Iran

Iran vs Israël et États-Unis

Skynews mohsen fakhrizadeh 5186505

Pic: IRIB / EPA-EFE / Shutterstock 

En Irak, dans un contexte de hautes tensions avec l'Iran, Washington retire la moitié de son personnel de son ambassade.

Après l'assassinat du directeur du programme nucléaire iranien, Washington craint que l'Iran utilise les milices que Téhéran finance en Irak, pour y répondre. On note l’arrivée du porte-avions Nimitz dans le détroit d’Ormuz, l'un des plus puissants navires de guerre au monde. Il arrive avec toute sa flotte. Un escadron de F-16 américains et de bombardiers B-52 sont arrivés d’Allemagne.

Pour sa part, Israël poursuit ses bombardements sporadiques sur des cibles liées à l’Iran en Syrie. Le ciel israélien de même que les ambassades israéliennes à travers la planète, sont en état d'alerte maximum. Évoquant les menaces iraniennes, le gouvernement israélien exhorte ses citoyens à éviter de se rendre aux Émirats Arabes Unis, à Bahreïn, Géorgie, Azerbaïdjan, Turquie et l'Irak, ainsi que le Moyen-Orient et le continent africain. Le général iranien remplaçant celui qui a été tué par les Américains en janvier, vient d’effectuer une visite secrète au chef du Hezbollah libanais. L’Iran vient d’effectuer le plus grand exercice militaire maritime de tous les temps du détroit d’Ormuz. Mille navires y ont participé. La majorité des bateaux de guerre iraniens sont petits, mais très agiles et efficaces.

L'ancien directeur de la CIA John Brennan condamne le meurtre, le qualifiant d’hautement imprudent. Le New York Times et d’autres médias ont cité de nombreux responsables des services de renseignement américain et israélien, confirmant que la tuerie était l’œuvre du Mossad israélien, lui-même responsable de l’assassinat de cinq autres scientifiques iraniens entre 2010 et 2012. On se rappellera aussi le virus informatique Stuxnet qui a saboté 30 000 centrifugeuses iraniennes du site nucléaire de Natanz en 2010. Ce virus est considéré comme une cyber arme construite par les États-Unis et Israël. L’Iran avait alors rétorqué par une vague d’attentats, contre des cibles israéliennes en Bulgarie, Géorgie, Azerbaïdjan, Kenya, Chypre et aussi en Inde. Ce qui avait mis fin aux attentats israéliens en Iran.

On passe par-dessus le fait qu’avant 2012, l’Iran aurait endommagé un satellite-espion américain au-dessus de son territoire. Par la suite, il a pris le contrôle d’un drone-espion américain de plusieurs millions de dollars et l’a fait atterrir. Plus récemment, il a détruit un drone-espion américain semblable et a bombardé une base américaine en Irak à la suite du meurtre d’un général iranien fortement aimé de la population iranienne.

L’assassinat du scientifique iranien a eu lieu à peine une semaine après la rencontre du secrétaire d’état américain Mike Pompeo avec le premier ministre israélien Netanyahu et le prince héritier saoudien Bin Salman. Sans compter que le 12 novembre Trump proposait à son cabinet de sécurité nationale, une frappe sur la principale installation nucléaire iranienne de Natanz. Ce qui lui a été refusé. La base étant profondément sous terre, à une distance que les bombes américaines même les plus perfectionnées en la matière ne peuvent atteindre. Le cabinet jugeant qu’une telle attaque, impliquerait forcément une rétorque de la part de l’Iran, causant d’importants dommages à l’armée américaine et entraînant par le fait même une guerre totale, beaucoup trop destructrice pour les deux parties et même si l’armée américaine de toute évidence gagnerait la guerre, elle serait incapable de contrôler l’Iran par la suite, comme c’est le cas présentement en Irak.

Le renseignement iranien a remarqué des mouvements, a identifié des personnes et pris le contrôle du lieu de l'assassinat. L'Iran affirme que des enquêtes se déroulent de toutes parts et que la réponse sera élaborée une fois toutes les enquêtes terminées.

Téhéran accuse ouvertement Tel-Aviv d'avoir organisé la tuerie. Affirmant que les connaissances nucléaires iraniennes n'ont pas été affectées, car elles ne peuvent être assassinées. Cet acte de terrorisme d’état a fortement aggravé les tensions dans la région, ce qui était précisément son but.

Selon la république islamique, il existe des indices et des preuves que des agents des services de renseignement israélien et du groupe Moudjahidin Khalq (organisation terroriste iranienne anti-gouvernementale) y ont participé. La réponse de l’Iran sera extrêmement douloureuse, affirme-t-elle !

En représailles dans un premier temps, Téhéran coupe toutes les voies permettant que les scientifiques iraniens soient identifiés. Ce qui implique la suspension des inspections de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA). L’Iran considère que les premières informations fournies à Israël sur son scientifique assassiné, l’ont été par cet organisme. En effet dans un rapport, l’AIEA dévoile les noms des scientifiques iraniens travaillant sur le nucléaire. Le parlement iranien a voté par une écrasante majorité, l'augmentation de l'enrichissement de l'uranium à 20% et la restauration du réacteur à eau lourde Arak. Le président iranien Hassan Rohani a exprimé, pour sa part, son opposition à ces dispositions approuvées par le parlement pour suspendre les inspections de l'ONU et stimuler l'enrichissement d'uranium, affirmant que cela serait nuisible aux efforts diplomatiques visant à restaurer l'accord du nucléaire de 2015 et l’assouplissement des sanctions américaines.

Le gouvernement iranien donne deux mois au gouvernement américain pour rejoindre l’accord nucléaire de 2015. Biden indique qu’il conditionnera sa réintégration à l’accord, contre l’obtention de concessions de la part de l’Iran sur sa production de missiles. L’Iran répond qu’alors il demandera une compensation pour les sanctions illégales des États-Unis. Ces deux demandes pourraient faire en sorte de s’annuler.

Rohani a remercié Erdogan pour la solidarité de la Turquie avec le peuple iranien et sa condamnation de l'assassinat de Fakhrizadeh, ajoutant qu'il était tout à fait clair pour Téhéran qui est responsable de l'attaque et comment l'assassinat a eu lieu.

Puisque l'Iran ne dévoile pas publiquement la façon dont l'attentat a eu lieu, les spéculations sur l’assassinat du scientifique vont bon train. Allant d’une soixantaine d’hommes qui y ont participé, d’un affrontement féroce entre les gardes du corps et les assaillants, de l’explosion d’une camionnette, jusqu’à l’utilisation d’une mitrailleuse télécommandée par satellite, sans qu’aucun assassin ne soit présent physiquement sur les lieux. La société israélienne Smart Shooter en possède deux modèles.

Le conflit est dû au programme nucléaire iranien pour l’obtention de la bombe atomique. Lorsqu’un pays veut s’affranchir de la possibilité d’une invasion militaire par un pays aussi puissant que les États-Unis, il existe trois façons de le faire. 1 : Avoir une armée puissante. Ça coûte très cher et c’est impossible de compétitionner le pays puissant. 2. Développer des missiles. Ça coûte cher, c’est faisable. L’Iran en est la preuve. 3. Avoir l’arme nucléaire. Ça fonctionne. Cette fois, la Corée du Nord en est la preuve. L’Iran n’abandonnera donc jamais le développement de ses missiles et aura l’arme nucléaire un jour ou l’autre, tout comme Israël l’a déjà.

L’ONU exhorte les parties à la retenue.

Sources :

Marseille News : Les diplomates américains commencent temporairement leur retrait d’Irak, 03/12/20

Al Masdar News : Les renseignements iraniens ont identifié des personnes liées à l’assassinat du scientifique iranien, 03/12/20

World Socialist website : Les tensions de guerre s'intensifient suite à l'assassinat par Israël d'un éminent scientifique iranien, écrit par Bill Van Auken, 02/12/20

 

Israël impliquée dans des explosions en Iran ?

Untitled 12 1

Iran : une clinique, une centrale électrique, un centre de fabrication de missiles, mais aussi le complexe nucléaire de Natanz, connu pour abriter plusieurs milliers de centrifugeuses destinées à la production d’uranium enrichi, ont été touchés par une série d'explosions ces derniers jours.

Plusieurs spécialistes pensent que ces explosions ont été commanditées par Israël, qui elle demeure silencieuse sur le sujet, ne nie pas, mais ne confirme pas non plus.

Des déclarations des autorités iraniennes relancent cette théorie : " Des enquêtes ont permis d’établir avec précision les causes de l’accident au sein du complexe nucléaire de Natanz, mais nous reportons leur annonce à plus tard pour certaines raisons de sécurité ".

L’Iran est très calculateur. S'il admet publiquement qu’Israël est impliquée dans ces explosions, il devra rétorquer de façon violente contre Israël, ce qui aurait de fortes chances d'aboutir à une guerre que l'Iran ne veut pas, tout comme les États-Unis d'ailleurs.

Tous leurs calculs par rapport à la levée de l’embargo sur les armes en octobre 2020 et éventuellement un changement de politique américaine en novembre 2020 tomberaient à l’eau, si les Iraniens ripostaient. Alors c'est à suivre...

À noter que quatre assassinats de scientifiques nucléaires iraniens ont eu lieu entre 2010 et 2012. Israël a été fortement soupçonnée d'avoir commandité ces meurtres. En réponse en juillet 2012, cinq touristes juifs israéliens et un Bulgare trouvent la mort tandis que 31 sont blessés dans un attentat kamikaze à l'aéroport bulgare de Bourgas. L’Iran est soupçonné d'avoir commandité l’attentat et d'avoir éliminé le groupe qui avait été mandaté par Israël pour éliminer les scientifiques iraniens.

Sources : La Croix; Le Monde; Press TV; Spoutnik.

L'Iran en Syrie et en Irak

Ebi1xcfxgaeyld8

Photo prise par l’agence iranienne Tasnim : Ismaël Ghaani à Al-Bukamal en Syrie, quelques heures avant la frappe israélienne. 

 

À la demande de Téhéran, le commandant de la force iranienne Quds, Ismail Ghaani, s'est rendu dans la ville syrienne d'Albukamal, près de la frontière irakienne. Ce qui pourrait peut-être indiquer une nouvelle escalade. En effet, Ghaani a confirmé qu'il achèverait la marche des martyrs et du major-général Qassem Soleimani.

Immédiatement après sa visite, l'armée de l'air israélienne a bombardé encore une fois des sites appartenant à l'armée syrienne près de cette ville. Et toujours pas de réplique de la part des Syriens ou des Iraniens, autres que de tirer sur les missiles.

Pendant ce temps en Irak, le gouvernement du Premier ministre Al-Kazemi a arrêté 14 membres de "Kataeb Hezbollah" (KH), organisme soutenu par l'Iran, dans un atelier de fabrication de missiles à Dora, au sud de Bagdad. KH a été impliqué dans un certain nombre d'attaques contre les forces américaines.

L’Iran a pour sa part dévoilé ses dernières armes avancées, comprenant des blindés, des anti-fortifications et des lance-missiles. Une explosion est survenue à l'est de Téhéran, près de Khojir, où se situerait un réseau de tunnels souterrains et des sites de production de missiles, de même qu'une installation de stockage de gaz. Selon Téhéran, l'explosion est survenue dans un entrepôt de gaz naturel. Il n'y a pas de victimes.

Le Hezbollah libanais construit actuellement une usine de missiles de précision et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'aurait aucunement l'intention d'affronter l'organisme.

3 bateaux de pêche iraniens entrés illégalement dans les eaux saoudiennes, ont fait demi-tour, après que les forces de l'Arabie eurent envoyé plusieurs avertissements, en plus des coups de semonce. L'Iran a déclaré que les navires sont entrés par erreur dans les eaux territoriales saoudiennes.

Sources : Al Masdar News, Liban; Associated Press; Jerusalem Post, Israël; Sky News Arabia; Sputnik Arabic; Tasnim, Iran.

L'Armée Nationale Libyenne d'Haftar reprend Al Asaba au GNA

Eyisoedxsaa8lwn

L’Armée Nationale Libyenne (ANL) du maréchal Haftar a repris le contrôle de la ville d'Al-Asaba, après une bataille acharnée contre le gouvernement d'accord national (GNA) soutenu par la Turquie (GNA). 

Une source de l'armée nationale libyenne a déclaré que leurs forces se dirigeaient maintenant vers la ville voisine de Gharyan, qui est actuellement sous le contrôle des troupes du GNA.

Cette attaque a été menée peu de temps après que le GNA a capturé la base aérienne stratégique d'Al-Watiyah, qui est située près de la frontière tunisienne.

Depuis lors, l'Armée Nationale Libyenne est à l'offensive. Elle tente de récupérer le territoire qu'elle a perdu au profit des forces du GNA, au cours des 90 derniers jours.

Source : Al Masdar News;

Les États-Unis coincés entre l'Iran et le Venezuela

 

Eyswis9x0aea2xq

Positions des pétrolieers iraniens à 06:30, ce matin. Le "Fortune" tout près de la zone d'opération de l'armée américaine. 

Le premier des cinq pétroliers iraniens "Fotune", parti avec 1,5 million de barils de pétrole, pénétrera dans les eaux territoriales du Venezuela à 19 heures dès aujourd'hui. Il sera escorté par des avions et des frégates de la marine vénézuélienne. Les États-Unis déclarent, quant à eux, qu'ils ne toléreront pas une ingérence continue de la part de l'Iran dans les affaires vénézuéliennes. 

Le président Rouhani a répondu en mettant en garde les États-Unis contre tout harcèlement d'un des 5 pétroliers iraniens faisant route vers le Venezuela. Il est fort possible que les Iraniens agissent dans les eaux du golfe Persique, si les États-Unis tentent quoi que ce soit.

En effet, l’Iran possède des sous-marins de classe "Ghadir", qui posent des mines et transportent également des forces spéciales. Ce type de sous-marin repose sur le fond sablonneux au fond du golfe Persique peu profond et attend qu'une cible arrive.

Des centaines de navires américains circulent chaque jour dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. Donc, les Américains savent bien que s’ils arraisonnent un, voire cinq navires iraniens; les Iraniens pourront arraisonner des vaisseaux américains et déclencher par le fait même une guerre économique contre les États-Unis et par conséquent aucun navire américain n’osera plus se déplacer près de l'Iran.

Lorsque les pétroliers iraniens entreront dans la zone économique du Venezuela, ils seront escortés par des navires et des avions des Forces armées vénézuéliennes. D'ailleurs l'Armée vénézuélienne vient de procéder à des tests de missiles "BUK" de fabrication russe. Ce sont des missiles sol-air à portée moyenne développés pour contrer les missiles de croisière, les bombes intelligentes, les avions et les véhicules aériens sans pilote.

Plus d'une décennie de sanctions américaines limitent les importations de pétrole du Venezuela et l'entretien de ses raffineries, devenues avec le temps innopérationnelles.

Des expéditions de matériel par "l'Iran Mahar Air" sont arrivées au Venezuela pour commencer des travaux de réparation d'une raffinerie. Le département du Trésor américain a donc mis sur sa liste noire la société chinoise, qui a fourni les pièces de rechange à la dite raffinerie. Pékin qualifie ses sanctions d'illégales. 

Les navires iraniens voyagent à distance les uns des autres, dirigés par le "Fortune", qui abordera d'abord la côte vénézuélienne, suivie des quatre autres : Forest, Petunia, Faxon et Clavel. Ce dernier est le seul à avoir activé son dispositif de repérage par satellite pour sa position lors de la navigation.

Diverses unités navales américaines sont déployées depuis quelques mois dans la mer des Caraïbes, officiellement en fonction de la répression du trafic de drogue, mais avec la ferme intention de faire pression sur le président Nicolas Maduro.

Une incursion mercenaire sur les plages du Venezuela du 3 mai dernier, qui avait pour but de fomenter un coup d'état, s'est soldée par 8 morts et 60 arrestations, dont 2 Américains. L'opposition en sort plus divisée plus que jamais et le président Maduro renforcé. L'opposant Juan Guaido s'en trouve fragilisé.

Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Entre 2004 et 2015, il a engrangé 750 milliards de dollars grâce à ses exportations de pétrole. Les États-Unis ont mis en place un embargo sur le pétrole vénézuélien, qui interdit à toute entreprise américaine d’acheter du pétrole du Venezuela et à toute entité étrangère d’utiliser le système bancaire américain, pour se fournir en pétrole vénézuélien. C'est la raison pour laquelle le Venezuela paye l'Iran en or.

Le Venezuela ne peut donc plus envoyer son brut aux États-Unis pour le faire raffiner et il lui est beaucoup plus compliqué d’importer des produits destinés au raffinage, qui venaient auparavant du marché américain. En ce moment, il y a une pénurie d'essence dans le pays.

Sources : Al Masdar News; Press TV; Reuters;  Emad Abshenas, analyste iranien; Connaissance des énergies; Journal de Montréal; Le Monde; The Associated Press; Libération; The National Interest; La Patilla; Tanker Trackers; Washington Post.

Eyvbow7woawtmeg

Eyvdvr8wkao4vwq 1

Le 1er pétrolier iranien arrivera demain au Venezuela

Eyors1vwsbejowy 1

Le satellite "Eros B" a détecté les 5 pétroliers iraniens en Atlantique

Les 5 pétroliers iraniens sont toujours en route vers le Venezuela. Le premier, le "Fortune" devrait arrivé soit le 23 ou au début de la semaine. Il est suivi du "Forest", "Petunia", "Faxon et "Clavel".

Lorsqu'ils entreront dans la zone économique du Venezuela, ils seront escortés par des navires et des avions des Forces armées vénézuéliennes. D'ailleurs l'Armée vénézuélienne vient de procéder à des tests de missiles "BUK" de fabrication russe. Ce sont des missiles sol-air à portée moyenne développés pour contrer les missiles de croisière, les bombes intelligentesles avions et les véhicules aériens sans pilote. 

Les États-Unis ne toléreront pas une ingérence continue de la part de l'Iran dans les affaires vénézuéliennes, de sorte que les Américains ont envoyé 4 navires de guerre équipés de missiles Tomohawk, accompagnés d'un avion de patrouille maritime de lutte anti-sous-marine, pour attendre les tankers iraniens. Dépendant ce que les Américains feront par rapport au premier, il est possible que les autres aillent à Cuba. 

Mais, Téhéran a mis en garde Washington contre toute entrave aux mouvements via l'US Navy dans les Caraïbes. Il est fort possible que les Iraniens agissent dans les eaux du golfe Persique, si les États-Unis tentent quelque chose contre les tankers iraniens.

Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Entre 2004 et 2015, il a engrangé 750 milliards de dollars grâce à ses exportations de pétrole. Mais les États-Unis ont mis en place un embargo pétrolier contre le Venezuela, qui interdit à toute entreprise américaine d’acheter du pétrole du Venezuela et à toute entité étrangère d’utiliser le système bancaire américain pour se fournir en pétrole vénézuélien.

C'est la raison pour laquelle le Venezuela paye l'Iran en or.

Le Venezuela ne peut donc plus envoyer son brut aux États-Unis pour le faire raffiner et il lui est beaucoup plus compliqué d’importer des produits destinés au raffinage, qui venaient auparavant du marché américain. En ce moment, il y a une pénurie d'essence dans le pays.

Eypewspuwaemeof

Le "Fortune", le 1er pétrolier iranien n'est vraiment pas loin des eaux territoriales vénézuéliennes. Il a pour 80 à 100 millions $ de pétrole à l'intérieur. 

Eyov9n8wsaekkdw 1

Missile "BUK"

États-Unis - Iran - Venezuela

1042254189 0 52 2001 1134 1000x541 80 0 0 f9b516037a6b86cc70e7cf029b8fd1e9

L'Iran envoie 5 pétroliers iraniens au Venezuela. Lorsqu'ils entreront dans la zone économique du Venezuela, ils seront escortés par des navires et des avions des Forces armées vénézuéliennes. Les 2 pays se tiennent à la formule de troc "essence contre or".

Les États-Unis ont envoyé aux Caraïbes 4 navires de guerre, accompagnés d'un avion de patrouille maritime de lutte anti-sous-marine. Ils attendent les tankers iraniens, dont le premier navire devrait arrivé le 22 mai.

De son côté, l'amiral Craig Faller, qui dirige le commandement sud des États-Unis dans les Caraïbes, a déclaré que les États-Unis suivaient avec inquiétude les actions en Iran concernant le Venezuela, bien qu'il ait refusé de s'exprimer sur les pétroliers.

L'Iran a averti le secrétaire général de l'ONU et l'ambassadeur suisse qui représente les intérêts des États-Unis en Iran, qu'il n'hésiterait pas un seul instant à répondre militairement et sans préavis au moindre agissement anti-iranien en Atlantique. Il est fort possible que les Iraniens agiraient dans les eaux du golfe Persique, si les Etats-Unis tentaient quelque chose contre les tankers iraniens.

Selon un analyste iranien, des centaines de navires américains circulent chaque jour dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. Donc, les Américains savent bien que s’ils arraisonnent un, voire cinq navires iraniens; les Iraniens pourront arraisonner des vaisseaux américains et déclencher par le fait même une guerre économique contre les États-Unis et que par conséquent aucun navire américain n’osera plus se déplacer dans cette région.

L’Iran possède des sous-marins de classe "Ghadir", dont la petite taille et leur signature acoustique les rendent particulièrement difficiles à être détectés et à suivre. Les sous-marins "Ghadir" reposent sur le fond sablonneux, au fond du golfe Persique peu profond et attendent qu'une cible arrive.

L'incursion mercenaire sur les plages du Venezuela du 3 mai dernier, qui avait pour but de fomenter un coup d'état, s'est soldée par 8 morts et 60 arrestations, dont 2 Américains. L'opposition en sort plus divisée que jamais et le président Maduro renforcé. L'opposant Juan Guaido s'en trouve fragilisé.

Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Entre 2004 et 2015, il a engrangé 750 milliards de dollars grâce à ses exportations de pétrole. Les États-Unis ont mis en place un embargo sur le pétrole vénézuélien, qui interdit à toute entreprise américaine d’acheter du pétrole du Venezuela et à toute entité étrangère d’utiliser le système bancaire américain pour se fournir en pétrole vénézuélien.

Le Venezuela ne peut donc plus envoyer son brut aux États-Unis pour le faire raffiner et il lui est beaucoup plus compliqué d’importer des produits destinés au raffinage, qui venaient auparavant du marché américain.

À suivre...

Sources: Al Masdar News; Emad Abshenas, analyste iranien; Connaissance des énergies; Journal de Montréal; Le Monde; Press TV.

Prochain affrontement USA-Iran : en Atlantique...

1025756839 0 0 3555 1919 1000x541 80 0 0 5b5edf85a3bffdc1708861a8fea311d0

Cinq bateaux-citernes iraniens sont entrés en océan Atlantique se dirigeant vers le Venezuela, pour lui livrer de l'essence. Les 2 pays se tiennent à la formule de troc "essence contre or".

Les États-Unis ont envoyé aux Caraïbes 4 navires de guerre, un navire de combat littoral et 3 destroyers, dont au moins un avec des missiles Tomahawks et un autre avec hélicoptères. Ils sont accompagnés d'un avion de patrouille maritime de lutte anti-sous-marine. Ils attendent les tankers iraniens, dont le premier navire devrait arrivé le 22 mai.

L'Iran a averti le secrétaire général de l'ONU et l'ambassadeur suisse qui représente les intérêts des États-Unis en Iran, qu'il n'hésiterait pas un seul instant à répondre militairement et sans préavis au moindre agissement anti-iranien en Atlantique. Il est fort possible que les Iraniens agiraient dans les eaux du golfe Persique, si les Etats-Unis tentaient quelque chose contre les tankers iraniens.

"The National Interest" conseille aux stratèges du Pentagone d'être prudents avant d'entreprendre une quelconque démarche dans le sens d'une escalade avec l'Iran, car l'Iran poursuit une doctrine militaire dissuasive fondée sur un vaste arsenal de missiles balistiques et une guerre navale asymétrique.

En effet, l’Iran possède des sous-marins de classe "Ghadir", dont la petite taille et leur signature acoustique les rendent particulièrement difficiles à être détectés et à suivre. Ils tirent des torpilles et posent des mines. Ils transportent également des forces spéciales en territoire ennemi.

Les experts disent : Le sous-marin le plus silencieux du monde est celui qui repose sur un fond sablonneux. C'est ainsi que les Iraniens utilisent le "Ghadir". Il repose sur le fond sablonneux, au fond du golfe Persique peu profond et attend qu'une cible arrive. 

Il semble que ce soit un cauchemar pour les Américains... Ils veulent empêcher la livraison iranienne de pétrole au Venezuela, mais ne veulent pas d'acrochage militaire avec l'Iran...  

Sources : Al-Masdar News; The Associated Press; Libération; The National Interest; La Patilla; Press TV; Tanker Trackers; Washington Post.

L’Iran augmente son armement

5e9c1bc84236043d970880cb 912x608 1

L’Iran dévoile 2 nouveaux systèmes de radar 3D, le Khalij-e Fars et le Moraqeb. Le premier a une portée de 800 km et détecte les avions conventionnels, possiblement les avions furtifs, ainsi que les missiles balistiques. Le deuxième d'une portée de 400 km, détecte les drones à basse altitude. Le pays augmente aussi la portée de ses missiles navals à 700 km et se dote de 3 nouveaux types de drones.

Le déploiement de ces radars le long de la côte permettra à l'Armée iranienne de surveiller les activités militaires américaines à leur base aérienne du Qatar, abritant le plus grand contingent de militaires américains au monde, de même que l'United States Central Command.

Le mois dernier, l'Iran a détecté et averti un avion de chasse F-18, qui approchait de l'espace aérien iranien. Probablement un test de l'Armée américaine.

L'armée iranienne surveille les mouvements de la marine américaine dans les eaux du golfe, du détroit d'Ormuz et de la mer d'Oman en permanence. Des missiles et torpilles mer-mer pointent jour et nuit les navires de guerre américains.

Téhéran a informé les États du Golfe que si quelque chose arrivait aux navires américains à combustible nucléaire dans les eaux du Golfe, qu'il n'y aurait plus d'eau potable pour une période de dix ans. Ces pays consomment de l'eau dessalée, tandis que l'Iran a de nombreuses sources d'eau douce.

L'Iran exhorte les forces étrangères à mettre fin à leur présence illégitime dans la région. Il y a quelques jours, 11 navires militaires iraniens ont encerclé des navires de guerre américains dans le golfe Persique. Ces incidents sont courants entre les forces iraniennes et américaines.

L'Iran libère temporairement 100 000 prisonniers en raison du coronavirus, comprenant 1 000 prisonniers étrangers, parmi eux se trouvent des militants anti-Iraniens.

Sources : Al-Masdar News; Fars News.

Iran- USA : Sparage dans le détroit d'Ormuz

D2bbb6a6a9ea82f045203e0abb923efe

La marine iranienne a saisi un pétrolier chimiquier battant pavillon de Hong Kong dans les eaux internationales, près du détroit d'Ormuz. Il s'agit du "SC Taipei" transportant des produits chimiques vers l'Arabie saoudite. Le navire a été dirigé vers l'Iran, a été détenu quelque temps avant d'être autorisé à repartir.

Le département d'État américain avait déjà sanctionné la compagnie propriétaire du cargo, "Aoxing Ship Management" basée à Shanghai pour avoir acheter, vendu et transporté des produits pétrochimiques en provenance d'Iran, malgré les sanctions américaines.

11 navires de la marine militaire iranienne de style corvette ont harcelé 6 navires de guerre américains de style destroyer engagés dans des exercices militaires dans le golfe Persique, zone située entre l'Iran et l'Arabie saoudite.

Sources: Al-Masdar News; Ambrey Intelligence; Commandement central des forces navales américaines à Bahreïn; Dryad Global; Reuters; SouthFront; Washington Post.

200415 n n0146 1003

Les États-Unis ne peuvent gagner une guerre contre l'Iran

5d0d98dece8e2372168b46af

Commentant la situation actuelle dans le détroit d'Ormuz, Mme Kwiatkowski ex lieutenant-colonel de l'US Air Force, membre de la direction du Pentagone pour le Proche-Orient et l'Asie du Sud (NESA), a déclaré à Sputnik que : « L'armée américaine augmente progressivement ses effectifs au Proche-Orient, afin de garantir le transit du pétrole par le détroit d'Ormuz, mais ne souhaite pas déclencher une guerre sans victoire contre l'Iran ». Selon elle, le Pentagone a compris depuis longtemps qu'aucune guerre terrestre ou aérienne prolongée contre l'Iran, ne peut être gagnée et que les États-Unis voudraient l’éviter.

Elle a par ailleurs signalé des différences dans les signaux envoyés à Téhéran par Donald Trump et certains de ses conseillers, ainsi que des signes de conflits internes, notamment entre le secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton. « Il y a une tension palpable dans la politique étrangère américaine et des frictions croissantes entre les faucons belliqueux Pompeo et Bolton », a constaté Mme Kwiatkowski qui a également travaillé par le passé pour l’Agence nationale de la sécurité américaine (NSA).

Pour sa part l'émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook, a déclaré devant le Congrès que le dernier déploiement de troupes au Proche-Orient était un mouvement défensif et qu'aucune opération offensive n'était envisagée.

USA versus Iran = danger extrême

Le detroit ormuz passage oblige trafic petrolier 0 730 730

Le blocus pétrolier contre l'Iran, décidé unilatéralement par les États-Unis, exprime une tentative du retour de l'impérialisme dans sa forme la plus brutale. En effet, les États-Unis ne toléreront plus aucune exception sur l’embargo pétrolier iranien - c’est-à-dire que les acheteurs s’exposeront dorénavant à des sanctions américaines (Inde, Chine, Japon, Turquie, Taiwan, Italie, Grèce...). 

L'Iran rétorque donc aussitôt, que si le pétrole iranien ne peut plus circuler, il en sera de même pour le pétrole passant par le détroit d’Ormuz, que ses forces sont en mesure de fermer. La réponse de Washington ne se fait pas attendre : Si le détroit d’Ormuz est bloqué par les Iraniens, nous le rouvrirons par la force!

Pour compléter l’ambiance, les États-Unis classent désormais les Pasdarans (Corps iranien des Gardiens de la révolution) en tant qu’organisation terroriste. La réplique est rapide, les militaires américains sont à leur tour assimilés à des terroristes par Téhéran. S’ils sont faits prisonniers (ce qui est déjà arrivé dans le passé), ils ne bénéficieront plus des garanties de la convention de Genève.

Les Pasdarans, ce sont eux qui assurent la garde du détroit d’Ormuz, avec leurs nombreux missiles sol-mer installés dans des centaines d'abris le long de la côte iranienne. Ils sont au "stand de tir de foire", les navires défilant devant eux. Leurs missiles sol-sol peuvent frapper de l’autre côté du détroit, les terminaux pétroliers. Leurs forces spéciales sont capables d’actions de sabotage, d'assauts de navires, de mouillage de mines. La Vème Flotte américaine tout près dans la mer d'Oman, est donc aussitôt mise en alerte maximum. 

Cela dit, les sanctions vont certainement affecter l'Iran, qui exportait jusqu'en mars, 1,7 millions de barils par jour, dont 630 000 vers la Chine. Le ralentissement d'entrées financières affectera donc la population civile iranienne.

De sorte que l'espoir de Washington se situe dans un soulèvement du peuple contre le pouvoir des mollahs de Téhéran. Ce qui n'est pas certain puisque, si le peuple iranien se soulève, cela engendrera une instabilité économique encore plus élevée et le peuple aime toujours mieux la stabilité plutôt que le grand désordre. Surtout qu'il sera claire que le manque d'entrée d'argent sera dû à Washington et non pas à Téhéran.   

La Chine, la Russie, l'Inde et la Turquie n'ont pas réagi officiellement. Le plus probable est que ces géants passent outre l'embargo, car il n'est pas certain que Washington ait les moyens de les contraindre par des sanctions. 

Par contre, si l'embargo devient véritablement effectif, il y aura un immense risque que la situation au Moyen-Orient dégénère en conflit majeur. La livraison de pétrole sera alors ralentis pour tous, le détroit d'Ormuz étant bloqué. Le prix du pétrole atteindrait des sommets inégalés, avec les conséquences qu'on peut imaginer pour tous et les populations civiles ont ça en horreur et n'oublions pas qu'au moment de l'histoire que nous vivons, elles ont tendance à se faire écouter... 

 

La démission de M. Zarif cache une lutte entre ultraconservateurs et modérés

1 6965194 3273498946

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, qui était le négociateur en chef iranien pour l'accord conclu sur le nucléaire iranien en 2015, entente qui a mis fin à 12 ans de crise majeure entre l'Iran et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Russie), M. Zarif dis-je, a annoncé sa démission. Il s'est adressé au personnel de son administration en disant espérer que sa démission permettra au ministère des Affaires étrangères de retrouver son statut, sans s'exprimer sur les véritables raisons de sa démission. 

Selon l'agence de presse iranienne Irna, une majorité de députés ont écrit au président pour le presser de refuser la démission de son ministre. Réagissant à la rumeur selon laquelle un grand nombre de diplomates s'apprêteraient à démissionner si son départ était accepté, M. Zarif a appelé ses collègues à s'abstenir. 

Zarif est le visage de la politique de détente du président Rohani, toujours pourfendue par les ultraconservateurs d'Iran. Dans son dernier combat pour défendre la politique du gouvernement face aux ultras, M. Zarif a appelé un organe de contrôle du système politique iranien, à ne pas faire dérailler les efforts entrepris par le gouvernement pour "se conformer aux critères internationaux contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme"D'ailleurs Ali Motahari, premier vice-président du Parlement estime, que la principale raison de la démission du ministre des Affaires extérieures, est due à l'interférence de certains organismes (ultraconservateurs)

Le Gafi, "organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme" accorde à l'Iran un dernier délai pour qu'il se conforme d'ici le mois de juin aux critères internationaux en la matière, sous peine de sanctions. Le non respect des engagements pris par le gouvernement iranien sur ces sujets, risque de faire capoter le système de troc imaginé par l'Union européenne pour permettre à Téhéran de continuer à commercer avec l'Europe en contournant les sanctions américaines. 

S'exprimant sur le sujet devant la banque centrale --sans aborder le cas de M. Zarif--, M. Rohani assure que le guide suprême lui avait dit plusieurs fois, qu'il n'était pas opposé aux lois votées sur ces questions par le parlement, actuellement bloquées par des organismes ultraconservateurs chargés de contrôler les travaux du parlement. Alors qui est contre ces lois, se demande le président ? « On ne peut laisser le sort du pays entre les mains de 10 à 20 personnes et se coucher devant chacune de leurs décisions.» ajoute-t-il.

N'oublions pas que les ultraconservateurs d'Iran veulent la confrontation avec l'Occident, tout comme les ultraconservateurs occidentaux. 

 

L'Iran impose sa vision sur le détroit d'Ormuz

60af8bc6 3d55 11e1 9c58 7678306572dc

« Nous réitérons que tant que notre pétrole est exporté en passant par le détroit d'Ormuz et qu'il n'y a aucun obstacle au départ et à l'arrivée de nos navires, la voie navigable restera ouverte », déclare le commandant Tsangiri, commandant de la marine iranienne, cité par l'agence de presse Tasnim.

« L'Iran, en tant que gardien du détroit d'Ormuz qui en a le plein contrôle, devrait pouvoir vendre son pétrole », a-t-il poursuivi.

Les remarques de ce commandant faisaient allusion aux sanctions imposées par les États-Unis sur les exportations du pétrole iranien.

Chronologie des manifestations iraniennes, le gouvernement encore une fois : gagnant !

 

Files upload 17654

 La Tour Azadi à Téhéran 

Chronologie des manifestations en Iran

Selon le "United States Institute of Peace", le 28 décembre 2017, une manifestation est organisée à Mashhad, deuxième ville d'Iran, à cause de l'augmentation jusqu'à 40% du prix des aliments de base, comme les œufs et la volaille. La manifestation s'est transformée en manifestation anti-gouvernementale et s'est étendue à plus de 80 villes à travers le pays. Ces manifestations étaient les plus grandes depuis la révolte du mouvement vert en 2009. Ce qui suit est une chronologie de ces manifestations.

Carte de Protests.jpg

Source: Les militants des droits de l'homme en Iran

28 décembre - Dans le nord-est du pays, une manifestation est organisée via les médias sociaux à Mashhad, deux millions d'habitants. Les manifestants scandent « Mort à Rouhani » et « Mort au dictateur ». La police utilise les canons à eau pour disperser la foule. Selon BBC News, 52 personnes y sont arrêtées. D'autres manifestations plus modestes celles-là, sont signalées dans la même région à Neyshabour et Kashmar. 

29 décembre - Les villes de Rasht, Qom, Ispahan, Zahedan et Kermanshah suivent. Les protestations sont de taille modeste, de 100 personnes à 1 000. 

30 décembre - Des manifestations se forment dans neuf autres villes, dont Téhéran, Chiraz, Kohrramabad, Zanjan, Ahvaz et Najafabad. Ça dégénère à Dorud, dans l'ouest du pays, où les manifestants deviennent violents. Deux y auraient été tués. 

Des manifestations imposantes pro-gouvernementales ont lieu dans 1 200 villes, y compris Téhéran et Mashhad. 

31 décembre - Les violences continuent pour la quatrième nuit d'affilée. 200 personnes sont arrêtées à Téhéran et 80 à Arak. Des manifestations sont signalées à Sanadaj, Kermanshah, Shahin Shahr, Chabahar, Ilam et Izeh. Il s'agit toujours de casseurs. Dans Shahin Shahr, des vidéos montrent clairement des manifestants attaquant la police. Les forces de l'ordre déclarent : "Si les gens manifestent dans la rue contre les prix élevés, ils n'ont pas à brûler les biens publics."

Le président Hassan Rouhani tente de calmer le jeu. il déclare : « Nous sommes une nation libre, et sur la base de la Constitution et des droits de la citoyenneté, les gens sont complètement libres d'exprimer leurs critiques et même leurs protestations. La résolution de certains problèmes n'est pas facile et demande du temps. » Il déclare également que le gouvernement ne fera preuve d'aucune tolérance envers ceux qui endommagent les propriétés publiques. Les autorités restreignent l'accès d'Instagram et de Telegram, utilisés par les manifestants. 

1er janvier - Dix personnes auraient été tuées pendant la nuit lors des manifestations anti-gouvernementales violentes, portant le nombre de morts à 12. Les tirs ont été responsables de huit morts. Dans la ville centrale de Najafabad, un manifestant a ouvert le feu sur la police, tuant un officier et en blessant trois autres. D'autres affrontements avec la police et des attaques contre des postes de police ont été  signalés dans la ville centrale de Qahderijan et dans la ville occidentale de Kermanshah. 

2 janvier - Des manifestations violentes éclatent à Tabriz, Gohardasht et Eslamabad-e-Gharb. La police utilise les gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à Ahvaz. Des vidéos montrent des bombes flash et des grenades lancées dans les villes de Rasht et Karaj. Depuis le 31 décembre, plus de 450 personnes ont été arrêtées. 

Le guide suprême, l'ayatollah Khamenei accuse les ennemis de l'Iran de provoquer les troubles. « Les ennemis de l'Iran utilisent divers moyens, y compris l'argent et les armes pour troubler la République islamique. L'ennemi est toujours à la recherche d'une opportunité et d'une crevasse pour infiltrer et frapper la nation iranienne. »

Lors d'un appel téléphonique avec le président français, le président Rouhani affirme que le groupe Mujahedeen-e-Khalq (MEK) est responsable de l'incitation à la violence et appelle la France à cesser d'accueillir la faction exilée. Le procureur général iranien Montazeri déclare que la CIA et le Mossad sont derrière les émeutes. « Les ennemis utilisent les dollars alloués par les Saoudiens. » 

3 janvier - Les émeutes bien que toujours modestes en nombre de manifestants continuent à Téhéran, Ahwaz, Hamadan, Ispahan et Lorestan. Les rassemblements les plus importants ont atteint un maximum de 1 500 personnes. Par contre, plusieurs centaines de milliers d'Iraniens participent aux rassemblements pro-gouvernementaux, notamment à Kermanshah, Ilam, Ahvaz, Gorgan et Qom. 

Dans une lettre adressée aux Nations Unies, l'Iran accuse les États-Unis d'ingérence grotesque dans les affaires intérieures de la République islamique. 

4 janvier.  - Après une semaine de casse, les émeutes anti-gouvernementales diminuent ostensiblement. Les forces de l'ordre suffisent à la tâche. L'armée n'a pas été obligée d'intervenir. Au total, 50 000 personnes ont participé à ces manifestations anti-gouvernementales. Par contre, des centaines de milliers d'Iraniens se rassemblent en soutien au gouvernement pour la deuxième journée consécutive dans de nombreuses villes à travers le pays, y compris Mashhad. 

Le procureur général iranien, dénonce  l'Américain Michael D'Andrea, ancien chef du Counter Terrorism Center de la CIA. Il serait en charge d'une salle d'opération composée d'Américains, d'Israéliens et de Saoudiens dont le but serait de fomenter les troubles. Les Etats-Unis nient toute implication. 

5 janvier  - Le dernier test. Selon Associated Press, les anti-gouvernementaux n'ont sorti que faiblement après les prières du vendredi dans les rues de Téhéran. Tandis que les pro-gouvernementaux sont sortis encore une fois en masse. Khatami, figure politique importante du clan progressiste en Iran,  affirme que le peuple a été trompé par les émeutiers soutenus par les États-Unis, mais a également appelé le gouvernement iranien à accorder plus d'attention aux problèmes économiques des gens. 

D'ailleurs pour calmer le jeu, le gouvernement a suspendu ses plans visant à réduire les subventions en espèces et à augmenter les prix du carburant. 

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue après les prières du vendredi pour manifester leur soutien au gouvernement pour une troisième journée consécutive. À New York, le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu une réunion d'urgence, convoquée par les États-Unis. 

Au 5 janvier, 22 personnes araient été tuées et plus de 1000 manifestants arrêtés.

 

Press TV

Iran, les manifestations du vendredi sont à surveiller...

5a4defa6fc7e9301558b4567

Les manifestations en Iran ne sont pas si rares. Il y en a eu en 1993, 1995, 1999, 2003, 2007 et en 2009. Les Iraniens saisissent toujours les moments comme celui-ci [montée des prix des biens de consommation] pour s'exprimer. 

Par contre, la grève générale que les manifestants anti-gouvernementaux avaient prévue pour mardi le sixième jour de leur protestation, n’est pas parvenue à se mettre en marche. Aucun arrêt de travail ne s’est produit.

Les sources iraniennes de Debkafile remarquent que le mouvement de protestation s’essouffle à cause de son incapacité à s’attirer le soutien de la classe moyenne (la classe la plus nombreuse en Iran), des commerçants et des étudiants hors-Téhéran. Mardi soir, par conséquent, le nombre de rassemblements (environ 55 précédemment) a diminué du tiers et la participation d’environ la moitié.

Le Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei a accusé les agents des services de renseignements étrangers de livrer aux manifestants de l’argent, des armes et des renseignements. Il n’a sûrement pas tout à fait tort.

Le gouvernement a réussi à calmer le jeu. Après trois jours, les manifestants restaient toujours libres de rejoindre les points de ralliement dans les centres villes, où ils se trouvaient confrontés à des milliers de manifestants pro-gouvernementaux. Ils étaient ainsi submergés par le nombre et la police les attendait.

Le gouvernement a allégé le blocage des réseaux sociaux Instagram et Télégramme. Une indication que le gouvernement est moins inquiet quant aux conséquences des mouvements de la dissidence de la rue, que lors des premiers jours.

Cependant, les sources de Debkafile affirment que le mouvement de protestation n’est pas tout à fait terminé. Les tentatives de lancer des rassemblements seront confrontées à leur prochain test ce vendredi 5 janvier. Si le mouvement anti-gouvernemental ne parvient pas à rassembler les masses dans les rues après les prières du vendredi, il risque fort de disparaître tranquillement.

Que cachent les manifestations iraniennes ?

Bc3c346d 0ca6 4390 9675 864fd9ec0337

Les protestations d'une faction du peuple iranien ont été initiées par des partisans du gouvernement s'opposant à Rouhani (progressiste) - élu modéré promettant d'étendre les libertés sociales et politiques, de renforcer les relations internationales et de soutenir l'économie. -

Les manifestations ont commencé la semaine dernière à Mashhad, deuxième plus grande ville du pays. Elles étaient à l'origine, une protestation face aux difficultés économiques du pays sous la présidence d'Hassan Rouhani, qui avait promis que l'accord sur le nucléaire iranien négocié avec le président Obama en 2015, conduirait à un meilleur développement économique. 

Les Iraniens n'ont pas connu de reprise économique aussi robuste que prévue. Même si l'ensemble de la population bénéficie d'un assez bon niveau de vie, les prix à la consommation sont demeurés élevés.

Les protestations se sont vite élargies à d'autres demandes telles qu'exiger la fin de la République islamique. Elles ont grossi pour devenir le plus grand soulèvement du pays depuis les élections présidentielles de 2009. Les manifestants ont également condamné Khameni, le chef suprême non élu qui limite le pouvoir du président et le système dans son ensemble.

Il n'y a pas eu autant d'Iraniens dans les rues cette fois-ci qu'en 2009, lorsque des millions de personnes ont protesté contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad (conservateur). Bien que cette dernière série de manifestations n'ait pas atteint la même ampleur que le Mouvement vert de 2009 , elle a été remarquée par la façon dont elle a attiré les manifestants non seulement dans les grandes villes du pays, mais aussi dans les petites villes. 

Rouhani a déclaré que les protestations sont légitimes. « Nous sommes une nation libre », a déclaré Rouhani à la télévision d'état . « Et selon la constitution et les droits des citoyens, les gens sont libres d'exprimer leurs critiques et même leurs protestations. » Mais il a également mis en garde contre la violence et a critiqué l'administration Trump pour s'être impliquée dans le mouvement de protestation.

Ce qui tue en ce moment le mouvement de protestation est la violence utilisée pour arriver à ses fins. L'ensemble de la population iranienne n'a pas accepté cette violence gratuite et destructrice qui semble mener au chaos. Toutes les populations à travers la planète sont semblables. Elles aiment la stabilité et détestent l'instabilité. 

Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei quant à lui a affirmé et je cite : « L'ennemi attend une opportunité, une faille, à travers laquelle il peut entrer. » N'oublions pas que la lutte entre l'Arabie saoudite et l'Iran s'inscrit en 3 rounds. Le premier était la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, perdue par Israël. Le Hezbollah existe toujours et est plus fort qu'auparavant. Le deuxième round est la guerre en Syrie. Le clan de l'Arabie est en train de la perdre. Le troisième round, une guerre avec l'Iran. Elle semble impossible vue la force de l'armée iranienne. Mais les ennemis e l'Iran sont prêts à tout pour affaiblir ce pays.

Le gouvernement sera capable de réprimer les manifestations à court terme. Mais, de futures manifestations pourraient se produire si le gouvernement ne parvenait pas à faire face aux problèmes qui ont conduit aux manifestations. La solution est peut-être ce que demandait les manifestants au départ soit la baisse de certains prix à la consommation, du moins ne pas les augmenter davantage. 

Manifestation de 2009, aucun rapport avec aujourd'hui

H 4 ill 1207351 6242 076350

Le Pakistan du côté de l'Iran ?

1551572 genqamarrowhaniafp 1509993487 627 640x480

Après le président Poutine, le président iranien Rowhani vient d'accueillir le chef d'état-major de l'armée pakistanaise Qamar Javed Bajwa à Téhéran. Le général Qamar a rencontré également les dirigeants civils et militaires iraniens. 

« Le Pakistan et l'Iran sont deux voisins fraternels » déclare le général Qamar, ajoutant que « les deux armées ont une histoire de coopération en matière de défense qui offre un potentiel mutuellement bénéfique. »

Les dirigeants iraniens ont reconnu le rôle important que joue Islamabad en ce qui attrait à la paix régionale.

Les deux interlocuteurs conviennent de rester engagés dans une coopération bilatérale renforcée, tout en travaillant ensemble pour aider à apporter des développements positifs dans d'autres questions concernant la région.

Comprendre que le Pakistan est du côté iranien par rapport au conflit irano-saoudien. Ce serait une réponse à la démission du premier ministre sunnite Saad Hariri au Liban. Ce dernier se plaint que l'influence iranienne grandit de jour en jour dans son pays et que sa vie serait en danger ; aussi une réponse à la purge à laquelle s'adonne l'Arabie saoudite sur son propre territoire. Plus l'Arabie saoudite s'obstine contre l'Iran, plus ce dernier augmente son influence à travers toute la région. Le Pakistan comme allié, ce n'est pas rien. 

Islamabad augmente son influence internationale en appuyant le Qatar versus l'Arabie saoudite et maintenant l'Iran, du jamais vu. On pourrait penser qu'un jour, le Pakistan pourrait remplacer l'Arabie saoudite, en tant que grand défenseur du monde musulman sur la planète. Avec sa bombe nucléaire, son économie en pleine effervécence depuis quelques années et son armée, qui selon les dire, serait la sixième puissance militaire mondiale en terme d'effectif.

Le Pakistan a tout ce qu'il faut pour gravir les échelons. 75% de sa population est sunnite, 20% chiite.

Air France et le port du voile : Entente avec ses syndicats

 

Xvm0278e33e f978 11e5 b643 a8992109c85e

Air France : Paris-Téhéran

Le 17 avril dernier, pour la première fois depuis 2008, un avion d'Air France a opéré la liaison Paris-Téhéran. Le lien s'effectuera trois fois par semaine. En 1979, c'est dans un avion de la même compagnie que l'iman Khomeini est revenu dans son pays déclencher la révolution islamique. 

Un vol presque comme les autres

Un groupe de journalistes est du voyage pour immortaliser l'événement. À Paris, dans le couloir qui mène à l'appareil (A-330 d'Airbus), des hôtesses (sans foulard sur la tête) et stewards font une haie d'honneur et souhaitent bon voyage aux passagers de marque et à tous les autres, familles, touristes et hommes d'affaires.

A330 dxvo p044677valdois air france 700x467En vol, tout se déroule comme sur n'importe quelle liaison long-courrier. Les hôtesses n'ont pas de foulard. Le vin et le champagne sont servis comme ailleurs. Au bout de 5 heures et demi, l'avion amorce sa descente alors que le soleil se couche sur les montagnes dont le sommet est enneigé. 

À l'atterrissage à Téhéran, pas d'applaudissement, pas de message du commandant de bord. Comme il est de coutume lors des vols inauguraux, l'avion est arrosé par les lances à incendie des camions de pompier. Quelques voyageurs applaudissent.

Quelques semaines auparavant, un mémo envoyé par la direction d’Air France avait mis en colère les syndicats. Il demandait aux hôtesses de l’air de porter le pantalon pendant le vol, puis veste ample et foulard sur les cheveux dès la sortie de l’avion à Téhéran. 

Plusieurs hôtesses d'Air France refusèrent. Le syndicat SNPNC relata que "tous les jours, nous avons des appels d'hôtesses de l'air inquiètes, qui nous disent qu'elles ne veulent pas porter le foulard"

L'obligation de porter un signe ostentatoire religieux

« Là, on nous oblige à porter un signe ostentatoire religieux », remarque Françoise Redolfi de l’UNSA PNC, l'un des principaux syndicats de l’aviation. Selon elle, « il faut laisser le choix aux filles de le porter ou pas. Celles qui ne le souhaitent pas, il faut qu'elles puissent dire : " Moi, je ne suis pas volontaire sur ces vols, je ne veux pas faire ces vols. " » 

L'UNSA et le SNPNC ont donc demandé la mise en place d'un « volontariat », afin de ne « pas porter atteinte à la liberté de conscience » de certaines hôtesses. 

Entente

Vu qu'une partie du personnel navigant (y compris certaines pilotes) refusait de porter le voile, un accord a été trouvé. A la demande des syndicats, la compagnie aérienne a accepté de mettre en place un système de volontariat sur la ligne Paris-Téhéran.

"Quand une hôtesse ou une pilote sera affectée sur un vol à destination de Téhéran, Air France leur donnera la possibilité de se désister et d'être affectées sur un autre vol", a précisé le porte-parole d'Air France. La ministre française des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a salué la décision.

Les syndicats y voie "une victoire syndicale pour la défense des salariés et des droits individuels".

Cette règle n'est  pas nouvelle

En fait, avant la fermeture de la ligne Paris-Téhéran en 2008, Air France demandait déjà la même chose à ses hôtesses de l'air opérant sur cette liaison. L’affaire avait même été débattue au Sénat, mais les syndicats n’avaient pas obtenu satisfaction. Ils dénonçaient une atteinte aux libertés individuelles.

La direction d’Air France affirme devoir respecter les lois des pays dans lesquels se rend la compagnie, pointant que la même règle s'est déjà appliquée, notamment pour les escales en Arabie saoudite.

Mollahune 1939285 jpg 1738836 652x284« La loi iranienne impose le port d'un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s'applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République d'Iran », souligne la compagnie.

Les autres compagnies

British Airways retournera à Téhéran en juillet prochain (6 jours par semaine). Alitalia assure un vol quotidien. Lufthansa ouvre une deuxième ligne, Téhéran-Munich en plus de Francfort. Austrian Airlines lance une seconde route entre Vienne et Isfahan en plus de Téhéran.

Lufthansa, qui a poursuivi ses vols vers Téhéran pendant les sanctions, a fait savoir que ses navigantes respectent la loi iranienne de même qu'Austrian Airlines (filiale de Lufthansa) et Alitalia. British Airways précise qu'elle n'avait pas encore communiqué ses recommandations à ses équipages. 

La polémique a eu peu d’écho en Iran. 

La France a vu ses échanges commerciaux avec l'Iran s'effondrer sous l'embargo. En 2014, ils ne représentaient plus que 500 millions d’euros, contre 4 milliards en 2004.

Db17638cd6e7963a320c035e0907bf57

                         Iranian Airlines

Sources :

Air Info,  l'actualité de l'aviation civile : Air France inaugure Téhéran, , 18/04/16

Le Figaro : «J'étais sur le vol inaugural Paris-Téhéran», Valérie Collet, 18/04/16

RFI, Radio Française Internationale, : Air France a rouvert sa liaison avec Téhéran, suspendue depuis 2008, 18/04/16

Reuthers France : LEAD 1-Accord à Air France sur le port du voile par les hôtesses en Iran, 04/04/16

RFI : Air France demande à son personnel navigant féminin de porter le foulard en Iran, 03/04/16

L'Iran et ses élections

 

Files upload 17653

                                 La Tour Azadi à Téhéran                            

               Législatives en Iran: pas de majorité

 

L'Iran, un pays de 80 millions d'habitants, une république islamique théocratique, seul état officiellement chiite, le pouvoir émane de Dieu et réside dans les mains du clergé. 

Son économie

2e producteur de pétrole au monde, 1er exportateur de l'OPEP, il dispose de la plus grande réserve de gaz naturel sur la terre, sans oublier sa grande expertise en nucléaire civile. Ses recherches nucléaires se situent à une profondeur du sol inatteignable aux bombes américaines, pourtant réputées à atteindre une grande profondeur du sous-sol. Suite à un blocus économique et commercial principalement occidental, la république a signé une entente où elle s'engage à ne pas développer la bombe nucléaire.

L’Iran a fait des avancées considérables en se concentrant sur l’éducation et la formation. Entre 1996 et 2004, il était le premier pays en terme de taux de croissance, suivi par la Chine. Ce pays a une forte influence sur une partie de l'Afghanistan, l'Iraq, la Syrie, le Yémen et la partie chiite du Liban. Il a pour défenseur politique, la Russie et la Chine. Contrairement aux pays occidentaux où les financiers dirigent le politique, en Iran c'est le politique qui dirige les financiers.  

Missiles iraniens Son armée 

Ce pays possède une forte armée défensive, dissuadant Israël d'attaquer ses réacteurs nucléaires. Ses missiles anti-navires ont aussi rebuté la Cinquième flotte américaine. La réussite iranienne dans le domaine balistique est notable et confère à la république islamique un pouvoir de dissuasion vis-à-vis des autres pays de son aire régionale. Ses missiles peuvent même toucher l'Europe.

Son aérospatial

L'Iran a mis en orbite trois satellites de communication avec son lanceur Safir 2. Téhéran a également lancé deux capsules transportant des êtres vivants, la première en février 2010 contenant un rat, des tortues et des insectes, et la seconde en janvier 2013 contenant un singe, qui, selon les médias officiels, a été récupéré vivant. Téhéran a capturé le US RQ-170 Sentinel (drone américain) en 2011. 

Sa théocratie

Le président, les membres de l’assemblée des experts et les membres du parlement sont élus au suffrage universel. L’âge minimum requis pour voter est  de 15 ans. 

Le Guide suprême (élu à vie par l’Assemblée des experts), est l’ayatollah Khamenei depuis 1989. La Constitution définit le président comme la plus haute autorité de l’état après le guide suprême. Le président Rohani religieux modéré, a été élu au suffrage universel pour quatre ans, en 2013. Le président ne peut être élu pour plus de deux mandats. 

Le parlement compte 290 membres élus pour un mandat de quatre ans. 5 sièges sont réservés aux minorités religieuses. Au parlement sortant, les modérés qui avaient en partie boycotté les législatives de 2012, n'avaient qu'une trentaine de députés contre environ 200 pour les conservateurs.

Depuis les nouvelles élections, selon les résultats officiels, aucun des deux camps n'a obtenu la majorité. Cependant, la plupart des ultraconservateurs ont perdu leur siège. Sur 290 sièges, 103 sont occupés par les conservateurs, 95 par les modérés et 14 par des indépendants. Le parlement compte maintenant quatorze femmes. Un second tour sera organisé en avril pour pourvoir les 69 sièges où aucun des candidats n'a récolté une majorité absolue.  

Tout candidat à la présidence, au parlement et à l’assemblée des experts, doit être autorisé par le Conseil des gardiens (12 membres désignés pour six ans : 6 religieux nommés par le Guide Suprême et 6 juristes élus par le parlement). Les 86 membres de l’assemblée des experts sont élus tous les huit ans. Seuls les religieux sont autorisés à y postuler. 

      

Un missile iranien shahab 3 a capacite nucleaire 110Sources : 

Le Figaro : Législatives en Iran: pas de majorité, 29/02/16

La Presse : L'Iran lance un satellite d'observation, 02/02/15

Cesim, Centre d'études de Sécurité Internationale et de Maîtrise des armements, Le programme de missiles de croisière iranien: origine et développements, Stéphane Delory, 2012

Iran unveils replica of captured us droneAlter info, l'info alternative : Stratégie militaire iranienne, la Cinquième Flotte se rétracte devant la puissance des missiles iraniens, 20/09/09

Wikipedia : Iran