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International

  • La Russie n'est pas seule

    Otsc reunion 16 mai 2022 750x430L'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), soit  l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan,  a réaffirmé dans un communiqué conjoint sa volonté d'établir une coopération pragmatique avec l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et de construire une paix durable dans la région eurasienne : "Nous confirmons que l'organisation continuera à assurer la sécurité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de ses états membres, à œuvrer pour renforcer la sécurité mondiale et régionale et à régler les problèmes internationaux sur la base des normes et principes universellement reconnus du droit international". Le communiqué a été publié à la suite du sommet, qui a eu lieu à Moscou le 16 mai 2022. 

    Photo :  De gauche à droite : le secrétaire général de l'OTSC Stanislav Zas, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan, le président biélorusse Alexander Lukashenko, le président russe Vladimir Poutine, le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev, le président kirghize Sadyr Zhaparov et le président tadjik Emomali Rahmon. Photo: TASS

  • Ukraine : La guerre s'intensifie

    Les Américains ne veulent pas d’un monde multipolaire qu’ils partageraient avec la Russie et la Chine. Ils veulent à tout prix conserver leur domination mondiale. Mais ils savent que l’avenir appartient à l’Eurasie, principalement à cause de l’immense projet économique chinois « la route de la soie ».

    La Chine est devenue l’usine de la planète. Et pour acheminer sa production vers les pays acheteurs, elle construit des routes, des chemins de fer, des routes maritimes, des ports, des gares, des aéroports en Asie, au Moyen Orient et en Afrique; augmentant ainsi son pouvoir économique à une vitesse grand «V», pendant que l’économie américaine, qui se porte quand même bien, stagne ou presque.   

    Donc pour conserver son hégémonie, Washington qui contrôle déjà la majeure partie de l’Europe, doit aussi maîtriser une partie de l’Asie. C’est pour cela qu’elle veut dominer la Russie. Si la Maison blanche dirige la Russie, la pression sur la Chine augmentera. Le coup d’état pro-occidental de 2013 en Ukraine, s’inscrivait dans cette optique.

    Kiev veut faire partie de l’Union européenne et de l’OTAN. Et comme le dit Poutine, lorsque le conflit est inévitable pour éviter d’affronter un ennemi plus armé, il faut frapper le premier, d’où l’enclenchement de l’opération spéciale russe en Ukraine.

    L’armée russe gagnant du terrain au Sud, territoire ukrainien où la population de langue russe est majoritaire, et détruisant par bombardements les infrastructures économiques du Nord, là où se trouve la population de langue ukrainienne, Washington a décidé d’armer de façon significative l’Ukraine. Cependant, une partie importante de cet armement est détruit par les forces russes; de sorte que Washington et ses alliés arment de plus en plus l’Ukraine, tout en essayant d’ouvrir un second front dans le but de diviser l’armée russe sur deux axes.

    En effet en Transnistrie, un bombardement a été effectué sur un aéroport et ailleurs dans le pays deux antennes-radio ont été détruites. Les Américains cherchent à étendre la guerre dans ce petit pays pro-Russe situé entre la Moldavie pro-Américaine et l’Ukraine. En réponse, la Russie intensifie ses attaques sur Odessa en Ukraine. La Moldavie, bien que pro-Américaine, s’inscrit en tant que pays neutre dans cette guerre, refusant d’appliquer des sanctions à la Russie.

    La guerre s’intensifie donc au lieu de s’amenuiser.

    Illustration : TF1 

    Transnistrie etroit territoire entre l ukraine et la moldavie 2ae569 0 1x

     

  • La Russie coupe le gaz à la Pologne et la Bulgarie

    Qltyosg2irbxxdajzljwwwcgxaVéritable coup de tonnerre résonnant très fort dans toute l’Union européenne : La Russie coupe ses livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie, deux pays membres de l'UE et de l'OTAN. 66% du gaz consommé en Pologne provient de Russie. La Pologne affirme qu'elle a des réserves. On sait que ce pays fournit des armes à l’Ukraine et qu’une grande quantité d’armes provenant des pays de l’OTAN transite par la Pologne avant d’arriver en Ukraine. La Russie exige sans succès l'arrêt de ces fournitures.

    Un sous-marin britannique et un suédois sont repérés par l’armée russe près des côtes de la Norvège. Les nouveaux chars russes T-90 résistants aux systèmes antichars modernes, sont aperçus pour la première fois en Ukraine près de Kharkiv. Ils résistent facilement contre plusieurs adversaires à la fois. Sur le front, les forces russes progressent lentement dans différentes directions.

    Bombardement d'un aérodrome militaire en Transnistrie, pays pro-Russe entre la Moldavie et l’Ukraine. Des tours de télécommunications à haute puissance y ont aussi été détruites. L'armée ukrainienne a frappé un dépôt pétrolier et une unité militaire en Russie près de Briansk. En réponse des missiles russes de haute précision ont touché six stations ferroviaires dans l'ouest de l'Ukraine.  

    Bien que le secrétaire général de l'OTAN soutienne l'initiative d'accepter la Suède et la Finlande dans l'Alliance de l'Atlantique Nord, certains pays de l'OTAN y sont réticents, dont la Turquie et la Croatie. Ce qui permet de penser que les deux pays scandinaves ne réussiront probablement pas à devenir membres de l'OTAN; puisqu’il faut l’unanimité des membres pour en accepter de nouveaux. La Croatie critique sévèrement la position des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne concernant l'admission de la Finlande et de la Suède, car cette adhésion selon elle, vise à intensifier la confrontation avec la Russie et il y a risque de troisième guerre mondiale.

     Illustration :. REUTERS/Wojciech Kardas/Agencja Gazeta

  • Lavrov :  le danger d'une troisième guerre mondiale est réel

    2022 03 18 lv rsz crpSergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Russie, a déclaré lundi que les pourparlers de paix avec l'Ukraine se poursuivent, tout en avertissant que le danger d'une troisième guerre mondiale est bel et bien réel. Selon lui, Zelensky fait semblant de négocier; mais il se dit quand même confiant que le tout se terminera par la signature d'un accord et que les paramètres de l'accord seront définis par l'état des lieux au moment de sa signature.

  • Ukraine : Guerre et économie

    Des délégations russe et ukrainienne ont entamé lundi des pourparlers pour tenter de stopper la guerre en Ukraine, au cinquième jour de l'invasion de l'Ukraine.  

    Les avancées de l'armée russe

    Selon le ministère russe de la Défense, l’armée russe a acquis la suprématie aérienne sur l’ensemble du territoire ukrainien. La marine militaire ukrainienne est complètement détruite. Les villes de Berdyansk et Enerhodar ont été prises sous contrôle dans le sud-est de l’Ukraine; ainsi que la centrale nucléaire de Zaporizhzhya. Les troupes russes ont débarqué dans les plus grands ports d'Ukraine. Elles auraient pris Marioupol, bien que ce ne soit pas confirmé par le Ministère de la Défense. Les bases de la marine, les aérodromes militaires, le quartier général des forces armées ukrainiennes, sont tous détruits. Des attaques massives d'artillerie et de roquettes sont menées sur les infrastructures des plus grandes villes ukrainiennes, Kiev, Kharkov, Zaporozhye, Dnipro, Dniepr, Marioupol... Des troupes russes sont parachutées sur Kharkov et d'autres régions. Elles prennent le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Depuis le début de l’opération, les forces armées de la Fédération de Russie ont frappé 1114 objets de l’infrastructure militaire de l’Ukraine. 31 points de contrôle et un centre de communication de l’armée ukrainienne, 314 chars et autres véhicules blindés de combat, 57 systèmes de roquettes à lancement multiple, 121 canons d’artillerie de campagne et de mortier, 274 unités de véhicules militaires spéciaux ont été détruits, également des stations de guidage des systèmes de défense aérienne S-300 et Buk M-1, 3 positions techniques radio avec des stations P-14 et 5 avions de combat. 

    État d'alerte des armes nucléaires 

    Les forces stratégiques nucléaires russes commencent à être déployées. Le 27 février, M. Poutine a ordonné le transfert des forces de dissuasion de l’armée russe (armes nucléaires) à un mode spécial de combat. Ce qui met les armes nucléaires russes dans un état d'alerte. Quatre niveaux d'alerte existe chez l'armée russe : ordinaire, élevé, menace de guerre et guerre. Le président russe n'a pas spécifié à quel niveau il a placé son armée. En fait en Russie, comme aux États-Unis, il existe un flou quant au niveau d’état d’alerte en vigueur, pour des raisons de sécurité nationale. La Russie s’est probablement placée au deuxième niveau d’alerte, soit élevé. Il existe dans l'armée américaine, cinq niveaux d'alerte. De 1 à 5. 5 étant l'état de préparation le plus bas, tandis que 1 est l'état de préparation maximal, ce qui signifie qu'une guerre nucléaire est sur le point de commencer ou a déjà commencé. En réponse, l'armée américaine s'est probablement mise en état d'alerte 4, sans le dire. Le plus élevé atteint a été 2 pour les Américains et "menace de guerre" pour la Russie, pendant la crise des missiles de Cuba

    Sanctions économiques contre la Russie 

    Le G7 et la Commission européenne applique un nouveau train de sanctions, pour exclure de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire SWIFT. Ce qui déstabilise les marchés mondiaux, craignant une flambée des prix de l'énergie et de fortes conséquences économiques sur les entreprises européennes. Les Bourses européennes ont reculé fortement : Francfort perdait 2,5%, Paris 3%, Milan 3% et Londres 1%. L'indice européen de référence l'Eurostoxx 50 : 3%. La Bourse de Moscou était fermée hier, sur décision de la Banque centrale russe pour empêcher une baisse. Pour faire face aux sévères sanctions économiques, la banque centrale russe a relevé fortement son taux directeur de 10,5 points. 

    Selon l'Union européenne, 70% du secteur bancaire russe est actuellement exclus du système Swift et les banques européennes en pâtissent : Société Générale perd 11%, BNP Paribas 9%, Commerzbank 8%, Deutsche Bank 9%, Unicredit 12% et l'autrichienne Raiffeisen 13%. Par contre, les entreprises militaires augmentent. Rheinmetall (chars) s'envole de 28%, Hensoldt (radars) 60%. Le bitcoin quant à lui, monte de 2,4% atteignant 38,32 $. On sait qu'une centaine de milliards $ supplémentaires transitent maintenant par cette monnaie, vue les sanctions. Le bitcoin permet de transférer beaucoup d'argent sans trop en voir la trace. Les transactions financières de cinq oligarques russes, soupçonnés de participer à la kleptocratie du gouvernement russe ont également été bloquées. La Russie serait le deuxième utilisateur du bitcoin après les États-Unis.  

    En même temps par ces sanctions, on craint que les entreprises européennes ne soient pas en mesure de payer le pétrole et le gaz russe, ce qui pourrait inciter Moscou à couper l'approvisionnement. Donc, il y a flambée des prix du pétrole et du gaz. Le prix du baril américain et du baril russe bondit de 5%, pour atteindre 95 $ aux États-Unis et 102 $ pour la Russie, dépassant la barre des 100 $ pour la 1ère fois depuis 2014. Les États-Unis sont le premier producteur mondial de pétrole, la Russie deuxième devant l'Arabie saoudite. Les entreprises dépendantes de ces approvisionnements reculent fortement: Total Energies chute de 5%, dans le secteur minier, Polymetal perd 50%, Petropavlovsk et Evraz 26%. BP (-6,21%) s'est désengagé du géant russe Rosneft (-40%), dont il détenait une participation de 20%. Pour ce qui est de l'industrie de l'armement, Thales prend 12%, Dassault Aviation 9%, Leonardo 17%. L'Euro baisse (-0,58%). Le taux d'intérêt de la dette américaine recule de 7 points. Sur le marché européen, le prix du gaz bondit de 9%. Le blé prend 6%, le palladium 5%. La Russie est un des plus grands producteurs de ces trois produits; l'Ukraine des deux derniers produits. Les investisseurs se tournent vers les obligations d'État pour réduire leur exposition au risque.

    l'Alternative aux sanctions économiques pour la Russie

    Les sanctions économiques occidentales sont tempérées par le fait que la Russie a préparé son plan de rechange depuis 2014. Elle a mis en place son système de cartes de crédit : Mir, et l’agence Akras pour les notations de crédit. Depuis 2017, le pays dispose de son propre système transactionnel interbancaire, SPFS, développé par la Banque centrale de Russie, auquel 400 banques russes ont adhéré et 23 banques étrangères provenant d’Arménie, d’Allemagne, du Kazakhstan, de la Suisse et de la Chine... Le réseau SPFS russe a été intégré à son équivalent chinois, CBIBPS. L’exclusion de la Russie à Swift risque donc d’encourager le développement d’un système concurrent et fait perdre à Swift son deuxième plus gros client après les États-Unis. Les banques russes visées par ces sanctions sont largement contrôlées par des oligarques russes. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles les sanctions vise l'oligarchie du pays et le blocage complet de deux des plus grandes institutions financières russes, à savoir la VEB et la banque militaire russe, la Promsvyazbank. La VEB est cruciale pour la capacité de la Russie à lever des fonds, tandis que la Promsvyazbank est un élément essentiel du secteur de la défense russe. Les deux institutions et leurs 42 filiales détiennent des actifs d'une valeur de 80 milliards $. 

    Anonymous est rentrée en guerre guerre cybernétique contre la Russie.

  • Russie - Ukraine : La guerre

    Armée russe

    160 missiles balistiques russes à courte portée ont été tirés sur le territoire ukrainien, ainsi que des missiles de croisière, probablement des missiles Kalibr211 infrastructures militaires de l'Ukraine ont été mises hors service, dont 19 systèmes de missiles anti-aériens S-300, Osa et Buk-M1, 39 stations radar, 17 postes de commandement et de communication, 11 aérodromes militaires, 3 postes de commandement des bases navales, un hélicoptère de combat et 4 drones d'attaque Bayraktar TB-2. 

    La Russie a déployé 200 hélicoptères pour prendre le contrôle de l'aérodrome de Gostomel. Un chasseur russe Su-30SM a été détruit au sol par un missile tactique ukrainien Tochka-U. Certaines parties de convois militaires russes ont été détruites par l'armée ukrainienne, dont des dizaines de véhicules militaires aux abords de Kharkov, des chars, des lance-roquettes multiples, des camions de l'armée, des véhicules blindés légers, etc...Le "Z" sur les véhicules, signifie qu'il s'agit bel et bien d'un convoi russe. En effet, depuis le début de la guerre, de nombreux tanks et véhicules blindés ont été observés affublés d'un "Z" peint en blanc sur la carrosserie. Ce qui les identifie comme étant des véhicules de l'armée russe, alors que les véhicules russes et ukrainiens sont souvent les mêmes. Depuis aujourd'hui, l'accès à l'Europe est bloqué pour les transporteurs civils aériens russes. Au moins quatre missiles balistiques OTRK "Iskander" ont été tirés du territoire de la Biélorussie vers l'Ukraine. L'attaque a été lancée depuis la zone où se trouvent les militaires russes et biélorusses. 

    Armée ukrainienne

    14 frappes sont parties du territoire ukrainien vers le territoire russe, infligeant des destructions, dont un poste frontalier russe. Toutes les attaques ukrainiennes en territoire russe ont eu lieu dans la région de Rostov. La base aérienne militaire russe de Millerovo, dans le sud-ouest de la Russie, a été attaquée par des missiles Tochka-U ukrainiens. Au moment de l'attaque, tous les avions russes étaient en l'air, effectuant des missions de combat contre l'Ukraine. Les systèmes de défense aérienne et de guerre électronique russes n'ont pas fonctionné. Donc, peut-être que l'armée ukrainienne utilisait aussi des armes électromagnétiques. 

    Un avion de chasse Su-27 de l'aviation militaire ukrainienne a été abattu au-dessus de la capitale ukrainienne par un missile anti-aérien de la même armée. Le chasseur est tombé sur un immeuble d'une douzaine d'étages et a provoqué un incendie. Deux hélicoptères Ka-52 de l'armée ukrainienne ont été abattus par un système de missile anti-aérien portable. Dans la région de Kiev, un avion de transport militaire ukrainien s'est écrasé, 37 morts. Un système ukrainien de défense aérienne Tor a été détruit. Un chasseur Su-27 de l'armée de l'air ukrainienne a été détruit au sol. 

     



  • Guerre : L'Ukraine s'effondre !

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    Les forces armées ukrainiennes ont refusé de se retirer de Lougansk et de Donetsk, régions russophones de l'Ukraine, dont Kiev leur refuse une spécificité à l'intérieur du pays; de sorte que les deux républiques ont demandé de faire partie intégrante de la Fédération de Russie. Le Donbass est une région économiquement riche, dominée par l’industrie lourde : sidérurgie et charbonnage. 

    Armée russe

    L'armée russe en opération militaire spéciale, a détruit les systèmes de défense aérienne de l'Ukraine; de sorte que les avions militaires russes frappent l'Ukraine à partir de la Biélorussie et de la Crimée. Les forces armées ukrainiennes subissent d'énormes pertes. De nombreuses frappes ont été lancées sur Odessa et sur les bases de la marine ukrainienne tant en mer Noire qu'en mer d'Azov. Les troupes russes ont débarqué dans les plus grands ports d'Ukraine, et à 7h30 le matin, elles ont pris Marioupol, bien que ce ne soit pas confirmé par le Ministère russe de la Défense. La marine militaire ukrainienne est complètement détruite. Les bases de la marine, les aérodromes militaires, le quartier général des forces armées ukrainiennes, sont tous détruits. Des attaques massives d'artillerie et de roquettes sont menées sur les infrastructures des plus grandes villes ukrainiennes, Kiev, Kharkov, Zaporozhye, Dnipro, Dniepr, Marioupol... Des troupes russes sont parachutées sur Kharkov et d'autres régions. Elles prennent le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl. 

    Selon le ministère russe de la Défense, 74 installations militaires ukrainiennes ont été mises hors service, dont 11 aérodromes de l'armée de l'air, 3 postes de commandement des bases navales, 18 stations radar, des systèmes de défense aérienne S-300 et Buk-M1, un hélicoptère de combat et 4 drones d'attaque Bayraktar TB-2.

     

    Armée ukrainienne

    Malgré que les forces armées ukrainiennes aient subi de lourdes pertes, après une attaque à grande échelle de la part de l'armée russe, la situation reste critique. Les médias ukrainiens font état d'avions russes abattus et de chars détruits, mais la partie russe ne confirme pas. Les troupes ukrainiennes ont détruit des forces importantes de la milice de Lougansk; mais cette dernière a réussi à contre-attaquer sur toute la ligne de front. Les forces armées ukrainiennes ont tiré plusieurs roquettes sur Belgorod, ville russe

    Les autorités ukrainiennes demandent à Ankara de fermer le Bosphore et les Dardanelles aux navires russes; de sorte que la Turquie envisage de bloquer le Bosphore à tous les navires russes, dans le but de leur bloquer le passage de la mer Noire à la Méditerranée et vice-versa. Il y a de nombreux vols d'avions de l'OTAN au-dessus de la mer Noire, dans l'espace aérien international près de l'espace aérien de l'Ukraine, et dans l'espace aérien de la Roumanie et de la Bulgarie.

    À suivre... 

  • Donbass : ukrainien ou russe : la guerre est commencée

    Des ukrainiens pro russes manifestent a donetsk le 9 mars 2014 4837312Au cours de la semaine dernière, plusieurs centaines de mercenaires étrangers, peut-être quelques milliers, sont arrivés des États-Unis, d'Europe et du Moyen-Orient, pour épauler l'armée ukrainienne. Aussi, des informations sur la destruction de mercenaires américains dans le Donbass sont diffusées amplement sur les réseaux sociaux, tel que Telegram. 

    L'artillerie lourde ukrainienne frappe à grande échelle les infrastructures civiles stratégiques les plus importantes des républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, tel que les gazoducs, les routes, les voies ferrées et les systèmes d'approvisionnement en eau. L'armée ukrainienne a pénétré le territoire de la République Populaire de Donetsk, en prenant d'assaut la municipalité de Pantéléimonovka. Les attaques semblent cependant avoir été repoussées; de sorte qu'après plusieurs tentatives infructueuses, l'armée ukrainienne a miné le territoire adjacent à la ville, dans le but de ralentir l'arrivée de la milice de Donetsk, qui démine en ce moment la région. Des frappes de représailles des forces de Donetsk près d'Avdiivka, ont détruit des positions de l'armée ukrainienne

    La situation est critique, de sorte qu'il faut s'attendre qu'au cours des prochains jours, la Russie envoie ses principales forces actuellement concentrées à la frontière des républiques du Donbass, non loin de la ville russe de Rostov. Certaines troupes russes sont d'ailleurs déjà entrées dans le Donbass et prêteront éventuellement mains fortes aux Forces russophones de Donetsk et de Lougansk. Même s'il n'y a pas de commentaires pour l'instant de la part de la Fédération de Russie, il est prévu que dans les prochaines 24 heures, les systèmes russes de défense aérienne Pantsir, Tor et Buk seront déployés dans le Donbass, pour augmenter considérablement la capacité de défense des deux républiques contre les attaques aériennes des drones de frappe ukrainiens Bayraktar TB2 de fabrication turque. Jusqu'à présent, il n'y a pas de commentaires officiels non plus de la part des Forces armées ukrainiennes, même si les drones Bayraktar TB2 opèrent au-dessus de Pervomaisk. Selon les citoyens des républiques populaires, de nombreuses colonnes de véhicules militaires russes entrent dans le Donbass. 

    140316 tc0et celebrations crimee sn1250Au cours des dernières 24 heures, les forces de Donetsk et de Lougansk ont frappé eux aussi à grande échelle les positions de l'armée ukrainienne. Des véhicules blindés ukrainiens ont été détruits à l'aide de missiles guidés antichar de fabrication russeLes Forces de la République populaire de Lougansk ont ​​stoppé les forces armées ukrainiennes près de Kamyshevakh, à l'aide de roquettes Grad de fabrication russe. Des pertes importantes sont signalées dans les rangs de l'armée ukrainienne, puisqu'une superficie de 8 hectares a été couverte par les tirs.о 

    La Biélorussie confirme qu'au cours des dernières 24 heures, des vols d'avions de transport militaire, de chasseurs et d'hélicoptères, de même que le transport de véhicules blindés lourds des pays de l'OTAN, ont été remarqués dans le sud-est de la Pologne, près de la frontière biélorusse. Dans ce contexte, la Russie a élevé dans le ciel deux avions aéroportés d'alerte avancée et de contrôle (AWACS) A-50U à partir de Baranovichi. 

    De nombreuses pannes dans le fonctionnement de la navigation, du GPS et des signaux radio, sont enregistrées au centre de l'Ukraine, probablement dû aux complexes russes de guerre électronique Krasukha-4. 

  • Ukraine - Russie : la réalité

    Donbass map controlDepuis hier dans l'est de l'Ukraine, des bombardements ukrainiens ont commencé dans le Donbass, à Donetsk et Lougansk, régions souverainistes à majorité de langue russe. Un pipeline de gaz est en feu. Cette nuit, les forces de Kiev ont attaqué à l'artillerie plus de 10 localités. Plusieurs agglomérations sont sans eau, ni électricité. L'évacuation des populations fragiles se poursuit vers la Russie. Les troupes ukrainiennes sont sur le point de lancer une offensive majeure. Selon le chef de la République de Donetsk, les forces fidèles à Kiev sont positionnées pour le combat et prêtes à prendre le Donbass par la force.  

    De sorte que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a exprimé sa préoccupation face à l'augmentation drastique de ces bombardements. Le président russe pour sa part, a déclaré que Kiev doit s'asseoir avec les représentants des républiques autoproclamées du Donbass pour obtenir un cessez-le-feu permanent, dans le but de mettre fin aux combats qui s'intensifient ces derniers jours. 

    Donetsk et Lougansk ont ​​déclaré leur autonomie par rapport à l'Ukraine en 2014. Selon les termes des accords de Minsk, signés la même année, Kiev doit tenir des pourparlers avec les dirigeants souverainistes pour garantir un règlement de paix durable. Cependant, le président ukrainien Zelenski affirme que les accords sont défavorables à Kiev, insistant sur le fait que les rebelles sont des mandataires russes. Il insiste pour s'entretenir seul à seul avec Poutine et ce dernier refuse. 

    Dans ce quiproquo, la Douma, le parlement russe, vient de demander à Poutine de reconnaître les républiques de Donetsk et de Lougansk comme étant indépendantes de l'Ukraine et le président russe s'en sert, tout comme l'armée russe aux frontières de l'Ukraine, comme levier pour contraindre Kiev à mettre enfin en œuvre les accords de Minsk. Ce que le gouvernement ukrainien refuse.

    Reconnaître les républiques violerait les accords; puisque cela ouvrirait la voie à une intégration du Donbass à la Fédération de Russie et par le fait même à l'armée russe pour y intervenir. Notons que le peuple russe a de la sympathie pour ses compatriotes russes persécutés dans l'est de l'Ukraine. D'ailleurs, la Russie a déjà permis aux citoyens du Donbass d'obtenir la citoyenneté russe et plus de 700 000 d'entre eux l'ont déjà fait.  

    La reconnaissance russe des deux républiques se produira dans le cas où Kiev relance les hostilités dans le Donbass; ce qui nécessitera à coup sûr une intervention rapide de l'armée russe et cela déclenchera aussitôt les sanctions sans précédent de l'Occident dirigé par les États-Unis contre la Russie. Une question se pose cependant, à savoir quelle frontière la Russie reconnaîtra comme étant celle des deux républiques. Il est certain que les républiques autoproclamées revendiqueront l'intégralité de leur territoire, tout en n'en contrôlant qu'une partie. Alors, si la Russie reconnaît leurs revendications maximales, il s'ensuit qu'elle sera obligée de les soutenir militairement pour reconquérir leur territoire manquant, surtout si les républiques s'intègrent à la Fédération de Russie.

    L'Occident et l'Ukraine, qui ne finissent pas de dire que l'armée russe attaquera l'Ukraine, sans jamais en préciser les raisons, tout en faisant passer la Russie pour un monstre, continueront à réclamer verbalement la Crimée et le Donbass, qui eux, continueront à ne pas faire partis de l'Ukraine. D'autres sanctions occidentales se rajouteront contre la Russie, qui se rapprochera davantage de la Chine. Notons aussi, qu'en ce moment l'économie russe augmente et que Moscou vient d'être déclarée la meilleure mégalopole au monde en qualité de vie, par ONU-Habitat.  

  • Le Donbass en Ukraine aux portes de la guerre

    Fl3sxenxmaaq61oLe président russe déclare que Kiev doit s'asseoir avec les représentants des républiques autoproclamées du Donbass pour obtenir un cessez-le-feu permanent, dans le but de mettre fin aux combats qui s'intensifient ces derniers jours.

    "La garantie que la paix peut être restaurée vient avec la mise en œuvre des accords de Minsk" , a déclaré le président russe. « Tout ce que Kiev doit faire, c'est s'asseoir à la table des négociations avec les représentants du Donbass et convenir de mesures politiques, militaires, économiques et humanitaires pour mettre fin à ce conflit. Plus tôt cela arrivera, mieux ce sera. »

    Quelques instants après, les dirigeants de Donetsk et Lougansk ont ​​annoncé qu'ils ordonnent aux civils d'évacuer de l'autre côté de la frontière avec la Russie, citant que les troupes ukrainiennes sont sur le point de lancer une offensive. Selon le chef de la République de Donetsk, les forces fidèles à Kiev sont prépositionnées pour le combat et prêtes à prendre le Donbass par la force.  

    Donetsk et Lougansk ont ​​déclaré leur autonomie par rapport à l'Ukraine en 2014. Selon les termes des accords de Minsk, signés la même année, Kiev doit tenir des pourparlers avec les dirigeants souverainistes pour garantir un règlement de paix durable. Cependant, le président Zelensky a depuis affirmé que l'accord était défavorable à Kiev. Insistant sur le fait que les rebelles sont des mandataires russes, Zelensky affirme qu'il doit s'entretenir seul avec Poutine, tandis que Moscou lui demande de travailler pour mettre en œuvre les accords.

    Le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense de l'Ukraine réitère la position selon laquelle Kiev ne peut négocier un règlement de la situation dans le Donbass qu'avec Moscou.

  • Le président russe et le chancelier allemand

    Telechargement 2 5Le Parlement russe demande officiellement au président Poutine de reconnaître les républiques populaires du Donbass. Le président russe, alors qu'il reçoit le chancelier allemand Olaf Scholz à Moscou, a déclaré que sa décision de reconnaître ou non la République populaire de Donetsk et de Lougansk se basera sur le respect ou non par le régime de Kiev des Accords de Minsk.

    Le chancelier allemand a alors déclaré que si la Russie reconnaît les Républiques du Donbass, les Accords de Minsk ne tiennent plus. Poutine a aussi déclaré que Moscou ne voulait pas de guerre en Europe, mais exige que la question des relations de Kiev avec l'OTAN soit résolue dans son intégralité immédiatement. Il affirme que la Russie a été informée par les puissances occidentales que l'Ukraine ne rejoindra pas l'OTAN dans un avenir proche. Mais pour le président russe, ce n'est pas une assurance satisfaisante. 

    Les États-Unis et l'OTAN ont envoyé des contre-propositions à Moscou. Vladimir Poutine a répondu que la Russie est prête à engager des pourparlers sur la limitation du déploiement de missiles à portée intermédiaire en Europe, tout en augmentant la transparence des exercices militaires et d'autres mesures de confiance.

    Moscou annonce un retrait partiel de ses forces militaires

    Le ministère russe de la Défense a déclaré qu'il organisait un retrait partiel de ses forces des emplacements proches de l'Ukraine après la conclusion d'exercices militaires. Scholz a salué l'annonce de ce retrait comme un bon signal et a déclaré que les efforts diplomatiques pour résoudre la crise étaient loin d'être épuisés. 

    Conclusion 

    L'OTAN, qui demandait un retrait des forces militaires russes en signe de bonne volonté, a obtenu un retrait partiel en échange du fait que l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN ne serait pas pour demain. 

     

  • L'affaire Meng Wanzhou a été mal gérée par le Canada

    La pire crise diplomatique du Canada s’est terminée le 24 septembre 2021, lorsque simultanément, la directrice financière de Huawei Meng Wanzhou, en résidence surveillée à Vancouver et les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig ont été libérés. Victime collatérale de la guerre diplomatico-commerciale que se livrent la Chine et les États-Unis; le Canada a révélé toute sa faiblesse dans cette affaire. 

    Washington a choisi le maillon faible de son système d’alliance et lui a demandé d’arrêter et d’extrader la femme d’affaires chinoise. Beijing a répliqué en arrêtant les deux Michael et en imposant au Canada une série de sanctions économiques. Le gouvernement Trudeau, effrayé à l’idée de fâcher l’une ou l’autre des parties, n’a pas su réagir rapidement et s’est enfermé dans une définition bornée du respect de la règle de droit, qui a eu pour conséquence trois ans de calvaire pour les deux Canadiens.

    Le Canada a préféré se rabattre sur le respect de la règle de droit. Erreur ! Qui l’a privé de la marge de manœuvre, qui lui aurait permis de faire libérer rapidement les deux Michael. Dès le moment où les autorités canadiennes ont reçu la demande d’extradition de Meng Wanzhou, elles auraient dû invoquer les répercussions géopolitiques de l’affaire et dire non à la requête des Américains. 

    La machine judiciaire lancée, le respect de la règle de droit a écarté d’emblée toute autre issue possible à cette crise. Or, cette option existait. L'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, l’ancien ministre de la Justice Allan Rock et l’ancienne juge Louise Arbour entre autres, ont plaidé l’intervention du ministre de la Justice pour qu’il mette fin à la procédure et expulse Mme Meng vers la Chine — la loi l’autorise —, ce qui aurait favorisé la libération des deux Canadiens. Trudeau a refusé. 

    Les États-Unis ont mené le bal tout au long de la crise. Ils l’ont provoquée et ils l’ont réglée en négociant directement avec la Chine. Drapé dans le manteau de la Justice, le Canada, lui, n’y a joué qu’un rôle de figurant. 

    Tout au long de cette crise, pourtant facile à gérer et à régler, Trudeau n’a pas su protéger les intérêts du Canada. 

    Sources : 

    The Two Michaels : Innocent Canadian Captives and High Stakes Espionage in the US-China Cyber War, de Mike Blanchfield et Fen Osler Hampson, Sutherland House, 275 pages.

    Les infortunes de la Vertu par Jocelyn Coulon dans la recue L'Actualité, le 14 février 2022.

     

     

  • L'Ukraine doit être moins intransigeante

    Thumbs b c 999e0db5e7ae75126836fd64283f32b5Le gouvernement ukrainien considère les Accords de Minsk comme un moyen de réunifier l'Ukraine, en restaurant pleinement sa souveraineté sur les régions russophones de Lougansk et Donetsk dans le Donbass, tout en leur accordant quelques pouvoirs; pendant que le Kremlin estime que les mêmes Accords consacrent un statut spécial aligné sur la Russie pour les régions de Lougansk et de Donetsk.

    Ce statut spécial pour le Donbass semble être une divergence irréconciliable entre la partie ukrainienne et la partie russe. La Russie exige que les autorités ukrainiennes accordent une autonomie ou un statut social très étendu aux deux régions du Donbass, qui seraient ensuite incorporées constitutionnellement à l'Ukraine; mais seraient dans les faits, selon les Ukrainiens, un cheval de Troie contrôlé par la Russie au sein du système politique ukrainien. La Russie serait ainsi en mesure de contrôler l'Ukraine de l'intérieur.

    N'oublions pas cependant que le Donbass est majoritairement de langue russe. Il est donc normal pour la Russie d'intervenir. Du côté ukrainien, on joue la ligne dure. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères insiste sur trois lignes rouges : aucun compromis sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine, pas de négociations directes avec les séparatistes prorusses dans l’est du pays et pas d’ingérence dans sa politique étrangère.

    La France et l'Allemagne ont joué un rôle clé dans la négociation des Accords de Minsk. Ils ont aidé à réduire les malentendus et à établir des relations entre Kiev et Moscou. Le président français Emmanuel Macron tente d'ailleurs de redonner vie au processus des Accords de Minsk, pour empêcher une guerre entre la Russie et l'Ukraine. Il est en contact avec les présidents Biden, Poutine et Zelenski. Cependant jusqu'à maintenant, ses efforts semblent vains. Selon les autorités ukrainiennes, une grande majorité d'Ukrainiens semblent s'opposer au statut spécial du Donbass et tout dirigeant ukrainien, qui semble même ouvert à la négociation sur le statut spécial, se heurterait à une intense opposition nationale et pourrait même être chassé du pouvoir. C'est ce que véhicule les autorités ukrainiennes. 

    La Russie a avancé des propositions dont certaines ont été un peu trop légèrement rejetées par les Occidentaux en décembre dernier. En effet, il a été jugé inacceptable par les Occidentaux de fermer la porte à une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, de renoncer à créer des bases ou à déployer des armes dans les pays ayant adhéré à l’Alliance depuis 1997 et de cesser les activités militaires à proximité immédiate des frontières russes. Pourtant, aucune de ces propositions ne met en jeu les intérêts vitaux des pays occidentaux ou l’existence même de l’OTAN. En fait, il n’y a rien dans les propositions russes qui ne soit pas négociable.

    Macron reconnaît qu’il est légitime que la Russie pose la question de sa propre sécurité. À partir de là, il faut répondre à ses demandes. L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est le cœur du litige : la ligne rouge de Poutine. Macron a dit qu’il fallait inventer une solution nouvelle pour l’Ukraine et n’a pas caché qu’elle pourrait prendre la forme d’une finlandisation du pays. Ce statut permettrait à l’Ukraine de se maintenir, à condition que sa politique étrangère respecte une stricte neutralité. Le Chancelier allemand, tout comme le président français, utilise tous ses contacts pour promouvoir le dialogue.  

    Sur la question du déploiement de matériel et de bases militaires sur le territoire des nouveaux membres de l’OTAN depuis 1997 et des États hors OTAN, les États-Unis et les Européens sont ouverts à entreprendre des négociations visant à un contrôle des armes conventionnelles dans le centre de l’Europe. Russes et Occidentaux pourraient ainsi moderniser l’actuel traité sur les forces conventionnelles en Europe signé en 1990, mais franchement moribond. Enfin puisque les armées, qu’elles soient russes ou occidentales, ont besoin de procéder à des exercices militaires pour évaluer leur propre performance, rien n’empêche d’astreindre ces exercices à un rigoureux encadrement.

    Moscou et Kiev se sont montrés très intéressés par les propositions occidentales, dont nous ne connaissons pas tous les détails. Poutine a accueilli positivement certaines idées avancées par Macron tout en ne lâchant rien sur l’essentiel, c’est-à-dire l’OTAN. Pour sa part, son homologue ukrainien, Volodymyr Zelenski, a parlé de l’organisation d’un sommet entre les trois présidents d’ici peu, pour faire le point sur la situation.

    Quant au conflit interne entre Kiev et les rebelles prorusses, les Occidentaux font maintenant bloc sur la nécessité de la mise en œuvre des accords de Minsk de 2015, qui prévoient entre autres une certaine autonomie pour les régions russophones. Or, le gouvernement ukrainien ne cesse de créer des obstacles à son application.

    Les propositions mises de l’avant par les Occidentaux pour répondre aux demandes russes et leur pression sur Kiev pour engager sérieusement la négociation sur Minsk, risquent de déclencher un vif débat au sein du gouvernement ukrainien entre les tenants de la ligne dure et ceux qui sont conscients que c’est bien l’Ukraine, enjeu de tension Est-Ouest, qui devra céder sur de nombreux points.

    Pendant ce temps, les États-Unis rapatrient leurs 160 soldats qui entrainaient l'armée ukrainienne, pour les repositionner ailleurs en Europe. Le Canada fait de même. Le département d’État américain a aussi ordonné le départ de la majorité de ses employés de l’ambassade de Kiev. Pour gérer les problèmes urgents, l’ambassade maintiendra une petite présence consulaire à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, près de la Pologne. Les ressortissants américains sont priés de quitter le pays et doivent être conscients, que le gouvernement des États-Unis ne sera pas en mesure de les évacuer, en cas d’offensive russe. Car la rétorque américaine ne sera pas militaire, mais économique. 

    Après tout, pour reprendre ce que Macron disait au sujet du futur statut international de l’Ukraine, la solution ne peut venir que des Ukrainiens. En fait, Ils n'ont pas le choix. Ils doivent avoir une ouverture d'esprit. De toute façon, le débat entre les tenants de la ligne dure et ceux qui sont conscients que c'est bien l'Ukraine qui devra céder sur de nombreux points, aura lieu dans tous les scénarios.

    Mise à jour du 15 février 2022 :

    La Russie replie certaines troupes. 

    Par contre le parlement russe appelle Poutine à reconnaitre les républiques de Donetsk et de Lougansk, pendant que le chancelier allemand rencontre le président Poutine. 

     

     

     

  • 13 mars 1682, la Louisiane devient française

    160317357 487704895944272 4611818025759668000 n13 mars 1682 Robert Cavelier de LaSalle proclame la Louisiane possession de la France.

    Il s’est embarqué sur le Mississipi le 13 février 1682 avec 22 Français et une trentaine d’Autochtones. Il passe l’embouchure de la rivière Ouabache, par où les Iroquois attaquent lorsqu’ils sont en guerre contre les nations du Sud.

    Arrivés à la hauteur de 3 villages Sioux, La Salle et ses hommes sont reçus en grande pompe pendant 6 jours et fument le calumet de paix avec eux. Le 13 mars, La Salle plante une croix à laquelle sont attachées les armes royales du roi de France et prend ainsi possession de la Louisiane au nom de la France. Puis il continue son périple, en offrant des présents contre des vivres aux riverains autochtones ; en s’écartant, si l’attitude des riverains est agressive. Il passe l’embouchure de la rivière Ohio, là où s’est arrêté Marquette et Joliett en 1673.

    Le 6 avril, La Salle arrive au delta du fleuve. Le 9, le glorieux voyageur plante sur le rivage une colonne aux armes du roi et proclame françaises toutes les terres arrosées par le fleuve et ses affluents, mers, havres, ports, baies, détroits adjacents et toutes nations, peuples, provinces, villes, bourgs, villages, mines, pêches, fleuves, rivières, compris dans l’étendue de ladite Louisiane. Il affirme que les Ohio, Olinghinsipou, Chikagoua, Chaouesnons, Chicassas, Sioux, Nadouesioux, Ototantas, Illinois, Matsigameas, Arkansas, Natchez, Koroas et autres peuples y demeurant, font alliance avec la France.

    Une quinzaine d’années auparavant, pour contrecarrer les attaques répétées des Iroquois mettant en péril l’existence même de la Nouvelle-France, Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, avait envoyé 1400 hommes du Régiment Carignan. Dès leur arrivée, 3 forts ont été construits le long du Richelieu, par où surgissaient les Iroquois et une expédition victorieuse a été menée en Iroquoisie en 1666 ; de sorte qu’à la demande des Iroquois, la paix est signée en 1667.

    C’est ce qui a permis aux Français d’aller explorer les territoires au sud-ouest de la vallée du Saint-Laurent. De sorte que le 17 mai 1673, Jolliet et Marquette partent explorer le Mississippi. Le fleuve était déjà habité par les Ojibwes et les Sioux. Toujours est-il que 7 hommes et 2 canots se sont dirigés vers l'ouest et ont atteint le Mississippi le 15 juin 1673. Pendant 10 jours, ils n’ont rencontré aucune âme qui vive. Puis à l'embouchure de l'Iowa, ils croisent un premier village autochtone de la tribu Illinois, qui les reçoit festivement. A la mi-juillet, après avoir parcouru 2 000 km, atteignant l’embouchure de la rivière Ohio, ils rebroussent chemin ; s’apercevant que les Autochtones plus au sud, font déjà commerce avec la Nouvelle-Espagne et qu’ils sont méfiants.

    Le 13 mars 1682, La Salle finalise la possession de la Louisiane par la France.

    Sources :

    Chemins de la francophonie : La découverte du Mississipi (de la loutre à l’alligator)

    La France pittoresque : 13 mars 1682, l’explorateur Robert Cavelier de La Salle prend possession de la Louisiane au nom du roi de France.

  • Ukraine - Russie

    640x410 convoi vehicules blindes russes deplace long autoroute crimee mardi 18 janvier 2022 russie concentre environ 100 000 soldats chars autres armes lourdeVladimir Poutine s'entretient avec ses homologues américain et français, pendant qu'en Ukraine, le niveau de menace « Rouge+ » est changé par le Centre International de Renseignement Stratégique en « Noir ». Ce qui signifie l'inévitabilité d'un conflit armé dans la région. L'évacuation des diplomates étrangers d'Ukraine s'effectue à grande échelle. La CIA (États-Unis), le MI6 (Grande-Bretagne) et le Mossad (Israël) possèdent des données, qui indiquent de futures hostilités au Donbass, en Ukraine. Les troupes ukrainiennes ont d'ailleurs commencé l'évacuation des civils proches de la ligne de contact.

    Ukraine 

    Kiev a présenté à la Russie un ultimatum de 48 heures, exigeant de fournir des données sur les exercices menés par la partie russe à sa frontière. Si la Russie refuse de s'y conformer, Kiev convoquera une réunion d'urgence avec la participation de tous les pays qui ont signé le document.

    Deux drones d'attaque Bayraktar TB2 ukrainiens se sont approchés à une distance de deux kilomètres de la frontière russe. Ce qui est une première. La marine militaire russe bloque les navires de guerre ukrainiens dans les mers Noire et d'Azov. Le Royaume-Uni fait don de 100 missiles de croisière anti-navires à l'Ukraine.

    Donbass

    Dans le contexte d'une menace d'affrontements militaires à grande échelle, des complexes anti-aérien S-300 ont été déployés du côté ukrainien à seulement 30 kilomètres de la ligne de contact. Les Forces armées ukrainiennes sont en phase finale de préparation. Elles ont déployé 10 000 militaires, de l'artillerie et des véhicules blindés. 

    Les récents vols d'avions turcs vers l'Ukraine sont associés au transfert dans le Donbass d'importants détachements de militants pro-turcs venant de la Syrie et de la Libye. On peut parler de centaines voire de milliers. À ce jour, des informations indiquent que jusqu'à 200 mercenaires américains, plusieurs centaines de mercenaires de pays européens (France, Pologne, etc.), ainsi que des militants du Moyen-Orient se trouvent dans le Donbass, côté ukrainien. Le tout étant confirmé par le Service de Renseignements Extérieurs de la Fédération de Russie. Une puissante explosion a détruit une position des Forces armées ukrainiennes dans la banlieue de Donetsk. 

    Russie 

    La Russie lance 30 navires de guerre, soit un tiers de sa flotte de la mer Noire, pour la protection des côtes de la Crimée. L'armée russe dans la région de la mer Noire est capable de lancer 536 missiles de croisière en une seule salve.  6 sous-marins de type Varshavyanka sont en mer Noire. Un sous-marin américain de type "Virginia" a été découvert près de l'île d'Urup, dans les eaux territoriales russes. L'avion radar russe A-100 a effectué son premier vol. 

    L'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) - alliance militaire de la Russie avec ses alliés - s'avère plus prête au combat que l'OTAN. Malgré le fait que les pays membres de l'OTSC ont beaucoup moins de capacités que les forces de l'OTAN, la préparation au combat de ces pays s'avère beaucoup plus élevée. En témoigne le fait que les forces de l'OTSC ont été transférées au Kazakhstan en trois jours, tandis que l'OTAN a mis une semaine pour transférer 1,700 soldats vers l'Europe de l'Est. Le fait du déploiement de forces non-significatives de l'OTAN en Europe de l'Est, indique que l'organisation ne s'impliquera pas dans un conflit armée entre la Russie et l'Ukraine. 

    Neuf navires de guerre et trois sous-marins russes sont présents dans les eaux de la mer Méditerranée, dont trois croiseurs lance-missiles. Deux chasseurs russes MiG-31K armés de missiles hypersoniques Kinzhal sont arrivés dans la région de Kaliningrad. Les hélicoptères d'attaque russes sont massivement transférés en Crimée et sur les côtes de la mer d'Azov. 

    Les armées russe et américaine se sont parlés 

    Les chefs d’état-major américain et russe se sont parlés vendredi au téléphone. Le général Mark Milley et le général Valéri Guerassimov ont discuté de sécurité. D’un commun accord, ils ont convenus de ne pas publier les détails de leur conversation. Ce n’est pas la première fois que les deux généraux se parlent, mais leurs échanges sont rares. Leur dernière conversation téléphonique remonte au 23 novembre et elle portait déjà sur les mouvements de troupes russes aux abords de l’Ukraine. Le général Milley a par ailleurs téléphoné vendredi à plusieurs de ses homologues européens, les chefs d’état-major français, canadien, allemand, italien, polonais, roumain et britannique. Les États-Unis ont décidé d’envoyer dans les prochains jours 3 000 soldats supplémentaires en Pologne.

    États-Unis 

    Les avions de renseignement de l’OTAN, notamment américains, sont en pleine activité. Malgré le fait que la partie russe ait fermé les zones aériennes et maritimes au large des côtes de la Crimée, le drone américain RQ-4A Global Hawk a opéré dans le Donbass, a effectué une reconnaissance à la frontière biélorusse, puis a effectué un vol de reconnaissance le long des côtes de la mer Noire, ignorant complètement les zones fermées par la partie russe. 

    Deux destroyers américains ont été déployé en mer Adriatique et deux autres à l'entrée de la mer Noire. Chacun armé de 90 missiles Tomahawks. Des sous-marins nucléaires sont en route vers la Méditerrané. Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent entre la Grèce et l’Italie, en mer adriatique.

    Des chasseurs américains F-15 stationnés sur la base aérienne polonaise de Lask seront impliqués en Ukraine, si nécessaire. Cependant, les États-Unis ont complètement exclu leur participation aux hostilités dans le Donbass. Mais, les forces de l'OTAN et des États-Unis en Europe de l'Est, soulèvent un certain doute, d'autant plus que quatre bombardiers stratégiques américains B-52 ont été déployés en Europe. 

     

  • 1ère traversée de l’océan Atlantique à la dérive, à la nage

    148261090 467053321342763 3663244089132650227 n9 février 1995, première traversée de l’océan Atlantique à la nage et à la dérive : «Opération Océanantes»

    Nageur d'endurance, Guy Delage devient la première personne à traverser l'océan Atlantique à la nage et en dérive. Il part le 16 décembre 1994 du Cap-Vert, pour atteindre la Barbade le 9 février 1995.

    Le flotteur auquel il est rattaché, dans lequel se trouve toute sa nourriture, lui a permis de se laisser dériver durant les deux tiers de sa traversée. Des programmes de recherche en physiologie, nutrition, matériaux et océanographie, ont rendu possible l’expérience. Le masque de vision panoramique (170 °) sans déformation qu’il a employé, est dorénavant utilisé par l'US Navy.

    Depuis l'âge de 15 ans, il passe des milliers d'heures à faire de la plongée et du snorkeling. À 18 ans, il traverse la Manche à la nage, seul et sans aide. Cet aventurier a aussi réussi la première traversée de l'Atlantique en ULM (planeur ultra léger motorisé) en 1991.

    «Mission Oxygène»: En 1998, il tente de traverser l'océan Indien en dérivant dans une cloche sous-marine, à 7 mètres de profondeur. La cloche coule et il est sauvé in extrémis.

    De 2002 à 2016, il a mené de nombreuses explorations en plongée et snorkeling, au contact de grands mammifères marins dans les Caraïbes et l'océan Pacifique. Il a aussi construit un catamaran et un voilier monocoque.

    D'après RTL : "Le 9 février 1995, Guy Delage devient le premier nageur à traverser l'Atlantique."

  • La réponse confidentielle américaine à la Russie, publiée !

    1 218Une des pages que le journal espagnole El Pais a publiée de la réponse écrite et confidentielle des États-Unis et de l'OTAN sur les garanties de sécurité de la Russie, malgré le fait que Washington avait demandé à Moscou de ne pas la publier afin de laisser place à des négociations confidentielles. On ne sait pas comment cette réponse confidentielle s'est retrouvée à la disposition d'El Pais, mais des sources en ont confirmé l'authenticité.

    Réponse écrite confidentielle américaine 

    Les États-Unis sont prêts à entamer un dialogue avec la Russie sur les questions de maîtrise des armements dans le domaine des missiles à moyenne et courte portée ;

    Les États-Unis sont prêts à entamer des discussions avec la Russie sur les obligations mutuelles de limiter le déploiement d'armes et de forces de missiles offensifs en Ukraine ;

    Les États-Unis et l'OTAN ont déclaré à la Fédération de Russie qu'ils prendraient des mesures pour s'abstenir de déployer des armes nucléaires en Europe de l'Est ;

    Les États-Unis sont prêts à envisager des mesures supplémentaires pour prévenir des incidents avec la partie russe en mer et dans les airs ;

    Les États-Unis sont prêts à discuter avec la Russie d'un mécanisme pour confirmer le non-déploiement des missiles de croisière Tomahawk en Roumanie et en Pologne. 

    Les États-Unis ont cependant rejeté une des principales demandes de Moscou, en refusant de fermer la porte de l'OTAN à l'Ukraine et à limiter son expansion.

    Les conditions avancées par les États-Unis et l'OTAN ne satisfont donc pas les exigences russes, mais les experts estiment que les États-Unis et l'Alliance sont prêts à envisager de réduire les tensions dans leurs relations avec la Russie. 

    Réponse écrite confidentielle russe 

    La Maison Blanche a d'ailleurs annoncé que le Kremlin avait donné une réponse écrite aux propositions américaines écrites visant à réduire l'escalade de la crise ukrainienne; en insistant sur le fait que discuter du contenu de la réponse russe en public ne serait pas utile, rapporte l'agence américaine "Associated Press". De sorte que les États-Unis tout comme la Russie, semblent vouloir résoudre leurs différends par le dialogue. 

    Selon l'agence de presse russe RIA, la réponse confidentielle écrite de Moscou serait fort possiblement que la Fédération de Russie ne cédera à aucune proposition, qui ne garantit pas la sécurité de Moscou et de ses alliés Européens de l'Est, au niveau des frontières ukrainiennes. Vladimir Poutine a d'ailleurs affirmé que Moscou demande à l'Ukraine la mise en place des accords de Minsk et le rejet de l'adhésion des pays de l'Europe de l'Est à l'OTAN.

    Après l'annonce du déploiement de 3000 militaires en Europe de l'Est par Washington, le chef du Kremlin ordonne le déploiement de navires espions en Mer Noire et le déploiement de sous-marins nucléaires en plusieurs points stratégiques, rapporte l'agence de presse russe RIA.

    M. Poutine affirme que si l'Occident ne veut pas discuter avec Serguei Lavrov, ministre russe des affaires extérieures, il discutera avec Sergueï Schoïgou, le ministre de la défense. 

    Négociation russo-ukrainienne sur le Donbass 

    Parallèlement, des négociateurs russe et ukrainien, réunis à Paris avec des médiateurs français et allemand, ont affirmé dans un communiqué commun leur - respect inconditionnel d'un cessez-le-feu - entre forces ukrainiennes et souverainistes pro-Russes dans le Donbass à l'est de l'Ukraine, promettant de se revoir à Berlin dans une semaine.

    Le gouvernement américain estime la guerre possible

    Mais renforçant le sentiment d'une guerre possible, Washington a exhorté ses ressortissants en Ukraine, à partir maintenant afin d'éviter d'être piégés dans une zone de conflit. Le 23 janvier dernier, ce sont les familles des diplomates américains à Kiev, capitale ukrainienne, qui ont quitté les lieux. C'est maintenant au tour des familles des employés du gouvernement américain en poste en Biélorussie, de commencer à quitter ce pays très proche de la Russie. 

    La semaine dernière lors d’un appel téléphonique, le président ukrainien a exhorté le président américain à ne plus annoncer une guerre éminente avec la Russie, car cela nuit à l'économie ukrainienne. La Russie, qui a plus de 100 000 soldats bien armés à la frontière ukrainienne, nie vouloir l'envahir. 

    Qu'en pense la population russe

    Selon les derniers sondages du Centre Levada, 48% des Russes estiment que les États-Unis et l’OTAN sont responsables de la nouvelle escalade et 20 % affirment que le premier responsable en est le gouvernement ukrainien. Ils ne sont que 4% à incriminer le gouvernement russe. 28% ne savent pas. Parallèlement, 50% ont une opinion favorable de l’Ukraine. Si un conflit actif reprenait dans l’Est ukrainien entre l'armée ukrainienne et les souverainistes pro-Russes, 43% des Russes estiment que la Russie devrait intervenir, 43% pensent que non et 14% ne se prononcent pas. 37% croient qu’il y aura un conflit armé avec un pays voisin dans la prochaine année, alors que 53% estiment que ce ne sera pas le cas. Pourtant, 56% des Russes affirment que leur crainte principale est une éventuelle guerre mondiale.

  • 3 février 1468 Meurt Gutenberg, inventeur de l'imprimerie

    273219723 699301461451280 8539492101852764785 n3 février 1468 meurt Gutenberg, un Allemand né entre 1397 et 1400. Il a popularisé l’imprimerie dans le monde occidental. Ce qui abaisse le prix des livres et met la lecture à la portée d'un plus grand nombre de gens. La typographie se diffuse rapidement à travers toute l'Europe. On ne peut s'empêcher de comparer ce succès à celui de... l'internet.

    Au début du Moyen Âge, les livres sont fabriqués un à un dans des monastères spécialisés comme on en voit dans le roman, "Le nom de la Rose". À partir des années 1200, les monastères abandonnent l’activité à des ateliers laïcs situés près des universités.

    À partir d'un original, des copistes recopient les textes à la plume d'oie sur des feuilles de parchemin ou de papier et des enlumineurs agrémentent les pages de délicates miniatures aux couleurs vives. Ces manuscrits sont achetés à prix d'or par des clercs et des bourgeois. À l'époque de Gutenberg, les manuscrits ne répondent plus à la demande d'un nombre croissant d'étudiants et d'érudits.

    L'imprimerie est un dérivé de la gravure sur cuivre ou sur bois, technique connue depuis longtemps en Europe et en Chine et utilisée seulement pour reproduire des images. Gutenberg, graveur sur bois, applique le procédé à des caractères mobiles en plomb. Chacun représentant une lettre. On imprime alors autant d'exemplaires que l'on veut et à faible coût.

    Gutenberg fonde un atelier de typographie et achève en 1455, la Bible dite "Bible de Gutenberg". Ce premier livre imprimé recueille un succès monstre et est suivi par beaucoup d'autres. Avant 1500, vingt millions de livres sont imprimés. 77% en latin et la moitié ont un caractère religieux. Les livres de cette époque portent le nom d'«incunables» (du latin incunabulum : berceau). Les imprimeurs aèrent les textes en recourant à la séparation des mots et à la ponctuation. Ils fixent l'orthographe. Bien que connus dans l’Antiquité grecque, les paragraphes viendront plus tard.

    De plus en plus de gens ont accès aux textes bibliques et antiques, sans être obligés de s'en tenir aux commentaires d'érudits et de clercs. L'instruction et l'esprit critique se répandent alors à grande vitesse.

    C'est ainsi qu'un demi-siècle après l'invention de l'imprimerie, va se produire la première grande fracture intellectuelle dans la chrétienté, avec la Réforme de Martin Luther et l'émergence du protestantisme.

    Les Chinois imprimaient à l'aide de blocs de bois dès le neuvième siècle après JC. Un inventeur nommé Bi Sheng a inventé les caractères mobiles en 1088. On ne sait pas dans quelle mesure, la technologie chinoise a influencé le travail de Gutenberg.

    Sources :

    Encyclopédie Hérodote : 3 février 1468 Gutenberg lègue l'imprimerie à l'humanité.

    The Label Printers : Une brève histoire des presses à imprimer.

  • Les avions de reconnaissance de l'OTAN en pleine activité

    Constant phoenix 20210806Étant donné l’activité intense des forces russes aux abords de l’Ukraine, en mer Baltique, en Méditerranée et en mer de Norvège, les avions de renseignement de l’OTAN, notamment américains, ne chôment pas.

    Ainsi le 30 janvier, au moins six missions ont été effectuées, dont trois par des avions de patrouille maritime P-8A Poseidon [une en mer de Norvège, depuis l’Islande, et deux en Méditerranée]. Un RC-135 Rivet Joint [spécialisé dans la collecte de renseignements d’origine électromagnétique – ROEM], ainsi qu’un CL-600 « ARTEMIS » [Airborne Reconnaissance and Targeting Multi-Mission Intelligence System] de l’armée américaine ont survolé la mer Noire. Enfin, un drone HALE [Haute Altitude Longue Endurance] RQ-4 Global Hawk a été repéré au-dessus de l’Ukraine.  Photo : WC-135 Constant Phoenix 

    La veille, une activité de même ampleur a été constatée, à la différence qu’un S-100 Argus [veille radar] et un S-102 Korpen [guerre électronique] suédois étaient de la partie, bien que la Suède ne fasse pas partie de l’OTAN; de même qu’un E-8C « Joint Stars » américain.

    Mais un autre appareil devrait très prochainement entrer dans la danse. En effet, le 30 janvier au matin, un avion WC-135 « Constant Phoenix » du 45th Reconnaissance Squadron, dont la mission consiste à détecter les particules radioactives, est arrivé à Mildenhall [Royaume-Uni], avec l’indicatif ATOM01.

    Source : Zone Militaire : L’avion américain spécialisé dans la détection de particules radioactives est de retour en Europe par Laurent Lagneau, 31/01/22

  • L'Afrique, son importance mondiale augmente de plus en plus

    Telechargement 2 3Non, la terre n'est pas à l'envers. C'est la vision de la planète qu'ont plusieurs Africains. Une carte du monde que les Africains et plusieurs spécialistes trouvent plus réelle, où l'Afrique est considérée comme étant plus à sa place. Comme on le voit sur la prochaine carte, l'Afrique est un continent gigantesque! Physiquement, elle contient les États-Unis, la Chine, l'Europe et quelques autres pays.

    L'Afrique Globalement, est le continent le moins développé, mais possède de très nombreuses ressources et un potentiel de développement énorme. En fait, c'est le continent le plus riche du monde en ressources naturelles : or, diamant, uranium, phosphore, pétrole, charbon, coton, cacao, gaz, cobalt et coltan (colombo-tantalite, minerai contenant du niobium (Nb) et du tantale (Ta), deux métaux stratégiquement importants et source de convoitise, suite à ses nombreuses applications en micro-électronique).

    Dans les pays africains, le nationalisme resurgit à toute vitesse! Les jeunes veulent une Afrique riche et développée. Aussi, ils commencent à prendre les moyens pour y arriver. Ils sont conscients de l'énorme richesse de leur sous-sol et conscient aussi, que si celui qui travaille dans les mines est bien payé, il génèrera du travail tout aussi bien payé pour les autres métiers et professions de par sa consommation, comme c'est le cas chez le reste de la planète. Alors, l'Afrique redevient un enjeu géostratégique des plus Importants. Français, Russes, Chinois et autres y ont chacun leur propre agenda.  

    France 

    Telechargement 6 2La force de la France pendant la guerre froide était son système "Françafrique" complètement intégré et pyramidal, bénéficiant des voix de ses anciennes colonies aux Nations Unies, votant comme un seul Homme en sa faveur. Ses propres partenaires occidentaux lui laissaient gérer l'ensemble de la politique du pétrole, de l’uranium, etc... Mais, continuant de se comporter en Afrique, comme si elle était chez elle; beaucoup de jeunes Africains ont l'impression aujourd'hui que la France est beaucoup trop influente et dirige tout.

    Le Sahel et toute cette région vit une période postcoloniale. D'autant plus que l'État islamique et ses filiales ont fait fuir des dizaines de milliers de coopérants, des ONG et tous les occidentaux de la Mauritanie au Soudan. La seule chose qui reste de cette Françafrique à l'ancienne, c'est l'armée française. Elle apparaît aujourd'hui comme étant seule au front, malgré les efforts d'Emmanuel Macron pour l'européaniser. Elle lutte contre les djihadistes. Mais, le tout ressemble à la fin de la présence française. La France a encore de l'influence grâce à son armée qui est toujours présente en Afrique et parce qu’elle contrôle aux Nations Unies les opérations de maintien de la paix. Cependant, petit à petit, on voit arriver les Chinois en force. 

    Chine

    La Chine est aujourd'hui la première puissance mondiale à investir en Afrique. Elle est en train d'y déloger les Occidentaux. Elle se tourne vers ce continent pour garantir son approvisionnement en matière première, car son économie se développe à une vitesse "Grand V", du jamais vu de toute l'histoire de l'humanité!  L'économie chinoise augmente de 5% par année et plus, ce qui est énorme! Au bout de 20 ans, elle double et ainsi de suite. Aucun pays ne se développe aussi rapidement qu'elle, y compris les États-Unis. 

    Elle investit donc dans tous les pays, qui ont des ressources naturelles. Elle cherche aussi à accroître son marché, à avoir des débouchés pour ses produits finis et ses capitaux. De sorte qu'elle doit s'arranger pour que l'ouvrier africain soit de mieux en mieux payé, pour qu'il puisse consommer les biens chinois. Et c'est ce justement ce que veut la jeunesse africaine : Augmenter son train de vie et par le fait même augmenter la force de l'Afrique. La Chine investit dans les matières premières, la construction de routes et les infrastructures. 

    Russie 

    Ensuite, arrive la Russie. Elle y rejoue un rôle, parce qu'elle en jouait un du temps de l'URSS. Sa porte d'entrée : la sécurité, le domaine militaire et le transport. Pour la Russie il y a des intérêts économiques, mais aussi diplomatiques à obtenir. En fait, les Russes ont toujours été présents dans plusieurs pays africains, comme le Mali. Là-bas, les hommes forts du pays ont été formés en Russie.

    La société russe de sécurité privée Wagner est devenu le principal instrument de réengagement de Moscou sur le continent africain, sur fond de rivalité et de tensions avec l’Occident. Amorce d’une bascule stratégique, qui verra une nouvelle "Russafrique" appuyer la "Chinafrique". À travers la multiplication d’accords de défense et les activités du Groupe Wagner, la Russie s’implante dans plusieurs pays d’Afrique : Mali, Libye, Soudan, République centrafricaine (RCA), Mozambique… Elle rejoue donc un rôle en Afrique, mais plus discret ! La société Wagner lutte contre l'État islamique. 

    Turquie 

    Ensuite, arrive la Turquie. Les grandes entreprises de bâtiments turques s’implantent dans différents pays et même dans d’anciens bastions français comme au Sénégal. Ils achèvent en ce moment la construction de l'aéroport de Dakar. Ils ont aussi construit de nouveaux quartiers dans la capitale. Tout ça, c’est Erdogan [président turc] et Macky Sall [président sénégalais], qui le réalisent main dans la main. 

     

     

     

     

  • Réponse écrite américaine et négociation russo-ukrainienne

    1200x680 000 1bb4a8Avant même le début des négociations, Moscou affirmait que ses demandes n'étaient pas un ultimatum, mais qu'elle ne ferait pas de concessions unilatérales; pendant que Washington qualifiait certains points du document d'inacceptables. 

    Réponse écrite de Washington 

    L'ambassadeur américain a remis au vice-ministre russe des Affaires étrangères, la réponse écrite de Washington aux propositions russes sur les garanties de sécurité en Europe. Comme l'avait souligné auparavant le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov, Moscou a besoin d'une réponse spécifique sur chaque article des documents présentés - les actions futures de la partie russe et les perspectives de reprise du dialogue en dépendent.

    Le secrétaire d'État américain Anthony Blinken a déclaré aux journalistes que leur réponse avait été coordonnée avec l'Ukraine et ses alliés européens. "Je prévois de parler avec le ministre des Affaires étrangères de la Russie, M. Sergey Lavrov dans les prochains jours, lorsque Moscou aura pris connaissance de notre réponse". Les États-Unis ne divulguent pas le contenu du document, pour laisser place à des négociations confidentielles, en espérant que la Russie en fasse autant. En fait, le gouvernement américain proposerait de relancer des négociations formelles sur le contrôle des armements et de discuter de mesures de transparence réciproques sur les postures militaires et les exercices militaires en Europe. Ce qui ne semble pas suffisant pour la partie russe. 

    Le vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Grouchko a affirmé que la diplomatie russe allait étudier la réponse occidentale. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a aussi minimisé l'impact d'éventuelles sanctions personnelles de Washington contre Vladimir Poutine, envisagées par le président américain Joe Biden. Elles ne seraient pas douloureuses politiquement pour le chef de l'État russe, bien que destructrices pour les relations entre Moscou et les Occidentaux, a-t-il prévenu.

    "La seule façon d'éviter la guerre est de négocier, mais il y a beaucoup de gens qui gagnent de l'argent avec une guerre ou qui spéculent sur son escalade, certains par inconscience et d'autres - en suivant une certaine ligne politique", a déclaré le vice-président du Conseil de sécurité de Russie, aussi ancien président et ancien premier ministre du pays, Dmitri Medvedev.

    Réponse écrite de l'OTAN 

    Le Kremlin insiste pour que l'OTAN mette fin à sa coopération militaire avec les pays post-soviétiques, que l'organisation cesse de créer des bases sur leur territoire et qu'elle limite le déploiement d'armes de frappe près de la frontière russe. La Russie voudrait aussi que les armes nucléaires américaines soient retirées d'Europe et que l'OTAN garantisse sa non-expansion vers l'Est.

    De sorte que, l'ambassadeur de Russie à Bruxelles a reçu une réponse écrite de l'OTAN. Selon le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, ce document a été soutenu par les 30 alliés faisant partis de l'organisation. Commentant le document en question, Stoltenberg a déclaré que l'OTAN n'abandonnera pas la politique de la porte ouverte et respecte le droit de chaque pays à faire un choix souverain. Il n'y a pas de concessions majeures en réponse aux propositions de la Russie. L'OTAN n'a pas soutenu la demande de non-élargissement de l'Alliance et le retrait des troupes des pays membres d'Europe de l'Est. 

    Négociations sur le Donbass 

    Parallèlement, des négociateurs russe et ukrainien, réunis à Paris avec des médiateurs français et allemand, ont affirmé dans un communiqué commun le respect inconditionnel d'un cessez-le-feu dans le Donbass entre les forces ukrainiennes et les souverainistes prorusses. Les discussions n'ont pas été faciles, car c'est le premier document significatif sur lequel ils sont tombés d'accord depuis 2019. Ils se reverront à Berlin dans deux semaines. On espère des résultats en février et rien de plus n'a été divulgué par rapport à ces négociations. Par contre, la France a salué le réengagement des Russes malgré des conditions difficiles, avant l'entretien prévu aujourd'hui entre le président français Emmanuel Macron et le président russe Vladimir Poutine.

    Ce à quoi on peut s'attendre 

    Donbass

    Si les Ukrainiens demeurent intolérant par rapport au Donbass, l'armée russe bouge pour le sécuriser totalement. L'OTAN ne bougera pas. Il mettra peut-être ses armées en alerte tout au plus, car n'oublions pas, l'Ukraine ne fait pas parti de l'OTAN. Par contre, il y aura des sanctions contre la Russie. Lesquelles ? On verra ! Car plus l'Occident sanctionne la Russie, plus il la pousse vers la Chine, son plus grand concurrent! C'est contre-productif! Mais pas certain que Biden le réalise. Les seules ententes diplomatiques possibles, sont donc le respect total de l'entente de Minsk II de 2015, ou l'indépendance du Donbass ou son inclusion à la Russie. Aucune autre solution diplomatique n'est possible, puisque la très grande majorité de la population du Donbass est russe et soutient pleinement les forces souverainistes, tout en ayant l'appui d'une grande puissance qu'est la Russie. 

    OTAN

    On sait que la France et l'Allemagne ont une position différente de celle des Américains et des Britanniques. Les deux derniers envoient des armes à l'Ukraine. Ce que Paris, Berlin et les 26 autres membres de l'OTAN ne font pas, y compris le Canada. Car si on envoie des armes à Kiev, qui pourraient changer la tournure d'une guerre entre la Russie et l'Ukraine, on force alors la Russie à faire cette guerre avant qu'elle ne soit trop coûteuse pour elle. De sorte que je ne pense pas qu'Anglais et Américains envoient des armes à l'Ukraine, qui pourraient changer l'issue d'une guerre possible.

    Pour ce qui est de l'armement offensif de l'OTAN à la frontière russe, il se peut que l'armée russe détruise volontairement des armes ukrainiennes, juste pour envoyer un message à l'OTAN. Il se peut aussi que l'OTAN déclare un moratoire sur toutes les nouvelles adhésions à l'OTAN, sans le déclarer. Publiquement, il laisse la porte ouverte, mais en affirmant en privée aux Russes, qu'en fait, il n'y aura pas d'autres adhésions. N'oublions pas que la France et l'Allemagne ne veulent pas que l'Ukraine fasse partie de l'Alliance, mais ne l'affirme pas présentement en public, pour ne pas déplaire aux Américains. Alors, ce serait un bon départ pour négocier par la suite sur les armements. 

    Le fait que dorénavant les Américains veulent négocier en privée, est bon signe. Ça veut dire qu'Ils feront des concessions, les Russes aussi, mais les deux ne devront pas perdre la face. Ça dépend aussi, si les Américains veulent ou non une course aux armements. N'oublions pas qu'ils pensent que la course aux armements, est une des choses qui a fait chuter l'URSS. Ils pensent peut-être, qu'une course aux armements sera trop coûteuse pour la Russie.            

     

  • Ukraine : L'OTAN doit faire des concessions à la Russie

    Shutterstock 463640222Donbass

    La crispation actuelle de la Russie est en réaction directe au soutien de l’Occident aux forces ukrainiennes, qui combattent les souverainistes soutenus par la Russie dans les régions de Donetsk et de Louhansk dans le Donbass, contrées majoritairement de langue russe. Il est facile de comprendre qu'il est normal pour la Russie d'intervenir. 

    Pour résoudre le problème, il faut aller au-delà de la proposition ukrainienne, d’une demie-autonomie temporaire pour les régions souverainistes. Il faut en fait, leur accorder une autonomie complète en échange d’un accord de paix et du retrait des troupes russes et ukrainiennes des zones conflictuelles. Amener l’Ukraine à concéder un statut spécial au Donbass, est l'un des points qui évitera l'intensification du conflit. 

    Sortir de cette crise, suppose de faire marche arrière et d'accepter une issue légale pour le Donbass. Pour cela, il faut faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle mette en œuvre les réformes constitutionnelles nécessaires pour accorder l'autonomie et l'armistice aux républiques du Donbass. Ces républiques souverainistes bénéficient d’un soutien important de la part de la population locale et sont soutenues par une grande puissance. Elles comptent des milliers de soldats, qui sont plus déterminés à se battre – et à mourir – que ceux de l’OTAN. 

    L'OTAN

    Pour ceux qui pensent que l'OTAN est une alliance défensive, Poutine leur répond que l'OTAN a déjà fait des interventions offensives au Kosovo et en Libye et qu'elle s'expand en Europe de l’Est. Pour la Russie, le simple soutien des États-Unis à l’Ukraine équivaut à une intégration de facto de l’Ukraine à l’OTAN. L’insistance de l’Ukraine à vouloir rejoindre l’organisation et le soutien ferme de l’OTAN à sa politique de la porte ouverte, sont au cœur des griefs de la Russie contre l'Occident. Le Kremlin ne permettra jamais à l’Ukraine de réaliser son ambition d’adhérer à l’OTAN, et l’OTAN ne se battra jamais pour aider l’Ukraine à le faire. Les membres de l’OTAN sont divisés quant à l’intégration de l’Ukraine dans l’Alliance, ce qui rend son adhésion hautement improbable. La France et l'Allemagne ont toujours affirmé qu'ils sont hostiles à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN. Il ne s’agira donc pas d’une perte stratégique importante, puisque l’OTAN n’a de toute façon aucune intention d’accepter l'Ukraine. 

    La Russie quant à elle, ne peut faire marche arrière, car sa crédibilité est en jeu. Multiplier les incursions de l'OTAN en mer Noire, augmenter les armes de l'armée ukrainienne, ne fait que conforter la Russie dans sa conviction, qu’il est impossible d'atteindre ses objectifs par la diplomatie, et qu'elle ne peut les atteindre que par la voie militaire. Si l’Ukraine obtient des armes qui peuvent modifier l’équilibre des forces, une attaque militaire russe pour alléger les coûts, devient rationnelle. Plus la Russie attend pour arrêter par la force la progression de l’OTAN en Ukraine, plus les coûts d’une intervention militaire seront élevés. C’est pourquoi l’augmentation de transferts d’armes occidentales vers l’Ukraine, comme le fait la Grande-Bretagne et les États-Unis, est un jeu dangereux! 

    Sanctions

    En cas d'offensive russe, l’Allemagne pourrait suspendre la certification de Nord Stream 2 (NS2), pipeline déjà terminé au coût de 8 milliards d'euros. Mais Berlin a besoin du gaz naturel russe pour sa transition énergétique du nucléaire et du charbon au gaz naturel, moins polluant. Le gouvernement allemand déclare que NS2 est sur la table en fonction de l’escalade de la crise ukrainienne, mais pour autant Berlin n’envoie pas d'armes en Ukraine. La Russie pour sa part, achète la technologie allemande, de sorte que l'échange commercial russo-allemand est fort profitable pour les deux économies. C'est sans compter que l’Union européenne est fortement dépendante de la Russie pour ses importations énergétiques : 41% de son gaz naturel, 27% de son pétrole et 47% de ses combustibles fossiles solides. On comprend que NS2 est une question controversée et nombreux sont ceux qui hésitent à politiser le pipeline.  

    Les États-Unis pourraient imposer davantage de sanctions aux oligarques russes et interdire l’accès à la Russie aux technologies de fabrication américaine. Toutes les institutions financières russes pourraient être interdites du système bancaire SWIFT. La mise en œuvre de ces mesures doit se faire uniquement en cas d’échec à arrêter une intervention militaire russe, puisque le recours à l’une de ces mesures avant l'attaque russe, risquerait plutôt de la précipiter. 

    Il faut considérer de toute façon, que les intérêts des pays occidentaux ne vont pas dans le sens des conséquences résultant de l’imposition de sévères sanctions contre la Russie; car la Maison Blanche veut que le Kremlin maintienne une certaine ambiguïté stratégique entre Washington et Pékin, et non pas qu’il s’aligne totalement sur son rival. Cela se produira inévitablement si les institutions financières russes sont bannies du système bancaire SWIFT. La Russie a déjà son propre système bancaire, pour compenser.  

    En fin de compte, le principal moteur de la conflictualité russo-occidentale est l’Ukraine. Le désir de Kiev d’intégrer l’OTAN s’oppose frontalement à la conception de la sécurité nationale russe. La Russie est prête à se battre pour sécuriser ses intérêts, tout comme l'est l'Ukraine. Mais, Kiev n’a aucune chance réelle de l’emporter sans soutien occidental. Or, l’Alliance atlantique manque de cohésion pour consentir aux coûts associés à un réel soutien à l’Ukraine et le demi-soutien actuel est insuffisant pour dissuader la Russie et encourage plutôt une intervention armée russe pour arrêter la modernisation militaire de l’Ukraine.  

    Solution

    La contrepartie à la solution militaire, consisterait à déclarer un moratoire sur toutes les nouvelles adhésions à l'OTAN et faire pression sur l’Ukraine, pour qu’elle applique l’accord de cessez-le-feu Minsk II, signé en 2015. La pression pourrait alors diminuer sensiblement, surtout si la réponse écrite attendue des États-Unis, allait au-delà des mesures de réduction des risques liés aux exercices militaires et au contrôle des armements. Des concessions sur les déploiements de missiles ou les manœuvres en Europe, ne suffiront pas à empêcher la Russie d’attaquer l’Ukraine pour défendre le Donbass et régler le problème une fois pour toutes! 

    Intervention militaire 

    Une intervention militaire russe – si elle doit avoir lieu – se déroulera très probablement après le 20 février, date de la fin de l'exercice militaire russo-biélorusse et des Jeux Olympiques en Chine.

    Texte fortement inspiré de "Ukraine : Pourquoi l’OTAN doit faire des concessions" par Rémy Carugati du "Réseau d'analyse stratégique" (Montréal, Québec, Canada).

  • Russie - États-Unis : Déploiement militaire

    Photous 848616 2Situation militaire, mise à jour : 22/01/21  

    Ukraine 

    Augmentation de l'aide militaire de l'OTAN, augmentation des spécialistes occidentaux, La Grande-Bretagne a transféré aux forces armées ukrainiennes, des systèmes de missiles antichars BrimstoneQuelques centaines de militaires britanniques sont arrivés et une centaine de soldats canadiens y sont déjà. La Russie évacue ses diplomates; pendant que l'ambassade des États-Unis a demandé au département d'État d'autoriser les familles et le personnel non essentiel à partir.  L'Allemagne va fournir à l'Ukraine un hôpital de campagne

    Donbass 

    L'armée ukrainienne a transféré massivement sur la ligne de front des lance-roquettes multiples lourds Smerch et des véhicules militaires sur toute la ligne de front, dont des obusiers de 122 mm., permettant de mener des frappes d'artillerie à grande échelle. Des renforts ukrainiens, des paramilitaires nationalistes et des renforts de mercenaires de Sociétés privées occidentalessont sont arrivés.

    Parfois, des avions américains de reconnaissance entrent dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, à environ 40 kilomètres d'eux. Sur la base de leurs itinéraires, on arrive à la conclusion que la partie centrale du Donbass est surveillée. Donc en cas de guerre, il est probable que les forces armées ukrainiennes tenteront de couper la partie sud du nord. Comme contre poids, Lougansk a déployé des missiles sol-air Buk de fabrication russe, pour contrer les missiles de croisière Tomahawks, les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine possède entre 12 et 36 drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait leurs preuves lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh. Ils sont efficaces contre les missiles sol-air Buk, mais ces derniers le sont aussi contre les drones turcs, comme ils l'ont prouvé en Syrie et en Libye. 

    Crimée

    La division russe des missiles en Crimée est prête à lancer une frappe à grande échelle contre les forces armées ukrainiennes. 6000 hommes sont venus renforcer le contingent russe de Sébastopol. Les effectifs y sont maintenant estimés à 20000. La Russie a aussi déployé ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile S-400, d'une portée de 400 km. Le S-400 est présentement très efficace en Syrie. Comme Washington estime que Moscou a atteint le contrôle opérationnel en Crimée, l'armée ukrainienne a déployé ses systèmes anti-aérien S-300 près de cette région et l'armée américaine a déployé ses fusées d'artillerie à haute mobilité HIMARS en Roumanie, capables de frapper les installations militaires russes en Crimée.  Le radar russe Nebo-M a été envoyé aux défenses aériennes de Crimée en 2018. Ce radar peut détecter les F-35 furtifs et peut détecter des avions et des missiles balistiques à des distances allant jusqu’à mille kilomètres. 

    Un avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. La mission de reconnaissance de l'avion semble avoir été perturbée. Décollés d'une base aérienne d'Allemagne, accompagnés d'un avion ravitailleur et d'un avion de contrôle d'attaque, des avions militaires de l'OTAN ont effectué un exercice près de la Crimée. 

    Kaliningrad 

    Bien que la Suède ne soit pas membre de l'OTAN, il est possible que la Suède aie déployé des missiles HIMARS sur l'île de Gotland, où des unités de l'armée suédoise sont arrivés. Ces missiles peuvent atteindre Kaliningrad. D'autres ont probablement été déployés en Pologne, visant aussi Kaliningrad, ville russe située dans une enclave territoriale, qu'on appelle l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La Russie y a installé des missiles Iskander, un système de missile balistique à courte et moyenne portée de nouvelle génération.

    Mer Noire

    Six grands navires de débarquement russes chargés d'armes inconnues, y ont été perçus. La présence de navires militaires de l’OTAN, y a pris un caractère permanent. Un avion de reconnaissance britannique s'est dirigé vers la frontière russe et s'est redéplacé subitement vers l'espace aérien ukrainien. Compte tenu des interruptions de son GPS, il semble que l'appareil aie fait face au dispositif de guerre électronique mobile russe Krasukha. Des avions de combat de l'OTAN survolent régulièrement la mer. L’utilisation des avions de reconnaissance autant de l'OTAN que russe y a augmenté de 60 %. 

    Biélorussie

    D'énormes colonnes de matériel militaire russe y sont transférées. L'armée biélorusse a massé un nombre de troupes indéterminées à la frontière ukrainienne, conjointement avec la Russie; de sorte que l’Ukraine y a envoyé 8500 militaires. L'armée de l'air biélorusse y vole constamment. Des aéronefs de reconnaissance de l'OTAN font des missions de renseignement électronique sur les régions frontalières bélarusses.

    Russie 

    Tu 160La Russie a annoncé des exercices navals tous azimuts. Elle est armée de contre-mesures électroniques, qui peuvent désactiver les systèmes de navigation ou supprimer les communications ennemies. Un énorme train transportant des systèmes de missiles Iskander, se dirigeant vers la frontière ukrainienne, a été perçu. L'armée russe teste ses bombardiers stratégiques Tu-160 supersoniques, surnommés cygnes blancs, les plus gros avions supersoniques et les plus lourds avions de combat au monde avec des ailes à géométrie variable. Un avion du ministère russe de la Défense s'est envolé vers le Venezuela et Cuba, dans le but de négocier le déploiement d'armes et d'infrastructures militaires russes sur leur territoire. Des avions américains survolent Cuba et le Venezuela, pour y détecter de nouveaux déploiements. 

    100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière ukrainienne dans 4 bases militaires. Des images satellites américaines d'un camp militaire situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires seulement dans ce camp. Des trains remplis de matériel militaire y arrivent toujours et la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux. 24 chasseurs-bombardiers Su-34 sont maintenant basés à seulement 180 kilomètres de la frontière ukrainienne.

    On note une intensification quotidienne des missions de reconnaissance de l'OTAN aux frontières russes. qui perçoivent le déploiement de l'armée russe, dans le but d'éventuelles frappes. En revanche, les experts affirment que les systèmes de guerre électronique déployés près des frontières russes, empêcheront les États-Unis de recevoir leurs données satellitaires, de sorte que leurs missiles n'atteindraient pas leurs cibles.  

    Le sous-marin américain "USS New Mexico" équipé de missiles de croisière Tomahawk, s'est approché de la frontière nord de la Russie, surveillé de près par des navires et des sous-marins russes. Il se situe maintenant dans les eaux territoriales norvégiennes.

    Méditerranée

    Images 5 1Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent en Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, en mer adriatique. Ils se situent à cet endroit, parce que la mer n'y est pas profonde, donc à l'abris des sous-marins. Ils se pratiquent à frapper les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne. Le porte-avions est équipé de F-35 furtifs, qui ont fait leurs preuves lors de bombardements en Irak. De sorte que la Russie a envoyé en Méditerranée près de l'armada, naviguant à une profondeur le rendant non repérable, le sous-marin "Novorossiysk" armé de missiles de croisière Kalibr, qui ont prouvé leur efficacité lors de la guerre syrienne. Utilisé comme arme anti-navire, le missile est faiblement détectable et atteint une vitesse supersonique. Il est d'une précision hors du commun.

    Les avions américains Boeing P-8A Poséidon cherchent sans succès le "Novorossiysk". Ils l'auraient perçu une fois, entre Malte et la Sicile, puis l'auraient perdu. Chose certaine, il n'a pas franchi le Bosphore, ni le canal de Suez, ni Gibraltar. Un avion russe Tu-154M vole dans la même zone que les Poséidons, dans le but d'intercepter et/ou brouiller leurs communications. La flotte de la marine russe comprend maintenant trois sous-marins et 6 navires de guerre en Méditerranée. Elle passera à 7, puisque le grand navire de débarquement Orsk se rend à Tartous, en Syrie.  Le navire de sauvetage russe Epron travaille avec les sous-marins.  

    Mer Baltique

    Des navires de guerre russes s'y déplacent constamment. 

    Mer de Barents

    Mer de l'océan Arctique située au nord de la Norvège et de la Russie, le Kremlin y déploie ses nouveaux missiles hypersoniques furtifs anti-navire Zircon. D'une portée de 1 000 km, sa vitesse atteint 8 fois la vitesse du son. Les Américains ne possèdent pas encore l'équivalent, mais ça viendra. 

    Mer d'Okhotsk

    Mer de l'océan Pacifique, située à l'est des îles Kouriles. La côte de Sibérie est située au nord. Des bombardiers américains y sont apparus à plusieurs reprises, pratiquant des frappes contre les installations militaires russes. À chaque fois l'aviation militaire russe les a perturbés quelque peu. Le Ministère de la défense de la Fédération de Russie signale qu'un exercice militaire russe y ait présentement effectué, dû à l'activité récente des avions de combat de l'US Air Force et de l'armée de l'air japonaise. 

    Mer du nord 

    Trois grands navires de débarquement russes chargés d'armes inconnues s'y dirigeraient. 

    Hawaï 

    Le navire de guerre russe Karelia transportant de l'équipement de renseignement électronique et de suppression électronique, a forcé les Américains à interrompre leurs essais de missiles prévus pour tester un nouveau système de défense anti-missile. 

    Norvège 

    Le câble Internet à fibre optique à Savalbard en Norvège aurait été coupé, le 7 janvier 2021. La plupart des satellites commerciaux et militaires de moins de 500 milles de haut dépendent de ces câbles.

    Côtes américaines

    Est apparu au large des États-Unis et sans se faire remarquer, un sous-marin nucléaire russe de classe Borei, un des plus puissants au monde, si non le plus puissant au monde, armé de 16 missiles balistiques Boulava d'une portée supérieure à 8000 km. Chaque missile possède 16 ogives nucléaires pour un total de 160. Il n'a été possible d'établir son emplacement, que lorsqu'il l'a voulu, soit au moment où il a décidé de retourné à sa base. Il rappelait aux Américains son existence. 

    Grande-Bretagne 

    Un navire de guerre russe de reconnaissance disposant de puissants moyens de renseignement électronique, s'est approché des côtes de la Grande-Bretagne dans le détroit de Douvres, sans être remarqué grâce à l'utilisation de contre-mesures électroniques.

    Arctique 

    L’OTAN nous informe ce 20 janvier, qu'il tiendra des manœuvres militaires d’ici deux mois en Arctique, impliquant 28 pays. La Russie, pour sa part, annonce les siennes dans toutes les régions maritimes relevant de sa responsabilité, y compris en Arctique. Une zone où Moscou, Washington et l’Otan renforcent stratégiquement leur présence.

  • La situation militaire entre la Russie et l'OTAN

    Un jour après l'échec des pourparlers sur la sécurité européenne entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN, le gouvernement ukrainien a subi une cyberattaque massive sur plusieurs de ses sites Web. Sur le site du ministère ukrainien des Affaires étrangères, on pouvait lire le message  : « Ayez peur et attendez-vous au pire ». Cela pouvait faire référence aux inquiétudes concernant une attaque militaire russe contre l'Ukraine, dans le but défendre le Donbass, indépendant de Kiev et en guerre larvée avec l'Ukraine depuis 2014. La plupart des sites Web du gouvernement ukrainien ont été temporairement indisponibles.

    Les sanctions américaines

    Le Sénat américain n'a finalement pas pu imposer des sanctions à la compagnie russe Gazprom à propos du gazoduc North Stream 2. 55 sénateurs ayant voté pour et 44 contre. Il fallait 60 voix pour adopter les sanctions. L'oléoduc de 11 milliards $ acheminera du gaz russe sous la mer Baltique vers l'Europe, mais surtout vers l'Allemagne, la plus grande économie européenne, qui ferme ses centrales au charbon et au nucléaire. Le pipeline vient d'être terminé et attend l'approbation de l'Allemagne et de l'Union Européenne, avant de rentrer en fonction. D'ailleurs si les sanctions avaient été adoptées, elles auraient brisé l'unité européenne contre la Russie. Certains pays européens étant pour l'oléoduc et d'autres contre. 

    Par contre si Moscou s'engage dans des hostilités contre l'Ukraine, la Maison Blanche a dévoilé un projet de loi visant à imposer des sanctions aux hauts responsables du gouvernement russe dont son président, à son armée et aux principales institutions bancaires. Le projet de loi empêchera les banques russes d'utiliser la messagerie sécurisée SWIFT contrôlée par la NSA, l'Agence nationale de la sécurité américaine, responsable du renseignement électromagnétique. Et comme ce n'est pas la première fois que la Russie en est menacée, celle-ci a déjà créé sa propre messagerie sécurisée : le Système de Messagerie Financière Russe. Si la Russie est chassée de SWIFT, étant son deuxième utilisateur, la compagnie SWIFT fera face elle-même à de lourdes pertes. Plus de 600 institutions financières russes l'utilisent, mais s'orientent maintenant vers son remplaçant russe. 

    Situation militaire  

    Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle avec la Russie. La Fédération de Russie est clairement identifiée, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'organisation. Les provocations de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. Un exemple, le 23 juin dernier, le destroyer britannique HMS Defender a pénétré les eaux territoriales russes au large de la Crimée. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135, indiquait clairement que l'OTAN voulait en fait connaître la façon de répondre de l'armée russe. Celle-ci n'est pas rentrée dans le panneau et n'a répondu qu'avec des coups de semonces d'un garde-côte. 

    Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense. De sorte que la Russie envisage la possibilité de déployer des bases militaires et des missiles à Cuba et au Venezuela. 

    Pour l'OTAN, une guerre est fortement possible en Europe, si l'armée russe déployée à la frontière de l'Ukraine, passe à l'action. 

    Donbass 

    Moscou parle peut-être en exagérant de 125 000 soldats ukrainiens déplacés vers le Donbass. Le président ukrainien Zelensky affirme : "Mon armée est prête, s'il le faut, à combattre. Ce qu'on sait, c'est que l'armée ukrainienne a transféré des véhicules militaires sur toute la ligne du front.

    Parfois, des avions américains de reconnaissance entrent dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, s'approchant d'eux à environ 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Lougansk a déployé des missiles sol-air Buk de fabrication russe, pour contrer les missiles de croisière Tomahawks, les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possédant pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, possède à la place entre 12 et 36 drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait ses preuves lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh. Ils sont efficaces contre le système de missiles sol-air Buk, mais ces derniers le sont aussi contre les drones turcs. 

    Crimée

    6 000 hommes sont venus renforcer le contingent russe de Sébastopol. Les effectifs russes y sont maintenant estimés à 20000. La Russie a aussi déployé ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile S-400 d'une portée de 400 km, un des fleurons de son industrie militaire. Le S-400 est présentement très efficace en Syrie. Aucun appareil volant n'ayant osé faire le pigeon d'argile devant cette arme. Comme Washington estime que Moscou a atteint le contrôle opérationnel en Crimée, l'armée ukrainienne a déployé ses systèmes anti-aérien S-300 près de cette région et l'armée américaine a déployé ses systèmes de fusée d'artillerie à haute mobilité en Roumanie, capables de frapper les principales installations militaires russes en Crimée.

    Un avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré semble-t-il profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion semble avoir été perturbée. Décollés d'une base aérienne d'Allemagne, accompagnés d'un avion ravitailleur et d'un avion de contrôle d'attaque, des avions militaires de l'OTAN sont apparus près de la Crimée, faisant un exercice. 

    Mer Noire

    La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Un avion de reconnaissance britannique au-dessus de la mer Noire, s'est dirigé vers la frontière russe. L'avion de manière inattendue s'est redéplacé rapidement vers l'espace aérien ukrainien. Compte tenu des interruptions dans son fonctionnement GPS, cela laisse à croire que l'appareil a fait face au dispositif de guerre électronique mobile russe Krasukha. Des avions de combat de l'OTAN survolent régulièrement la mer. L’utilisation des avions de reconnaissance autant de l'OTAN que russe y a augmenté de 60 %. 

    Pays baltes

    Le Danemark y a envoyé quatre chasseurs F-16 et deux navires de guerre supplémentaires pour renforcer les forces navales de l'OTAN. 

    Biélorussie

    La Biélorussie a massé un nombre de troupes indéterminées à la frontière ukrainienne, peut-être conjointement avec la Russie; de sorte que l’Ukraine a envoyé 8 500 militaires à la frontière biélorusse. 

    Russie 

    100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière ukrainienne dans 4 bases militaires. Des images satellites américaines d'un camp militaire situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires seulement dans ce camp. Des trains remplis de matériel militaire y arrivent toujours et la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux.

    Quotidiennement, des avions de reconnaissance militaires américains volent près de la Russie et perçoivent le déploiement de l'armée russe, dans le but d'éventuelles frappes opérationnelles. En revanche, les experts affirment que les systèmes de guerre électronique déployés près des frontières russes, empêcheraient les États-Unis de recevoir leurs données satellitaires, de sorte que leurs missiles n'atteindraient pas leurs cibles.  

    Le sous-marin américain "USS New Mexico" équipé de missiles de croisière Tomahawk, s'est approché de la frontière nord de la Russie, surveillé de près par des navires et des sous-marins russes. Pour le moment, il ne s'aventure plus en dehors des eaux territoriales norvégiennes. La Russie surveille en permanence ses mouvements. Il semble que la Russie soit armée de contre-mesures électroniques qui peuvent désactiver les systèmes de navigation du sous-marin ou supprimer ses communications avec le commandement de la marine américaine. 

    Méditerranée

    Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent en Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. Ils se pratiquent à frapper les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne. Le porte-avions est équipé de F-35 furtifs, qui ont fait leurs preuves lors de bombardements en Irak. De sorte que la Russie a envoyé près de l'armada, naviguant à une profondeur le rendant non repérable, le sous-marin "Novorossiysk" armé de missiles de croisière Kalibr, l'équivalant des missiles Tomahawks américains. Ils ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne. Utilisé comme arme anti-navire le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, effectuant des manœuvres évasives. Il est d'une précision hors du commun.

    Les avions américain Boeing P-8A Poséidon anti-sous-marin cherchent sans succès le "Novorossiysk". Ils l'auraient perçu une fois, entre Malte et la Sicile, puis l'auraient perdu. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes ou en Méditerranée centrale. Chose certaine, il n'a pas franchi le Bosphore ou le canal de Suez, ni Gibraltar. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Un avion russe Tu-154M vole dans la même zone que les Poséidons, pour intercepter et/ou brouiller les ordres ou informations des systèmes américains de communication. Le sous-marin russe aurait tourné aux alentours du porte-avions pendant sept jours, sans être perçu. 

    Mer Baltique

    Des systèmes américains de fusée d'artillerie à haute mobilité ont été déployés près de la mer Baltique, probablement en Pologne, dans le but d'effectuer des frappes sur la région de Kaliningrad, ville russe située dans une enclave territoriale, qu'on appelle l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La Russie y a installé des missiles Iskander à capacité nucléaire, un système de missile balistique à courte et moyenne portée de nouvelle génération. Des navires de guerre russes se déplacent constamment sur cette mer. 

    Mer de Barents

    Mer de l'océan Arctique située au nord de la Norvège et de la Russie, le Kremlin y déploie ses nouveaux missiles hypersoniques furtifs anti-navire Zircon. D'une portée de 1 000 km, sa vitesse atteint 8 fois la vitesse du son. Les Américains ne possèdent pas encore l'équivalent de cette arme, mais ca viendra. 

    Mer d'Okhotsk

    Mer de l'océan Pacifique, située à l'est des îles Kouriles. La côte de Sibérie est située au nord. Des bombardiers américains y sont apparus à plusieurs reprises, pratiquant des frappes contre les installations militaires russes. À chaque fois l'aviation militaire russe les a perturbés quelque peu. Le Ministère de la défense de la Fédération de Russie signale qu'un exercice militaire russe y ait présentement effectué, dû à l'activité récente des avions de combat de l'US Air Force et de l'armée de l'air japonaise. 

    Hawaï 

    Le navire de guerre russe Karelia transportant de l'équipement de renseignement électronique et de suppression électronique, a forcé les Américains à interrompre leurs essais de missiles prévus pour tester un nouveau système de défense anti-missile.

    Côtes américaines

    Est apparu très longtemps au large des États-Unis et sans se faire remarquer, un sous-marin nucléaire russe de classe Borei, un des plus puissants au monde, si non le plus puissant au monde, armé de 16 missiles balistiques Boulava, arme principale des forces stratégiques navales russes d'une portée supérieure à 8 000 km. Chaque missile possède 16 ogives nucléaires pour un total de 160. Il n'a été possible d'établir son emplacement, que lorsqu'il l'a voulu, soit au moment où il a décidé de retourné à sa base. C'était pour rappeler aux Américains son existence. 

    Armes nucléaires 

    Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit la Russie, les États-Unis, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. 

    Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. Chine : 350; France : 290; Royaume-Uni : 195; Pakistan : 165; Inde : 160; Israël 150; Corée du Nord de 30 à 60. L'Iran est possiblement en voie de l'obtenir. 

  • La situation militaire entre la Russie et l'OTAN

    Images 2 1Un jour après l'échec des pourparlers sur la sécurité européenne entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN, le gouvernement ukrainien a subi une cyberattaque massive sur plusieurs de ses sites Web. Sur le site du ministère ukrainien des Affaires étrangères, on pouvait lire le message  : « Ayez peur et attendez-vous au pire ». Cela pouvait faire référence aux inquiétudes concernant une attaque militaire russe contre l'Ukraine, dans le but défendre le Donbass, indépendant de Kiev et en guerre larvée avec l'Ukraine depuis 2014. La plupart des sites Web du gouvernement ukrainien ont été temporairement indisponibles.

    Les sanctions américaines

    Le Sénat américain n'a finalement pas pu imposer des sanctions à la compagnie russe Gazprom à propos du gazoduc North Stream 2. 55 sénateurs ayant voté pour et 44 contre. Il fallait 60 voix pour adopter les sanctions. L'oléoduc de 11 milliards $ acheminera du gaz russe sous la mer Baltique vers l'Europe, mais surtout vers l'Allemagne, la plus grande économie européenne, qui ferme ses centrales au charbon et au nucléaire. Le pipeline vient d'être terminé et attend l'approbation de l'Allemagne et de l'Union Européenne, avant de rentrer en fonction. D'ailleurs si les sanctions avaient été adoptées, elles auraient brisé l'unité européenne contre la Russie. Certains pays européens étant pour l'oléoduc et d'autres contre. 

    Par contre si Moscou s'engage dans des hostilités contre l'Ukraine, la Maison Blanche a dévoilé un projet de loi visant à imposer des sanctions aux hauts responsables du gouvernement russe dont son président, à son armée et aux principales institutions bancaires. Le projet de loi empêchera les banques russes d'utiliser la messagerie sécurisée SWIFT contrôlée par la NSA, l'Agence nationale de la sécurité américaine, responsable du renseignement électromagnétique. Et comme ce n'est pas la première fois que la Russie en est menacée, celle-ci a déjà créé sa propre messagerie sécurisée : le Système de Messagerie Financière Russe. Si la Russie est chassée de SWIFT, étant son deuxième utilisateur, la compagnie SWIFT fera face elle-même à de lourdes pertes. Plus de 600 institutions financières russes l'utilisent, mais s'orientent maintenant vers son remplaçant russe. 

    Situation militaire  

    Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle avec la Russie. La Fédération de Russie est clairement identifiée, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'organisation. Les provocations de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. Un exemple, le 23 juin dernier, le destroyer britannique HMS Defender a pénétré les eaux territoriales russes au large de la Crimée. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135, indiquait clairement que l'OTAN voulait en fait connaître la façon de répondre de l'armée russe. Celle-ci n'est pas rentrée dans le panneau et n'a répondu qu'avec des coups de semonces d'un garde-côte. 

    Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense. De sorte que la Russie envisage la possibilité de déployer des bases militaires et des missiles à Cuba et au Venezuela. 

    Pour l'OTAN, une guerre est fortement possible en Europe, si l'armée russe déployée à la frontière de l'Ukraine, passe à l'action. 

    Donbass 

    Moscou parle peut-être en exagérant de 125 000 soldats ukrainiens déplacés vers le Donbass. Le président ukrainien Zelensky affirme : "Mon armée est prête, s'il le faut, à combattre. Ce qu'on sait, c'est que l'armée ukrainienne a transféré des véhicules militaires sur toute la ligne du front.

    Parfois, des avions américains de reconnaissance entrent dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, s'approchant d'eux à environ 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Lougansk a déployé des missiles sol-air Buk de fabrication russe, pour contrer les missiles de croisière Tomahawks, les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possédant pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, possède à la place entre 12 et 36 drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait ses preuves lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh. Ils sont efficaces contre le système de missiles sol-air Buk, mais ces derniers le sont aussi contre les drones turcs. 

    Crimée

    6 000 hommes sont venus renforcer le contingent russe de Sébastopol. Les effectifs russes y sont maintenant estimés à 20000. La Russie a aussi déployé ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile S-400 d'une portée de 400 km, un des fleurons de son industrie militaire. Le S-400 est présentement très efficace en Syrie. Aucun appareil volant n'ayant osé faire le pigeon d'argile devant cette arme. Comme Washington estime que Moscou a atteint le contrôle opérationnel en Crimée, l'armée ukrainienne a déployé ses systèmes anti-aérien S-300 près de cette région et l'armée américaine a déployé ses systèmes de fusée d'artillerie à haute mobilité en Roumanie, capables de frapper les principales installations militaires russes en Crimée.

    Un avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré semble-t-il profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion semble avoir été perturbée. Décollés d'une base aérienne d'Allemagne, accompagnés d'un avion ravitailleur et d'un avion de contrôle d'attaque, des avions militaires de l'OTAN sont apparus près de la Crimée, faisant un exercice. 

    Mer Noire

    La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Un avion de reconnaissance britannique au-dessus de la mer Noire, s'est dirigé vers la frontière russe. L'avion de manière inattendue s'est redéplacé rapidement vers l'espace aérien ukrainien. Compte tenu des interruptions dans son fonctionnement GPS, cela laisse à croire que l'appareil a fait face au dispositif de guerre électronique mobile russe Krasukha. Des avions de combat de l'OTAN survolent régulièrement la mer. L’utilisation des avions de reconnaissance autant de l'OTAN que russe y a augmenté de 60 %. 

    Pays baltes

    Le Danemark y a envoyé quatre chasseurs F-16 et deux navires de guerre supplémentaires pour renforcer les forces navales de l'OTAN. 

    Biélorussie

    La Biélorussie a massé un nombre de troupes indéterminées à la frontière ukrainienne, peut-être conjointement avec la Russie; de sorte que l’Ukraine a envoyé 8 500 militaires à la frontière biélorusse. 

    Russie 

    100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière ukrainienne dans 4 bases militaires. Des images satellites américaines d'un camp militaire situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires seulement dans ce camp. Des trains remplis de matériel militaire y arrivent toujours et la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux.

    Quotidiennement, des avions de reconnaissance militaires américains volent près de la Russie et perçoivent le déploiement de l'armée russe, dans le but d'éventuelles frappes opérationnelles. ​​​​​​​En revanche, les experts affirment que les systèmes de guerre électronique déployés près des frontières russes, empêcheraient les États-Unis de recevoir leurs données satellitaires, de sorte que leurs missiles n'atteindraient pas leurs cibles.  

    Le sous-marin américain "USS New Mexico" équipé de missiles de croisière Tomahawk, s'est approché de la frontière nord de la Russie, surveillé de près par des navires et des sous-marins russes. Pour le moment, il ne s'aventure plus en dehors des eaux territoriales norvégiennes. La Russie surveille en permanence ses mouvements. Il semble que la Russie soit armée de contre-mesures électroniques qui peuvent désactiver les systèmes de navigation du sous-marin ou supprimer ses communications avec le commandement de la marine américaine. 

    Méditerranée

    Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent en Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. Ils se pratiquent à frapper les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne. Le porte-avions est équipé de F-35 furtifs, qui ont fait leurs preuves lors de bombardements en Irak. De sorte que la Russie a envoyé près de l'armada, naviguant à une profondeur le rendant non repérable, le sous-marin "Novorossiysk" armé de missiles de croisière Kalibr, l'équivalant des missiles Tomahawks américains. Ils ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne. Utilisé comme arme anti-navire le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, effectuant des manœuvres évasives. Il est d'une précision hors du commun.

    Les avions américain Boeing P-8A Poséidon anti-sous-marin cherchent sans succès le "Novorossiysk". Ils l'auraient perçu une fois, entre Malte et la Sicile, puis l'auraient perdu. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes ou en Méditerranée centrale. Chose certaine, il n'a pas franchi le Bosphore ou le canal de Suez, ni Gibraltar. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Un avion russe Tu-154M vole dans la même zone que les Poséidons, pour intercepter et/ou brouiller les ordres ou informations des systèmes américains de communication. Le sous-marin russe aurait tourné aux alentours du porte-avions pendant sept jours, sans être perçu. 

    Mer Baltique

    Des systèmes américains de fusée d'artillerie à haute mobilité ont été déployés près de la mer Baltique, probablement en Pologne, dans le but d'effectuer des frappes sur la région de Kaliningrad, ville russe située dans une enclave territoriale, qu'on appelle l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La Russie y a installé des missiles Iskander à capacité nucléaire, un système de missile balistique à courte et moyenne portée de nouvelle génération. Des navires de guerre russes se déplacent constamment sur cette mer. 

    Mer de Barents

    Mer de l'océan Arctique située au nord de la Norvège et de la Russie, le Kremlin y déploie ses nouveaux missiles hypersoniques furtifs anti-navire Zircon. D'une portée de 1 000 km, sa vitesse atteint 8 fois la vitesse du son. Les Américains ne possèdent pas encore l'équivalent de cette arme, mais ca viendra. 

    Mer d'Okhotsk

    Mer de l'océan Pacifique, située à l'est des îles Kouriles. La côte de Sibérie est située au nord. Des bombardiers américains y sont apparus à plusieurs reprises, pratiquant des frappes contre les installations militaires russes. À chaque fois l'aviation militaire russe les a perturbés quelque peu. Le Ministère de la défense de la Fédération de Russie signale qu'un exercice militaire russe y ait présentement effectué, dû à l'activité récente des avions de combat de l'US Air Force et de l'armée de l'air japonaise. 

    Hawaï 

    Le navire de guerre russe Karelia transportant de l'équipement de renseignement électronique et de suppression électronique, a forcé les Américains à interrompre leurs essais de missiles prévus pour tester un nouveau système de défense anti-missile.

    Côtes américaines

    Est apparu très longtemps au large des États-Unis et sans se faire remarquer, un sous-marin nucléaire russe de classe Borei, un des plus puissants au monde, si non le plus puissant au monde, armé de 16 missiles balistiques Boulava, arme principale des forces stratégiques navales russes d'une portée supérieure à 8 000 km. Chaque missile possède 16 ogives nucléaires pour un total de 160. Il n'a été possible d'établir son emplacement, que lorsqu'il l'a voulu, soit au moment où il a décidé de retourné à sa base. C'était pour rappeler aux Américains son existence. 

     

    Armes nucléaires 

    Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit la Russie, les États-Unis, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. 

    Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. Chine : 350; France : 290; Royaume-Uni : 195; Pakistan : 165; Inde : 160; Israël 150; Corée du Nord de 30 à 60. L'Iran est possiblement en voie de l'obtenir. 

     




       
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  • 13 janvier 1941, décès de James Joyce

    139010896 450247056356723 8827707662453157275 n 1Né dans une famille bourgeoise catholique de Dublin, qui n'était pas particulièrement aisée, à cause de la loyauté du père envers la cause républicaine dans une ville dirigée par les Britanniques, James Joyce se détache de l'Irlande et mène une vie d'errance à travers l'Europe, en passant par Zurich, Trieste, Rome, Paris...

    Il s'éloigne d'une Irlande étouffante gouvernée par une religion répressive et une politique nonchalante. Il révolutionne la littérature du XXe siècle avec son roman-fleuve "Ulysse" (1922). Qualifié de « cathédrale de la prose », "Ulysse" est considéré comme l'un des romans les plus importants de la littérature moderne, figurant même à la 1re place dans la liste des cent meilleurs romans de langue anglaise du XXe siècle établie par la Modern Library en 1998.

    Le roman relate les pérégrinations de Leopold Bloom (Ulysse) et Stephen Dedalus (Télémaque) à travers la ville de Dublin, lors d'une journée ordinaire.

    Une conversation entre Hemingway et son chauffeur, Hemingway : "Ulysse, il s'agit d'un jour à Dublin, en 1904, un jour vu du point de vue de plusieurs personnes, notamment Stephen Dedalus, Buck Mulligan, Leopold Bloom et sa femme Molly."

    Son chauffeur : "En regardant l'épaisseur du livre, ça a dû être une journée d'enfer."

    Sources :

    Encyclopédie Hérodote et

    "James Joyce - un portrait, « Il était une fois et un très bon moment c'était…» James Joyce" de Steve Newman.

    Photos : Quarante Five Downstairs

  • Résultat de la rencontre "Russie" - "OTAN"

    211022 nato russia flag rdax 775x440Deux jours après la consultation "Russie-États-Unis", la réunion "Russie-OTAN", deuxième étape sur trois, des consultations consacrées aux propositions russes sur les garanties de sécurité en Europe, s'est déroulée le 12 janvier, première rencontre entre l'OTAN et la Russie depuis plus de deux ans.

    Les propositions russes

    Le ministère russe de la Défense a identifié trois enjeux essentiels : 

    1. Garantir que l'OTAN ne s'étendra pas vers l'est, soit vers l'Ukraine et d'autres pays.

    2. L'OTAN doit s’engager à ne pas déployer de nouveaux missiles américains de courte et moyenne portée en Europe, car leur déploiement pourrait aggraver radicalement les conditions de sécurité sur le continent. La Russie déploierait alors elle aussi de nouveaux missiles.

    3. Limiter les activités militaires en Europe et éviter de créer des contingents avancés, près des frontières de chacun.

    Selon les Russes, l'OTAN a parlé de l'Ukraine pendant une heure et demie. La diplomatie russe a alors appelé l'Alliance à cesser d'accorder une assistance militaire à l'Ukraine, afin d'obtenir une désescalade militaire russe à la frontière ukrainienne. 

    Pendant quatre heures de discussions, la Russie a proposé à l'OTAN des mesures pour désamorcer la crise. L’Alliance les a ignorées. Ce qui crée selon la partie russe, des conditions préalables à des incidents et à des conflits, qui sapent les fondements même de la sécurité européenne. Cela se produit dans un contexte d'instabilité mondiale, de menaces terroristes et d'une nouvelle course aux armements, menant à des relations Russie-OTAN extrêmement tendues.

    Les Russes ont rappelé qu'ils ont toujours proposé une relance des contacts entre les deux camps. Mais l'OTAN a toujours déclaré que c’était impossible à cause de la situation ukrainienne depuis 2014. Moscou a rappelé que le déploiement de dizaines de milliers de soldats russes à la frontière, est une réaction à la présence croissante de l'OTAN aux frontières russes. 

    Moscou s’est dit préoccupé par l’intention de l’OTAN d'augmenter le nombre d’armes nucléaires et a dénoncé la dégradation du système de contrôle des armements. Dégradation, qui a commencé par le retrait des États-Unis du Traité sur la défense antimissile; suivi par le refus de l'OTAN de ratifier le Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe, qui était censé devenir la pierre angulaire de la sécurité européenne et par l'abandon du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire par l'administration américaine en 2021, sans oublier le traité "Ciel ouvert" qui a été gravement sapé, traité qui permettait à l'armée adverse de survoler le territoire de l'autre par des avions de reconnaissance sans arme, dans le but de vérifier le respect des autres traités.

    Les propositions de l'OTAN

    L’OTAN a insisté sur son caractère purement défensif et sur le fait que ses membres n’ont jamais été forcés d'y adhérer. L'Alliance n’accepte pas l’idée d’arrêter son élargissement et de ramener ses frontières au niveau de 1997. 

    L'Alliance a rejeté catégoriquement les demandes russes à propos que l'OTAN arrête son élargissement et retire ses forces des états membres limitrophes de la Russie. L'organisation a refusé de garantir que l'Ukraine n'adhérera jamais à l'OTAN et a mentionné que les pays membres sont unis pour imposer des sanctions à la Russie, si jamais elle envahit l'Ukraine. L'organisme en a même profité pour mentionner que des discussions sont en cours pour renforcer la présence militaire de l'OTAN dans les pays baltes et a aussi évoqué la possible adhésion de la Finlande ou de la Suède, si ces pays le souhaitent. 

    L'Alliance a insisté pour que la Russie réduise la tension militaire à la frontière de l'Ukraine, respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de ses voisins et s'abstienne de toute agressivité ou d'activités malveillantes envers les membres de l'OTAN. Pour l'organisme, il existe réellement un risque d'un nouveau conflit armé en Europe, un risque qui entraînerait de graves coûts économiques et autres pour Moscou et qui entraînerait forcément de nouveaux déploiements militaires dans les états membres de l'OTAN proches de la Russie, donc des conséquences bien pires qu'en 2014. Mais pour autant, les représentants russes ne se sont aucunement engagés à retirer leurs troupes. 

    Cependant, les dirigeants de l'OTAN se sont dits prêts à engager une diplomatie sérieuse avec Moscou, sur les armements, le désarmement, le déploiement de missiles en Europe, ainsi que sur la limitation réciproque des missiles et de discuter des politiques nucléaires de chacun. L'organisation souhaite accroître la transparence des exercices militaires, éviter les incidents militaires dangereux et réduire les menaces dans l'espace et les cyber-menaces. Un autre point d'intérêt pour l'organisme, est d'améliorer les canaux de communication en rétablissant les bureaux diplomatiques respectifs à Bruxelles et à Moscou, retirés de part et d'autre, suite à la plainte de l'Alliance selon laquelle les membres de la mission russe étaient en fait, des espions. L'Alliance voudrait que les deux camps se réunissent de nouveau et bientôt pour mener une discussion plus approfondie. La diplomatie russe a pris acte des propositions, sans donner de réponse immédiate. Toutefois, les deux camps conservent une porte ouverte sur les pourparlers.

    Conclusion 

    La conversation a été franche, directe, profonde et intense. Le tout dans le respect de l'un et de l'autre. Ils n'ont pas le choix, vu l'armement dont chacun dispose. Les deux parties ont qualifié les discussions d’utiles, tout en reconnaissant l’existence de nombreuses divergences.

    En effet, il existe toujours des différents significatifs sur la situation en Ukraine et la sécurité en Europe, mais dialoguer a été positif. Cependant, quatre heures de discussion sérieuse entre la Russie et l'Alliance de 30 membres, nous laissent toujours sans réponse, à savoir si Vladimir Poutine choisira la diplomatie ou la guerre. N'oublions pas que le président russe est un fin stratège!  Avancer 100 000 militaires bien équipés d'armements modernes sur les 280 000 soldats réguliers de l'armée russe, lui a permis d'ouvrir le dialogue, qui autrement lui a toujours été refusé. L'OTAN craint donc l'armée russe, mais cette dernière craint aussi l'OTAN, puisqu'elle reste sur place. On parle ici de forces militaires gigantesques de part et d'autre.   

    À noter que les deux parties ont exprimé la nécessité de reprendre le dialogue et d'explorer un calendrier pour d'éventuelles rencontres. Cependant, la Russie ne voulant pas dialoguer inutilement ni éternellement, un mois tout au plus, n'a pas encore donné de dates précises pour de futures rencontres. En même temps, les deux protagonistes ne se font aucune illusion sur les perspectives d'avancement de ces pourparlers, tout en reconnaissant que le dialogue est difficile, mais nécessaire. Vues les circonstances, il est fort possible que la Russie ne poursuive pas le dialogue diplomatique avec l’OTAN, mais une course aux armements coûte excessivement chère ! 

    À suivre... 

  • Résultat de la rencontre "Russie" - "OTAN"

    Telechargement 1 1

    Deux jours après la consultation "Russie-États-Unis", la réunion "Russie-OTAN", deuxième étape sur trois, des consultations consacrées aux propositions russes sur les garanties de sécurité en Europe, s'est déroulée le 12 janvier, première rencontre entre l'OTAN et la Russie depuis plus de deux ans.

    Les propositions russes

    Le ministère russe de la Défense a identifié trois enjeux essentiels : 

    1. Garantir que l'OTAN ne s'étendra pas vers l'est, soit vers l'Ukraine et d'autres pays.

    2. L'OTAN doit s’engager à ne pas déployer de nouveaux missiles américains de courte et moyenne portée en Europe, car leur déploiement pourrait aggraver radicalement les conditions de sécurité sur le continent. La Russie déploierait alors elle aussi de nouveaux missiles.

    3. Limiter les activités militaires en Europe et éviter de créer des contingents avancés, près des frontières de chacun.

    Selon les Russes, l'OTAN a parlé de l'Ukraine pendant une heure et demie. La diplomatie russe a alors appelé l'Alliance à cesser d'accorder une assistance militaire à l'Ukraine, afin d'obtenir une désescalade militaire russe à la frontière ukrainienne. 

    Pendant quatre heures de discussions, la Russie a proposé à l'OTAN des mesures pour désamorcer la crise. L’Alliance les a ignorées. Ce qui crée selon la partie russe, des conditions préalables à des incidents et à des conflits, qui sapent les fondements même de la sécurité européenne. Cela se produit dans un contexte d'instabilité mondiale, de menaces terroristes et d'une nouvelle course aux armements, menant à des relations Russie-OTAN extrêmement tendues.

    Les Russes ont rappelé qu'ils ont toujours proposé une relance des contacts entre les deux camps. Mais l'OTAN a toujours déclaré que c’était impossible à cause de la situation ukrainienne depuis 2014. Moscou a rappelé que le déploiement de dizaines de milliers de soldats russes à la frontière, est une réaction à la présence croissante de l'OTAN aux frontières russes. 

    Moscou s’est dit préoccupé par l’intention de l’OTAN d'augmenter le nombre d’armes nucléaires et a dénoncé la dégradation du système de contrôle des armements. Dégradation, qui a commencé par le retrait des États-Unis du Traité sur la défense antimissile; suivi par le refus de l'OTAN de ratifier le Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe, qui était censé devenir la pierre angulaire de la sécurité européenne et par l'abandon du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire par l'administration américaine en 2021, sans oublier le traité "Ciel ouvert" qui a été gravement sapé, traité qui permettait à l'armée adverse de survoler le territoire de l'autre par des avions de reconnaissance sans arme, dans le but de vérifier le respect des autres traités.

    Les propositions de l'OTAN

    L’OTAN a insisté sur son caractère purement défensif et sur le fait que ses membres n’ont jamais été forcés d'y adhérer. L'Alliance n’accepte pas l’idée d’arrêter son élargissement et de ramener ses frontières au niveau de 1997. 

    L'Alliance a rejeté catégoriquement les demandes russes à propos que l'OTAN arrête son élargissement et retire ses forces des états membres limitrophes de la Russie. L'organisation a refusé de garantir que l'Ukraine n'adhérera jamais à l'OTAN et a mentionné que les pays membres sont unis pour imposer des sanctions à la Russie, si jamais elle envahit l'Ukraine. L'organisme en a même profité pour mentionner que des discussions sont en cours pour renforcer la présence militaire de l'OTAN dans les pays baltes et a aussi évoqué la possible adhésion de la Finlande ou de la Suède, si ces pays le souhaitent. 

    L'Alliance a insisté pour que la Russie réduise la tension militaire à la frontière de l'Ukraine, respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de ses voisins et s'abstienne de toute agressivité ou d'activités malveillantes envers les membres de l'OTAN. Pour l'organisme, il existe réellement un risque d'un nouveau conflit armé en Europe, un risque qui entraînerait de graves coûts économiques et autres pour Moscou et qui entraînerait forcément de nouveaux déploiements militaires dans les états membres de l'OTAN proches de la Russie, donc des conséquences bien pires qu'en 2014. Mais pour autant, les représentants russes ne se sont aucunement engagés à retirer leurs troupes. 

    Cependant, les dirigeants de l'OTAN se sont dits prêts à engager une diplomatie sérieuse avec Moscou, sur les armements, le désarmement, le déploiement de missiles en Europe, ainsi que sur la limitation réciproque des missiles et de discuter des politiques nucléaires de chacun. L'organisation souhaite accroître la transparence des exercices militaires, éviter les incidents militaires dangereux et réduire les menaces dans l'espace et les cyber-menaces. Un autre point d'intérêt pour l'organisme, est d'améliorer les canaux de communication en rétablissant les bureaux diplomatiques respectifs à Bruxelles et à Moscou, retirés de part et d'autre, suite à la plainte de l'Alliance selon laquelle les membres de la mission russe étaient en fait, des espions. L'Alliance voudrait que les deux camps se réunissent de nouveau et bientôt pour mener une discussion plus approfondie. La diplomatie russe a pris acte des propositions, sans donner de réponse immédiate. Toutefois, les deux camps conservent une porte ouverte sur les pourparlers.

    Conclusion 

    La conversation a été franche, directe, profonde et intense. Le tout dans le respect de l'un et de l'autre. Ils n'ont pas le choix, vu l'armement dont chacun dispose. Les deux parties ont qualifié les discussions d’utiles, tout en reconnaissant l’existence de nombreuses divergences.

    En effet, il existe toujours des différents significatifs sur la situation en Ukraine et la sécurité en Europe, mais dialoguer a été positif. Cependant, quatre heures de discussion sérieuse entre la Russie et l'Alliance de 30 membres, nous laissent toujours sans réponse, à savoir si Vladimir Poutine choisira la diplomatie ou la guerre. N'oublions pas que le président russe est un fin stratège!  Avancer 100 000 militaires bien équipés d'armements modernes sur les 280 000 soldats réguliers de l'armée russe, lui a permis d'ouvrir le dialogue, qui autrement lui a toujours été refusé. L'OTAN craint donc l'armée russe, mais cette dernière craint aussi l'OTAN, puisqu'elle reste sur place. On parle ici de forces militaires gigantesques de part et d'autre.   

    À noter que les deux parties ont exprimé la nécessité de reprendre le dialogue et d'explorer un calendrier pour d'éventuelles rencontres. Cependant, la Russie ne voulant pas dialoguer inutilement ni éternellement, un mois tout au plus, n'a pas encore donné de dates précises pour de futures rencontres. En même temps, les deux protagonistes ne se font aucune illusion sur les perspectives d'avancement de ces pourparlers, tout en reconnaissant que le dialogue est difficile, mais nécessaire. Vues les circonstances, il est fort possible que la Russie ne poursuive pas le dialogue diplomatique avec l’OTAN, mais une course aux armements coûte excessivement chère ! 

    À suivre... 

     

     

  • Russie - USA : Impasse après une journée de négociations

    Merlin 200157006 8dcdb42a fb4d 40f8 875f a74119d3fa14 superjumbo

    Mme Sherman, côté américain, a qualifié la discussion de franche et directe, tandis que M. Ryabkov, côté russe, a déclaré que la négociation avait été difficile mais professionnelle et que les États-Unis ont abordé sérieusement les propositions russes. 

    Après une journée de négociations, les États-Unis ont repoussé les demandes russes. Après huit heures de négociations, Américains et Russes ont convenu que même s’ils continuaient à se parler, ils restaient loin d'être d'accord sur la façon de répondre aux préoccupations de sécurité de l'autre; de sorte que les deux parties ne s’attendent plus à une percée diplomatique. La journée n’a servi qu’à une meilleure compréhension des uns et des autres et des priorités de chacun. Les États-Unis et la Russie ont à certains égards des points de vue diamétralement opposés sur ce qui doit être fait. Aucune percée majeure n'est prévue dans l'immédiat. Mais, malgré l'absence de progrès évident, l'atmosphère est demeurée cordiale et franche.

    Les Américains ont écouté les préoccupations russes. La Russie a affirmé encore une fois, qu’elle n'avait pas l'intention d'envahir l'Ukraine. Les États-Unis ont répondu que si tel est le cas, elle donne fortement l'impression de ne pas être prête à désamorcer la crise par le retour de ses troupes dans leurs casernes. Le Kremlin a alors rétorqué, qu'en fait, il répond au comportement agressif de l'OTAN et de l'Ukraine. Washington a repoussé la proposition de "sécurité juridique", y compris la demande que l'Ukraine ne soit pas admise à l'OTAN. Washington a assuré à Moscou ne pas avoir l'intention de positionner des armes offensives en Ukraine, mais a démenti avoir l'intention de procéder à une démilitarisation en Europe. Les Américains ont clairement indiqué qu’ils ne prendront pas de décisions concernant l'Ukraine sans l'Ukraine, concernant l'Europe sans l'Europe et concernant l'OTAN sans l'OTAN. Moscou a alors répliqué que le refus de l'OTAN nuirait à sa propre sécurité, que la Russie réagira de manière militaire et technique, si les pourparlers échouent. Comprendre un redéploiement de missiles nucléaires à portée intermédiaire en Europe, qui pourrait se produire dès le mois prochain. La partie américaine a rétorqué que si la Russie se retirait des pourparlers, il serait clair qu'elle n'a jamais été sérieuse en matière de diplomatie. De sorte que la Russie considère que les principales questions de négociations sont demeurées en suspens. 

    Par contre ce qui semble contradictoire, c'est qu'à la demande de la Russie, les deux parties ont discuté de la possibilité de relancer le Traité sur les missiles nucléaires à portée intermédiaire, que les États-Unis ont abandonné en 2019, accusant la Russie de l'avoir violé. Toujours à la demande de la Russie, les États-Unis ont indiqué qu'ils étaient ouverts à discuter des moyens de fixer des limites réciproques sur la taille et la portée des exercices militaires.

    La Russie quant à elle, a clairement indiqué qu'elle n'est pas prête à attendre des semaines ou des mois. Elle décidera des perspectives d'avenir après les réunions avec l'OTAN et l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, qui auront lieu mercredi et jeudi prochain. Aucun des protagonistes ne s'attend à une percée dans l'une ou l'autre de ces réunions, mais il semble que Washington et Moscou se réuniront après coup, pour explorer la voie à suivre.  

     

     

  • Ukraine, derniers développements

    Fivn olxoaajudkSuite au renforcement massif de l'armée russe à la frontière ukrainienne, une session extraordinaire du dialogue bilatéral sur la stabilité stratégique est actuellement en cours à Genève entre les Russes et les Américains.

    Avec ces pourparlers, le président russe a déjà atteint l'un de ses objectifs : Négocier bilatéralement avec les États-Unis sur un pied d'égalité et à la vue du monde entier. Les représentants des deux camps écoutent en ce moment les préoccupations du camp adverse. Les Américains ont clairement indiqué qu'ils ne discuteront pas de la sécurité européenne sans leurs alliés et partenaires.

    Il semble que Washington soit - partant - pour discuter des emplacements des missiles, des armements conventionnels et de la portée des exercices militaires; mais - non partant - pour discuter la - garantie juridique - que l'OTAN ne s'étendra pas à l'Ukraine. De sorte que Moscou, après avoir appris que ni les États-Unis, ni l'OTAN n'auraient l'intention de mener des négociations concernant l'élargissement de l'OTAN, a averti qu'il ne discuterait pas éternellement et qu'il y aurait des conséquences extrêmement graves, qu'il pourrait y avoir une cessation complète de toute négociation et que la Russie construira alors ses propres mesures pour contrer l'OTAN, comme l'installation de missiles intermédiaires et à courtes portées.

    La Russie est prête à reprendre les pourparlers sur le Donbass avec la France, l'Allemagne et l'Ukraine. La fédération de Russie propose d'entamer des négociations de fond sur la réalisation des garanties juridiques de la non-expansion de l'OTAN vers l'Est, en particulier concernant l'admission de l'Ukraine à l'Alliance. La Russie spécifie, qu'il s'agit bel et bien de garanties juridiques et non d'accords verbaux. Le Kremlin a fait une proposition en 12 points à la Maison Blanche et à l'OTAN, sur les garanties de sécurité mutuelle.

    Les États-Unis répondent que la Russie ne peut pas influencer la question de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, et que la décision du moment de le faire sera prise par les 30 alliés de l'Alliance et l'Ukraine, lorsque Kiev sera prête à respecter les normes.

    L'Ukraine exige que le nouveau gouvernement allemand abandonne sa politique de blocage et fournisse immédiatement des armes de défense à Kiev. Les Alliés de l'Ukraine lui ont exprimé leur soutien politique. L'OTAN en ce moment, surveille l'espace aérien de la mer Baltique.

    À suivre

     

     

  • Négociation russo-américaine = Sécurité de l'Europe ou non

    Telechargement 1Lundi 10 janvier à Genève, s'ouvriront les pourparlers bilatéraux  - entre la sous-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov -. Washington et Moscou mettront chacun, toutes leurs préoccupations sur la table, sans exception! 

    De part et d'autre, discrètement dans les coulisses, on discute avec tous les acteurs, les alliés, les pays non alignés et les autres grandes puissances, pour trouver le meilleur dialogue possible. La réponse unanime de la communauté internationale est : Réglez en fonction de garantir la - sécurité de l'Europe -. 

    Il semble que la sous-secrétaire américaine sera - partante - pour discuter des emplacements des missiles, des armements conventionnels et de la portée des exercices militaires; mais - non partante - pour discuter une - garantie juridique - que l'OTAN ne s'étendra pas en Ukraine. De sorte que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, après avoir appris que ni les États-Unis ni l'OTAN n'avaient l'intention de mener des négociations concernant l'élargissement de l'OTAN, a averti qu'il ne discuterait pas éternellement et qu'il y aurait des conséquences extrêmement graves, qu'il pourrait y avoir une cessation complète de toute négociation et que la Russie construira alors ses propres mesures pour contrer l'OTAN, comme l'installation de missiles intermédiaires et à courtes portées. 

    Les négociateurs russes pour leur part, veulent un véritable dialogue avec les Américains et voir ce que Washington a à leur offrir, en prendre note, l'étudier et revenir avec une contre-proposition. Ils se demandent ce que les Américains sont prêts à accepter comme réduction du nombre de leurs missiles en Europe, menaçant la Russie. D'ailleurs le président Biden, selon le Kremlin, n'a pas l'intention de déployer des armes offensives en Ukraine. Moscou propose des limites pour les missiles à portée intermédiaire et à courte portée. Pour la Russie, l'intensification des exercices militaires américains près de sa frontière, ont franchi l'une de ses lignes rouges. Sur ces items, la Maison Blanche est prête à négocier. On sait que le Kremlin est prêt lui aussi. La question est : Est-ce que le Kremlin est prêt à négocier là-dessus, sans le faire pour - l'avis juridique - sur l'Ukraine par rapport à l'OTAN. On peut facilement penser que non!    

    Les responsables américains veulent procéder selon le - principe de réciprocité -. Pas d'accord à moins que les Russes ne répondent à une de leurs principales préoccupations : La désescalade en Ukraine! La Maison-Blanche se demande, si le Kremlin envisage sérieusement de mettre fin à la crise ukrainienne par la diplomatie? Le Kremlin se demande si la Maison Blanche est prête à accepter que la Crimée et le Donbass ne font plus partis de l'Ukraine et que l'Ukraine ne sera pas membre de l'OTAN, conditions sine qua non de la Russie pour garantir la - sécurité de l'Europe -. Pour les Américains, la - sécurité de l'Europe - passe par le replis de l'armée russe, le fait que le Donbass et la Crimée reviennent à l'Ukraine, sans oublier que l'Ukraine doit conserver sa possibilité d'entrer dans l'OTAN. 

    On sait que les États-Unis n'acceptent pas "verbalement" que la Crimée ne fasse plus partie de l'Ukraine, mais on sait aussi qu'ils ne feront rien de "tangible" pour la ramener vers Kiev. Le problème est le Donbass en guerre avec l'Ukraine. Si l'Ukraine ne lâche pas prise, il y a de grandes chances que l'armée russe intervienne, que les Américains instaurent de nouvelles sanctions contre la Russie, que cette dernière rompt ses liens avec la Maison Blanche et l'Europe, que les négociations sur les missiles et autres n'aient pas lieu et que les deux camps accumulent nombres de missiles braqués à dix minutes de distance de l'autre camp. De cette façon, la - sécurité de l'Europe - n'est pas au rendez-vous!      

    Parmi les Occidentaux, deux courants de pensée émergent, la Grande-Bretagne, l'OTAN et l'Est de l'Europe, veulent que les États-Unis optent au départ pour une ligne dure avec peu ou pas de concessions. Par contre, les grandes puissances européennes telles que la France, l'Allemagne et l'Italie envisagent plutôt, que les États-Unis donnent la priorité à la désescalade en Ukraine, craignant qu'un non catégorique uniforme aux propositions du Kremlin, ne fournisse un prétexte à l'invasion russe. Cette deuxième option rejoint la position de la communauté internationale, qui veut que le litige se règle en garantissant la - sécurité européenne -.

    Les États-Unis, conscients qu'ils doivent tenir compte de l'avis de leurs alliés et de la communauté internationale, semblent choisir une négociation empreinte des deux courants de penser...

    Près de Moscou, convoi militaire en mouvement :  https://twitter.com/i/status/1479802468989083658 

    Pas facile... 

    À suivre...  

     

  • Ukraine : Les négociations sous fortes pressions

    Carte ukraine v1Réunion de l'OTAN

    « Les conditions russes sont inacceptables et le risque d’un nouveau conflit est réel », a prévenu le secrétaire général de l’OTAN à l’issue d’une visioconférence avec les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance. « Nous devons nous préparer à la perspective que la consultation échoue », estime-t-ilLes ministres occidentaux appellent à la désescalade russe pour favoriser la diplomatie. « Nous sommes prêts à répondre avec force à une nouvelle agression russe. Mais une solution diplomatique est encore possible et préférable, si la Russie choisit cette voie », lance le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. 

    Le Kremlin considère la déclaration du secrétaire général de l’OTAN, comme un refus de négocier, de sorte que des renforts militaires russes se dirigent de plus belle vers la frontière ukrainienne. D'énormes trains des Forces armées russes sont filmés, se dirigeant vers la frontière.

    https://avia.pro/sites/default/files/images/003_8.mp4 

     

     « La Russie a suffisamment d'armes pour forcer l'OTAN à négocier de manière indépendante avec la Russie. Compte tenu de la façon dont l'Alliance réagit déjà au déploiement de troupes russes près de ses frontières occidentales, il est logique de supposer que si vous déployez des missiles à moyenne portée, des systèmes de guerre électronique et des armes hypersoniques, il est peu probable que l'OTAN puisse tenir plus de six mois sous pression psychologique.", - souligne un spécialiste et annaliste russe. D'ailleurs, la Russie annonce qu'elle est prête à envoyer des troupes dans le Donbass, si Kiev tente d'y lancer une offensive. 

    Les ministres russe et américain de la défense se sont parlés

    Le ministre américain de la Défense s’est entretenu au téléphone avec son homologue russe. Ils ont discuté de la réduction des risques aux frontières de l’Ukraine. Il semble que la première condition des États-Unis pour négocier, soit la réduction de la pression exercée par les troupes russes et il semble que le Kremlin ait choisi non seulement de ne pas réduire la pression, mais plutôt de l'augmenter. Si Moscou réduit sa pression militaire maintenant, il réduit aussi son pouvoir de négociation. S'il l'augmente, il augmente son pouvoir de négociation. 

    Les négociations 

    Jusqu'ici, vu l'intolérance de Washington, on peut s'attendre à un échec. Et s'il y a échec, l'armée russe ne rentrera pas en Ukraine, mais au Donbass. Les Occidentaux disent que l'armée russe envahira l'Ukraine, parce qu'ils considèrent le Donbass comme faisant parti intégrante de l'Ukraine; alors qu'en réalité ce n'est pas le cas. Et si l'armée russe contrôle le Donbass, l'armée ukrainienne ne pourra plus jamais espérer le reprendre. Donc, la Crimée et le Donbass demeureront russe. L'Occident augmentera alors ses sanctions économiques contre le fédération de Russie, qui elle, rétorquera en rompant ses relations diplomatiques avec les pays sanctioneurs.

    L'OTAN augmentera son matériel militaire aux frontières de la Russie, qui elle fera de même aux frontières des pays occidentaux. L'Ukraine apprendra à vivre sans la Crimée et le Donbass, sans l'accepter officiellement bien sûr. Mais Kiev n'essayera plus de récupérer le Donbass. Pour ce qui est, si l'Ukraine fera parti ou non de l'OTAN, cela dépendra si les États-Unis veulent augmenter leur présence militaire en Ukraine, à la frontière russe. Présentement, il y a des chances que oui. Déjà, le renforcement de la frontière ukrainienne face à la Russie, est financé à hauteur de 25 millions $ par les États-Unis. Mais, sans guerre dans le Donbass, plus le temps passe et plus le risque de guerre diminue. De sorte que dans un an ou deux, les deux côtés diminueront leur pression militaire et un jour, les relations diplomatiques reprendront. 

  • 07/01/1714 : 1er brevet d'une machine à écrire

    Burt 0017 janvier 1714 : Henry Mill dépose le premier brevet pour une machine à écrire, en Grande-Bretagne.

    Cet ingénieur hydraulique a déposé deux brevets au cours de sa vie. Le premier concernait un système de suspensions pour véhicules, le second un système d’impression des lettres. On ne sait si sa machine à écrire a, ou non, été construite et utilisée.

    Le premier brevet américain pour une machine à écrire fut accordé en 1829 à William Austin Burt, de Détroit.

    Quatre ans plus tard, Xavier Projean de Marseille, dessinait une machine cryptographique capable de transcrire les mots presque aussi vite qu’on les écrirait avec une plume ordinaire.

    Mais c’est à Christopher Sholes, éditeur de journaux à Milwaukee dans les années 1860, que revient la paternité de la machine à écrire moderne.

    Photo : Machine à écrire de Burt en 1829. Il n'existe aucune illustration de la machine de Mill.

  • Fortes émeutes au Kazakhstan

    2022 01 06t092646z1738365249rc2ltr9y4ti0rtrmadp3kazakhstan protestsjpg 1068536 1641462365Face à une forte augmentation du prix du gaz, de fortes émeutes ont éclatéDes dizaines de manifestants ont été tués par la police, alors qu'ils tentaient de s'emparer de bâtiments administratifs. 

    Selon le ministère de l'Intérieur kazakh, au moins huit membres des forces de sécurité ont été tués, dont deux ont été décapités et 317 ont été blessés. Des groupes d’éléments criminels se seraient infiltrés dans les manifestations. Des soldats ont été battus, traînés nus dans les rues, des femmes ont été agressées,  des magasins pillés. Plus de 200 personnes ont été arrêtés.

    À la demande du Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, l'Arménie, le Kirghizistan et le Tadjikistan, tous membres de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) ont envoyé des forces de maintien de la paix.

    Moscou appelle les intervenants à résoudre la crise par le dialogue et non par des émeutes de rue et la violation des lois. Les États-Unis et l’Union européenne demandent de la retenue à toutes les parties. La Chine soutient tous les efforts visant à aider les autorités kazakhes à mettre fin le plus rapidement possible au chaos et insiste fortement sur le fait qu'elle s'oppose aux forces étrangères qui attisent délibérément les troubles sociaux et incitent à la violence.

    Dans un effort pour juguler la crise, le président du pays a limogé le gouvernement, a fixé un prix limite pour les ventes au détail du "gaz de pétrole liquéfié" servant de ravitaillement aux véhicules. Il a aussitôt décrété l’état d’urgence, instauré un couvre-feu de 23 h à 07 h. Internet et les applications de messagerie Telegram, Signal et WhatsApp ont été coupés.

     

    Sources : 

    Agences de presse : Interfax-Kazakhstan, TASS et Ria Novosti-Russie. 

  • Âpres négociations entre Russes et Américains

    Cf6dcc2eaf1dfc6bb1ec53b7cf616337La Russie est prête à discuter, mais demeure inflexible par rapport à sa ligne rouge ukrainienne. Les États-Unis sont prêts à discuter, mais sans concession. Le seul but commun est le renforcement de la stabilité et de la sécurité du continent européen. De sorte que malgré tout, il y a quand même une chance de succès. 

    Le climat de tension perdure entre la Russie, l'Ukraine et l'OTAN. Nord Stream 2 est prêt à fonctionner et à livrer du gaz en Europe selon le président russe, mais l’Allemagne a suspendu sa certification.

    Le secrétaire d'État américain met en garde contre des conséquences importantes si la Russie envahit l'Ukraine. Il affirme qu'il est très difficile de faire des progrès avec un pistolet sur la tempe de l’Ukraine. Antony Blinken exhorte la Russie à réduire la pression sur l'Ukraine pour obtenir des avancées diplomatiques. 

    Le vice-ministre des Affaires étrangères de la fédération de Russie : "J'espère que ce n'est qu'une tactique de négociation", se référant à la position publique ferme de Washington. Il essaye d'évaluer dans quelle mesure les Américains sont réceptifs ou non à leurs demandes. Il ajoute qu'il serait contre-productif de décrire comment la Russie réagirait si les pourparlers entre Moscou et les États-Unis échouaient. 

    Vladimir Poutine quant à lui, affirme que le résultat est nécessaire immédiatement et que ce n'est pas une figure de style : "Nous ne pouvons même pas parler de mois," dit-il. Le président russe a quand même suggéré qu'une réponse militaire pourrait suivre, comme le déploiement de nouvelles armes près de la frontière, bien qu'il n'ait pas donné de détails. Il a aussi affirmé que toute sanction économique imposée à la Russie, entraînera une rupture complète des relations entre les deux superpuissances nucléaires. Cependant, la Russie et les États-Unis soulignent qu'il n'y a pas de gagnants dans une guerre nucléaire. De sorte qu'il n'est pas question d'aller jusque là. Juste avant Noël, plus de 10 000 soldats russes ont quitté la frontière ukrainienne pour regagner leurs bases permanentes, mais d'autres convois son arrivés.

    Si l'Ukraine devient membre de l'OTAN, la Suède et la Finlande, qui ne sont actuellement pas membres de l'OTAN, mais pourrent y adhérer en cas d'urgence, demanderont de devenir eux aussi membres à part entière de l'Alliance. 

    Le 7 janvier, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN tiendront une réunion d’urgence par visioconférence pour discuter des tensions autour de l’Ukraine et de la sécurité en Europe. Des pourparlers entre la Russie et les États-Unis commenceront les 9 et 10 janvier à Genève, suivis le 12 d’une rencontre Russie-OTAN, puis le 13 d’une réunion dans le cadre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) - 57 pays membres qui œuvrent pour la prévention des conflits, la gestion des crises et le relèvement post-conflits en Europe et en Eurasie. Tous les pays d'Europe en sont membres sans exception, de même que tous les États de l'Union Européenne et de l'OTAN.

    À suivre...

  • L'Ukraine et l'Union européenne

    Les gouvernements occidentaux accusent le Kremlin de masser des troupes à la frontière de l’Ukraine, en vue d’une potentielle offensive. Tandis que la Russie dément toute velléité belliqueuse et dénonce les provocations de l’OTAN.

    Alors que la Russie a célébré le 25 décembre dernier, les 30 ans de la chute de l’Union soviétique, Moscou défend ses intérêts et avance diplomatiquement ses pions. La Russie a marqué un point très important en bougeant son armée. C'est ce qui lui a permis d'ouvrir les négociations. Avant que son armée ne bouge, on ne l'écoutait même pas. En fait, le but recherché est d'amener les Américains à la table de négociation et c'est réussi. Mais pourquoi eux et non pas l'Union Européenne (UE) ou certains pays européens comme la France et l'Allemagne ? C'est tout simplement parce que c'est surtout le Pentagone qui bouge son armée sous l'égide de l'OTAN à la frontière russe. C'est Washington qui mène le bal, parce que c'est lui qui a la plus grande armée au monde. Les Européens suivent, bien que leurs armées ne soient pas négligeables, non plus. 

    La Russie est prête à discuter, mais demeure inflexible par rapport à sa ligne rouge ukrainienne. Les États-Unis sont prêts à discuter, mais sans concession. En fait, Washington a accepté de négocier pour rediriger l'OTAN de la dissuasion vers la diplomatie. Autrement dit, personne ne veut affronter l'armée de l'autre. L'Ukraine veut faire parti de l'OTAN. L'Alliance retarde son acceptation à cause de l'armée russe. 

    L'Union Européenne

    Accompagné du ministre ukrainien des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie européenne visite la ligne de front du Donbass, avec lequel Kiev est en guerre depuis 2014, plus de 14 000 morts inutiles. Il apporte le soutien de l'Union Européenne (UE) à la souveraineté de l’Ukraine et à son intégrité territoriale. Le conflit avec Moscou, est justement sur l'intégrité territoriale. Il se rend aussi à Kiev et évoque des sanctions économiques comme moyen de dissuasion par rapport à la Russie. Tout comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, il ne parle pas de réponse militaire. Tout comme Kiev, l'Union Européenne ne se soucie guerre de ce que pense la population du Donbass et de la Crimée.

    Des pourparlers entre la Russie et les États-Unis commenceront les 9 et 10 janvier à Genève, suivis le 12 d’une rencontre Russie-OTAN, puis le 13 d’une réunion dans le cadre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) - 57 pays membres qui œuvrent pour la prévention des conflits, la gestion des crises et le relèvement post-conflits en Europe et en Eurasie. Tous les pays d'Europe en sont membres sans exception, tous les États de l'Union Européenne et de l'OTAN. L’Union Européenne pour sa part, s’inquiète d’être mise à l'écart des pourparlers et voudrait bien participer à toute discussion sur la sécurité de l’Europe. Fait bizarre, même si ses membres y participent en tant que membres de l'OSCE, ils n'y participent pas en tant que membres de l'Union Européenne.  

    Le président français pour sa part, ménage la partie russe, tend la main au président Poutine, est à l'écoute de la diplomatie russe sur le renforcement de la stabilité et de la sécurité du continent européen. La France appelle les Européens à se coordonner étroitement en vue des négociations à venir avec la Russie sur l'architecture de la sécurité en Europe. 

    Face à Washington et Moscou, l’UE semble avoir du mal à trouver sa place. Pourtant la voix de l’Europe sur un enjeu aussi crucial est fondamentale. L’arrivée d'un nouveau Chancelier allemand Olaf Scholz, n'aide certainement pas la cause. L'Allemagne ne peut pas se passer du gaz russe dont elle dépend et il lui est difficile de le faire savoir. Lorsque les États-Unis discutent directement avec l’Ukraine, pays candidat à l’UE et à l'OTAN, face à une Russie qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, la position de l’Union semble être réduite à son nom. L’Union Européenne doit donc se doter d’outils capables de lui conférer une puissance diplomatique; pour cela, elle a besoin d'une force politique et d'une armée puissante. Face à l'armée russe, ce sont les États-Unis qui négocient, parce qu'eux aussi ont une armée puissante. 

    La solution

    2022 s'avérera une année charnière : L'Ukraine ne récupérera jamais la Crimée, ni le Donbass. Si l'armée russe ne peut entrer en force au Donbass, l'armée ukrainienne non plus. Alors, disons que l'Ukraine pourra toujours continuer de réclamer verbalement la Crimée et le Donbass, mais sans rien faire pour les récupérer réellement. Après, le temps fera son œuvre ! Pour ce qui est de l'OTAN, l'Ukraine ne pourra en faire parti, sauf en cas d'urgence, comme c'est le cas présentement pour la Suède et la Finlande. N'oublions pas que le but commun entre tous, y compris pour la Russie et les États-Unis, est le renforcement de la stabilité et de la sécurité du continent européen. C'est le point sur lequel tout le monde est d'accord. Et pour l'obtenir, les deux côtés doivent faire, disons de petites concessions. Après, chacun pourra crier haut et fort qu'il a gagné.   

    Individuellement, chaque pays d'Europe, y compris la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ne seront plus compétitifs. Avec le temps, l'Union Européenne deviendra donc une force politique, économique et militaire incontournable. Elle n'a pas le choix, si elle veut être compétitive face à la Chine, l'Inde et les États-Unis. Ce jour viendra lorsque la Russie elle-même fera partie de l'Union Européenne. Et pour ce, Il faudra attendre encore plusieurs années, car lorsque ça se produira, c'est la Russie qui sera la première puissance de l'Union Européenne. Alors ce ne sera certainement pas la Russie de Poutine. Il y a eu trop de conflits. Ce sera la Russie post-Poutine. 

  • Ukraine : Situation militaire

    Telechargement 5À la frontière ukrainienne

    100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière. Des images satellite du camp militaire russe situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires de l'armée russe seulement à cet endroit, et des trains remplis de matériel militaire arrivent toujours. Les Russes ont au moins 4 bases militaires près de la frontière. 

    Un avion militaire américain effectuant des reconnaissances, est entré dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk dans le Donbass, s'approchant d'eux à une distance de 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Louhansk vient d'ailleurs de déployer des missiles sol-air Buk de fabrication russe, conçus pour contrer les missiles de croisière (Tomahawks), les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possède pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, mais possède des drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait leur preuve lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh, une arme faisant beaucoup de dégâts.

    En Mer noire

    Un autre avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes de Crimée. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré profitable, puisque la mission de reconnaissance américaine semble avoir été perturbée. Au-dessus de la mer Noire, l’utilisation des avions de reconnaissance a augmenté de 60 % par rapport à 2020. Le nombre de vols est passé de 436 à 710. La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent.

    En Méditerranée

    Telechargement 6Le porte-avions Harry S. Truman et cinq navires de guerre américains opèrent dans la Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer une mission dans le Golfe persique. Le porte-avions possède des F-35, avions furtifs ayant certainement fait ses preuves quelques fois en Irak. Les Américains s'exerceraient à des frappes aériennes contre les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne; de sorte que la Russie renforce sa défense anti-aérienne à tous les niveaux et a rapproché de la zone de déploiement des navires, le sous-marin Novorossiysk, armé de missiles de croisière Kalibr. Il navigue à une profondeur qui fait que les tentatives américaines pour le retrouver sont infructueuses, malgré que des navires et des avions anti-sous-marins soient utilisés.

    Chinese kilo in serviceEn fait, l'armée américaine a pris deux jours avant de le percevoir, puis l'a perdu de vue à nouveau. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée, pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Les missiles Kalibr, l'équivalant du missile Tomahawk américain, ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne (mer-sol)Utilisé comme arme anti-navire, le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, en effectuant des manœuvres évasives. Il est très précis. 

    Armes nucléaires 

    Après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle. Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. Ils sont fermement convaincus de la nécessité de prévenir la poursuite de la dissémination de ces armes.

    Telechargement 7Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die à cause de la Covid-19. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. La Chine : 350; la France : 290; le Royaume-Uni : 195; le Pakistan : 165; l'Inde : 160. Israël environ 150 et la Corée du Nord environ 30, pouvant rapidement être augmenter à 60.   

  • Ukraine : Le Donbass, qu'arrivera-t-il ?

    File 20211209 140267 1qxzte8Lors d’un appel téléphonique, le président américain Joe Biden a assuré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, que les États-Unis et ses alliés répondront énergiquement, si la Russie envahit davantage l’Ukraine. M. Biden a souligné l’engagement de Washington au principe de “rien à propos de vous sans vous”, faisant référence à la nécessité de consulter l’Ukraine à propos des négociations sur son propre avenir.

    Joe Biden : « J’ai dit clairement au président Poutine que nous adopterions des sanctions sévères et que nous augmenterions notre présence en Europe, chez nos alliés de l’OTAN ». Il ne semble donc pas que la réponse américaine serait militaire. Vladimir Poutine a d'ailleurs répondu que toute sanction économique imposée à la Russie, entraînera une rupture complète des relations entre les deux superpuissances nucléaires. À noter, que la Russie n'envahirait pas l'Ukraine dans son entier, mais la région du Donbass, déjà pro-Russes. 

    D'ailleurs, dans le but de désamorcer les tensions dans le Donbass, le dirigeant américain a exprimé son soutien à la diplomatie pour mettre en œuvre les accords de Minsk. Ce que demande le dirigeant russe, depuis déjà quelques années. Selon les Américains, les accords conclus sous l’égide de la France et de l’Allemagne, font en sorte que l’Ukraine a accepté de mener des réformes politiques et que la Russie a accepté de mettre fin à son soutien aux rebelles souverainistes pro-russes. Le point majeur de discorde est le soutien des Russes aux souverainistes du Donbass. De toute évidence, le Kremlin n'abandonnera  jamais son soutien aux rebelles. Deux poids, deux mesures! Washington a le droit de soutenir les pro-Occidentaux en Ukraine et Moscou n'aurait pas le droit de soutenir les pro-Russes au Donbass et en Crimée. 

    Ukraine mapWashington et ses alliés européens accusent Moscou de menacer l’Ukraine d’une nouvelle invasion, après celle de la Crimée en 2014, et d’avoir fomenté une guerre séparatiste pro-russe, qui a éclatée la même année dans l’Est. Quelque 100 000 soldats russes sont massés près de la frontière ukrainienne. Comprendre que c'est le Donbass que l'armée russe envahirait,  non pas l'Ukraine en son entier.  

    Pour Moscou, la sécurité de la Russie passe par l’interdiction de tout élargissement de l’OTAN, perçue comme une menace existentielle et la fin des activités militaires occidentales à proximité des frontières russes. La réponse de M. Biden d'augmenter la présence américaine dans les pays européens membres de l'OTAN, si la Russie envahit l'Ukraine, va totalement à l'encontre de l'exigence russe. 

    Deux solutions possibles : La solution diplomatique : on applique les Accords de Minsk, l'Ukraine n'est pas content, mais le problème est réglé. Ou la solution militaire : l'armée russe arrive au Donbass. En réponse, les Occidentaux pénalisent économiquement la Russie, qui elle, rompt ses liens avec l'Occident. Quelques temps plus tard, le temps d'oublier, les relations sont rétablies et le Donbass est toujours indépendant de l'Ukraine, qui apprend à vivre avec, sans l'accepter verbalement.  

     

  • Ukraine : Israël face aux États-Unis et à la Russie

    Une illustration indiquant le conflit politique entre israel les etats unis et la russie 2f4hmbn 2Israël s'est frayé une politique internationale originale : Il n’affronte pas la Russie sur la question ukrainienne et s’abstient de se joindre aux sanctions économiques occidentales contre le Kremlin. On sait que l'armée russe intervient en Syrie, pays voisin d'Israël et qu'elle y est implantée pour longtemps. Les forces russes accordent à Israël une certaine liberté d’action militaire contre l’Iran en Syrie, en autant que les bombardements israéliens ne changent pas le cours de la guerre. En effet, l'état hébreux se sent obligé de bombarder les armes iraniennes en transit vers le Hezbollah au Liban et d'empêcher le plus possible l'armée iranienne de s'installer en territoire syrien. Les Israéliens appellent ça "la guerre entre les guerres". En échange de cette liberté d'action, la Russie s'attendrait à ce qu'Israël l’aide à conclure des accords politiques, en servant d'intermédiaire face aux États-Unis. Fait à noter, il y a aussi un million de russophones vivant en Israël. 

    Mais, si la crise russo-occidental-ukrainienne s’aggrave, l’administration Biden pourrait exiger que l'état hébreux rejoigne le camp occidental en condamnant la Russie et en rompant ses liens avec elle. Le refus de Tel-Aviv s’ajouterait alors à une longue liste de désaccords avec Washington : la question nucléaire iranienne, la question palestinienne et les cyber-attaques. En même temps, Israël doit tenir compte que la Russie a une influence sur sa liberté d’action en Syrie. 

    Le gouvernement israélien doit donc adapter sa politique à la rivalité entre les deux grandes puissances. Il serait donc probable qu’Israël cherchera à adopter une position vague entre la Russie et l’Occident. Dans ce feu croisé entre les deux super puissances, Israël doit conserver ses mécanismes de consultation étroite avec ses alliés occidentaux et en même temps, se positionner comme un pont entre eux et la Russie, tout en considérant ses différends avec l’Iran. 

  • Téléphone : Biden, Poutine : Diplomatie et mise en garde...

    25ae24d 5259378 01 06M. Poutine avait demandé un appel téléphonique cette semaine. M. Biden, estimant que rien ne remplace les conversations directes entre chefs d’Etat, y a consenti aussitôt. Lors de cet entretien téléphonique sur fond de tensions de déploiement massif de l'armée russe à la frontière ukrainienneJoe Biden et Vladimir Poutine ont tous deux fait l'éloge de la voie diplomatique pour sortir de la crise. Chacun mettant toutefois l'autre en garde sur le risque d'une escalade des tensions. L'échange entre les deux hommes a duré une cinquantaine de minutes et a été cordial. 

    Tout progrès diplomatique passera avant tout par une désescalade en Ukraine, a prévenu le dirigeant américain, estimant qu’il s’agissait de la seule voie pour obtenir des avancées en vue d’une sortie de crise. Le dirigeant russe a enchaîné aussitôt sur le fait que toute désescalade en Ukraine doit passer avant tout par la sécurité de la Russie, par l'interdiction de tout élargissement de l'OTAN perçue comme une menace existentielle, et la fin des activités militaires occidentales à proximité des frontières russes. Il s’agit là de la seule voie pour obtenir des avancées en vue d’une sortie de crise. Selon le Kremlin, Joe Biden a alors souligné que Washington ne déploiera pas d’armes offensives en Ukraine; mais selon la Maison Blanche, le président américain n’a fait que confirmer la politique actuelle des États-Unis et n'en a pas fait une promesse. 

    Washington et ses alliés répondront de façon résolue à toute invasion russe en Ukraine, a dit le leader américain, sans autre précision. Les Occidentaux semblent avoir jusqu'ici exclu une réponse militaire à une éventuelle invasion russe et misent plutôt sur de fortes représailles économiques. Mais la Russie et son élite font déjà l’objet de multiples représailles économiques et aucune d'entr'elles n'a fait changer d'avis Moscou. Le leader russe a alors averti le chef de la Maison Blanche que toute sanction économique imposée à la Russie, entraînerait une rupture complète des relations entre les deux superpuissances nucléaires. Les relations entre l'OTAN et l'armée russe étant déjà rompues. 

    5c4b06da85600a7e0d09b9d9Le dirigeant russe a exigé des résultats concrets sur ses demandes de garanties de sécurité : soit la négociation des deux traités redéfinissant l'équilibre et l'architecture sécuritaires de l'Europe, qui seront évoqués lors des pourparlers russo-américains du 10 janvier à Genève. Ces discussions, qui seront menées par la vice-secrétaire d’État américaine et son homologue russe, seront âpres; les États-Unis ayant déjà prévenu que certaines requêtes russes étaient inacceptables et la Russie ayant d'ores et déjà exclu toute concession. Suivra le 12 janvier, une rencontre Russie-OTAN, puis le 13 janvier, une réunion dans le cadre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. 

    Biden signale qu'un compromis est possible, même si les États-Unis demeurent inquiets. Poutine s'est dit satisfait de la conversation franche et concrète.

    La Cour suprême russe a ordonné le 28 décembre dernier, la dissolution complète de l’ONG "Mémorial International" pour avoir enfreint la loi sur les "agents de l’étranger" et avoir fait l’apologie du terrorisme et de l’extrémisme. L'organisme luttait contre des violations présumées dans la Russie contemporaine, visant les opposants au pouvoir, les migrants et les minorités sexuelles. L'organisme fortement financé de l'étranger, est perçu par les autorités russes comme étant un agent déstabilisateur à la solde de l'Occident. 

    Lors de sa première allocution du Nouvel An en tant que chancelier allemand, Olaf Scholz a de son côté, apporté son soutien à l’Ukraine, insistant sur l’inviolabilité des frontières européennes.

  • Biden propose une voie diplomatique à Poutine

    Joe biden et vladimir poutine s entretiendront au telephone jeudiVoie diplomatique

    Avant les pourparlers sur la sécurité en Europe qui débuteront le 10 janvier, le président américain proposera à son homologue russe, lors d'un appel téléphonique ce jeudi 30 décembre, une voie diplomatique pour sortir de la crise ukrainienne. C'est d'ailleurs exactement ce que demande le président russe : une voie diplomatique. Mais les États-Unis demeurent profondément inquiets à propos de la présence de troupes russes à la frontière ukrainienne, de sorte que M. Biden se dit aussi préparé à répondre en cas d'invasion. Washington aimerait voir les troupes russes retourner à leurs zones d'entraînement habituelles. Mais, c'est la présence de ces troupes qui en quelque sorte fait que les négociations auront lieu. Moscou voudrait que l'Ukraine ne fasse pas parti de l'OTAN et que l'Occident et l'Ukraine acceptent la réalité que la Crimée fait maintenant partie intégrante de la Russie et que le Donbass est indépendant de l'Ukraine. Ce que rejettent totalement les Occidentaux et Kiev. 

    Position occidentale

    Le secrétaire d'État Blinken s'est entretenu avec le président ukrainien Zelensky et ses homologues français, allemand et britannique. Il a réaffirmé à Zelensky le soutien sans faille des États-Unis à l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine face au renforcement militaire de la Russie : Point de discorde majeure avec le Kremlin. Zelensky quant à lui, a réaffirmé avoir reçu l'assurance d'un plein soutien américain pour contrer une attaque militaire russe.

    Les ministres des Affaires étrangères français, allemand, britannique et américain ont convenu d'une coordination continue entr'eux, afin de dissuader une quelconque attaque militaire russe contre l'Ukraine. Ils ont réaffirmé le consensus en vue d'imposer des conséquences massives et des coûts exorbitants à la Russie, le cas échéant. Le président américain a menacé son homologue de sanctions comme il n'en a jamais vu en cas d'attaque contre l'Ukraine. 

    Position russe

    Moscou, qui affirme n'agir qu'en réaction à une hostilité occidentale, a récemment présenté deux projets de traités visant à empêcher tout élargissement de l'Otan, notamment à l'Ukraine, et à mettre fin aux activités militaires occidentales à proximité des frontières russes.

    Le président russe n'a pas décidé d'une invasion; mais parle plutôt de mesures militaro-techniques de rétorsion appropriées si l'approche agressive de l'Occident se poursuit. Le vice-ministre russe des affaires étrangères prévient que les tensions peuvent conduire à une situation similaire à la crise des missiles de Cuba en 1962, lorsque les États-Unis et l'Union soviétique ont frôlé le conflit nucléaire. Moscou accuse l'Ukraine de masser la moitié de son armée, soit 125 000 hommes dans l'est du pays, attaquant sporadiquement le Donbass soutenu par la Russie, où plus de 14 000 personnes ont été tués depuis 2014. La Russie accuse l'OTAN de fournir l'Ukraine en armes.

    En fait, les troupes russes attaqueront les forces armées ukrainiennes, si et seulement si, ces dernières attaquent le Donbass. En d'autres termes, la Russie a averti l'Ukraine que l'abandon des "Accords de Minsk" et une attaque militaire contre le Donbass conduiraient à des conséquences très graves pour l'Ukraine. Donc, l'armée russe n'envahira pas l'Ukraine, mais défendra le Donbass en cas d'attaque majeure de la part de l'armée ukrainienne. Le but est de faire avancée la diplomatie en favorisant les Accords de Minsk, qui mèneront à une élection libre et vérifiée par l'extérieur dans le Donbass. Élection qui serait gagnée par les pro-Russes, nettement majoritaires dans cette région.

    Situation militaire 

    Un avion militaire américain effectuant des reconnaissances, est entré dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires du Donetsk et du Lougansk dans le Donbass, s'approchant d'eux à une distance de 40 kilomètres. Un autre avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes de Crimée. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion militaire américain semble avoir été perturbée. Pour rassurer les Européens, le porte-avions Harry S. Truman, et cinq autres navires de guerre américains opèrent désormais dans la mer Méditerrannée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. L'OTAN et les États-Unis pratiqueraient des exercices de frappes contre les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne, de sorte que la Russie renforcerait sa défense aérienne à plusieurs niveaux et un autre grand train russe rempli de matériel militaire blindé serait arrivé la nuit dernière près de la frontière ukrainienne.

    Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle et de haute intensité avec la Russie. Par exemple dans la stratégie militaire de l’OTAN de 2019, la Fédération de Russie est clairement identifiée sans équivoque, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'alliance. Les provocations délibérées de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. La tentative du 23 juin 2021 du destroyer britannique HMS Defender de pénétrer dans les eaux territoriales russes, au large de la Crimée, en est un exemple. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135 est significatif. Toujours selon le ministère russe de la défense, dans la région de la mer Noire par rapport à 2020, l’intensité de l’utilisation des avions de reconnaissance a augmenté de 60 % et le nombre de vols est passé de 436 à 710.

    La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense.   

    Solutions

    Signe que les discussions du 10 janvier seront âpres, les États-Unis ont déjà prévenu que certaines requêtes russes étaient inacceptables et la Russie a d'ores et déjà exclu toute concession. Ce qui n’empêche pas M. Poutine de croire qu’un dialogue efficace avec les États-Unis est toujours possible.

    Une des solutions serait que les forces ukrainiennes ne soient présentes dans l'est du pays que de façon défensive. L'Ukraine, tout comme l'Occident continueraient de réclamer verbalement le Donbass et la Crimée pour ne pas perdre la face, mais sans faire d'efforts réels pour les récupérer. Car de toute évidence, ils ne les récupéreront jamais. On applique les Accords de Minsk. La Russie accepterait que l'Ukraine n'est plus sous son influence directe. L'occident continuerait à soutenir l'Ukraine de façon pacifique et économique. L'armée russe commencerait alors à se retirer graduellement de la frontière ukrainienne et l'OTAN ne serait pas obligé de s'installer en Ukraine. On appliquerait à l'Ukraine la même politique dont bénéficie la Finlande et la Suède, pays limitrophes de la Russie tout comme l'Ukraine, qui ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent devenir membre de l'Alliance rapidement en cas d'urgence. 

     

  • 10 janvier : Négociations entre Russes et Américains

    72d36650 df40 11eb 9f2a 1756400913b8 originalRencontre russo-américaine

    Une rencontre aura lieu le 10 janvier entre les États-Unis et la Russie, une autre entre Moscou et l'OTAN le 12, puis des discussions plus larges le 13, entre représentants russes, américains et de plusieurs pays européens; le tout sur fond de tensions croissantes entre la Maison blanche et le Kremlin à propos de la situation militaire à la frontière ukrainienne. La Russie mettra ses inquiétudes sur la table, les États-Unis aussi. Aucune décision sur l'Ukraine ne sera prise sans prévenir à l'avance Kiev. Moscou exclut à l'avance toute concession sur ses exigences visant à limiter l'influence occidentale à ses frontières. Washington exclut également toute concession par rapport à l'Ukraine, mais les deux acceptent quand même de se parler. Ce qui est bon signe.   

    Moscou, dont le déploiement massif de son armée à la frontière ukrainienne, alimente les tensions avec les puissances occidentales, nie vouloir envahir l'Ukraine comme le précise l'Occident. Un consensus règne du côté occidental sur la mise en place de sanctions économiques supplémentaires contre la Russie, si celle-ci décidait d'envahir l'Ukraine. La Russie demande des garanties sécuritaires à l'Occident – dont l'engagement de l'OTAN de ne pas s'élargir vers l'Est, ni de déployer des systèmes d'armement offensif dans la région et le respect des Accords de Minsk par l'Ukraine.

    Réelle menace russe

    En fait, les troupes russes attaqueront les forces armées ukrainiennes, si et seulement si, ces dernières attaquent le Donbass. En d'autres termes, la Russie a averti l'Ukraine que l'abandon des "Accords de Minsk" et une attaque militaire contre le Donbass conduiraient à des conséquences très graves pour l'Ukraine. Donc, l'armée russe n'envahira pas l'Ukraine, mais défendra le Donbass en cas d'attaque de l'armée ukrainienne. Le but est de faire avancée la diplomatie en favorisant les Accords de Minsk, qui mèneront à une élection libre et vérifiée par l'extérieur dans le Donbass. Élection qui serait gagnée par les pro-Russes, majoritaires dans le Donbass.  

    Si les Américains répondent négativement 

    Zircon sna 20211004En cas de réponse négative de la part des Occidentaux, des missiles russes hypersoniques Zircon, considérés comme les armes du futur, pourraient être déployés en mer Noire et en Méditerranée dans les sous-marins russes, reconnus par l'OTAN comme étant les deux meilleures armes de l'armée russe; ce qui mettrait la plupart des pays de l'OTAN à 10 minutes et moins des armes nucléaires russes. Et si les missiles Zircon sont déployés sur la base militaire russe de Tartous en Syrie, des dizaines de bases militaires américaines seraient à leur portée. Les États-Unis quant à eux, ont annoncé avoir testé avec succès des  prototypes de composantes de missiles hypersoniques, qui serviront à développer ce nouveau type d’armement pour lequel la Chine et la Russie ont pris une longueur d’avance. Il est vrai que la Russie est la seule puissance à avoir démontré qu’elle pouvait déployer de manière opérationnelle ce genre d'arme. Les pays occidentaux, y compris le Canada, devraient aussi se préparer à la possibilité d'une augmentation des cyberattaques, devenues un élément de fond constant de la guerre moderne.

    Situation militaire par rapport à l'Ukraine

    Un avion militaire américain effectuant des reconnaissances, est entré dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires du Donetsk et du Lougansk dans le Donbass, s'approchant d'eux à une distance de 40 kilomètres. L'OTAN et les États-Unis pratiqueraient des exercices de frappes contre les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne, de sorte que la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux. Pour rassurer les Européens, un porte-avions américain est maintenu en Méditerranée, plutôt que d'entamer une mission dans le Golfe persique.  

  • Round final des négociations sur le nucléaire iranien

    Iran centrifuge hallNous vivons en ce moment, l'épilogue du round final de l'ultime dernière chance. Le but des négociations étant de revenir à l'accord de 2015, soit la levée des sanctions américaines en échange du gel du programme nucléaire iranien. 

    Une avancée concrète a été enregistrée ces derniers jours. Téhéran et l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) sont parvenus à un accord sur la reprise de la surveillance - par caméras - de l'un des sites du programme nucléaire iranien. L'AIEA exprime toutefois des doutes, car certaines données enregistrées ont disparu. Selon l'Iran, c'est la conséquence du sabotage d'Israël contre le complexe de Tesa fabriquant des centrifugeuses, où 4 caméras ont été endommagés le 23 juin. De toute façon, les informations enregistrées par les caméras de l'AIEA resteront en possession de l'Iran, jusqu'à la conclusion d’un nouvel accord. "Surveiller le programme nucléaire est pourtant essentiel pour revenir à un accord", affirme le directeur de l'AIEA. Le quotidien iranien Keyhan pour sa part, critique ouvertement ce remplacement de caméras. La production de centrifugeuses a repris depuis fin août et s'est accélérée au point de pouvoir équiper aujourd'hui 170 turbines. 

    Le négociateur en chef iranien fait état de progrès notables cette semaine : "Nous nous sommes enfin mis d'accord sur la base de départ pour les discussions." Il salue l’élaboration du nouveau cadre de négociations, intégrant les points de vue de la République islamique, sur la levée totale des sanctions américaines et l'arrêt du programme nucléaire iranien. L'E3 (France, Royaume Uni et Allemagne) confirme que les propositions iraniennes ont été intégrées au cadre de discussion, tout comme les propositions américaines. Cependant des tensions sont apparues ; l'Iran et les trois pays européens, s'accusant mutuellement de tenter de faire dérailler les discussions. L'Iran accuse l'E3 de jouer un rôle négatif et destructeur, en essayant de pousser l'Iran à plus de concessions. Tandis que l'E3 trouve les exigences iraniennes trop radicales. 

    Les principales pierres d'achoppement sont la volonté du gouvernement iranien d'être autorisé à utiliser des centrifugeuses plus sophistiquées qu'en 2015, permettant d'accélérer sa production de matériau fissile, et à obtenir un engagement irréversible des Etats-Unis de ne plus se retirer du traité. Washington, comme Paris, Londres et Berlin, veulent des garanties plus solides que Téhéran ne trichera pas, ainsi que des discussions sur les missiles balistiques et les ingérences régionales de la République islamique. Ce que Téhéran refuse. L'Iran affirme que l'administration Biden doit d'abord lever toutes les sanctions imposées par la précédente administration américaine, avant que l'Iran cesse sa production de fabrication de bombe nucléaire; alors que les États-Unis offrent la levée partielle des sanctions, en échange l'Iran cesse sa production nucléaire militaire et après vérification, Washington lève toutes les sanctions. Puisque ce sont les Américains qui ont quitté l'accord en premier, pour les Iraniens c'est aux Américains de revenir à l'accord en premier.

    Le chef de la délégation iranienne est donc retourné consulter Téhéran; pendant que les autres partenaires étaient prêts à poursuivre les discussions. L’E3 déplore cette interruption et insiste sur l’urgence de se retrouver au plus vite. On a pas fixé d'autres rendez-vous, mais on espère se retrouver avant le Nouvel An.

    « Nous n’avons pas des mois devant nous, mais plutôt des semaines », affirme le coordonnateur de l’Union Européenne. L’Iran n’a pas encore pris la décision stratégique que l’accord de 2015 n’est plus dans son intérêt, mais il pense que les États-Unis ne sont pas prêts, ni en mesure de lui offrir un allégement réel et durable des sanctions; tandis que les Américains ne font carrément pas confiance aux Iraniens. 

    Image : Centrifugeuses iraniennes. 

  • 25/11/1969, John Lennon rend sa médaille de l'Empire

    8c273386 7d9b 11e9 9f79 0e7266730414 1Le 25 novembre 1969 - John Lennon rend sa médaille de l'empire (Member of The British Empire), qu'il avait reçu 4 ans plus tôt, dénonçant Londres pour sa conduite face à la guerre civile au Biafra et celle au Vietnam. La Grande Bretagne appuyant les États-Unis dans la guerre du Vietnam.

    "Votre Majesté,

    Je vous renvoie ma médaille de MBE en signe de protestation contre l'implication de la Grande-Bretagne au Nigeria, toute cette histoire au Biafra. Également pour protester contre le soutien apporté à l'Amérique dans la guerre du Vietnam. Et puis, pour protester contre le fait que mon disque "Cold Turkey" dégringole dans les hit-parades.

    Affectueusement

    John Lennon"

    Source : Yellowsub : John Lennon : médaille retrouvée.

  • Charles Darwin

    127011044 414369693277793 6124969731386306338 nLe 24 novembre 1859 - Publication de "L’origine des espèces" du naturaliste Charles Darwin, ouvrage scientifique, texte fondateur de la théorie de l'évolution.

    Darwin présente la théorie scientifique de l'évolution des espèces vivantes à partir d'autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Cet ouvrage accessible au grand public et non pas uniquement aux spécialistes, eut un retentissement énorme et fit l'objet d'intenses débats.

    Il est désormais le principe unifiant des sciences de la vie.

  • Guillaume Tell : Mythe ou réalité...

    TelechargementGuillaume Tell est un héros de l’indépendance Suisse. Il existe un débat à savoir s'il est un personnage légendaire ou une personnalité historique. Il aurait vécu dans le canton d’Uri au début du XIVe siècle. Selon le "Livre blanc de Sarnen" (datant de 1470 environ), Guillaume Tell est un ancien mercenaire retiré dans les montagnes. C’est un expert du maniement de l’arbalète, le meilleur arbalétrier du canton. En 1307, l’empereur romain germanique Albert 1er, un Habsbourg d'Autriche, domine la région d’Uri. Le 25 juillet 1307, le bailli Hermann Gessler, gestionnaire des intérêts des Habsbourg, fait ériger un poteau sur la place des Tilleuls dans le village d’Altdorf et y accroche son chapeau aux couleurs de l'Autriche, obligeant tous les habitants sous peine de mort, à se courber devant le couvre-chef. Personne ne brave l'ordre du bailli. 

    Or le 18 novembre 1307, Guillaume Tell passe plusieurs fois devant le poteau coiffé, sans faire le geste exigé. Suite à une délation, il comparaît le lendemain devant Gessler. Tell invoque sa distraction et le fait qu’il ignorait l’importance qu’avait le geste pour le bailli. Gessler décide alors de lui lancer un défi. Il ordonne que Guillaume place Walter son fils, au pied d'un arbre, une pomme sur la tête et fait reculer le père de 100 pas, en lui demandant de prouver qu'il est bel et bien le meilleur arbalétrier du canton, en transperçant la pomme. Dans un premier temps Guillaume refuse, mais contraint, c'est ça ou la mort immédiate pour le père et le fils, il finit par accepter! À la surprise de tous, Tell prend deux flèches d'arbalète entre ses doigts, vise la pomme et la fend en deux ! Le bailli lui demande alors pourquoi il a pris deux flèches. Et lui de répondre que s'il avait touché son fils, il aurait aussitôt tué le bailli avec la seconde. 

    Gessler se met alors dans une colère épouvantable et ordonne que le père et le fils soient enfermés dans la forteresse de Küssnach. Pour s'y rendre il faut traverser le lac. Gessler, accompagné de son escorte, embarquent à Flüelen pour Küssnacht, avec Tell et son fils comme prisonniers. Durant la traversée un orage éclate, si violent que les bateliers implorent l'aide de Tell. De sorte que Gessler ordonne que Guillaume soit détaché pour aider à la manœuvre. Il lui promet, s'ils arrivent à bon port, de les libérer, lui et son fils. Guillaume réussit à faire accoster la barque, mais prend son fils et saute sur le rivage en repoussant la barque vers le large. Aujourd'hui encore ce lieu est nommé le « saut de Tell ».

    Un peu plus tard Tell tend une embuscade au bailli Gessler sur la route de Küssnach et le tue d'une flèche. La nouvelle de l´action héroïque de Guillaume se répand dans les Waldstätten. L'exploit confirme les habitants dans leur volonté d'acquérir l'indépendance et la liberté. Tell périt plus tard dans les flots de la rivière Schaechen, en sauvant un enfant tombé à l'eau.

    Le Livre blanc de Sarnen est un document datant de 1470 environ, contenant des manuscrits sur les premiers confédérés suisses. Il est rédigé par un notaire d'Obwald. On y trouve les premières traces écrites sur les mythes fondateurs de la Suisse, tels que l’histoire de Guillaume Tell, la révolte des cantons primitifs et le premier serment d'alliance sur le Grütli, confondue avec le pacte fédéral de 1291, qui est, lui, historique. Le manuscrit de parchemins est conservé aux Archives cantonales de Sarnen, canton d'Obwald.

    En fait, c'est peut-être le plus célèbre mythe de l'Histoire suisse. Malgré son importance symbolique, la figure historique de Guillaume Tell est controversée. On ignore si ce héros a véritablement existé. Plusieurs historiens mettent en doute son authenticité, une position très impopulaire en Suisse. L'histoire de Guillaume Tell serait en fait un condensé de différents récits oraux. Non seulement aucun document des années 1307 ne prouve l'existence de Guillaume Tell, mais l'histoire de l'arbalète était déjà racontée un peu partout dans le nord de l'Europe bien avant le 14e siècle. 

    Guillaume Tell, héros légendaire de l'indépendance helvétique, demeure pour tous les Suisses le héros national par excellence et la personnification des luttes pour la liberté et l'indépendance. A cette époque, la Suisse dépendait encore du Saint Empire romain germanique. Les baillis (gouverneurs) qui étaient envoyés dans les cantons suisses pour représenter l'autorité de l'Autriche, étaient de véritables tyrans. A Uri, le bailli Herman Gessler, n'était pas connu pour sa compréhension et sa grande mansuétude. Déjà, des citoyens, dont on trouve les noms dans les récits historiques de l'époque, réunis au Grütli, jurèrent de rendre la liberté à leur pays. C'est alors que Gessler décida de vérifier la loyauté de son peuple. Sur la place publique d'Altdorf, il fit hisser son chapeau au bout d'une perche et exigea que chacun saluât à chaque passage son couvre-chef aux couleurs de l'Autriche. 

    Au début du mois d'août 1291, une trentaine de rudes montagnards se réunissent et se prêtent serment d'assistance mutuelle contre les exactions de leur seigneur. Au début du mois d'août 1291, une trentaine de rudes montagnards se réunissent et se prêtent serment d'assistance mutuelle contre les exactions de leur seigneur. C'est le Pacte fédéral de 1291. On ne trouve aucun document concernant une personne nommée Guillaume Tell. La chronique "Livre Blanc de Sarnen" de 1470, est la source la plus vieille de la légende de Guillaume Tell. Une génération après, on écrit un drame : "Urner Tellspiel", plus tard, Guillaume Tell est mentionné dans les livres d'histoire de Aegidius Tschudi "Chronicon Helveticum", 1734.

    Sources : Dictionnaires et encyclopédies Britannica, Larousse, Universalis et Hérodote. 

  • Comprendre matière et antimatière

    1a7c7c34e2 50034416 ce0085m 06Le LHC dans son tunnel de 27 kilomètres de circonférence. © LHC. 

    La matière et l’antimatière sont identiques, mais avec une charge opposée. Elles s’annihilent au contact l’une de l’autre. Lors du big bang, matière et antimatière devraient avoir été produites en quantité égale. Or, notre monde est constitué uniquement de matière. L’antimatière semblant avoir disparu.

    Pour prendre connaissance de l'antimatière, le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde, le LHC (Large Hadron Collider ou grand collisionneur de hadrons) a été créé à la frontière franco-suisse, par le CERN "Centre Européen de Recherches Nucléaires"

    En 1995, le LHC a produit les neufs premiers atomes d’antihydrogène en laboratoire. Les premiers faisceaux de particules, des protons, l'ont parcouru le 10 septembre 2008 et les premières collisions se sont produites le 30 mars 2010. Le 17 novembre 2010, le CERN a capturé pour la première fois des atomes d'antimatière, toujours d’antihydrogène. 

    Les atomes d’antihydrogène sont produits sous vide et leur vie est allongée à l’aide de champs magnétiques, qui permettent leur capture pendant seulement un dixième de seconde dans un piège à étranglement; étape préalable en vue de la production d’un faisceau, une avancée importante pour comprendre ce qui différencie la matière de l'antimatière.

    Le LHC à haute luminosité a donc été déclaré projet prioritaire en 2013 dans le cadre de la stratégie européenne pour la physique des particulesLe 21 janvier 2014, le CERN a produit pour la première fois un faisceau d'atomes d'antihydrogène, composé de 80 atomes, étape significative vers la spectroscopie hyperfine précise des atomes d'antihydrogène.

    Le 4 avril 2018, la mesure directe la plus précise jamais réalisée sur l’antimatière, révèle pour la première fois la structure spectrale de l'atome d'antihydrogène, que l'on pourra comparer par la suite au spectre de l'atome d'hydrogène. Une lumière laser est projetée sur les atomes d'antihydrogène piégés. La réaction de ces derniers est mesurée et comparée à celle des atomes d'hydrogène. Cela nous fera mieux comprendre pourquoi l'Univers est constitué presque intégralement de matière, alors que matière et antimatière auraient été produites en quantités égales lors du Big Bang.

    Le projet de Grand collisionneur de hadrons à haute luminosité (LHC à haute luminosité) vise à pousser les performances du LHC à leur maximum pour augmenter le potentiel de découvertes après 2027. L’objectif est d’accroître la luminosité d’un facteur 10. Plus la luminosité est grande, plus on peut observer des processus rares.

    Le LHC à haute luminosité, qui devrait être mis en service fin 2027, permettra aux physiciens d'étudier les mécanismes du boson de Higgs (manifestation visible du champ de Higgs, un peu comme une vague à la surface de la mer), et d'observer ainsi de nouveaux phénomènes très rares qui pourraient se manifester. À titre d’exemple, le LHC à haute luminosité produira chaque année au moins 15 millions de bosons de Higgs, contre environ trois millions en 2017.

    La première phase a débuté en novembre 2011 et a été en partie financée par la Commission européenne. Cette phase a réuni de nombreux laboratoires des États membres du CERN, mais également de Russie, du Japon et des États-Unis. L'étude de conception a pris fin en 2015. Les travaux de génie civil ont démarré en 2018.

    Le projet est mené par le CERN avec le soutien d'une collaboration internationale de 29 instituts dans 13 pays, dont les États-Unis, le Japon et le Canada. Peut-être cela nous mènera-t-il un jour, vers une nouvelle révolution industrielle, qui sait? 

    Sources :

    CERN : Des atomes d’antimatière produits et capturés au CERN, 17/11/10

    CERN : L'expérience sur l'antimatière produit le premier faisceau d'antihydrogène, 21/01/14

    CERN : Des mesures sur l'antimatière d'une précision inégalée, 04/04/18

    CERN : Le LHC è haute luminosité 

    ALPHA: A new era of precision for antimatter research

  • 15 novembre 1971 : Naissance du microprocesseur

    Marcian hoffLe 15 novembre 1971 est publié l'acte de naissance du microprocesseur. Dans une publicité de la revue Electronic News, la firme Intel annonce « Un ordinateur programmable dans une puce ».

    L'inventeur, Marcian E. « Ted » Hoff (34 ans), a eu l'idée d'associer sur un minuscule support tous les circuits que constituent un ordinateur.

    Ce microprocesseur, d'une taille de 3,2 mm, est capable d'effectuer jusqu'à 60 000 opérations par seconde. Sa puissance est comparable à celle du mémorable ENIAC, dont les circuits occupaient un volume de 80 mètres cubes. 

    L'ENIAC, né juste après la Seconde Guerre mondiale, était l'un des premiers ordinateurs numériques jamais construits. Il était composé de 15 000 tubes à vide. Ces tubes ont été remplacés par des transistors à la génération suivante d'ordinateurs numériques. Ces transistors, inventés par les laboratoires Bell en 1948, ont eux-mêmes été progressivement miniaturisés, ce qui a permis la mise au point des circuits intégrés et des microprocesseurs.

    La publication d'Intel en 1971, est le fruit d'une longue gestation qui remonte à l'invention du premier circuit intégré ou puce électronique par Texas Instruments, une douzaine d'années plus tôt.

    Intel va donner une nouvelle impulsion à cette technologie en la faisant sortir des applications militaires et spatiales et en la propulsant dans l'industrie. C'est ainsi qu'en deux décennies, les microprocesseurs ont bouleversé l'informatique, l'industrie et les télécommunications. Ils ont conduit à l'automatisation des tâches industrielles. Ils ont introduit la micro-informatique dans les activités de services et dans les activités ludiques ou domestiques. Ils ont aussi rendu possible l'expansion foudroyante de la téléphonie et de l'Internet.

    La troisième révolution industrielle 

    On peut dire sans exagération que les microprocesseurs ont été à l'origine d'une troisième révolution industrielle, après l'invention de la machine à vapeur par James Watt au XVIIIe siècle et la découverte des applications pratiques de l'électricité par Thomas Edison, au XIXe siècle. 

    Source : Hérodote, l'encyclopédie de l'histoire. 

  • Le 12 novembre 2014, une sonde atterrit sur une comète

    Telechargement 20Le 12 novembre 2014, pour la première fois, une sonde spatiale atterrit sur une comète. Le module Philae de la sonde Rosetta de l’Agence Spatiale Européenne atterrit sur la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko, comète de 4 km de large; nommée ainsi en 1969, en l'honneur de ses découvreurs les astronomes russes Churyumov et Gerasimenko.  

    Rosetta a été lancée le 2 mars 2004, a parcouru 6,4 milliards de kilomètres à travers le Système solaire, avant d'atteindre plus de 10 ans plus tard, la comète à 510 millions de kilomètres de la Terre. À 10 km de la comète, après avoir vu les photos prises par Rosetta, les ingénieurs ont décidé du lieu de l'atterrissage de Philae. Les premières images ont dévoilé un monde envahi de rochers, hérissé de falaises, creusé de précipices et de cratères vertigineux, entouré de jets de gaz et de poussière fusant de la surface. Rosetta et Philae ont observé l'activité à la surface de la comète pendant 13 mois, au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du SoleilCette comète orbite autour du soleil, entre Jupiter et la Terre et revient périodiquement nous retrouver tous les 6,5 ans. La nuit du 11 au 12 novembre 2021, elle était à son plus proche apogée de la terre.

    Le 30 novembre 2016, après une mission accomplie, Rosetta s'est écrasé sur la comète. Le travail scientifique est considéré comme étant réalisé à 80 % : extraction d'un échantillon par la foreuse et son analyse, scan radar de l'intérieur de la comète, analyse des propriétés thermique et mécanique du sol, analyse des émissions gazeuses, découverte d'un mystérieux champ magnétique variable...

    Véritables gardiennes de la mémoire de l’Univers, les comètes contiennent des matériaux primitifs datant de l’époque à laquelle le Soleil et ses planètes se sont formés. La mission Rosetta a permis d’étudier les gaz, la poussière et la structure du noyau et des matériaux organiques de la comète, via des observations à distance et in situ. Ces études devraient nous révéler éventuellement des informations cruciales sur l’histoire et l’évolution de notre Système solaire, et apporter de nouveaux éléments de réponse à des questions fondamentales concernant l’apparition de l’eau, voire de la vie, sur Terre.

    Les comètes se sont formées plus loin et se sont éloignées du centre du système solaire. Elles reviennent régulièrement, vierges de toutes perturbations extérieures. C'est là que réside tout leur intérêt ! En effet, loin du Soleil, la comète voyage dans un univers très froid qui ralentit son évolution chimique. Les comètes ont donc une mémoire vieille de 4,5 milliards d'années, dont la lecture nous apportera de nombreuses réponses.

    Au-delà de la compréhension sur l'origine de notre Système Solaire, les comètes nous apporteront peut-être des éléments de réponses sur l'origine de la vie. En effet, les comètes sont en partie constituées de molécules organiques qui, sur Terre, assurent la chimie du vivant (glucideslipidesprotéines et acides nucléiques). Les comètes ont donc peut-être joué un rôle fondamental en apportant sur notre planète ces éléments indispensables.

    67P/Churyumov–Gerasimenko filmée par Rosetta. À la fin du vidéo, on aperçoit Philae.  

    https://youtu.be/deca96IdtMw

    Sources :

    L'Agence spatiale européenne : C’est fait! Le module Philae de Rosetta a atterri, 13/11/14

    Hardwood Paroxysm : La comète Rosetta, passant près de la Terre, 11/11/21. 

    Futura Science: Rosetta, qu'est-ce que c'est? 

     

     

     

  • 2 novembre 2000 : La Station spatiale internationale

    250828921 641974340517326 4403631476771771619 nEn 1993, l'administration Clinton invite la Russie à se joindre au projet de la station spatiale Freedom, qu'elle révise entièrement et redéfinit en suivant un concept dérivé des plans de Freedom et de la station russe Mir-2, qui devait succéder à MirLe projet devient la Station spatiale internationale.

    Ce programme, lancé et piloté par la NASA, est développé conjointement avec l'agence spatiale fédérale russe, avec la participation des agences spatiales européennejaponaise et canadienne. La Russie ayant déjà l'expérience de la station Mirmise en orbite le 19 février 1986 et détruite volontairement le 23 mars 2001devient un acteur majeur du programme, notamment avec le véhicule Soyouz et le ravitailleur Progress. L'assemblage en orbite débute en 1998. La lune n’est désormais plus l’objectif premier des grandes puissances. Chacune visant maintenant l’orbite basse terrestre.

    La Station spatiale internationale accueille le 2 novembre 2000 ses trois premiers occupants : l’américain William Shepherd, et les Russes Sergei Krikalev et Yuri Gidzenko.  

     

     

  • 28 octobre 1962 : Fin de la crise des missiles de Cuba

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    Dans un monde bipolaire, Capitalisme versus Communisme, l’odeur de la guerre nucléaire se dissipe enfin! 

    Les États-Unis, qui ont participé à l'indépendance de Cuba contre l'Espagne en 1898, ont conservé un contrôle indirect sur l’île jusqu'à la révolution castriste de 1959. Celle-ci renversa le régime mafieux de Batista et une réforme agraire chassa plusieurs compagnies américaines de l’île. En 1961, des saisies sans dédommagements de propriétés privées appartenant à des sociétés américaines, causent la rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba. Le Communisme est naissant à Cuba et est à 140 KM des côtes de la Floride. Depuis le début du XXe siècle, le Communisme prend tranquillement de l’expansion. En parallèle, une course aux armements nucléaires s’accélère entre les États-Unis et l’URRS.

    Du 16 au 20 avril 1961 : Débarquement anticastriste à la baie des Cochons à Cuba, financé par Washington et mâté par l’armée cubaine dirigée par Fidèle Castro. Le 1er mai 1961, Che Guevara proclame le caractère socialiste de la révolution cubaine. Novembre 1961, 15 missiles nucléaires américains sont installés en Turquie, 30 en Italie, pointés sur l’URSS et le bloc de l’Est. Ces missiles peuvent frapper Moscou en 16 minutes. Ils procurent aux États-Unis une capacité importante de 1ère frappe et déstabilisent ainsi l'équilibre de la terreur en faveur des États-Unis. 

     

    14 février 1962, Cuba est exclu de l'Organisation des États Américains (OEA). Mai 1962, Nikita Khrouchtchev prend la décision d’envoyer 50 000 soldats, 36 missiles nucléaires SS-4 et 2 SS-5, ainsi que 4 sous-marins à Cuba pour empêcher les États-Unis d'envahir l'île. Le public n’est pas au courant, mais la CIA l’est. Le KGB (service de renseignement russe) est au courant que des manœuvres militaires maritimes américaines sont prévues pour l'automne 1962, destinées à renverser ‘un tyran nommé Ortsac' (Castro à l'envers). 

     

    Le 2 septembre, l’URSS renforce son aide civile à Cuba. Le 13, Washington met en garde Moscou contre l'installation de missiles sur l’île1er et 2 octobre 1962, 4 sous-marins russes quittent l’URSS pour Cuba. Chacun est équipé entr’autre d'une torpille à tête nucléaire, d'une puissance de 11 Kt. La nature nucléaire de ces torpilles ne fut révélée qu'en 2001. Ils rejoignent le convoi de cargos soviétiques faisant route pour Cuba, avec à leur bord des missiles nucléaires destinés à compléter le dispositif déjà mis en place sur l'île. La mission des sous-marins : protéger le convoi, si besoin au prix de torpiller les navires qui tenteront de s'interposer. L’Union soviétique installe en secret des rampes de lancement de missiles nucléaires à moyenne portée à Cuba, à quelques minutes de certaines grandes villes américaines.

    Le 14 octobre, au plus fort de la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS, la crise commence. Jamais la planète ne passera aussi près d’une guerre nucléaire. Ce jour-là, des clichés sont pris par un avion-espion U2 américain, dévoilant une base de missiles soviétiques en construction à Cuba. On ne sait pas si les bombes nucléaires sont déjà sur place. Des rampes de lancement, missiles, bombardiers, fusées et conseillers soviétiques sont repérés sur l’île. On identifie 26 navires soviétiques en route vers l'île.

    Le président américain John F. Kennedy en est informé le 16. Il convoque immédiatement son ‘Conseil de sécurité National’. Ses conseillers et lui, passent la semaine à étudier en secret leurs options. L’armée lui conseille d’entamer des frappes aériennes sur les bases de missiles, mais il choisit plutôt de mettre en place un embargo naval de l’île cubaine. Il envisageait aussi d'approcher Khrouchtchev par voie diplomatique, mais il a considéré que ce serait perçu comme une faiblesse.

    21 octobre, un navire ravitailleur américain appareille. Il approvisionne de 100 bombes nucléaires supplémentaires un porte-avions, qui en possède déjà 100. Les officiers de l'US Navy pensent qu'ils sont en préparation d’une attaque à grande échelle. 22 octobre, une heure avant le discours public de Kennedy, le KGB informe Khrouchtchev que Kennedy s’adressera dans une heure à la nation américaine. Le KGB ne connaît pas le contenu du discours. Khrouchtchev et ses conseillers craignent une invasion de Cuba. Donc juste avant le discours, Khrouchtchev donne le OK aux commandants russes à Cuba, d'utiliser toutes les armes possibles en réponse à une attaque américaine, sauf l’arme nucléaire.

    Lors du message télédiffusé, le président américain fait part de la crise et de l’embargo au public américain et menace l’Union soviétique de prendre des mesures additionnelles si les bases ne sont pas démantelées. Le public est maintenant informé de la crise. En effet, l’Union soviétique installe des missiles balistiques nucléaires à Cuba, menaçant les États-Unis et le Canada, plongeant ainsi la planète à l’orée d’une guerre nucléaire. En tant qu’un des dirigeants de l’OTAN, le Premier Ministre canadien John Diefenbaker est informé par John F. Kennedy du plan américain, peu de temps avant l’annonce publique. Au téléphone, en privé, Diefenbaker émet des doutes quant aux intentions des Soviétiques et demande à voir plus de preuves. Il conseille à Kennedy d’envoyer une délégation d’inspecteurs de l’ONU à Cuba pour vérifier l’état de la situation.

    Diefenbaker n’apporte pas le soutien sans équivoque auquel s’attendait Kennedy. Dief est prudent et n’aime pas particulièrement Kennedy; outré que les États-Unis n’aient pas consulté plus tôt le Canada. Il hésite. La moitié de ses ministres sont indécis. Pris entre l’arbre et l’écorce - États-Unis au sud, l’URSS au nord - il prend 2 jours avant de mettre l’armée canadienne en état d’alerte maximum, ne voulant pas provoquer inutilement l’URRS, beaucoup plus puissante que le Canada. Ce délai envenime les relations entre le Canada et son principal allié et voisin les États-Unis. J’avais 12 ans et je me rappelle fort bien l’exercice en cas d'attaque nucléaire qui fut diffusé à la radio d’état à Montréal.

    En fait c’est 2 jours plus tard, le 24 octobre que Diefenbaker autorise l’alerte maximum de l’armée canadienne et le déploiement de navires et d’avions de patrouille canadiens pour localiser les sous-marins soviétiques dans l’Atlantique-Nord. Au moment même où les navires soviétiques s’approchent du blocus américain et que d’autres membres de l’OTAN annoncent leur soutien à l’embargo. Le délai de la réponse canadienne reflétait un désir d’indépendance en matière de politique étrangère et une volonté de maintenir une position mesurée en situation de crise colossale. D’ailleurs, le Canada n’a jamais rompu ses relations diplomatiques et commerciales avec Cuba, tout comme en 2003, il n’a pas participé à la guerre d’Irak. Par contre dans les années 50, il a participé à la guerre de Corée.

    Les sous-marins soviétiques atteignent la ligne du blocus en même temps que les navires militaires américains. Ils reçoivent de Moscou l'ordre de poursuivre leur route. Kennedy obtient le soutien du général de Gaule, président de la France, du Royaume-Uni et des autres membres de l'OTAN en cas de guerre contre l'URSS. Le soutien du Canada fut un peu tardif. Le 24 octobre, à 10 h, le blocus est en place. Pas moins de 30 cargos soviétiques sont en route pour Cuba. Parmi eux, 4 contiennent des missiles nucléaires dans leurs soultes. 2 d’entr’eux arrivent sur le blocus. À 10 h 25, les cargos arrêtent, Khrouchtchev juge inutile de rompre le blocus puisque les missiles déjà en place à Cuba suffisent.

    Le 25, 12 cargos russes rebroussent chemin, les autres poursuivent leur route. La Marine militaire américaine manque l'interception du Bucarest et renonce à le poursuivre, puisqu'elle a la certitude qu'il ne transporte pas de matériel militaire. Le 26, une lettre secrète de Khrouchtchev propose une sortie de crise : Retirer les missiles contre la promesse américaine de ne pas envahir Cuba. La missive est apportée en russe à l'ambassade américaine de Moscou à 09H42 et parvient après traduction et cryptage, à 21H00 au département d'état américain. Un temps beaucoup trop long, vu l’envergure de la crise.

    Toujours le 26, Khrouchtchev fait savoir à Kennedy, par le biais d'un homme d'affaires américain de retour aux États-Unis à la suite d'un voyage à Moscou, qu'il continuera son action, si les États-Unis veulent la guerre. Encore le 26, Un des sous-marins soviétiques est repéré par les Américains. La chasse est lancée. Ils repèreront 3 des 4 sous-marins, un ne le sera jamais (preuve à l’appui). Chacun possédait une torpille nucléaire.

    Le 27, 09H09, un U-2 décolle d'Orlando (Floride) pour la 24e mission d’espionnage américaine au-dessus de Cuba depuis le début de la crise. Les radars russes le suivent. Il rejoint l'altitude de 22 000 mètres, a pour mission de photographier les déploiements cubains et soviétiques à proximité de la base américaine de Guantanamo et de découvrir en même temps les défenses aériennes soviétiques. Celles-ci comprennent notamment 24 rampes de lancement des redoutables missiles V-75 aussi appelés Sam-2, qui ont déjà abattu un U-2 américain au-dessus de l'URSS en 1960.

    Fidel Castro est convaincu d'une invasion imminente et n'en peut plus de voir les appareils américains violer sans vergogne l'espace aérien cubain. Le général soviétique responsable de la défense anti-aérienne de Cuba, s'inquiète des photographies de missiles nucléaires tactiques que l'U-2 a vraisemblablement prises. "Notre invité est au-dessus de nous depuis plus d'une heure (...), il est en train de découvrir nos positions en profondeur", lâche-t-il. À 11H16, il considère prendre la seule décision possible. Il donne l'ordre: «Détruisez la cible 33». 3 minutes plus tard, 2 missiles V-75 percutent l'U-2. Une partie du fuselage contenant le corps du pilote est retrouvé dans un champ de canne à sucre. Les États-Unis et l’URSS glissent vers l'apocalypse nucléaire.

    Quelques heures auparavant Khrouchtchev venait de faire une nouvelle proposition, publique cette fois-ci : Échanger les missiles à Cuba contre les missiles américains en Turquie. Kennedy était en pleine réunion avec ses principaux conseillers, étudiant la réponse à donner; lorsqu’il est informé à 14H03 que l'U-2 n°56-6676 n'est pas rentré. Les membres du comité sont maintenant moins préoccupés par le retrait des missiles de Cuba et se concentrent davantage sur la prévention d'une guerre nucléaire.

    "C'est une sacrée escalade de leur part", observe le président américain d'après les enregistrements déclassifiés de la réunion. D’autant plus que 20 minutes auparavant on venait de lui annoncer, qu’un U-2 en mission au Pôle Nord s'était "égaré au-dessus de la Sibérie" et avait manqué par très peu d'être abattu par des MiG-21 lancés à sa poursuite. Les généraux américains, prêts à ordonner l'invasion de l'île, proposent de riposter par la destruction de toutes les défenses aériennes à Cuba. Kennedy n'ordonne toutefois pas de riposte et donne l'ordre de ne bombarder les sites de missiles qu'en cas de nouvelle agression. A Moscou à cause du décalage horaire, il fait nuit lorsque Khrouchtchev est informé de la perte de l'U-2. Il craint que son homologue ne parvienne pas à "avaler l'humiliation". S'il a bien autorisé la légitime défense, il n'a jamais ordonné de tirer sur un avion de reconnaissance.

    Le 28 octobre au matin, une 2e lettre de Khrouchtchev, rédigée par le Politburo soviétique, laisse entendre qu'aucune négociation ne peut se faire. Le même jour, la CIA annonce que 24 missiles soviétiques sont désormais opérationnels et pointés sur des points précis du sol américain. Si les Soviétiques ne démantèlent pas leurs installations, les États-Unis lanceront éventuellement une attaque aérienne sur les sites de missiles.

    Des 2 côtés, on comprend alors que la situation échappe de plus en plus à tout contrôle et que l'on s'approche dangereusement du point de non-retour. Aussi à 20H00, à l’initiative de l'ambassadeur soviétique Anatoli Dobrynine, qui utilise tous ses contacts pour arriver à ses fins, une rencontre entre lui et Robert Kennedy, ministre de la justice et frère du président américain, a lieu. Un compromis est alors trouvé par les 2 protagonistes et la crise prend fin. L'accord Robert Kennedy-Anatoli Dobrynine fut révélé par Robert Kennedy en 1968.

    Khrouchtchev annonce sur Radio-Moscou qu'il donne l'ordre de démanteler les sites de missiles de Cuba, moyennant promesse des États-Unis de ne pas renverser le régime castriste par la force. Dans l’entente, les missiles américains en Turquie doivent aussi être démantelés. Mais à la demande des États-Unis, cette dernière clause est tenue secrète. Le 29 octobre, l'URSS stoppent ses navires restant, en route vers Cuba. Le premier novembre, le dernier des 4 sous-marins soviétiques est toujours introuvable. Le 7 novembre, Khrouchtchev accepte que les cargos à destination de Cuba soient inspectés par l'US Navy. Le 20 novembre, les Soviétiques démantèlent leurs bases. Par souci de cohérence, les Américains accordent plus que ce que Moscou leur demande. Par l’intermédiaire de Robert Kennedy, les États-Unis démantèlent leurs missiles de Turquie et aussi ceux d'Italie, le 7 avril 1963.

    Le 20 juin 1963 - Pour prévenir la guerre déclenchée par erreur, Washington et Moscou adoptent l'idée d'un lien direct, soit le téléphone rouge, mis en place le 30 août. Il s'agit d'un téléscripteur de couleur bois clair, qui permet à Kennedy et Khrouchtchev de communiquer directement entre eux par messages codés. La ligne de communication directe, reliant la Maison-Blanche au Kremlin, permettra de désamorcer plusieurs conflits. Par la suite, d'autres lignes de communication directe sont installées entre divers pays : Inde-Pakistan (2004), Chine-États-Unis (2007), Corée du Nord-Corée du Sud (2018).

    La crise des missiles de Cuba est aujourd’hui utilisée comme jeu de simulation pour former de grands spécialistes à la négociation. On considère aujourd’hui que la conclusion fut une réussite totale. Le retrait des missiles américains de Turquie fut révélé publiquement juste avant la mort de Khrouchtchev en 1971. Le retrait des missiles fut décidé par Khrouchtchev après engagement écrit de non-invasion de Cuba par le président Kennedy. Cette clause est vue aujourd'hui comme étant le point le plus important de la négociation et a servi d'accélérateur à la sortie de crise. 

    À cette époque, si vos missiles étaient situés plus près de votre ennemi que les siens, vous aviez une longueur d'avance sur lui pour ce qui est de la première frappe. Marquant l'apogée de la Guerre froide, la crise des missiles laisse place à une autre phase, celle de la "Détente", où les relations sont moins tendues jusqu’en 1975.

     

    Sources :

    L’Encyclopédie canadienne : Crise des missiles à Cuba.

    Michael Dobbs : "One minute to midnight".  

    20 Minutes : Crise des missiles de Cuba: U-2 n°56-6676, l'avion-espion qui faillit précipiter l'apocalypse nucléaire, 12/10/12.

     

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  • Le 27 novembre 1999 – En Irlande du nord

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    Le 27 novembre 1999 – En Irlande du nord, le Parti Unioniste d'Ulster (protestant) accepte le principe d'un gouvernement conjoint avec le Sinn Féin, branche politique de l'IRA Provisoire (catholique).

    En 1966, les tentatives de rapprochement entre les gouvernements des deux Irlande, poussent les loyalistes vers l'action paramilitaire. Ils forment un groupe armé anti-catholique, l'Ulster Volunteer Force.

    En 1969, après l'attaque d'une manifestation catholique par les loyalistes; un ghetto catholique est envahi par la Royal Ulster Constabulary (la police). C’en est trop. Les loyalistes les ont attaqués. Ils se sont défendus et les ont repoussés. C’est-à-dire que ce sont les catholiques qui leur ont cassé la gueule, plutôt que le contraire. Alors la police qui n’était pas là, décide de venir casser elle-même la gueule aux catholiques, chez eux! Un instant! Figurez-vous que les roches ont été lancées sans relâche. Des toits, des fenêtres, des ruelles, des rues, de partout, la police a été attaquée. Les portes des maisons et des appartements se sont ouvertes en un éclair. Des hommes et des femmes en sont sortis rapidement, armés de ce qu’ils ont trouvé sous la main. Les cocktails Molotov voltigent. Les jeunes courent après la police. L’attaquant est devenu l’attaqué. Les boyaux d'arrosage, les grenades lacrymogène, l'anti-émeute ne sont pas de taille. La police se pousse et la population érige une barricade à l'entour du quartier. Comme on dit: Enough is enough ! La collaboration entre les forces de sécurité britanniques et les paramilitaires unionistes, niée par les gouvernements successifs, est aujourd’hui admise.

    L'IRA Provisoire, mouvement paramilitaire, qui défend les droits civiques contre la ségrégation confessionnelle que subit la minorité catholique, vient de naître.

    L’opposition sur l'avenir de l'Irlande du Nord, entre d’une part, républicains, nationalistes, catholiques et d’autre part, loyalistes, unionistes, protestants, entraîne une montée de violence.

    L'IRA provisoire dont le but est de mettre fin à l'autorité britannique en Irlande du Nord et de créer une République irlandaise sur l'ensemble de l'île, affronte les loyalistes de l'Ulster Volunteer Force, qui eux, veulent le statuquo.

    Le Sinn Féin s'est investi dans les syndicats, mouvements féministes et associations de quartier. Il dirigeait presque tous les quartiers catholiques. Il a aussi développé une solidarité internationale, surtout contre les dictatures sud-américaines et l'apartheid en Afrique du Sud.

    Des deux côtés, il se forme des mobilisations massives et hostiles. En plusieurs occasions entre 1969 et 1998, le conflit déjà très violent, risqua de se transformer en véritable guerre civile. En 1972 lors du Bloody Sunday à Derry/Londonderry, l'armée britannique tire sans scrupule sur les manifestants catholiques, faisant 13 morts. La conséquence sera que dorénavant, l’armée britannique, lors de ses rondes dans les quartiers catholiques, longera carrément les murs, perdant plusieurs de ses soldats aux mains des snipers de l’IRA. Les services secrets britanniques iront jusqu’à assassiner deux membres de l’IRA à Gibraltar. Sans parler de la grève de la faim des prisonniers catholiques en 1981, qui fera 10 morts.

    Dès 83, le Sinn Fein se présente aux élections. Gerry Adams, président du parti, devient député de la Chambre des communes.

    En 1998, lors de l’accord du Vendredi Saint, le gouvernement britannique reconnaît enfin pour la première fois la dimension irlandaise et le principe que le peuple de l'île d'Irlande dans son ensemble, puisse résoudre les problèmes entre le Nord et le Sud par consentement mutuel, sans intervention extérieure. L’accord établit aussi un gouvernement co-sociatif, composé obligatoirement d'unionistes et de nationalistes.

    En 1999, le Parti Unioniste d'Ulster (protestant) accepte le principe d'un gouvernement conjoint avec le Sinn Féin, branche politique de l'IRA Provisoire (catholique).

    Les mouvements paramilitaires se désarmeront progressivement, au point de ne plus avoir d’armes en 2005. Le compte exact des victimes varie selon les sources. Mais, on peut généralement admettre environ 3 500 morts et 45 000 blessés.

    Les catholiques ont obtenu d’être partie intégrante du gouvernement de l’Irlande du Nord et aussi que le gouvernement britannique laisse les Irlandais régler leurs problèmes entre eux. Mais n’ont pas obtenu le rattachement à l’Irlande. 2 à 1 pour les catholiques. Ce n’est pas si pire !

    Par contre aujourd’hui, s'accroît ce qu’on appelle la ségrégation spatiale, entraînant la disparition des quartiers mixtes. En effet, les jeunes générations communiquent moins que leurs parents avec les membres de l'autre communauté. Des Peace Walls sont régulièrement construits entre quartiers catholiques et quartiers protestants, limitant ainsi les risques d'affrontements.

    Sources :

    Université du Québec à Montréal : Le désarmement de l’Irish Republican Army; de la lutte paramilitaire à la lutte politique, mémoire pour la maitrise en science politique de Marie-Hélène Lafond, août 2011.

    Encyclopédie Larousse : Irlande du Nord : Histoire.

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  • 24 novembre 1859 : L'origine des espèces

    Le 24 novembre 1859 - Publication de "L’origine des espèces" du naturaliste Charles Darwin, ouvrage scientifique, texte fondateur de la théorie de l'évolution.

    Darwin présente la théorie scientifique de l'évolution des espèces vivantes à partir d'autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Cet ouvrage accessible au grand public et non pas uniquement aux spécialistes, eut un retentissement énorme et fit l'objet d'intenses débats.

    Il est désormais le principe unifiant des sciences de la vie.

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  • Capture pour la première fois d'atomes d'antimatière

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    Le 18 novembre 2010 - Le "Centre Européen de Recherches Nucléaires" (CERN) capture pour la première fois des atomes d'antimatière. Il s'agit d'atomes d’antihydrogène.

    La matière et l’antimatière sont identiques, mais avec une charge opposée. Elles s’annihilent au contact l’une de l’autre. Lors du big bang, matière et antimatière devraient avoir été produites en quantité égale. Or, nous savons que notre monde est constitué uniquement de matière. L’antimatière semble avoir disparu.

    En 1995, le CERN a produit les neufs premiers atomes d’antihydrogène en laboratoire.

    Le 18 novembre 2010, les atomes d’antihydrogène sont produits sous vide et leur vie est allongée à l’aide de champs magnétiques, qui permettent leur capture pendant un dixième de seconde dans un piège à étranglement; étape préalable en vue de la production d’un faisceau.

    Le 21 janvier 2014, le CERN produit pour la première fois un faisceau d'atomes d'antihydrogène, composé de 80 atomes, étape significative vers la spectroscopie hyperfine précise des atomes d'antihydrogène.

    Le 4 avril 2018, la mesure directe la plus précise jamais réalisée sur l’antimatière, révèle pour la première fois la structure spectrale de l'atome d'antihydrogène, que l'on pourra comparer par la suite au spectre de l'atome d'hydrogène.

    Une lumière laser est projetée sur les atomes d'antihydrogène piégés. La réaction de ces derniers est mesurée et comparée à celle des atomes d'hydrogène.

    Cela nous fera mieux comprendre pourquoi l'Univers est constitué presque intégralement de matière, alors que matière et antimatière auraient été produites en quantités égales lors du Big Bang.

    https://youtu.be/gsHUsLnqViw

    Sources :

    CERN : Des atomes d’antimatière produits et capturés au CERN, 18/11/10

    CERN : L'expérience sur l'antimatière produit le premier faisceau d'antihydrogène, 21/01/14

    CERN : Des mesures sur l'antimatière d'une précision inégalée, 04/04/18

  • Hermann Maier

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    En ce vendredi 13 novembre :

    Le 13 novembre 2009, le skieur autrichien Hermann Maier prend sa retraite. Le 13 février 1998, Maier fait une chute monumentale dans le "Downhill" aux jeux olympiques de Nagano.

    3 jours plus tard : le 16 février, il gagne la médaille d'or du Super G. Le 19 février : Sa deuxième médaille d'or dans le slalom géant. C'est pour dire que le chiffre 13 peut paraître néfaste, mais en fait pour certains, il est chanceux !

    Il est devenu le plus grand médaillé de l'histoire des skieurs alpins aux jeux olympiques ! En plus, il a remporté trois titres de champion du monde et le troisième skieur le plus victorieux en coupe du monde avec 54 victoires !

    https://youtu.be/3EdaClq6xG4

     

  • 2 juillet 1976 - Le Vietnam est réunifié

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    Golden Bridge au-dessus de Da Nang à Ba Na Hil

    Le 2 juillet 1976 - Le Vietnam est réunifié après plus de 20 ans de guerre.

    Le Sud-Vietnam, dictature capitaliste instable, était soutenu par l'armée américaine et menacé par le Front National de Libération, le Viêt-Cong, appuyé lui par le Nord-Vietnam communiste, la Chine et l'URSS. L'Armée sud-vietnamienne ne faisant aucunement le poids, l'Armée américaine se battait directement contre le Viêt-Cong et le Nord-Vietnam. L'intervention américaine, ravageant les infrastructures et l'environnement du Vietnam, échoue non seulement à mettre un terme à l'insurrection, mais étend la guerre au Laos et au Cambodge.

    Cette guerre est de plus en plus impopulaire en Occident. Les États-Unis ne réussissent pas à vaincre l'ennemi et cherchent une porte de sortie. De longues négociations entre Lê Đức Thọ et Henry Kissinger, deux négociateurs hors-pair, aboutissent en 1973 à un accord de paix et au retrait américain. En 1975, le Nord-Vietnam effectue une offensive finale contre le Sud. Le Vietnam est désormais entièrement sous contrôle communiste et est réunifié le 2 juillet 1976.

     

  • 31 mai 1916, grande bataille navale : Angleterre - Allemagne

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    Le 31 mai 1916, la bataille navale du Jutland :

    Pendant la 1ère guerre mondiale, la plus grande bataille navale du conflit opposa pendant 2 jours, à 200 km au nord-ouest de la péninsule danoise du Jutland, 250 navires de tous types, dont les 37 navires les plus importants de la Royal Navy, aux 21 bâtiments les plus imposants de la Marine impériale allemande. Encore aujourd'hui, la 3e plus grande bataille navale de tous les temps.

    La marine anglaise considérait que temps que le trafic maritime continuait de circuler presque à la normale, il était inutile et trop dangereux d'envisager une bataille décisive contre la marine allemande.

    La marine allemande considérait qu'il fallait par plusieurs petites attaques subversives, en utilisant des sous-marins, affaiblir la marine britannique avant de l'affronter massivement.

    À la fin du mois de mai 1916, la marine allemande se sent prête à l'affrontement massif contre la marine britannique et planifie de l'attirer dans un guet-apens, vers une dizaine de ses sous-marins. Mais les Anglais qui avaient déchiffré le code secret des communications allemandes, évitent l’embuscade.

    À partir de 18h30 le 31 mai 1916, le plus gros de la bataille débute et dure 2 heures. Les deux flottes ouvrent le feu à une quinzaine de kilomètres de distance. La visibilité brumeuse crée des difficultés, mais la position du soleil donne un avantage net aux Allemands. Ces derniers déterminés à sauver leur flotte et pour éviter l'encerclement traversent le dispositif britannique à la faveur de la nuit et regagnent leurs bases protégées par des champs de mines.

    Quatorze bâtiments britanniques coulent, 21 sont touchés à plusieurs reprises, onze navires allemands coulent, plusieurs sont touchés et 2551 vies humaines sont perdues de part et d'autre, avec 507 blessés et ce seulement en 2 heures. Les pertes britanniques en vies humaines et en navires sont plus importantes; mais les marins allemands sont conscients d'avoir échappé de peu à un carnage monumental.

    Par contre, les deux marines crient : "Victoire".

    Après cette bataille, la flotte allemande se consacre uniquement à la guerre sous-marine. Sa flotte de haute-mer reste dans ses ports, hormis quelques brèves sorties en août 1916 et avril 1918. Certes, elle oblige les Britanniques à maintenir une flotte militaire importante en mer du Nord, mais jamais plus la Marine allemande ne tentera un affrontement aussi significatif, ni même la Marine britannique.

    Tant que la flotte allemande de haute mer fait peu de mal, les Britanniques estiment qu'il vaut mieux la laisser tranquille.

    Sources : Spartacus Educational.

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  • Le premier sommet Ligue arabe-Union européenne

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    L'Union européenne et la Ligue arabe ont cherché à trouver un terrain d'entente sur les questions de sécurité et les conflits régionaux au Yémen, en Syrie et en Libye lors de leur premier sommet conjoint dans la station balnéaire de Charm el Cheikh, en Égypte.

    La présence du roi Salman d'Arabie saoudite a épargné aux Européens de devoir composer avec celle de son fils, le prince héritier Mohamed ben Salman. 

    Le sommet ne devrait donner lieu à aucune initiative concrète, y compris sur la Syrie dont l'éventuelle réintégration à la Ligue arabe continue de diviser ses membres.

    Le projet de déclaration finale évoque avec la plus grande prudence la question des droits de l'homme, au moment où les partisans du président égyptien Abdel Fattah al Sissi, hôte du sommet, ont entamé un processus de réforme de la Constitution destiné à lui permettre de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2034, au lieu de 2022.

     

  • La démocratie où est-elle ?

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    Face à la violence de la police fédérale espagnole contre le référendum démocratique de la Catalogne, les chefs d'état se contentent de défendre la prise de position anti-démocratique de l'Espagne. Face au référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, les même chefs d'état défendent la politique d'unicité des états, au lieu de défendre la démocratie. 

    En France, Macron obtient la majorité des sièges parce que plus de 50% de la population française ne vote pas aux législatives. Aux États-Unis, seulement 55% de l'électorat américain vote aux élections présidentielles. 

    Les chefs d'état dirigent les pays, en défendant les intérêts des multi-nationales. Ils pensent qu'ils dirigent ainsi en faveur de la population. Cependant, leur politique fait en sorte que ces compagnies payent de moins en moins d'impôt et ces dernières dirigent leurs revenues imposables vers les paradis fiscaux, dans le but de payer encore moins d'impôt. 

    Ce qui augmente le fardeau fiscal de l'ensemble de la population. Les gouvernements diminuent alors la grosseur de l'état pour diminuer l'impôt que paye la population. Les gouvernements offrent donc de moins en moins de service. Ce qui appauvrit les plus pauvres pendant que les plus riches s'enrichissent. 

    Aucun gouvernement n'agit pour récupérer la perte d'impôt due aux paradis fiscaux et les nouvelles compagnies ne respectent plus les lois.

    Le système capitaliste file à grande vitesse comme un TGV. Sa vitesse est de plus en plus au dessus de la vitesse permise. Et il file tout droit vers un mur. Ce mur, on sait vaguement qu'il existe. Nos sens de survie le perçoivent. Nous pensons qu'il est vaguement loin. On ne sait pas quand on le frappera, peut-être dans une cinquantaine d'années, peut-être moins, peut-être y a-t-il une courbe et vlan, dedans ; comme les avions dans les deux tours!

    Nous avons de la difficulté à analyser la distance à laquelle est situé ce mur. Mais nous savons qu'il est fait de l'enrichissement des plus riches au détriment de l'appauvrissement de l'ensemble de la population, assaisonné d'une perte de démocratie et d'une non-évolution de celle-ci.

    On sait que ça frappera fort et même très fort! L'écroulement du système communiste c'est fait relativement sans violence. La violence n'était que marginale à son écroulement.

    Ce ne sera pas la même chose lors de l'écroulement du système capitaliste. Ce sera excessivement violent et même très violent !!!  

  • Conversation téléphonique positive entre Trump et Poutine

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    Les chefs d'état russe et américain s'étaient entretenus une première fois par téléphone en novembre dernier, peu après la victoire électorale de M. Trump. Ils avaient convenus alors de la nécessité de normaliser les relations entre Moscou et Washington.

    Samedi dernier, les présidents Poutine et Trump se sont cette fois-ci entretenus pour la première fois au téléphone, depuis l'investiture de ce dernier. Ils se sont mis d'accord sur des consultations dans le but de fixer une date et un lieu pour leur première rencontre. D'égal à égal, ils organiseront des rencontres régulières entre eux

    Dorénavant, les présidents développeront des liens économiques et commerciaux entre les deux pays, liens mutuellement avantageux et coopéreront ensemble sur la scène internationale. 

    Selon le Kremlin, ils ont évoqué la situation au Proche-Orient, le conflit israélo-palestinien, la situation en Syrie, en Corée et en Ukraine, le programme nucléaire iranien, de même que la non-prolifération des armes nucléaires.

    Les deux présidents se sont mis d'accord pour prioriser la coordination de leurs efforts dans le but de détruire l'État islamique et les autres mouvements terroristes en Syrie. Trump a donné un mois à ses généraux pour qu'ils lui soumettent un plan de destruction de l'État islamique.

    Suite à la relation conflictuelle entre l'Occident et la Russie par rapport à l'Ukraine et la Syrie, nous entrons maintenant dans une nouvelle ère de coopération entre les États-Unis et la Russie. 

    Sources :

    Swissinfo : Poutine et Trump veulent "développer" des relations "d'égal à égal", 28/01/17

    Sputnik : Entretien Poutine-Trump: ce que se sont dit les deux chefs d’État, 28/01/17

  • Force militaire américaine en Europe

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    Sous l'égide de l'OTAN, le plus grand déploiement militaire américain en Europe, depuis la deuxième guerre mondiale et ce à la frontière de la Russie...

    Un système de sécurité militaire incluant la Russie devrait être mis sur pied pour remplacer l’OTAN, a déclaré dans une interview Sahra Wagenknecht, figure de proue du parti allemand Die Linke « La Gauche »), en écho aux récentes déclarations de Trump sur l’OTAN.

    Trump : « Je dis depuis longtemps que l’OTAN a des problèmes. En particulier, celui d’être obsolète, parce que cette organisation a été conçue il y a beaucoup, beaucoup d’années »

    « Nous sommes censés protéger des pays, mais un tas de ces pays ne paient rien alors qu’ils devraient le faire, ce que je trouve très abusif à l’égard des États-Unis ».

    Ces commentaires se font en pleine escalade d’une concentration de troupes, de tanks et d’équipements militaires US en Europe, aux frontières de la Russie, dans le cadre d’une opération de l’OTAN intitulée « Résolution Atlantique ». Après les manœuvres militaires effectuées dans le cadre de cette opération, les troupes seront stationnées en Pologne, en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays baltes, dépendant d’un Quartier Général qui se trouvera en Allemagne.

    Largest Deployment of US Armaments Since Cold War arrives in Germany :

    https://www.facebook.com/Infoseite.zu.Christoph.Hoerstel/videos/1422403404468925/

    Source :

    Arrêt sur l'ifo : Dissolution de l’OTAN et alliance militaire avec la Russie, 19/01/17

  • OTAN vs Russie

    Otan

    L'OTAN mène l'exercice militaire Trident Juncture 2015

    En Italie, en Espagne et au Portugal, 30 pays, 36 000 soldats participent à l'exercice d'un mois qui mobilisent 140 avions et 60 navires de guerre. 

    Le plus grand entrainement militaire de l'organisation, depuis la dissolution de l’Union soviétique, envoie un message clair à tout agresseur potentiel, soit, la Russie. Le but est de défendre toute nation membre, y compris l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, qui ont des tensions perpétuelles avec la Russie en raison de leur importante minorité russophone.

    La deuxième guerre mondiale commença ainsi : L'Allemagne voulant réintégrer les minorités allemandes de ses voisins en son sein, alla trop loin en envahissant la Pologne.

    La haute bourgeoisie russe ne veut pas se soumettre à la haute bourgeoisie occidentale. Elle veut protéger les populations russophones de l'Europe de l'Est.

    Moscou défend très bien la Syrie, voisine de la Turquie membre de l'OTAN. L'Ours blanc est intégrée à L'Organisation de coopération de Shanghai dont l'un des buts est de sauvegarder la paix, la sécurité et la stabilité.

    Les différentes alliances sur la planète:

    Osc 2

     

    OTAN     

    OCS, Organisation de coopération de Shanghai      

    Conseil de Défense de l'Amérique du Sud     

    Union africaine       
     
     

  • Amnistie internationale

     

     

    Parmi les mesures à prendre, Amnistie internationale demande aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (France, Grande-Bretagne, États-Unis, Russie et Chine) de renoncer à leur droit de veto en cas de génocide ou d’atrocités de masse.

    « En renonçant à ce droit de veto, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité élargiraient la marge de manœuvre des Nations unies et feraient clairement savoir aux responsables d'atrocités massives que le monde ne restera pas les bras croisés. » estime l’organisme.

    La France, membre permanent et le Mexique ont présenté en septembre une initiative visant à encadrer cette demande, sans parvenir à en convaincre la Russie et la Chine, ses plus grands utilisateurs.

    2014 a été marquée par la poursuite de la guerre civile Syrienne, avec ses 200.000 morts et dix millions de déplacés, par le conflit ukrainien, dans lequel 5000 personnes ont perdu la vie, et par la montée en puissance de l'État islamique en Syrie et en Irak.

    Depuis le début de la guerre en Syrie, quatre résolutions portant sur le conflit ont été bloquées par un double veto : celui de la Russie, soutien indéfectible de Damas, et celui de la Chine, au nom du principe de non-ingérence.

    En juillet 2014, l'offensive de l'armée israélienne contre la bande de Gaza a coûté la vie à 2000 Palestiniens, dont une grande majorité de civils.

    En Afrique, la secte islamiste Boko Haram a multiplié les exactions et les attaques, au Nigeria et dans les pays voisins.

    En Centrafrique, plus de 5000 personnes sont mortes lors d'épisodes de violences intercommunautaires.

    Au Soudan du Sud, des dizaines de milliers de civils ont été tués dans le conflit armé opposant le gouvernement et les forces d'opposition.

    Si aucune mesure n'est prise face à ces conflits, la situation s'aggravera en 2015, prévient Amnistie internationale.

    L’Occident ne répond pas adéquatement à ces crises, expert du double discours : Opposé à l'Iran, la Corée du Nord, l'État islamique mais silence sur Israël, Arabie saoudite et Mexique, etc...

    La réponse de la communauté internationale aux atrocités commises par des États et des groupes armés tout au long de l’année 2014 était scandaleuse et inopérante. Les faits parlent d’eux-mêmes.

    Les dirigeants du monde entier doivent agir sans attendre afin d’éviter la crise mondiale qui se profile.

    Sources : Ici Radio-Canada, Le Devoir,