie se retire du 2e poste militaire assiégé dans le nord-ouest de la Syrie, 06/11/20

    Al Masdar News :  Turkish-backed forces fight each other over abandoned homes in northeast Syria, 06/11/20

    Al Masdar News : Les djihadistes envisagent de saboter l'accord russo-turc en Syrie, 06/11/20

    South Front : Des terroristes de l’État islamique ont attaqué les troupes syriennes à Raqqa et Deir Ezzor, 0/11/20

    Press TV : Ankara chassé de Hama, convois militaire et économique rétablis, 06/11/20

    Press TV : Le train anti-Israël Chalamcheh-Bassora-Lattaquié, 04/11/20

  • Syrie : Ça se corse à nouveau...

    Syrie affrontements ouest 1Dans le gouvernorat d'Idlib, avant le mois de mars, l'armée syrienne avec l'aide de l'aviation militaire russe, du Hezbollah et de milices financées par l’Iran, avait repris le contrôle total de l'autoroute M-5 et ce après d'âpres combats, non seulement contre Hayat Tahrir Al Sham (anciennement Al Qaeda) et ses alliés, mais aussi contre l’Armée Nationale Syrienne (conglomérat de groupes rebelles soutenu par la Turquie) et contre aussi, il faut bien le dire, l’armée turque elle-même. Cette dernière avait utilisé pour la première fois au combat, ses fameux drones Bayraktar TB2, qui lui ont permis d’arrêter la guerre avant que l’armée syrienne ne reprenne l’autoroute M-4, en plus de la M-5.  

    Au mois de mars, avant que la guerre ne devienne trop dangereuse entre la Russie et la Turquie, un cessez-le-feu est intervenu sous l’auspice de Moscou et d’Ankara. Erdogan accepte difficilement, mais accepte quand même le fait que les Syriens récupèrent la M-5. Le gouvernement syrien accepte lui aussi le cessez-le-feu, à condition que la M-5 demeure sous son contrôle et que les rebelles se retirent pacifiquement de la M-4.

    En fait, les rebelles ne se sont jamais retirés de la M-4 et le front n’a pas véritablement bougé depuis le cessez-le-feu. Certes, les protagonistes se sont livrés occasionnellement à des duels d’artillerie et de roquettes, tout en s’installant davantage chacun dans sa zone.

    Cependant tout dernièrement, on note une recrudescence de mouvements, qui pourrait éventuellement faire bouger la ligne de front. Un raid aérien russe a ciblé le camp d'entraînement du groupe « Faylaq al-Sham », groupe soutenu par la Turquie, faisant parti de l'Armée Nationale Syrienne, tuant des dizaines de combattants.  Le président  turc a réprimandé Moscou et le lendemain en guise de représailles, l'Armée Nationale Syrienne, a lancé un barrage de roquettes sur les positions de l’armée syrienne.

    Pendant ce temps près de la ville d’Alep, HTS a pris le contrôle du quartier général de la 4e brigade de l'Armée Nationale Syrienne et a encerclé une autre base de l’ANS, au sud d’Idlib.

    Les troupes turques se retirent en ce moment des territoires que l’armée syrienne a conquis avant mars et ce au milieu d’un nombre croissant de frappes aériennes sur les forces des groupes soutenus par la Turquie. L'activité du pétrole sous contrôle turc dans le nord d'Alep traverse également des temps difficiles, explosions de citernes et de lieux de stockage. Il semble que quelqu'un envoie des messages à la Turquie et ses mandataires et il semble qu’ils les comprennent.

    On assiste présentement à un crescendo. L'artillerie syrienne bombarde de plus en plus les positions rebelles soutenues par la Turquie et ces dernières y répondent.

    Tout ce que peut faire l’armée turque dans le gouvernorat d’Idlib, est de ralentir la déroute des djihadistes pro-Turc et l'afflux de réfugiés syriens sur son territoire ; tandis que l’armée syrienne ne s’arrêtera, que lorsqu’elle aura récupéré la totalité de son territoire.

    Sources:

    The Eurasian Times: “From Libya, Syria To Nagorno-Karabakh: Are ‘Best Of Allies’ & ‘Worst Of Foes’ Turkey & Russia Headed Towards War?, de Andrew Leonard, 01/11/20

    Al Masdar news : « Les forces soutenues par la Turquie perdent une base importante après des affrontements avec un allié djihadiste dans l'ouest d'Alep » 02/11/20

    Al Masdar news : Des djihadistes encerclent une autre base appartenant aux forces soutenues par la Turquie en Syrie, 03/11/20

    South Front : L’armée syrienne capture un poste d’observation turc à Morek au milieu d’une nouvelle vague d’explosions dans le nord contrôlé par la Turquie, 03/11/20 

  • Syrie : la situation se corse

    Ch 2Dans l'ouest du pays depuis quelques semaines, l'Armée syrienne vise quotidiennement les tranchées du Parti islamique du Turkestan, le long du front du sud d'Idlib et poursuit ses bombardements contre Jabal Al-Zawiya, tout en prenant pour cible le groupe Hurras Al-Deen dans la plaine d'Al-Ghaab. Il semble que ce soit les préparatifs à une offensive pour reprendre ces territoires.

    L'Armée syrienne et l'Armée russe se rassemblent à l'ouest de Raqqa, dans l'est de la Syrie. Les forces soutenues par la Turquie y ciblent depuis plusieurs semaines les troupes syriennes et les Forces Démocratiques Syriennes (Kurdes).

    Le front anti-US à Deir ez-Zor s'embrase. Les villages du gouvernorat manifestent contre l'Armée américaine et les Kurdes. Les Américains ont lancé une opération héliportée au village d'Ach Chahil et ont procédé à la fouille maison par maison et à l'arrestation de citoyens. L'Armée syrienne s'en est prise pour sa part à plusieurs bases de l'EI et a frappé l'un des principaux réseaux de trafic de terroristes depuis l'Irak vers la Syrie. Des hommes inconnus ont fait exploser l’oléoduc reliant al-Tanak à al-Malah dans la banlieue de Deir ez-Zor. Ce qui est loin d'être sans rapport avec la récente visite du commandant iranien de la Force Qods à Abou Kamal.  

    Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies confirme le retrait de la Russie du mécanisme des Nations Unies, pour l'échange d'informations sur les sites humanitaires en Syrie. Le délégué russe affirme qu'il y a des cas d'utilisation de sites dits humanitaires par des terroristes.

    Sources : Al-Masdar News; Pars Today. 

  • Syrie : Assad utilise ses nouveaux Mig-29

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    Carte : Syria Intelligence. 

    Un convoi de 50 camions en provenance d'Irak, transportant des Hummers et des matériaux de construction pour les bases américaines, est arrivé dans le gouvernorat de Deir Ezzor. Ces derniers mois, des centaines de camions ont transité d'Irak vers la Syrie, pour l'entretien et l'agrandissement des bases américaines dans ce pays. 

    Un autre avion anti-sous-marin Poséidon P-8A de la marine américaine a été repéré effectuant un vol de reconnaissance près de la base aérienne russe de Hmeimim, près de la côte syrienne. Il est à noter que les avions anti-sous-marins américains effectuent des vols périodiques dans cette région. L'aviation militaire russe les interceptent régulièrement. Ce qui voudrait dire que les Russes ont aussi des sou-marins près des côtes syriennes, sou-marins, certainement équipés de missiles "Kalibr".

    L'Armée israélienne effectue pour sa part des exercices militaires à la frontière syrienne. Un F-35 furtif israélien de fabrication américaine, a bombardé la semaine dernière le centre de recherche scientifique iranien de Masyaf dans le nord de la Syrie. C'est un centre de recherche, mais aussi une base de missiles. Il convient de noter que l'armée de l'air israélienne a ciblé ce centre à deux autres reprises au cours de l'année. Ce qui voudrait dire que leurs bombardements ne sont pas toujours efficaces. Selon l'armée syrienne, l'installation a été endommagée, malgré les défenses aériennes interceptant certains des missiles israéliens. Les missiles auraient été tirés depuis le territoire libanais.

    Malgré le déploiement de missiles anti-aériens portables turcs "Atilgan", dans le gouvernorat d'Idlib; l'armée de l'air syrienne, qui vient tout juste de recevoir de la part des Russes un nouveau lot d'avions MiG-29 modernisé, a frappé les bases d'Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) et du Parti Islamique du Turkestan (PIT) dans l'ouest d'AlepLes frappes aériennes se sont par la suite propagées dans les gouvernorats d'Idlib et de Hama, à Jabal Al-Zawiya et dans la plaine d'Al-Ghaab, sans aucune réplique antiaérienne. L'Armée syrienne a également acquis un nouveau lot de chars et de véhicules blindés auprès de la Russie. Une nouvelle offensive terrestre de cette armée est éminente dans la plaine d'Al Ghaab, dans quelques jours, quelques semaines ou tout au plus, un ou deux mois. Les bombardements préalables sont déjà commencés.  

    Le système anti-aérien turc est censé imposer une zone d'exclusion aérienne sur les zones sous contrôle de militants pro-Turc. Ce système est capable d'abattre un avion de guerre russe. Pourtant, pour la première fois en trois mois, l'armée de l'air russe a repris ses frappes dans certaines zones d'Idlib, sans contrainte. 

    De nombreux experts sont convaincus que la Turquie a l'intention d'augmenter son influence dans le nord-ouest de la Syrie, ce qui entraînera forcément des opérations militaires. Ankara y envoie des armes parce que les dirigeants turcs envisagent la possibilité de reprendre les combats contre les forces gouvernementales syriennes. L'utilisation des missiles anti-aérien ne peut être exclue. Ils représentent une nouvelle pression sur la Russie.

    La poursuite du nettoyage d'Idlib des groupes armés comme HTS et le PIT ne satisfera pas la Turquie. Elle veut que cette région soit controlée par ses alliés, l'Armée Nationale de Libération, composée de plusieurs mouvements pro-Frères Musulmans, mais hétéroclites. Mouvements qui appliquent la Charia comme loi gouvernementale et qui sont souvent très près du banditisme. Si la Syrie élimine ces combattants, la question sera soulevée du retrait de la Turquie des provinces du nord-ouest de la Syrie. Ainsi, l'escalade dans cette région par les Turcs est vraiment possible. 

    Sources : Al masdar News; Chaïne hébraique 7; Interfax; Institut de Réflexion stratégique;  Nizavisimaya Gazeta; RT Arabic; Sana; Sohu News; Syria Intelligence.

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    Carte : Syria Intelligence

  • Syrie: Le clan Al-Akhrass prend le dessus sur le clan Makhlouf

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    Asma Al-Assad, femme du président, photo prise par Louai Beshara / AFP 

    La guerre syrienne touche à sa fin et la reconstruction du pays commence. Asma Al-Assad l’épouse du président, choisit ce moment pour devenir une personnalité influente. ​Derrière elle sa famille, le clan Al-Akhrass, une famille sunnite puissante, qui étend son empire économique au détriment du clan Rami Makhlouf, chiite. Rami Makhlouf, cousin de Bachar Al-Assad, symbolise l’affairisme et la corruption. Il a bâti un empire dans la téléphonie mobile (Syriatel), l’immobilier, les magasins de duty-free, l’énergie, les transports, etc... Aujourd’hui il est dans le collimateur du palais présidentiel. Les services fiscaux syriens lui réclament 185 millions de dollars de taxes impayées par sa société Syriatel. L’État a besoin d’argent pour la reconstruction du pays et en s’en prenant à Rami Makhlouf, le pouvoir montre que personne n’est intouchable.

    Avant la guerre, Asma Al-Assad était active via ses associations caritatives et ses réseaux. Depuis la mort de la mère de Bachar en 2016, Asma s’impose de plus en plus, surtout depuis la guérison de son cancer, l'année dernièreAsma et sa famille Al-Akhrass incarnent la bourgeoisie sunnite qui n’a pas abandonné le gouvernement et souhaitent faire repartir les affaires tout en engrangeant les contrats.

    Les Alaouites conservent le contrôle sur l’appareil militaire, mais lâche du lousse à l’égard de la majorité sunnite. La suppression de la puissance de Rami Makhlouf au profit d’hommes d’affaires sunnites liés à Asma Al-Assad, est un moyen pour Bachar d'unifier le pays derrière lui. L'homme d’affaires est unanimement détesté par la population. Malgré tout, la chute de la maison Makhlouf démontrerait quand même que les Assad auraient commencé à perdre du pouvoir.

    Mais le clan Assad, depuis le père jusqu'au fils, n'a jamais hésité à sacrifier des branches du clan pour survivre. C'est maintenant au tour de Rami Makhlouf. Cela aurait été beaucoup plus difficile de la faire en pleine guerre, durant laquelle Bachar Al-Assad avait besoin de gens solides autour de lui.

    Dans cette nouvelle phase, le raïs peut s’appuyer sur son épouse Asma, dont le principal vecteur d’influence réside dans son ONG, Syria Trust for Development. Un outil précieux dans un pays ravagé par la misère qui permet de distribuer subsides et aides diverses. Suite à la guerre, une partie importante de la population est-en dessous du seuil de pauvreté. Avec son ONG, Asma Al-Assad a un quasi monopole sur l’aide humanitaire dans le pays. 

    L’influence d’Asma Al-Assad semble désormais dépasser la sphère humanitaire. Talal Al-Barazi, un de ses proches, vient d’être nommé ministre du commerce intérieur. Il était jusqu’alors gouverneur de Homs, fief de la famille Al-Akhrass. 

    Déjà, se profile à l’horizon l’élection présidentielle de 2021...

    Sources : AFP; Fabrice Balanche; France Culture; 

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    Président Assad et son cousin Rami Makhlouf edité par Enab Baladi

  • Syrie : Pour la 1ère fois depuis mars, la Russie bombarde

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    L'État islamique (EI) renaît de ses cendres, en frappant l'Armée syrienne dans les gouvernorats de Homs, Deir Ezzor et Al-Raqqa. Il a d'ailleurs percé temporairement les positions de l'Armée syrienne près du champ pétrolier d'Al-Thawrah, juste avant l'arrivée de renforts des Forces de Défense Nationale syrienne.

    Les forces aériennes russe et syrienne ont alors effectué en représailles plusieurs frappes sur les positions de l'EI, dans les gouvernorats de Homs et d'Al-Raqqa. C'était la première fois depuis mars dernier, que l'armée de l'air russe effectuait une frappe aérienne. Alors qu’auparavant, elle le faisait quotidiennement.

    D'autre part, l'Armée russe et l'Armée américaine déploient des armes lourdes et construisent des bases militaires dans le gouvernorat d'Al-Hasakah.

    D'ailleurs, une dizaine de véhicules blindés russes escortés par deux hélicoptères sont arrivés près d'Al-Malikiyah, dans le triangle frontalier Turquie, Syrie, Irak. Il semble que l'armée russe y construise une nouvelle base située à proximité des forces armées américaines.

    Un cargo russe lourdement chargé se dirige vers la ville portuaire de Tartous. Il livre une grande quantité de véhicules militaires aux forces armées du pays, pour remplacer les véhicules qui ont été détruits par l'Armée turque, lors de l'offensive à grande échelle au début du mois de mars, qui a permis à l'Armée syrienne de reprendre l'autoroute M-5 et ses environs.

    Le remplacement du matériel militaire syrien annonce toujours une prochaine offensive, qui pourra s'effectuer autant dans quelques jours, que quelques semaines ou quelques mois.

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    Bateau russe franchissant le Bosphore pour atteindre la Syrie, avec du matériel militaire entre autre. 

    Sources : Al Masdar News; Observatoire syrien des droits de l'homme; Yoruk Isik.

  • Les Su-35 russes chassent les Poséidons américains

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    Les Su-35 russes chassent les Poséidons américains de la côte syrienne

    L'armée russe ne tolère plus les vols américains près de la côte syrienne. Elle a intercepté trois avions américains en Méditerranée au cours des derniers 90 jours.

    Compte tenu des tentatives répétées de tester le radar et les systèmes de défense aérienne de la base russe de Hmeimim, la Russie rappelle aux Américains qu’ils ne sont pas libres d’opérer en Méditerranée près de la côte syrienne.

    L'US Navy avait effectué plusieurs vols près de l'espace aérien syrien au cours du mois de mai. Les avions Su-35 russes ont intercepté deux avions militaires américains P-8A Poseidon dans l'est de la Méditerranée. Les avions américains n'ont pas été vus dans cette région depuis ce temps.

    L'aviation militaire russe bourdonne dans le gouvernorat d'Idlib au dessus de Jisr al-Shughour et près de la frontière turque. Elle survole les zones sous contrôle du Parti islamique du Turkestan, de Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) et de Hurras Al-Deen. 

    Dans le gouvernorat d'Idlib, un soldat turc a été tué et cinq autres blessés par un engin explosif sur l'autoroute M-4; où l'Armée turque patrouille conjointement avec la police militaire russe. Aucun groupe n'a revendiqué l'attentat.

    L'Armée syrienne cible toujours les mouvements rebelles djihadistes et les groupes soutenus par la Turquie.

    Source: Al Masdar News.

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  • Syrie : Assad, plus fort que jamais

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    L'Armée syrienne bombarde toujours les mouvements ennemis, le long de la ligne de front d'Idlib. Elle vient de lancer une frappe de drones sur les positions de la 1ère brigade de l'Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie, alors qu'elle tentait de traverser la ville d'Al-Bara'a. La frappe a frappé entr'autre le véhicule du commandant de la brigade.

    Lundi, l'autoroute M-4 a été officiellement ouverte pour un usage commercial, entre les villes d'Hasakah et d'Alep, bénéficiant de la sécurité des forces armées russe et turque. N'oublions pas que 80 km de l'autoroute sont encore sous contrôle de factions syriennes fidèles soit à la Turquie ou à Al Qaïda.

    Hayat Tahrir al Sham (HTS) a mis le feu à de vastes superficies de champs de blé et d’orge dans la banlieue d'Hasakah, probablement en représailles à l'ouverture de l'autoroute.

    Des accrochages importants ont lieu entre HTS et des groupes affiliés à la Turquie, probablement dû à une mésentente par rapport au cessez-le-feu, signé entre les Turcs et les Russes.

    En réponse au renforcement des forces américaines dans la région d'Al Raqqa, une important convoi de plus de 30 véhicules blindés et camions de l'armée russe, ont été envoyés dans la même région. Le convoi a emprunté l'autoroute M-4 (Alep-Hasakah). Des véhicules blindés turcs ont utilisé également l'autoroute M-4 vers Al-Raqqa.

    Le président russe a nommé l'ambassadeur russe en Syrie M. Yevimov : Représentant spécial du président russe pour développer des relations avec la République arabe syrienne. Yevimov occupe le poste d'ambassadeur de Russie en Syrie depuis octobre 2018.

    Cette décision intervient quelques jours après que Yevimov eut déclaré, que tous les rapports selon lesquels Poutine aurait retiré sa confiance au président syrien Bachar Al-Assad, étaient complètement faux, ajoutant que les liens entre la Russie et la Syrie sont en ce moment à leurs plus forts.

    Sources : Al Masdar News; Centre de réconciliation russe; RT Arabic; SANA, agence syrienne d'informations.

  • Syrie : Avril a été calme, mai est un peu plus turbulent

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    La grande Mosquée des Omeyyades à Damas

    L'Armée syrienne ayant subie une attaque meurtrière la semaine dernière, continue son offensive sur le groupe "Hurras Al-Deen", auteur de l'attaque. Le tout se passe dans le nord de la plaine d'Al-Ghaab. L'armée syrienne utilise ses plates-formes de missiles. Elle est aussi impliquée dans des affrontements sur la ligne de front du sud d'Idlib, dans la région de Jabal Al-Zawiya.

    Depuis le début du mois de mai, le nord-ouest syrien connaît une augmentation des combats, après que le mois d'avril ait été relativement calme à Idlib, Lattaquié, Hama et Alep.

    Malgré tout, la Turquie et la Russie maintiennent que le cessez-le-feu dans le nord-ouest syrien est respecté par les deux parties.

    Pour la première fois depuis avril, un Boeing P-8A Poseidon de l'Armée américaine, décollant de la base aérienne italienne Sigonella, a été repéré au large de la côte ouest de la Syrie, alors qu'il s'approchait de la plus grande base des forces armées russes en Syrie, la base aérienne de Hmeimim.

    Le mois dernier, l'armée russe avait déployé ses jets Su-35 pour intercepter l'avion américain, qui s'approchait de la base. Il semble que cette fois-ci, l'armée de l'air russe n'a pas crut nécessaire de se déplacer vers l'avion américain.

    Une semaine après que l'Armée israélienne aie mentionnée que l'armée iranienne et ses paramilitaires avaient commencé à se retirer de Syrie, l'adjoint spécial du président du Parlement iranien pour les affaires internationales, a révélé que les forces iraniennes n'avaient pas été retirées de Syrie.

    Le délai pour payer les arriérés au gouvernement, que doit l'entreprise SyriaTel, propriété du cousin de Bachar Al Assad, a expiré. L'Autorité syrienne souligne qu'elle prendra toutes les mesures juridiques possibles pour récupérer l'argent que l'entreprise doit au gouvernement.

    Les deux sociétés de téléphonie mobile du pays, Syriatel et MTN Syrie devaient payer à la fin du mois dernier, 233 milliards de livres syriennes pour rééquilibrer leur licence. La deuxième société a annoncé son engagement de payer, pendant que la première choisissait de poster des vidéos de son président, Rami Makhlouf, exigeant que le Président intervienne. Puis proposant que l'argent soit dépensé pour les pauvres, avant d'annoncer que les services de sécurité ont arrêté des cadres de son entreprise, demandant un délai de payement.

    Le ministère syrien des Finances a procédé à une saisie préventive des biens meubles et immeubles appartenant à l'homme d'affaires Rami Makhlouf, ainsi que des biens de sa femme et de ses enfants.

    Sources : Al-Alam TV; Al masdar news; PlaneRadar.

  • Syrie: Le clan Assad a le dessus sur le clan Makhlouf

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    Makhlouf et Assad 

    Pour la première fois, un conflit éclate sur la place publique entre l'homme le plus puissant de Syrie et son alter ego économique. Ce pourrait être l’une des prémices de la reconstruction de la Syrie d’après-guerre.

    En effet, la tension monte entre Rami Makhlouf, l'homme le plus riche de Syrie et le président Bachar al-Assad. La pression s'accroît pour marginaliser Makhlouf, qui contrôle 60 % de l'économie, une fortune estimée à près de 10 milliards d’euros. Il est le pilier financier du gouvernement et cousin maternel du président. Son empire s'étend des télécommunications au commerce de détail, en passant par les hydrocarbures, l'électricité, les banques, les assurances, le transport aérien...

    Makhlouf révèle ses désaccords sur Facebook. Il y affirme que le Trésor public lui réclame 178 millions $ impayés. Il y plaide un rééchelonnement de sa dette, arguant la survie d'une de ses entreprises principales Syriatel, premier opérateur de téléphonie mobile en Syrie et fleuron de l'économie nationale. Il y affirme que les services de sécurité ont arrêté plusieurs dirigeants de ses entreprises. On le voit implorer le Président de ne pas lui extorquer l’intégralité de sa fortune au nom de la lutte anticorruption.

    Sa brouille avec le pouvoir éclate à l'été 2019, lorsque les autorités prennent le contrôle de son organisation caritative. Il semblerait que Makhlouf ait à un moment refusé de payer, après avoir longtemps financé l'effort de guerre. Il a financé les "Forces du Tigre", l'élite de l'armée syrienne. A même indemnisé les familles des soldats de l’armée tués au combat. Après son refus de payer, les "Forces du Tigre" deviennent la 25e division.

    Grâce à ses sociétés écran, il était un des rares capables de détourner les sanctions américaine et européenne en faisant rentrer en Syrie des bateaux plein de marchandises.

    Rami mahlof 1En décembre dernier, le gouvernement gèle les avoirs de plusieurs hommes d'affaires pour évasion fiscale et enrichissement illégal, Makhlouf y tient la première place.

    Certains médias évoquent les rivalités familiales impliquant la première dame, qui chercherait à garantir l'avenir de son fils, en éloignant la famille Makhlouf. La femme de Bachar préside la commission de lutte contre le blanchiment d’argent.

    Makhlouf a connu une ascension fulgurante quand Bachar al-Assad a pris la succession de son père Hafez en 2000. il est devenu lors de la libéralisation économique, l’homme le plus riche de Syrie et aurait été l’œil de Moscou dans le secteur économique.

    D'ailleurs des articles sont parus dans les médias russes par la "Federal News Agency", dirigée par l’homme d’affaires russe Prigojine, proche du président Poutine, affirmant que Bachar al-Assad contrôlerait faiblement la situation sur le terrain et que les intérêts économiques russes en Syrie ne seraient pas assez pris en ligne de compte par le pouvoir syrien. Comprendre : le clan Makhlouf est maltraité. La Federal News Agency a par la suite retiré ces articles, affirmant que son site avait été piraté.

    M. Aksenenok ancien ambassadeur russe en Syrie, a soutenu que le manque de flexibilité du gouvernement syrien et son désir de remporter une victoire militaire à tout prix, causait des problèmes énormes à la Syrie.

    En fait, Makhlouf, ses frères et son fils sont à l'origine de ces attaques et de la divulgation du scandale monétaire de la société Takamol appartenant à un cousin de la femme d'Assad. Le ministre syrien du Commerce a dû enlever le contrat de cartes à puce à Takamol et le donner à une société d'état. Takamol soutirait un profit éhonté du système de cartes à puce. Par la suite Assad limoge le ministre. 

    Puis la femme du président met la main sur les investissements de Rami Makhlouf dans la Bustan Charitable Society et impose la tutelle sur Syriatel appartenant à Makhlouf et ce pour un problème douanier, qui a contraint Makhlouf à payer pour être remis en liberté.

    Le clan Makhlouf a riposté en divulguant sur des médias russes l’achat d’un tableau de 30 millions de dollars par le président syrien à la Première dame du pays.

    Aujourd'hui, Makhlouf essayerait de faire sortir son argent de Syrie et même si plusieurs médias arabes affirment qu'il est réfugié aux Émirats arabes unis, le magnat syrien serait toujours dans l'un de ses domiciles en Syrie. En fait, 8 hommes d'affaires contrôlent la Syrie. Makhlouf est le plus important et le seul alaouite, les autres sont sunnites.

    Le Président Assad n'a jamais pris la parole en public au sujet de son cousin.

    Sources : AFP; France 24; Le Point; Fabrice Balanche; Middle East Eye; Observatoire syrien des droits de l'Homme; L'orient le Jour; Sputnik; The Syria Report.

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    Splash du peintre britanique David Hockney vendu 30 millions $, lors d'une vente aux enchères à Londres par un acheteur représentant le président Bachar al-Assad.

  • L'armée syrienne revient en force sur la plaine d'Al-Ghaab

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    Sur la plaine d'Al-Ghaab dans le gouvernorat d'Idlib, après avoir perdu une trentaine de soldats, l'armée syrienne envoyant des renforts, a repris au cours des dernières 48 heures, les villes de Joureen et Al-Tanjara ainsi que d'autres villages, au Parti Islamique du Turkestan et au groupe Hurras Al-Deen, lié à Al-Qaïda et ce sans l'aide de l'aviation militaire russe.

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  • Lourde perte pour l'armée syrienne sur la plaine d'Al-Ghaab

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    Dans le gouvernorat d'Idlib, l'armée syrienne dépêche en ce moment plusieurs renforts vers la plaine d'Al-Ghaab, où elle a subi une embuscade causant la mort d'une trentaine de ses soldats. L'attaque aurait été effectuée par "Rouse the Believers", organisme créé par le regroupement de ces 3 groupes, le Front Ansar al-DinAnsar al-Tawhid et Ansar al-Islam. Ils seraient liés à Al-Qaïda. Il s'agit de la perte la plus meurtrière pour l'armée syrienne depuis les deux derniers mois. De sorte qu'elle lance des barrages continuels d'artillerie et de missiles sur les positions djihadistes.

    Pendant ce temps dans le gouvernorat d'Al-Hasakah, des combats ont éclaté entre 2 clans de l’Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie, soit entre les forces du Sultan Murad et celles d'Al Hamza. Le différend serait apparu lors de la distribution du butin résultant du pillage de masse des villes et des villages environnants.

    Jour après jour, les affrontements et les défections s'intensifient dans les rangs des factions soutenues par la Turquie, la plupart des différends provenant du contrôle du butin ou du refus d'aller combattre en Libye.

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  • Relations houleuses entre Assad et son cousin

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                                                                Rami Makhlouf et le Président Bachar Al Assad 

    Trois articles parus dans les médias russes par la "Federal News Agency", dirigée par l’homme d’affaires russe Prigojine, proche du président Poutine, trois articles parus dis-je, qui affirment que Bachar el-Assad contrôlerait faiblement la situation sur le terrain et que les intérêts économiques russes en Syrie ne seraient pas assez pris en ligne de compte par le pouvoir syrien.

    La Federal News Agency a retiré les articles, affirmant que son site avait été piraté. Mais d’autres articles semblables sont publiés sur d’autres sites web russes.

    M. Aksenenok ancien ambassadeur russe en Syrie, soutient que le manque de flexibilité du gouvernement syrien et son désir de remporter une victoire militaire à tout prix, cause des problèmes énormes à la Syrie.

    En fait, l'origine de ces informations est dû aux relations devenues houleuses entre le clan du président Assad et celui de son cousin maternel Rami Makhlouf, considéré comme la plus grande fortune du pays. Makhlouf contrôle 60% de l'économie et était le principal agent commercial de la famille Assad. Il soutenait également financièrement le régiment d'élite de l'Armée syrienne "Les Forces du Tigre", devenu tout récemment la 25e division. Il est propriétaire de Syriatel, Syrian Pearl Airlines, le quotidien Al Watan, de stations de radio et de télévision, des entreprises de travaux publics et d'enseignement.

    Il a le monopole sur l'importation du tabac et est impliqué dans l'immobilier, les banques, boutiques hors taxes, grands magasins de luxe, sociétés d'assurance. Son frère Mohamad est actif dans le secteur pétrolier. Makhlouf entretient des relations étroites avec Bushra al-Assad, sœur aînée de Bashar. Les deux ont des entreprises incorporées à Dubaï et en Russie pour échapper aux sanctions américaines et européennes. Rami gère aussi un certain nombre de projets commerciaux au Liban avec Maher al-Assad, le frère cadet de Bachar. La tension est grandissante entre les deux. Sanctionné aux États-Unis, Rami Makhlouf a transféré ses avoirs américains à son frère Ihab.

    Les Makhlouf craignent de devenir les boucs émissaires d'une campagne anti-corruption. C'est pourquoi ils sont à l'origine de la divulgation du scandale monétaire de la société Takamol appartenant à un cousin de la femme d'Assad. Le ministre syrien du Commerce a dû enlever le contrat de cartes à puce à Takamol et le donner à une société d'état. Takamol soutirait un profit éhonté du système de cartes à puce.

    En réponse la femme du président venant du milieu financier, a mis la main sur les investissements de Rami Makhlouf dans la Bustan Charitable Society et a imposé la tutelle sur les sociétés de communication mobile Syriatel et MTN appartenant à Makhlouf et ce pour un problème douanier, qui a contraint Rami Makhlouf à payer pour être remis en liberté.

    Le clan Makhlouf a riposté en divulguant sur des médias russes l’achat d’un tableau de 30 millions de dollars par le président syrien à la Première dame du pays. La peinture est de l'artiste britannique David Hockney et s'appelle "Splash". Il a été vendu lors d'une vente aux enchères à Londres le mois dernier, à un acheteur représentant le président Bachar al-Assad.

    Le rôle économique de Maher el-Assad (frère cadet du président) militaire de carrière, est entrain d'exploser et empiète sur le terrain de Makhlouf. Il est à la tête de la quatrième division blindée et de la Garde républicaine, deux divisions héroïques de l'Armée syrienne.

    Les Russes dans tout ça, rivalisent avec leur partenaire iranien qui cherche aussi à récupérer sa mise.   

    Sources : Al-Masdar news; BBC News; Financial Times; Federal News Agency; Gosnovosti; L'Orient le Jour; Le Parisien; Pro Justice; The New Arab; The Syria Report; Syria Direct; The Syrian Observer; The Times.  

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    Splash du peintre britanique David Hockney                            

  • Syrie, Erdogan monte le ton

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    Au cours des dernières semaines, l'Armée syrienne est devenue plus agressive. C'est au quotidien qu'elle bombarde à l'artillerie lourde Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) et le Parti Islamique du Turkestan (PIT), surtout sur la plaine d'al Ghaab.

    Erdogan : «Si le régime syrien continue de violer le cessez-le-feu à Idlib, nous lui ferons payer un lourd tribut.» L'armée turque a établi son 59e poste d'observation dans le Grand Idlib, au sud de l'autoroute M-4. Ces postes sont en fait des positions militaires fortifiées. De l'artillerie lourde et des lance-roquettes y sont déployés dans nombre d'entre elles.

    Le ministre iranien des Affaires étrangères a rencontré à Damas le président syrien Bachar al-Assad. Lors de cette rencontre, M. Assad a dénoncé les empiétements continus de la Turquie sur la souveraineté et le territoire syrien dans le nord du pays.

    Nord-est

    Des personnes non identifiées ont attaqué un véhicule de l'Armée américaine dans le gouvernorat d'Hasaka, causant la destruction du véhicule et la blessure d'un certain nombre de soldats américains. 2e attaque, ce mois-ci. La dernière fois, il y avait eu un mort parmi les soldats américains.

    Sources : Al-Masdar News; Observatoire des droits de l'homme; Le Point; Sana, agence d'information syrienne.

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    Le ministre iranien des Affaires étrangères et le président syrien Bachar al-Assad

  • Syrie : La guerre est repartie sur les plaines d'Al Ghaab

    La Chine fournit 2 000 tests pour le covid-19, pendant que la Syrie produit son propre respirateur pour lutter contre le virus.

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    Nord-Ouest

    Des combats préliminaires débutent sur la plaine d'Al-Ghaab.

    Pour le deuxième jour consécutif, des drones inconnus, considérés comme russes ou syriens, font des ravages dans les rangs d'Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) et de ses alliés. Des duels de barrages d'artillerie sont signalés, de même à Saraqeb.

    HTS et le Parti Islamique du Turkestan (PIT) renforcent leur position. Ankara augmente le nombre de ses commandos et y déploie du renfort.

    Des drones turcs espionnent l'Armée syrienne. Une colonne de chars se déplacent vers la base de Jurin, tremplin pour les opérations militaires syriennes. En passant par la plaine d'al-Ghaab, les forces syriennes peuvent atteindre l'autoroute M-4.

    L'Armée syrienne surveille les mouvements d'HTS sur l'axe de la plaine d'Al-Ghaab et y mène à l'occasion des opérations, dont l'une s'est avérée fatale pour "kojak le tireur d'élite TOW", un membre de HTS considéré comme le meilleur opérateur de missiles antichars. Il est décédé.

    Tout indique qu'une grande opération militaire se prépare.

    Nord-Est

    Dans le gouvernorat d'Al-Hasakah, l'explosion d'une voiture piégée a tué et blessé un grand nombre de pro-Turcs. Les forces turques ont alors ouvert le feu sur des maisons voisines et arrêté plusieurs habitants.

    Au cours des derniers mois, les zones occupées par la Turquie connaissent une série d'explosions. Ankara accuse les Kurdes d'en être les auteurs.

    Dans le gouvernorat d'Hasakah, l'armée turque a lancé un barrage d'artillerie sur l'armée syrienne et aussi dans le gouvernorat de Raqqa contre les Kurdes.

    Les Forces Démocratiques Syriennes dirigées par les Kurdes ont arrêté un haut dirigeant de l'État islamique, responsable du financement et de l'équipement des cellules dormantes.

    L'Armée syrienne et les forces russes établissent une base d'hélicoptères près de Raqqa.

    Sud-Ouest

    Un drone israélien a effectué une frappe, tuant un haut-gradé du Hezbollah libanais. Il semble que les forces de défense aérienne syriennes et les radars russes n'aient pas détecté le drone.

    Pourtant, le système anti-aérien russe Pantsir, que possède l'Armée syrienne, fait des miracles en Libye contre les drones turcs. Il est possible qu'Israël mène des opérations de guerre électronique contre le système de défense aérienne syrien.

    D'ailleurs, l'avion de reconnaissance américain intercepté par un avion militaire russe, tentait de pirater le système de défense aérienne russe S-400, sur la base aérienne de Hmeimim.

    Sources : Agence de presse syrienne SANA; Al-Masdar News; Avia.pro; Bulgarian Military.com; Observatoire syrien des droits de l'homme; Soha.vn (Vietnam); Sputnik Arabic; Step News (pro-Kurdes). 

    Sahl el ghab

  • Syrie : 16 avril 2020

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    Les Nations Unies ont envoyé 63 camions d'aide humanitaire à Idleb, en passant par la Turquie. 

    L'armée syrienne déjoue une attaque de l'État islamique (EI) à l'est de Homs, sécurisant ses gisements pétroliers et de gaz. Elle lance aussi avec l'Irak une opération anti-EI sur la zone frontalière.

    L'EI refait surface à Tell Abyad dans le nord de Raqqa, sous la protection du Front al-Shamiya, faction de l'Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie. Le renseignement turc s'y est réuni avec des chefs de l'EI. Des manifestants ont essayé de bloquer la réunion, mais l'Armée turque est intervenue.

    L'armée turque et la police militaire russe ont mené une 4e patrouille conjointe sur l'autoroute M-4, mais sont toujours bloquées par les partisans de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) et du Parti Islamique du Turkestan (PIT).

    Un commandant notoire de HTS a été tué au nord de la ville d'Idleb, soit par les services secrets syriens ou un commando des forces spéciales russes. Après l'assassinat, un dure échange d'artillerie lourde a eu lieu entre HTS et l'Armée syrienne à Al-Bara. HTS et le PIT ont aussi bombardé l'Armée syrienne dans les provinces de Lattaquié et de Hama. HTS, qui est dans une période de recrutement, forme 3 nouvelles brigades. 

    En Méditerranée, un jet Su-35 russe a intercepté un avion espion américain P-8A volant vers la côte syrienne, dans le but d'opérer une reconnaissance.

    Des militants formés à la base américaine d'Al-Tanf ont réussi à fuir. Ils ont été poursuivis par leur collègues pro-Américain. À la suite d'un affrontement, 27 ont réussi à s'échapper. Ils se trouvent actuellement à Palmyre sous la protection de l'Armée syrienne.

    L'Armée syrienne et les habitants d'Abou Qusayb ont contraint un convoi de l'Armée américaine à faire demi-tour et à regagner sa base.

    Sources : Al-Masdar News; Al-Quds al-Arabi; Avia.pro; Centre russe de réconciliation pour la Syrie; Département américain de la Défense; Observatoire syrien des droits de l'homme; South Front; Ssoha (Hanoï); Turkish Press.

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  • Syrie, 14 avril 2020

    Syrie

    Une reconstruction à grande échelle d'après-guerre est en cours dans toutes les zones de la Syrie reprises aux djihadistes. Les maisons, les entreprises et les infrastructures sont en cours de réparation ou de reconstruction. 957 établissements d'enseignement et 238 services de santé ont été restaurés, six ponts automobiles et 1300 kilomètres de routes réparés, 1200 kilomètres de lignes à haute tension posées et 199 installations d'approvisionnement en eau, 315 boulangeries, 776 sous-stations électriques et 14 500 entreprises industrielles mises en service.

    À l'heure actuelle, dans 345 communautés dans dix provinces, des travaux sont en cours pour restaurer et réparer 2 700 maisons, 225 écoles, 176 garderies préscolaires, 241 installations médicales, 203 boulangeries, 203 postes électriques, 281 pompes à eau et 90 lieux de culte.

    Idleb

    Vu le refus de Hayat Tahrir al Sham (HTS) et du Parti Islamique du Kurdistan (PIT) de se retirer du sud de l'autoroute M-4; pour une deuxième fois en 24 heures, l'Armée syrienne leur a lancé un barrage d'artillerie. HTS a répondu par un bombardement sur Miznaz. Au lieu de se retirer, les terroristes reçoivent du renfort et empêchent les forces russes et turques d'effectuer leurs patrouilles le long de l'autoroute M-4. Selon l'accord de cessez-le-feu conclu, ils sont censés se retirer à 6 km au nord de la M-4. 

    Les avions russes effectuent toujours des patrouilles de reconnaissance et le canal de communication spécial entre l'Armée russe et l'Armée turque continue toujours de fonctionner. L'Armée syrienne a fait venir des renforts et attend le "OK" de l'Armée russe pour poursuivre son offensive.

    L'armée de l'air israélienne quant à elle, effectue plusieurs vols de reconnaissance au-dessus de l'espace aérien libanais, s'approchant à plusieurs reprises de la frontière syrienne, incitant la défense aérienne syrienne à relever son niveau d'alerte.

    Après l'assassinat du juge local de la charia de HTS et après l'arrestation d'un commandant de Faylaq Al-Sham faisant parti de l'Armée Syrienne Libre (ASL) soutenue par la Turquie et suite à la manifestation d'HTS le long de la M-4 empêchant l'Armée turque de terminer sa patrouille et suite au fait que certains membres d'HTS ont tiré des coups de feu sur l'Armée turque, les tensions augmentent à l'intérieur du groupe pro-Turcs. 

    Euphrate

    Le seul pont sur l'Euphrate près du Deir ez-Zor a été construit par l'Armée russe et permet aux agriculteurs de livrer leurs produits aux communautés de chaque côté du fleuve. Il y avait douze ponts sur l'Euphrate à cet endroit. Les bombardements américains les ont tous détruits. Les maisons détruites ont été restaurées. Les agriculteurs locaux ont recommencé à travailler leurs champs. 

    Sources : Al-Masdar News; Centre du ministère russe de la Défense; SouthFront; Sputnik Arabic;

     

  • Syrie, ce qui s'en vient

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    Carte
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    Nord syrien, de gauche à droite :

    Idlib, en gris en haut à gauche, Hayat Tahir al Sham (HTS, ancien al Qaïda) contrôle le terrain. L'armée turque y possède des postes d'observation militaire. L'armée syrienne encercle totalement HTS et gruge petit à petit son territoire, pendant que l'aviation militaire russe bombarde HTS.

    En jaune : Bases militaires de l'armée russe.

    De nouveau en gris : Le Front de Libération National (FLN, pro-turc), aidé par l'armée turque.

    Puis, en rose : Depuis le retrait de l'armée américaine, l'armée russe et l'armée syrienne contrôlent ces territoires en accord avec les Forces Démocratiques Syriennes à majorité kurdes (FDS), dans le but d’empêcher l'armée turque et son allié le FLN de poursuivre leur avancée.

    La 3e zone grise : Territoire syrien conquis par l'armée turque et son allié le FLN.

    En mauve : L'armée américaine et son allié kurde, les FDS.

    Dans l'année à venir, le gouvernorat d'Idlib sera totalement repris par l'armée syrienne avec ou sans accord entre la Turquie et la Russie.

    Toujours dans l'année à venir, l'armée américaine se retirera totalement de la Syrie. Les Kurdes obtiendront une autonomie relative au niveau des villes et non pas au niveau provincial.

    Pour ce qui est des territoires conquis par l'armée turque, probablement qu'après les avoir peuplés par des réfugiés syriens non kurdes, la Turquie les retournera à la Syrie.

     

  • Livraison de matériel militaire russe à la Syrie

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    Selon l'observateur maritime Yoruk Isik, plusieurs navires de la marine russe ont encore une fois transité le détroit du Bosphore, se dirigeant vers la ville portuaire syrienne de Tartous, toujours dans le but de livrer du matériel militaire et des véhicules blindés à l'armée syrienne.

  • La Syrie refuse toute immixtion dans ses affaires internes

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    Au terme du 14e round des pourparlers d’Astana, le président de la délégation syrienne, le Dr Bachar al-Jaafari, a fait savoir que l’occupation américaine pille le pétrole syrien et le vend à la Turquie.

    Il a également affirmé que les tentatives du gouvernement turc de turquiser certaines parties du nord syrien, sont une violation du droit international et que la Turquie n’a pas respecté les accords de Sotchi et d’Astana, puisque ses forces d’occupation n'ont pas quitté la Syrie.

    Il a aussi exprimé le fait que la Syrie refuse les agendas séparatistes.

  • Aide humanitaire russe en Syrie

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    Syrie
    La première colonne de camions militaires russes chargés de vivres et de fournitures médicales est entrée lundi dans la ville de Raqqa, dans le nord-est syrien. Elles ont livré de la nourriture et fourni une assistance médicale aux habitants de la ville, qui luttent pour survivre.

    En 2015, capitale de l'État islamique, en 2017, ville reprise par les "Forces Démocratiques Syriennes" dirigées par les Kurdes et soutenues par les États-Unis. Les deux tiers de la ville ont alors été détruits par les bombardements massifs de l'aviation militaire américaine, au cours d'une bataille qui aura durée quatre mois.

    Source : Al Masdar News 

  • Un porte-avions américain au large des côtes syriennes

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    Selon Avia.Pro, l'Observateur Militaire et Al Masdar News, le plus grand porte-avions nucléaire américain, l'USS Harry Truman, est en route vers le large des côtes syriennes, avec un croiseur lance-missiles, plusieurs destroyers et un sous-marin nucléaire équipé de missiles Tomahawk.

    L'objectif serait de faire pression sur la Syrie et l'Iran. Les analystes estiment que, vu la présence d'une flotte militaire russe dans l'est de la Méditerranée et vu la présence de l'aviation militaire russe à Khmeimim en Syrie, les Américains ne devraient s'en tenir qu'à la pression, pas un iota de plus.

    En fait, après avoir naviguée au large de la côte syrienne, la flotte du USS Harry Truman ira remplacée la flotte du USS Abraham Lincoln dans le golfe d'Oman.

  • Premier sommet Russie-Afrique

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    Le président russe Vladimir Poutine durant une session plénière du sommet Russie-Afrique à Sotchi (Russie), le 23 octobre 2019 Photo Mikhail METZEL, AFP

    Premier sommet Russie-Afrique à Sotchi, symbole des ambitions grandissantes de Moscou, dans une région où Chinois et Occidentaux comptent plusieurs longueurs d’avance. Une trentaine de dirigeants attendus, plusieurs milliers d’intervenants. Le président Poutine pilotera avec son homologue égyptien al-Sissi ce sommet, réplique au forum sur la coopération sino-africaine, qui depuis 2000, a permis à Pékin de devenir le premier partenaire du continent africain.

    L’engagement de Moscou : coopération militaire et sécuritaire, aide contre le virus Ebola, formation des cadres africains dans les universités russes. Aujourd’hui, Moscou veut concentrer ses efforts sur les domaines où elle a un avantage compétitif. Outre les armes, il est notamment question du nucléaire, des hydrocarbures et de l’industrie minière. Tout comme la Chine, tous les projets proposés par la Russie se font sans ingérence politique.  

    En 2018, les échanges entre la Russie et le continent africain s’élevaient à 20 milliards de dollars, moins de la moitié de ceux de la France et dix fois moins que la Chine. La majorité du commerce russe jusqu'à maintenant, concernait les ventes d’armes, seul domaine pour l'instant dans lequel la Russie est en tête en Afrique. Entre 2014 et 2018, la Russie contrôlait 49% du total des importations d’armes en Afrique du Nord et 28% de celles d’Afrique subsaharienne.

    Sources : 

    Journal de Montréal : À Sotchi, Poutine sonne l’heure du retour russe en Afrique, AFP 

    Agence TASS et Institut international de recherche sur la paix de Stockholm.

  • Accord russo-turc conclu pour le Nord-Est syrien

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    Un nouvel accord est conclu pour le nord-est syrien. Ce qui évitera une reprise de l'offensive des forces d'Ankara. En effet, lors d'une conférence de presse conjointe, le président russe Vladimir Poutine et le président turc Erdogan ont annoncé la mise en place d'une zone de sécurité d'une profondeur de dix kilomètres, le long de la frontière turco-syrienne. Après que les forces kurdes se soient retirées de la zone, les forces armées russes et turques patrouilleront la région conjointement, tandis que l'armée syrienne s'installera entre les Kurdes et la zone en question. L'opération devrait prendre six jours.

    Le président Poutine a également affirmé que les forces étrangères déployées illégalement en Syrie devaient quitter son territoire. Il a ajouté que la Turquie partageait cette vision, ainsi que l'idée selon laquelle l'intégrité de la République arabe doit être préservée. Par ailleurs, il a préconisé un dialogue entre le gouvernement syrien et les Kurdes, afin de respecter toutes les confessions religieuses du pays.

    Ils se sont aussi entendus sur le retrait des combattants kurdes des villes de Manbij et Tel Rifaat. Les deux pays vont aussi travailler ensemble au retour des réfugiés syriens qui vivent en Turquie. Le commandant des forces kurdes a assuré, selon un membre de l'administration américaine, que ses hommes avaient respecté toutes les conditions de la trêve.

    La Turquie dit vouloir sécuriser les 440 km de frontière avec la Syrie, mais son offensive s'était concentrée sur deux localités dans le centre de cette bande de territoire, Ras al-Aïn et Tal Abyad, distantes de 120 km.

    À l'occasion d'une rare visite dans le gouvernorat d'Idlib, près du dernier grand bastion rebelle dans le nord-ouest syrien, le président al-Assad a qualifié Erdogan de voleur. "Maintenant, il vole notre terre", a-t-il dit, cité par les médias syriens.

    Sources ;

    Al Masdar News, "Poutine et Erdogan acceptent la zone de sécurité dans le nord de la Syrie", 22/10/19

    France 24, "Après sa rencontre avec Erdogan, Poutine se porte garant du retrait kurde dans le Nord-Est syrien", 22/10/19

    France 24, "Erdogan fait état d’un "accord historique" après un entretien avec Poutine", 22/10/19

     AFP et Reuters

  • Retrait kurde et américain du nord-est syrien

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    Depuis le lancement de l'offensive d'Erdogan le 9 octobre, l'armée turque et ses supplétifs syriens ont conquis une bande frontalière de 120 km entre Tal-Abyad et Ras-al-Aïn. L'offensive aurait tué 114 civils kurdes et en aurait déplacé 300 000 autres. Les Kurdes ont perdu 256 militaires et les pro-Turcs 196. 

    Le cessez-le-feu négocié par les Américains est toujours en vigueur, malgré quelques ratés. Il lui reste encore deux jours. L'offensive «Source de paix» de l'armée turque est donc à l'arrêt. Le but est de permettre le retrait des combattants kurdes du YPG des zones frontalières et la mise en place d'une "zone de sécurité" de 32 km de largeur en territoire syrien, le long de la frontière turque.

    Un premier convoi de combattants kurdes, transportant aussi des blessés et des dépouilles, a quitté la ville frontalière syrienne de Ras-al-Aïn. Plus de 80 véhicules, dont des ambulances ont quitté l'hôpital faisant office de ligne de démarcation entre les belligérants. Des flammes s'élevant de l'hôpital ont été aperçues après le départ du convoi. N'oublions pas que la ville est présentement assiégée par les forces turques et leurs supplétifs syriens. 

    Le convoi est arrivé à Tal-Tamr plus au sud, où des citoyens l'ont accueilli à bras ouverts, en clamant des slogans pro-Kurdes. Le ministère turc de la Défense confirme ce retrait. Pendant qu'une source kurde se contente d'évoquer un "plan de retrait". Un responsable d'un groupe syrien pro-Turc pour sa part, affirme avoir reçu des informations sur une opération de retrait total des Kurdes, qui doit se dérouler par étapes.

    Le 13 octobre, les Américains ont annoncé le retrait de 1 000 militaires du nord-est syrien. Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant le drapeau américain et transportant du matériel militaire, ont traversé la ville de Tal-Tamr, escortés d'hélicoptères. Le convoi s'est retiré de la base de Sarrine près de Kobané, la plus grande base militaire américaine du nord du pays. Ce convoi se dirige vers le gouvernorat de Hassaké, situé plus à l'est. Il s'agit du quatrième départ des forces américaines d'une base en Syrie. Toutes les bases américaines des provinces de Raqa et d'Alep sont maintenant vides. Cependant, les Américains conservent leurs positions dans les gouvernorats de Deir Ezzor et de Hassaké.

    Sources 

    AFP (Agence France Presse) : Nazeer Al-Khatib à Ras al-Aïn et Delil Souleiman à Tal Tamr : "Syrie: des blessés et des combattants kurdes quittent une ville assiégée par les forces d'Ankara", journal La Provence 

    Rami Abdel Rahmane de L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme 

    Middleeasteye.net 

  • Situation cahoteuse au nord-est de la Syrie

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    Carte : Le-Blog-Sam-La-Touch.over-blog.com

    Bleu : Zone démilitariée que veut obtenir la Turquie;  jaune : zone sous contrôle Kurde; rouge : zones sous contrôle de l'armée syrienne, vert : zone sous contrôle de HTS; orange : zone récemment sous contrôle de l'armée syrienne.

    Erdogan estime que la zone de sécurité en Syrie de 30 km de largeur, allant de l'Euphrate à la frontière irakienne, soit sur 400 km de longueur, devra servir à installer une partie des quelques 3,6 millions de réfugiés syriens venus chercher asile en Turquie et en même temps, elle devra aussi servir à éloigner les forces kurdes (YPG), qu'il considère comme une organisation terroriste.

    "Si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants", avait menacé le président turc au début de l'offensive. Une menace que les Européens prennent au sérieux. Pour contenir la vague migratoire, il y a quelques années ils ont signé un accord avec Ankara, qui stipule que cette dernière doit retenir sur son sol les réfugiés syriens en échange de 6 milliards d'euros. Jusqu'à présent, seule la moitié de la somme a été versée, poussant régulièrement la Turquie à remettre l'accord financier en cause.

    Le cessez-le-feu, bien qu'imprécis sur la longueur et la largeur de son application, prévoit l'évacuation des Kurdes de la zone proche de la frontière turco-syrienne. Ce cessez-le-feu permet aussi à la Turquie d'éviter de lourdes sanctions américaines et européennes, qui pèsent sur elle depuis le début de l'offensive.  

    Les kurdes réclamant un couloir humanitaire, pour évacuer civils et blessés de la ville de Ras Al-Aïn, particulièrement sous tension, ont donc accepté le cessez-le-feu. L'offensive turque a fait jusqu'à maintenant 300 000 réfugiés. Mazlum Kobane, l'un des chefs kurdes en Syrie, estime que l'arrêt temporaire des combats se limite aux régions de Tal Abyad et Ras Al-Aïn, théâtre des affrontements entre l'armée turque et l'armée kurde. Hors de question en revanche, que les Turcs prennent le contrôle des quelques 400 km de frontière, ou que des modifications démographiques aient lieu, a précisé Mazlum Kobane, réfutant ainsi la réinstallation de millions de réfugiés syriens de Turquie dans cette zone. 

    Le cessez-le-feu prendra fin mardi le 22 octobre, date à laquelle Erdogan rencontre Poutine à Moscou. La Russie devrait donc jouer un rôle d'intermédiaire entre les gouvernements syrien, turc et kurde.

    Sources :

    France info, Offensive turque en Syrie : à qui profite vraiment le cessez-le-feu ?, 19/10/2019

    Fabrice Balanche, géographe et spécialiste de la Syrie

    Le-Blog-Sam-La-Touch.over-blog.com

  • Syrie, les rebelles syriens qui se battent avec les Turcs

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    Manbij composée d'Arabes et Kobané composée de Kurdes, ont été prises par l'armée syrienne, à l'invitation des Kurdes. Tall Abyad, composée d'Arabes a été prise par l'armée turque.

    L’opération turque baptisée «Source de paix», utilise comme fer de lance, l'Armée Nationale Syrienne (ANS), composée d'une part de Syriens locaux originaires des zones convoitées, principalement de la tribu Jays, qui a collaboré avec l'EI et a même participé à la bataille de Kobané au côté de Daesh. L'ANS est formée également de Turkmènes et d'Arabes venant de la Vallée de l’Euphrate. Ces gens avaient fuient vers la Turquie, lors de la victoire des Kurdes sur l'EI.

    L'ANS est composée aussi de combattants non locaux. La majorité proviennent de groupes rebelles du gouvernorat voisin d’Idlib, dernière région syrienne tenue par la rébellion djihadiste. Idlib est dominé aujourd’hui par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ancien Front al-Nosra (Al Qaïda). HTS l’a emporté sur d'autres groupes dont Ahrar al-Cham, parrainés par la Turquie et réunis en une coalition du nom de Front National de Libération (FNL), qui a maintenant rejoint l’ANS.

    L'ANS est en général une organisation salafiste radical. Il y a aussi ceux qui sont proches des Frères musulmans et qui considèrent Erdogan comme leur chef. Mais globalement, ils vont là où la paye est. Ils ont un salaire de 400 $ par mois. Un fonctionnaire dans le nord de la Syrie gagne 100 $ par mois et un combattant kurde 200 $. Ils sont bien équipés, Kalachnikov, lance-grenades RPG-7, blindés de transport de troupes et pick-ups. Les Turcs s’en servent comme fantassins au sol.

    L’ANS est l’héritière directe de l’Armée Syrienne Libre (ASL). D'ailleurs, le commandant de l’ANS le général Idriss, était commandant de l’ASL. Cette dernière soutenue par les Américains, a progressivement cessé d’exister, son financement étant progressivement coupé par Washington. Elle a donc été dépassée par HTS. Ses combattants ont été ensuite enrôlés par les Turcs, sous le nom de l'ASN.

    Sources :

    Qui sont les rebelles syriens qui se battent avec les Turcs? Par Alexis Feertchak, Le Figaro, 16/10/19

    Wassim Nasr, journaliste de France 24 et spécialiste des mouvements djihadistes

    Fabrice Balanche, géographe et spécialiste de la Syrie

    Le Parisien 

  • La paix revient en Syrie

    Les Turcs et les Américains ont convenus d'établir une zone de sécurité et de créer un "corridor de paix" dans le nord de la Syrie, destiné à répondre aux inquiétudes de sécurité d'Ankara à l'égard du YPG kurde, qui contrôle l'Est de l'Euphrate. Cet accord prévoit le retrait des Unités de Protection du Peuple (YPG) vers le sud de la zone, qui doit également faciliter le retour en Syrie des Syriens déplacés vivant en Turquie.

    Joint patrol 950x516La Turquie devrait obtenir ainsi sa sécurité tant désirée. D'ailleurs, les armées turque et américaine ont lancé leur première patrouille commune, appuyée par des véhicules aériens sans pilote (UAV). Elle est composée de 6 véhicules blindés turcs et d'un convoi militaire américain, qui erre présentement dans la ville de Tal Abiad.

    La Turquie obtenant ce qu'elle veut, devrait se montrer plus conciliante dans le Nord-Ouest syrien, où les troupes syriennes, appuyées par l'aviation militaire russe, continueront la récupération de l'ensemble des gouvernorats d'Idlib, de Hama, d'Alep et de Lattaquié.  

    Sdf 944x516Pour ce qui est de l'Est de l'Euphrate, de nombreux camions citernes remplis d'essence, sont partis de cette région contrôlée par les Kurdes et sont entrés dans les zones gouvernementales syriennes au nord-est d'Alep, à la suite d'un accord entre le gouvernement syrien et les Forces Démocratiques Syriennes à majorité kurde. 

    D'ailleurs vendredi dernier, l'Armée Syrienne et les Forces Démocratiques Syriennes auraient conclu un accord en vue de l'ouverture d'un nouveau point de passage, situé près de la ville d'Al-Salihiyah au sud-est de Deir Ezzor. Ce qui permettra aux civils d'accéder aux deux côtés de la vallée de l'Euphrate et de promouvoir le commerce entre ces régions. En effet, plusieurs passages sont ouverts dans le nord et l'est de la Syrie.

    Auparavant, le chef du parti kurde PYD a appelé le gouvernement syrien à rouvrir les discussions pour parvenir à un règlement politique. Les Kurdes et les Syriens devraient s'entendre sur un accord, donnant officiellement aux Kurdes une autonomie au niveau des villes, mais peut-être qu'en réalité, ces derniers  obtiendront un peu plus.

    Israël, se méfiant énormément des troupes iraniennes en Syrie, continuera quelque peu ses bombardements, qui devraient diminuer avec le temps, pour finir par s'estomper totalement.

    La Syrie se dirige irrémédiablement vers la paix et le gouvernement syrien récupérera l'entièreté de son territoire. 

    Sources : Xinhuanet, Al Masdar News, Fabrice Balanche, 

  • Offensive syrienne en zone démilitarisée

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    L’armée syrienne a pris le contrôle de Qalaat al-Madiq, fief djihadiste dans le nord-ouest du gouvernorat de Hama, d’où des roquettes partaient et visaient l’aéroport militaire russe de Hmeimim dans le gouvernorat voisin de Lattakié, dans le nord-ouest du pays. Les 36 roquettes qui l’ont visé ont été interceptées. Cette base a été régulièrement la cible d’attaques de drones, généralement neutralisés.

    Depuis fin avril, les Syriens et les Russes intensifient leurs bombardements contre le sud du gouvernorat d’Idleb et le nord du gouvernorat de Hama, territoires contrôlés par Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), ex-branche syrienne d’al-Qaïda et le Parti islamique du Turkestan, formé d’Ouïghours turcophones, musulmansunnites venus de la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine.

    Les forces syriennes ont également pris plusieurs villages voisins dont Tal Haouach, al-Karkat et Kafr Nbouda dans le nord de Hama, confirme le quotidien syrien al-Watan. Maintenant, les frappes aériennes se concentrent sur Hobait et Khan Cheikhoun, dans le sud d’Idleb. Le tout est situé dans la zone démilitarisée.

    Le gouvernement syrien ne parle pas d’offensive généralisée, mais l’agence syrienne SANA annonce quotidiennement des tirs d’artillerie contre les positions terroristes. Il s’agirait probablement d’une offensive visant dans un premier temps la zone démilitarisée, que les groupes rebelles devaient évacués. Ce qu’ils n’ont jamais fait.

    Depuis le 29 avril, les bombardements ont obligé plus de 150 000 personnes à se déplacer.

     

  • Syrie : L'armée syrienne en passe de prendre Kabani

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    L'aviation militaire russe continue ses bombardements contre Hay’at Tahrir Al-Sham et son allié le Parti Islamique du Turkestan au Nord-Est de Latakié, près de la ville de Kabani, pendant que l'armée syrienne leur envoie une pléthore de missiles "Golan-1000" de fabrication syrienne.  

    Avec ses positions dans les hauteurs des monts Zuwayqat, l'armée syrienne est maintenant en passe de prendre la ville de Kabani. 

    .

  • Autre pas vers le retrait de l'armée américaine d'Afghanistan

    Afghanistan fin de la loya jirga sur l accord de paix avec les talibans

    Plus de 3 200 délégués, politiciens, responsables religieux, dirigeants communautaires et autres membres de la société civile venus de tout l'Afghanistan, ont participé à Kaboul à une "Loya Jirga", une grande assemblée sous haute sécurité. Ils y ont discuté des efforts de paix entre Américains et Talibans, juste au moment où ces derniers discutent depuis des mois, d'un éventuel retrait des troupes américaines, en échange du retrait des Talibans de la liste des organisations terroristes mondiales. Ce qui engendrerait un cessez-le-feu de la part des Talibans.

    Les "Loya Jirga", - grande assemblée - en langue pachtoune, font parties des moeurs démocratiques de l'Afghanistan. Elles ont une histoire séculaire et sont convoquées périodiquement pour parvenir à un consensus sur les grandes questions nationales. Lors de son ouverture, le président du pays Ashraf Ghani a déclaré : « Nous voulons préciser les grandes lignes des négociations avec les Talibans et nous voulons des conseils clairs de votre part à tous. » 

    M. Ghani avait invité les Talibans à la "Loya Jirga". Ceux-ci avaient refusé, considérant les autorités afghanes comme les marionnettes de Washington. D'ailleurs le gouvernement afghan a été tenu à l'écart des discussions de paix entre Américains et Talibans, dont une nouvelle série de pourparlers se tiendra au Qatar dans les prochains jours.

    Le chef de l'exécutif afghan Abdullah Abdullah, l'ex-chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar et l'ancien conseiller à la sécurité nationale Mohammad Haneef Atmar ont eux aussi boycotté la Jirga, affirmant qu'elle est utilisé par Ashraf Ghani pour mousser sa réélection à la campagne présidentielle prévue pour septembre.

    Bien qu'elle joue un rôle consultatif et que ses recommandations ne lient pas le gouvernement, la Jirga sert à établir un consensus chez le peuple afghan. Cette fois-ci, comme conditions sine qu’ânon à tout accord avec les Talibans, la "Loya Jirga" a approuvé des recommandations, tels que le maintien de la Constitution, la protection des droits des femmes, des médias et de la liberté d'expression, mais surtout elle demande à l'ONU, - le retrait des Talibans de la liste des organisations terroristes mondiales -. Ce qui constitue un autre pas vers le retrait total des troupes américaines d'Afghanistan. D'ailleurs, l'ONU devrait certainement entériné cette décision. 

    Trump et Ghani ont tous deux intérêt à obtenir le retrait des troupes américaines d'Afghanistan, avant leurs élections présidentielles respectives; car en général la population est plus encline à voter pour un politicien promouvant la paix et la stabilité, plutôt que la guerre et l'instabilité.  

    Notons que la précédente Jirga avait eu lieu en 2013 et qu'elle avait recommandé à l'armée américaine de rester en Afghanistan, plutôt que de partir comme prévu en 2014. Soit, une recommandation essentiellement  contraire à celle de cette année. Notons également qu'en 2011, les Talibans avaient tiré des roquettes sur la grande tente abritant la Jirga.

     

  • Syrie : Offensive sur la zone démilitarisée

    Russian jets in n latakia 1Selon Al-Masdar News, les forces aériennes syriennes et russes ont lancé leur plus grand bombardement de l'année sur le Nord-Ouest de la Syrie, visant des dizaines de villes et villages le long de l'axe Hama-Idlib, en concentrant leurs attaques sur le bastion rebelle de Kafr Naboudeh. Elles ont lancé également un lourd bombardement à l'Est et à l'Ouest du gouvernorat d'Alep. 

    Menés par des avions russes Sukhoi, les deux forces aériennes visent spécifiquement les positions de Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS), surtout dans les villes et villages de Rashideen, Khan Al-Assal, Urem Al-Kubra et Kafr Naha.

    Les frappes ont été menées à la suite d'une attaque menée par HTS dans les quartiers Ouest  d'Alep. Ces agressions des deux côtés sont maintenant quotidiennes. L'armée syrienne accuse HTS et les rebelles soutenus par la Turquie, de violer l'accord de Sotchi et de n'avoir pas quitté la zone démilitarisée, tel que prévu par cet accord.

    Telechargement 55L'armée syrienne aurait reçu le feu vert pour lancer une offensive terrestre, mais seulement sur la zone démilitarisée. De sorte que ses forces d'élite : les Tigres, se rassemblent en ce moment au Nord de Hama et au Sud d'Idlib. 

     

  • 7 000 réfugiés quittent Rokbane près d'Al Tanf

     

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    Selon l'AFP, plus de 7 000 personnes ont quitté depuis mars le camp de réfugiés de Rokbane, protégé par la base américaine d'Al-Tanf, dans le sud-est de la Syrie près de la Jordanie. Ceci peut être considéré comme une prémisse au départ de l'armée américaine de Syrie. Les Russes demandent la fermeture du camp depuis belle lurette.

    Les déplacés ont organisé eux même leur transport vers une zone de désescalade située tout près, indique l'ONU. Certains ont ensuite été amenés par les autorités syriennes dans quatre abris collectifs dans la ville de Homs, sous contrôle du gouvernement syrien. D'autres sont retournés chez eux, toujours dans la région de Homs. Ces réfugiés ont conclu un accord de réconciliation avec le gouvernement syrien.

    À Rokbane, l'aide humanitaire y est rare et irrégulière. Le dernier convoi humanitaire de l'ONU protégé par l'armée russe, date du 6 février dernier. La plupart des résidents du camp survivent avec un repas par jour, souvent constitué d'un simple yaourt, d'huile d'olive et de pain.

    Les autorités syrienne et russe ont toujours considéré les réfugiés de Rokbane, comme faisant partis des familles des djihadistes de l'État islamique, qui attaquaient l'armée syrienne à Palmyre dans le gouvernorat de Homs et dans le gouvernorat d'Al-SuwaydaLorsque l'armée syrienne prenait le dessus sur eux, elle les voyait se réfugier sur ce territoire protégé par l'armée américaine.  

    Il resterait quand même un peu plus de 30 000 personnes dans ce camp sous protection américaine. 

     

  • Les Sukhoï bombardent HTS

    5618efddc46188e55f8b4574Les Sukhoi de l'aviation militaire russe ont lancé plus de 35 frappes aériennes vendredi, touchant des sites dans les gouvernorats d'Idlib et Alep; soit dans les villes de Hizareen, Qasabiyeh, Tramla et Habit dans le sud d'Idlib; ces frappes ont visé les positions de Hay'at Tahrir Al-Sham et Jaysh Al-Izza.

    L'armée de l'air russe a également pris pour cible les positions de Hay'at Tahrir Al-Sham à l'intérieur du gouvernorat d'Alep, à l'intérieur de la ville de Kafr Hamra.

  • Syrie : Initiative saoudienne en devenir

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    Sur sa page Facebook, le président syrien Bachar el-Assad appelle à la mise en oeuvre d'un accord pour résoudre la situation d'Idleb. Il rappelle que l'objectif est d'éliminer les groupes terroristes d'Idleb, qui attaquent les civils dans les zones sûres attenantes. Le président syrien a fait cette déclaration en recevant vendredi une délégation russe comprenant l'émissaire du Kremlin pour la Syrie, Alexander Lavrentiev.

    Le gouvernorat d'Idleb est dominé par Hayat Tahrir al-Sham (HTS, ex-branche d'el-Qaëda). Le sort d'Idleb sera au cœur d'un prochain cycle de pourparlers prévu les 25 et 26 avril dans la capitale du Kazakhstan, dans le cadre du processus d'Astana, parrainé par Moscou, Téhéran et Ankara.

    Le quotidien syrien al-Watan a par ailleurs affirmé sur son site Internet que M. Lavrentiev, après un déplacement en Arabie saoudite, avait remis au président Assad : une initiative saoudienne positive sans fournir plus de détails. Les autorités de Damas ne se sont pas encore prononcées sur  cette initiative saoudienne.

    Les relations entre Damas et ses voisins arabes se réchauffent quelque peu en ce moment. Les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont rouvert leur ambassade à Damas fin 2018.

  • Des lettres prouvent que Baghdadi est encore envie

     

    Telechargement 52Selon Fox Newsdes copies de lettres écrites par des agents de l'État islamique, datées de décembre 2018, adressées à Abou Bakr al-Baghdadi, obtenues par le Sunday Times, prouve qu'il est encore envie. 

    Dans une lettre, le commandant de l'EI Abu Taher al-Tajiki, informe Baghdadi sur les cibles potentielles du groupe terroriste en Europe.

    Le Sunday Times cite aussi Mohammed Ali, l'un des militants de l'EI capturés par les Forces Démocratiques Syriennes, il affirme que Baghdadi se cache quelque part dans le désert en dehors de la Syrie. Ce qui voudrait dire en Irak. 

    Sabah al Namaan porte-parole de l'agence antiterroriste de l'Irak, affirme pour sa part à Fox News, que Baghdadi est toujours dans le désert syrien et qu'il ne peut pas entrer dans la partie irakienne, en raison des mesures de sécurité à la frontière.

     

  • Idleb : Plus grand bombardement russe de cette année

    DefaultSyrie 
    L’aviation militaire russe est devenue plus active au cours des dernières 48 heures. Elle a lancé au moins 30 frappes sur l'ouest et le sud du gouvernorat d’Idlib, visant plusieurs zones, y compris la principale voie d'approvisionnement de Hay'at Tahrir Al-Sham, soit l’autoroute Idlib-Alep, près d’Ariha.

    Plus d’une dizaine de frappes aériennes ont frappé les djihadistes dans les villes de Basanqoul, Arbaeen et Urum Al Jouz.

    Elle a aussi frappé l'État islamique dans les gouvernorats d’Idlib, Homs et Deir Ezzor, près de l'autoroute Palmyre-Deir Ezzor.

    C'est sans doute la plus grande attaque menée par l'aviation militaire russe cette année, d'après Al Masdar News.

  • Où est Abou Bakr al-Baghdadi ?

    Topelement 2Abou Bakr al-Baghdadi fait régulièrement état de rumeur. En effet, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) viennent de déclarer à la chaîne arabe Russia Today, que le chef de l’État islamique se cache présentement dans le gouvernorat d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Jforum.fr, le portail juif francophone ajoute, que les FDS affirment qu'il se trouve parmi les rebelles soutenus par la Turquie.

    Abou Bakr al-Baghdadi, l'homme le plus recherché de la planète, ancien calife de l'État islamique, ne dirige plus aujourd'hui que des troupes disloquées, qui ne peuvent elles-mêmes le localiser. Diabétique et blessé au moins une fois, l'Irakien prend désormais plus que jamais les traits de son surnom, le "fantôme".

    Selon Hicham al-Hachémi, spécialiste des mouvements djihadistes, il ne serait plus entouré aujourd'hui, que de son frère plus âgé Joumouaa, son chauffeur et garde du corps Abdellatif al-Joubouri qu'il connaît depuis son enfance et son estafette Seoud al-Kourdi. Ils seraient tous les quatre dans la badiya, zone désertique allant du centre de la Syrie jusqu'à l'Irak. Il se déplacerait entre al-Baaj (nord-ouest de l'Irak) et Hajin en Syrie.

    Al-Baghdadi n'a fait qu'une seule apparition publique en juillet 2014 à la mosquée al-Nouri de Mossoul, grande ville du nord de l'Irak, reprise en juillet 2017. L'homme le plus recherché de la planète a déjà survécu à plusieurs attaques aériennes de la part de la Syrie, de l’Irak, des États-Unis et de la Russie. Les deux super-puissances ayant déjà affirmé l'avoir tué, estiment aujourd'hui que sans preuve formelle de sa mort, il vaut mieux le considérer comme étant toujours vivant.

    Le quotidien britannique "The Gardian" indique que le 3 novembre 2016, lors de l'assaut de l'armée irakienne et des forces kurdes d'Irak contre Mossoul, le calife a parlé pendant 45 secondes à ses hommes dans un talkie-walkie, se faisant ainsi repérer.

    Il aurait été victime le 10 janvier dernier d'une tentative d'assassinat, par des combattants étrangers de l'État islamique. Ce se serait passé dans un village près de Hajin, ville syrienne à la frontière de l'Irak, Il y aurait eu échange de coups de feu entre des combattants étrangers et les gardes du corps du chef terroriste, qui s'est alors réfugié dans le désert.

    L'attaque aurait été commandité pat Abou Muath al-Jazairi, un combattant étranger. Sa tête est maintenant mise à prix par l'EI. Cette attaque n'a cependant pas été confirmée par l'organisation terroriste, ni par aucun service secret, occidental ou russe.

    Dans son dernier message sonore de 54 minutes en septembre 2017 diffusé par l’agence de presse de l'EI, le chef de l'Etat islamique avait appelé ses combattants, alors acculés de toutes parts en Syrie et en Irak, à résister face à leurs ennemis. Baghdadi s'exprimait par radio, une fois l'an.

    Selon le Sunday Times, lors d'un raid en avril 2018, les autorités turques ont arrêté à Izmir en Turquie, Kasir al-Haddawi, un proche du chef de l'EI, alors qu'il tentait de fuir vers l'Europe caché parmi des réfugiés. Kasir al-Haddawi, était émir de la province syrienne de Deir Ezzor, lorsque celle-ci était sous l'égide de l'EI.

  • L'armée syrienne frappe les djihadistes dans le nord-ouest

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    L’Armée syrienne lance des frappes massives sur le sud d’Idlib, le sud-ouest d’Alep et le nord de Hama.

    À l'aide de missiles sol-sol et d'obus d'artillerie, celle-ci bombarde le groupe Jaysh Al-Izza près du poste d'observation turque de Morek. Elle bombarde également les djihadistes de Khan Al-Assal, dans le sud-ouest d’Alep et de Khan Sheikhoun dans le sud d'Idlib.

    Hay'at Tahrir Al-Sham a vivement réagi, en tirant plusieurs missiles et obus d'artillerie sur les positions de l'armée syrienne dans le nord du gouvernorat de Hama.

    Al-Masdar News affirme que la probabilité d'une réduction des hostilités dans le nord-ouest de la Syrie est mince, car Hay'at Tahrir Al-Sham et ses alliés cherchent à gagner du terrain au sud d'Idlib et au nord de Hama.

  • Syrie, Alep : L'artillerie turque attaque les Kurdes qui ripostent

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    À l'aide d'artillerie lourde, l'armée turque frappe le YPG kurde près de Tal Rifa'at, les incitant à réagir avec leur propre barrage de projectiles.

    Cette attaque intervient 48 heures après le retrait des forces de police russes de Tal Rifa'at et des villages environnants.

    L'Armée syrienne toujours active dans la région de Tal Rifa'at, a averti l'armée turque de ne pas se déplacer dans les parties tenues par le gouvernement syrien.

    L'armée syrienne refuse de se retirer des villes de Nubl et Al-Zahra'a malgré les avertissements de l'armée turque.

  • Alep : Les pro-Turcs attaquent les Kurdes

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    Le Front de Libération National (FLN) soutenu par la Turquie a lancé des tirs nourris et des obus d’artillerie, en direction des Unités de Protection du Peuple (YPG) dirigées par les Kurdes. près de la ville de Kaljibrin. Cela a engendré une riposte immédiate de la part de ces derniers.

    Les tensions entre YPG et FLN s'intensifient dans le gouvernorat d'Alep, après que l'armée turque a envoyé des renforts sur les lignes de front de Jarabulus et de Manbij.

    Ankara considère le YPG comme des terroristes, ce qu'ils ne sont pas.

  • L'aviation russe bombarde HTS à Idlib

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    En réaction aux attaques de Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) contre les forteresses gouvernementales de Mhardeh et d'Al-Suqaylabiyeh, dans le nord du gouvernorat de Hama, l'aviation militaire russe a de nouveau frappé HTS et ses alliés dans le gouvernorat d'Idlib.

    Selon Al Masdar News, l'armée de l'air russe a principalement bombardé le sommet de la montagne de Nabi Ayoub dans la région de Jabal Al-Zawiya, détruisant certaines cachettes et la base de communication de HTS.

    L'armée russe a une ligne rouge en ce qui concerne les attaques contre Mhardeh et Al-Suqaylabiyeh. Chaque fois que ces deux villes sont attaquées par HTS, l’armée russe réagit en frappant le gouvernorat d'Idlib.

  • Les FDS hissent leur drapeau sur Baghouz

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    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), à grande majorité Kurdes, ont annoncé la fin du califat de l'État islamique en Syrie. En effet, elles ont hissé leur drapeau sur Baghouz, dernier fief de l'EI dans l’est syrien.

    Les derniers combattants de l'EI étaient principalement des étrangers : Pour la plupart, Tunisiens, Marocains et Égyptiens, mais aussi quelques milliers venus de France, de Russie, de Belgique et de dizaines d’autres pays.

    Le dernier assaut contre Baghouz, lancé début février, était la phase finale d’une opération déclenchée en septembre 2018.

    Depuis janvier, plus de 67.000 personnes ont quitté la poche de l’EI, dont 5.000 combattants arrêtés après leur reddition. Les civils, la plupart des familles de combattants, ont été transférés dans des camps comme Al-Hol.

    En six mois, 630 civils dont 210 enfants et 160 femmes ont été tués. 1.600 combattants de l'EI et 730 des FDS ont également péri.

    Selon les experts, de nombreux combattants de l’EI resteront disséminés dans le désert, s’étendant du centre syrien jusqu’aux zones désertiques d'Irak. Des cellules dormantes de l'EI continueront à mener des attentats meurtriers. Selon eux, l’EI a déjà entamé sa mue en organisation clandestine.

    « Tout ce que les membres de l'EI ont à faire, est de baisser les armes, se fondre dans la population et fuir », estime John Spencer du Modern War Institute de l’académie militaire de West Point, aux États-Unis.

  • Prélude d'une offensive militaire à Idlib

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    Plusieurs avions de combat russes Sukhoi Su-35 ont décollé de la base aérienne de Hmeymim en Syrie pour participer à un exercice militaire.

    Lors de cet exercice, les avions utilisent leurs fusées éclairantes pour éviter les tirs ennemis. Les hélicoptères de transport militaire Mi-8 ont également participé à l'exercice.

    Cet exercice, ajouté au plus grand bombardement russe de l'année sur Idlib, plus l'utilisation pour la première fois cette année d'hélicoptères russes MI-8, plus l'augmentation d'armements lourds acheminés à l'armée syrienne par la marine russe durant le mois de mars, plus le renforcement de l'armée syrienne à l'entour de la zone dite démilitarisée, mais qui en fait ne l'est pas, plus deux explosions dans la ville d'Idlib visant des ressortissants de Hayat Tahrir al Sham, tout ça m'inspire à penser, qu'on assiste présentement au prélude d'une grande offensive dans le gouvernorat d'Idlib.

  • L'armée syrienne augmente sa pression sur Idlib

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    Le gouvernorat d’Idlib est le dernier bastion entre les mains de Hayat Tahrir al Sham (HTS, anciennement al Qaïda). La conseillère du Président syrien Mme Shaaban, a affirmé que le gouvernement avait décidé de rétablir son contrôle sur ce gouvernorat, mais que la date et le moyen de le libérer étaient encore à l’étude. Aussi, l'armée syrienne a fortement augmenté sa pression sur HTS.

    D'ailleurs, les casques blancs ont déclaré que l'armée syrienne y a lancé 1 800 roquettes et obus, ainsi que 67 raids aériens durant le mois de février. 72 civils ont perdu la vie, 186 ont été blessés, 2 boulangeries, 9 écoles et 3 mosquées ont été endommagées. 334 écoles ont dû suspendre leurs cours en raison des bombardements et 25 000 familles ont dû quitter leur domicile. 

    ​La ville de Khan Sheikhoun, qui a essuyé le plus gros des tirs de missiles, est devenue une ville fantôme, ses habitants ont fui vers des camps de fortune, à la suite de frappes aériennes des aviations russe et syrienne.

    Par contre selon Reuters, HTS a pour sa part mené une attaque en vain, contre l’armée syrienne près du mont d’al-Qala, dans le nord du gouvernorat de Lattaquié, près du gouvernorat d'Idlib. 

    L'armée a aussi été attaquée dans le nord du gouvernorat de Hama par Ansar al-Tawheed, groupe soutenu par la Turquie. « Nous ne resterons pas les bras croisés », a déclaré l'armée syrienne dans un communiqué à la télévision d'état.

    Selon l'agence TASS, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a enjoint la Turquie de respecter ses engagements en vertu de l'accord de Sotchi, qui exige que les groupes interdits soient expulsés de la zone tampon.

     

  • Lavrov : Police militaire russe à la frontière turco-syrienne

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    Pour Moscou, la patience a des limites. Dans une interview à la télévision vietnamienne et chinoise, le chef de la diplomatie russe M. Lavrov a signalé que 70% du gouvernorat d'Idlib est tenu par des terroristes. Selon lui, il est impensable de maintenir indéfiniment ce dernier foyer de terrorisme sur le territoire syrien.

    Sergeuï Lavrov a ajouté que la création d’une zone tampon dans le nord de la Syrie sera abordée lors des discussions prévues avec les autorités turques, la semaine prochaine. « La Turquie est considérablement préoccupée par les possibles risques à ses frontières. À ce jour, on peut quand même constater une certaine tendance positive, liée entre autres au fait que l’armée syrienne, appuyée par la police militaire russe, s’est dirigée vers ce secteur. Certains accords entre les États-Unis et la Turquie ont commencé à prendre forme », a-t-il poursuivi.

    Il a ajouté que la police militaire russe pourrait être déployée dans la zone tampon à la frontière syro-turque. Il y aurait aussi une possibilité que la Turquie agisse du côté syrien, sur certains tronçons de la frontière seulement. « Une concertation sur le format définitif de cette zone tampon, avec la participation de militaires, est sur le point de s’achever. Elle tiendra compte de la position de Damas et prendra compte des intérêts turcs », a-t-il ajouté.

    Selon le ministre, aucune mesure militaire n’est prévue pour l’instant. « La Russie, l’Iran et la Turquie n’envisagent pas de mener des hostilités sur le territoire syrien. Moscou et Téhéran agissent en Syrie sur l’invitation de Damas. Ankara est préoccupé par la menace à la sécurité turque, mais les autorités syriennes protestent contre la présence militaire turque en Syrie », rappelle-t-il. 

  • Le président Assad se rend en Iran

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    Dans le plus grand secret, le président syrien Bachar Al Assad s'est rendu à Téhéran. Les médias iraniens ont indiqué qu'il a été reçu par l'ayatollah Khamenei et le président Rohani. Le général Soleimani, chef de la force Al Qods, chargée des opérations extérieures notamment en Syrie, a assisté aux deux rencontres.

    L'ayatollah Khamenei a annoncé que l'Iran allait poursuivre son aide à la Syrie. Il a aussi lancé une mise en garde contre toute présence américaine entre la Syrie et l'Iran en ajoutant qu'il fallait combattre une telle présence.

    D'après l'agence de presse syrienne SANA, le président syrien a félicité Sayed Khamenei et le peuple iranien pour le 40e anniversaire de la Révolution iranienne. Il a aussi remercié l'Iran pour tout l'aide qu'il a apporté à la Syrie pendant la guerre, De son côté, l'ayatollah a félicité le président Assad, le peuple syrien et les forces armées pour les victoires réalisées. Les deux parties se sont dites satisfaites des relations entre les deux pays.

    L’entretien a également porté sur les efforts faits dans le cadre du processus d’Astana, dans le but de mettre fin à la guerre déclenchée contre la Syrie. Le président Rohani a fait part au président al-Assad des résultats de la dernières rencontre à Sotchi, entre les trois pays garants dans le cadre du processus d’Astana. Les points de vue étaient concordants vis-à-vis des moyens de réaliser l’unité nationale, l’indépendance et la souveraineté de la Syrie.

    Les deux présidents al-Assad et Rohani se sont mis d’accord sur la poursuite de la coordination bilatérale à tous les niveaux.

    Depuis le début de la guerre il y a huit ans, le président Assad ne s'était rendu qu'en Russie.

  • Assad vainqueur, s'impose à la Turquie et à l'Arabie

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    Dans une interview accordée à Al Mayadeen, Mme Bouthaina Shaaban, conseillère politique du président syrien Assad, a déclaré : « Aujourd’hui Erdogan, agissant à travers la prétendue opposition dont il est bien sûr loyal, cherche à déterminer le nom qui permettrait aux Frères musulmans de se faire entendre au sein du gouvernement syrien ».

    Mme Shaaban a poursuivi en notant que les partis religieux ne sont pas autorisés en Syrie, car il s'agit d'un état pluraliste laïc. La conseillère a noté que le président turc tentait d'intégrer des membres des Frères musulmans à l'intérieur du gouvernement syrien, mais les Frères musulmans sont considérés comme un groupe terroriste en Syrie.

    M. Erdogan président de la Turquie, a rétorqué que les Frères musulmans sont une organisation idéologique et ne doivent pas être traités comme un groupe terroriste.

    On assiste présentement à une lutte entre la Turquie (musulmane sunnite pro-Frères musulmans) et l'Arabie saoudite (musulmane sunnite, anti-Frères musulmans), une lutte, dis-je, pour obtenir le leadership du monde musulman sunnite et la Syrie n'y fait pas exception.

    Assad de confession alaouite, branche du chiisme, est soutenu par l'Iran. Par contre la population syrienne est majoritairement sunnite et l'Arabie saoudite tout comme la Turquie ont financé la rébellion syrienne.

    Assad ayant restructuré son armée et ayant obtenu le soutient militaire de la Russie en plus de celui de l'Iran et du Hezbollah libanais, est en train de gagner la guerre et cette opinion est partagée par tous, y compris ses ennemis.

    Comme disent si bien les Américains : « If you cannot beat them, join them ! » C'est ce que la Turquie et l'Arabie saoudite tentent présentement, chacun de son côté, en essayant de se rapprocher le plus possible d'Assad, dans le but d'obtenir au moins un peu d'influence sur lui. Autrement dit, ils tentent de minimiser leurs pertes.

    De son côté, l'Arabie saoudite fait pression sur le président Assad, pour qu'il renoue avec la Ligue arabe. Mais comme c'est la Ligue arabe qui l'a rejeté, Ce dernier n'est pas pressé de renouer avec elle. Il le fera certainement un jour, en imposant quelques conditions, puisque c'est lui qui a gagné la guerre syrienne et non l'Arabie, ni la Turquie.

    Dorénavant, le jeux qui s'ouvre au président Assad, est de jouer sur les deux tableaux, en minimisant ce qu'il donnera à chacun et en maximisant ce qu'il recevra d'eux. Après tout, je le répète, c'est lui qui a gagné la guerre ! Au début, Il dit : Non, à chacun. Ainsi, il fait monter les enchères et comme disent si bien les Chinois : « Donnant, donnant ! »

  • La Turquie continue de traiter les Kurdes de terroristes

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    Ismail Emrah Karael, député du Parti de la justice et du développement, au pouvoir au parlement turc, a affirmé à Sputnik, que l'Iran, la Russie et la Turquie ont une position commune concernant l'écriture d'une nouvelle Constitution en Syrie, la mise en place d'une nouvelle administration dans ce pays et l'organisation d'élection.

    Il a ajouté que la Turquie ne permettra pas l'ouverture d'un corridor terroriste au sud de ses frontières. « Nous avons plus d'une fois déclaré haut et fort que les États-Unis devraient cesser de soutenir les éléments terroristes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Quoi qu'il en soit, la Turquie est à même d'en venir à bout dans la région. Et nous l'avons déjà vu lors des opérations "Bouclier de l'Euphrate" et "Rameau d'olivier"», a rappelé le député.

    Contrairement au gouvernement syrien, à la Russie et aux États-Unis, la Turquie traite constamment les organisations kurdes de "terroristes".

  • Une haute conseillère d'Assad rejette l'autonomie des Kurdes

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    Une haute conseillère du président syrien, Mme Bouthaina Shaaban rejette catégoriquement l’idée de donner aux Kurdes syriens une certaine autonomie.

    Elle a déclaré à Reuters, en marge d'une conférence sur le Moyen-Orient à Moscou, organisée par le club de discussion Valdai, que « l'autonomie signifie la partition de la Syrie ».

    Lors de récentes réunions avec la Russie, les Forces Démocratiques Syriennes, dirigées par les Kurdes qui gèrent en ce moment l'Est de l'Euphrate, ont présenté une feuille de route pour arriver à un accord avec le gouvernement syrien.

    Les Kurdes voudraient protéger leur territoire dans un état décentralisé, lorsque les troupes américaines auront quitté l'Est de l'Euphrate. C'est à dire un gouvernement central à Damas et différents gouvernements provinciaux pour sécuriser les différentes minorités.

    Mme Shaaban a rajouté que : « La Syrie est un pays qui est un creuset pour tous et que tous sont égaux devant la loi syrienne et devant la constitution syrienne ». La conseillère du président Assad a défini les Kurdes comme étant une partie précieuse et très importante du peuple syrien.

    Le gouvernement syrien et de nombreux spécialistes de la Syrie pensent que l'autonomie mènera automatiquement à la dislocation du pays.

  • Les Kurdes en Syrie 

    Début 2015, les Kurdes appuyées par les frappes américaines chassent l'EI de Kobané.

    Fin 2015, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de 25 000 Kurdes du YPG et de 5 000 Arabes, voient le jour. En quelques années et avec l'aide de l'aviation militaire américaine, elles conquièrent l'Est de l'Euphrate des mains de l'État islamique.

    En juillet 2018, le Conseil Démocratique Syrien, bras politique des FDS, effectue une première visite officielle à Damas. Les Américains et les Russes appuient l'initiative. Par contre, les négociations n'aboutissent pas. Les Kurdes voulant une autonomie du style provincial, alors que Damas exige un gouvernement central fort, craignant que l'autonomie exigée par les Kurdes ne mène à l'éclatement du pays. En contre-partie, les Syriens offrent aux Kurdes une autonomie au niveau des villes. À remarquer que l’éducation serait contrôlée par les Kurdes, mais au niveau municipal plutôt qu'au niveau provincial. Malgré cela, aucune entente n'est signée.

    Le 28 décembre dernier, suite à l'annonce du retrait des troupes américaines, les YPG craignant l'armée turque et ses alliés, appellent le gouvernement syrien à déployer l'armée syrienne dans la région de Manbij. L'armée répond à l'appel.

    Le 24 janvier 2019, le commandant en chef des FDS, Mazloum Kobani, plaide pour que les FDS bénéficient d'un "statut spécial" de la part du gouvernement syrien.

    L'armée syrienne et les Kurdes ne se sont jamais fait la guerre, sauf quelques escarmouches locales très rares.

  • L'armée syrienne n'a pas l'autorisation d'attaquer Idlib

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    Armée syrienne identifiant les positions de Hayat Tahrir al Sham, dans le gouvernorat d'Idlib 

    Damas n'a pas reçu l'autorisation de lancer son offensive contre Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS) dans les gouvernorats d'Idlib et de Hama, malgré ses demandes répétées auprès de ses alliés russe et iranien.

    Ces deux derniers en accord avec Damas, ont retransmis la demande syrienne à la Turquie, qui elle, a refusé de plein fouet. De sorte que la Russie, la Turquie et l'Iran, sont dans l'obligation de maintenir l'accord de Sotchi, pour quelques temps.

    L'armée syrienne a cependant reçu l'assurance de la part de ses deux alliés, que cette fois-ci, est la dernière chance que la Turquie possède, pour obtenir un règlement pacifique à la situation intolérable dans le gouvernorat d'Idlib. Si la Turquie ne réussit pas, l'offensive syrienne sera autorisée.

    Le gouvernement syrien pense que la Turquie tente de transformer HTS (ancien Al Qaïda) en "groupe modéré", afin qu'il participe au processus de paix.

    Notons la montée en puissance de la Turquie, qui réussit quand même à s'imposer à la Russie et aux États-Unis.

  • Rencontre des présidents russe, turc et iranien

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    Le trio qui se retrouvait pour la première fois depuis la décision de Washington de se retirer de Syrie, a éprouvé des difficultés à surmonter leur divergence sur le contrôle de certaines régions, comme Idlib et Manbij.

    Moscou, Téhéran et Damas font pression sur Ankara pour lancer une offensive sur le gouvernorat d’Idlib, où Hayat Tahrir Al-Sham, lié à Al-Qaida, domine 90 % du territoire.

    Ankara, qui a positionné ses troupes près de la ville de Manbij, veut instaurer une zone tampon qu'elle contrôlerait dans le nord de la Syrie et y chasserait les forces kurdes près de ses frontières, alors que Moscou, tout comme Téhéran, souhaite que les forces syriennes garantissent la sécurité de cette zone.

    Ankara ne semble pas vouloir lâcher le morceau. Probablement qu'elle accepterait de laisser Damas contrôler Idlib en échange de la zone tampon au sud de sa frontière. Ce que Damas, Moscou et Téhéran ne semble pas près d'accepter.

    À Idlib, l'armée syrienne ne peut pas attaquer HTS sans le consentement d'Ankara. Pour ce qui est de Manbij, l'armée syrienne et la police militaire russe empêche l'armée turque et ses alliés d'avancer.

    Washington ne semble pas avoir de plan concret pour le retrait de ses 2 000 soldats. Mais s'ils veulent partir honorablement, c'est le temps puisque l'EI perdra très bientôt son dernier fief à l'Est de l'Euphrate. Si Washington revient sur sa décision, elle devra faire face à des attaques sporadiques sur ses troupes.

  • Rouhani veut débarrasser Idlib des djihadistes

     

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    Le président iranien Rouhani déclare à ses homologues russe et turc qu'il est favorable au fait de débarrasser Idlib des forces djihadistes.

    M. Rouhani a rencontré ce matin M.Erdogan, puis ce dernier et son homologue russe, M. Poutine.

    Lors de la conférence de Sochi, les trois présidents devraient discuter de la situation dans le gouvernorat d'Idlib et des solutions possibles à la présence djihadiste dans ce pays.

  • L'armée syrienne veut nettoyer la zone démilitarisée d'Idlib

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    Syrie, Idlib 


    L'Armée syrienne propose de lancer une opération militaire, pour nettoyer la zone démilitarisée de 20 km de profondeur qui s'étend du nord-est de Lattaquié à l'ouest d'Alep.

    En raison du refus des djihadistes de quitter la zone tampon, l'armée syrienne veut nettoyer la zone elle-même et permettre ensuite au personnel militaire russe de se déployer dans la zone démilitarisée.

    Bien que l'armée syrienne veuille débarrasser le gouvernorat d'Idlib en son entier de tous les groupes militants, elle serait disposée à négocier un règlement dans lequel elle lancerait tout simplement une opération visant à expulser tous les militants de la seule zone tampon.

    À Sochi, les délégations russe et iranienne présenteront l'idée syrienne à leur partenaire turc.

    Il semble que le seul autre scénario envisageable soit une opération militaire conjointe turco-russe-iranienne, dans laquelle ils nettoieraient eux même, la dite zone démilitarisée.

    Ce dernier scénario serait probablement accepté par la Turquie, car il lui permettrait de participer activement à l'opération sans inclure l'armée syrienne.

  • Turquie et Russie négocient la suite du retrait américain

     

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    Entrée en force voici plus d'un an au nord de la Syrie, l'armée turque est présente à Afrin, Idlib, al-Bab et Jarablous, avec 80.000 hommes et des troupes supplétives rebelles, qui n'attendent qu'un signal pour prendre les provinces de Hassaké et Raqqa, sous prétexte de les libérer des YPG.

    Erdogan en a discuté avec Poutine, tout en sachant que ses ambitions se heurtent aux Russes et Iraniens, qui eux, veulent le respect de la souveraineté et de l'intégrité syrienne.

    « Nous nous attendons à ce que la promesse de créer une zone de sécurité pour protéger nos frontières des terroristes soit tenue dans quelques mois. Sinon, nous nous en chargerons nous-mêmes », a déclaré M. Erdogan à la télévision turque, au lendemain de son voyage à Moscou, où il a rencontré son homologue russe le président Poutine.

    Les deux chefs d'état ont eu fort à faire pour transcender les difficultés apparues à Idlib où, malgré les engagements turcs, Hayat Tahrir al Sham, ex Al Nosra, contrôlent maintenant la totalité du gouvernorat.

    D'ailleurs, l'aviation militaire russe a déjà commencé ses vols de reconnaissance au dessus d'Idlib. La Turquie veut peut-être échanger le gouvernorat d'Idlib contre Hassaké et Raqqa au détriment des Kurdes des YPG.

    Option qui, dans un premier temps, pourrait obtenir l'aval aussi bien de Moscou que de Téhéran. Mais, n'oublions pas que les combattants kurdes ne sont pas encore balayés et que les troupes américaines ne se sont toujours pas retirées

  • La Turquie fait pression sur les États-Unis

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    Selon Arab News, des vidéos montrent l'armée turque déployant de fortes troupes près de sa ville frontière d'Akcakale. La Turquie pourrait donc ainsi lancer en Syrie, une nouvelle offensive contre les milices kurdes soutenues par les États-Unis. La ville syrienne visée serait Tal Abyad, ville à majorité arabe, située au nord de Raqqa et en ce moment sous contrôle kurde.

    « Je ne m'attends pas à une opération militaire directe et imminente à Tal Abyad. Je pense que le récent renforcement militaire a l'intention de faire pression sur les États-Unis pour que la feuille de route commune sur Manbij, soit opérationnelle rapidement », déclare M. Oytun Orhan, expert syrien du groupe de réflexion ORSAM basé à Ankara. Il s'agit de retirer le YPG kurde de la ville de Manbij.

    M. Orhan affirme que la Turquie, a déjà le soutien des tribus arabes qui se sont réfugiées en Turquie, en provenance de Tal Abyad. Ce qui obligerait les États-Unis à reconsidérer leur alliance avec les Kurdes.

    La Turquie a réuni une cinquantaine de chefs tribaux sunnites dans la province de Sanliurfa, au sud-est de la Turquie, au nord de Tal Abyad. Leur position contre le pouvoir kurde est claire.

    La Turquie maintient en même temps son alliance avec la Russie, pour lutter contre le soutien des États-Unis à la milice syrienne kurde du YPG, considérée comme une menace pour la sécurité nationale en Turquie, en raison de ses liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    M. Mete Sohtaoglu turc et autre analyste de la Syrie, s'attend à ce que l'opération de la Turquie à Tal Abyad commence en mars 2019. « L'opération devrait commencer à partir de la ville frontalière de Suruc, située au sud-est de la Turquie, avant d'inclure spécifiquement la zone située entre les cantons de Tal Abyad et de Kobani. L'objectif principal de la Turquie est d'éliminer toute présence des YPG à l'est de l'Euphrate ».

    Toujours selon Sohtaoglu, la principale condition pour que les États-Unis retire leur soutien au YPG, serait un changement de politique de la part de la Turquie à propos de l'Iran.

    Le porte-parole de la présidence turque M. Ibrahim Kalin a annoncé que la Turquie entamerait prochainement des entraînements et des patrouilles conjointement avec les États-Unis dans la ville syrienne de Manbij.

    Par contre,le Département d'État américain n'a pas inscrit le YPG et son aile politique, le Parti de l'Union démocratique (PYD), sur sa liste des groupes terroristes pour l'année 2017, contrairement à ce qui était le cas auparavant.

    Mais certains experts ne prévoient aucune diminution du soutien des États-Unis à leur partenaire kurde.

    C'est une partie d'échec à trois. D'un côté, la Russie, l'Iran, la Syrie, le Hezbollah de l'autre la Turquie et en troisième lieu les États-Unis.

    L'Union européenne, l'Arabie et le Qatar semblent maintenant sortis du jeux et sont maintenant spectateurs intéressés.

  • Les Américains arment les Kurdes à l'est de l'Euphrate

     

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    Selon "L'Épopée du 15 juillet" journal pro-turc, ces 30 derniers jours, les États-Unis ont fait parvenir aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), formées en grande partie de Kurdes du YPG, près de 1 500 camions remplis d'armes.

    Les camions traversent la frontière entre l’Irak et la Syrie et ces armes aident les FDS à combattre l'EI à l'est de l'Euphrate.

    Des images filmées par l'Agence Anadolu, montrent que les camions transportent des véhicules blindés, des véhicules de transfert de personnel militaire, des armes légères et lourdes, des engins de chantier et des cabines de protection préfabriquées.

    Environ le quart du matériel est utilisé par les Américains et les 3/4 par les FDS.

    Les États-Unis comptent actuellement 15 bases militaires à l'est de l'Euphrate et trois nouvelles seraient en construction.

  • Idleb, Les forces en présence et ce qui s'en vient 

     

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    Il y a 12 points d’observation de l'armée turque, qui ont été fortifiés dernièrement avec des murs de béton.

    Face à la pression de l'armée syrienne, les rebelles se sont regroupés en 2 camps principaux, soit le Front de Libéralisation Nationale soutenu par la Turquie et le clan HTS.

    Ce dernier considéré comme terroriste par l'ensemble de la communauté internationale, y compris les États-Unis, ses alliés, sans oublier la Turquie. Dernièrement, 6 sous-groupes de HTS auraient de nouveau porté allégeance à al Qaïda.

    Alors que HTS est tenu à l’écart des pourparlers d’Astana, le Front de Libéralisation Nationale en est partie intégrante.

    Le gouvernement Assad, appuyé par la Russie, l'Iran et le Hezbollah est en processus de récupération totale de son territoire. Dans son agenda, il est rendu à la récupération du gouvernorat d'idleb, en ce moment, sous forte influence turque.

    La Turquie est en négociation avec la Russie afin de prévenir une crise humanitaire dans la région d'Idleb, dont elle souffrirait puisqu'elle accueille déjà 2 à 3 millions de réfugiés syriens sur son territoire et Il y a près de trois millions de civils dans le gouvernorat d'Idleb. Forcément, si la guerre s'y amène, la Turquie risque d'absorber encore des réfugiés.

    La Turquie est dans l'incapacité de fermer l’espace aérien aux Russes et Syriens, donc elle tente de diminuer la présence des terroristes à Idleb.

    L'armée syrienne procédera en deux étapes.

    1ère étape, l'élimination des groupes terroristes, HTS et ses alliés. Ceux-ci contrôlent 60% du territoire. HTS pourrait inventer une attaque chimique pour faire en sorte que les États-Unis, la France et la Grande Bretagne bombarde le clan Assad. Mais quand le triumvirat bombarde, on l'a vu dans le passé, ça ne change pas le cours de la guerre et les États-Unis viennent de l'affirmer, ils bombarderaient des sites de fabrication d'armes chimiques.

    La Russie pour montrer sa détermination, effectue son plus grand exercice militaire en méditerranée en ce moment. En même temps, l'arsenal américain est prêt pour lancer des tomahawks, s'il le faut.

    2e étape, reprendre le 40% du territoire que contrôle le Front National, probablement sans trop faire couler de sang, puisque ce groupe remettrait ses armes lourdes à la Turquie dans un processus de réconciliation.

     

  • Deraa et l'offensive syrienne

    Avant 

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    Les groupes rebelles du Sud-Ouest entretenaient des liens étroits avec les États-Unis et avec la Jordanie où ont été militairement formés de nombreux rebelles. Un groupe en particulier était financé par l'Arabie saoudite.

    Amman poursuit ses contacts avec Washington et Moscou pour trouver une solution politique. Elle refuse d'accueillir de nouveaux réfugiés. La Jordanie n'est pas contre une reprise de la région par le gouvernement syrien, ce qui apportera la stabilité et permettra la réouverture de la frontière. Ce qui est bon pour les économies jordanienne et syrienne. Comme le dit quelques fois le gouvernement jordanien, les Américains quitteront un jour la région, ce qui n'est pas le cas de la Syrie, sa voisine. La Jordanie est condamnée à s'entendre avec la Syrie, pour le bien de leurs économies respectives.

    Avant l'offensive, le gouvernement américain affirmait qu'il ne resterait pas les bras croisés si Damas attaquait le Sud-Ouest, sans en préciser d'avantage sa pensée. Comme le fait souvent l'Occident.

    Le 19 juin, l'armée syrienne lance son offensive tant attendue, dans le gouvernorat de Deraa. Tout d'abord, en répondant à certaines tentatives d'offensives rebelles, puis en accélérant le tempo progressivement, jusqu'à ce que l'aviation militaire russe bombarde. Quelques jours plus tard, Washington prévient les insurgés qu'ils ne pourront compter sur un appui militaire américain. Les Ricains ont certainement obtenu quelque chose en retour. Quoi ? Probablement que si l’Armée syrienne contrôle le Sud-Ouest, l'armée américaine conserve sa base militaire à Al-Tanf, au Sud-Ouest de l'Euphrate.

    L'abandon américain est un feu vert à l'opération de l'armée syrienne dans le Sud-Ouest. Le choix des rebelles devient donc très limité. Ils ont le choix entre la négociation avec la Russie par l'intermédiaire de la Jordanie, ou la résistance, qui se terminera de toute façon par la négociation avec la Russie, par l'intermédiaire de la Jordanie, après des pertes militaires et civiles immenses.

    Les rebelles ont refusé tout d'abord une proposition russe relayée par la Jordanie, les invitant à se rendre et à abandonner leurs armes lourdes. Mais, si les rebelles sont conscients que tôt ou tard ils devront céder, ils essayent d'améliorer les contreparties de tout accord. Leur marge de manœuvre est limitée, comme en témoigne leur recul rapide sur le terrain.

    Après

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    Rouge et brun : Armée syrienne

    Vert : Rebelles, différentes factions de l'Armée Syrienne Libre qui n'a plus rien à voir avec l'Armée Syrienne Libre du début de la guerre

    Gris : État islamique

    Bleu : L'armée israélienne sur le Golan occuppé

    Blanc  : Jordanie

  • Bombardement russe au sud du gouvernorat d'Idlib

     

    Syrie, gouvernorat d'Idlib, Tramla, Rembath :

    Les forces aériennes russes ont intensifié leurs frappes aériennes hier soir, en lançant des frappes sur la ville de Tramla, dans le sud du gouvernorat d'Idlib et sur la ville de Rembah, lançant plusieurs frappes aériennes le long de la frontière provinciale du gouvernorat de Hama.

    Pendant que l'Armée arabe syrienne bombardait lourdement les positions djihadistes autour de la colline Al-As.

    L'armée syrienne préparerait une offensive dans la campagne nord de Hama.

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  • Le gouvernement syrien

    Depositphotos 63344485 stock photo hand making the v signAvant l’intervention russe, le gouvernement syrien contrôlait seulement 17% de la Syrie. Avec l'appui de Moscou, M. Assad a récupéré 60% du territoire et 70% de la population. Les groupes rebelles quant à eux, ne foulent plus que 12% du sol, sur lequel vit 14% du peuple. 25% du terrain et 14% des gens sont sous le contrôle Kurde, soutenu par les Américains. Les Turcs détiennent 3% du territoire et de la population.

    Les victoires du gouvernement syrien s'additionnent les unes après les autres. Les villes de Salma et Rabia dans la province de Lattaquié (nord du littoral syrien), la ville de Cheikh Miskine dans la province de Deraa (sud-est du pays), suivies de Homs, troisième ville du pays, s’ensuit l'Est d’Alep, deuxième ville, ainsi que les quartiers Est de Damas, première ville (Tichrine, Barzé et Qaboun). Les derniers dominos tombent : la Ghouta orientale, le Qalamoun, Yarkmouk... Bientôt les dernières poches islamistes résistantes des gouvernorats d'Hama, d'Alep et de Homs suivront aussi leur destin.

    Le gouvernement syrien, soutenu par la Russie, l'Iran, le Hezbollah, les milices chiites d’Afghanistan et d’Irak, enchaîne les victoires, les unes après les autres. Le gouvernement syrien reconquiert son territoire, gain après gain et se renforce toujours de plus en plus. De nouveaux armements haut de gamme arrivent de Russie, car l'avenir de la reconquête s’annonce un peu plus difficile.

    Deraa

    Dans le Sud-Est du pays, région côtoyant la Jordanie et pas trop loin d'Israël, les forces d'Assad ont réussi à grignoter des parts de la province. Celle-ci demeure tout de même majoritairement sous le contrôle rebelle, notamment sous l'emprise de factions islamistes rattachées à l’Armée Syrienne Libre et au HTS (ex-Al-Qaida). L'EI y est aussi présent.

    Cette région rebelle est sous la supervision du commandement unifié du Centre Militaire des Opérations (MOC) basé à Amman. Les États-Unis, l'Europe et certains pays du Golfe contrôlent les opérations rebelles depuis le territoire jordanien. C'est ce qui rend la reconquête un peu plus difficile. Mais vu que l'appui aérien américain y est absent et qu'il ne pourra pas s'y instaurer, le ciel de la région étant sous contrôle russe et syrien. Il me semble alors que la reconquête est faisable. 

    Golan syrien

    Sur la frontière d'Israël, qui tente par bombardements interposés, d'imposer sa loi. Tel-Aviv ne veut pas voir le Hezbollah et les forces iraniennes proches de sa frontière. Elle préfère les Islamistes qu'elle soigne dans ses hôpitaux et à qui elle donne un petit coup de main une fois de temps en temps.

    L'Iran rencontre désormais une grande résistance de la part d'Israël par rapport à l’implantation de ses milices sur le sol syrien, notamment près du Golan. L’ombre d’une guerre israélo-iranienne plane sur le fond de l’air. Mais là encore, la reconquête est possible. L'aérien est toujours sous contrôle russe et syrien. 

    Idleb et Afrin

    Sans accord avec la Turquie, les forces syriennes ne pourront pas reprendre ces deux régions. L'armée turque soutient les groupes rebelles islamistes qui luttent contre "Hayat Tahrir al Sham" (al Qaïda). Une fois HTS éliminé, Damas pourra peut-être, penser à commencer à négocier avec Ankara et les groupes rebelles islamistes alliés de la Turquie.

    Les Turcs remettront Idleb et Afrin à la Syrie, une fois que Damas contrôlera le territoire Nord-Est de la Syrie, le long de la frontière turque. Il ne faudra pas que les Kurdes y soient en région autonome. Il sera alors possible que la Turquie se montre coopérative. Cette dernière aura probablement le temps d'installer une population pro-Turque à Afrin, soit les Turkmens. Par contre on ne sait jamais, une rébellion en Turquie est toujours possible. Et si ça n'en devenait le cas, le cours de la guerre changerait.

    À Idleb, l'aérien est sous contrôle russe mais les Turcs ont quand même leur mot à dire. À Afrin, l'aérien est sous contrôe turc mais c'est les Russes qui leur ont laissé et Moscou a les moyens de le reprendre, grâce aux missiles anti-aérien S-400, réputés comme les meilleurs au monde. Par contre, ils n'ont jamais été testés en temps de guerre. Il faut dire que l'on ne se bouscule pas au portillon, pour aller jouer le pigeon d'argile devant cet instrument de guerre.

    Est de l'Euphrate

    La région est majoritairement arabe mais contrôlée par les Kurdes soutenus par les Américains. L'aérien est sous contrôle américain. Ces derniers ne veulent pas rester, mais ne veulent pas non plus laisser le territoire, ni aux Turcs ni aux Syriens. Washington veut y remplacer son armée de terre par des armées de pays arabes ou d'autres, comme l'armée française par exemple, tout en y laissant opérer son aviation militaire.

    Cependant, des rébellions arabes commencent lentement mais sûrement. Kurdes et Américains devront y faire face de plus en plus. Des milices privées russes ont essayé de reconquérir du terrain pour Damas, mais sans succès. L'armée syrienne a essayé également plus d’une fois, dont encore la semaine dernière, mais toujours sans succès. 

    Al Tanf 

    Importante Base militaire américaine, au sud du pays à la frontière irakienne, elle contrôle un territoire d'environ 50 km carré. Le ciel est contrôlé par l'aviation militaire américaine.

    Les États-Unis y entraînent des milices syriennes qui doivent normalement se battre contre l'EI, qui est encore présent dans le désert à l'Est de l'Euphrate. Les Syriens eux, ont l'impression que ces miliciens se retrouvent au final en face d'eux, sur le front, en fait, tout leur porte à croire qu'ils se battent contre eux. Ce qui est fort plausible, quand on analyse l'historique et les intérêts américains dans l’pays. 

    Ce territoire sera reconquis lorsque les Américains s'en iront. On sait qu’ils ne veulent pas rester trop longtemps, mais en même temps, ils ne savent pas trop comment se sortir de là, sans que leur orgueil de mâle en prenne un trop dure coup.

    En conclusion, cette guerre sera gagnée par le clan le plus impliqué militairement et surtout par  celui qui contrôle le ciel. Car tous les pays impliqués se sont entendus sur une chose, personne ne fournit à ses alliés, l’arme qui descend les avions.

    À noter que les armes ont le dessus sur l'argent. Dans une guerre, il arrive toujours un moment, un  point culminant, ou l'une des deux armées finit, de peine et de misère, à l'arrache-pied, après en avoir perdu le souffle, à bout de souffle, elle finit par avoir entièrement et totalement le dessus sur l'autre. À ce moment-là, l'autre s'effondre comme un château de cartes. Lors de la bataille d'Alep, ce point culminant a été atteint. L'armée syrienne, à bout de souffle, est sortie totalement et entièrement victorieuse. La débâcle chez l'ennemi continue et il déboule ! Déboule ! Ça ne s'arrêtera qu'à la fin.

    Mais ce n'est pas facile pour autant et c'est douloureux, très douloureux !

  • M. Pompeo, l'Iran et la Syrie

     

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    Après avoir rencontré les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Bruxelles, le secrétaire d'état américain M. Mike Pompeo, rencontre cette fin de semaine les dirigeants saoudien, israélien et jordanien pour les informer du projet du président Trump concernant l’accord limitant le programme nucléaire iranien et les informera probablement de facto sur la politique américaine envers la Syrie.

    L'administration Trump appelle les pays du Golfe à fournir des fonds et des troupes pour stabiliser la Syrie à l'Est de l'Euphrate.

    Hostile à l’accord sur le nucléaire iranien signé en juillet 2015, M. Trump doit annoncer ce 12 mai s’il déchire l'entente âprement négocié entre l’Iran et les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ou s'il y rajoute quelques clauses.

    Pour sa part, l'Iran ne veut absolument pas altéré l'accord. Si les États-Unis y changent quoi que ce soit, Téhéran se lancera alors de nouveau dans la recherche nucléaire.

    L'Arabie Saoudite quand à elle, développera sa propre bombe si l'Iran le fait, dixit le prince héritier.

    M. Pompeo assure que le président n’a pas encore pris sa décision. Par contre, le secrétaire d'Etat américain militerait en faveur de nouvelles sanctions contre l'Iran. Chose certaine, il y aura des changements substantiels à l'entente.

    L'accord de 2015 limitant le programme nucléaire iranien en échange d'un allègement des sanctions ne couvre pas son programme de missiles.

    Le secrétaire d'État : « Les missiles iraniens prolongent la guerre et la souffrance au Moyen-Orient. Ils menacent notre sécurité et nos intérêts économiques et ils menacent particulièrement l'Arabie Saoudite et Israël ».

    La Russie, la Chine, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, considèrent l'accord comme le meilleur moyen d'empêcher l'Iran de développer une bombe nucléaire.

    Le président français M. Macron, a d'ailleurs réitéré sa demande à M. Trump, de ne pas abandonner l'accord bien qu'il ait reconnu plus tard, qu'il pensait que ce dernier se retirerait.

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  • La guerre syrienne sur du charbon ardent

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    Après la Ghouta orientale, le Sud de Damas est maintenant presqu'entièrement libéré. Après chaque élimination d’une poche rebelle, l’armée syrienne se renforce. La police militaire russe prend la relève des soldats syriens et les dix mille militaires syriens qui encerclaient les zones rebelles autour de Damas, sont maintenant libres de se battre ailleurs. Une partie des rebelles qui n’ont pas voulu être évacués, rejoignent les forces gouvernementales. L'armée syrienne continue donc son travail de réduire les poches rebelles dans les régions de Homs, d'Hama et d'Alep. 

    Ce qui pose problème à l’armée syrienne dans le Nord-Ouest, c’est l’approvisionnement et le soutien de la Turquie aux groupes islamistes rebelles. Dans le gouvernorat d'Idlib, "Hay’at Tahrir al-Sham" (HTS ou Al-Qaïda) est en guerre avec les autres groupes soutenus par la Turquie et ce pour le contrôle de la région. L'armée syrienne n'a donc pas intérêt à s'y pointer pour l'instant, à moins que les  poches pro-gouvernementales encerclées par HTS, soient attaquées. 

    Ce qui pose problème à la Turquie dans le Nord de la Syrie, ce sont les Américains qui pour l'instant ne semblent pas pressés de laisser entrer l'armée turque à Mambij. Les Américains y ont amené quelque renfort et des conseillers militaires français viennent d'arriver. 

    Dans le Nord-Ouest du pays, lorsque qu'il n'y aura plus de poches rebelles, à l'exception d'Idlib, l'armée syrienne se déplacera alors vers ses frontières-Sud, vers Deraa, le plateau du Golan syrien et la frontière jordanienne. Dans ces régions, le gouvernement contrôle déjà une bonne partie du territoire. Pour ce qui est des parties qu'il ne contrôle pas, l'État islamique y est en guerre avec les autres groupes islamistes. Les combats se poursuivent et les différents camps rebelles s’affaiblissent. 

    Ce qui pose problème à l’armée syrienne dans le sud, c’est l’approvisionnement et le soutien d’Israël aux groupes terroristes. Si Israël intervient davantage, soit avec son aviation ou ses missiles, le combat pourrait dégénérer en guerre ouverte avec Israël et on peut facilement s'imaginer que l'Iran ne resterait pas les bras croisés. Il vient d'ailleurs d'informer Israël qu'il a les mains sur la gâchette et que ses missiles sont prêts à frapper toutes les bases aériennes israéliennes.

    À l’Est, la ville de Raqqa, détruite, devient un casse-tête pour les Américains. La ville n’a pas d’eau, ni d'électricité. Ce sont les deux premiers services à rétablir, surtout pour redémarrer l'agriculture. L’administration locale n’a pas les moyens de reconstruire. Les États-Unis n’ont aucune envie de dépenser. Ils demandent même aux pays du Golfe de s'acquitter de la reconstruction et même de remplacer l'armée américaine sur les lieux. Les dits pays arabes ne semblent pas intéressés du tout. On note aussi que la population arabe qui revient habiter Raqqa est de plus en plus hostile aux États-Unis et aux Kurdes. Elle veut revenir sous le contrôle du gouvernement syrien, qui lui, a déjà commencé la reconstruction dans les régions qu'il contrôle. Une rébellion "anti-kurdo-américaine" vient d'ailleurs de commencer lentement. Il suffit d'un excès guerrier fait par la coalition américaine quelque part dans le pays et la réaction des Arabes syriens sera explosive. C'est le cas de le dire.  

    Plus à l’Est, à la frontière syrienne irakienne, au nord de l’Euphrate, il y aurait de 3 000 à 5 000 combattants de l’EI, que les États-Unis n’attaquent plus. En fait, Washington a même empêché les troupes gouvernementales, qui contrôlent la zone sud de l’Euphrate, d’attaquer l’EI. Les commandants russes, iraniens, syriens et irakiens se sont donc réunis et ont tous décidé d'un commun accord, d'organiser des opérations communes contre l’EI. L'aviation irakienne vient donc de bombarder l'EI en territoire syrien et ce avec l'approbation de Damas. Les forces gouvernementales syriennes ont reconstruit un pont militaire, qui leur permettra de traverser l’Euphrate lors d’une opération future. Plusieurs bataillons, dont des troupes auxiliaires sous commandement iranien, sont prêts à attaquer. Les États-Unis les bombarderont-ils lorsqu’ils traverseront le fleuve ? Ou bien vont-ils s’en abstenir et laisser les troupes syriennes bénéficier du soutien aérien irakien ?

    Pour ce qui est de l'Arabie saoudite, celle-ci finance entièrement "Jaysh al-Islam" (une religion obligatoire, la  religion sunnite). Partout où s'installe "Jaysh al-Islam", l'armée syrienne réussit toujours à le vaincre !

    La Turquie veut éradiquer un Kurdistan indépendant ! Pour elle, les Kurdes sont des terroristes ! Elle le dit, elle l'affirme haut et fort ! Elle ne tolérera pas un Kurdistan indépendant à sa frontière, même pas une simple petite province kurde sans personnalité, ce serait beaucoup trop lui demander ! Soit que sa répression totalitaire réussisse ! Ce qui est possible, ou qu'à force de répression en répression et encore et toujours de répression en répression, bien justement, la pression saute et emporte le gouvernement. C'est possible, les Kurdes sont de 12 à  15 millions  dans le pays. Ils peuvent avoir du renfort des trois autres régions kurdes de la Syrie, de l'Irak et de l'Iran. Les opposants à Erdogan existent aussi chez les Turcs, beaucoup sont en prison ! Oui ! La soupape peut sauter à tout moment ! Mais peut-être pas !         

    La Russie est l'équipe de tête, elle a un "Maurice Richard" à l'attaque ! Un "Vladislav Tretiak​" comme gardien de but ! Et un "Raymond Bourque" à la défense ! Moscou laisse Israël bombarder une fois de temps en temps en Syrie, en autant que les frappes israéliennes ne changent pas le cours de la guerre. Le Kremlin sait très bien à qui, il a affaire, à des psychopathes ! Israël est dirigé par des psychopathes ! Si vous interdisez totalement à Israël de bombarder la Syrie, vous pouvez être certain que Tel-Aviv bombarderait ou essayerait de bombarder une base militaire russe en Syrie. Ce sont des psychopathes ! La terre entière leur dit et redit que ce n'est pas correct ce que "la terre d'Israël" fait aux Palestiniens et le gouvernement israélien continue de faire ce qu'il fait de mieux, c'est-à-dire tuer des Palestiniens, sans aucun regret, sans aucun sentiment, en ne pensant qu'à soit et à la réalisation de la nation juive. Si ça ressemble pas à un psychopathe ça, je m'appelle pas Philippe Rousseau !

    La Russie arbitre le conflit tout en étant un des plus grands joueurs, si non le plus grand. C'est sa remontée en politique internationale ! C'est l'arrivée d'un monde multi-polaire ! Après un monde uni-polaire dirigé par les Américains, qui étaient précédé d'un monde bi-polaire : États-Unis-URSS.  
     

     

  • Afrin, cauchemar pour Washington

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    Afrin n'est pas devenu le « Vietnam de la Turquie », comme l'avait promis l'YPG. Des factions de l'ASL, dirigées par la Turquie, y compris des groupes djihadistes salafistes, sont maintenant occupées à piller la ville. Plus de 150 000 réfugiés ont été créés sur une population de 323 000. Afrin se transforme donc en cauchemar pour Washington.

    L'intervention militaire turque à Afrin n'est qu'un prélude à une offensive plus large contre d'autres villes sous le contrôle des forces kurdes syriennes.

    Aron Lund , un éminent expert du Moyen-Orient, observe que les combattants kurdes syriens n'ont pas reçu le soutien de la communauté internationale auquel ils s'attendaient. Jeté aux loups par la Russie, l'YPG n'a pu tenir longtemps. La Turquie possède la deuxième armée de l'OTAN. Ce n'est pas rien. C'est une puissance.

    Des experts nous mettent en garde contre une crise imminente entre Ankara et Washington à propos de Manbij.

    Quant à la menace d'Erdogan d'étendre l'intervention militaire dans d'autres régions contrôlées par les forces kurdes syriennes, pourquoi s'arrêterait-il, puisque personne n'a encore réagi? Les seules forces qui peuvent empêcher la Turquie de poursuivre les combattants kurdes dans d'autres parties de la Syrie sont les États-Unis et la Russie.

    Probablement que la stratégie russe est d'affaiblir les Kurdes à un tel point qu'ils finiront par se rallier au gouvernement syrien et accepteront ainsi une autonomie au niveau des villes et non pas au niveau provincial. D'ailleurs, plusieurs experts estiment qu'un fédéralisme en Syrie voudrait dire une dislocation du pays.

    Le président Poutine nous a habitué à une stratégie habile, inhabituel et novatrice. Une stratégie qui fonctionne et qui est basée sur la réalité.

    Quand aux Américains, leur stratégie est basée sur une certaine fabulation et la phrase clé du président Trump est :      « America first. »

  • Syrie, 7 ans de guerre civile

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    Sept ans de guerre jour pour jour, 7 millions d’expatriés, six millions de déplacés dans le pays, 465 000 morts, sans compter les blessés. Pas de trêve ou de cessez-le-feu en vue.

    À ne voir dans le conflit syrien qu’une révolution du Printemps arabe réprimée par le régime sanguinaire de Bachar el-Assad, l’Occident s’est mis un doigt dans l’œil jusqu’au coude et est passé totalement à côté de la réalité du conflit.

    La population sunnite, majoritaire dans le pays, a commencé la révolution, contestant la mainmise de la minorité alaouite. Les démocrates pro-occidentaux ont très vite été submergés et éliminés de cette révolution, malgré l’implication des Américains qui entrainaient et armaient ces derniers, sous le vocable de l’Armée Syrienne Libre. Ces pro-démocrates, qu’on appelait aussi les modérés, aussitôt sortis des camps d’entrainement, rejoignaient avec leurs armes, à la va comme je te pousse, les islamistes sunnites, eux-mêmes divisés en plusieurs factions. Les islamistes sunnites ont donc rapidement contrôlé les forces de la rébellion, financés entre autre par le Qatar, l’Arabie saoudite et aidés par la Turquie. Les Sunnites ont malheureusement été vite dominés par les islamistes.

    Les minorités syriennes, soit les chrétiens, Druzes, Alaouites, Chiites et Kurdes, se sont mis à craindre et avec raison, la prise du pouvoir par ces islamistes sunnites, qui sont en quelque sorte des salafistes, qui veulent à tout prix, instaurer comme base de fonctionnement dans la société syrienne, rien de moins que la charia. Face à cette mouvance, une partie de la communauté sunnite a elle-même rejoint le gouvernement syrien. Les autres forment les 13 millions de déplacés à l’intérieur et hors du pays. Ces déplacés étant pour la majorité des Sunnites.

    La guerre n’en finit plus. Les différentes communautés du pays, les puissances régionales et les grandes puissances attisent le feu, en y mettant de l’essence à grands coups de soufflet.

    Les islamistes veulent instaurer la charia. Le gouvernement syrien n’en veut absolument pas. L’Arabie saoudite redoute la constitution d’un arc chiite continu, allant de l’Iran au Liban en passant par l’Irak et la Syrie. Israël n’accepte pas que des milices iraniennes et du Hezbollah campent en Syrie, à deux pas de sa frontière.

    Les Kurdes veulent le fédéralisme. Les autres Syriens n’en veulent absolument pas, craignant que le pays n’y survive pas. Et c’est probablement vrai que le pays n’y survivrait pas. La Turquie ne veut pas d’un Kurdistan indépendant à sa frontière. Les Américains soutiennent les Kurdes, mais semblent glisser tranquillement du côté des Turcs. La Russie veut sortir les Américains du jeu et jusqu’à maintenant semble sur la voie d’y réussir. Car les Russes se servent des Turcs pour faire plier les Kurdes. Les Kurdes se voient ainsi obligés de rejoindre tranquillement les Russes et le gouvernement syrien, à cause du manque d’appui des Américains qui, eux, ont très clairement établi qu’ils n’appuient pas les Kurdes contre les Turcs. Ils ont déjà accepté la prémisse que les Kurdes doivent quitter Mambij au profit des Turcs, mais ils ne savent pas comment le faire.

    Ce qui semble clair, c’est que ceux qui sont impliqués militairement sur le terrain ont le dessus sur ceux qui financent sans s’impliquer avec leur armée. L’Arabie saoudite, le Qatar et autres qui financent les rebelles islamistes, perdent continuellement du terrain. Ils le savent. Ils continuent uniquement pour détruire d’avantage le pays. Un jour ou l’autre, leurs poulains islamistes seront totalement éliminés et mis hors circuit.

    Les Américains, impliqués militairement, s’appuient sur les Kurdes. Mais, ils ne sont maintenant qu’en position défensive. Ils ne peuvent plus gagner de terrain, sans faire face aux Russes. Et si on ajoute la fameuse politique de leur président : « America first ». On s’aperçoit qu’ils ne s’enliseront pas davantage dans cette guerre. S’ils voulaient s’y impliquer, ils financeraient le développement économique dans les régions que les Kurdes contrôlent. Ce qu’ils ne font pas.

    Les Russes s’impliquent militairement et économiquement. Leur armée est en position offensive. Ils gagnent encore et toujours du terrain.

    Damas s’implique aussi militairement et économiquement. Son armée gagne du terrain. Les régions qui vivent sous la protection de Damas s’améliorent tranquillement économiquement, ce qui n’est pas le cas dans les régions sous la domination des Kurdes ou des Américains et encore moins sous le joug des islamistes.

    Les Turcs en ce moment sont en grande offensive militaire. Ils ont obtenu l’aval des Russes. Ils utilisent des milliers de soldats arabes djihadistes et turkmènes radicalisés de l’Armée Syrienne Libre comme la Brigade de Faylaq Al-Cham ou celle du Sultan Mourad. Erdoğan souhaite créer dans la zone d’Afrin une sorte d’armée permanente du nord qui pourrait pousser son occupation jusqu’à la ville de Manbij, voire au-delà.

    Donc, ils commencent par prendre la région d’Afrin et encerclent la ville du même nom, mais Damas ne les appuient pas. Même que le gouvernement syrien leur demande de retourner chez eux. Les Kurdes à l’est de l’Euphrate sont venus augmenter la défense d’Afrin. Ce que n’appuient pas les Américains. Les Syriens les laissent passer sur leur territoire pour rejoindre Afrin et des milices pro-syriennes renforcent la défense d’Afrin.

    L’armée turque avance aussi dans la région d’Idlib et d’Alep pour augmenter ses postes d’observation. Comprendre : qu’ils veulent faire cesser l’avancée de l’armée syrienne sur Hayat Tahrir al Sham et ses alliés, dans cette région. Ils leur ont demandés d’ailleurs d'arrêter à plusieurs reprises avant de s’avancer sur le territoire syrien.

    Ce qui fait que l’armée syrienne a cessé son offensive dans la région d’Idlib et est allé plutôt défaire les islamistes de la Ghouta orientale dont plusieurs sont financés par l’Arabie saoudite. L’armée syrienne ne peut soutenir qu’une seule grande offensive à la fois.

    Une fois la Ghouta reconquise, elle se dirigera ailleurs, probablement vers la campagne d’Hama où les islamistes viennent d’y faire une offensive en reprenant deux villes. Ce sera plus facile qu’à la Ghouta. Après, il y aura Deraa et le Golan. Je parierais pour Deraa avant le Golan syrien. Israël, c’est un peu comme un pyromane. Il se sent entouré d’ennemis et au lieu d’essayer de s’entendre avec eux, ils foncent dedans de la façon la plus violente possible.

    Aucun respect pour les Palestiniens. Israël s’accapare massivement de leurs terres et les tuent un à un de façon tout à fait normal pour lui. Israël est dirigé par des êtres dangereux  qui n’écoutent même pas l’ensemble de la planète qui les critiquent. Par contre, la seule chose qu’ils comprennent est aussi la violence. Ils respectent les Russes parce que les Russes sont plus puissants qu’eux.

    Mais, il faudra bien que l’élite de l’armée syrienne retourne à Idlib. C’est ce qui arrivera au moment opportun.   

  • Syrie : Les lignes rouges à ne pas franchir

     

    1200px krak des chevaliers landscape croppedLe krak des chevaliers. En Syrie, on sent que personne n’a intérêt à ce qu’éclate un conflit de grande envergure, personne ne veut y aller, mais chacun joue avec le feu pour marquer son territoire. Les différends entre les acteurs internationaux se règlent sur le terrain militaire, où chacun teste les lignes rouges de ses adversaires et essaye de les enfoncer.

    Il en va ainsi de l’opération turque – Rameau d’olivier - à Afrine, où les Russes semblaient être en position d’imposer leur ligne rouge avec leurs missiles anti-aériens S-400. Ils avaient la possibilité physique d’empêcher l’opération Rameau d’olivier d’Erdogan. Non seulement, ils ne l’ont pas fait. Ils ont même fait semblant que leurs troupes présentes à Afrin se déplaçaient pour mieux se situer, sans faire de lien avec les bombardements turcs qui s’en venaient. Et mine de rien, elles se sont retirées. Soit parce que les Turcs font partis de l’OTAN, soit à cause des liens économiques qui lient les deux pays, soit que le calcul de Moscou serait qu’après la prise d’Afrin par les Turcs, ce serait plus facile pour Damas de récupérer ce territoire. La dernière option me semble risquée. Les Turcs pourraient aussi bien conserver le territoire.

    C’est peut-être aussi pour mettre les Kurdes à leur place. Les Kurdes veulent le fédéralisme, ce que refuse carrément Damas, probablement parce que le gouvernement central craint que d’autres minorités en profitent ou peut-être tout simplement parce que le clan Assad perdrait ainsi trop de pouvoir économique.

    Me fiant sur l’intelligence d’Assad et de Poutine, je privilégie ce qui suit. Peut-être que Moscou et Damas avaient prévu ou savaient qu’après avoir réussi à déplacer la ligne rouge des Russes à Afrin, les Turcs testeraient la ligne rouge des Américains à Manbij, comme ils sont en train de le faire. Les Turcs veulent que les Américains fassent déplacer la force militaire kurde de Manbij vers l’est de l’Euphrate, pendant que les troupes turques rejoindraient les troupes américaines à Manbij.

    Risqué pour les Américains, car l’aboutissement de la conquête turque en Syrie pourrait par effet domino aboutir à l’exclusion des Américains de Syrie. N’oublions pas que le seul allié des Américains en ce pays, est le Kurdistan.

    On sait que les Américains utilisent les Kurdes contre l’EI. Leur ligne rouge officielle est qu’il ne faut pas que l’EI revienne. Ce n’est pas de faire respecter les Kurdes par les autres intervenants. Ils veulent aussi faire le plus de tort possible à Assad et aux Russes. La guerre est perdue pour eux, ils le savent et d’ailleurs ils n’ont jamais voulu trop s’y impliquer. Mais ils ne lâchent pas le morceau, car on ne sait jamais ce que nous réserve l’avenir.

    En fait, Damas et Ankara ont un conflit avec les Kurdes. Ankara utilise la guerre. Damas pas encore, elle a d’autres problèmes à régler avant, mais elle veut affaiblir le plus possible la force des Kurdes avant de négocier avec eux. Damas récupérera la Ghouta, la région de Deraa, le Golan syrien (pas celui occupé par Israël), avant de négocier avec les Kurdes.

    Damas testait la ligne rouge de la Turquie en attaquant - Hayat Tahrir al Sham - dans le gouvernorat d’Idlib. Ankara a commencé par demander l’arrêt de l’offensive syrienne, sans succès. L’armée syrienne a réussi à reconquérir le sud du gouvernorat, puis Erdogan y a amené tranquillement, sans mot dire, son armée. Assad n’a pas franchi la ligne rouge turque. Pour l’instant, il n’en a pas les moyens et il le sait. Assad est un bon stratège. Il a abandonné l’idée pour l’instant et met dorénavant tous ses efforts sur la Ghouta orientale et ce avec faste et brio pour qu’on ne parle pas de l’arrêt de l’offensive syrienne à Idlib.

    L’attaque des loyalistes assistés de forces privées paramilitaires russes contre le Front Démocratique Syrien à Deir ez-Zor est un autre exemple flagrant de test de ligne rouge. Les bombardements américains le 8 février contre cette offensive, rappelle que Washington n’a pas l’intention de quitter l’Est syrien à court ou moyen terme. C’était quand même le premier combat entre forces russes, privées certes mais russes quand même, contre des forces américaines. Le gouvernement russe a pris une semaine avant de réagir verbalement sans en faire trop de cas.  

    Le gouvernement syrien et ses alliés ont testé à quelques reprises la ligne rouge américaine face au Front Démocratique Syrien ou même face à la base américaine d’al Tanf et Washington a toujours fait respecter sa ligne rouge. De même le Front Démocratique Syrien a testé les Russes en attaquant à quelques reprises les forces gouvernementales ou leurs alliés et Moscou a toujours fait respecter également cette ligne rouge.

    Et l’escalade militaire qui a opposé Israël à la Syrie, il y a une semaine. Pendant toute la guerre syrienne, Israël a testé la ligne rouge syrienne et l’a défoncée à plusieurs reprises. Mais plus le temps passe et moins Israël peut agir. Ses avions ne peuvent plus franchir l’espace aérien syrien, ses missiles, si, ils le peuvent encore mais ne réussissent pas toujours à atteindre leur cible. Et c’est la Syrie qui se fait respectée.

    Certes, la semaine dernière, c’est un téléphone de Poutine qui a mis fin à l’escalade israélienne. Moscou a fait respecter sa ligne rouge. C’était quand même la première fois qu’un drone iranien se faisait descendre par Israël et la première fois aussi qu’un F-16 israélien se faisait abattre par la Syrie.

    Les tests de ligne rouge répondent à une même logique. Chaque acteur défend ses intérêts à un moment où les lignes de démarcation ne sont pas encore stabilisées et où aucun compromis général ne parvient à se dessiner. On sent cependant depuis la reconquête d’Alep par les forces syriennes que si la tendance se maintient, le gouvernement Assad se dirige directement vers la victoire finale mais peut-être perdra-t-il un peu de territoire.

    Moscou s’est imposé clairement face à Israël et c’est dit également en désaccord avec l’Iran quand celui-ci parle de destruction d’Israël. Moscou, Damas et Téhéran demande aux Américains de quitter la Syrie et on peut facilement prévoir que les Américains quitteront la Syrie bien avant les Russes et les Iraniens qui eux sont là à le demande du gouvernement syrien. Ce qui n’est pas le cas des Américains.

    Les Russes participent déjà à la reconstruction du pays, les Iraniens aussi mais pas les Américains qui n’aident personne dans les régions où sont situées une quinzaine de leurs bases militaires. Ils risquent qu’un jour, ils soient la cible des Arabes syriens et à ce moment-là, ils devront partir.

    En ce moment, ils ne s’en rendent pas compte, parce que par sécurité, les soldats américains n’ont pas de contact avec la population arabe locale et cette dernière ne les aime pas et ce sent de plus en plus exacerbée par eux.

    En ce moment, Damas et Ankara testent vraiment les lignes rouges de l'autre. La Russie sera bien obligée d'y mettre une ligne rouge. 

  • Ankara - Washington, un groupe de travail est créé

     

    Rsz 000 zx6uqLa création d'un groupe de travail entre la Turquie et les États-Unis, vient d'être créé, au terme de la visite du chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson à Ankara. 

    Le chef de la diplomatie turque juge que le sort de Manbij, demeure le préalable à toute bonne entente : « Nous pourrons effectuer des pas avec les États-Unis en toute confiance lorsque les YPG se seront retirés de Manbij. Il est nécessaire que les YPG sortent de là. » Insiste-t-il. Les Turcs menacent d'avancer vers Manbij, où sont installés des militaires américains aux côtés des YPG (Kurdes). Le préalable est donc la sortie des YPG de Manbij. 

     « La question de Manbij sera traitée en priorité par notre groupe de travail, dont la première réunion est prévue d'ici la mi-mars, » a indiqué Tillerson. Manbij n'a donc probablement rien à craindre de la part des Turcs d'ici avril. Le secrétaire d'état insiste pour que cette ville reste sous contrôle de la coalition internationale anti-djihadiste pour éviter le retour de l'EI.

    Voila donc le préalable américain à toute bonne entente. Les Turcs ne font pas parti de la coalition anti-djihadistes. Tout au contraire, ils ont aidé les djihadistes et les aident encore dans la région d'Idlib. Ils y aident Hayat Tahrir al Sham, anciennement al Qaïda. Mais cela est en territoire russe, donc ça ne regarde pas les Américains. Mais ces derniers devront doublement vérifier avec qui les Turcs veulent faire affaire à Manbij, est-ce avec d'anciens djihadistes ? Le préalable américain est d'éviter le retour de l'EI. Ce n'est pas d'aider les Kurdes.

    Les discussions portent donc sur un départ des YPG plus à l'est, au-delà du fleuve Euphrate, afin que les Turcs puissent se rendre à Manbij aux côtés des Américains, mais « il reste beaucoup de travail à accomplir », estime le ministre américain.

    Le secrétaire d'état américain s'engage à prendre en ligne de compte les inquiétudes légitimes de la Turquie pour sa propre sécurité, mais il leur réitère ses appels à la retenue à Afrine, dans le but d'épargner les civils. Comprendre que les Américains ne feront rien pour Afrine, à part s'offusquer lorsque la ville subira des bombardements. Exactement ce qu'ils ont fait pour Alep...que des paroles. 

    Le secrétaire réaffirme sa préoccupation face à l'état d'urgence et aux détentions qui perdurent en Turquie, notamment celles de ressortissants américains ou d'employés locaux des missions diplomatiques des États-Unis. Il promet une nouvelle fois d'étudier les dites preuves qu'Ankara fournit pour obtenir l'extradition du prédicateur "Fethullah Gülen", désigné par les autorités turques comme le cerveau de la tentative de coup d'état. Celui-ci réside aux États-Unis.

     

  • L'intervention militaire turque a un effet "domino"

     

    8 5 801x516L'armée turque massant des troupes imposantes aux frontières des provinces de Raqqa et Hasakah, les YPG kurdes s'y précipitent pour défendre ces régions.

    D'après des sources d'analystes militaires, dans la province de Deir Ezzor, les YPG se seraient pour la plupart retirées des zones contrôlées par les "Forces Démocratiques Syriennes" (FDS), cédant le contrôle de la région à une autre milice partenaire de la coalition connue sous le nom de "Conseil Militaire de Deir Ezzor" (DMC).

    Reprenant les positions laissées par l'YPG dans l'est de la Syrie, DMC, est une milice arabe soutenue par les États-Unis qui fait également partie des "Forces Démocratiques Syriennes". Cette milice est issue de "l'Armée Syrienne Libre" (ASL).

    On sait que l'armée syrienne est généralement pacifique avec l'YPG, mais avec l'ASL, qui est un ramassis de toutes sortes de groupes dont certains sont salafistes, disons que l'armée a une manière un peu plus violente d'agir avec eux et vice-versa, car n'oublions pas que l'ASL veut renverser le gouvernement syrien. Ce qui n'est pas le cas pour le YPG, qui lui veut un gouvernement fédéral. Ce que Damas refuse mais est prête à négocier.

    Au cours de la dernière semaine, et même au moins une fois auparavant, DMC a directement attaqué les positions de l'armée syrienne dans les villes de Khasham et At-Tabiyyah à l'est de la rive de l'Euphrate.

    DMC, ce n'est pas l'YPG. DMC est beaucoup moins puissant. En ce moment, il y a une rumeur que l'armée syrienne masse des troupes pour attaquer DMC et reprendre le territoire ou une partie du territoire que ce dernier contrôle.

    On comprend mieux les "fausses nouvelles" venues de sources anonymes qui promulguaient que l'armée syrienne et ses alliés, même l'armée russe, avaient subi d'énormes pertes en vies humaines dans une attaque contre les FDS, en fait contre DMC. Et c'est l'aviation militaire américaine qui serait responsable de ces pertes.

    Le but est de décourager les forces pro-gouvernementales syriennes en insinuant que l'armée russe n'est pas foutue de défendre ses propres hommes contre l'aviation militaire américaine. De fait dans le passé, l'aviation militaire américaine est déjà intervenue à quelques reprises contre l'armée syrienne et ses alliés, lorsque ces derniers attaquaient les FDS ou s'approchaient trop près de la base militaire américaine d'al Tanf. À chaque fois, l'aviation militaire américaine a obtenu le respect des forces pro-syriennes.  

    L'inverse est aussi vrai. L'aviation militaire russe a, à quelques reprises, obtenu le respect des FDS contre l'armée syrienne et ses alliés. 

     

     

  • Israël dans la guerre syrienne

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    Lors du conflit militaire de la fin de semaine dernière, entre Israël d'une part et la Syrie et l'Iran de l'autre part, les États-Unis sont restés muets ou presque. C'est la Russie qui a dicté la façon dont les choses devaient se passer et cette dernière s'oppose à la violation de la souveraineté syrienne par Israël.

    En effet, lors d'un appel téléphonique avec le premier ministre Netanyahue, M. Poutine a mis fin à la confrontation entre Israël et l'Iran en Syrie et les deux parties ont accepté sa décision. Dans sa conversation avec Netanyahu, Poutine lui a demandé d'éviter les mouvements qui pourraient conduire à "une nouvelle série de conséquences dangereuses pour la région". Le calme après l'appel Netanyahu-Poutine montre une fois de plus qui est le vrai patron au Moyen-Orient.

    De toute évidence, M. Netanyahu ne veut pas affronter la Russie. Sa confrontation avec les Iraniens lui suffi. Les États-Unis de leur côté, signalent que leur allié, Israël, demeure seul face au Hezbollah, à la Syrie et à l'Iran. Washington n'a donc pas l'intention d'appuyer militairement Israël dans son aventure guerrière en Syrie, même si cette aventure demeure sporadique.

    Moscou permet à Tel-Aviv de bombarder occasionnellement en Syrie, mais pas au point de changer le cours de la guerre. Israël avec son armée, a le pouvoir d'harceler ses ennemis, mais il est clair qu'elle ne peut pas aller beaucoup plus loin. Même si en fin de semaine, la région a été amenée au bord de la guerre. 

    Bien que cette série de combats soit terminée, un autre bras de fer avec la Syrie et l'Iran n'est qu'une question de temps, vu l'intolérance israélienne. L'Iran a indiqué qu'il ne changera pas sa façon de faire et Israël revendique le droit de défendre ses intérêts vitaux en matière de sécurité : « Ce n'est pas le moment d'aboyer, mais de mordre. » 

    En Israël, on commence à entendre des idées bizarres, du genre : Finissons juste d'enseigner une leçon aux Syriens et après, allons directement chez les Iraniens, sur leur propre territoire. Ce sont des idées dangereuses qu'Israël a intérêt à éviter. Espérons que les dirigeants de Tel-Aviv  comprennent que la force militaire israélienne est certes puissante, mais elle a ses limites. Et ses limites sont de ne pas aller plus loin que les bombardements sporadiques. L'Iran étant beaucoup plus puissant militairement qu'Israël.

     

  • Les Kurdes syriens ne veulent pas l'indépendance mais...

     

    1024px claimed and de facto territory of rojava

    Carte de Wikipedia. Vert : Le territoire contrôlé par les Kurdes présentement. Orange entre les deux territoires kurdes, territoire contrôlé par la Turquie. Les deux petits ilots orange à l'intérieur des terres kurdes sont tenus par l'armée syrienne, sans jamais avoir combattu avec les Kurdes.

    Les Kurdes syriens ne veulent pas l'indépendance mais tout simplement une république démocratique fédérée dans une Syrie unie. En fait ils cherchent le fédéralisme et estiment qu'il est temps d'ouvrir le dialogue sur le sujet avec le président syrien. Assad pour sa part ne veut pas de fédéralisme mais vu les circonstances, il est prêt à négocier avec les Kurdes. D'ailleurs, les deux armées ne se sont jamais affrontées. Si les Kurdes obtiennent le fédéralisme, leur armée s'incorporera à l'armée syrienne et les territoires qu'ils contrôlent et qui ne sont pas à eux, seront remis au gouvernement central.

    La Turquie pour sa part, cherche à empêcher le partenariat des États-Unis avec les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Ankara fait savoir qu'elle est prête à dialoguer avec Damas, mais sans les kurdes dans le processus de résolution.

    Le Pentagone quand à lui, déclare que son soutien aux Kurdes continuera tant et aussi longtemps que la lutte contre l'État islamique se poursuivra. Les Kurdes quand à eux, ajoutent qu'ils ont reçu l'assurance de Washington que la présence militaire américaine dans les zones libérées, se poursuivra jusqu'à ce qu'un accord politique soit signé en Syrie.

    Vu la situation, les Kurdes ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier. Parallèlement ceux-ci construisent des liens avec la Russie. En mars, la Russie avait déployé quelques troupes à Afrin dans le seul et unique but de surveiller le cessez-le-feu dans la région. Elles ont ainsi empêché l'armée turque d'attaquer à grande échelle les Kurdes. Les Américains y ont joué également un rôle important, puisque eux aussi, quelques unes de leurs troupes étaient présentes parmi les Kurdes. De plus en juillet, alors que l'opération de Raqqa était en cours, Moscou a mis en place une salle d'opération conjointe avec l'armée syrienne et les YPG. 

    Puis à Deir ez-Zor, le partenariat Russo-kurde se consolide davantage. Les Russes ont soutenu certes l'armée syrienne du côté occidental de l'Euphrate, mais ils ont aussi fait équipe avec les Kurdes du côté Est du fleuve. Les avions de combat russes ont effectué 672 sorties à l'appui des YPG et d'autres groupes, touchant environ 1 450 cibles. Si les armées syriennes et kurdes ont avancé, c'est un peu beaucoup grâce à l'aviation militaire russe. 

    Les YPG: « Nous essayons de rester en bons termes avec les Russes sans diminuer l'importance de notre partenariat avec les États-Unis... Le soutien américain dans les zones libérées de l'EI se poursuivra... Nous assisterons au Congrès du dialogue national syrien à Sotchi en février et plus précisément des représentants de la Fédération Démocratique de Syrie du Nord (FDS) y participeront. »

    Les YPG, d'ajouter : « Pour l'instant, le partenariat avec les Américains est militaire. Depuis le début, nous demandons de leur part une reconnaissance politique, nous attendons des progrès sur cette question dans les jours à venir,  une ouverture des États-Unis vis-à-vis la Fédération Démocratique de la Syrie du Nord. »

    Toutefois, les États-Unis doivent considérer la position turque à cause de leur alliance mutuelle à l'intérieur de l'OTAN et des bases militaires américaines présentes en Turquie, de sorte que l'Amérique ne peut pas reconnaître tout azimut le Kurdistan syrien. Peut-être peuvent-ils faire un tout petit pas symbolique, mais même là, la Turquie serait échaudée et pourrait peut-être sortir de l'OTAN ou demander aux Américains de quitter le sol turc. 

    Devant l'incertitude américaine, les Kurdes seraient donc portés à mettre de plus en plus leurs œufs dans le panier russe. D'ailleurs, le représentant kurde à Moscou déclare que les YPG pourraient être intégrés dans l'armée syrienne si une solution politique satisfaisant toutes les parties, était trouvée.

    En somme, les positions kurdes reflètent une plus grande volonté de dialogue avec Damas, ce qui signifie que l'option russe prend de l'importance en termes de perspectives de coopération. Ankara pour sa part, reste opposée à tout scénario impliquant les Kurdes comme parties prenantes dans le processus politique et de reconstruction, d'où l'impasse qui persiste.

    À noter que les Russes peuvent réussir à réunir tout ce beau monde à Astana et à Sotchi, puisqu'eux et les Américains contiennent l'armée turque à Afrin. Mais le tout doit être finalisé à Genève sous l'auspice de l'ONU, pour que ce soit validé par la planète. C'est ce qu'on appelle un règlement politique.

    L'exigence de l'opposition à Genève d'exiger toujours le départ d'Assad, a sans doute pour but d'obtenir quelques avantages en échange de l'abandon de leur slogan  :« Il faut qu'Assad s'en aille ! »  

    La Turquie quant à elle ne doit pas perdre la face. Peut-être que si les Kurdes syriens s'engageaient à ne plus aider les Kurdes turcs, peut-être qu'Erdogan accepterait. Une fois l'entente signée, un an ou deux plus tard, il suffirait qu'Erdogan fasse une gaffe majeure envers les Kurdes turcs et les Kurdes syriens se sentiraient déliés et aideraient à nouveau les Kurdes turcs. 

      

  • Guerre syrienne : Israël, Hezbollah, Iran, Syrie, trouvez l'erreur...

     

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    La BBC rapportait le 10 novembre dernier, q'une base militaire iranienne était en construction dans le complexe militaire syrien d'Al-Kiswah, à 14 km au sud-ouest de Damas, près de la Ghouta (enclave rebelle d'Ahrar al cham). Cependant, les sources militaires de "DEBKAfile" ne souscrivent pas à cette thèse. Disons que ce n'est pas une preuve hors de tout doute raisonnable. Les images montrent plus de 20 bâtiments, qui sont très probablement utilisés comme casernes pour les soldats et pour abriter des véhicules. Israël affirme pour sa part que l'État islamique quitte la Syrie tandis que l'Iran y emménage.

    Toujours est-il qu'une attaque y a été menée par cinq missiles israéliens, probablement sol-sol. L'avion israélien perçu près de la frontière syrienne dans le ciel libanais avait pour but, soit de faire diversion ou de percevoir le résultat de l'attaque. Des missiles antiaériens syriens ont abattu trois des missiles. Les deux autres  auraient explosés près d'un dépôt de munitions de l'armée syrienne. Quoi qu'il en soit, les dégâts causés sont "top secret" de la part des deux belligérants. Ce qui semble sûr et certain, c'est qu'il n'y aurait pas eu de perte en vie humaine, que des pertes matérielles. 

    L'attaque a causé quelques pannes momentanées de courant et de fortes explosions dans la capitale et la banlieue ont été perçues. Tout de suite après, l'armée syrienne  bombardait la Ghouta. Il y a eu des blessés et des pertes matérielles mais pas en vie humaine. Ahrar al cham  a rétorqué en lançant des roquettes sur Damas.

    Les Américains ont essayé de rassurer Israël en leur disant que l'armée américaine restera en Syrie jusqu’à la fin de la guerre civile, en ajoutant : « le cessez-le-feu est la première étape, nous allons essayer d’augmenter la zone tampon et garder loin les Iraniens à une distance de 20 kilomètres au début. »

    Les Israéliens veulent établir une ligne rouge entre eux, le Hezbollah et les forces militaires iraniennes en Syrie. Ils veulent une zone tampon, d'où leurs bombardements sporadiques. Sporadiques, parce qu'ils ne veulent pas être aspirés dans la guerre syrienne et ce, de leur propre aveux. Mais ils se sentent menacés.

    Le Hezbollah veut récupérer les fermes de Chebaa qu'Israël occupe. Le gouvernement syrien veut récupérer le Golan syrien qu'israël occupe malgré qu'à peu près toute la planète lui propose gentiment de le remettre à la Syrie. Les Iraniens alliés des deux autres ne s'entendent pas du tout avec Israël. Ces trois-là étant fort occupés par la guerre syrienne ne sont pas près non plus, à entrer en guerre contre Israël, protégé par les États-Unis. 

    Poutine demande à Israël de mettre fin à son occupation et proclame la solidarité avec la Palestine. La Russie défend verbalement ses trois alliés face à Israël (pupille des Américains) mais n'ira pas plus loin tant qu'Israël ne touchera pas à l'armée russe et Israël ne touchera pas à l'armée russe puisqu'il ne se sent pas menacé par elle. Il faut dire que les Russes sont patients car ce qu'ils veulent avant tout, c'est non seulement gagner la guerre mais aussi la paix qui s'en suivra. Ils ne veulent surtout pas faire la gaffe monumentale qui ferait qu'ils perdraient tout. Comme a déjà dit Assad : « les Israéliens ne changent pas le résultat de la guerre par leurs bombardements occasionnels. »

    Les Russes viennent tout bonnement d'ajouter les Palestiniens à leurs alliés indéfectibles. Assad leur a aussi dit que si Israël fait la guerre au Hezbollah, ce sera un front uni « Hezbollah-Syrie. »

    Les Américains connaissent aussi leur ligne rouge et n'attaqueront pas les alliés de la Russie tant que ceux-ci n'attaquent pas les alliés américains. Hum ! On sent quand même qu'il y a un risque. Il y a un allié des Américains qui lui, attaque sporadiquement les alliés des Russes. Il ne faudrait pas que la guerre s'éternise trop longtemps car on sent qu'une des parties, qui peut être n'importe laquelle, finira par prendre les nerfs et se dira : « toi mon hostie t'as fini de m'écoeurer ! » Expression québécoise qui se rapproche de l'expression arabe « retourne dans le ventre de ta mère ! » Et là, Dieu seul sait ce qui peut arriver ! 

    Après tout, si la Syrie invite l'Iran à installer des bases militaires en Syrie, ça ne regarde que la Syrie et l'Iran. Israël n'a pas à faire la loi à la Syrie en Syrie, en Israël oui, mais pas en Syrie. Mais, il est vrai que l'armée israélienne malgré sa haute technologie et sa bombe nucléaire, n'est plus l'armée israélienne des années 60-70. Sa dernière guerre contre le Hezbollah en 2006 nous le prouve. 

  • Les pourparlers inter-syriens dureront jusqu’au 15 décembre

     

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    L’Envoyé spécial de l’ONU Staffan de Mistura, annonce que les pourparlers inter-syriens se déroulant à Genève continueront jusqu’au 15 décembre. L’objectif en est la rédaction d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections sous l’égide de l’ONU.

    Les Kurdes sont exclus des négociations. L'opposition est formée du Conseil pour la révolution syrienne (CNS) aussi appelé le groupe du Caire et du groupe appelé le groupe de Moscou. Dans un prochain article, j'essayerai de définir qui sont les deux groupes d'opposition et qui sont ceux qui ne sont pas à la table de négociations.

    La délégation du gouvernement refuse catégoriquement d'aborder la question de l'avenir du président syrien Bachar el-Assad, dont l'opposition réclame le départ. Interrogé sur ce point, le médiateur affirme que « ce sujet n'a pas été mis sur la table. Ce sera aux Syriens de décider dans les élections supervisées par l'ONU.»

    Il n'y a eu aucune condition préalable d'un côté comme de l'autre. Ils discutent du processus constitutionnel et des élections sous supervision de l'ONU.

  • Russie, Turquie, Iran : Première rencontre tripartite

     

    À Sotchi le 22 novembre

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    Le président russe Vladimir Poutine recevra le président turc Recep Erdogan et le président iranien Hassan Rouhani. Les échanges porteront sur la Syrie et le Moyen-Orient. Les trois chefs d'état parleront des pourparlers tenus à Astana plutôt cette année et du processus de transition politique en Syrie. Les trois pays ont l'impression qu'un changement de stratégie commune s'impose face aux nouvelles stratégies moyen-orientales de Washington, Ryad et Tel-Avive. 

    En effet James Mattis, le secrétaire d'état à la Défense des États-Unis, vient tout juste d'affirmer que la présence militaire américaine en Syrie se poursuivra même après la défaite de l'EI. Tout comme le gouvernement syrien, la Russie, la Turquie et l’Iran s'opposent fermement à la présence militaire américaine en Syrie. Présence militaire illégale, puisque non autorisée par le gouvernement syrien. Cette présence devra donc partir un jour. 

    La Turquie impliquée militairement en Syrie contre les Kurdes, s'inquiète d’une alliance à long terme entre les États-Unis et la milice kurde syrienne. Le gouvernement syrien voulant unir le pays, voudrait récupérer la partie contrôlée par les Kurdes. Téhéran veut une liaison terrestre continue entre l'Iran, l'Irak, la Syrie et le Liban. La Russie appuie la Syrie et l'Iran, sachant fort bien qu'une Syrie unie, sera beaucoup plus prospère et que la Russie en bénéficiera. 

    La meilleure façon selon moi, d'arriver au retrait des forces américaines de Syrie, serait que le gouvernement syrien s'entende avec les Kurdes sur une politique fédérale syrienne commune. Les Kurdes l'ont déjà mentionné à maintes reprises. Ils veulent un gouvernement fédéral. Le premier ministre syrien s'est déjà dit ouvert à une négociation avec les Kurdes, au sujet d'une certaine autonomie. Attendons-nous donc à ce que les négociations entre les deux débutent d'ici la fin de l'année.

    Si les Kurdes adhèrent à une Syrie fédérale et obtiennent par le fait même la protection russe, les Américains devront partir. 

    Ryad de son côté, essaye de déstabiliser le Liban en faisant démissionner le premier ministre libanais. Les Libanais savent très bien ce qu'est une guerre civile et ils savent que la dernière a été emportée par le Hezbollah. Ils ne sont pas intéressés à en commencer une autre. Le Liban devenant de plus en plus sous la protection iranienne et syrienne, Ryad ne devrait rien obtenir de ce côté là. 

    Washington voudrait que la milice iranienne et le Hezbollah quittent la Syrie. A cela s’ajoute la demande israélienne de créer une zone tampon sur les hauteurs du Golan, d’où seraient exclus la milice iranienne et le Hezbollah. Par contre, Assad vient d'annoncer à Israël que si Israël déclare la guerre au Hezbollah, elle fera face à un front commun Hezbollah-Syrie.   

    La seule façon pour que tout ce beau monde s'entende, serait d'assurer la paix. La seule façon d'assurer la paix, serait qu'Israël remette le Golan syrien à la Syrie et les fermes de Chebaa au Liban, en échange justement de la paix et dès lors, tout mouvement iranien ou du Hezbollah ne serait plus nécessaire ou ne serait plus perçu par Israël comme dangereux. 

    Les politiques souterraines américaine, saoudienne et israélienne compliquent certes les choses pour Moscou, Téhéran et Ankara. Les derniers développements au Liban présagent peut-être d'une guerre régionale possible. Comme toute action entraîne une réaction de la part de l'ennemi. La Russie, la Turquie et l’Iran coordonnent leurs politiques pour faire pression sur Washington, Ryad et Tel-Avive. Ils soupçonnent qu’Israël, les États-Unis et l'Arabie saoudite leur préparent d'autres bourbiers.

    Dans ce conflit régional, ce sont surtout les États-Unis qui se sont impliqués militairement du côté occidental. Et encore, ils s'y sont impliqués qu'à certains endroits et certains moments. Ce qui a ouvert le chemin à la Russie, qui elle, s'est impliquée à fond militairement, en faisant pencher la victoire du côté d'Assad.

    Dans ce conflit, l'Arabie saoudite a perdu la Turquie et le Qatar. M. Erdogan vient de réaffirmer le soutien militaire de la Turquie à l’émirat qatari. Le Canada et l'Europe se désengagent. Les États-Unis aussi semblent se désengager tranquillement. L'Arabie perd des alliés. Tout ceci me laisse présager une victoire du triumvirat Russie, Turquie, Iran.

    Mais l'Arabie et Israël seront-t-ils capables de vivre avec ? L'Occident : Oui, tout en protestant. De sorte qu'Israël et l'Arabie n'auront pas le choix de vivre avec. Surtout, qu'on peut s'attendre à ce que la finale soit un conflit interne en Arabie. En Israël, éventuellement, nous devrions voir arriver au pouvoir un gouvernement moins guerrier.  

     

  • Afrin, Syrie : Menace de guerre entre Turcs et Kurdes

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    Armée turque

    Durant les dernières semaines, l'armée turque a massé des troupes importantes bien équipées le long de la région kurde d'Afrin en Syrie. La semaine dernière, trois convois kurdes partant de Raqqa et comprenant des centaines de véhicules ont atteint Afrin. Il s'agirait d'environ 2 000 combattants kurdes venus en renfort pour soutenir la défense kurde d'Afrin.

    Les Turcs et leurs alliés bombardent quelques villages kurdes avec l'artillerie lourde et espionnent la défense kurde avec des drones. 

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    Armée kurde

  • Congrès des peuples de Syrie

     

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    Jaune : Alaouites. Orange saumon : Druzes. Rose : Chiites. Blleu pâle : Golan occupé par Israël.  Rouge orangé : Chrétiens.  Vert pâle : Arabes. Vert foncé : Kurdes. Blanc : Déserts.

    Un porte parole de la Turquie, M. Ibrahim Kalin a déclaré sur la chaîne de télévision turque NTV, qu'à la demande d'Ankara, la Russie a reporté à une date ultérieure le « Congrès des peuples de Syrie » initialement prévu pour le 18 novembre à Sotchi en Russie. En effet, le gouvernement turc demande à Moscou plus d'informations pour procéder à une évaluation du congrès. 

    La partie russe accepte de fournir plus d'informations tel que les objectifs, et les personnalités appelées à participer au congrès. 

    Ce congrès doit contribuer entre autre à la transition politique en Syrie et on devrait y parler de constitution. Les différents peuples de Syrie sont : Les Sunnites, les Alaouites, les Druzes, les Chrétiens orthodoxes et les Kurdes.

    Les autorités kurdes du nord de la Syrie ont été invitées par les Russes à participer au congrès. Il serait donc possible que ce soit le sujet de discorde entre les Turcs et les Russes puisque les autorités turques considèrent les Kurdes comme étant des terroristes et la Turquie continue toujours de masser des troupes contre le Kurdistan syrien.   

     

  • Les négociations entre Assad et les Kurdes ont déjà débuté

     

    Syriakurd1219Ilham Ahmed, coprésidente du Conseil Démocratique Syrien déclare dans Buyerpress : "Les zones libérées par les Forces démocratiques syriennes resteront sous leur contrôle et leur protection." Elle soutient que  "non seulement la Syrie du nord, mais la Syrie en général, doit devenir un « système fédéral décentralisé »Et dans la mesure où le gouvernement Assad refuse cette condition préalable, Raqqa restera sous contrôle kurde.

    Comprendre que si le gouvernement syrien accepte un système fédéral décentralisé, les Kurdes remettraient Raqqa et les territoires arabes libérés par eux, y compris le plus grand champ pétrolier du pays, à l'état syrien.

    576a7a69c36188a12b8b45cfImad Khamis, le premier ministre syrien se dit prêt à négocier une certaine autonomie Kurde sous l'égide du gouvernement syrien. Pour preuve que les négociations à ce sujet ont débuté, le gouvernement syrien et les Kurdes acceptent tous les deux de participer au Congrès du dialogue national syrien, qui se tiendra à Sotchi en Russie le 18 novembre prochain. Et selon les Russes, la réforme constitutionnelle y sera abordée.

    Peut-être que les deux entités politiques devraient se renseigner auprès de la Suisse, du Canada, de la Russie et de d'autres pays, pour savoir quel système fédéral fonctionnerait le mieux pour leur pays.  

    Le général américain James Jarrard, commandant de l'Opération Inherent Resolve de la Coalition Internationale en Syrie, déclare que les États-Unis continueront à soutenir les Forces démocratiques syriennes après la défaite militaire de l'État islamique, mais qu'il ne sait pas pour combien de temps.

    Nicholas Heras, du Centre pour une nouvelle sécurité américaine estime pour sa part, être certain que les États-Unis continueront de soutenir les FDS. La question est de savoir combien de temps les États-Unis ont l'intention de rester en Syrie pour s'assurer que la stabilité intérimaire soit atteinte.

    L'équipe de Trump est encore en train de régler la question. Mais pour l'instant, il n'y a pas d'effort américain en Syrie sans les FDS.

     

  • Les résultats de la 7e conférence d'Astana

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    La Russie, l'Iran et la Turquie étaient les parrains de la 7e conférence de paix d'Astana, qui vient de se terminer. Les noms de plusieurs pays dont l'Egypte, les Emirats Arabes Unis, l'Irak et la Chine ont été suggérés pour y participer. Mais la Turquie s'y est opposée. 

    La Russie et l'Iran soutiennent le gouvernement syrien. La Turquie soutient les rebelles dits modérés autres que l'EI et al Qaïda. Les États-Unis qui soutiennent les Kurdes y sont présents comme observateur, alors que les Kurdes n'y sont pas représentés. Le problème politique entre les Kurdes et les Syriens sera négocié ailleurs. D'un commun accord, il n'était pas question que l'EI et al Qaïda y soient présents de quelque façon que ce soit.

    L'opposition des forces rebelles modérées a presque complètement disparu, à l'exception de quelques régions de la banlieue de Damas et du sud. Seule la région d'Idlib reste encore entre les mains d'Al-Qaïda. À l'Est, l'EI défait, laissera bientôt les Forces Démocratiques Syriennes dominées par les Kurdes et soutenues par les États-Unis et la France, face aux troupes syriennes soutenues par la Russie, l'Iran, l'Irak et le Hezbollah. 

    La négociation précédente, soit la 6e conférence d'Astana avait réalisé ce que l'ONU n'a pas pu faire, soit imposer la paix du point de vue technique et militaire. En effet, ces pourparlers ont mis en place quatre zones de désescalade. Ce qui n'est quand même pas si mal. D'ailleurs l'envoyé spécial de l'ONU, M. de Mistura a déclaré : "L'EI a été mis en déroute (...) Les accords de désescalade sont parfois sérieusement remis en question, mais ils ont donné des résultats. " En effet ces quatre zones ont entraîné une réduction significative des combats.

    Le plan est de minimiser les combats entre les forces gouvernementales et les factions rebelles modérées tout en améliorant l'accès des civils à l'aide humanitaire. La dernière zone à s'établir était la plus risquée, soit celle de la province septentrionale d'Idlib, où non seulement l'Iran et la Turquie y ont des intérêts opposés, mais la présence d'al Qaïda à cet endroit n'y adoucit rien du tout.

    À Astana, le négociateur du gouvernement syrien Bashar al-Jaafari a d'ailleurs dénoncé la présence turque dans cette province et a accusé formellement Ankara de coopérer avec al Qaïda. En plus : "Nous soulignons que nous considérons la présence des forces armées turques à Idlib comme un acte d'occupation", déclare-t-il. 

    Mais les organisations humanitaires internationales ne parviennent pas toujours à freiner une récente augmentation de la violence, qui aggrave la situation humanitaire. Une crise de malnutrition sévit en ce moment à la Ghouta orientale près de Damas. Cette zone est tenue par les rebelles modérés et est couverte par le plan de désescalade. Les attaques aériennes, ainsi que l'impact des combats entre différents groupes opposés, ont rendu plus difficile l'accès à la nourriture et aux médicaments. Lundi, la Russie avait qualifié la situation dans la Ghouta orientale de satisfaisante en réponse aux critiques de l'opposition syrienne. "L'aide humanitaire est en mesure d'arriver", avaient déclaré Moscou.

    La Russie, soutenue par la Turquie et l'Iran, s'est engagée lors de la 7e conférence, à réunir le gouvernement syrien et ses opposants. Alors 33 organisations syriennes sont invitées à un "Congrès du dialogue national syrien" dans la ville russe de Sotchi, le 18 novembre prochain. Selon les Russes, cette réunion touchera  à la réforme constitutionnelle. Mais les représentants de l'opposition syrienne à Astana ont émis des doutes. Il n'y a cependant pas eu d'entente à propos des détenus que chaque groupe détient, donc pas d'échange de prisonniers.

    Les États-Unis vont-ils se retirer et laisser tomber les Kurdes ou maintenir une présence militaire? Les deux scénarios sont possibles. Mais les Kurdes étant maintenant complètement encerclés par l'armée syrienne, l'armée irakienne et l'armée turque, Washington serait obligé d'utiliser la voie aérienne pour les approvisionner.

    S 400 1728x800 cPendant ce temps, les Turcs se sont munis de missiles antiaérien russes S-400 possiblement pour contrer cette hypothèse. N'oublions pas que les S-200 de l'armée syrienne terrorisent l'aviation militaire israélienne. Alors imaginons ce que les S-400 russes peuvent faire à l'armée américaine. D'ailleurs, le général de l’OTAN Peter Pavel vient de déclarer que la Turquie risquait d’être punie par l’alliance, pour ne pas acheter américain.

    Les Turcs massent des troupes au sol contre les Kurdes syriens et plusieurs observateurs pensent que la confrontation militaire entre les deux camps est inévitable, tôt ou tard. D'ailleurs parfois il y a des escarmouches comme récemment à Afrin. Les Kurdes ne seront pas de taille contre une armée turque super équipée. Ce qui empêche les Turcs d'intervenir présentement est la présence militaire américaine chez les Kurdes. Mais ils pourraient toujours attaquer les Kurdes là où les Américains n'y sont pas. 

    Ces même Kurdes syriens semblent maintenir certains liens privilégiés avec le gouvernement syrien. Ce qui explique que leurs deux armées ne se sont jamais confrontées jusqu'à maintenant. Les Kurdes pourraient trouver une forme d'autonomie à l'intérieur de l'état Syrien. En échange les Kurdes remettraient aux Syriens les parties arabes que leur armée a conquise à l'État islamique, y compris le plus grand champ pétrolier du pays et ils bénéficieraient ainsi de la protection syrienne, iranienne et russe face aux Turcs.

    D'ailleurs, le premier ministre syrien se dit prêt à négocier l'autonomie des Kurdes à l'intérieur de la Syrie. Les Kurdes syriens ne lui ont pas répondu mais ils ne menacent pas de quitter la Syrie. Ils parlent plutôt de fédéralisme ce que rejetait la Syrie auparavant.

    Mis devant les faits établis, les Américains seraient alors forcés de quitter les lieux. Surtout qu'ils ne sont pas en Syrie à la demande du gouvernement syrien comme le sont les Russes, les Iraniens et le Hezbollah libanais. Ces derniers sont en Syrie légalement. Ce qui n'est pas le cas de l'armée américaine.

    Le président russe Vladimir Poutine se rendra mercredi à Téhéran pour des entretiens avec le président iranien Hassan Rouhani.

  • L'aide humanitaire en Syrie

     

    2918169253 cropÀ la 7e conférence d'Astana, l'opposition syrienne affirme que lors de sa rencontre avec les autorités russes, mardi matin : « On a refusé l'aide humanitaire et on la retarde pour faire pression sur le peuple. »

    La délégation russe pour sa part, affirme avoir demandé à l'ONU de faciliter l'entrée d'un deuxième convoi de secours dans les zones assiégées dans les prochains jours, soulignant que : « Nous faisons tous nos efforts pour accomplir ce que nous avons convenu, y compris l'aide humanitaire. Plusieurs convois transportent de l'aide dans la campagne de Homs, Douma et le sud de Damas. »

  • Négociations d'Astana 7

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    Astana, Kasahkstan 

    Les pourparlers d’Astana 7 débutent à l’hôtel Ritz-Carlton. Elles commencent avec des réunions bilatérales et trilatérales entre les délégations des états garants, à savoir la Turquie, la Russie et l'Iran. 

    Les délégations des états garants ont tenu, hier dimanche, des réunions techniques préliminaires bilatérales et trilatérales à l’hôtel Marriott à Astana, pour discuter de sujets liés à l'ordre du jour de la conférence.

    Il y a quelques jours, le Kazakhstan avait annoncé que toutes les parties participant à la conférence ont confirmé leur présence. Il s’agit en l’occurrence des délégations du régime syrien et de l’opposition, de celle des Nations Unies, ainsi que celles de la Jordanie et des États-Unis en leur qualité d'observateurs.

    L'ordre du jour se penchera sur le redéploiement des forces de surveillance dans les zones de désescalade dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

    Seront également traités les dossiers des détenus, ainsi que la question de l’invitation de l’Irak et de la Chine, pour surveiller les zones de désescalade. La réunion abordera également les moyens de fournir de l'aide humanitaire aux zones assiégées, en particulier celle de la Ghouta orientale, près de Damas.

    De son côté, la délégation de l'opposition syrienne se réunira à son lieu de résidence, avec l'équipe des Nations Unies, en l’absence de l’envoyé de l'ONU Staffan de Mistura. La délégation tiendra également d'autres réunions avec les ambassadeurs de pays européens.

    Les réunions se déroulent à huis clos. 

    À partir du 28 novembre, un nouveau cycle de pourparlers est prévu sous l'égide de l'ONU. Cette fois-ci à Genève. Le processus de paix d'Astana se concentre sur les questions militaires et techniques et se déroule en parallèle à celui, politique, de Genève.

     

  • Un S-200 syrien a-t-il abîmé un F-35 israélien ?

     

    1024px zrk s 200v 2007 g1Le lundi 16 octobre, un avion militaire israélien qui survolait le Liban, a subi pour la première fois une attaque de la part d'un missile S-200 syrien (aussi connu sous le vocable de SA-5). En étudiant les analyses de Strategika 51dedefensa.orgDebka files et SouthFront.org, voici ce que j'en déduis. 

    Selon SouthFront.org, les Syriens ont tiré sans en aviser les Russes, mais en pleine collaboration avec les Iraniens, essentiellement pour démontrer aux Israéliens qu’ils ne dépendent pas entièrement du contrôle russe. Certains analystes et blogueurs israéliens affirment qu'il s’agissait de la part d'Israël, d’une démonstration de force à l’égard de l’alliance russo-irano-syrienne. Quoi qu’il en soit, quelque chose n’a pas fonctionné dans l'initiative israélienne.

    Article f35 2Ce serait selon toute vraisemblance, la première mésaventure survenue à un des premiers F-35 opérationnels en zone de combat.  En effet, l'avion visé aurait été un F-35 et il a dû rebroussé  chemin  face  à  un S-200,  qui  soit  dit  en  passant,  n'est  pas  un S-300  ou  un S-400. Armes que la Syrie possède également mais dont elle ne se servira qu'en cas de guerre totale avec Israël. N'oublions pas que ces armes coûtent chères et qu'un bon gouvernement doit les économiser. 

    Voici en gros ce qui c'est passé : Une batterie de défense syrienne a tiré un missile S-200 sur des avions de reconnaissance israéliennes, qui semble-t-il, épiaient les forces militaires syriennes à la frontière  du  Liban.  Il y avait quatre F-16 et possiblement un F-35. L'avion visé était le F-35. Israël en possède 5. Tous les appareils sur les lieux ont pris la fuite. Selon la Syrie un a été abîmé. Selon les organismes que j'ai mentionné plus haut, ce serait le F-35. Israël affirme pour sa part qu'aucun appareil n'a été abîmé. Chose certaine, ils ont tous fuient. 

    Quelques heures après l'incident, les médias israéliens ont rapporté qu'un de leurs chasseurs furtifs F-35 était devenu inutilisable suite à une collision d'oiseaux pendant un vol d'entraînement. Hors le F-35 est certifié comme pouvant résister à une collision avec des vols d'oiseaux. 

    Voici ce que les faits nous disent. Auparavant, Israël ne respectait pas le ciel syrien et bombardait à l'occasion  la  Syrie.  Cette dernière a fini par lancer un S-200 sur les avions israéliens et depuis ce temps, les avions militaires israéliens n'entrent plus dans le ciel syrien. Cependant, les Israéliens ont fait un autre bombardement en Syrie mais cette fois, à partir du ciel libanais. Lundi dernier, Damas a démontré qu'elle ne tolérera plus les avions israéliens même dans le ciel libanais. 

    Notons qu'en réponse à l'attaque syrienne sur les avions israéliens, une deuxième sortie de l’aviation israélienne, que des F-16 cette fois-ci, a attaqué une batterie anti-aérienne syrienne, à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Damas.  Selon Israël,  c'est de cette batterie que serait parti le tire du  S-200. Selon Damas, c'est une tour de radio qui a subi des dommages par le tir israélien. Toujours selon les Syriens, le tir du S-200 serait parti du Golan syrien. Rien ne nous indique, tant du côté israélien que du côté syrien d'où on tiré les avions israéliens. Chose certaine, elles n'ont pas franchi la frontière syrienne. Elles ont tiré soit du ciel libanais ou du ciel israélien. 

    De toute façon pour la première fois, des officiels israéliens se sont succédés pour affirmer qu'Israël ne cherchait à aucun prix la tension et qu'il préfère tout compte fait le calme. Une première, car habituellement Israël emploie un vocabulaire belliqueux.

    L'avenir nous dira si Israël respectera dorénavant le ciel libanais en plus du ciel syrien. Ce qui est certain, c'est qu'un jour ou l'autre Israël devra arrêter ses bombardements en Syrie, surtout qu'ils n'ont aucune influence réelle sur l'issue de la guerre syrienne. Tous les analystes s'accordent aujourd'hui pour affirmer qu'Assad est irrémédiablement en voie de gagner la guerre. 

    Notons que suite à une nouvelle entente avec les États-Unis, soit de 2019 jusqu'à 2028, Israël recevra 3,8 milliards de dollars par an de Washington pour financer son armée.

  • La guerre s'intensifie en Syrie

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    Rose : Forces syriennes. Orange : Liban. Vert pâle : al Qaïda. Vert foncé : Armée turque. Gris : État islamique. Rose foncé : armée irakienne. Jaune : Forces kurdes en Syrie et en Irak.

    Selon la Croix-Rouge, la guerre Syrienne aurait atteint un degré d'intensité jamais vu depuis janvier. En effet, plus d'un millier d'hommes, de femmes et d'enfants fuient à chaque jour les violences militaires de Raqqa et de Deir Ezzor, pour rejoindre les camps de réfugiés. D'autres zones sont également touchées par les combats, comme Idleb, Hama, la Ghouta orientale et les hauteurs du Golan. Des parties de ces zones sont sous contrôle d'al Qaïda.

    Après avoir larguer des pamphlets sur Idleb pour enjoindre les civiles de quitter les lieux, la Russie a commencé ses bombardements. Dans la campagne d'Hama et la Ghouta orientale, l'armée syrienne reconquiert lentement mais sûrement son territoire.

    Selon Al-Masdar Al-'Arabi (AMN), les forces armées syriennes ont repris leur offensive à Beit Jinn dans les hauteurs du Golan, soutenue par Fouj Al-Joulan et Liwaa Suqour Al-Sahra, la 90e Brigade de l'Armée Arabe Syrienne a repris la grande colline de Tal Dhib'at, où ils ont été confrontés à une  force mélangée de l'Armée Syrienne Libre et Hay'at Tahrir Al-Sham (al Qaïda). Les rebelles ont refusé tout accord de réconciliation dans cette partie des hauteurs du Golan.

    Selon l'AFP et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, l'armée syrienne avec le soutien de l'aviation militaire russe, est entrée dans la ville de Mayadine, sur la rive Ouest du fleuve Euphrate, à une quarantaine de kilomètres au sud de Deir Ezzor. 

    Malgré tout, l'État islamique contrôle toujours la moitié de la province. Toutefois, deux offensives distinctes sont en cours pour l'y déloger. Il s'agit d'un côté, des forces gouvernementales appuyées par l'aviation russe. Celles-ci progressent rapidement à l'Ouest de l'Euphrate. De l'autre côté, les Forces Démocratiques Syriennes à majorité kurdes soutenues par l'aviation américaine. Ces dernières progressent du côté Est du fleuve.

    Les autorités syriennes ont cependant clairement averti les FDS de ne plus progresser vers le sud, pour laisser la voie libre à l'armée syrienne. Il semblerait que les FDS ont compris le message. Surtout après que le premier ministre syrien s'est dit prêt à discuter d'autonomie avec les Kurdes. Lui, qui ne voulait même pas discuter de fédéralisme auparavant. Mais le tout reste à être confirmer par les faits.

    On apprend selon des sources diplomatiques américaines, que les États-Unis seraient prêts à quitter la base militaire d'al-Tanf au sud de la Syrie à la frontière jordanienne, seulement lorsque l'EI ne contrôlera plus de territoire en Syrie. Ceci aussi reste à être confirmé par les faits. Notons cependant que l'État islamique utilise le territoire à l'entour de la base américaine, comme point de départ pour lancer des attaques sporadiques sur l'armée syrienne. 

     

  • L'armée syrienne et les Forces Démocratiques Syriennes se chatouillent

     

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    Jaune : Forces Démocratiques Syriennes, à majorité kurde

    Rouge : Armée Arabe Syrienne

    Orange : Triangle où il y aurait sporadiquement accrochage entre les deux forces.

    Brun : État islamique

    Ligne bleue : Le fleuve Euphrate

    L'armée syrienne et ses alliés, soit le Hezbollah libanais, les Brigades iraniennes Al Quds et les Unités de Mobilisation Populaire irakienne (qui auraient franchi la frontière), sans oublier l'aviation militaire russe, donc tout ce beau monde, fait tout son possible et même plus, pour empêcher les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) à majorité kurde, aidées d'arabes syriens et de l'aviation militaire américaine, pour les empêcher dis-je, de prendre possession des champs pétroliers de la région de Deir Ezzor. L'armée syrienne veut également les empêcher d'atteindre la frontière irakienne. 

    Sur la carte, dans le triangle orange, il y aurait sporadiquement accrochage entre l'AAS et les FDS. Même que l'aviation russe bombarderait à occasionnellement les FDS. 

    Le ministre des affaires extérieures russe, M. Lavrov, reconnaît que la coopération russo-américaine en Syrie n'est pas exempte de problèmes, après une semaine riche en incidents entre les deux grandes puissances. La Russie dénonce la politique hypocrite des États-Unis vis-à-vis de l'EI, qui explique selon lui la mort du général russe Valeri Assapov, tué par des bombardements du groupe djihadiste près de Deïr ezZor.

    Les Forces démocratiques syriennes ont, quant à elles, accusé à plusieurs reprises l'aviation russe d'avoir bombardé leurs positions dans la province de Deir Ezzor.

    L'EI a lancé une contre-offensive sur la principale route reliant Deïr ezzor à Palmyre. Cette contre-offensive a été repoussée et l'axe routier est à nouveau sous le contrôle des forces gouvernementales. L'EI tient encore la moitié de la ville de Deir Ezzor ainsi qu'une partie de la province du même nom.

    On peut facilement imaginer qu'encore une fois, les Russes réussiront à s'imposer. En effet, ils ont construits un pont sur l'Euphrate pour l'armée syrienne et le premier ministre syrien vient d'annoncer que le gouvernement syrien est prêt à discuter d'autonomie avec les Kurdes syriens. Auparavant, le gouvernement central ne voulait même pas entendre parler de fédéralisme.  

  • Portrait de la situation en Syrie

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    Rouge et rose : Gouvernement syrien. Jaune : Kurdes. Vert : Dans la région d'Idlib : al Qaïda, ailleurs mouvements proches d'al Qaïda.  Vert au Nord de la Syrie : Partie envahie par la Turquie. Gris : État islamique. 

    La  Syrie et la Russie avertissent les Américains et leurs alliés qu'ils rétorqueraient si ces derniers attaquaient leurs troupes. Au Nord du pays, il semble que les Turcs soient en train de masser des troupes.

    Les Unités de Mobilisation Populaire irakiennes de Téhéran (UMP), essentiellement composées du Harakat Hezbollah al-Nujaba, ont commencé à franchir la frontière et à prendre position dans le Sud-Est de la Syrie. Les UMP, bien que formellement intégrées à l’armée nationale irakienne, prennent leurs ordres directement du commandant suprême de l’Iran au Moyen-Orient, soit le très populaire général en chef des Brigades Al Quds, Qassem Soleimani. 

    L’objectif stratégique central de Téhéran consiste à ouvrir un couloir terrestre à travers l’Irak et la Syrie vers la Méditerranée, ou si vous préférez vers le Hezbollah libanais. Les Américains essayent de les ralentir du mieux qu'ils peuvent, sans rentrer en conflit armé avec la Russie. Cette dernière aide l'armée syrienne et ses alliés sans vouloir rentrer en conflit armé avec les États-Unis, tout en les poussant tranquilement vers la sortie.  

    Deir Ezzor

    À l'Est de l'Euphrate, les Forces Démocratiques Syriennes (à majorité kurdes), appuyées par l'aviation américaine, ne se dirigeraient plus vers Deir Ezzor, où les troupes syriennes à l'Ouest de l'Euphrate ont franchi le fleuve à l'Est pour encercler l'Ei et ce avec l'aide de l'aviation russe. Les FDS se dirigeraient maintenant vers la frontière irakienne à l'Est de l'Euphrate, pour y affronter l'EI. 

    Abu Kamal

    Damas a diffusé une autre mise en garde aux États-Unis et aux forces kurdes, les intimant de ne pas continuer vers Abu Kamal, le bastion de Daesh dans le Sud-Est. Les troupes syriennes et le Hezbollah se mettent en marche vers la garnison d’Al-Tanf, pour par la suite reconquérir Abu Kamal, achevant ainsi la reconquête de la totalité du triangle Syrie-Irak-Jordanie-Euphrate. 

    Al-Tanf

    Les forces spéciales américaines seraient en train d'évacuer le poste d’Al-Tanf qu’elles détiennent dans le triangle frontalier Syrie-Irak-Jordanie-Euphrate et en remettraient le contrôle à l’armée syrienne. Quitter Al Tanf équivaut à un retrait américain du Sud-Est de la Syrie à l'Ouest de l'Euphrate. 

    Deraa

    Les unités rebelles syriennes soutenues par les États-Unis sont aussi sur le point de quitter leurs positions dans le Sud de la ville de Deraa, dans le Sud-Ouest de la Syrie.

    Conclusion

    Je dirais que les principaux belligérants s'entendent pour que le gouvernement syrien reprennent la totalité de son territoire, sauf celui des Kurdes pour le moment. En Irak, les Américains sont contre l'indépendance des Kurdes. On peut donc supposer qu'ils seraient également contre l'indépendance des Kurdes en Syrie. 

    Probablement que les Kurdes se mettent en position de force en conquérant des territoires arabes. Ceci en prévision de négociations ultérieures avec le gouvernement syrien, dans le but d'obtenir le maximum de pouvoir du gouvernement central, qui lui, semble être contre toute forme de fédéralisme.  

    Israël vient de bombarder un dépôt d'armes du Hezbolah près de l'aéroport de Damas, probablement des missiles tirés par leurs avions à partir du Liban. Le gouvernment syrien affirme avoir abattu deux de leurs missiles. Les bombardements israéliens sont sporadiques et n'ont aucune influence sur l'issue de la guerre. Les Russes le savent. Ces derniers veulent gagner la guerre et par la suite l'organisation de la paix en Syrie et non pas seulement une bataille, d'où leur patience face à Israël...

    À suivre...

     

  • Assad est en train de gagner la guerre

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    Washington se retrouve dans la position inconfortable du pays qui veut « balkaniser » la Syrie alors que l’axe Damas  - Bagdad - Téhéran - Moscou (et maintenant Ankara) souhaite une Syrie unie en un seul bloc. 
     

    Astana

    À Astana capitale du Kazakhstan, se tient le sixième round de discussion pour le règlement de la guerre syrienne. Actuellement, il existe quatre zones de désescalade en Syrie, dont trois fonctionnent normalement. Elles sont réparties comme suit : dans la province de Deraa (sud), dans la banlieue de Damas (Ghouta orientale) et au nord de la province de Homs. La Russie et la Turquie, pays garants qui représentent respectivement Damas et l'opposition, n'ont pas de différends au sujet de la zone de désescalade d'Idlib.

     

    Idlib 

    Entièrement sous la domination rebelle, cette zone est contrôlée de fait par l'ancien al Qaïda,  Hayat Tahrir al-Sham. À la frontière turque, l’organisation est aux commandes de Bab el-Hawa, le seul point de passage qui relie Idlib à la Turquie. Ils y ont laissé flotter le drapeau de la révolution syrienne et renoncer à le remplacer par celui d’Al-Qaida. Depuis déjà plusieurs semaines, HTS n’a plus d’adversaires militaires dans la province d’Idlib, la dernière province syrienne aux mains de la rébellion. Il y a un mois, ils mettaient au pas Ahrar el-Sham, jusqu’alors l’un des groupes les plus puissants de la rébellion armée. Depuis HTS semblent recruter, convainquant de gré ou de force des groupements plus petits à rejoindre leur bannière.​

     

    État islamique

    L'État islamique n'occupe plus que 35 000 km2 en Syrie. Ce qui représente 19% de la superficie du pays et seulement 6% de la population. Il est en constant déclin et disparaîtra incessamment de la carte. L'expérience nous dicte qu'il faudra s'attendre à quelques actes terroristes d'envergure venant de sa part. 

     

    Israël

    Depuis 2011, soit le début de la guerre en Syrie, Israël tout en tenant à ne pas être aspirée par la guerre, n'hésite pas pour autant à frapper sporadiquement des convois à destination du Hezbollah, ou des positions des forces régulières syriennes. Se sentant menacée par eux, Tel Avive veut limiter au maximum la présence iranienne et du Hezbollah libanais en Syrie, son voisin. À noter qu'elle ne bombarde pas les forces Al-Qods iraniennes. Sachant éperdument que les représailles iraniennes l'entraîneraient dans cette guerre qu'elle ne pourrait gagner. Les bombardements israéliens n'auront aucune influence sur l'issue de la guerre.

     

    Turquie

    Contre l'autonomie des Kurdes syriens, Ankara est intervenue militairement pour séparer en deux les zones que contrôlent les Kurdes à sa frontière. Elle ne peut néanmoins intervenir d'avantage sans déclencher une confrontation avec les États-Unis, qui eux, arment et soutiennent le Front Démocratique Syrien essentiellement formé de kurdes, afin qu’il lutte contre l'EI.

    L’indispensable protection américaine ne revient pas à une garantie à vie pour le FDS. Les Kurdes savent qu’une fois qu'ils ne pourront plus faire de gains territoriaux, ils seront moins utiles aux États-Unis. Un lâchage de Washington les fragiliserait face à Ankara. La Turquie n’attend que cela pour couper en morceaux le territoire kurde. La Turquie soutient maintenant l'alliance russo-syrienne et une entente turco-iranienne est en train de se dessiner. 14 millions de Kurdes vivent en Turquie et 7 millions en Iran. Ces derniers ont  toujours entretenu des espérances d’autonomie. La Turquie, membre de l’OTAN, est en train d'acquérir des systèmes anti-aériens russes S-400. Ce qui met mal à l’aise Washington. 


     

    Kurdes

    Il y a douze bases US au Kurdistan syrien (dont deux pouvant accueillir de gros avions porteurs). Ces bases sont faites pour durer. Les Kurdes ont libéré tout leur territoire avec l'aide de l'aviation militaire américaine. Ils ont même progressé en territoire arabe avec la prise de Raqqa et l'envahissement progressif de l'Est de l'Euphrate. À Hassaké, ville peuplée pour moitié d’Arabes et pour moitié de Kurdes, une politique de “kurdification”est commencée. 

    De l’autre côté de la frontière, en Irak, la lutte contre Daech a réveillé les aspirations kurdes. Mais alors que leur projet en Syrie n’est pas explicitement défini, il porte un nom côté irakien : Indépendance. Le président de la région kurde irakienne annonce la tenue d’un référendum d’indépendance, prévu le 25 septembre. Dans le scénario très probable d’un « oui » à l’indépendance, celle-ci ne serait pas immédiate. Les voisins turc, iranien et syrien craignent que le scrutin n’inspire les minorités kurdes de leur propre territoire. 

     

    Gouvernement syrien

    Le président Assad affirme que l'avenir stratégique est dorénavant à l'Est et qu'il n'y aurait pas de coopération avec les pays qu'il considère "liés" au terrorisme. C'est à dire les États-Unis et l'Europe. Bachar el-Assad se sent en position de force depuis que son armée a repris l’initiative après l’intervention russe, qui a débuté en septembre 2015. Il est persuadé qu’il est en mesure de reconquérir l’ensemble du pays et qu’il convient désormais de penser à l’après-guerre. 

    Damas n’envisage pas l’émergence kurde comme une menace, au moins dans l’immédiat. Il y a une collaboration entre les Kurdes et le gouvernement syrien. Le PYD (parti politique kurde) a fait disparaître des groupes de mobilisation kurdes hostiles à Bachar Al Assad. Damas n’a pas besoin de reprendre dans l’immédiat les zones sous contrôle kurde. Ce qui lui permet de mettre ses forces ailleurs.

     

    Russie

    La Russie soutient le gouvernement syrien. Pour elle, on ne doit pas détruire la structure d'un état. C'est aux Syriens de décider qui doit gouverner le pays et non pas aux autres pays de la planète. Sa force militaire constitue l'atout majeur dans cette guerre. Elle a obtenu de meilleurs résultats à moindre coût que l'armée américaine. Sa force diplomatique toujours en contact avec les différents belligérants locaux, nationaux, régionaux et internationaux constituent également une fer de lance incomparable. La qualité et l'expérience de son ministre des affaires extérieures y est pour quelque chose. L’aviation militaire russe a desserré l’étau qui pesait sur l’armée syrienne. Elle a affaibli l’ensemble des groupes rebelles et accompagne les offensives de Damas par ses appuis aériens. La Russie dirige les négociations internationales sur le conflit.


     

    États-Unis

    Leurs protégés, les rebelles dits « modérés » voulaient établir une capitale provisoire à Alep et libérer le Sud depuis la Jordanie. Selon certaines estimations, l'administration d'Obama aurait dépensé près de 500 millions de dollars sur l'entraînement des rebelles et l'opération Timber Sycamore, qui s'est avéré être un échec total. Les rebelles rejoignaient en fait al Qaïda. Le soutien inconditionnel octroyé par les États-Unis aux Forces démocratiques syriennes constituées majoritairement de Kurdes du YPG, les  « cousins » syriens du PKK kurde de Turquie, pousse Ankara de plus en plus vers le clan russe.

    Washington sait probablement depuis longtemps que l'issue de la guerre s'annonce en faveur de Damas. Mais à cause du pacte du Quincy, les États-Unis doivent faire un effort pour défendre le clan de l'Arabie. Sachant qu'ils ne gagneront pas cette guerre, les Américains font tout pour détruire le plus possible le pays et faire en sorte que la réunification totale soit impossible ou le plus difficile possible.  

     

    Iran

    L'Iran est un allié indéfectible du gouvernement syrien. L'axe Iran-Syrie-Hezbollah est incontournable et a toujours été une question de survie pour lui. L'Iran des ayatollah est devenu la puissance Chiite et ne veut plus que les Chiites arabes vivent sous l'influence de l'Arabie saoudite sunnite. Grâce à son armée conventionnelle et surtout grâce à la qualité et au nombre de ses missiles, Téhéran a su empêché toute intervention militaire américaine ou israélienne sur son territoire. C'est la raison pour laquelle Téhéran a pu s'entendre avec l'Occident sur l'abandon de sa recherche sur l'arme nucléaire. L'Iran possèdent des forces militaires en Syrie et aura de plus en plus d'inflence sur la Syrie.

     

    Arabie saoudite

    L'Arabie saoudite prône la religion musulmane sunnite. Elle est la première puissance musulmane sur la planète. Cela est dû essentiellement à son extrême richesse monétaire due aux hydrocarbures. Elle n'accepte pas la montée de l'Iran. Les États-Unis et l'Europe constitue ses principaux alliés à travers le monde. Le pacte du Quincy, peu connu, unit l'Arabie saoudite et les États-Unis depuis 1945. Il a été renouvelé en 2005 pour un autre 60 ans. Avec ce pacte, les Américains doivent défendre l'Arabie. En contrepartie, le Royaume garantit l’essentiel de l’approvisionnement énergétique américain. l'Arabie voulait le départ de Bachar et semble aujourd'hui devenir plus modérée à ce sujet. Elle travaille en ce moment à l'unification de l'opposition syrienne. 

     

    Qatar

    Le Qatar arme et finance al Qaïda en Syrie. C'est sous l'influence du Qatar que le mouvement terroriste a changé de nom pour essayer de devenir acceptable face à la communauté internationale. Ce qui n'a pas fonctionné. Le Qatar et l'Arabie saoudite sont maintenant en lutte politique.

     

    Jordanie

    Les Américains avaient ouvert un camp d'entraînement pour les rebelles syriens en Jordanie. Ce qui a alimenté la rébellion dans le sud de la Syrie. La Jordanie veut maintenant sécuriser sa frontière. Le 9 juillet dernier, Amman, Moscou et Washington ont conclu un accord de cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, une région qui jouxte la Jordanie. Le royaume hachémite a désormais besoin du soutien russe pour stabiliser une autre partie de sa frontière avec la Syrie, plus à l’est, dans une région secouée ces derniers jours par des combats. La Jordanie et les États-Unis ont même demandé à deux groupes d'opposition syriens qui contrôlent des portions de territoire dans le sud de la Syrie, de cesser les combats contre les forces gouvernementales et de se replier sur le territoire jordanien. Amman joue donc maintenant la carte du pragmatisme pour défendre ses intérêts économiques avec Damas.

     

    Liban

    L'armée libanaise avec l'aide du Hezbollah et de l'armée syrienne a réussi à sécuriser sa frontière face à l'EI. L'État islamique est désormais complètement absent de la frontière syro-libanaise. 

     

    Europe

    L'Europe n'a presque pas d'influence sur le résultat de la guerre en Syrie. Elle a misé sur le retrait d'Assad sans se préoccuper de présenter une alternative valable. Elle a pris ses rêves pour la réalité. 

     

     

     

  • Les Kurdes face à l'armée syrienne

     

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    En jaune, les Forces Démocratiques Syriennes à très grande majorité kurde. En rouge l'Armée Arabe Syrienne, soit l'armée gouvernemntale, en rouge foncé : Deir Ezzor. En brun, l'EI. En bleu, l'Euphrate et son lit.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) à majorité kurde, sont en train de percer l'État islamique et se dirigent vers Deir Ezzor, face à l'armée syrienne. L'Armée Arabe Syrienne du président Assad franchira-t-elle l'Euphrate pour minimiser au maximum les gains des FDS? Ces deux forces militaires ne se sont jamais affrontées sur le terrain jusqu'à maintenant. À l'occasion, elles ont même collaboré quelque peu. Les Kurdes, avec la prise de Raqa s'avancaient nettement en territoire arabe. Depuis hier, ils s'y enfoncent. 

    Le but de leur offensive est d'enlever la rive Est de l'Euphrate à l'EI. Les FDS contrôlent d'ailleurs une colline à moins de 7 km de la rive Est de l'Euphrate, face à la ville de Deir Ezzor. Un de leurs chefs affirme qu'il n'y a aucune coordination entre ses troupes et les forces gouvernementales.

    Les forces syriennes quand à elles, délogent l'EI, sur la rive Ouest de l'Euphrate. Elles ont brisé le siège imposé par Daech. Elles combattent maintenant les djihadistes au Sud-Ouest de Deir Ezzor. Les Russes continuent à bombarder l'EI. L'armée syrienne et ses alliés contrôlent maintenant toute l'autoroute entre Deir Ezzor et Damas. Celle-ci passe par les villes d'Al-Soukhna et Palmyre.

    Il existe toutefois une entente secrète de "dé-confliction" entre les Syriens, les Russes d'un côté et les FDS et les Américains de l'autre. Le but est d'éviter tout incident entre les multiples acteurs engagés sur le terrain. On peut donc prévoir que les deux armées ne s'affronteront pas. Elles s'arrêteront chacune à l'endroit où l'autre se sera rendue. 

    Est-ce que les gains des Kurdes en territoire arabe, leur serviront de monnaie d'échange dans le but d'obtenir plus d'autonomie du gouvernement central? Jusqu'à quand les Américains continueront-ils d'aider les Kurdes? Quant aux Russes et aux Iraniens, ils sont là pour rester, d'ailleurs au grand "dam" d'Israël. 

    Des renforts militaires importants de l'armée syrienne sont arrivés à Deir Ezzor.

  • Hezbollah version 2017

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    Selon Debkafile, site de renseignement militaire israélien, l'appui de l'aviation militaire russe n'explique pas à lui seul la victoire de l'armée syrienne. À vrai dire, la victoire de l'Armée d'Assad à Deir EzZor a été effectuée aussi avec l'aide du Hezbollah et les trois ont refoulé l'EI vers Abou Kamal, ville se trouvant à la frontière syro-irakienne.

    Abou Kamal est cette localité où devaient être évacués les terroristes de Daech que le Hezbollah, avec l'aide de l'armée libanaise, a vaincu dans l'Est libanais et dans le Qalamoun en Syrie avec l'aide de l'armée syrienne. Ces deux combats ont eu lieu sur la frontière syro-libanaise. Cette évacuation a néanmoins été bloquée par les Américains qui ont frappé un premier convoi de terroristes la semaine dernière. 

    Israël assiste présentement à l'émergence d'un nouveau Hezbollah, une armée née de combats menés jours et nuits aux côtés de l'armée syrienne. Cette nouvelle armée a pour nom "Hezbollah version 2017". C'est une force aguerrie de six ans de guerre et dont la montée est favorisée par la coopération russo-iranienne. Debkafile conseille vivement à l'armée israélienne de revoir ses exercices militaires qu'elle mène présentement au Nord d'Israël. 

    L'aviation israélienne a mené une dizaine de raids aériens en Syrie sur des lieux de stockage d'armes et sur des convois d'armes qu'Israël pense destinées au Hezbollah.

    Cette fois-ci, c'est un lieu de production d'armes qui a été visé, un centre qui développe « entre autres choses des missiles de précision », affirme l'ancien chef du renseignement militaire Amos Yadlin. Ce site serait semble-t-il, aux yeux des Israéliens, un centre de production d'armes chimiques. 

    En frappant cette infrastructure, l'armée israélienne pense envoyer un message clair : un renforcement de l'armement du Hezbollah est pour elle une ligne rouge... Une ligne rouge qu'elle entendrait bien, contrairement aux Occidentaux, faire respecter. Sauf qu'Israël pousse ainsi de plus en plus la Russie vers le Hezbollah et son allié iranien.

    Est-ce qu'on s'entend sur le fait qu'Israël n'est pas de taille face à la Russie, même par rapport au monde arabe. Géographiquement, Israël est toute petite par rapport à ses voisins musulmans. Voisins, avec lesquels elle s'évertue à être agressive. Elle n'a jamais compensé les Palestiniens pour la perte de leur terre, qu'elle s'est empressée de leur voler. Certes, elle a la bombe nucléaire mais elle ne pourra jamais sans servir. 

  • Le triangle alTanf, AbuKamal, arRusafah, nouvel enjeu de la guerre

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    L'état-major de l'Armée Arabe Syrienne (Syrie) est à Bagdad (Irak) pour discuter de la suite de la guerre. Il semble que ce soit une offensive majeure des deux protagonistes sur Abu Kamal. 

    En effet, le "Hezbollah" libanais et "l'armée syrienne" s'établissent sur le terrain pour empêcher les rebelles protégés par les États-Unis de progresser vers la province de Deir Ezzor, tout en se préparant à une offensive sur Abu-Kamal.

    En même temps, un imposant renfort du "Harakat Al-Nujaba" (paramilitaire irakien) vient d'arriver à la frontière entre l'Irak et la Syrie justement près d'Abu-Kamal.

    Donc l'armée syrienne, le Hezbollah libanais et le "Harakat Al-Nuja" irakien prépareraient une offensive majeure sur cette ville, au sud-est de la province de Deir Ezzor en Syrie, tout près de la frontière irakienne.

    Après Alep, la reprise de Palmyre, la percée aux frontières jordanienne et irakienne, le triangle que composent les trois villes syriennes al-Tanf, Abu-Kamal et ar-Rusafah devient dorénavant l'enjeu principal de la guerre syrienne. La Syrie, le Hezbollah libanais et l'Iran mettent tout en leur pouvoir pour reconquérir ce triangle dans le but de rouvrir un couloir terrestre, Iran, Irak, Syrie, Liban et Méditerranée. 

    Vainqueur de ce triangle et bénéficiant de cette voie de communication terrestre avec son fournisseur iranien, le clan Assad progressera alors beaucoup plus rapidement ailleurs au pays et le ravitaillement du Hezbollah libanais en sera énormément augmenté au grand dam d'Israël. Les États-Unis et leurs protégés en sont réduits à la ville d'al-Tanf, incapables d'en sortir. 

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    D'ailleurs, avant hier, la présence de Qasem Soleimani (major général des Forces Al-Qods, groupe d'intervention extra-territoriale iranien), considéré comme grand stratège militaire même par les Occidentaux, sa présence à la frontière syro-irakienne, prend alors tout son sens et démontre l'importance qu'accorde l'Iran à cet épisode de la guerre. La présence constante de cet homme sur les lieux des combats représente assurément un atout à sa compétence. D'ailleurs, le fait qu'il aie été légèrement blessé lors de la reconquête d'Alep, prouve que sa présence près des combats n'est pas de la frime.

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  • Qasem Soleimani à la frontière syro-irakienne

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    Soleimani, modeste héros, major général iranien, à la tête des Forces Al-Qods, (groupe d'intervention extra-territoriale iranien), élu homme de l'année par le site iranien d'informations Khabaronline.ir à la suite d'un sondage en 2015. Ce héros iranien vient tout juste de visiter la frontière Syrie-Irak. Reconnu comme un brillant tacticien y compris par les Occidentaux, il œuvre en faveur des Chiites au Moyen-Orient, notamment en ayant bâti la branche armée du Hezbollah libanais et celle du Hezbollah irakien. À partir de 2012, il engage les forces armées Al-Qods dans la guerre syrienne.

    Depuis 2014, il est également engagé en Irak, y intervient régulièrement notamment lors du siège d'Amerli, les batailles d'Al-Anbar, de Baïji et de Tikrit.

    Actif en Irak comme en Syrie, il est légèrement blessé le 22 novembre 2015 à al-Eiss, au sud-ouest d'Alep en Syrie, lors de féroces combats contre les alliés d'al Qaïda.

    Il bénéficie d'une popularité importante en Iran, popularité qu'il encourage par l'envoi de photos prises sur les différents théâtres d'opération où il se trouve. L'image de Soleimani en Iran est celle d'un irréprochable héros de guerre. Vétéran décoré de la guerre Iran-Irak (1980-1988), il se décrit lui-même comme « le plus petit soldat »

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  • Syrie, Assad reste ou pars

     

    Basharal assad1ap 696x391Dans une guerre, lorsque les tensions montent, les belligérants en sueurs grimpent péniblement, jusqu'au sommet du pic final. Plus souvent qu'autrement un sommet en cache un autre et encore un autre, toujours plus haut. Il y en a trois ou quatre comme ça. Lorsque le sommet du pic final est atteint, un des deux clans s'écroule subitement, totalement et brutalement jusqu'au ras des pâquerettes et ne pourra jamais plus remonter la pente. Au sommet du pic final, il n'y a de place que pour le vainqueur. Le perdant s'efface avec le temps à tout jamais.

    Dans cette guerre, après quelques sommets qui en cachaient quelques autres, il semble que ce soit le pic final que nous soyons en train d'atteindre. Dorénavant, un des deux clans fléchira avant de s'écrouler.

    Premier sommet, le 5 juin 2013 : la reprise de Qousseir par l'Armée Arabe Syrienne et le Hezbollah. Avant l'armée perdait. Depuis, sans être un ras-de-marée, elle gagne.

    Deuxième sommet, août 2013 : Massacre de la Ghouta : Le rapport d'enquête de l'ONU confirme l'utilisation d'armes chimiques, "roquettes surface-surface contenant du sarin, produit neurotoxique" mais n'avance aucune responsabilité d'une partie ou de l'autre. Cependant, les Américains condamnent ouvertement le gouvernement Assad et sont à quelques minutes de le bombarder, lorsqu'un accord sort subtilement de la manche des Russes. Les Syriens se débarrassent de leur stock d'arme chimique et les Américains ne bombarderont pas. Ici, le gouvernement a chancelé, titubé mais n'est pas tombé. Mais après, il perd, gagne et reperd.

    Troisième sommet : Septembre 2015, l'arrivée de l'armée russe. Assad ne cesse de gagner du terrain. Il avance constamment lentement mais sûrement.

    Quatrième sommet : La libération d'Alep, le Stalingrad syrien. Depuis les forces syriennes avancent de façon constante et définitive. Ça semble irréversible.  

    Avant d'atteindre le dernier sommet, il y a eu quelques montées et descentes sur le terrain. Comme le bombardement par l'aviation israélienne. La Syrie rétorque avec ses S-200, conservant ses S-300 pour un conflit majeur. S'il y a reprise, la Syrie rétorquera avec des missiles Scuds sur Israël, et Tel-Aviv détruira le système de défense syrien. Donc la Syrie se servira de ses S-300. On sent qu'on se rapproche du pic final. 

    Presque simultanément, l'armée turque est bloquée au nord du pays. Le dernier pic n'est pas loin.

    Puis, al Qaïda en tête, l'Armée Syrienne Libre sous ses ordres avec quelques groupes salafistes attaquent Damas, Deraa et Hamah, échec total. Donc, ces groupes ne devraient plus être capable de remonter la pente. Ils sont bloqués et dans le gouvernorat d'Idlib l'armée syrienne les attaque en bombardant leurs dépôts d'armes avant l'assaut final. Ça sent le sommet. 

    Les Turcs qui ne voulaient plus d'Assad sont maintenant capables de vivre avec. Le secrétaire d'état américain déclare : « le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien ». Même la France emploie un langage similaire. Le clan Assad semble vainqueur. Le pic final et la victoire ne sont pas loin, on semble les voir à travers une faible brume. Puis, le clan Assad s'étant endormi, coup de théâtre!

    Pic final ou du moins on arrive dessus : Avril 2017, bombardement syrien d'un dépôt d'armes d'al Qaïda. Selon Washington, il y a eu utilisation du gaz sarin par le gouvernement Assad. Selon ce dernier c'est dans le dépôt bombardé qu'était cachée l'arme chimique. Les deux versions se valent. 86 morts, dont 27 enfants, et plus de 160 blessés. À noter que le président Assad est un analyste hors du commun sur le Moyen Orient. Autrement dit, ce n'est pas un deux de pic. Ce serait étonnant qu'en pleine victoire, il utilise le gaz sarin.

    Les Américains bombardent la base militaire aérienne d'où est parti le bombardement. 59 missiles Tomahawks sont tirés. 23 atteignent la cible. La base est abîmée mais est de nouveau opérationnelle 24 heures plus tard. Il semble qu'il y aie une possibilité que les Russes aient peut-être utilisé leur système « Krasuha-5 » capable d’agir sur les GPS des missiles ennemis. 60% des Tomahawks sont tombés en Méditerranée. L'Amérique affirme avoir détruit 20% de la flotte aérienne syrienne.

    La frégate russe « Admiral Grigorovich RFS-494 » (navire furtif) rejoint le USS Ross et le USS Porter, les deux navires américains qui ont tiré les Tomahawks. Le plus gros sous-marin du monde est envoyé par Moscou près de la Norvège et du Danemark dans ce que les Russes appellent la piscine de l'OTAN. Moscou abandonne la « Hot Line » avec Washington. 

    De sorte que le pentagone diminue énormément le vol de ses avions au dessus de la Syrie de peur qu'ils se fassent descendre par les Russes. D'ailleurs un avion de reconnaissance américain a dû rebrousser chemin lorsqu'il a été mis en joue par l'armée syrienne. La Belgique abandonne ses vols en Syrie.

    Les États-Unis affirment fermement qu'ils rebombarderont si l'arme chimique est de nouveau utilisée. Le président Poutine prévient que des agents à la solde de l'ennemi peuvent réutiliser l'arme chimique dans le seul et unique but de faire passer la chose sur le dos du gouvernement Assad, pour qu'il subisse d'autres bombardenements. La Russie, l'Iran et le Hezbollah s'unissent pour augmenter la défense de Damas. Même que la Russie et l'Iran répondront par la force pour défendre la Syrie. Les Russes augmentent le système « Krasuha-5 » dans le but d'augmenter le pourcentage de leur succès contre les missiles américains. Il n'est pas question pour eux de couler un navire américain. 

    Les Russes et les Syriens continuent toujours de bombarder les dépôts d'armes d'al Qaïda dans la région d'Idlib. 

    Le G7 (États-Unis, Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Canada, France, Italie) n’est pas parvenu à une décision visant à renforcer les sanctions contre la Russie et la Syrie. Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont discuté du dossier syrien avec ceux de la Turquie, des Émirats arabes unis, de l'Arabie saoudite, de la Jordanie et du Qatar. Ils sont tous d'accord sur leur vielle marotte « il faut qu'Assad s'en aille ». Ils ne voient aucune place dans le futur de la Syrie pour Assad. Ils ne se préoccupent pas du fait que la Syrie deviendrait alors totalement instable comme l'Irak et la Libye. Tout ce qui compte pour eux c'est qu'Assad s'en aille. Ils ne font pas la même guerre que leurs ennemis. Ils ne vivent pas dans la même dimension. 

    Rex Tillerson, secrétaire d'état américain rencontrera M. Lavrov à Moscou. M. Poutine ayant refusé de le rencontrer. Rex Tillerson : "La Russie doit choisir entre deux options. Soit avoir de bonnes relations avec les États-Unis et ses alliés. Soit continuer à soutenir l'Iran, le Hezbollah et Bachar al-Assad. En même temps, le président Trump affirme qu'il n'envahira pas la Syrie. Donc la Russie choisira Bachar, l'Iran et le Hezbollah. Vous ne trouvez pas qu'on se rapproche de la finale. 

    Pendant ce temps, l'armée arabe syrienne élargit sa tête de pont à Palmyre et repart vers le Sud-Ouest, l'objectif est de reprendre les monts Suwanet Al Amra avec les mines de phosphates, rappelons qu'il y a une pénurie d'engrais en Syrie en ce moment.

    Le président Pouitne est structuré et au point de vue tactique et stratégique, est souvent un cran en avance sur les autres. Exemple : le règlement de la crise de la Ghouta. Il a des forces militaires sur le terrain, c'est ce qu'il lui donne l'avantage. Les forces américaines ne peuvent absolument pas attaquer l'armée russe et les pays occidentaux ne semblent pas intéressés à s'impliquer d'avantage militairement. Aux États-Unis, l'unanimité n'est pas là. Les Américains ont besoin d'une très bonne raison pour attaquer l'armée d'Assad, genre l'arme chimique ou une perte significative de leur armée causée par l'armée syrienne. Mais compter sur eux pour trouver une raison s'il le faut.

    S'il faut croire le clan occidental, il suffit que le président russe dise, «Assad s'en va» et ils n'ont plus d'argument. Il ne le dira pas. Il dira c'est au peuple syrien à décider ou comme on lui connaît, il sortira un règlement surprise de sa manche. Trump aussi peut être surprenant, son bombardement l'était. Maintenant, on sait que l'élément surprise fait parti de la guerre.

    Ne pas oublier que la Russie ne peut reculer. Car ce serait son déclin qui commencerait. Les Occidentaux considèrent qu'ils n'ont jamais perdu et ils n'aiment pas perdre la face. Eux aussi s'ils perdent, c'est le déclin du monde unipolaire qui commence. 

    N'oublions surtout pas que ces deux pays possèdent la première armée et la deuxième armée au monde. C'est risqué. On leur fait confiance mais avons-nous raison de leur faire confiance ? C'est bizard, mais j'ai plus confiance aux Russes. Je les perçoie beaucoup plus terre à terre. 

    Alors à propos d'Assad, pourquoi ce ne serait pas le peuple syrien qui déciderait ? 

     

     

  • Syrie : Les lignes rouges des Titans

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    Une guerre de lignes rouges, de plus en plus de lignes rouges, la dernière en vue, celle tracée par la Russie.

    En effet, en réponse à l'attaque contre une base aérienne syrienne, Moscou suspend le mémorandum russo-américain sur la prévention des incidents et la garantie de la sécurité des vols en cours d'opération en Syrie. Cette communication entre les armées russe et américaine permettaient d'éviter les erreurs tragiques.

    Les missiles sol-air russes n'ont pas été utilisés contre les frappes américaines; parce que la Russie agissait dans le cadre de ce mémorandum. Elle devait respecter sa signature. La sortie du mémorandum lui permettra de réagir opportunément à d'éventuelles menaces américaines. 

    Si le gaz sarin n'est pas réutilisé, il ne devrait pas y avoir d'autres opérations. La ligne rouge est maintenant tracée par Washington et on peut croire que les Américains respecteront leur parole. Cependant, nous ne sommes pas certains si le gaz sarin a été bombardé par les Syriens ou s'il était dans l'entrepôt d'armes d'al Quaïda. Les deux propositions se valent.

    Une ligne rouge est également tracée aujourd'hui par Moscou. En quittant le mémorandum, les Russes envoient un message clair aux Américains, advenant une nouvelle opération du genre, il est possible que la Russie rétorque.  

    C'est quand même la première et la deuxième armée du monde qui se dressent des lignes rouges à ne pas franchir.

    De plus en plus de lignes rouges sont tracées. Les Syriens ont tracé une ligne rouge à Israël. La prochaine fois que Tel-Aviv envoie des chasseurs en Syrie, pour chaque chasseur Damas enverra un Scud sur Israël, sur une base militaire si Israël a tué des soldats, sur le port d'Haïfa, si les Israéliens ont tué des civiles syriens. Les missiles Arrow israéliens devrait intercepter la majorité des Scuds mais un ou deux qui passent, c'est suffisant comme effet dissuasif ou pour rentrer en guerre totale ou partielle. 

    La Turquie s'est fait sortir de la guerre puisqu'il lui était impossible de progresser, faisant face aux armées syrienne, russe, kurde et américaine. C'était la deuxième armée de l'OTAN qui faisait face à la première et la deuxième armée du monde.

    Il est possible qu'un jour, une armée franchisse la ligne rouge. Soit, ça s'arrête là, soit elle rentre en guerre partielle ou totale.

     

     

     

  • Avertissement américain

     

    La frappe américaine ne change rien aux forces en présence impliquées sur le terrain. C'est une intervention qui a abîmé une vingtaine d'avions tout au plus. Les Américains avaient prévenu à l'avance les Russes. 4 morts du côté de l'armée syrienne. Cette frappe visait beaucoup plus à impressionner la galerie occidentale qu'à changer les forces en présence sur le terrain. C'est un avertissement point à la ligne. Les Russes répondent en bombardant Idlib et en convoquant le Conseil de sécurité de l'ONU. Il renforce la défense syrienne.

    Telechargement 6

  • Les États-Unis frappent

     

    Ko62qdkw59 missiles Tomahawk (569.000$ l'unité) contre la base aérienne de Shayrat en réponse à une attaque chimique présumée que Donald Trump a qualifiée de honte pour l'humanité. La base aérienne de Shayrat serait directement liée aux événements horribles de mardi, selon les Américains. 

    La Russie convoquera une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, selon un sénateur russe.

    L'ancienne secrétaire d'État démocrate Hillary Clinton, qui avait milité pour une approche plus musclée de l'administration de Barack Obama contre le gouvernement de Damas, s'est dite favorable à des frappes pour détruire les bases aériennes syriennes.

    Via la ligne de communication spéciale établie entre militaires américains et russes, les Américains ont informé la Russie avant la frappeIl y a eu plusieurs conversations aujourd'hui sur cette ligne spéciale.

    Le 4 avril, un raid chimique imputé, selon l'Occident, à l'armée syrienne contre la localité de Khan Cheikhoun a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants. Les États-Unis ont accusé le gouvernement syrien d'avoir utilisé le gaz sarin. La chancelière allemande Angela Merkel a, elle aussi, montré du doigt le gouvernement d'Assad.

    À l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui débattait depuis deux jours d'une résolution de condamnation de l'attaque, l'ambassadeur russe avait mis en garde contre des «conséquences négatives» en cas d'intervention militaire américaine. 

    En Turquie, où de nombreux blessés ont été évacués, les premières analyses effectuées à partir des éléments prélevés sur les patients laissent penser qu'ils ont été exposés à un agent chimique. Médecins Sans Frontières a évoqué l'utilisation du gaz sarin.

    Mais le chef de la diplomatie syrienne a réaffirmé que l'armée de son pays n'a pas utilisé et n'utilisera jamais d'armes chimiques contre son peuple, pas même contre des terroristes. D'après lui, l'aviation a frappé un entrepôt de munitions appartenant à des djihadistes et contenant des substances chimiques. Une explication déjà avancée par l'armée russe mais jugée fantaisiste par les experts militaires américains.

    Les États-Unis disposent dans la région des navires de la VIe flotte basée à Naples. Les destroyers USS Porter et USS Ross sont tous deux équipés de missiles Tomohawk. Le navire de transport amphibie USS Mesa Verde se trouve également en Méditerranée. Les navires de la Ve flotte sont basés à Bahreïn dans le Golfe. Le porte-avions George H. W. Bush se trouve actuellement dans le Golfe, en mission d'appui aux opérations contre l'EI.

    Les États-Unis utilisent plusieurs bases aériennes au Moyen-Orient, dont la plus proche de la Syrie est celle d'Incirlik, dans le sud de la Turquie. Ils utilisent également une base en Jordanie, et disposent de bases aériennes importantes au Koweït, au Qatar et dans les Émirats arabes unis.

    Les États-Unis ont déployé dans la région des avions de combat F-15, F-16, F-22, avions ravitailleurs KC-135, avions radars Awacs et bombardiers  B-52. L'avion furtif F-22 Raptor a connu son baptême du feu en Syrie en septembre 2014. Extrêmement difficile à détecter, cet avion au prix unitaire astronomique de 360 millions de dollars est capable de voler à une vitesse dépassant Mach 2 et de larguer ses bombes guidées par laser à 25 kilomètres de sa cible.

    Les drones Reaper et Predator sillonnent le ciel d'Irak et de Syrie, surveillant la situation au sol, ou menant des attaques avec des missiles Hellfire. Sur le terrain en Syrie, les États-Unis ont déployé dans le nord-est du pays près de 900 hommes des forces spéciales. Des canons des Marines aident l'alliance arabo-kurde à mener l'offensive sur Raqqa, la capitale de l'EI en Syrie. Ils ont aménagé une piste d'atterrissage à Kobane, près de la frontière turque, pour pouvoir accueillir des avions-cargo militaires C-17, capables d'emmener sur place des véhicules blindés.

    En Irak, les Américains ont déployé plus de 5.000 militaires. Des canons américains et des hélicoptères d'attaque Apache sont aussi employés pour soutenir les troupes irakiennes. En tout, Washington peut compter sur au moins 35.000 militaires dans la région.

    La télévision syrienne qualifie l'attaque d'agression. Assad aurait affirmé que si les Américains font un autre bombardement qu'il viserait Israël avec des missiles Scud. La Bolivie demande la réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU sur les frappes américaines en Syrie.

    La Russie convoquera une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, selon un sénateur russe.

    Sources :

    La Presse : Les États-Unis frappent une base aérienne en Syrie, 07/04/17

    TVA Nouvelles : Les militaires américains disposent de puissants moyens autour de la Syrie, 07/04/17

    RT : Les Etats-Unis frappent une base aérienne en Syrie, 07/04/17

  • Attaque chimique ou accident chimique

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    Le mainstream des médias occidentaux : « Attaque chimique de l'aviation militaire syrienne sur les rebelles du gouvernorat d'Idlib. » Résultat : 86 morts, 160 blessés.

    Donald Trump la qualifie «d'affront contre l'humanité», estimant par ailleurs que son « attitude vis à vis de Bachar el-Assad avait changé ». L'ambassadeur des États-Unis déclare, « que si aucune mesure de rétorsion n'était prise contre la Syrie, suite à l'attaque chimique présumée du 4 avril, ils (les Américains) devraient agir par eux-mêmes. » Les États-Unis déclarent donc ne pas exclure une riposte militaire. 

    Le président français dénonce un crime de guerre. Le ministre des Affaires étrangères français exclue un éventuel engagement dans ce conflit. 

    À l'ONU, le vote d'une éventuelle résolution de condamnation, qui devait avoir lieu mercredi, a été reporté, le temps pour les Occidentaux de négocier avec la Russie qui réclame une enquête rapide et objective. 

    Le porte-parole du ministère de la Défense russe déclare : « Selon des données objectives du contrôle russe de l'espace aérien, l'aviation syrienne a frappé un entrepôt terroriste contenant des substances toxiques, provoquant les émanations chimiques près de la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib. » 

    Le secrétaire d'état américain et l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU venaient de dire, il y a à peine quelques jours : « Le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien ». Exactement ce que les Russes et les Syriens veulent entendre et Assad leur répondrait par une attaque chimique. Ça ne correspond pas à sa personnalité. Il est plus intelligent que ça.

    ​Le président américain déclare : « quelque chose doit être fait. Ce que Bachar el Assad a fait est terrible. » Il a de son côté, estimé que Bachar el-Assad n'avait plus aucun rôle à jouer à l'avenir en Syrie. 

    Le Pentagone et la Maison blanche analysent les différentes hypothèses militaires s'offrant à Washington pour une éventuelle intervention armée en Syrie. La Russie sous entend clairement en des termes à peine voilés que si elle est attaquée ou que si l'armée syrienne est attaquée, elle ne restera pas les bras croisés.

    La tension a donc montée d'un cran. Washington doit trouver une réplique acceptable par les Russes et les Syriens. Ça ne peut être militaire donc peut-être une réplique économique ou politique. De toute façon, l'opinion publique occidentale n'a pas de mémoire. Le temps peut donc arranger les choses. 

    La ville d'Halfaya, dernier bastion des terroristes dans le gouvernorat d'Hama pas trop loin du lieu de l'explosion chimique, a été libérée par l'armée syrienne une heure auparavant. Je suis plus porter à croire qu'un entrepôt d'arme d'al Qaïda a été bombardé et que dans cet entrepôt, il y avait des armes chimiques, qu'al Qaîda a d'ailleurs déjà employé dans le passé, ou alors qu'un accident est arrivé chez les djihadistes.

    Mhardeh, dernier rempart de la résistance syrienne aux portes de Hama est harcelé de tirs de snipers, de roquettes, de mortiers et de missiles venant d'al Qaïda et ce depuis 2012. Ces dernières semaines ils ont subi un encerclement total. Pas un mot, pas une ligne sur le sort qu'endure la population de cette ville. 

    Assad gagne la guerre depuis l'intervention militaire russe, et surtout depuis la libération d'Alep-Est. Il n'a pas besoin d'employer l'arme chimique. Les djihadistes ou ce que le mainstream des médias occidentaux appellent les rebelles, évacuent en ce moment 5 villes. Le gouvernement syrien a repris Alep-Est, Palmyre et la presque totalité du gouvernorat d'Hamah et ce dans les derniers mois.

    Depuis la conquête d'Alep-Est par les autorités, Al Qaïda a attaqué les réserves d'eau de Damas. Ils ont effectué un quadruple attentat à Damas. Ils ont tenté une offensive sur Hamah, Damas et Derea. Le tout a échoué lamentablement et c'était prévisible. Israël a attaqué l'armée syrienne sous couvert qu'il attaquait un convoi d'armes sophistiquées du Hezbollah. C'est trop périlleux pour Tel-Aviv de continuer les attaques. Quoi qu'on sait jamais. La nouvelle stratégie des ennemis d'Assad est de faire passer un accident chimique pour une  attaque à l'arme chimique par l'armée syrienne.

    Véhiculer une telle désinformation fonctionne pour conserver l'opinion publique occidentale en faveur des gouvernements occidentaux. Le citoyen occidental, tout comme tout citoyen du monde, déteste semblables attaques inhumaines contre les civiles et n'est pas trop au courant de l'évolution de la guerre syrienne. Le mainstream ne l'informe pas beaucoup sur ce sujet. Le citoyen occidental n'a pas beaucoup de mémoires non plus. Rappelons-nous Alep où le mainstrean répétait constamment  : « Les Russes bombardent les civils..., les Russes bombardent les civils...etc...» C'est efficace dans le sens que quelqu'un qui prend position ouvertement pour Assad ne peut plus s'exprimer à ce moment-là, la pression sociale devient trop forte. Mais, le tout revient à la normale peu après car le citoyen occidental n'a pas de mémoire...  

    Le pire c'est que l'opposition pense encore pouvoir gagner la guerre sur le terrain. Mais c'est impossible, les Russes sont là. Mais ils pensent quand même qu'ils peuvent encore gagner. Espérons que personne n'ira jusqu'à assassiner Assad car ce sera un chaos pire que celui qu'a connu la Syrie. Et là, je crois que toute la planète s'apercevrait qu'en ce moment, Assad qui n'est pas parfait, n'est pas remplaçable. Il représente la stabilité face à al Qaïda et l'État islamique.

    Il n'existe aujourd'hui que des vestiges de l'Armé Syrienne Libre, vestiges qui s'allient à al Qaïda. Faut le faire. Trump lui est impulsif. Il réagit avec une pulsion émotionnelle qui est probablement sincère et il n'a qu'une connaissance superficielle de la région. Il n'a pas une doctrine très développée du genre on ne détruit pas la structure d'un état ou on vit dans un monde multi-polaire. Poutine, lui a ce genre de doctrine. 

    Je ne pense pas que ce supposé scandale aura une influence majeure sur le résultat de la guerre. Même si j'ai un immense respect pour les victimes. Les Russes étant impliqués directement dans le conflit, les Américains ne peuvent pas rentrer en guerre contre eux. Les Russes sont là légalement à la demande du gouvernement Assad. Les Américains sont là mais illégalement. 

    La majorité des Occidentaux, étant mal informée sur la guerre syrienne ne perçoivent pas que le choix est entre Assad d'un côté et al Qaïda avec l'État islamique de l'autre. 

    Sources : 

    Le Figaro : Attaque chimique en Syrie : bras de fer entre Moscou et les Occidentaux à l'ONU, 06/04/17

    Le Parisien :Syrie : «Trump n'a aucune raison de s'engager dans une nouvelle guerre», 06/04/17

    RT : Syrie : Donald Trump estime que «quelque chose doit être fait» et étudierait les options militaires, 06/04/17

  • Syrie : Assad nettement gagnant

    Carte de syrie

    États-Unis

    Le secrétaire d'état américain Rex Tillerson déclare : « le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien ». L'ambassadrice américaine à l'ONU le confirme. Bachar el-Assad a déjà fait savoir qu'il était prêt à coopérer avec Donald Trump. Le ministre français des Affaires étrangères a lui aussi affirmé que le départ d'Assad n'était plus une priorité. Ces déclarations font suite à celle de la Turquie, qui a cessé elle aussi de réclamer le départ d'Assad. Naturellement, tout cela a été accueilli comme une victoire dans les couloirs du pouvoir syrien. En effet, cela confirme ce que nous savions déjà, à savoir que Poutine est devenu le metteur en scène de la solution à la guerre syrienne. Washington affirme même envisager une coopération avec Moscou tout en affichant sa volonté de contenir Téhéran, alors que la Russie et l’Iran sont étroitement liés en Syrie.

    À noter que les Occidentaux ont toujours veillé à ce que les armes fournies aux insurgés, ne leur confèrent pas d’avantage décisif. Ils ont notamment empêché la livraison de missiles sol-air susceptibles d’entraver les bombardements aériens de l'armée syrienne et de l’armée russe. C'était la ligne à ne pas franchir pour s'assurer la paix mondiale.

     

    Pourpalers de paix à Genève

    Le recentrage de la diplomatie américaine vient percuter de plein fouet les laborieux pourparlers de paix à Genève. Le fait que l’envoyé spécial américain soit arrivé une semaine après le début du cycle de négociations, témoigne de la désaffection croissante des États-Unis à l’égard de ce processus censé définir la paix de l’après-guerre syrienne. 

    « L’opposition n’acceptera jamais que Bachar Al-Assad ait un rôle, à aucun moment (…). Notre position ne va pas changer », a réagi Monzer Makhous, l’un des porte-parole du Haut Comité des négociations qui rassemble plusieurs formations anti-Assad à Genève. La cinquième série de pourparlers sur la fin du conflit a pris fin vendredi à Genève, sans aucun progrès significatif. 

    L'opposition syrienne accuse Bachar al Assad de refuser de débattre de la transition politique. Cette opposition ne veut plus d'Assad. D'ailleurs, probablement que ce dernier emporterait haut la main une élection entièrement démocratique puisqu'il est l'homme politique le plus connu en Syrie et qu'il est le seul à pouvoir apporter la stabilité dans le pays, ce que toute population cherche à obtenir.  

     

    Hamah

    Des groupes rebelles menés par Tahrir al-Cham alliance dominée par Fateh al-Cham, branche syrienne d’Al-Qaïda, avaient lancé une offensive surprise le 21 mars et avaient pris plusieurs villages tout en progressant vers la capitale provinciale Hama.

    Le général iranien Qasem Soleimani et le général syrien Souheil Al-Hassan, plus connu sous le nom du « Tigre », planifient l'assaut final. Soleimani est un vétéran de la guerre Iran-Irak et un officier supérieur de l'Armée des Gardiens de la révolution islamique. C'est lui qui aurait orchestré avec le Tigre, la reprise d'Alep-Est.

    Le gouvernement a donc dépêché d’importants renforts qui, jumelés à de multiples frappes aériennes russes, ont permis de renverser la situation. Après une semaine d’affrontements mortels, la ligne de défense des djihadistes s’est écroulée. L'armée syrienne a reconquis 75% du territoire et encercle présentement Maardes

    La province de Hamah à majorité sunnite, est un fief rebelle stratégique depuis le début de l’insurrection syrienne en 2011. En 1982, le père de Bachar, Hafez Al-Assad y avait mâté une rébellion des Frères musulmans, 40.000 morts à l'époque. 

    Contrôler la province de Hamah revêt une importance capitale pour le gouvernement car ça lui permet d’isoler la province voisine d’Idlib contrôlée par al Qaïda.

     

    Homs

    Le quartier Al Waer de Homs, connue comme l'épicentre du soulèvement en 2011, était sous un siège gouvernemental depuis 2013. C'est le dernier quartier rebelle de la ville. Des centaines de djihadistes et leurs familles l'évacuent et montent à bord d'autobus pour rejoindre Idlib. Il reste entre 10.000 et 15.000 personnes à évacuer. il faudra entre six à huit semaines pour terminer la besogne qui sera la plus grande évacuation de toute la guerre, soit environ 40.000 civils et plus de 2.500 combattants

    Des milliers de personnes doivent être évacuées dans les prochains jours de quatre localités assiégées. Et ce, en vertu d’un accord entre gouvernement et rebelles. L’accord a été parrainé par l’Iran et le Qatar. Le Qatar, c'est lui qui finance Fateh al-Cham, branche syrienne d’Al-Qaïda. C'est lui qui exigea d'al Nosra un changement de nom, moyennant financement. 

     

    Deir ez-Zor

    L'aviation russe achemine constamment des tonnes d'aide alimentaire à l'armée syrienne qui attaque l'État islamique à al-Makaber banlieue sud-ouest de la ville. La situation y restera très difficile pour les troupes syriennes car selon le ministère russe de la Défense, au moins 800 djihadistes armés ont fui Mossoul, vers la frontière syrienne en direction de Deir ez-Zor. 

     

    Takpa

    Des combats acharnés font rage, d'un côté les Kurdes, appuyés par l'aviation américaine contre l'État islamique. Les Kurdes ont capturé l'aéroport mais sont incapables d'entrer dans la ville. 

    La salle de contrôle du plus grand barrage de Syrie a été détruite par une frappe américaine. Les Kurdes sont arrivés tout près du barrage. Les Forces démocratiques syriennes (à majorité kurde), soutenues par l'armée américaine, ont suspendu pendant quatre heures leurs opérations contre le barrage pour permettre à des ingénieurs d'effectuer une mission d'inspection. Le barrage n'aurait subi aucun dégât structurel. Les FDS avanceront de manière à garantir la sécurité du barrage.

     

    Rakka 

    Les FDS, principalement composées de milices kurdes, continuent d'avancer vers Rakka. L'offensive finale pourrait être lancée à la mi-avril et devrait durer des mois. Les FDS, appuyées par l'aviation et les forces spéciales des États-Unis, progressent depuis novembre en provenance du nord, de l'est et de l'ouest sur la ville qu'elles ont graduellement isolée. 

     

    Turquie

    Depuis la tentative du coup d'état militaire de l'année dernière, Erdogan semble plus près de Moscou que de Washington. Ankara vient d'annoncer la fin de son opération militaire dans le nord de la Syrie (opération Bouclier de l'Euphrate), qui avait été lancée en août 2016. Dans le cadre de cette opération, plusieurs villes ont été prises, dont Jarablos, Al-Rai, Dabiq et Al-Bab. L'armée turque maintient pour l'instant ses acquis en Syrie mais elle ne peut continuer à avancer, même si elle est la 2e armée de l'OTAN, elle est bloquée par l'armée syrienne, une centaine de soldats russes des forces spéciales d'intervention, 500 soldats américains également des forces spéciales d'intervention, sans compter les Kurdes qui comme on le sait ne donnent pas leur place au combat. N'oublions pas non plus les aviations russe et américaine qui savent très bien être dissuasives.

     

    Israël

    Pour Israël la ligne rouge c’est la mise en place d’une présence iranienne permanente en Syrie, pour la Russie c’est l’élimination d’une présence iranienne permanente en Syrie. Quelqu’un devra donc faire des concessions. L'Iran serait en train de construire un port en Syrie et également des usines d'armement. De toute évidence, l'Iran ne se retirera pas.

    Israël joue à la roulette russe en menaçant d'attaquer Bachar el-Assad. Il ne peut pas se permettre de faire enrager la Russie et de devenir son ennemi. C'est comme si Israël, la Syrie et la Russie se testaient, qui recule quand la pression se fait plus forte. La Russie n'a pas officiellement déclaré qu'elle soutiendrait Bachar el-Assad s'il commençait à faire feu sur des avions israéliens. 

    Israël se réserve le droit de réagir au nom de la «défense» de sa souveraineté. Pour l'instant, Israël a reçu un avertissement clair de la part de la Russie et d'Assad au sujet des frappes aériennes. Tel-Aviv va sûrement en tenir compte.

     

    Iran

    La visite officielle de Rouhani en Russie a donné l’occasion aux deux chefs d’état de se présenter en alliés en signant plusieurs accords commerciaux. Le président russe et son homologue iranien ont affiché leur entente au sujet du règlement de la crise Syrienne. Cependant, les deux pays ont des divergences sur le rôle de la Turquie. Moscou considère que la victoire en Syrie passe par un compromis avec Ankara alors que Téhéran refuse cette approche.

    Donc, Assad restera au pouvoir à moins d'un imprévu. Généralement, une guerre qui veut renverser un gouvernement ne doit pas durer trop longtemps pour réussir. Ce fut le cas en Irak et en Afghanistan par contre, les guerres du Vietnam et de Corée ont durées longtemps et les gouvernements sont restés en place, tout comme en Syrie.

     

    Sources : 

    45e Nord.ca : Le régime regagne du terrain dans le centre, 01/04/17

    Euronews : L'armée syrienne aurait repris le contrôle à Hama, 01/04/17

    AMN: Islamist rebels days from capitulation in Damascus amid new Syrian Army gains, 01/04/17

    Le Figaro : Syrie : Washington et Paris n'exigent plus le départ de Bachar El-Assad, 01/04/17

    Mamafrika.TV : Hama: l’effondrement des forces terroristes se poursuit dans la province, 01/04/17

    Aljazeera :Evacuations from Homs' Al Waer district resume, 01/04/17

    Sputnik : Syrie: les habitants d'Alep et de Deraa reçoivent 12 t d'aide humanitaire russe en 24h, 01/04/17

    B92 : La bataille pour le cœur deS djihadistes peut être le début d'une nouvelle guerre, 01/04/17

    Boursorama : Résumé de l'actualité, 01/04/17

    DatViet : Deir Ezzor est étanche, la Russie réalimente l,'Armée Arabe Syrienne, 01/04/107

    TRT : Armée turque: "L'opération Bouclier de l'Euphrate s'est achevée avec succès", 01/04/17

    L'Économiste : Ankara met fin à l’opération «Bouclier de l’Euphrate», 01/04/17

    l'Oriant le Jour : L’armée turque va maintenir sa présence militaire en Syrie, 01/04/17

    Le Monde : pourquoi les Etats-Unis acceptent le maintien au pouvoir de Bachar Al-Assad, 31/03/17

    RT : La ligne rouge de Poutine en Syrie n’est pas une invitation pour Israël à jouer à la roulette russe, 30/03/17

    Athina : batailles féroces Kurdes - l'Etat islamique en Takmpa, 28/03/17

    Boursorama : Le barrage de Takba en Syrie, enjeu stratégique et de propagande, 27/03/17

  • La Syrie dans le chaos

    Carte de syrie

    Les combats entre les forces gouvernementales et les insurgés font rage de plus bel. En réponse aux offensives simultanées d'al-Quaïda et ses alliés dont l'Armée Syrienne Libre, les tirs aériens Russes se concentrent sur les provinces d’Idlib, de Hama et la banlieue-Est de Damas.

    Hama

    Combats très intenses dans la province de Hama, où des insurgés dirigés par Al-Qaïda ont conquis temporairement quelques dizaines de villages. Un conglomérat constitué de djihadistes, d’islamistes et de ce qui reste de l’Armée Syrienne Libre ont lancé une offensive dans l’arrière-pays. Haya’t Tahrir al Sham (al Qaïda) détient un rôle actif dans cet assaut. Il a lancé plusieurs attentats-suicide en guise de bombardements au début de l'opération. Les forces aériennes russes et syriennes ont aussitôt rétorqué en les pilonnant, pendant que l’armée syrienne contre-attaquait en les repoussant. Les villes de Kawkab et de Qamhana près de Hama ont été libérées par le gouvernement. Une milice chiite irakienne s'est jointe aux forces syriennes pour y mener la bataille, le Harakat Hezbollah al NujabaLes Forces du Tigre de l'armée syrienne se déplacent aussi vers le Nord d’Hama. 

    Homs

    L'opération d'évacuation a repris ce lundi à Homs, plusieurs centaines de rebelles quittant leur dernier bastion, ont rapporté les médias officiels et l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Les violents combats de la fin de semaine dans la province de Hama ont retardé le départ des insurgés du quartier d'Al Waer. Les opérations d'évacuation ont débuté la semaine dernière, le régime syrien acheminant par autocars quelques dix mille à 15.000 rebelles et civils vers des zones de campagne de la région d'Idleb. 1.600 personnes quittent la ville ce lundi. Selon l'OSDH, 40.000 civils et plus de 2.500 rebelles se trouvaient dans le quartier d'Al Waer.

    Idleb

    Le grand mouvement de l’armée syrienne vers le gouvernorat d’Idleb pour le libérer des terroristes d'al Quaïda est toujours en préparation mais aucune date n’a été fixée jusqu'à ce jour, pour son lancement. 

    Damas

    Cela fait suite à une autre bataille distincte qui s’est déroulée à l’Est de Damas, dans les quartiers de Jobar et Abbasin où le Harakat Hezbollah al Nujaba s’est aussi déployéLe Harakat al Nujaba formé en 2013, opère en tant que « Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne. » Au début du mois, cette milice aurait annoncé la formation de la « Brigade de Libération du Golan », d'où l'énervement d'Israël qui a tué par drone un de ses leaders locaux, un Druze syrien. Par la suite, un autre drone israélien a été abattu par l'armée syrienne en territoire syrien. 

    Le Harakat Hezbollah al-Nujaba est une milice irakienne qui défend les lieux saints chiites de la Mosquée Sayyida Zaynab à Damas. Ces forces ont été cruciales pour empêcher la chute du régime syrien et elles ont contribué à des victoires significatives, telles que la libération d’Alep l’année dernière. Tout compte fait, l’attaque contre Damas est maintenant terminée et les djihadistes n’y ont rien conquis tandis que la contre-offensive syrienne est sans équivoque.

    Deraa

    Ces mêmes djihadistes ont attaqué simultanément la périphérie de la ville de Deraa, au Sud du pays. L'attaque n’a rien donné, ne réussissant pas à percer la défense syrienne.

    Raqqa

    Les Forces démocratiques syriennes à majorité kurdes progressent lentement mais sûrement vers Raqqa, capitale de l'État islamique en Syrie. Mine de rien, elles sont présentement à 45 km de leur but. En effet, elles sont arrivées à Tabqa, en compagnie de conseillers militaires américains. 

    Tabqa

    Des rumeurs, font le tour des réseaux sociaux syriens, faisant état d'un effondrement du barrage de l'Euphrate, suite à des bombardements des forces de la coalition US. Le barrage de Tabqa (ou de Thawra), le plus grand de Syrie, s'est en effet partiellement effondré dimanche en raison des combats opposant les terroristes de Daech aux Forces démocratiques syriennes près de Raqqa, a annoncé la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen. 

    Alep

    L’armée syrienne assiège la ville de Deir Hafer, dernier fief de l'EI dans la province d’Alep. Elle y contrôle la route Deir Hafer-Raqqa ce qui consolide le blocus et coupe le ravitaillement de l'EI. Elle continue sa progression vers le Sud et reprend ainsi du terrain à l’État islamique. Elle compte continuer son avancée vers Raqqa et Deir Ezzor. Les Kurdes occupent la route près de Raqqa vers Alep, tandis que l'armée syrienne occupe la même route près d'Alep vers Raqqa. L'offensive kurde pourrait aussi potentiellement inciter les commandants de l'EI à se retirer du gouvernorat d'Alep pour renforcer la défense de Raqqa.

    Palmyre et Deir EzZor

    Après d'âpres combats entre l’armée syrienne et l'État islamique autour de Palmyre et de Deir Ezzor, s'en suit de légères avancées des forces gouvernementales. Par ailleurs, la Force aérienne syrienne effectue des frappes massives contre les positions des terroristes. 

    Turquie

    La Turquie est dans une pure impasse. Le rêve d’Erdogan d’avancer sur Raqqa, ou vers Deir Ezzor ou même sur la ville d’Alep est contrecarré par un accord russo-américain. Les forces turques sont coincées au Nord-Est de la ville d’Alep à al-Bab et n’ont aucun moyen d’avancer que ce soit vers le Sud, l’Est ou l’Ouest et ce malgré l'arrivée de renfort et quelques bombardements de son artillerie sur les Kurdes de Manbij, où 500 Américains des forces spéciales d'intervention sont arrivés. À l’Est de la ville d’Alep, l’armée syrienne bloque toute avancée des forces turques, même si la Turquie a diminué le débit du fleuve Euphrate en guise de représailles.

    Une centaine de soldats russes, faisant partis de forces spéciales d'intervention ont pénétré dans l'enclave kurde d'Afrine pour y assurer la sécurité face à l'armée turque et aux Turkmènes. L'armée syrienne contrôle elle-même certains villages entre Kurdes et Turcs. Les chars d'assaut turcs comme on peut le constater sont en fait sur le cran d'arrêt.

    Israël

    Israël a fait quelques éclats en intervenant pour la 12e fois depuis le début de la guerre, il y a six ans. Elle affirme viser des convois d'armement sophistiqué destiné au Hezbollah libanais. Cette fois-ci, ses avions ont bombardé probablement l'armée syrienne près de Palmyre. Israël a été mis en garde par un lancement de missiles anti-aériens syriens S-200. La Russie a interpellé son ambassadeur. Par la suite, Moscou a bombardé l'État islamique dans la région de Palmyre et ce par des missiles lancés à partir de ses propres navires de guerre mouillant en mer noire, question de rappeler à Israël et aux Américains la puissance de feu qu'elle possède. Jusqu'ici, la Russie ne fait que des remontrances verbales à Israël.

    On sent qu'Israël ne touchera pas à l'armée russe mais que cette dernière la laisse bombarder occasionnellement l'armée syrienne et le Hezbollah. Comme l'a si bien dit Assad : « Les interventions d'Israël en Syrie ne sont que cosmétiques. Elles n'influencent pas réellement le cours de la guerre. » Damas a quand même informé Tel-Aviv, prenant Moscou comme interlocuteur, qu'à l'avenir pour chaque raid israélien sur la Syrie, et pour chaque avion israélien frappant la Syrie, sera envoyé un missile scud sur des bases militaires israéliennes. Si Israël bombarde des civils en Syrie, la Syrie bombardera le port de Haïfa. Le président Assad affirme que la patience de la Syrie a maintenant atteint ses limites. 

    États-Unis

    La position de Trump sur la Syrie semble encore incertaine. Des rumeurs veulent que l'armée américaine bombarderait éventuellement l'armée syrienne. Pour ma part, ça me semble quelque peu incongru. Ce serait un très mauvais choix, puisque les Russes se sentiraient dans l'obligation d'intervenir, au début probablement verbalement puis pour une deuxième offense américaine, ils feraient sûrement une simple démonstration de force, puis si les Américains persistent, alors l'armée russe serait obligée de rétorquer physiquement. Il en va de soit. Les Russes ne peuvent reculer, si non c'est la fin de la montée de leur hégémonie. Alors que si les Américains n'attaquent pas l'armée syrienne, ce ne serait en aucun cas la fin de l'égémonie américaine.

    Ce qui est certain, c'est que les Américains aident les Kurdes (FDS) à conquérir Raqqa des mains de l'EI.

    Russie

    Depuis le début de l'intervention russe en Syrie, soit septembre 2015, 27 militaires russes y ont perdu la vie. Le déploiement russe compte des avions de chasse, des bombardiers et des batteries antiaériennes ultra-sophistiquées (S-300 et S-400). La Russie a agrandit sa base navale militaire de Tartous. Elle a également construit une base aérienne à Hmeimim, au Sud-Est de Lattaquié. Au total, près de 5.000 Russes sont actuellement en Syrie. Leur mission : assurer la maintenance de l'artillerie et de l'aviation militaire russe. La présence russe en Syrie demeure un enjeu capital pour Moscou qui compte dorénavant peser sur la géopolitique internationale. 

    Conclusion

    L'ultime gagnant de cette guerre à outrance devrait donc être le gouvernement syrien, la Russie, l'Iran, sans oublier le Hezbollah libanais qui s'en sort avec une expertise de guerre hors du commun et un stockage d'armes sophistiquées qui lui seront très utiles pour commander le respect d'Israël face à lui.

     

    Sources :

    Le Grand Soir : Syrie – Le mouvement des États-Unis sur Tabqa pourrait compliquer la situation politique, 26/03/17

    France Info : Syrie : la bataille de Raqqa se prépare, 26/03/17

    Le Portail Juif Francophone : La milice irako-iranienne al-Nujaba à la rescousse d’Assad, 26/03/17

    Mehr News Agency : Syrian army establishes control on Kawkab town in Hama, 26/03/17

    AMN : Syrian Army joins race to Raqqa, three ISIS-held villages liberated in eastern Aleppo, 26/03/17

    Métro : Violents combats en Syrie, 25/03/17

    Sputnik : L'armée syrienne déloge les terroristes dans la province de Hama, 25/03/17

    Le Point : Comment la Russie renforce sa mainmise sur la Syrie, 24/03/17

    Métro :  L'armée syrienne assiège le dernier fief de Daech, 23/03/17

  • Accrochage militaire très sérieux entre Israël et la Syrie

     

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    SA-5 S-200

    L'accrochage militaire survenu entre Israël et la Syrie est le plus sérieux survenu depuis le début de la guerre syrienne. En effet, cinq avions israéliens ont bombardé près de Palmyre, selon Israël un convoi d'armes sophistiquées transitant par la Syrie et destinées au Hezbollah libanais, selon la Syrie une position militaire syrienne. Pour la première fois, la Syrie a rétorqué en lançant des missiles anti-aérien "SA-5 S-200" à la poursuite des attaquants.

    https://youtu.be/IFpDMz7plTMhttps://youtu.be/IFpDMz7plTM 

    Tel-Aviv a dû utiliser pour la première fois un missile Arrow 3 pour défendre sa flotte aérienne. Chaque missile Arrow 3 est estimé à une valeur de 2,2 millions $.

    https://youtu.be/8UBYvc1KQfo     

    L'alarme a alors retentit en Israël dans la vallée du Jourdain et on a entendu deux explosions jusqu'à Jérusalem. La Syrie a annoncé avoir abattu un avion et en avoir abîmer un autre. Israël affirme qu'aucun avion n'a été touché. Des débris de missiles sont retombés à Irbid, dans le nord de la Jordanie, a indiqué l'armée jordanienne.  Nous n'avons cependant  aucune image de l'affrontement ou des dommages causés par celui-ci, sauf cette photo qui a circulé sur les réseaux sociaux de Jordanie. Il s'agit d'un fragment important d'un SA-5.

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    Arrow 3

    M. Nétanyahou venait de rencontrer M. Poutine en Russie, il y a à peine quelques jours. On ne sait pas ce que se sont dit exactement ces deux messieurs en privé. Ce qu'on sait, c'est que M. Nétanyahou a indiqué à M. Poutine qu'il ne voyait pas d'un très bon oeil la présence du Hezbollah et des forces iraniennes en Syrie et qu'il ne voulait pas que des armes russes vendus à la Syrie se retrouvent dans les mains du Hezbollah. « Nous avons surtout discuté des questions relatives aux efforts menés par l'Iran pour s'établir militairement en Syrie, y compris en construisant un port iranien en Syrie. » a-t-il dit au président russe. « Nous avons aussi évoqué les efforts continus menés par l'Iran pour transférer du matériel de guerre, parmi lequel le plus sophistiqué, au Hezbollah via la Syrie».

    Donc, suite à ce bombardement, l'ambassadeur d'Israël à Moscou a été convoqué par les autorités russes. Israël affirme qu'elle visait des armes destinées au Hezbollah libanais et qu'elle recommencera aussitôt qu'il le faudra. La Syrie a répondu quand de tel cas, elle réutiliserait encore une fois sa défense anti-aérienne. Israël de rétorquer qu'elle détruirait alors la défense anti-aérienne syrienne. Si Israël tient à reproduire ses raids aériens contre la Syrie, il n'est pas du tout impossible que la Russie entre directement en conflit avec le régime israélien rétorque à nouveau la Syrie.

    La riposte de la DCA de l'armée syrienne aux frappes de vendredi d'Israël, a peut-être changé les règles du jeu. Notons que la Syrie ne semble pas avoir utilisé sa principale arme anti-aérienne. Il semble qu'elle disposerait de missiles anti-aériens S-300, beaucoup plus performant que le SA-5. La Syrie ne les utilisera qu'en cas de conflit majeur. Pour l'instant, elle se contente d'obliger Israël à tirer un missile Arrow 3 dont chacun vaut 2,2 millions $.  

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    S 300

    On pourrait conclure qu'Israël s'en ai pris à un convoi de l'armée syrienne puisque c'est la Syrie qui a rétorquée et non le Hezbollah. Israël avait déjà attaqué le Hezbollah en Syrie et celui-ci avait rétorqué quelques jours plus tard. 

    Tel-Aviv ne veut pas être aspiré par la guerre syrienne mais y intervient à l'occasion. Elle ne veut pas non plus être aimantée vers une guerre contre le Hezbollah qui semble-t-il a déjà quelques 100.000 missiles en réserve. C’est pour retarder les nouvelles acquisitions de ce dernier que l’armée israélienne serait intervenue.

    Lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, Israël a échoué totalement dans sa politique d'anéantissement du Hezbollah. Elle connaît maintenant la force de ce mouvement et veut seulement limiter son armement sachant qu'il est possible qu'un jour la guerre reprenne entre les deux. 

    Il semblerait qu'il existe présentement des usines d'armement iranien en Syrie et que ces armes soient destinées au Hezbollah. Il semblerait également qu'Israël soit entrain de déménager ses usines d'armement du centre d'Israël vers le sud du pays pour mieux les protéger des missliles du Hezbollah.

     

    Sources :

    La Presse : Raids et tirs de missiles: la tension monte entre Israël et Syrie, 17/03/17

    Le Monde : La Syrie tire des missiles en réponse à un raid aérien israélien sur son territoire, 17/03/17

    Haaretz : Israel Air Force Receives First Arrow 3 Anti-missile Interceptors, 18/03/17
     

     

  • La Turquie coupe l'eau de l'Euphrate

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    Après avoir envoyer des renforts militaires, violant la convention internationale sur l’accès à l’eau, la Turquie coupe l'approvisionnement en eau du fleuve Euphrate. Conséquences : Fermeture d'une usine hydroélectrique et du barrage de Tichrine, qui fournit l’eau et l’électricité à la ville de Manbij et à la région de Kobané, à majorité kurde. Manbij fournira donc aux civils des générateurs à essence pour affronter cette coupure d'électricité. Cette action est destinée à déstabiliser les Kurdes avant d’en arriver à des mesures plus drastiques comme d’envahir la ville.

    Les Américains soutenant les Kurdes, Erdogan leur demande de choisir : la Turquie ou les Kurdes syriens. Les États-Unis ne peuvent pas laisser tomber les Kurdes, car leur lutte contre l'EI en Syrie serait alors terminée. Ils ne peuvent pas non plus laisser tomber la Turquie puisqu'ils utilisent une de ses bases militaires et que la Turquie est membre de l'OTAN tout comme eux.

    Le barrage de Tichrine

    Le barrage de Tichrine

    Le gouvernement syrien est également touché puisque dans la vallée de Tichrine se trouvent le barrage de Tabqa et le lac Assad fournissant à Alep la plus grande partie de son électricité et de son eau potable, ainsi que l’eau nécessaire pour irriguer plus de 640.000 hectares de terres agricoles. La Turquie menace ainsi aussi Mossul en Irak, dont l’alimentation en eau potable dépend également de l’Euphrate.

    Pendant ce temps, les États-Unis envoient 400 soldats supplémentaires pour appuyer l’offensive contre Raqqa, capitale de l'État islamique en Syrie. 

    En plus, la Syrie accuse l'armée turque de bombarder à l'artillerie lourde la région de Manbij. Damas n'a donné aucune autorisation à l'armée turque pour entrer en territoire syrien. Le Conseil militaire de Manbij, appuyé par les États-Unis, a cédé le contrôle de plusieurs villes au gouvernement de la Syrie dans le cadre d'un accord promu par la Russie visant à réduire la tension. 

    Aussi, depuis qu'elle a déployé des troupes en Syrie depuis 2015, la Russie est devenue incontournable au Moyen-Orient. En effet, le président Vladimir Poutine accueille le Premier ministre israélien Netanyahu et recevra bientôt le président turc Erdogan. Ces hommes discuteront de commerce, d'énergie, d'investissement et du conflit syrien.

    Israël est préoccupé par l'instabilité à sa frontière avec la Syrie. Le Hezbollah, l'armée syrienne et des milices pro-iraniennes luttant contre al Qaïda et l'État islamique sur les hauteurs du Golan, inquiète Tel Aviv. Israël implore régulièrement la Russie pour maintenir le Hezbollah et les groupes pro-iraniens profondément anti-israéliens, loin de sa frontière. 

    Israël cherche des garanties de la part de la Russie, s'assurant que le Hezbollah ne mette pas la main sur l'aide militaire accordée par Moscou à l'armée syrienne. Tel Aviv, dans le but d'obtenir un résultat, refuse de vendre des armes aux pays limitrophes de la Russie. Par exemple, en 2008 pendant la guerre russo-georgienne, Tel Aviv a suspendu ses ventes d'armes à la Géorgie.

    Israël demande l'aide russe pour préserver une zone tampon dans les hauteurs du Golan, tout comme elle l'a demandé aux États-Unis. Mais elle veut aussi être en mesure de cibler les convois du Hezbollah et des dépôts d'armes dans la région, sans marcher sur les pieds de la Russie. Et si un éventuel conflit avec le Hezbollah se répandait en Syrie ou au Liban, elle veut s'assurer que la Russie ne s'en mêlera pas. Autrement dit, Israël veut le beurre et l'argent du beurre.

    Mais la capacité de Moscou à manœuvrer les acteurs sur le champ de bataille près d'Israël est limitée et Tel Aviv le sait. D'ailleurs, les propres priorités de la Russie en Syrie l'emporteront sur toutes les demandes d'Israël ou de la Turquie. 

    La semaine dernière, le plan Turc pour une offensive sur Manbij a été stoppé par une prise de contrôle de l'armée syrienne à la périphérie du territoire kurde face à l'armée turque, le tout avec l'assentiment de la Russie et des Kurdes. Ce sera un sujet de discussion entre Poutine et Erdogan.

    Le but de ces réunions est de conserver les canaux de communication ouverts et de trouver si possible une solution. La Russie se soucie de maintenir ses relations avec Israël et la Turquie pour préserver ses liens économiques importants avec eux, mais le but ultime de Moscou demeurera toujours ses propres intérêts dans la région, c'est à dire son alliance avec Damas et Téhéran. 


    Sources :

    Résau International : Juste après la visite de McCain à Erdogan, la Turquie coupe l’eau à la Syrie, 10/03/17

    L'Humanité : syrie. Les troupes turques encerclées par les forces syriennes et kurdes, 10/03/17

    Ncuatro : Siria acusa al Ejército de Turquía de bombardear sus posiciones en la provincia de Alepo, 10/03/17

    Stratford : Russian Realpolitik at Work in the Middle East, 10/03/17

    Journal de Montréal : Les États-Unis envoient 400 soldats supplémentaires en Syrie, 09/03/17

  • Armée turque bloquée en Syrie

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    Vert : Turcs et Turkmènes. Jaune: Kurdes. Rouge : Armée syrienne. Mauve : État islamique

    Armée syrienne, armée russe, force kurde, armée américaine, force turkmène, armée turque, tous sont maintenant unies contre un ennemi commun l'État islamique en Syrie. De sorte que pour la première fois depuis le début de la guerre, les lignes d’approvisionnement entre la Turquie et l’État islamique sont totalement coupées!

    Cependant, dans le Nord de la Syrie, l'armée turque et son allié syrien turkmène (minorité turque vivant en Syrie et en Turquie) ont nettement exprimé leur intention d'attaquer les Forces Démocratiques Syriennes de Manbij, qui elles sont à majorité kurde et la plupart issues du YPG syrien, YPG kurde syrien affilié au PKK kurde Turc (ennemi juré d'Ankara). La Turquie a menacé de lancer des frappes aériennes contre les positions militaires kurdes de Manbij et les Turkmènes ont menacé d'envahir la ville, si le YPG ne s'y retire pas. Donc, de violents clashs ont éclaté et les Turkmènes soutenus par Ankara ont avancé vers l'Est en s'emparant de deux villages, après d'âpres combats contre le YPG. 

    Peu de temps après, les FDS (YPG) soutenues par l'armée américaine ont cédé à l'armée syrienne, elle-même soutenue par l'armée russe, des villages sur une zone tampon entre les forces kurdes et les rebelles turkmènes soutenus par l'armée turque. L'armée syrienne a avancé vers l'Est pour faire sa jonction avec les forces kurdes. En quinze jours, elle s'est emparée d'une vingtaine de villages, dont Tadef, au sud d'al-Bab, dans la province d'Alep. Les troupes gouvernementales se déploient présentement entre al-Bab et Manbij, permettant ainsi d'éviter une guerre sans merci entre kurdes et rebelles pro-Turcs. « Nous, le Conseil militaire de Manbij annonçons que nous sommes parvenus à un accord avec la Russie pour céder à des gardes-frontières de l'état de Syrie des villages sur la ligne de front ». 

    C6edbzawcaayf nUne telle rétrocession de territoires aux forces de Bachar el-Assad est une première. Un convoi de vivres du gouvernement syrien est entré dans les zones contrôlées par les Kurdes dans la province de Manbij. Ce convoi contiendrait munitions et équipements militaires pour les unités kurdes se préparant à une bataille décisive contre les forces turques. 

    C6fiv8ewaaeqzqh 1Le nouveau gouvernement américain n'a jamais caché le fait qu'une coopération circonstancielle avec Moscou était nécessaire dans certains cas. Aussi 500 soldats américains des forces spéciales ont été déployés près de Manbij. En effet, Twitter diffuse abondamment ces dernières heures, plusieurs vidéos et photos d'un convoi militaire américain arrivant de l'Est sur Manbij avec le drapeau américain flottant au vent. Pour les Américains, abandonner les Kurdes, c'est comme abandonner la lutte contre l'EI.

    C6fqweiwmaqpszfConvoi turc Tout ceci représente un fort signal d'arrêt aux forces militaires turques. Pour avancer sur Manbij, la coalition turque devrait affronter l’armée syrienne et son allié russe, de même que le YPG et son allié américain. Elle ne peut se permettre de jouer avec le feu dans de telles circonstances, aussi elle n'ira pas à Manbij sans concertation préalable avec les Russes et les Américains. Elle cherche maintenant à coopérer pour trouver une solution. L’avancée militaire des forces turques dans le Nord de la Syrie est de ce fait entièrement bloquée. Cependant le gouvernement turc soutient toujours que tôt ou tard, il sera obligé de contrer ouvertement les forces kurdes. Selon Ankara, toutes les activités de celles-ci menacent l'avenir de la Turquie, sa sécurité et la structure unitaire de l'état turc. Aussi, de grands convois militaires turcs semblent se diriger quand même vers Manbij. La pression est donc très grande de tout bord et tous côtés !

     

    Vert : Turquie ; Jaune : Kurdes ; Orange : Armée syrienne ; Bleu : État islamique

    Après avoir chassé l'EI d'al-Bab, l'opération Bouclier de l'Euphrate de la Turquie est largement compromise par la volonté des Américains de faire participer les Kurdes à la bataille de Raqqa. Ils ont laissé savoir que les Kurdes feraient partie de l'opération. Les Américains veulent que tout le monde y participe. Ils ne peuvent se passer de la Turquie, un membre de l'OTAN. D'ailleurs, les Américains utilisent la base aérienne turque d'Inçirlik. Mais convaincre les Turcs de coopérer avec les Kurdes demeure une mission impossible.

    Pendant ce temps, l’armée syrienne a repris Palmyre à l’État islamique. Une nouvelle unité de l'armée syrienne formée par la Russie, s'appelant le 5e corps, mène la marche avec succès. De Palmyre, cette unité progressera vers l’Est soit vers Raqqa et Deir Ezzor.

    Trump avait promis des " zones de sécurité ". Erdogan peut encore en obtenir une dans le nord, soit le territoire que ses forces occupent présentement. Mais Damas qui est contre l'autonomie Kurde, mais qui n'a pas les moyens de reprendre les territoires kurdes, soutient les forces kurdes contre l'occupation turque. Les forces turques en Syrie vont donc continuer à subir de lourds problèmes. Les territoires arabes que les Kurdes contrôlent en ce moment leur serviront plus tard de monnaie d'échange avec le gouvernement syrien, possiblement pour obtenir certains pouvoirs du gouvernement central.

    Le lobby israélien veut aussi sa « zone de sécurité » dans les hauteurs du Golan, zone qui serait sous commandement jordanien. Mais cette zone est occupée en ce moment par Al-Qaïda et l’État islamique. L'armée qui combat ces deux groupes terroristes présentement près du Golan, est nul autre que l'armée syrienne appuyée par le Hezbollah libanais et certaines forces iraniennes. La Jordanie n’a rien à gagner avec cette « zone de sécurité ». De même, l’armée américaine n’aura aucun intérêt à ouvrir une autre boîte de Pandore dans le sud de la Syrie. 

    Les  déclarations de Trump sur les « zones de sécurité » représentent en fait des positions qui serviront de base à une négociation. Les négociations entre tout ce beau monde, Russes, Américains Turcs, Syriens, Kurdes, Turkmènes, Iraniens, Israéliens etc... risquent d'être très difficiles pour les prochaines semaines. Mais nous en verrons un jour les résultats.

     

    Sources :

    Réseau International : Syrie – Le pari perdu d’Erdogan – Trump devrait opter pour la prudence, 04/03/17

    Epoch Times : USA, Russische und syrische Truppen schicken Konvois nach Manbidsch, 04/03/17

    AMN : Syrian Army and Kurdish coordination strengthens as food enters Manbij district. 04/03/17

    L'Orient le Jour : Face à Ankara, Damas s'allie aux Kurdes dans le nord, Sammy KETZ, /04/2017

    L'Orient le Jour : Syrie : les enjeux de la bataille de Manbij, Caroline HAYEK , 03/03/17

    Sputnik : Base US à Manbij: entre Ankara et les Kurdes, Washington a-t-il choisi?, 03/03/17

  • Syrie : La Turquie avance toujours

    645x344 turkey backed free syrian army advances against ypg in syrias manbij 1488383393805

    Blanc : territoire turc

    Vert : Armée turque.

    Jaune : Forces démocratiques syriennes (milice à majorité kurde)

    Rouge : Armée syrienne

    Gris : État islamique 

    Source : Leaked Reality.com

    Nord de la Syrie

    Depuis août 2016, la Turquie y mène son opération militaire "Bouclier de l'Euphrate", pour déloger l'État islamique et les milices kurdes de sa région frontalière. Le président turc Erdogan a annoncé qu’après la libération d’al-Bab, les forces turques s’orienteraient vers Manbij, puis Raqqa capitale de l'EI en Syrie. Lueur d'espoir, Moscou et Ankara ont convenu d'éviter les affrontements entre les forces pro-turques et l'armée syrienne. 

    al-Bab

    La semaine dernière, l'armée turque et ses alliés rebelles syriens ont pris la ville des mains de l'État islamique. L’armée syrienne pour sa part, continue sa progression au sud-est de la ville, fermant la voie aux avancées des forces turques vers le sud.

    al-Khafsa

    Les forces syriennes luttent pour déloger l'État islamique de la localité. Il s'y trouve une station de pompage d’eau alimentant la ville d’Alep, station de pompage mise hors service par l’EI. 

    Manbij

    À l'ouest de la ville, l'armée turque et les groupes rebelles syriens lui étant alliés, attaquent huit villages contrôlés par le Conseil militaire de Manbij, faisant partie des Forces démocratiques syriennes, alliance kurdo-arabe soutenue par Washington. Les combats y sont violents, les bombardements d'artillerie turque puissants, aussi les forces turques progressent. Elles ont pris les villages de Tal Tourin et de QaraSimultanément au sud de la ville, l’armée syrienne fait jonction avec les FDS et l'État islamique les attaque

    Font notamment partie des FDS les milices kurdes YPG, que la Turquie considère comme le bras armé en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) turc. Les YPG ont contribué l'année dernière à la reprise de Manbij face à l'EI dans le cadre d'une opération soutenue par les États-Unis. Les YPG ont annoncé s'être retirées de Manbij, mais Ankara assure de son côté que les miliciens kurdes y sont toujours. 

    Erdogan : "Nous avons dit à nos amis américains. Le YPG doit se déplacer à l'Est de l'Euphrate. Manbij doit être peuplée par des Arabes autochtones. "

    Raqqa

    Ankara propose une opération conjointe avec les États-Unis pour la prise de Raqqa, capitale de l'EI en Syrie, mais seulement si le YPG en est exclu. La Turquie affirme que le YPG est membre du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), désignée comme terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union Européenne. Pour sa part, Washington considère le YPG comme étant la force terrestre la plus efficace contre l'EI et cela n'a pas changé depuis l'élection de Donald Trump en tant que président des États-Unis. 

    Palmyre

    Les forces syriennes ont repris Palmyre surnommée " la Perle du désert ". L'opération de déminage va commencer. Les djihadistes de l'EI qui fuient la ville vers l'Est sont bombardés sans pitié par les aviations syrienne et russe. Le tout dans un milieu désertique. 

     

    Sources :

    Sputnik : Syrie: Moscou et Ankara préviendront les affrontements entre l’opposition et l'armée, 02/03/17

    Yahoo Actualités : Ankara et ses alliés syriens attaquent des cibles liées aux USA, 01/03/17

    Press TV : Syrie: les Kurdes perdent plusieurs villages près de Manbij, 01/03/17

    Middle East Eye : Turkish and US-backed Kurdish forces clash near Syria's Manbij, 01/03/17

     

  • En ce moment, tout se passe dans le nord de la Syrie

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    Le média arabe Muscatdaily.com nous annonce que le commandant général de l’armée américaine au Moyen-Orient vient tout juste d'effectuer une visite secrète dans le nord-est du pays, une semaine après celle de John McCain. Les deux hommes ont rencontré la direction des Forces Démocrates Syriennes formées de Syriens et de Kurdes, contrôlées par ces derniers. Ils ont abordé avec ceux-ci le soutien que Trump entend leur apporter. Il semble y avoir des promesses d’armes lourdes, certainement des blindés. Le but des FDS est de prendre Raqqa des mains de l'EI.

    Le média Al-Manar lui, nous apprend que le commandement central américain (CENTCOM) a fait part de sa volonté d’armer à nouveau le Conseil militaire de Manbij qui contrôle la ville depuis le mois d'août. La Turquie avait annoncée son intention d'attaquer cette ville après la prise d'al-Bab. Manbij est sous l'autorité des FDS, en majorité kurde. Les forces spéciales américaines vont donc continuer d'aider les Forces Démocratiques Syriennes à travers tout le nord-est de la Syrie.

    Pendant ce temps dans le nord-ouest, L'EI est en net recul dans la province d’Alep. Après la prise d’al-Bab par l'armée turque et les éléments armés qu’elle soutient ; les Forces du Tigre, l'élite de l’Armée Arabe Syrienne libèrent 15 villages et encerclent Deir Hafer, bastion de l'EI. Elles ont repris la ville de Tadef au sud d’al-Bab et se dirigent vers la ville de Baz'aa, celle-ci au nord d'al-Bab. Elles stoppent ainsi l’avancée de l'armée turque et semblent l'encercler. L'armée syrienne contrôle également la route al-Bab - Raqqa. Pendant cette guerre, les Forces du Tigre de l'armée syrienne n'ont jamais perdu de bataille. Cependant aucun accrochage n’a été signalé entre les forces syriennes et turques.

    Carte syrie localisant homs damas frappees attentats alep jihadistes tues dans combats 1 730 532Pour sa part, l’aviation militaire syrienne bombarde avec acharnement une zone sous contrôle de Jabhat Ahrar Alcham (al Qaïda) dans la province de Homs. Ceci est la réponse militaire du gouvernement à un attentat terroriste perpétré par al-Qaïda sur les locaux des services de sécurité de la ville de Homs. Acte terroriste qui a fait 30 morts dont le responsable des services de renseignements syriens, proche conseiller de Bachar Al-Assad. Suite à cet événement, le haut commandement de l'armée syrienne a pris la ferme décision d'anéantir Jabhat Ahrar Alcham sur tout le territoire national. L'aviation syrienne pilonne donc toutes les positions de ce groupe terroriste.

     

    Sources :

    Le Courier du Soir : Visites secrètes en Syrie : l’administration Trump cherche-t-elle à faire tomber Bachar al-Assad ?, 26/02/17

    Mamafrika : SYRIE. Alep (vidéos): Course contre la montre des Forces du Tigre contre Daesh et l’Armée turque, 26/02/17

    Euronews : Un attentat à Homs ravive les tensions à Genève, 26/02/17

    Press TV : Syrie/al-Bab: l’armée a repris Tadef aux terroristes, 26/02/17 

    ARA News : US Central Command shows support to Arab militants in northern Syria, 26/02/17

    Voyce of America : Turkey Says it Will Attack Syrian Kurdish Forces at Manbij,  20/02/17

     

     

  • al-Bab

    18590 al bab locator mapUne bataille particulièrement sensible se joue présentement à Al-Bab, une localité du Nord-Est de la province d'Alep, contrôlée par l'État islamique. Les djihadistes y sont assiégés de toutes parts, à la fois par des rebelles syriens soutenus par l'armée turque, et aussi par les forces de Bachar al-Assad appuyées par l'aviation russe. Cette concentration de forces est devenue une source de haute tension. La Russie a même dû intervenir pour éviter un affrontement majeur entre rebelles et soldats syriens. 

    Une course de vitesse est engagée pour la conquête de la ville de 100'000 habitants. La coalition turco-rebelle attaque par le Nord, l'Ouest et l'Est, tandis que l'armée syrienne attaque du Sud.

    Al-Bab est stratégique pour la Turquie qui veut repousser l'EI de sa frontière, tout en empêchant les Kurdes de s'y installer. Or dans cette bataille, où toutes les parties au conflit se rencontrent, les Turcs ont perdu quelques soldats, tués accidentellement par un raid de l'aviation russe.

    Au Sud, après avoir repris la localité d'Abou-Taltal, les militaires syriens poursuivent leur offensive. Ils bloquent toute retraite du groupe terroriste en s'étant emparé des hauteurs d'Ayn Alloushye. L'armée syrienne a repris également la localité de Tedef, avant-poste le plus fortifié de l'EI et occupe maintenant la route reliant Al-Bab à Raqqa.

    Au Nord et à l'Est, la ville est bloquée par les rebelles syriens soutenus par l'artillerie et les blindés de l'armée turque. Les troupes turques et leurs alliés rebelles ont pénétré dans la partie Ouest d'Al-Bab, tandis que les forces gouvernementales syriennes avancent par le Sud.

    Les deux camps le confirment, ce jeudi au Sud-Ouest de la ville, il y a eu un accrochage entre les forces de l’armée syrienne et les rebelles syriens. L’armée russe est alors intervenue afin de placer la situation sous contrôle. Pour l’heure, nul ne sait si l’accrochage décrit par les deux camps a eu lieu au même endroit que le bombardement russe, qui a coûté la vie par erreur à quelques membres de l’armée turque, ce même jeudi. C'est pourtant à ce moment que l'armée syrienne a convenu avec la Turquie d'une ligne de démarcation avec les rebelles syriens.

    Le ministre turc des Affaires étrangères laisse entendre qu'une fois Al-Bab reprise, la Turquie et ses alliés pourraient envoyer leurs forces à Raqqa, capitale de l'EI en Syrie.

     

    Sources :

    Eurasia Times : L’armée russe intervient en Syrie pour séparer Ankara et Damas, 11/02/17

    Sputnik : L'armée syrienne élimine plus de 650 terroristes lors de la libération de Tadef, 11/02/17

    RTSinfo : Soldats turcs et rebelles syriens rentrent dans le fief djihadiste d'Al-Bab, 11/02/17

    Sputnik : L’armée syrienne bloque une voie de retraite d’Al-Bab à Daech, 11/02/17

    L'Orient le Jour : Quand Moscou intervient pour séparer Ankara et Damas en Syrie, 11/02/17

    Planet.fr : Syrie : la coopération russo-turque mise à lépreuve à Al-Bab,  10/02/17

    RTBF.be : Conflit en Syrie: l'armée syrienne atteint la périphérie d'Al-Bab, 10/02/17

  • La situation sur le terrain en Syrie

    Qui combat qui 804a9

    Les insurgés djihadistes sont de plus en plus affaiblis pour entreprendre les pourparlers de paix onusien, reportés au 20 février prochain. Ils sont sur la défensive, divisés, encerclés et sans espoir de victoire. Le gouvernement a adopté une stratégie d'usure, comptant sur la lassitude des populations, bombardées, assiégées et victimes de l'arbitraire des rebelles. Les plus rationnels (parmi les insurgés) cherchent désormais à négocier avec le gouvernement syrien leur amnistie. Quant aux autres, ils n'ont d'autre espoir que d'être transférés vers Idleb. Désormais le gouvernement peut s'estimer vainqueur même s'il demeure des poches de résistance.

    Les insurgés ne contrôlent plus que 13% du pays. Ils ont perdu une grande partie de leur territoire près de Damas et ont accusé leur plus grande défaite à Alep-Est. Ils ne contrôlent plus qu'une poignée de régions principalement dans le Nord-Ouest du pays, soit la Ghouta orientale (région à l’Est de Damas), la province d’Idleb (Nord-Ouest), où Fateh el-Cham (ex-al-Qaïda) est fortement implanté et quelques secteurs dans le Centre et le Sud du pays.

    Alep

    Les insurgés voulaient en faire leur capitale. La prise d'Alep-Est par l'armée syrienne est considérée comme le Stalingrad syrien, le point tournant de la guerre. Ce gain était d'ailleurs prévisible depuis le début de l'intervention militaire russe. 

    Al Bab

    Au Nord d'Alep, forteresse de l'EI, attaquée par l'armée turque et ses alliés de l'opposition syrienne. Le but de la Turquie est de couper en deux les zones contrôlées par les Kurdes au Sud du territoire turc. L'armée syrienne se rapproche également de la ville.

    Wadi Barada

    Wadi Barada (15 km au Nord-Ouest de Damas) est une région cruciale pour l’approvisionnement en eau potable de la capitale et de ses 5,5 millions de citoyens, privés d'eau depuis le 22 décembre. Les rebelles y ont saboté les réservoirs, sabotage ayant conduit à des pénuries importantes. L’ONU a dénoncé les coupures d’eau comme étant un crime de guerre. Bachar al-Assad a donc exclu la région de la trêve en cours depuis le 30 décembre et a repris la région en son entier. Il est entrain de rétablir l'eau potable pour Damas. Les insurgés ont le choix : déposer les armes ou se rendre dans la province d’Idleb. Aussi des centaines d’insurgés ont quitté Wadi Barada vers Idleb. Wadi Barada constitue également une porte d'entrée vers la vallée de la Békaa au Liban. Cette vallée est contrôlée par le Hezbollah, allié d'Assad.

    Le gouvernement est entrain de s’emparer de la totalité de la province de Damas. Pour les rebelles qui perdent territoire après territoire, c’est la fin du rêve d’entrer dans la capitale.  

    Idleb

    Province frontalière avec la Turquie, dernière place forte des djihadistes, en effet, c’est dans cette région que des milliers de rebelles se sont installés, après avoir été chassés de plusieurs de leurs bastions par le gouvernement et ses alliés russes et iraniens.

    Idleb était contrôlée par une alliance nommée Armée de la Conquête, formée du Front Fateh al-Cham (Al-Qaïda) et de plusieurs groupes rebelles dont Ahrar al Cham. Cette alliance semble être entrain d'implosé. 

    Furieux de voir d'autres groupes participer aux négociations d'Astana, Fateh al-Cham, considéré terroriste par Washington et Moscou, a attaqué dès la fin des négociations, les alliés d'Ahrar al Cham. Les batailles pourraient se muer en guerre à finir que Fateh el-Cham n'est pas prêt de perdre. C'est une guerre au sein de la rébellion, entre les partisans d'une ligne dure (Fateh al-Cham) et ceux favorables à une solution politique au conflit (Ahrar al-Cham). La politique actuelle d'Ahrar al-Cham, d'avoir un pied au sein de l'opposition dominante et un autre dans al-QaÏda semble totalement intenable.

    Avec une rébellion divisée, Damas et Moscou pourraient éventuellement lancer une offensive contre Idleb

    Raqqa

    Bastion de l'EI. Pour reprendre Raqqa, les États-Unis se sont jusqu'ici appuyés sur les Forces démocratiques syriennes dominées par les kurdes, que la Turquie ne tolère pas. Pour apaiser les craintes d'Ankara, Washington souhaite maintenant que la bataille soit menée en priorité par des Arabes. De sorte que 3.000 combattants arabes des "Forces d'élite syriennes de l'opposition armée", formés par les États-Unis seront dorénavant le fer de lance de l'attaque sur la ville. Les Forces d'élite syriennes sont engagées depuis novembre dans la reconquête de la province de Raqqa. Les FDS ont confirmé la participation des Forces d'élite syriennes à la bataille de Rakka. Les Américains fournissent pour la première fois des véhicules blindés à ces groupes. 

    Afin de compliquer encore plus les choses, les Forces d'élite syriennes entretiennent des liens étroits avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, tout en se réjouissant de la réconciliation entre Trump et Poutine. 

    Palmyre

    L'armée syrienne a repoussé l'EI à 20 km de la base T-4 près de Palmyre, dans la province de Homs. Elle poursuit sa contre-offensive et regagne le contrôle de plusieurs zones.

    Deir ez-zor 

    93.000 habitants résistent toujours à l'État islamique qui n'arrive pas à défaire l'armée syrienne aidée par les bombardements russes. 

    Hassaké

    Contrôlée par les Kurdes et l'armée syrienne, 300.000 réfugiés de Deir Ez-zor s'y trouvent. L'État islamique essaye toujours d'envahir la ville sans succès.

    Deraa 

    Ces derniers mois, des centaines de terroristes ont déposé les armes dans la province de Deraa. Le ministère syrien de la Réconciliation y mène des négociations avec les citoyens faisant partie de formations armées illégales. Les autorités invitent les citoyens syriens à déposer les armes et à passer la procédure de réhabilitation pour revenir à la vie normale. 

    États-Unis 

    Le président américain a évoqué le conflit syrien lors d’un entretien téléphonique avec le président russe. Ils en sont venus à s'enligner sur une lutte commune contre l'État islamique et Fateh al Cham. Le tout est encore à développer.

    Le président américain a évoqué le conflit syrien lors d’un entretien téléphonique avec le roi d’Arabie saoudite. Les deux dirigeants se sont mis d’accord pour créer des «zones de sécurité» en Syrie. Cette question a également été évoquée lors d’un autre entretien téléphonique de M. Trump avec le prince héritier des Émirats arabes unis, qui a accepté de soutenir cette initiative. Les modalités pratiques de la mise en place de ces «zones de sécurité» sont à venir.

    Russie

    La Russie soutient le gouvernement syrien par son aviation militaire. Celle-ci fait en sorte que l'armée syrienne est entrain de gagner la guerre. Le gouvernement russe contrôle les pourparlers politiques entre les différentes factions.

    Turquie

    Ankara essaye de conquérir la ville d'al Bab (forteresse EI) pour couper le territoire kurde syrien en deux. La bataille s'avère plus difficile que prévue. L'armée turque y subit des pertes entre autre une dizaine de chars d'assaut Léopard. C'est la première fois que des chars Léopard sont détruits en combat. La Turquie ne demande plus le départ d'Assad.

    Le rapprochement turco-russe opéré il y a quelques mois, suivi de frappes aériennes récentes des États-Unis contre les positions de Fateh al-Cham et de frappes russes contre al Bab et Raqqa, démontrent une volonté de la part des trois intervenants extérieurs, d'unir leurs efforts. 

     

    Sources :

    L'Orient le Jour : Après leurs derniers revers, où en sont les rebelles syriens ?, 01/02/17

    L'Orient le Jour : De l’importance de la reprise de Wadi Barada pour le régime syrien..., 01/02/17

    L'orient le Jour : En Syrie, une trêve aux accents de guerre intestine rebelle, 01/02/17

    Yahhoo Actualités : En Syrie, des rebelles arabes se préparent pour la bataille de Rakka, 01/02/17Sputnik

    Sputnik : Palmyre: l’armée syrienne repousse Daech à 25 km de la base aérienne T-4, 01/02/17

    Libération : Syrie: nouvelle défaite pour les rebelles près de Damas, 30/01/17

     

  • Idleb : Guerre entre deux factions rebelles

     

    Fatah al-Cham et quatre groupes rebelles fusionnent en une nouvelle alliance 

    Cette alliance prend le nom de Tahrir al-Cham (libération de la Syrie, en arabe). L'influant groupe Noureddine al-Zinki en fait parti de même que Liwa al-Haq, Front Ansar al-Din et Jaich al-Sounna, toutes des factions islamistes qui n'ont pas participé aux négociations de paix d'Astana. Selon Fatah al-Cham, ces négociations visaient à détourner la révolution de l'application de la Charia vers la réconciliation avec le gouvernement de Bachar al-Assad. 

    Ahrar al-Cham répond en fusionnant avec six autres groupes  

    Le groupe islamiste Ahrar al-Cham et six autres factions djihadistes, Jaïch al Islam, Soqour al-Sham, Jeish al-Mojaheddeen, Faylaq al-Sham, Istaqam Kama Amart et al-Jabha al-Shamiya, présents aux négociations de paix d'Astana, forment à leur tour une alliance. 

    Deux blocs rivaux émergent donc : l'un dirigé par Ahrar al-Cham un des plus puissants groupes insurgés et l'autre par Fatah al-Cham, autre groupe très influent, anciennement al Qaïda. Auparavant, tous ces groupes étaient alliés et réunis sous le même vocable de l'Armée de la conquête. Ces alliances prennent forment dans le Nord-Ouest de la Syrie, dans les provinces d'Idleb et d'Alep. 

    Les deux groupes sont entrés en guerre l'un contre l'autre. 

    Fatah al-Cham --désigné comme groupe "terroriste" par Washington et Moscou--  a attaqué les alliés d'Ahrar al-Cham dans la province d'Idleb, dès la fin des négociations d'Astana. Les combats se sont alors propagés. Fatah al-Cham s'est emparé de la localité d'Ihssem et du village de Dana.

    Les combats, qui ont éclaté en début de semaine dans le Nord-Ouest de la Syrie, font rage surtout dans deux secteurs de la province d'Idleb, non loin de la frontière turque et au sud de la ville d'Idleb. 

    Sources :

    L'orient le Jour : Un nouveau bloc composé de groupes rebelles et du Front Fateh el-Cham voit le jour, 29/01/17

    L'Orient le Jour : Violents combats en Syrie entre factions rebelles et djihadistes, 27/01/17
     

  • Syrie : Combats entre Fatah al-Cham et Ahrar al-Cham

     

    Les combats, qui ont éclaté en début de semaine dans le Nord-Ouest de la Syrie, font rage dans deux secteurs de la province d'Idleb, non loin de la frontière turque et au sud de la ville d'Idleb. Ils opposent le Front Fateh al-Cham (al Qaïda et ex-Front al-Nosra), à Ahrar el-Cham et Jaïch al Islam.

    Le groupe islamiste Ahrar al-Cham a fusionné avec six autres factions djihadistes pour repousser l'offensive de Fateh al-Cham

    Fateh al-Cham assure que ces groupes rebelles ont conspiré contre lui, lors des discussions de paix d'Astana. Selon Fateh al-Cham, ces négociations visaient à détourner la révolution de l'application de la Charia vers la réconciliation avec le régime de Bachar al-Assad. Ce dernier, de même que les Russes doivent être contents de la situation.

    Source : 

    L.Orient le Jour : Violents combats en Syrie entre factions rebelles et jihadistes, 27/01/17

     

  • Syrie : Ce qui ressort des négociations d'Astana

    5067828 6 f7d5 des negociations se sont ouvertes lundi 23 19f1bbb0868331f83b901a67fb44ba95

     

    Après l’échec des négociations de Genève au printemps 2016, de nouveaux pourparlers inter-syriens ont commencé ce lundi 23 janvier à Astana capitale du Kazakhstan, ex-République soviétique musulmane et turcophone. Une dizaine de groupes rebelles y sont représentés. Organisées par la Russie, ces discussions surviennent après la reprise d’Alep-Est par les forces gouvernementales syriennes. Le tout est parrainée par la troïka - Russie, Turquie, Iran -. La Russie et l'Iran allié indéfectible de Damas, la Turquie parrain de la rébellion.

     

    • Les organisateurs, ceux qui ont une influence réelle sur le terrain 

    La Russie

    Moscou en est le véritable maître d’œuvre, elle considère qu’il est plus productif de négocier avec les groupes armés – qui dirigent la délégation de l’opposition à Astana – qu’avec le bras diplomatique des anti-Assad, principalement composé de dissidents en exil, qui était aux négociations de Genève en 2014 et 2016. 

    Moscou, la force militaire dominante en Syrie, offre en quelque sorte une sortie aux groupes rebelles : l'amnistie, s'ils rendent les armes. Ces derniers en profitent pour négocier l'obtention d'une partie du pouvoir en contre-partie.  

    Moscou ne veut pas de combat à Idlib. Elle veut régler pacifiquement et de manière politique. Cependant, tout comme à Alep-Est, si les rebelles s'obstinent, elle irait jusqu'au bout des combats. 

    L'Iran 

    Téhéran, chiite, se réjouie car l’intervention militaire russe a sauvé Assad également chiite. La Syrie reste une passerelle indispensable pour l'Iran vers le Hezbollah libanais chiite. 

    Téhéran s’est opposé à l’invitation de Moscou à la nouvelle administration Trump, qui n’est finalement représentée que par l’ambassadeur des États-Unis à Astana.

    Téhéran est pour un combat à Idlib, militairement elle veut aller jusqu'au bout mais si un mécanisme de cessez-le-feu devient permanent, elle veillera à ce qu'il favorise au maximum Damas.

    La Turquie

    Si une dizaine de formations rebelles ont accepté de s’asseoir à la table de négociation, c’est en partie grâce à Ankara. Longtemps le fer de lance du front anti-Assad, elle voulait que ce dernier quitte le pouvoir.

    Ankara a récemment recentré son action en Syrie contre les séparatistes kurdes du PYD (Parti de l’union démocratique) et l’État islamique. Elle accepte maintenant le président Assad. 

    Ankara a besoin de s’attirer les bonnes grâces de Moscou pour consolider sa mainmise sur la zone que son armée a conquise dans le Nord syrien, un territoire tampon destiné à empêcher les Kurdes de prendre le contrôle de la zone frontalière. L’instauration d’un cessez-le-feu durable pourrait permettre à Ankara de rallier d’autres combattants à sa cause. 

     

    • Les négociateurs

    Le gouvernement syrien

    Damas n’aimerait pas se contenter d’un simple cessez-le-feu, dont les rebelles pourraient profiter pour se réarmer. Elle conçoit la conférence d’Astana comme un prélude à la reddition de ses ennemis, qu’elle qualifie probablement à juste titre de terroristes. Cependant, un cessez-le-feu temporaire lui permettrait de concentrer ses forces contre Jabeh al Fatah (al Qaïda) et de reprendre Idlib et Palmyre.

    Les rebelles 

    5067837 6 6d09 lenegociateur de l opposition armee f0cfd90a900618b9d457a59d6d4e2e41Une série de groupes armés comme Jaïch Al-Islam, salafiste pro-saoudien, présent dans la banlieue Est de Damas. C’est un de ses hommes Mohamed Allouche, qui fait office de négociateur en chef.

    Encore sous le choc de la perte d’Alep-Est, les rebelles doivent composer avec deux objectifs divergents : La consolidation du cessez-le-feu, dont ils ont besoin, la libération de prisonniers et l’aide humanitaire, de l’autre côté maintenir le contact avec les Russes, depuis qu'ils ont perdu la protection des États-Unis.

    Ce qui est surprenant, c'est qu'ils menacent de reprendre les hostilités. S'ils le font, ils seront vaincus. 

     

    Les observateurs

    États-Unis et Union européenne 

    En 2014 et 2016, ils étaient les maîtres d’œuvre des pourparlers de paix de Genève, aux côtés de la Russie. À Astana, ils sont observateurs. Les Occidentaux sont marginalisés et n'ont plus de point d'appui sur le terrainL’ambassadeur américain au Kazaksthan est en mission pour le compte de la nouvelle administration américaine de Donald Trump. En effet, c'est le premier contact officiel avec la Russie pour discuter d’un moyen efficace pour lutter contre le terrorisme.

     

    Les négociations

    5067828 6 f7d5 des negociations se sont ouvertes lundi 23 19f1bbb0868331f83b901a67fb44ba95Seule la cérémonie d’ouverture a permis de prendre une photo, celle de 13 chefs militaires de l’opposition syrienne faisant face au gouvernement syrien. Les protagonistes ont refusé que les négociations se déroulent face-à-face. Rapidement le ton est monté et les négociations se sont poursuivies à travers des portes closes, avec d’un côté la délégation du gouvernement syrien assistée par les Russes et de l’autre, les rebelles avec les Turcs dans le rôle de messagers.

    Ces négociations ont porté sur trois points chers à la rébellion : le cessez-le-feu, l’acheminement de l’aide humanitaire et la libération de prisonniers.

    • Le cessez-le-feu

    Chacune des parties s'est renvoyé la responsabilité des violations de la trêve. Certains rebelles désignent les Iraniens comme n'y étant pas intéressés. Ils mettent en cause la présence des milices étrangères iraniennes, dont il dénonce les exactions.

    Les tensions se sont cristallisées autour de la localité de Wadi Barada proche de Damas, où les combats ont repris. Fateh al Cham (al Qaïda) a endommagé les réservoirs d'eau qui s'y trouvent, empêchant ainsi l'approvisionnement en eau potable de quelques millions de citoyens de Damas. À cet endroit, le gouvernement a pris la ferme décision d'y respecter le cessez le feu que lorsqu'il aura repris totalement le contrôle de l'eau de la capitale.  

    • L’aide humanitaire

    L’aide humanitaire qui ne parvient pas aux civils. En janvier, un seul convoi de l'ONU a pu se rendre à destination. Une vingtaine de villes syriennes sont assiégées par les forces de Bachar Al-Assad, tandis que deux localités chiites pro-régime le sont par les rebelles, soit 600.000 personnes dépourvues de tout. 

    • La libération des prisonniers

    Les rebelles commenceraient par les femmes et les enfants.

     

    Le dilemme des rebelles 

    Faire comme si le renversement du régime était toujours possible, comme si la chute d’Alep n’avait rien changé et s’attirer ainsi les foudres de Moscou ou mettre en sourdine l’exigence du départ d'Assad dans l’espoir de préserver un peu de pouvoir, mais de cette façon ils se couperaient entièrement de leur base.

     

    Les salafistes en plein dilemme

    Avant le fiasco des rebelles à Alep, Moscou réclamait l’inscription d'Ahrar Al-Cham dans les négociations de cessez-le-feu. Aujourd’hui, ils sont inscrits sur la liste du terrorisme international. Les salafistes Ahrar Al-Cham ont refusé d’aller à Astana. Ils hésitent entre deux courants, l’un pro-Al-Qaida et l’autre pro-Turquie.

    Les islamistes Noureddine Zinki qui ont longtemps joui du label ASL et des financements USA et européens, ont perdu le soutien des États-Unis au fur et à mesure que ses combattants devenaient djihadistes. Fateh al Cham les menaçaient de représailles s'ils se présentaient à Astana. On note qu'un cessez-le-feu durable pourrait accélérer le déclenchement d’une nouvelle guerre entre rebelles dits "modérés" et djihadistes. L’EI et Fateh Al-Cham, n’étaient pas invitées à Astana. 

     

    Objectifs d'Astana

    « Les objectifs d’Astana comprennent, d’une part, la consolidation du cessez-le-feu [décrété le 29 décembre 2016 au terme d’un accord russo-turc et signé par neuf organisations rebelles] et d’autre part, un accord sur la pleine participation des commandants sur le terrain au processus politique, à savoir la rédaction d’une Constitution, et l’organisation d’un référendum et d’élections », a souligné Sergueï Lavrov, ministre des affaires extérieures de la Russie. 

    Marginalisés, les Occidentaux, tout comme les capitales arabes sunnites, appuient cette tentative d’établir un cessez-le-feu durable, malgré un certain scepticisme. « Astana, c’est pour consolider le cessez-le-feu, mais rien de plus. Après, on revient à Genève », disait le ministre saoudien des affaires étrangères. 
     
     

    Divergences sur le sort de Bachar Al-Assad

    Même si la donne a totalement changé sur le terrain, le principal point d’achoppement demeure toujours le sort de Bachar Al-Assad. L’opposition, les Occidentaux sauf Trump, les pays du golf exigent toujours son départ au moins à la fin du processus de transition même s'ils sont désormais affaiblis militairement et politiquement. Les Russes tiennent à Assad tant qu’il n’existe pas d’alternative pour garantir la survie du gouvernement. Les Iraniens sont encore plus intransigeants dans leur soutien au président. 

    Les Russes ont toujours voulu réglé politiquement, aussi ils remettent l’ONU au centre du jeu. L’envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura est présent à Astana. La Russie lui fournie une feuille de route détaillée de sortie de crise, avec l’instauration d’un cessez-le-feu, puis l’ouverture de négociations sous l’égide des Nations unies pour une transition politique, l’élaboration d’une nouvelle Constitution et des élections générales.

    Ce que la conférence d’Astana va entériner, c’est la fin de l’idée du renversement d'Assad. Les pourparlers doivent reprendre mardi. Ils doivent reprendre à Genève, le 8 février sous l’égide des Nations unies.


    Sources :

    France 24 : Conférence d'Astana : pas de percée notable mais de l’"optimisme prudent", 25/01/17

    Le Monde : Syrie : première journée de négociations tendues à Astana, Isabelle Mandraud, 23/01/17

    Le Monde : Syrie : quelles sont les forces en présence à Astana ?, Benjamin Barthe, 23/01/17

    Le Monde : A Astana, la Russie veut transformer son succès militaire en Syrie en victoire diplomatique, Isabelle Mandraud , 22/01/17

    Le Monde : Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou, Benjamin Barthe, 20/01/17

    Bulletin of the Russian Centre for reconciliation of opposing sides in the Syrian Arab Republic (January 11, 2017)

  • Syrie : Début des négociations à Astana

     

    Astana kazahkstan

    Mikhail Gamandiy-Egorov (journaliste) affirme sur Facebook : La rencontre d'Astana, au Kazakhstan, sur la Syrie débutera demain lundi 23 janvier comme prévu.

    Toutes les délégations concernées s'y trouvent déjà : celle du gouvernement syrien avec à sa tête le représentant permanent de la République arabe syrienne à l'ONU Bachar Jaafari, et celles des groupes dits de l'opposition armée ayant acceptés de se joindre à la trêve entrée en vigueur le 30 décembre dernier et coordonnée par la Russie, l'Iran et la Turquie.

    Les délégations russes, iraniennes et turques sont également arrivées à Astana. Le Kazakhstan en tant que pays hôte sera représenté par le chef de la diplomatie kazakh. En outre, le représentant spécial de l'ONU pour la Syrie de Mistura y est présent. Enfin, les USA seront représentés par l'ambassadeur US au Kazakhstan (ce dernier n'aura qu'un rôle d'observateur).

  • La situation présente en Syrie

     

    Telechargement 6 1Bachar al-Assad demeure le président de la Syrie et entend bien le rester. Les forces de son gouvernement ont repoussé les rebelles des périphéries de Damas, de la ville de Homs et d'Alep-Est. 

    Dans la situation actuelle, l’opposition ne peut pas l’emporter. Le gouvernement est loin d'être au bord du gouffre, tant sur le plan politique que militaire. Malgré de réelles difficultés, le pouvoir réussit à se poser dans l'opinion publique syrienne comme étant le seul rempart crédible contre l'ingérence étrangère et l'instauration d'un état islamique. Son but n’est pas d'en convaincre l’opinion publique occidentale mais l'opinion publique syrienne.

    Le gouvernement contrôle l'axe reliant la région côtière à Damas et aux quatre autres grandes villes du pays. Il s’agit d'un peu plus de 60% de la population. 10% réside dans les zones tenues par les milices kurdes, alliés tacites du gouvernement. Les djihadistes contrôlent quand à eux, 15 % de la population, dont une partie les fuit et enfin 15% des Syriens vivent dans des zones âprement disputées. Globalement le régime est puissant dans le Sud et l’Ouest du pays, tandis que les djihadistes dominent le Nord et l’Est.

    Ceux qui vivent dans les territoires sécurisés par le gouvernement ont une vie beaucoup plus agréable. Ils ne subissent aucune pénurie. Certes, ils subissent occasionnellement quelques bombardements djihadistes ou quelques actes terroristes, mais cela n'est d'aucune mesure avec ceux vivant dans les quartiers supposément sécurisés par les rebelles où il subissent les bombardements syriens, russes et les assauts de l'armée, sans compter que tout ce qu'un être humain a besoin quotidiennement pour vivre est en pénurie.

    Les minorités confessionnelles (20% de la population) demeurent fidèles au gouvernement. Sous Assad, elles peuvent pratiquer leur religion. Ce qui n'est pas le cas sous les djihadistes. La bourgeoisie et l’appareil bureaucratique, soutiennent également fermement Bachar al-Assad. 

    Les territoires ruraux à forte identité arabe sunnite penchent quand à eux, davantage du côté des djihadistes. Une minorité, dans les classes populaires arabes sunnites et les cercles intellectuels, déteste Assad et exige son départ.

    Dans ce contexte, l’objectif d'Assad est de prouver à l'ensemble de la population, que le gouvernement est capable d’assurer la sécurité alors que l’opposition en est incapable. Il s’agit d’une technique classique de contre-insurrection qui s’appuie sur le principe suivant : La population suit celui qui est capable, selon elle, d’assurer sa sécurité.

    Pour la majorité des Syriens, qu'est-ce qui peut assurer la sécurité ? C’est le retour à la paix, le retour à la stabilité. Et qui peut donner la paix, la stabilité et la sécurité en Syrie ? Aucun nom ne s'impose de la part de l'opposition. Seul Bachar al-Assad peut le faire. Son départ signifierait le chaos.

    Les rebelles sont divisés. Les combattants islamistes, armés et financés par les pétromonarchies du Golfe s’imposent au sein de l’opposition armée, marginalisant les éléments laïcs de l’Armée Syrienne Libre. Rien ne nous prouve que cette dernière est encore réellement existante.

    De nombreux groupes se livrent au pillage pour financer leur combat. C’est même devenu une habitude. Ils pillent les usines et même les chemins de fer. Tout cela entraîne un rejet des rebelles par la population. Dans certains quartiers d’Alep, les islamistes interdisaient aux femmes de conduire une voiture et le hijab était de rigueur. Les arrestations et exécutions arbitraires par les rebelles y étaient monnaie courante.

    Ni les États Unis, ni l’Union Européenne ne souhaitent s’engager directement dans un conflit où la montée en puissance des islamistes empêche toute intervention directe de l’OTAN. Comment auraient-ils pu justifier une intervention militaire pour éradiquer les islamistes du Nord du Mali, alors qu’ils contribueraient à les installer au pouvoir en Syrie ?

    Israël s’inquiète d’un changement de régime en Syrie, l’état hébreux renforce sa frontière sur le Golan, car l’armée syrienne aurait abandonné le terrain aux islamistes qu'Israël a lui-même aidé.

    Bachar el Assad  dispose d’un fort soutien financier et militaire de la part de l’Iran et de la Russie, ce qui lui permet de financer l’appareil d’état et d’entretenir l’armée. Les djihadistes sont dans une situation où les aides extérieures se réduisent, faute de succès tangibles. Les oppositions armées et les oppositions politiques n’ont toujours pas réussi à s’entendre pour créer une véritable organisation structurée qui leur permettraient de passer à la prise du pouvoir.

    La Russie et l’Iran ayant beaucoup plus à perdre que l’Occident et les pétromonarchies du Golfe, il est impossible que les alliés de Bachar al-Assad lui retire leur soutien. L’issue de la guerre civile syrienne se jouera sur le terrain militaire, pendant encore plusieurs mois. La trêve avec les autres mouvements djihadistes permettra au gouvernement de vaincre Fateh al Cham (al Qaïda).

    Après, Damas devrait se tourner contre l'État islamique. Pour ce qui est de la question kurde et de la question de l'armée turque en Syrie, les problèmes devraient être résolus en négociation entre la Syrie, la Russie, l'Iran, la Turquie et le Kurdistan. Ce ne sera pas facile mais la real politik devrait y jouer un rôle majeur, chacun selon sa force. 

    Philipe Rousseau

    Fotement inspiré de

    Atlantico : Et si Assad était en fait en train de gagner en Syrie ?, Propos de Fabrice Balanche recueillis par Théophile Sourdille, 10/01/13

    Fabrice Balanche, an associate professor and research director at the University of Lyon 2, is a visiting fellow at The Washington Institute.

  • La trêve en Syrie

     

    Durant l'année 2016, dans les zones assiégées, l'ONU a réussi à subvenir à 21% des besoins, une amélioration par rapport à 2015 dont le taux n'était que de 1%.

    Suite à la libération d'Alep-Est, la Russie allège son dispositif militaire. Le gouvernement syrien octroie un budget de 260 milliards de Livres syriennes pour dédommager les résidents d'Alep-Est et financer la reconstruction de toutes les infrastructures des quartiers de la ville qui ont été atteints par la guerre. Le nettoyage est déjà commencé.

    Moscou annonce un accord de cessez-le-feu sur tout le territoire syrien. Six importants groupes djihadistes, dont Ahrar al-Cham qui occupait Alep-est, et l'Armée de l'Islam qui occupe la Ghouta-Est de Damas, l'ont signé. 

    Selon le Facebook du journaliste Said Hilal Alcharifi, les principaux groupes qui ont signé l'accord seraient :

    - 1. Faylaq al-Sham (4 000 combattants) 
    - 2. Ahrar al-Sham (16 000 combattants) 
    - 3. Jaysh al-Islam, suar al-sham(12 000 combattants) 
    - 4. Jaysh al-Mujahidin (8 000 combattants) 
    - 5. Jaysh Idlib (6 000 combattants) 
    - 6. Al jabha alchamia (12 000 combattants).

    Il va de soit que l'accord ne s'applique pas à Fateh al Cham (ancien al Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda) et l'État islamique. 

    Hqdefault 1 Soldat syrien S'il y a consolidation du cessez-le-feu jusqu'à la fin janvier, une négociation aura lieu à Astana au Kazakhstan. Il semble que les États-Unis, l'Union européenne et les monarchies du Golfe soient hors jeu pour l'instant dans ce processus de négociation. 

    La trêve est cependant marquée par des violations qui pourraient saborder les pourparlers de paix. Une dizaine de groupes rebelles syriens ont en effet gelé leur participation aux préparatifs de ces négociations, accusant les forces gouvernementales de ne pas respecter la cessation des hostilités.

    De sorte qu'Ankara a demandé à Téhéran de faire pression sur Damas. Damas, elle, laisse entendre que la dynamique guerrière dont font preuve les rebelles serait suscitée par Ankara.

    Pour leur part, les rebelles affirment avoir respecté le cessez-le-feu dans l’ensemble du territoire syrien, mais assurent que le régime et ses alliés n’ont cessé d’ouvrir le feu dans les régions (rebelles) de Wadi Barada et la Ghouta-Est, toutes deux situées dans la province de Damas. Là où justement Fateh Al-Cham a revendiqué le sabotage des installations qui permettaient l’alimentation de quatre millions de citoyens de Damas en eau potable. 

    L'armée syrienne contrôlerait maintenant la région de l'eau potable.  https://www.facebook.com/said.h.alcharifi/videos/1414379381947298/

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, Damas a dépêché des renforts pour s'emparer de la zone et rouvrir les pompes vers la capitale qui souffre de graves pénuries d'eau depuis le 22 décembre. L'aviation et l'artillerie de Damas, aidé au sol par son allié le Hezbollah libanais, a bombardé Wadi Barada, une localité située à 15 km au Nord-Ouest de Damas et assiégée depuis 2015 par l'armée, a précisé l'ONG. 

    Le gouvernement accuse les opposants de contaminer au diesel les réserves d'eau et de couper le réseau d'approvisionnement vers Damas. Les opposants, eux, affirment que les bombardements de Damas ont endommagé ces installations. Damas conditionne tout arrêt de son offensive à son contrôle total des sources d'approvisionnement en eau dans le secteur.

    https://youtu.be/Uh6LQNEnU-Q

    Des observateurs signalent que la Turquie persiste à souffler le chaud et le froid en Syrie pour amener la Russie à ne plus considérer  Fateh Al-Cham,  ex-Al-Nosra, comme un groupe terroriste et faire en sorte que l'organisation puisse bénéficier du processus de paix et de négociation.  

    N'oublions pas la bataille d’Al-Bab au Nord-Est d'Alep, dans laquelle pas moins de 7.000 soldats turcs prêtent main forte aux rebelles du Bouclier de l’Euphrate contre l'État islamique qui contrôle la ville. Ce combat pourrait être gagné dans quelques jours.

    Le jeu trouble d’Ankara dans le bourbier syrien est éminemment dénoncé par Damas qui confirme haut et fort que la paix ne saurait être sans que Turcs, Américains et Européens ne lèvent la main sur le dossier syrien.

    Mais l’instabilité risque de prendre une toute autre tournure avec les opérations terroristes qui visent le littoral syrien comme l'attentat à Tartous, suivi d’un autre plus meurtrier, dans la ville de Jabla et celui de l'eau potable de Damas. 

    En 2017, la Syrie est plus prêt de la paix qu'en 2016, mais quand arrivera-t-elle? 

     

    Sources :

    Le Courrier du Vietnam : Syrie : la réussite des pourparlers d'Astana dépend du respect du cessez-le-feu, 06/01/17

    Le Courier du Vietnam : Syrie : offensive du régime près de Damas, mise en garde d'Ankara, 05/01/17

    Perspectives : La Turquie fait pression sur l’Iran : Le jeu trouble d’Ankara dans le bourbier syrien,  05/01/17


     

  • Médias occidentaux et désinformation sur Alep

     

    Je ne doute pas que des enfants sont morts ou ont été blessés dans les combats d'Alep-Est. Oui, les habitants de cette partie de la ville ont subi de terribles bombardements et leur sort était horrible. Mais, je m’oppose au sens unique de la couverture médiatique, à la diabolisation d’un camp, tandis que l’autre est exempté de toute critique.

    Les médias occidentaux nous ont abreuvés des horreurs de l'EI pendant le siège de Mossoul, mais ont volontairement ignoré le comportement des rebelles d’Alep-Est. Il y avait parmi eux, al-Qaïda (Jabbat al-Sham), qui a commis les crimes contre l’humanité à New York, Washington et en Pennsylvanie, le 11 septembre 2001. Rappelez-vous la guerre contre le terrorisme ? Rappelez-vous le « mal à l’état pur » qu’était al-Qaïda

    Les rebelles D'Alep-Est sont pour la plupart des fondamentalistes religieux. La plus belle preuve est que les corridors d’évacuation qui ont été ouverts pour eux, les mènent directement dans la province voisine d’Idlib. Or qui contrôle en grande partie cette province? Jabbat Fateh al-Sham, alias Al-Nosra, alias Al-Qaïda. Ce n'est pas étrange qu’Al-Qaïda accueille 4.000 combattants rebelles d'Alep-Est? Ce n'est pas étrange que les combattants dits modérés quittent, non pas avec leurs femmes et enfants dans les autobus verts mais dans des pick-up avec leurs armes légères. 

    L'alliance des rebelles d'Alep-Est, dont certes faisait partie l'Armée Syrienne Libre (démocrate), était contrôlée par al-Qaïda. Alors, un récit a été mis au point, avec des bons contre des méchants, du même acabit que celui des  armes de destruction massive d'Irak.

    Rappelons-nous, l’intervention des États-Unis en Irak, était liée à une menace imaginaire, soit les armes de destructions massives de Sadam Hussein, qui n'ont jamais existées. Le général américain quatre étoiles, Schwarzkopf, commandant les forces de la coalition lors de la guerre du Golfe en 1991, opposé à la guerre d'Irak de 2003, affirmait qu'environ 350.000 irakiens ont été tués pendant la guerre de 2003 mais que nous en connaîtrons jamais exactement le nombre. 

    Syrie 17Oui, Bachar al-Assad a brutalement détruit de vastes étendues de ses villes dans sa lutte contre ceux qui veulent renverser son régime. Oui, ce régime a une multitude de péchés accrochés à son nom : la torture, les exécutions, les prisons secrètes, le meurtre de civils.

    Mais, il y a une semaine, un journaliste interviewait l’une des premières familles musulmanes à fuir Alep-Est. Le père venait d’être informé que son frère devait en représailles être exécuté par les rebelles, parce qu’il avait traversé la ligne de front avec sa femme et son fils. Il a condamné les rebelles pour avoir fermé les écoles et avoir placé des armes à proximité des hôpitaux.

    Au cours des deux dernières semaines, le Front Fatah al-Sham [al-Qaïda] a tué un nombre inconnu de civils qui avaient demandé aux groupes armés de quitter leur quartier. Des groupes armés de l’opposition ont tiré sur des civils qui tentaient de partir. De plus, des attaques aveugles ont été menées sur des zones gouvernementales densément peuplées à Alep-Ouest. Ces choses ne sont pas dites par la très grande majorité des médias occidentaux.

    Pour Bashar al-Assad, la fin du siège d’Alep signifie que l'EI, al-Nusra, al-Qaïda et tous les autres groupes salafistes ne pourront plus créer leur capitale dans les grandes villes de Syrie comme Damas, Homs, Hama ou Alep et Assad aura bientôt 30.000 soldats de plus qu'il enverra d'Alep sur une autre région.

    Les Russes défendent un régime laïque, celui du dictateur Bashar al-Assad. Ce régime vit très bien avec les démocraties. Il ne cherche pas à les renverser. Tandis qu'al Qaïda, l'EI et les groupes fondamentalistes veulent conquérir le monde et renverser les démocraties. Bachar accepte les différentes religions chiites, sunnites, druzes, chrétiennes et même les athées. Ce qu'il ne tolère pas ce sont ceux et celles qui veulent lutter contre son camp. Alors là, il de vient violent. Mais en même temps, il peut accorder l'amnistie à un djihadiste qui se rend. Certains de ces djihadistes deviennent même soldats de l'armée syrienne et il s'occupe des réfugiés syriens d'Alep-Est.

    Toute cette guerre contre la Syrie constitue un lamentable échec de la politique extérieure des pays occidentaux, de la Turquie et de l’Arabie saoudite. La grande erreur a été de croire que les rebelles syriens étaient démocrates alors qu'ils veulent appliquer la charia. 

    Les États-Unis auraient bien aimé se servir du printemps arabe pour renverser Bashar al-Assad et priver la Russie de son allié. Malheureusement, ils ont laissé le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie, financer et armer les forces fondamentalistes. 

    Les États-Unis et leurs alliés manipulent l’opinion publique occidentale par une formidable campagne de désinformation dont « l’humanitaire » est la base. L'objectif est de cacher la nature des rebelles.

    C’est la coalition occidentale menée par les Anglo-saxons qui a lancé la guerre en 2011 en parrainant les rebelles, et c’est parce qu’elle est en train de perdre une gigantesque bataille à Alep qu’elle joue depuis des mois, la corde sensible de l’humanitaire.

    La libération d’Alep, une défaite de l’Occident travestie en catastrophe humanitaire. Les chiffres cent fois répétés et jamais vérifiés (non vérifiables) d’exactions contre les civils, la « plus forte catastrophe humanitaire depuis la seconde guerre mondiale » (comme si ce n'était pas la guerre du Vietnam, avec ses 4 millions de morts, dont 60.000 Américains.). 

    Ceci a pour but de masquer une question simple : pourquoi y a-t-il des combats à Alep et en Syrie ? La réponse est simple : parce que des groupes formés, armés, financés par les États-Unis, la Grande Bretagne, la France, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, ont entrepris depuis 2011 de renverser Bachar al Assad. Que ces groupes soient constitués dans leur immense majorité d’islamistes sanguinaires ne gêne absolument pas les gouvernements de la coalition occidentale.    

    La désinformation pour ce qui est de la guerre d'Irak de Bush de 2003 n'avait pas très bien fonctionné. Une bonne partie de la population occidentale n'y croyait pas. Cette fois-ci malheureusement, ça fonctionne très bien, jusqu'à maintenant la majorité de la population occidentale y croit. 

    Sources 

    Le Journal de Québec : Les mensonges sur la Syrie, 16/12/16

    Le Grand Soir : Il y a plus d’une vérité à raconter dans la terrible histoire d’Alep (The Independent), 15/12/16

    Réinformation TV : Libération d’Alep : la formidable désinformation occidentale, 14/12/16

  • Alep libérée

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    De grandes manifestations de joie à Alep, suite à la victoire de l'armée syrienne

    "Alep est le vrai tournant de la guerre", affirme le géographe français et expert de la Syrie Fabrice Balanche, qui compare son impact à celui, décisif, de la bataille de Stalingrad en Russie, qui changea le cours de la seconde Guerre mondiale. Assad a besoin d'Alep, car pour présider la Syrie, il lui faut contrôler la seconde ville du pays. Il dirige maintenant les trois principales villes : Damas, Homs et Alep.

    L'armée occupe 90% des quartiers que tenaient les insurgés avant le 15 novembre. Une fois que les groupes anti-Assad auront compris que les jours de la rébellion sont comptés, ils seront plus enclins à négocier les moyens de se rendre. D'après Fabrice Balanche. "Le mythe d'une rébellion modérée à Alep capable de représenter une alternative politique et militaire, c'est fini". 

    L'Armée Syrienne Libre, seule opposition démocratique armée, était en effet présente à Alep. Mais étant un des groupes les plus faibles, elle s'est affiliée avec les groupes salafistes qui, eux, veulent instaurer la charia dans le pays et non la démocratie. Il aurait fallu que l'ASL se dissocie carrément de ces groupes. Cependant, sa faiblesse le lui a interdit. Fatah al Cham était le principal groupe armée dans cette ville.

    Assad continue donc la reconquête de la Syrie utile. Terme signifiant les régions qui regroupent les principales ressources économiques, soit l'Ouest du pays, d'Alep à Damas, en passant par la province centrale de Homs et la région côtière de Lattaquié, n'oublions pas Deraa au Sud-Ouest, en ajoutant Raqqa à l'Est et Deir ezZor au Sud-Est. Le reste étant en grande partie du désert. Le président prouve qu'il est en position de rouvrir l'axe reliant la frontière jordanienne, au Sud, à quasiment la frontière turque, au Nord

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    La prise d'Alep-Est libérera environ 30.000 hommes pour lancer de nouvelles offensives. L'armée a deux options, l'Est ou l'Ouest. Comme en ce moment, les Russes sont à l'Ouest et les Américains à l'Est. Il y a vraiment peu de chances que l'armée syrienne se dirige tout de suite vers Raqqa ou Deir ezZor. La priorité du gouvernement sera sans aucun doute Palmyre puis al-Bab, une place forte de l'EI, au Nord-Est d'Alep, qui est aussi convoitée par l'armée turque. Pour Damas, il n'est pas question de laisser la ville aux Turcs, car elle est trop proche d'Alep.

    Il y a aussi la province d'Idleb, au Nord-Ouest. Celle-ci est presque entièrement sous contrôle de Fateh al-Cham (filiale d'Al-Qaïda). Les contre-attaques pour essayer de briser l'encerclement d'Alep venait de Fateh al Cham d'Idleb. Même si une solide ligne de défense a été érigée autour d'Alep, la ville n'est pas à l'abri d'une nouvelle offensive menée par la branche syrienne d'al-Qaïda depuis son fief d'Idleb. En fait, c'est la principale place forte du groupe terroriste (50.000 hommes). La reconquête de la province d'Idleb sortirait presque Fateh al-Cham de la guerre. 

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    Sources :

    Al Huffington Post (Magreb Maroc) : Bachar al-Assad remet la main sur la "Syrie utile", 12/12/16

    Sputnik : La ville d'Alep libérée, 12/12/16

    Le Figaro : Après Alep, le régime de Damas prépare une offensive contre le fief d'Al-Qaïda, 12/12/16

  • L'armée reprend Alep-Est et repousse l'EI à Palmyre

     

    4379 tabL'armée syrienne resserre plus que jamais son étau sur les djihadistes d'Alep-Est. Le gouvernement contrôle maintenant 85% de l'Est de la ville. 80.000 personnes ont fui les quartiers Est pour se réfugier dans les quartiers Ouest. La Russie a stoppé ses bombardements pendant l'exode et demeure le seul pays étranger à aider les réfugiés. Elle se demande d'ailleurs que font les pays occidentaux qui prônent l'aide humanitaire. Les insurgés tirent des roquettes sur les quartiers Ouest, pro-Assad. 

    Pendant ce temps, dans le centre du pays, dans la province de Homs, les troupes gouvernementales sont régulièrement attaquées par l'EI, lorsqu'elles se trouvent isolées. Profitant du fait que l'armée syrienne avait envoyé des renforts de la province de Homs à Alep, l'EI a lancé des attaques à coup de colonnes de voitures piégées, contre l'armée syrienne, attaquant les champs pétroliers et gaziers de Djazal, Mahr et Chaar, le tout près de Palmyre. L'aéroport situé à l'Est de la cité est encerclé par les djihadistes. L'État islamique est même parvenu à entrer dans la ville antique d'où il avait été chassé neuf mois auparavant.

    Ob 2e66ae aaL'aviation syrienne y mène des frappes. L'armée de terre est parvenue à repousser l'attaque reprenant le contrôle de la ville. Des combats acharnés font rage aux abords de la cité près des hauteurs de l'At-Tar, ainsi que près des gisements gazier et pétrolier de Djazal et de Chaar entre le bataillon des Fatemiyoun, force paramilitaire d'origine afghane et l'EI

    Les civils ont été évacués et mis à l'abri. Les terroristes cherchent en ce moment à préserver leurs positions dans la banlieue Nord, mais l'aviation syro-russe ne cesse de les bombarder. 

    En même temps, l'armée turque entre dans al-Bab, dernier fief de l'EI dans la province d'Alep et les Américains eux, envoient 200 soldats supplémentaires pour conseiller les Kurdes cherchant à chasser l'EI de la ville de Raqqa, à l'Est du pays.

    Sources :

    Press TV : Des renforts débarquent, 11/12/16

    L'Orient le Jour : l'EI est de nouveau entré à Palmyre , 11/12/16

    Sputnik : L'armée syrienne repousse Daech et reprend le contrôle absolu de Palmyre, 10/12/16

    TVA Nouvelles : Le régime resserre son étau à Alep mais perd du terrain à Palmyre,10/12/16

    Romandie  : Syrie: combats entre l'EI et le régime aux portes de Palmyre, 10/12/16

     

  • L'armée syrienne reprend la totalité d'Alep-Est

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    Le gouvernement est en train de reprendre tout Alep-Est. Selon un correspondant de l'AFP, les dernières zones encore aux mains des djihadistes sont soumises à d'intenses bombardements. Appuyés par des combattants iraniens et du Hezbollah, les soldats syriens ont repris plus de 80 % des quartiers insoumis. Sous une couverture aérienne, largages de barils d'explosifs et tirs d'obus quasi ininterrompus, l'armée accule les rebelles dans les derniers secteurs. 

    L'intensité des combats accélère l'exode de la population. 80.000 personnes ont fui Alep-Est depuis le 15 novembre. Les déplacés cherchent refuge dans les quartiers gouvernementaux de l'Ouest d'Alep et dans les zones kurdes où ils sont très bien accueillis. 369 civils auraient péris sous les bombardements d'Alep-Est depuis le 15 novembre, 92 dans Alep-Ouest. Ces derniers par les rebelles dits modérés.

    Sur le terrain, il n'y a pas de trêve 
    Face à la situation, les rebelles appellent à un cessez-le-feu pour permettre l'évacuation des civils. Un appel à la trêve a aussi été lancé par six capitales occidentales, dont Washington, Paris et Londres. Parallèlement, le minisre russe des affaires extérieures Sergueï Lavrov, s'est entretenu avec le secrétaire d'État américain John Kerry, sur un projet de cessation des combats et d'évacuation des rebelles et civils à Alep, sans réelle avancée. 

    Le Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra, filiale d'Al-Qaïda en Syrie) demande son évacuation du Sud-Est d'Alep. Et dire qu'il n'y a encore pas si longtemps le gouvernement syrien était prêt, dans le but d'épargner les civils, à le laisser quitter Alep, sous accompagnement de l'ONU... Maintenant il est vraisemblablement trop tard.

    Bachar el-Assad, fort de ses succès militaires, a exclu tout cessez-le-feu : « Sur le terrain, il n'y a pas de trêve. C'est vrai qu'Alep sera une victoire pour nous, mais soyons réalistes, cela ne signifie pas la fin de la guerre. Par contre ce sera une étape importante vers elle. Le contrôle de Damas, Homs et Alep par le gouvernement signifie que les terroristes n'auront plus de cartes à jouer. La guerre en Syrie ne finira qu'après l'élimination totale du terrorisme. Les terroristes sont présents ailleurs dans le pays. Quand on en aura fini avec eux à Alep, on continuera notre guerre contre eux dans les autres secteurs du pays. »

    Les analystes estiment à l'unanimité, qu'une victoire du gouvernement syrien à Alep change la donne de la guerre. En effet, c'est le " Stalingrad " syrien. 

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    Sources : 

    L'Orient le Jour (Beyrouth) : Les rebelles perdent la vieille ville d’Alep, 08/12/16

    TVA Nouveelles (Montréal) : Une victoire à Alep sera une étape énorme vers la fin de la guerre, 07/12/16

  • Alep-Est sera bientôt entièrement contrôlée par Assad

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    Avec l’appui des forces aériennes russes, du Hezbollah libanais, des forces chiites venues d'Afghanistan et d’Irak, l’armée syrienne reprend l’offensive. Après la reconquête de Palmyre et avoir éliminé la dernière base djihadiste de la ville de Homs, elle est en train de reconquérir Alep-Est. 

    En effet, la chute d’Alep-Est est imminente. Les quartiers d'Hanano, Jabal Badro et Sakhour sont tombés très vite. Puis, les régions restantes du Nord-Est ont suivi. Il est probable qu'Assad dominera la ville en son entier, avant la fin de l’année. Les combats s'intensifient dans le quartier de Chaar, dont la conquête permettrait aux forces gouvernementales de contrôler 70 % de la partie Est de la métropole.

    Les insurgés ripostent par une pluie de roquettes sur la partie gouvernementale, l’Ouest de la ville ; tuant notamment deux médecins russes dans le bombardement d’un hôpital. 73 personnes, dont 29 enfants ont péri par les tirs djihadistes. 324 civils ont été tués, dont 44 enfants par les bombardements russes, tandis que plus de 50.000 réfugiés d’Alep-Est sont arrivés à Alep-Ouest. En comparaison à Mossoul en Irak, on compte 200 civils tués, admis par les Américains.

    Pour la sixième fois depuis 2011, Moscou impose son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, demandant une trêve de sept jours pour la deuxième ville du pays. 

    Des pourparlers russo-américains devraient quand même débuter incessamment à Genève. Selon les Russes, il s’agira de mettre en place tous les moyens pour faire partir tous les rebelles d’Alep-Est, ainsi que de se mettre d’accord sur l’itinéraire et les délais de leur retrait. Une fois ces questions réglées, la trêve entrera en vigueur.

    Les djihadistes s’opposent catégoriquement à cette évacuation. Dorénavant, Fateh al Cham (al Qaïda) ne contrôlera que la province d’Idleb, voisine d’Alep, et aussi quelques poches de résistances près de Damas et au Sud du pays.

    En 2014 sous la supervision de l’ONU, les djihadistes et leurs familles avaient été évacués de Homs, après deux ans de siège. D’autres évacuations ont été menées dans six autres villes près de Damas.

    Assad domine maintenant toutes les villes importantes de Syrie avec 75% de la population de même que toute l’industrie du pays. 

     

    Sources :

    Acadie Nouvelle (Caraquet) : Après Alep, un peu de paix?,  05/12/16

    Le Devoir (Montr.al) : Des rebelles rejettent une proposition de retrait d’Alep, 06/12/16

  • Alep, l'offensive syrienne progresse toujours


    29697Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, 50 % du territoire d'Alep-Est est désormais aux mains du gouvernement. Les Forces du Tigre de l’Armée Arabe Syrienne entament la deuxième phase de leur offensive tout azimut. En effet, les djihadistes sont submergés par la puissance de feu et l’avancée fulgurante des forces pro-gouvernementales. Les terroristes reculent présentement dans deux quartiers.

    Moscou propose quatre couloirs humanitaires pour acheminer de l’aide et faire évacuer les blessés et civils. La Russie fournit des démineurs, des hôpitaux de campagne et de la farine. 50.000 habitants ont fui vers Alep-Ouest contrôlée par Assad.

    Ailleurs en Syrie, après un accord avec le gouvernement, 2.000 djihadistes ont quitté la ville de Tal-AlIl s’agit de la sixième ville à être évacuée en trois mois, après un accord prévoyant le départ des djihadistes vers Idlib, le plus gros bastion de Fateh al Cham (ex al Qaïda), et le retour des localités sous le contrôle gouvernemental. 

    Sources :

    Le Devoir (Montréal) : Le régime syrien a repris la moitié d’Alep-Est, 02/12/16

    Mamafrika (Paris) : Alep : les Forces du Tigre ont entamé la 2e phase de l’offensive contre les terroristes, 02/12/16
     

  • L'armée syrienne reprend Alep-Est, quartier par quartier

    Des civils fuient les quartiers d alep est le 29 novembre 2016 5754559

    10.000 personnes se réfugient dans les quartiers contrôlés par le gouvernement syrien.

    Ce qui était prévu depuis longtemps arrive. Les choses se précisent au fil des heures. La bataille pour le contrôle de la deuxième ville du pays, tourne nettement à l'avantage du gouvernement, qui reprend un à un les quartiers contrôlés par les terroristes. La prise des quartiers dits rebelles continue d'heure en heure. La défaite est cuisante pour les terroristes.

    D'ailleurs selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, l'intensité des attaques sur les quartiers Est au cours des derniers jours ont forcé des milliers de civils à fuir. Environ 10.000 d'entre eux se sont rendus à Alep-Ouest, contrôlé par le gouvernement Assad, où le Croissant-Rouge syrien s'occupent d'eux de façon magistrale. 6.000 autres ont fui vers les zones kurdes dans le Nord-Est d'Alep. Les Kurdes ne sont pas alliés de Damas, mais une paix tacite persiste entre les deux camps qui luttent contre les djihadistes. 

    À Alep-Est, l'intensification des combats au sol et les bombardements aériens se poursuivent. Les bombardements par les terroristes se poursuivent aussi sur Alep-Ouest (contrôlée par les forces gouvernementales), tuant et blessant des civils.