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États-Unis

  • 2 février 1625, Nouvelle-Amsterdam est fondée

    Nlle hollande map2Arrrivés le 4 mai 1624, le 2 février 1625, les Hollandais établissent un fort sur l'île de Manhattan, à l'embouchure du fleuve Hudson. Autour du fort s'installent trente familles de protestants flamands, français et surtout wallons, envoyées par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales. Le petit fortin est baptisé "La Nouvelle Amsterdam". 

    Le gouverneur Peter Minuit achète le terrain en remettant aux Lenapes, appelés aussi Loups par les Français et Delawares par les Britanniques, - peuple autochtone originaire des fleuves Delaware et Hudson - en leur remettant dis-je, des parages de perles de pacotille d'une valeur de 60 florins (quelques poignées de dollars). Les Hollandais y pratiquent le troc de produits européens contre les fourrures des Lenapes. Les débuts sont difficiles, guerres avec les Lenapes, épidémies de choléra...

    En 1664, quatre navires anglais bloquent le port. Le gouverneur Stuyvesant cède la ville au roi d'Angleterre. La Nouvelle Amsterdam devient alors New York, en hommage au duc de York, futur roi d'Angleterre sous le nom de Jacques II. La colonie hollandaise devient définitivement britannique en 1674 avec le traité de Westminster.

    Verrazano a été le premier Européen à découvrir le site en 1524. Ce navigateur florentin travaillait pour le roi de France François Ier. En 1609, à la recherche d'un passage maritime vers l’Asie, l’explorateur anglais Henry Hudson remonte le fleuve. En 1610, un bateau hollandais y disparait. En 1614, l'explorateur hollandais Adrian Block y reste plus d’un an et en 1625, la Hollande y fonde un village. 

     

  • 1er février 2003, la navette spatiale Columbia se désintègre

    144007536 462073655174063 5579801361283621309 n 1Le 1er février 2003 - La navette spatiale Columbia, qui transportait 7 astronautes, se désintègre au-dessus du Texas, durant son retour sur terre, lors de sa rentrée atmosphérique.

    La commission d'enquête a conclu que l'accident était dû à la collision lors du décollage, du bord d'attaque de l'aile gauche avec un bloc de mousse isolante, qui s'était détaché du réservoir principal.

    Lors de la rentrée dans l'atmosphère, la brèche dans l'aile a permis au plasma entourant la navette de rentrer dans la structure, et l’a détruite petit à petit. La destruction finale est due aux forces aérodynamiques, qui se sont exercées de manière dissymétrique sur la cellule, quand l'aile gauche s'est rompue.

    L'absence de décision à la suite des mémos envoyés par les ingénieurs, ayant repéré la collision sur les films de décollage, la non-utilisation des moyens de l'armée de l'air américaine, afin de vérifier par photographie l'état de l'aile, et l'absence de réaction de la NASA face à une anomalie, qui était déjà arrivée à de nombreuses reprises lors de vols précédents, ont été des facteurs de l'accident.

    Photothèque Le Soleil : La traînée lumineuse laissée par la navette Columbia à la suite de son explosion

  • 15/01/1973 Fin des bombardements au Vietnam

    Les États-Unis annoncent la fin des bombardements sur le Nord-Vietnam.

    1033832108 0 210 3600 2246 600x0 80 0 0 84e7ca4233c61c7738c44448228fe6fb jpgEn 1963 à Diên Biên Phu, l’armée française n’a plus aucune chance. Complètement encerclée par l’armée populaire vietnamienne dirigée par le général Giáp, un des plus grands stratèges militaires de tous les temps ; l’armée française recevant une pluie torrentielle de la part de l’artillerie vietnamienne, se rend. Le Nord-Vietnam communiste est né.

    Les généraux français croyaient à tort que les Vietnamiens étaient incapables de monter leurs canons dans les montagnes, n’ayant pas les routes nécessaires et les camions pour le faire. Erreur, les Vietnamiens construisirent des sentiers et hissèrent leurs canons à bras d'hommes dans les montagnes, ayant le nombre pour le faire.

    L’armée américaine prend le relais sur plus d’une dizaine d’années ; faisant face elle aussi au même général Giap et à la même ténacité du soldat vietnamien. En 1968 lors de l’offensive du Têt (nouvel an asiatique) - excellente stratégie, une offensive pendant une fête d’une telle envergure, l’ennemi ne s’y attend pas -. L’armée nord-vietnamienne s’empare de la campagne et des principales villes sud-vietnamiennes, sauf Saigon. L’armée américaine, à fort prix reprendra les villes, mais jamais la campagne contrôlée par le Viêt-Cong et ravitaillée par l’armée nord-vietnamienne via la piste Ho Chi Minh à travers la jungle cambodgienne et laotienne. Les bombardements américains au napalm ne réussiront jamais à détruire la piste, constamment reconstruite par le Viêt-Cong et les Nord-Vietnamiens.

    Les Américains décident alors de l’envahir militairement. Ils se butent à deux fois plus de soldats ennemis qu’eux – en guerre, dans 75% des cas, le nombre a le dessus sur la haute technologie -. Aussitôt rendus près de la piste, les Américains entendent l’ennemi communiquer entre eux. C’est pour eux le seul moment pour déguerpir, car lorsque le silence s’établit, il est trop tard, la mort vient les faucher.

    C’est alors que l’armée américaine décide de bombarder à outrance le Nord-Vietnam avec ses fameux B-52. Hanoï acquiert alors de l’URSS les fameux missiles Sam. Aussitôt reçus, les autorités les paradent à travers Hanoï, pour que la population en soit bien consciente. Avec ses missiles Sam, le Nord-Vietnam descendait un B-52 par jour.

    Le 15 janvier 1973, les États-Unis, conscient qu’ils perdront la guerre, annoncent la fin des bombardements de tapis de bombes sur le Nord-Vietnam.

    Le 27 janvier 1973, sont signés les Accords de Paris, négociés par henry Kissinger du côté américain et par Lê Đức Thọ du côté nord-vietnamien, deux excellents négociateurs. Les États-Unis retirent leur armée du Sud-Vietnam. Hanoï y maintient ses troupes. Washington s'engage à déminer le port d'Haïphong et à contribuer financièrement à la reconstruction du Viet-Nam. Ce qu’il ne fera jamais.

    En 1975, le Nord lance de multiples petites attaques de diversion sur différentes provinces du Sud, forçant ainsi l'état-major sudiste à disperser ses troupes. Soudain, le gros de ses forces envahit la province centrale, divisant le Sud en deux d’Est en Ouest. Se plaçant ainsi en position dominante, le 30 avril Saigon tombe. Le Nord et le général Giáp emportent la guerre. Le Vietnam est réunifié sous la bannière communiste. Le général Giáp est décédé le 4 octobre 2013 à Hanoï à l'âge de 102 ans.

    Ce fut la guerre la plus sanglante après la Seconde Guerre mondiale. De 4 à 5 millions de Vietnamiens tués. Plus de 58 000 morts et 300 000 blessés du côté de l'armée américaine.

    En 1975 dans sa chanson, "Un air de liberté" Jean Ferrat évoque : « un génocide vain perpétré au Vietnam ». Pour Noam Chomsky et Edward Herman, le traitement médiatique du conflit a été biaisé.

  • Les débris en orbite autour de la Terre

    257fbc10395f860f723350b099e15de62e67b270Beijing s'est plaint au Bureau des affaires spatiales de l'ONU, que la station spatiale chinoise Tiangong a dû à deux reprises, en juillet et octobre, procéder à des manœuvres d'évitement avec des engins spatiaux de SpaceX, qui a lancé une constellation de plus de 1500 satellites (Starlink), destinés à apporter une connexion à internet aux quatre coins du globe. Le milliardaire Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, propriétaire de Space X, élu personnalité de l'année par le magazine américain Time, est dorénavant pris à partie sur les réseaux sociaux chinois. En même temps, le commissaire européen à l'espace, annonce un projet de constellation européenne (ensemble de satellites) pour l'internet basé dans l'espace.

    Plusieurs milliers de satellites en service orbitent autour de la Terre. 700 000 objets de plus d’un centimètre orbitent autour de notre planète. L'orbite basse est truffée de milliers d’épaves d’engins spatiaux et de déchets. Un simple boulon en perdition peut entrer en collision avec un engin spatial, une avarie. Cette ceinture de débris se compose aussi d'éclats de missiles résultant de tirs d’essai d’armes antisatellites, comme ceux effectués par les États-Unis en 1985 et 2008, par la Chine en 2007, l’Inde en 2019 et aussi la Russie en 2021. D'ailleurs, les États-Unis se sont plaints au sujet de l'essai russe de 2021, qui a mis en état d'alerte la station spatiale internationale, même si rien n'est arrivé.    

    D’ici quatre ans, les agences spatiales chinoise, européenne, russe et américaine mettront pied et drapeau sur la surface lunaire, tout comme des sociétés privées, telles que Moon Express ou Blue Origin de Jeff Bezos. En fait la Lune n’est qu’une tête de pont, pour rejoindre Mars et plusieurs astéroïdes. D’ici quelques dizaines d’années, les humains seront solidement implantés sur la Lune, y mèneront des études scientifiques, y établiront des avant-postes et des colonies, y extrairont des ressources naturelles et proposeront du tourisme spatial. La planète Mars suivra, de même que d’autres missions vers des astéroïdes, surtout si certains contiennent des métaux de type platine.

    Des chercheurs du MIT, des universités de l’Arizona et de Floride, associés aux missions d’exploration des astéroïdes proches de la Terre, mais aussi de Pluton et des planètes extrasolaires, sont en contact avec des compagnies minières spécialisées dans les astéroïdes, comme Planetary Resources, Deep Space Industries et Trans Astra Corporation, toutes américaines. On y voit des relents d’impérialisme dans le fait d’autoriser les nations et les entreprises les plus puissantes à revendiquer la propriété, les territoires et les ressources de l’espace. Quand des acteurs de l’industrie spatiale, qu’il s’agisse d’Elon Musk ou de sénateurs, prônent l’exploitation commerciale de l’espace; on n'est en droit d'exiger d'eux que le tout se fasse pour le bien-être de l'ensemble des Terriens. 

    Depuis que des milliardaires et des compagnies privées lancent des satellites dans l'espace, ceux-ci ont maintenant la possibilité de lancer une bombe n'importe où sur la planète et peut-être même une bombe nucléaire, si ces derniers finissent par y avoir accès. Elon Musk, le DG de SpaceX et de Tesla, veut éventuellement larguer des bombes nucléaires sur Mars pour en faire une planète habitable pour les humains — comme en témoigne un de ses tweets du 16 août 2019. Elon Musk pense qu'en frappant Mars avec des armes nucléaires, les calottes glaciaires polaires de la planète pourraient fondre et libérer de grandes quantités de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, ce qui créerait essentiellement un effet de serre qui augmenterait la température et la pression atmosphérique de la planète — comme une version accélérée du réchauffement climatique.

    Des groupes comme l’Alliance Just Space et le Centre de recherche Space Enabled militent pour un avenir plus éthique dans l’espace et défendent la durabilité sociale et environnementale de l’espace. Ils demandent aux agences spatiales de revoir leurs priorités et au secteur privé de tempérer leurs ardeurs

    Traité de l'espace 

    Le Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique de l'ONU définit dès 1959, les grands principes du droit spatial international. En 1967, le traité de l'espace qui prévoit la non militarisation de la Lune et des corps célestes, ainsi que l'interdiction de la mise sur orbite d'armes nucléaires, est signé par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS, de même que par la France en 1970.

    Le traité prévoit une liberté d'accès des États à l'espace, sans que l'un d'eux puisse se l'approprier. Il interdit la mise en place d'armes nucléaires ou de toute autre forme d'arme de destruction massive sur l'orbite terrestre, leur installation sur la Lune ou tout autre corps céleste et leur stockage dans l'espace. Ce traité limite exclusivement l'utilisation de la Lune et tout autre corps céleste à des fins non guerrières. Les gouvernements terriens ne peuvent s'arroger un astéroïde, la Lune ou une planète. La même loi s'applique aux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux. L'État est également responsable des dommages causés par le lancement d'un objet dans l'espace. Les États s'obligent également à prêter assistance aux astronautes, quelle que soit leur nationalité. Un accord sur la Lune a aussi été signé en 1979, constituant la continuation du Traité de l'espace. Le statut de la Lune revient à un concept légal, qui signifie que personne ne la détient. 

    En novembre 2015, une loi américaine baptisée Space Act interprète le traité de l'espace en autorisant les entreprises des États-Unis à s'emparer des ressources extraites dans l'espace, sans pour autant privatiser l'espace en soit. 

    En 2020, les États-Unis annoncent la signature par sept pays des Accords d'Artémis, les accords ont été signés par les agences spatiales de l'Australie, du Canada, de l'Italie, du Japon, du Luxembourg, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et des États-Unis. On prévoit que d'autres pays s'y joindront. D'autres non signataires se sont engagés à respecter les accords, qui sont semblables au Traité de l'espace.

    Chinois et Russes proposent depuis plusieurs années à l'ONU, un projet de traité pour prévenir la course aux armements dans l’espace. Les États-Unis et la France s'y opposent. Washington dénonce une mauvaise foi de la part de Pékin et Moscou, qui disent vouloir désarmer et interdire le placement d’armes en orbite, tout en en développant. Ayant comme argument : vu que les États-Unis en développent, il faut que l’on se défende.

    Il sera intéressant de suivre le développement de l'espace pendant les années à venir... 

     

  • Appel au BOYCOTTAGE des produits KELLOGG

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    Le président Joe Biden critique Kellogg (1,76 milliards $ de profit en 2020), pour essayer de congédier les syndiqués en les remplaçant par de nouveaux travailleurs (scabs). Chose impossible au Québec depuis la loi sur la protection du droit d'organisation adopté en 1977 par le Parti Québécois. Au Québec, les dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail empêchent un employeur en grève ou en lock-out de faire appel à des briseurs de grève.

    Le site Web d'emploi de Kellogg inondé par de fausses candidatures, a planté! Le président américain pourrait émettre un décret pour faire promulguer la loi PRO, qui contient une clause qui interdit la tactique de Kellogg; mais jusqu'à présent, il refuse de le faire.

    En grève depuis le 5 octobre, 1 400 travailleurs de Kellogg ont massivement rejeté le 15 décembre l'offre salariale de 3% de leur employeur. L'inflation aux États-Unis étant de 7 %, l’augmentation de 3 % équivaut en fait à une baisse de salaire. La grève du Syndicat des boulangeries, confiseries, tabacs et minoteries affecte les usines Kellogg du Michigan, du Nebraska, de la Pennsylvanie et du Tennessee.

  • Le 15 décembre 1890 - Sitting Bull meurt

    267679614 668618641186229 6674398571256585992 nLe 15 décembre 1890 - Le chef et médecin Sitting Bull (Tȟatȟáŋka Íyotake, Bison Assis) est tué par des policiers à Grand River, Dakota du Sud, après la dernière révolte des Sioux.

    43 policiers indiens, agissant sous les ordres du gouvernement américain, encerclent sa maison. L'un d'eux entre et le réveille, lui ordonnant de le suivre. Sitting Bull accepte mais s'habille auparavant, s'arme d'un revolver qu'il cache dans ses vêtements.

    La police indienne avait l'intention d'agir vite pour ne pas provoquer d'émeute. C'est alors que le fils de Sitting Bull, Crow Foot, l'encourage à résister. D'autres membres de la réserve accourent.

    Sitting Bull se débat et le policier placé derrière lui tire une balle dans la nuque. Sitting Bull fut tué par Bull Head, lui-même tué par Catch the Bear. Outre Sitting Bull et son fils, sept partisans et cinq policiers perdirent la vie ce jour-là. Seule l'arrivée de la cavalerie sauva la police indienne de l'extermination.

  • 7 décembre 1941 : Pearl Harbour

    Attack pearl harbour 1Image : Soth China Morning Post

    Le 7 décembre 1941, la flotte nippone forte de 6 porte-avions, 423 avions et 27 sous-marins, s'approche à 500 km d'Hawaï. Si les négociations de paix aboutissent, elle peut encore rebrousser chemin. Mais comme rien n'aboutit, sans être repérée par les radars américains, elle attaque la base militaire américaine de Pearl Harbor et détruit préventivement la flotte militaire américaine qui s'y trouve. Ce qui permettra au Japon de poursuivre sa conquête de l'Asie pour quelques temps. L'attaque de Pearl Harbor est uniquement une initiative japonaise, même si l'Allemagne y trouve aussi son compte.

    Le code de déclenchement de l'attaque est «Tora, Tora, Tora» (Tigre en japonais). En deux heures, les Japonais détruisent ou endommagent 8 cuirassés, 3 croiseurs, 3 destroyers, 4 navires auxiliaires et 188 avions. 2403 marins américains y trouvent la mort. Du côté japonais, les pertes sont établies à 55 tués et 29 avions détruits. 

    L'attaque de Pearl Harbour, située dans son contexte historique 

    En 1931, pour lutter contre la crise économique et protéger ses implantations économiques en Mandchourie en Chine, suite à un chemin de fer saboté, le Japon envahit militairement la région et y fonde un pays fantoche : le Mandchoukouo. En 1933, en réponse aux pressions diplomatiques internationales exigeant que l'armée japonaise quitte la Mandchourie, Tokyo quitte plutôt la Société des Nations. En 1936, le Japon signe le pacte anti-Komintern contre l'Internationale communiste avec l'Allemagne, auquel adhèreront l'Italie en 1937, le Mandchoukouo, la Hongrie et l'Espagne en 1939. En 1937, le président américain Roosevelt condamne les dictatures, y compris celle du Japon. En décembre 1937, s'effectue le massacre de Nankin par l'armée japonaise. En 1938, Washington augmente ses dépenses militaires et en 1939, le gouvernement américain met fin au traité commercial signé avec le Japon en 1911.

    En 1940, l'Empire japonais signe le Pacte de défense tripartite avec l'Allemagne et l'Italie. En 1941, profitant de la défaite militaire française contre l'Allemagne et de l’affaiblissement militaire du Royaume-Uni, après négociation avec Vichy, le Japon obtient la permission de placer ses troupes dans le sud de l'Indochine française. Toujours en 1941, Washington accorde son soutien à la Chine par l’octroi d’un prêt-bail. À la suite du refus du Japon de se retirer de l'Indochine et de la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas décrètent l’embargo complet sur le pétrole et l’acier, ainsi que le gel des avoirs japonais sur le sol américain. Les approvisionnements de pétrole du Japon sont réduits de 90 %. Le gouvernement japonais doit alors trouver une solution. 

    Les négociations entre Japonais et Américains

    La conférence impériale du 6 septembre 1941 décide qu'une guerre serait entreprise contre les États-Unis et le Royaume-Uni, si un  accord n'est pas trouvé. Cette phrase est en fait un compromis entre deux courants de pensée au sein du gouvernement japonais. Le premier ministre soutenu par l'empereur veulent des négociations avec les États-Unis. Par contre, les chefs militaires s’opposent farouchement à tout ce qui pourrait retarder l’entrée en guerre du Japon. Selon leur analyse, le Japon étant privé de pétrole et d'acier n'a que 2 ans devant lui pour gagner la guerre. De sorte que, les défenseurs de la diplomatie n'ont que quelques mois pour négocier, pendant que l’on poursuit les préparatifs de guerre. 

    Le 16 octobre, le Premier ministre japonais démissionne, s'apercevant que seul le retrait des troupes japonaises de Chine pourrait parvenir à un accord de paix avec les États-Unis et non seulement une diminution. L'empereur choisit le général Tōjō comme remplaçant, un ferme partisan de la guerre et de l'institution impériale. Lié à l’empereur par un sens de l'obéissance et du devoir à toute épreuve, il accepte quand même de promouvoir autant que possible des négociations, dans un dernier effort pour éviter la guerre.

    Tōgō, propose quelques concessions concernant la Chine, qui pourraient peut-être garantir la paix pour un certain temps. De son côté, le secrétaire d'État américain, sachant par ses services secrets que la volonté réel des Japonais est d’attaquer les États-Unis, ne souhaite plus trouver de terrain d’entente. Il repousse l'offre, qui de toute façon ne fait pas assez de concessions. Le président Roosevelt quant à lui, cherchait à gagner du temps, pour pouvoir armer davantage les États-Unis. Mais, le gouvernement américain convaincu de la mauvaise foi des Japonais, renonce aux propositions japonaises.

    Le 3 novembre, l'amiral Nagano explique en détail à l'empereur Hirohito le plan d'attaque contre Pearl Harbor. Le 5 novembre 1941, l'empereur approuve le plan d'opération pour une guerre contre les États-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, prévu pour début décembre. Le jour même, est mis en branle la mission sur Pearl Harbor. Les négociations avec les États-Unis demeurant dans l'impasse, Hirohito approuve le 1er décembre la guerre de la Grande Asie orientale, en réfutant l'argument du prince Takamatsu, qui jugeait que la marine impériale ne pourrait tenir plus de deux ans contre les États-Unis.

    Le Japon pouvait renoncer à la guerre, acceptant de devenir une puissance de troisième ordre, ou renoncer à la paix et se lancer dans une guerre dont l’issue était plus qu’incertaine, sachant qu’après deux ans la victoire devenait impossible, par manque de pétrole et d’acier. Ainsi, comme l’explique l’historien Ian Kershaw : «...l'alternative était entre la paix dans l’austérité au sein d’un monde dominé par les États-Unis ou la guerre assortie d’une défaite probable, mais en défendant l’honneur national ».

    Sources : 

    Encyclopédie de l'histoire, Hérodote

    Encyclopédie Universalis. 

  • 2/12/1823 : Doctrine Monroe : l'Amérique aux Américains

    1 monroe doctrine cartoon grangerLe 2 décembre 1823, James Monroe 5e président des États-Unis, énonce la doctrine qui portera son nom et fixera pour un siècle et demi les fondements de la diplomatie américaine :

    1) Les États-Unis ont reconnu l'année précédente en 1822 l'indépendance des nouvelles républiques latino-américaines ; en conséquence de quoi, l'Amérique du nord et l'Amérique du sud ne sont plus ouvertes à la colonisation européenne.

    2) Les États-Unis regardent désormais toute intervention de l'Europe dans les affaires du continent américain comme une menace pour leur sécurité et pour la paix.

    3) En contrepartie, les États-Unis n'interviendront jamais dans les affaires européennes.

    Ces principes ont été énoncés par le président James Monroe dans son message du 2 décembre 1823 au Congrès américain. En réalité, Monroe a réaffirmé les termes essentiels du message d'adieu de George Washington, le 19 septembre 1796.

    Le gouvernement des États-Unis s'inquiétait alors des ambitions russes sur l'Amérique du Nord : le tsar avait en 1821, lancé un 'oukase' (édit) interdisant aux navires étrangers de s'avancer à moins de cent milles des côtes de l'Alaska, ce qui semblait cacher des visées impérialistes sur le Nord-Ouest du continent. En fait, Monroe s'inquiétait surtout de la 'Sainte-Alliance' formée par trois monarchies européennes victorieuses de l'Empire napoléonien : l'Autriche, la Russie et la Prusse. La 'Sainte-Alliance' s'inquiétait de la libération des colonies espagnoles d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale vis à vis de l'ancien empire colonial de la monarchie espagnole. Au congrès de Vérone en octobre 1822, la "Sainte Alliance' avait mandaté Louis XVIII roi de France, pour restaurer Ferdinand VII sur le trône d'Espagne. Ce qui fut fait lors de la bataille de Trocadéro en 1823. S'en suivit une répression féroce des éléments libéraux espagnols et la fermeture des journaux et des universités. 

    Une réplique à l'impérialisme européen (1823-1895)

    Les États-Unis se posaient en défenseurs de l'indépendance du Nouveau Continent, mais ne possédaient aucun moyen pour la faire respecter. Dans l'immédiat, le message de Monroe n'eut aucun effet. Si les nouvelles républiques d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud l'accueillirent avec sympathie, elles étaient davantage portées à se tourner vers l'Angleterre comme défenseur naturel, que vers les États-Unis dénués de toute puissance militaire. En Europe, le message de Monroe passa inaperçu; les États-Unis étant considérés comme une puissance négligeable dans le monde. 

    Au congrès de Panama en 1826, Bolívar cherche à obtenir des engagements concrets de la part des États-Unis, mais il se heurte à un refus. De sorte que les interventions de la France et de l'Angleterre en Amérique du Sud dans les années 1830, ne suscitent aucune réaction de la part des États-Unis. Cependant, aucune puissance européenne ne s'est installée à proximité des États-Unis, si l'on excepte la colonisation anglaise au Canada, antérieure à l'indépendance américaine.

    En 1837 lors de la rébellion des Patriotes au Canada, Papineau leur chef s'exile aux États-Unis. Il y constate un appui théorique à la cause des Patriotes, mais ne parvient pas à se procurer de l'argent ou des armes. Il tente d'obtenir l'appui du président américain Van Buren à travers ses contacts parmi l'élite américaine, mais sans succès. Les dirigeants étasuniens ne veulent pas risquer des représailles de la part de l'Angleterre. Le 5 janvier 1838, le gouvernement américain promulgue une loi interdisant à tout citoyen américain de participer à l'insurrection canadienne, que ce soit par le financement ou en fournissant des armes. L'appui américain demeure théorique.

    La première mention réelle de la doctrine Monroe est faite dans une petite dépêche diplomatique américaine en 1854. Les premières applications vinrent du secrétaire d'État du président Lincoln, William H. Seward, lors de la guerre de Sécession (1861 - 1865). Il invoqua la doctrine Monroe contre l'Espagne, qui venait de réoccuper la république Dominicaine, son ancienne colonie et contre la France, qui cherchait à placer Maximilien à la tête du Mexique. Mais la guerre de Sécession l'empêcha d'agir. La doctrine joua un rôle en 1867, lors de l'achat de l'Alaska par les États-Unis à la Russie.

    En 1895, à la suite d'incidents répétés entre le Venezuela et la Grande-Bretagne pour les frontières de la Guyane britannique, les États-Unis s'érigèrent en arbitre et imposèrent un compromis. La doctrine Monroe explique surtout le fait que les États-Unis ont tardé à s'impliquer lors des deux guerres mondiales. 

    Sources :

    Herodote : 2 décembre 1823, la doctrine de Monroe, 27/11/2018

    Encyclopédie Universalis : La doctrine Monroe. 

  • Biden de plus en plus en avance sur Trump...

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    Joe Biden en arrivant par la porte-arrière, dépasse de plus en plus Trump dans les sondages... 

    Selon l'agence de presse allemande Reuters, les sondages d'opinion démontrent que Biden maintient une avance croissante sur Trump, malgré qu'il est fortement possible que plusieurs milliers de démocrates pro-Sanders ne votent tout simplement pas à la prochaine élection présidentielle, fortement déçus de la façon dont l'establishment démocrate a traité Sanders. Mais un groupe comprenant plusieurs dizaines de Républicains connus, dirigé par John Bellinger III, Ken Wainstein et Robert Blackwill, approuvera publiquement Biden dans les semaines à venir et fera campagne pour lui, lors de l'élection du 3 novembre. Ils feront valoir que Trump met en danger la sécurité nationale du pays et que les électeurs républicains devraient considérer Biden comme le meilleur choix, malgré les différences politiques. D'autres groupes de républicains anti-Trump s'opposent également à sa réélection, notamment le "Lincoln Project", qui diffuse des publicités anti-Trump. Et Trump ne réussit pas à remplir les stades lors de ses rencontres avec ses supporteurs. 

    Il a suscité de vives critiques de la part de plusieurs membres de l'establishment militaire, notamment d'éminents généraux à la retraite tels que James Mattis, son premier secrétaire à la Défense et Colin Powell, qui a été secrétaire d'État sous George W.Bush. Les deux dénoncent la réponse de Trump aux manifestations qui ont éclaté après la mort le 25 mai dernier, d'un afro-américain nommé George Floyd à Minneapolis. La critique a été provoquée par les appels de Trump à une réponse militarisée aux manifestations dans les villes américaines contre le racisme et la brutalité policière et sa gestion de la pandémie du coronavirus. ​En outre, l'actuel officier supérieur américain, le général Mark Milley, a regretté d'avoir rejoint Trump dans une promenade de la Maison Blanche à une église voisine, après que les manifestants ont été expulsés de force par les autorités. Powell, Mattis et Milley galvanisent les gens pour soutenir Joe Biden. Plus récemment, l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, a déclaré que Trump n'était pas apte à être président.

    TJ Ducklo, porte-parole de la campagne de Biden, a déclaré : "Joe Biden se présente aux élections présidentielles pour unir ce pays et défaire le chaos de Donald Trump, et nous construisons la coalition la plus large possible pour se faire, comprenant des républicains horrifiés, par ce qu'ils ont vu au cours des quatre dernières années. Trump a mal géré la politique étrangère américaine et nuit aux relations avec les alliés des États-Unis".

    Ajoutons que normalement la très grande majorité des électeurs partout dans le monde, vote généralement en faveur de la stabilité. En ce moment, il y a deux instabilités flagrantes aux États-Unis : les manifestations violentes contre le racisme que Trump dénigre, au lieu de régler le problème par des actions anti-racisme systémique et la pandémie du coronavirus mal gérée. 

    Je sais, Trump avait surpris tout le monde en gagnant les élections. Mais je ne pense pas que ce soit possible une seconde fois. Trop d'indices contre lui.  

    Source : Reuters. 

  • 7 juin 1945 - 600 Boeing B-29 américains bombardent Osaka

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    Les villes japonaises étaient vulnérables face aux bombardements incendiaires des Américains. Les services d'incendie japonais ne fournissaient pas et les abris anti-aériens n'étaient pas assez nombreux. Les B-29 furent capables d'infliger de sévères dégâts aux centres urbains tout en ne subissant que quelques pertes. Le 7 juin 1945, c'est autour de la ville d'Osaka de se faire entièrement détruire par les Américains. 

    Pendant les deux dernières années de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements incendiaires américains détruisirent les principales villes du Japon et tuèrent environ 900 000 personnes, sans compter les bombardements atomiques d'Hiroshima (340 000 morts) et de Nagasaki (195 000). En plus des pertes humaines et de détruire complètement les villes, les bombardements contribuèrent au profond déclin de la production industrielle japonaise.

    Les défenses militaires et civiles du Japon furent incapables d'empêcher ces bombardements inhumains. Le nombre de chasseurs et de canons anti-aériens japonais était insuffisant et la plupart avaient du mal à atteindre l'altitude à laquelle volaient les B-29. Le manque de carburant  réduisit aussi l'efficacité de la chasse japonaise.

  • 5 juin 1947 : Le plan Marshall

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    Présentation du Plan Marshall en 1947 © Getty / ACME / AFP

    Le 5 juin 1947 dans un discours à l'Université de Harvard, le général George C. Marshall secrétaire d'État américain, présente un programme de reconstruction européenne pour lutter contre la famine, le désespoir et le chaos. Il expose dans son discours la volonté du gouvernement des États-Unis de contribuer au rétablissement de l'Europe : « Il est logique que les États-Unis fassent tout pour aider à rétablir la santé économique du monde, sans laquelle il ne peut y avoir aucune stabilité politique et aucune paix assurée. » 

    L'initiative est baptisée par les journalistes, du nom de "Plan Mashall". Il s'agit aussi de trouver des débouchés pour les produits américains. L’année 47, est aussi celle des tensions grandissantes entre l’URSS et les États-Unis. Le président américain Truman déclare qu’il faut endiguer l’expansionnisme soviétique en Europe.

    L'Europe est à reconstruire. En 1945, une très grande partie du continent européen a été ravagée par la guerre. Les ports, les ponts, les voies ferrées sont hors d'usage. De nombreux civils sont sans-abri. Les nazis ont pillé les ressources françaises, scandinaves et de l'Europe de l'Est. Les bombardements ont réduit en cendres toutes les plus grandes villes allemandes et polonaisesOn meurt de froid et on ne mange pas à sa faim en Allemagne. Londres a subi la guerre aérienne à outrance et des centaines de milliers de logements ont été détruits. En France, on ne compte plus les villes détruites. La situation des États-Unis est différente. Le territoire américain n'a pas subi de dommages, à part l'attaque de Pearl Harbor

    Le plan est un programme américain de prêts accordés aux différents États européens, pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la Seconde Guerre mondiale. Le mécanisme retenu consistait à fournir un crédit à un État européen. Ce crédit devait servir à payer des biens et services provenant des États-Unis.

    Le plan est signé par 16 pays. En quatre ans, les États-Unis prêtent à l'Europe 16,5 milliards de dollars (l'équivalent de 173 milliards de dollars en 2020). Entre 1948 et 1951, le PNB de l’Europe de l’Ouest a fait un bond de 32 % (passant de 120 à 159 milliards de dollars). La production agricole a augmenté de 11 % et la production industrielle de 40 %. 

    L'aide financière ne peut à elle seule apporter la paix, les réformes politiques et la stabilité économique. Il est essentiel de reconnaître que la sécurité physique est la condition préalable à la relance économique.

  • 12 mai 1933 naît le "New Deal"

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    Photo : Le 14 août 1935 Franklin D. Roosevelt dans le cadre du New Deal, signe le "Social Security Act" (la sécurité sociale, qui n'existait pas auparavant). Cette sécurité sociale visait à atténuer les effets de la pauvreté chez les seniors, les chômeurs, les veuves et les enfants privés de leur père. Elle fait rouler l'argent et participe ainsi à la création d'emplois. 

    Le 12 mai 1933 naît le "New Deal". Pour effectuer le rétablissement de l'économie face à la dépression, le président Roosevelt lance un programme économique colossal et hors du commun, une série de travaux publics, de programmes, de réformes financières et de nouveaux règlements, qu'on nomme le "New Deal".

    Il apporte ainsi un soutien aux agriculteurs, aux chômeurs, aux jeunes et aux seniors. Le New Deal comprend de nouvelles contraintes et sauvegardes pour le secteur bancaire et des efforts pour regonfler l'économie. Les programmes du New Deal comprenaient à la fois des lois adoptées par le Congrès, ainsi que des décrets présidentiels exécutifs.

    Les programmes se sont concentrés sur ce que les historiens appellent les "3 R": soulagement pour les chômeurs et les pauvres, la reprise de l'économie à des niveaux normaux et la réforme du système financier pour éviter une dépression récurrente.

    Les travaux publics, la sécurité sociale et l'assurance chômage deviennent la base du programme pour relancer l'économie et l’empêcher de s'effondrer à nouveau. Il faut que l'argent roule dans la population et non dans les banques pour que l'économie soit fleurissante. Les autres pays suivront cet exemple pour relancer leur économie.

     

  • Les États-Unis sous surveillance russe

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    Yantar

    Depuis Octobre 2019, le navire russe "Yantar", plateforme d’études océanographiques, est soupçonné d'espionnage par les autorités américaines. Opérant dans des zones où fourmillent les infrastructures de télécommunications sous-marines, le navire semble tout faire pour échapper aux procédures d’identification et de localisation. Il n’utilise son système "AIS" d'identification, seulement lorsqu’il atteint un port d’escale. 

    Le "Yantar" a été observé conduisant ses opérations à proximité de câbles sous-marins de communication, notamment dans la région des Caraïbes et dans l’Est méditerranéen. Il semblerait que le navire soit en mesure de transporter deux submersibles capables de trafiquer les câbles sous-marins.   

    Depuis 2015, le navire de surveillance russe "Viktor Leonov", conçu pour intercepter le renseignement électromagnétique, patrouille régulièrement les eaux internationales au large de la Géorgie, de la Caroline du Sud et de la Floride. Le destroyer américain "USS Mahan" garde toujours un oeil sur lui.

    Le Viktor Leonov analyse probablement la signature acoustique des six sous-marins américains de missiles balistiques nucléaires basés en Géorgie, afin de permettre à la marine militaire russe de mieux les suivre en mer. Car la victoire dans une éventuelle guerre nucléaire, repose sur la capacité de détruire les plates-formes de lancement nucléaire ennemies, avant même qu'elles n'opèrent.  

    Il pourrait tout aussi bien intercepter les communications du centre de renseignement américain de guerre spatiale de Charleston et trouver la meilleure façon d'utiliser le système russe de drones d'attaque nucléaire "Kanyon", qui peut être lancé autant d'un sous-marin, que d'un navire de surface.  

    Sources 

    Centre de ressources et d'information sur l'intelligence économique et stratégique : "Espionnage des infrastructures sous-marines : la Russie dans le sonar du Pentagone' par Christophe Moulin, 11/12/19 

    Washington Examiner : "What Russia's 'unsafe' spy ship might be up to" by Tom Rogan. 18/12/19

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  • Conversation téléphonique positive entre Trump et Poutine

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    Les chefs d'état russe et américain s'étaient entretenus une première fois par téléphone en novembre dernier, peu après la victoire électorale de M. Trump. Ils avaient convenus alors de la nécessité de normaliser les relations entre Moscou et Washington.

    Samedi dernier, les présidents Poutine et Trump se sont cette fois-ci entretenus pour la première fois au téléphone, depuis l'investiture de ce dernier. Ils se sont mis d'accord sur des consultations dans le but de fixer une date et un lieu pour leur première rencontre. D'égal à égal, ils organiseront des rencontres régulières entre eux

    Dorénavant, les présidents développeront des liens économiques et commerciaux entre les deux pays, liens mutuellement avantageux et coopéreront ensemble sur la scène internationale. 

    Selon le Kremlin, ils ont évoqué la situation au Proche-Orient, le conflit israélo-palestinien, la situation en Syrie, en Corée et en Ukraine, le programme nucléaire iranien, de même que la non-prolifération des armes nucléaires.

    Les deux présidents se sont mis d'accord pour prioriser la coordination de leurs efforts dans le but de détruire l'État islamique et les autres mouvements terroristes en Syrie. Trump a donné un mois à ses généraux pour qu'ils lui soumettent un plan de destruction de l'État islamique.

    Suite à la relation conflictuelle entre l'Occident et la Russie par rapport à l'Ukraine et la Syrie, nous entrons maintenant dans une nouvelle ère de coopération entre les États-Unis et la Russie. 

    Sources :

    Swissinfo : Poutine et Trump veulent "développer" des relations "d'égal à égal", 28/01/17

    Sputnik : Entretien Poutine-Trump: ce que se sont dit les deux chefs d’État, 28/01/17

  • Donald Trump, président des États-Unis

     

    3136165 6668772068 donalJamais dans l’histoire américaine, un nouveau président n’aura suscité autant de divergence et d'amertume. Donald Trump a écrit seul son discours inaugural, une intervention courte et percutante, la fête pour les uns, le cauchemar pour les autres. Dès le premier jour de son mandat, il publiera des décrets. Ce qui devrait satisfaire ses partisans et échauffer ses opposants. Ses conseillers ont examiné plus de 200 décrets potentiels mais le nombre qui sera signé dès les premiers jours demeure incertain.

    Un décret sur la construction du mur à la frontière mexicaine, ainsi que des mesures limitant l'entrée des demandeurs d'asile d'Amérique latine ; l'abrogation après l'expiration de leur permis de séjour, du décret présidentiel d'Obama, permettant à 700.000 personnes arrivés enfants aux États-Unis d'obtenir une autorisation de séjour de deux ans pour travailler ou aller à l'université ; l'expulsion des délinquants clandestins ; des restrictions pour les personnes arrivant sur le sol américain depuis certains pays, en attendant la mise en place d'un système de contrôle ciblant les extrémistes islamistes. Malgré les propos de M. Trump pendant la campagne sur une interdiction d'entrée des musulmans, le décret devrait conditionner ces restrictions à la nationalité des personnes plutôt qu'à leur religion.

    Le vice-président Mike Pence a annoncé la fin de la guerre contre le charbon, dès le premier jour. Cette promesse pourrait se concrétiser par l'annulation du moratoire sur les concessions de charbon et par l'ouverture de terrains fédéraux aux compagnies minières, afin d'augmenter la production de pétrole, de charbon et de gaz naturel ; interrompre et examiner le travail sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre de tous les ministères. C'est le retour des énergies fossiles à un moment où la Chine fait d'immenses efforts pour diminuer sa production de charbon. Ordonner à son secrétaire au Trésor de condamner la Chine comme étant un pays manipulant sa monnaie, ce qui pourrait déclencher la colère de Pékin.

    Le retrait du partenariat trans-pacifique (TPP), signé par 12 pays de la région Asie-Pacifique, partenariat pas encore en vigueur ; renégocier l'accord du libre-échange Nord-Atlantique (Aléna) avec le Mexique et le Canada, pour empêcher les délocalisations vers le voisin du sud ; faciliter la productivité des entreprises américaines aux États-Unis en promulguant des taxes de protection, entre autre pour l'automobile ; regénérer les emplois aux États-Unis.

    Approbation de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les États-Unis, un projet rejeté par Barack Obama. Il entend aussi annuler immédiatement le paiement de milliards aux programmes de l'ONU sur le changement climatique, en redirigeant les fonds vers des projets d'infrastructure environnementale.

    La mise en pièces de l'Obamacare, une nouvelle loi devrait redéfinir le système de santé ; un gel des embauches des fonctionnaires fédéraux, ainsi qu'une mesure retardant l'entrée en vigueur d'une nouvelle législation sur les fonds de pension.

    Il devrait renouer avec la Russie, collaborer avec elle en affaires et contre l'État islamique. Il devrait déménager l'ambassade américaine de Tel Avive à Jérusalem, ce qui devrait être conflictuel. Il s'interroge sur l'utilité de l'OTAN et les relations américaines avec l'Union européenne...

    Tout comme une bonne proportion des Américains, il affiche une hostilité envers la presse qu'il considère comme ayant un parti pris contre lui. Alors, il utilise Twitter pour communiquer. Quant à son cabinet, il est blanc, masculin, riche. 

    Les couples Trump et Pence entreront à la Maison Blanche lors d'une parade présidentielle le long de la Pennsylvania Avenue, dont une partie du trajet s’effectue habituellement à pied. Les autorités attendent entre 800.000 et 900.000 partisans.

    Des manifestants anti-Trump promettent de tout faire pour perturber l’investiture. Ils veulent paralyser les barrages de sécurité tout autour du Capitole. Au total, une trentaine d’associations ont reçu des autorisations pour organiser des rassemblements et des marches avant, pendant et après la prestation de serment de Donald Trump.

    Pour éviter de potentiels affrontements entre pro et anti-Trump, quelque 28.000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés et des kilomètres de barrières métalliques ont été mises en place au centre de Washington.

    Samedi, plus de 200.000 manifestants devraient déferler sur Washington. La Women’s March pourrait être une des manifestations les plus importantes de l’histoire américaine. Outre les droits des femmes, de nombreuses causes y seront représentées comme la défense des minorités, des musulmans, des immigrés illégaux, la lutte contre les inégalités et la protection de l’environnement. 

    Une chose est certaine, Trump changera la donne.

    Le président Trump :  "nous allons chercher l'amitié et la bonne volonté avec les nations du monde - mais nous le faisons avec la compréhension que c'est le droit de toutes les nations d,agir d'abord dans leurs propres intérêts. Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à n'importe qui, mais plutôt de le laisser briller comme un exemple pour tout le monde à suivre."

    Donc, nous pouvons pensez qu'il accepte le monde Multi-polaire de la planète. Fini la confrontation avec la Russie.

    Sources :

    Yahoo! Actualités : Les décrets que Donald Trump s'apprête à signer dès "le premier jour" par Ayesha Rascoe et Julia Edwards Ainsley, 

    Libération : Trump, l’Amérique sans filet Par Frédéric Autran,

  • La nouvelle relation russo-américaine aura bel et bien lieu

     

    Mr trump yellow tieJe n'aime pas beaucoup la personnalité de M. Trump, mais sur un point je suis d'accord avec lui : aménager une nouvelle relation non conflictuelle avec la Russie. La nomination de Rex Tillerson, ancien PDG d'ExxonMobil au titre de secrétaire d'état, en est clairement une indication. En effet, la société ExxonMobil souhaite investir dans les ressources pétrolières et peut-être même gazière de Russie, sans pour autant s'en accaparer les richesses naturelles. Contrairement à l'ancienne administration américaine, qui semblait vouloir privilégier l'acquisition des réserves naturelles de Russie par les Multinationales occidentales, sans le mentionner publiquement.

    M. Tillerson s'était opposé aux sanctions économiques contre la Russie et avait été décoré de l'ordre de l'Amitié par le gouvernement russe. Il aurait également dirigé pendant huit ans une entreprise pétrolière russo-américaine basée aux Bahamas

    Il est évident pour moi, que les compagnies américaines qui faisaient affaire avec la Russie avant les sanctions, ont financé et aident présentement M. Trump. Je ne sais pas combien de pertes d'emplois les sanctions contre la Russie ont généré aux États-Unis. Mais je sais qu'en Europe elles ont causé la perte de 4.500 emplois et qu'en Russie elles sont responsables de 25 à 30% de la baisse de l'économie russe, selon les dires de M Poutine. 

    Aujourd'hui 17 janvier, lors de sa conférence de presse consacrée au bilan de l’année 2016, M. Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, soulignant le changement de politique du nouveau gouvernement américain face à la guerre en Syrie, invite celui-ci aux négociations de paix qui auront lieu le 23 janvier à Astana au Kazakhstan. 

    M. Trump enlèverait les sanctions envers la Russie à condition que les deux pays s'entendent sur l'armement nucléaire. La Russie qui défend un monde multipolaire, accepterait d'entamer des négociations à ce sujet tout en cautionnant la parité nucléaire avec les États-Unis. Il y a également de fortes possibilités que les deux pays coopèrent dans la guerre contre l'État islamique. Objectivement, ce sont de bonnes nouvelles.

    Malgré le tempérament impulsif de M. Trump, le rapprochement russo-américain s'effectuera. Malgré que beaucoup d'Occidentaux et de journalistes occidentaux s'imaginent un M. Poutine méchant et s'emportant facilement, alors qu'il est en fait un cran en haut des leaders occidentaux en innovant constamment et qu'il a aussi une politique internationale cohérente, le rapprochement russo-américain s'effectuera.

    De part et d'autre, cette politique de rapprochement est réfléchie et bien articulée dans les coulisses du pouvoir. Tout ceci est beaucoup plus sain pour la planète, que le conflit engagé par l'ancienne administration américaine.

    Cependant, vouloir détruire l'Obamacare, vouloir déplacer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem en Israël, vouloir entamer un conflit avec la Chine, tout cela est négatif. Par contre, vouloir augmenter l'emploi aux États-Unis est positif, quoique cela est fait en baissant les impôts des entreprises.

    Certes, la réconciliation avec la Russie n'empêche pas qu'on puisse détester ou aimer M. Trump. 

     

  • 7 décembre 1941 : Pearl Harbour

     

    71381 004 534732c4Parties de six porte-avions, 400 avions et plusieurs sous-marins de poche attaquèrent par surprise Pearl Harbor.

    Cette frappe mortelle visait l’anéantissement de la flotte Pacifique de l'U.S. Navy.

    C’était la réponse Japonaise aux sanctions économiques américaines prises en juillet. L’embargo américain sur le Japon était lui-même une réponse des États-Unis à l’invasion de la Chine et de l'Indochine française par le Japon.

    Les États-Unis déclarent la guerre au Japon. Puis en moins de vingt-quatre heures, l'Empire du Japon s'engage en guerre contre le Royaume-Uni, à Hong Kong et en Malaisie.

    Après la crise économique des années trente, l’Empire du Japon s’engage dans une période de croissance économique, politique et militaire. Le pays développe une stratégie d’expansion territoriale en Asie pour lui garantir son approvisionnement en matières premières indispensables à son développement.

    Le 7 décembre, chaque année le drapeau américain est mis en berne.

  • Rosa Parks s’est tenue debout en restant assise

     

    Images 3Le  à Montgomery (Alabama), Rosa Parks refuse de céder sa place à un passager blanc dans l'autobus. Un jeune pasteur noir peu connu à l’époque, Martin Luther King avec l’aide de Ralph Abernathy, lance le boycott de la compagnie de bus qui durera 380 jours.

    Le mouvement formule trois ­revendications  : La liberté pour les Noirs comme pour les Blancs de s’asseoir là où ils veulent dans les autobus ; la courtoisie des chauffeurs à l’égard de tout le monde et ­l’embauche de chauffeurs noirs.

    Lors du boycott, les Noirs marchèrent. Des taxis conduits par des Noirs firent les trajets au tarif du bus. Quelques Blancs se joignirent à eux. Grâce à l'écho international qu'eut le mouvement, des fonds arrivèrent, permettant l'achat de paires de chaussures et la mise en place d'un service d'autobus parallèle.

    Le , la Cour suprême des États-Unis casse les lois ségrégationnistes dans les bus en les déclarant anticonstitutionnelles.

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    Avec Martin Luther King

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  • Mes prédictions : Hilary comme présidente avec 4% d'avance

     

    Clinton devrait l'emporter avec 4% d'avance sur Trump 

    Habituellement, seulement 50 à 60% des gens votent pour la présidence aux États-Unis. Il se peut que cette fois-ci, le pourcentage de votants augmentent. 

    Malgré l'impopularité de ses courriels, Clinton fera voter les femmes, les noirs, les musulmans, les hispaniques. Ça fait beaucoup de gens pour elle. Trump fera voter des gens qui habituellement ne votent pas. Par contre, certains républicains s'abstiendront plutôt que de voter pour lui et d'autres républicains voteront démocrate même si la très grande majorité d'entre eux voteront Trump. 

    Images 11 2Les pro-Trump font une très bonne analyse de la situation lorsqu'ils affirment qu'ils sont fatigués des politiciens occidentaux qui disent une chose en public et son contraire en privé aux multi-nationales et qu'ils appliquent ce qu'ils disent aux multi-nationales. Sauf que Trump est pire qu'eux. Il promet aux Américains de revenir au temps de gloire des États-Unis, en fait, ce n'est qu'un voeux pieux. Ça fait environ 15 ans qu'il ne paye pas d'impôt et il n'acceptera plus les musulmans. Ce qui est carrément du racisme. 

    Bernie Sanders était la solution mais les Américains ont pris la décision de passer à côté. L'assurance-santé qu'il voulait instaurer, les Américains en ont bien besoin. Il faut contrôler d'avantage les armes à feu et avoir une armée moins imposante ce qui rend disponible l'argent pour l'assurance-santé.

     

  • Russie, Chine et États-Unis possèdent le missile hypersonique

    Le glaive sort finalement vainqueur de sa course contre le bouclier .

    La Russie vient de tester son premier missile hypersonique

    HypersoniqueLe 25 octobre dernier, le "Yu-71", issu du projet 4202, a été mis en orbite par le missile intercontinental SS-19. D'ici 2025, 24 unités de ce missile hypersonique devrait voir le jour. Elles seront installées sur les nouveaux missiles intercontinentaux Sarmat. Selon Izvestia, l’engin a atteint Mach 15, soit 15 km/sec, plus de 11.200 km/h. Le missile hypersonique vole plus vite que les missiles-intercepteurs. Le "Yu-71" est doté d'un propulseur Ramjet, capable d’être lancé à partir de rampes terrestres, bâtiments de la marine ou bombardiers. 

    En plus d'être très malléable, ce nouveau missile hypersonique peut transporter des ogives nucléaires et enfreindre les boucliers existants de défense antimissile. 

    La course à l’hypersonique 

    La Russie vient ainsi de rejoindre le club restreint des pays possédant des missiles hypersoniques, dont seuls faisaient partis jusqu'à ce jour, les États-Unis et la Chine. Ces missiles peuvent rejoindre n'importe quelle cible, n'importe où sur la planète. Aucun bouclier ne peut les arrêter.

    Le 9 janvier 2015, la Chine avait réussi l'exploit avec son planeur hypersonique "WU-14". Ce planeur est lancé par un missile balistique traditionnel, dont il se détache lorsqu'il atteint la stratosphère. Ensuite il plane dans la stratosphère avant de s'abattre sur la cible désignée. Il atteint la vitesse Mach 10, soit 12,3 km/s. Les moyens de repérage et de neutralisation antiaériens modernes ne peuvent arrêter un tel missile. L'arme peut transporter des ogives nucléaires. Elle neutralise le bouclier antimissile américain.

    Le e "X-51" américain a atteint Mach 6. Son nom évoque le mythique X-15. Le "X-51" s'élance depuis un bombardier B-52H, puis est accéléré par un propulseur d'appoint à une vitesse de 4,7 Mach avant d'utiliser son statoréacteur, qui lui permet de maintenir une vitesse de Mach 6 pendant au moins 300 secondes. Il peut aussi transporter une ogive nucléaire et perce également tout bouclier antimissile. 

    La France est en train de construire son propre missile hypersonique et rejoindra bientôt le club sélect. En effet, le centre français de recherche aérospatiale Onera élabore actuellement un nouveau type de moteur qui permettra aux missiles de voler à la vitesse de Mach 8, soit à 9.200 km/h.

    D'autres pays suivront, puisqu'il est maintenant acquis que pour se prémunir d'une invasion militaire américaine ou autres, vaut mieux posséder l'arme nucléaire et être capable d'atteindre sa cible. 

    Sources :

    Réseau International : La Russie vient de tester son premier missile hypersonique, 29/10/16
    http://reseauinternational.net/la-russie-vient-de-tester-son-premier-missile-hypersonique/#UEHf24LkiCR4X0IV.99

    Pravda : La Russie vient de tester son premier missile hypersonique, 18/10/16
    http://www.pravdafrance.com/news/defense/28-10-2016/1303774-DEFENSE-0/

    Sputnik : La Chine teste avec succès un missile hypersonique, 11/06/15

    https://fr.sputniknews.com/defense/201506111016519954/

    Les Blogs (24 Heures) : La Russie a testé un appareil hypersonique !, 04/07/15

     

  • La détention du "dissident" Assange : illégale

     

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    Julian Assange, au balcon de l'ambassade de l'Équateur à Londres, en 2012.  Photo :  Olivia Harris / Reuters

    Julian Assange reçoit le soutien de l'ONU qui juge illégale sa détention. L'Australien est réfugié à l'ambassade de l'Équateur à Londres, depuis maintenant plus de trois ans. Son avocat appelle le Royaume-Uni à le libérer.

    Le bureau du procureur suédois et les autorités britanniques se sont empressés d'assurer que cette décision ne changeait rien à la situation du "dissident"

    Pour l'avocat de M. Assange, le Royaume-Uni, tout comme la Suède, doit «respecter la décision du groupe de travail basée sur la convention de l'ONU sur les droits civils et politiques» et «avoir à coeur de libérer Assange». 

    L'Équateur, qui lui a accordé l'asile politique en août 2012, lui a garanti la poursuite d'un soutien sans faille.

    M. Assange, qui nie le viol, refuse de se rendre en Suède de peur d'être extradé vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010, de 500.000 documents classés "secret défense" sur l'Irak et l'Afghanistan et 250.000 communications diplomatiques.

    La principale source des documents publiés est un autre "dissident", le soldat américain Bradley Manning (devenu Chelsea). Celui-ci a été condamné à 35 ans de prison pour espionnage.

    WikiLeaks a été fondé en 2006 dans le but de dénoncer les agissements délictueux de gouvernements ou institutions en publiant des documents confidentiels et des analyses à l'échelle mondiale.

    Défenseur héroïque des libertés, le "dissident" Assange vit dans une pièce de l'ambassade, qui fait à la fois office de chambre et de bureau et qu'il compare à une station spatiale.

     

    Sources :  

    Canoe.ca : L'ONU considère illégale la détention de Julian Assange, 04/02/16

    Radio-Canada : La détention d'Assange est « arbitraire », selon l'ONU, 04/02/16