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Irak

Réduction des troupes américaines en Irak

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Samedi, le Premier ministre irakien, Mustafa Al-Kazemi (pro-nationaliste), a invité et rencontré le commandant des Forces iraniennes Qods, Ismail Ghaani, à Bagdad. Ce dernier est resté 3 jours en Irak. Ghaani est le successeur du général Qassem Soleimani, qui était l'homme public iranien le plus populaire d'Iran, assassiné par l'armée américaine le 3 janvier dernier. Cet assassinat était très spectaculaire, mais n'a détruit aucunement la structure de l'armée iranienne. Ce fut comme on dit, un coup d'épée dans l'eau.

Kazemi a demandé à Ghaani de réduire la tension sur l'armée américaine, qui elle, a commencé à réduire ses troupes de 500 soldats en Irak, remplissant son engagement de réduire sa présence militaire à l'intérieur du pays.

Bien que le Pentagone ne publie jamais le nombre exact de ses soldats déployés sur les théâtres de guerre, l'armée américaine était évaluer fin 2019 à 5200 soldats en Irak.

Ce retrait coïncide avec le récent remaniement ministériel du président américain Donald Trump, qui vient de remplacer le secrétaire à la Défense par intérim Mark Esper par Christopher Miller, qui s'est engagé à réduire les forces américaines en Irak et semble-t-il aussi en Syrie.

Source : Al Masdar news : Le successeur de Qassem Soleimani rencontre le Premier ministre irakien alors que les États-Unis retirent leurs troupes, 22/11/20

Photos : Le Premier ministre irakien, Mustafa Al-Kazemi et le commandant des Forces iraniennes Qods, Ismail Ghaani

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Négociations entre Américains et Irakiens...

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                                            Roquettes Katyusha 

La base militaire américaine de Taji a été la cible de 2 roquettes Katyusha, qui ont causé quelques dégâts mineurs. Aucun mort et aucun blessé n'a été signalé et aucun groupe n'en a revendiqué la responsabilité. Les 2 missiles sont tombés du côté irakien de la base et non du côté américain. 

L'attaque à la roquette survient à l'occasion du sixième anniversaire de la fatwa de l'ayatollah irakien Ali Sistani, qui a aidé à créer les Unités de Mobilisation Populaire financées par l'Iran, pour lutter à l'époque contre l'État islamique. Depuis octobre, au moins 30 attaques ont visé les troupes américaines, même si elles étaient plus rares ces derniers mois. La base a été à plusieurs reprises ciblée et en mars, deux Américains et un soldat britannique y ont été tués, tandis qu'une douzaine de soldats locaux y étaient blessés, suite à un barrage de roquettes.

C'est la 3e attaque ce mois-ci, quelques jours seulement après que Washington et Bagdad ont commencé des pourparlers stratégiques sur la présence des troupes américaines dans le pays, des milices soutenues par l'Iran agissant en dehors de l'État et de la crise économique de l'Irak. Avant le début des pourparlers, une fusée a atterri à quelques centaines de mètres de l'ambassade américaine. Une autre attaque à la roquette a frappé mardi la périphérie de l'aéroport de Bagdad, qui comprend une base militaire utilisée par les Américaines. Aucun blessé ni aucun dommage. 

Le sentiment anti-américain est à la hausse suite à l'assassinat par Washington, le 3 janvier dernier, du général iranien Soleimani et du haut commandant irakien du groupe "Hashd al-Sha'abi" faisant parti des Unités de Mobilisation PopulaireLes groupes de résistance irakiens ont juré de venger ces assassinats, mais nient tout rôle dans les attaques à la roquette. Deux jours après les assassinats, le Parlement irakien a voté une résolution appelant à la fin de la présence de toutes les forces étrangères, y compris les Américains. Washington avait alors menacé de sanctions, si les troupes américaines étaient expulsées du pays. 

Le secrétaire d'État adjoint américain David Schenker, a pour sa part déclaré que l'Irak s'était engagé à s'acquitter de ses obligations, en ce qui concerne les attaques de milices visant la présence américaine. Aussi, le commandement des opérations conjointes de l'Iraq a indiqué qu'une enquête sur l'attaque a déjà débuté.

Les Américains qui accusent les factions armées irakiennes pro-iraniennes d’être responsables de ces attaques, se sont déjà retirés de plusieurs bases et on annoncé jeudi dernier, qu’ils allaient réduire davantage leur présence militaire en Irak. Pendant que le premier ministre Kāẓimī  confirme que son gouvernement s'appuie sur la souveraineté irakienne dans son dialogue avec l'Amérique et souligne que l'Irak sera un champ de paix et non une scène de lutte avec les forces extérieures. 

Sources : Agence de presse internationale du coran; Al-Masdar News; Jerusalem Post; Journal de Montréal; National Post; New York Times; Press TV; RT; Rudaw Kurdistan. 

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 Le premier ministre Kāẓimī 

L'Irak au bord du cataclysme économique...

Moustafa al kazimi

Moustafa al kazimi, nouveau Premier ministre d'Irak

Moustafa al-Kazimi 53 ans, ancien chef du renseignement irakien, ayant ses entrées autant à Washington qu'à Téhéran, est devenu premier ministre d'Irak, le 6 mai dernier. Sur 329 députés, 255 ont fait le déplacement pour accorder leur confiance à 15 ministres sur un cabinet qui en compte normalement 22. Les postes-clés du Pétrole et des Affaires étrangères sont toujours vacants.

M. Kazimi a tissé des liens avec des dizaines de nations. Il a été longtemps perçu comme l’homme de Washington, avant de tisser aussi d’étroits liens avec Téhéran. L’homme a développé des talents de négociateur et de médiateur.

Pour mettre fin à la contestation populaire, il s’est engagé à libérer les manifestants arrêtés, promettant justice et dédommagement aux proches des plus de 550 tués. Il s’est engagé à faire rendre des comptes à tous ceux ayant versé du sang irakien. 

Par ailleurs, le nouveau Premier ministre irakien a appelé le Parlement à adopter la nouvelle loi électorale nécessaire au scrutin anticipé promis par son prédécesseur. Le nouveau gouvernement se présente donc comme un cabinet de transition.

Washington a accordé au nouveau Premier ministre, quatre mois supplémentaires pour continuer à se fournir en gaz iranien, sans subir de sanctions. Bagdad doit aussi achever une ligne électrique du Koweït jusqu'au sud de l'Irak, pour importer 500 MW d'électricité du Golfe et non d'Iran, grand ennemi des États-Unis.

Le Premier ministre a décrété que les salaires de mai seraient payés dans les temps. Aussi pour trouver les quatre milliards de dollars nécessaires pour payer les huit millions de fonctionnaires et pensionnés du pays, M. Kazimi s'active. L’Irak est au bord du cataclysme économique et politique.

Il a reçu au palais gouvernemental l’ambassadeur de Turquie, soulignant l’importance de la coopération avec la Turquie en économie et dans la lutte contre le terrorisme.

Puis, il a reçu l'ambassadeur de Chine. Ce dernier a confirmé la volonté de son pays de continuer à développer des relations avec l'Irak et a réitéré la position chinoise, en ce qui concerne le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale irakienne.

Pour sa part, le nouveau chef du gouvernement irakien a dit apprécié le soutien de la Chine dans la lutte contre la COVID-19 et qu'il espérait renforcer la coopération économique afin de résoudre la crise actuelle entraînée par la chute du prix du pétrole. Il a également exprimé l'espoir d'attirer des investissements d'entreprises chinoises dans les domaines de l'énergie et de l'agriculture.

Le ministre irakien des finances pour sa part, a entrepris une tournée autour du Golfe persique et a rencontré les ministres saoudiens des Finances, de l'Énergie et des Affaires étrangères, plaidant auprès d'eux un soutien financier immédiat. Le ministre doit également se rendre au Koweït et aux Émirats arabes unis pour récolter également de l'aide financière.

Sources : AFP; El Watan; France24; Le Figaro; L’Orient le Jour; TRT; Xinhuanet.

Explosions à l'aéroport de Bagdad

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Ce matin pour la première fois depuis des semaines, trois roquettes se sont abattues sur le périmètre de l'aéroport international de Bagdad, sans faire de dégât ni victime. Aucun groupe n'en a revendiqué la responsabilité. L'armée irakienne a relevé son niveau d'alerte, pendant que des avions de guerre des forces aériennes irakiennes et américaines survolent à basse altitude au-dessus du gouvernorat de Bagdad. L'armée irakienne a trouvé un lance-roquettes dans une zone rurale à l'ouest de la capitale.

C'est la première fois que des roquettes explosent depuis que le Pentagone avait rédigé un plan d'escalade majeure contre les milices soutenues par l'Iran, plan qui prévoyait de frapper simultanément 122 cibles en Irak, si d'autres Américains mouraient. Le plan a été suspendu officiellement à cause du coronavirus. Mais s'il y a une attaque, le plan redeviendrait effectif. Plusieurs pensent que le plan a été suspendu à cause que l’Iran a inondé ses côtes de lance-missiles et d'anti-missiles, en réponse aux menaces américaines.

Comme, il n'y a pas de mort, il est fort possible qu'il n'y aura pas de réplique. Mais la tension monte. 

Sources : Al-Masdar News; As-Source News / Military; Info d'Al Ahed; Reuters; Sol Quintana Roo. 

Apaisement en Irak

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Bagdad

Usbat al-Thayireen (la Ligue des révolutionnaires) qui a revendiqué le mois dernier, la dernière série d'attaques à la roquette sur les bases américaines, a promis d'attaquer les troupes américaines, si elles ne quittent pas le pays.

De sorte que Washington a retiré ses troupes de 5 bases et les a repositionnées sur des bases plus défendables avec un repositionnement des défenses aériennes.

Le Pentagone a aussi rédigé un plan d'escalade majeure contre les milices soutenues par l'Iran, plan qui prévoyait de frapper simultanément 122 cibles en Irak, si d'autres Américains mouraient. Par rapport à cette réplique, le général White craignait que cela ne devienne incontrôlable, s'il y avait une rétorque de la part de l'Iran.

Le plan vient donc d’être suspendu officiellement à cause du coronavirus. Mais s'il y a une attaque, le plan redeviendrait effectif.

Il est fort probable que ce soit dû à l'augmentation gigantesque du nombre de missiles et d'anti-missiles, le long des côtes iraniennes et aussi au fait que le Premier ministre désigné M. Kadhimi, nationaliste irakien laïc et ancien directeur du renseignement, est toujours en consultation avec différents partis pour former son cabinet. Il s'est déjà positionné contre les forces militaires étrangères sur le territoire irakien, y compris non seulement les Américains, mais aussi les milices pro-iraniennes.

Sources : Al-Masdar News; Asharq Al-Awsat (Irak); News Week; Rudaw; South Front.

Photo : Les mains de la victoire, à Bagdad

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Moqtada al Sadr, le nouvel homme fort d'Irak

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La constitution irakienne ayant été rédigée pour empêcher tout retour à la dictature, le système électoral est fait de façon à ce que les différentes factions politiques négocient des alliances, pour former un gouvernement.

Le 12 mai 2018, les Irakiens votaient pour la première fois depuis leur grande victoire militaire sur l'EI. Ces élections législatives ont été marquées par la montée des partis anti-système et par une forte abstention. Selon la Commission électorale, seulement 45% des inscrits ont voté, soit la plus faible participation depuis 2003. Auparavant, 60% des gens votaient. Il semble que l’Irak se trouve maintenant dans une situation de rupture entre ses politiciens et leurs électeurs, sauf dans la région du Kurdistan. 

L’absence de nouveaux visages a contribué à cette forte abstention. Moqtada al-Sadr qui présentait la liste "La marche pour les réformes", formée par son mouvement, en alliance avec la Société Civile et le Parti Communiste Irakien, avait demandé aux 33 élus de son parti, membres du parlement sortant, de ne pas se représenter pour faire place à de nouveaux venus. C’est l’une des raisons pour laquelle cette coalition chiite, à la surprise générale, est arrivée en tête du scrutin, aux dépens du premier ministre sortant, soutenu par les États-Unis. L’exemple d’Amar el Hakim, le dirigeant du parti "le Conseil Supérieur", est également éloquent. Il a quitté "le Conseil Supérieur" pour fonder le "Hakmat" qui a fait un bon score, à l’inverse de son parti d’origine qui n’a obtenu aucun siège.

Les partis présentant les mêmes politiciens au pouvoir depuis 15 ans, comme "le gouvernement du droit" de l’ancien premier ministre al-Maliki, qui a perdu les 2/3 de ses députés, ont connu de sérieux revers. 

D’autres éléments ont contribué également à cette abstention, comme l’existence de nombreux camps de réfugiés où il est difficile de voter, la multiplication des partis et des coalitions, le vote avec un système électronique pour la première fois et la désunion au sein des multiples coalitions. 

Aucune des trois forces arrivées en tête n'a gagné plus d'une cinquantaine de sièges sur 329. Les élections, ont abouti à l’assemblée la plus fragmentée depuis le premier scrutin multi-partis de 2005.

La lutte contre la corruption a certes été l'enjeu principal de l'élection. La liste de Moqtada al-Sadr, chiite pro-irakien, leader politique de 44 ans, issu d'une lignée de dignitaires religieux, a obtenu 54 sièges. Elle a devancé les deux autres grandes formations, qui elles, ont fait campagne sur leur victoire contre l’État islamique. Arrivée en deuxième avec 47 sièges, "l’Alliance de la conquête", supplétif de l'armée dans la victoire sur l'EI, est soutenue par l'Iran. Quant au premier ministre sortant, Haidar al-Abadi de la "Coalition de la victoire", il arrive troisième avec 42 sièges. Il bénéficie de l’appui des Américains.  

L'aide des États-Unis et de l’Iran a certes été cruciale pour vaincre l’État islamique. La victoire militaire sur l'EI, a été acquise avec la destruction partielle ou totale de nombreuses villes du pays, impliquant 2,5 millions de réfugiés se trouvant en Jordanie, en Iran et dans les pays occidentaux. Une partie des chrétiens et des Yézidis sont répartis dans 70 camps de réfugiés à l’intérieur de l’Irak. Donc, après la victoire sur l'EI, la reconstruction du pays devient l'enjeux principal pour la population. L’objectif de reconstruction ne peut être atteint que si un gouvernement est capable de lutter contre la corruption. Dans cette perspective de reconstruction, le gouvernement pense avoir besoin d’une aide internationale estimée à 100 milliards de dollars.

Bête noire des Américains et grand promoteur d’un nationalisme irakien et d’un chiisme arabe distancié de l’Iran, Moqtada al-Sadr a gagné son pari. L’alliance "La marche pour les réformes" est arrivée en tête des élections. La campagne contre la corruption, que ses partisans avaient mené, tous les vendredis depuis le mois de janvier sur la place Tahrir dans le centre de Bagdad, a porté bien au-delà des quartiers pauvres où son mouvement est historiquement implanté. En adoptant un nouveau discours inclusif pour toutes les composantes communautaires irakiennes, le mouvement a séduit. 

Prônant l’indépendance politique du pays, avec ses 54 députés sur 329, Sadr, Fils de l'ayatollah chiite irakien Mohammad Sadeq al-Sadr, exécuté sous Saddam Hussein, est l'un des hommes les plus influents d'Irak. Suite à sa victoire, il lance des tractations dans le but de former le nouveau gouvernement. Pendant ce temps, les États-Unis et l’Iran pèsent de tout leur poids pour tenter d’influencer le choix du prochain gouvernement. Les sunnites, dont les deux principales listes comptent 35 députés élus, et les Kurdes, avec une cinquantaine de sièges, sont courtisés par les principaux gagnants, car incontournables pour obtenir la majorité au parlement. En 2010, la coalition du laïc Iyad Allawi, honnie par Téhéran, arrivée en tête, avait été écartée par le jeu des alliances. C'est ce qui risque d'arriver à Sadr. Le premier ministre sortant Haider al-Abadi, avait été nommé par un accord tacite entre les deux puissances agissantes en Irak. Un premier ministre issu du camp sadriste n'a aucune chance d'avoir les deux appuis.

al-Sadr est à la tête d’un mouvement politique, apparu dès les premiers jours de l’occupation américaine en Irak. Ce dernier dispose de médias, dont l'hebdomadaire Al Hawza, qui avait été fermé par l'administration américaine de Paul Bremer, en 2003. 

Il disposait aussi d'une milice, soit "l'armée du Mahdi" dont l'effectif était composé d'à peu près 30 000 hommes. Cette milice fut accusée par l’armée américaine comme par de nombreux sunnites d'avoir constitué la plupart des escadrons de la mort, qui commirent des exactions contre les sunnites. À ce titre, Sadr est considéré par les États-Unis comme l’un de leurs principaux ennemis, au même titre que la guérilla sunnite, guérilla qui fit d'ailleurs beaucoup de morts chez les chiites. 

Le bastion de son mouvement est situé à "Sadr City", vaste faubourg chiite du Nord-est de Bagdad, qui porte son nom et qui durant la guerre d'Irak, résista à l'armée américaine. Il jouit aussi d’une forte popularité dans le Sud irakien, fortement chiite. Il tient un discours populiste, religieux et conservateur, qui profite du mécontentement de la population face à l’incapacité du gouvernement irakien et de l’occupant américain, à rétablir la sécurité et les services publics essentiels.  

Au début de 2007, plusieurs chefs du mouvement "Sadr" ont été tués par l'armée américaine, ainsi que des centaines de ses partisans. Plusieurs Américains auraient voulu tuer Sadr lui-même. Vue sa popularité, c'était impossible. Suite au refus du premier ministre de demander le retrait immédiat des forces américaines du pays, son parti s'est retiré de la coalition du premier ministre Al-Maliki. Plusieurs médias américains indiquèrent que Sadr avait fui en Iran. Cette affirmation sera démentie par ses proches, mais un porte-parole du gouvernement irakien évoque un bref séjour à Téhéran. 

L'armée du Mahdi est démantelée en 2008, mais une part importante de ses combattants incorpore la Brigade du jour promis, créée en novembre 2008 par Sadr, lui-même. Ce qui fait dire à plusieurs, que cette armée a tout simplement changer de nom.

2015 : Les sadristes réclament comme réformes, la lutte contre la corruption et l'amélioration des services publics. L’Irak, pays riche en pétrole, occupe le 10rang des pays les plus corrompus. Sur 800 milliards de dollars de revenus pétroliers depuis 15 ans, 312 milliards ont été détournés par les politiciens. 

2016 : Moqtada al-Sadr appelle ses partisans à cesser les violences contre les homosexuels. Ces déclarations sont saluées par Human Rights Watch qui avait dénoncé une campagne d'exécutions, de rapts et de viols menés par les milices chiites contre les LGBT.

2017 : Sadr visite l'Arabie saoudite sunnite et les Émirats Arabes Unis.

2018 : En prévision des élections législatives, le mouvement sadriste s'allie au Parti communiste irakien, pour barrer la route à Téhéran, qui ne supporte pas le rapprochement d’Al-Sadr avec l’Arabie Saoudite. « Notre décision sera irakienne et à l’intérieur de nos frontières », écrit Moqtada Sadr sur son compte Twitter, visant clairement les ingérences iraniennes. 

Téhéran dépêche donc à Bagdad, l’influent général Soleimani qui intervient régulièrement dans les affaires politiques et militaires irakiennes. Il s'oppose à toute alliance avec Moqtada Sadr. Il interdit également toute alliance avec le mouvement "Hakmat" du chiite Ammar al-Hakim (deux partis anti-système), également avec le vice-président sunnite Oussama al-Noujaïfi et le Parti démocratique du Kurdistan. À partir de là, il active ses relations, en vue de la formation d’un gouvernement de coalition. Il réunit les chefs, dont le premier ministre sortant Haidar al-Abadi (arrivé 3e), son prédécesseur Nouri al-Maliki (arrivé 5e), tous deux soutenus par les Américains. al-Maliki lorsqu'au pouvoir en 2014, s’était illustré par un degré de corruption inédit et par une défaillance totale face à l'irruption de l’EI. Ferait parti aussi de la coalition probable, Hadi al-Ameri (arrivé 2e). Il dirige "l’Alliance de la Conquête", pro-iranienne. Le général essaye d'y ajouter de petites formations chiites pour constituer un bloc parlementaire assez fort, afin d'obtenir le poste de premier ministre. Pour lui faire barrage, l’Iran peut compter, sur l’ex-Premier ministre Nouri al-Maliki qui a obtenu 26 sièges et sur les élus de la liste des pro-Hachd al-Chaabi, ces groupes paramilitaires financés par Téhéran qui ont aidé l’armée irakienne à chasser l’EI de tous les centres urbains. L'Iran a été très actif dans la lutte contre l'EI en Irak et en Syrie.

Si Moqtada Sadr donne du fil à retordre à l’Iran, il en donne tout autant aux Américains, qui se rappellent sa puissante “Armée du Mahdi”, qui a ensanglanté les rangs de leurs troupes dans la foulée de l’invasion de 2003, puis en avril 2004 à Bagdad et en août de la même année à Najaf. Washington envoie donc aussi son émissaire, l’envoyé spécial Brett McGurk, qui sillonne le pays à la rencontre des différentes forces politiques. 

Évoquant leurs présences, Moqtada Sadr dénonce leurs ingérences dans les affaires irakiennes. Le leader chiite n’entend pas pour autant occuper le poste de premier ministre. Il préfère être le faiseur de roi. Il soutiendra celui qui défend son programme. Les sunnites, dont les deux principales listes comptent 35 députés élus, et les Kurdes, avec une cinquantaine de sièges, sont courtisés car incontournables pour obtenir la majorité au Parlement.

Ce leader chiite, rendu célèbre par son combat contre les forces américaines en Irak, en plus de renouveler la classe politique et de faire de la lutte contre la corruption son objectif principal, Sadr s'édifie en tant que nationaliste arabe irakien. Il ne tolérera plus la présence d’un seul soldat ou conseiller militaire américain sur le sol irakien. La défense des démunis est un autre gage de son succès. Moqtada al Sadr représente la société défavorisée, livrée à elle-même. Une société qui vit dans un pays où l’écart entre les plus pauvres et les plus riches représente 343 ans de salaires ; où ces quatre dernières années, 68 000 civils ont été tués. Sadr tente de rallier chiites, sunnites, kurdes, yézidis… Il est le seul à rejeter l’intervention américaine et iranienne. Il incarne le nouveau nationalisme irakien, non pas fondé sur l’identité arabe comme avec Saddam Hussein, mais sur l’irakicité.

Le recul du confessionnalisme est un phénomène nouveau d’une grande importance, car il préservera l’Irak de l’influence étrangère. Cet élément sera inscrit dans la composition du nouveau gouvernement. Dès lors, des concessions vont devoir être faites afin d’intégrer de nouveaux visages. Moqtada al-Sadr n’est pas candidat et ne souhaite pas entrer dans le gouvernement. Il se contenterait de la reconduction de Haider al-Abadi comme premier ministre, mais demanderait en contrepartie le ministère de la Défense ou de l’Intérieur. Les différents partis politiques irakiens semblent ainsi affirmer leur volonté de former un gouvernement à l’abri des influences extérieures. Dans sa coalition gouvernementale, il exclue la présence des partis pro-iraniens tels que "l’Alliance de la conquête", ainsi que celle de Nouri al-Maliki, tous deux pro-iranien.

Moqtada al Sadr propose une coalition avec sa liste, celle de Haider al-Abadi de la "Coalition de la victoire", celle de Ammar al-Hakim de "Hakmat", celle d’une liste sunnite conduite par Ayad Alaoui, celle d'un chiite laïc et il y ajoute de petits partis kurdes. 

L’Irak a normalisé ses relations avec l’Arabie saoudite, même si celle-ci a perdu son influence auprès des Arabes sunnites suite à la malheureuse expérience de l'EI. Quant à l’Iran, ce dernier maintient une présence importante dans le pays avec la liste des Hachd al-Chaabi et celle de Nouri al-Maliki. Le pouvoir turc quant à lui, espérait voir la liste des Turcomanes obtenir de bons résultats, et a été déçu. Après ces élections, l’Irak pourrait entrer dans une phase plus calme afin de reconstruire le pays politiquement, économiquement et socialement. 

Moqtada Al Sadr, 44 ans, barbe fine et turban noir des descendants du Prophète, natif de Nadjaf, ville religieuse chiite du sud de Bagdad, émerge tout jeune sur la scène politique. Il profitait du vide laissé par la chute de Saddam Hussein en 2003, et de l’hostilité populaire face aux États-Unis. 

À Nadjaf et dans le quartier défavorisé de la capitale qui porte son nom, Sadr City, Moqtada Al Sadr peut compter sur une large base. Sa capacité de mobilisation politique a déjà été démontrée : aux législatives de 2005, lorsqu’il a remporté 32 des 275 sièges du Parlement, en 2016, lorsque des milliers de partisans ont répondu à ses appels pour manifester contre la corruption.

Auparavant, son influence s’était vérifiée avec la formation de sa puissante "Armée du Mahdi", à laquelle se sont brutalement confrontés les États-Unis. Moqtada Al Sadr dispose encore de milices lourdement armées et enracinées dans la société. 

Cependant, des restes de l'EI sont toujours présents à la frontière entre la Syrie et l’Irak et la fragmentation du paysage politique va compliquer les prises de décisions.

Au Kurdistan irakien : les élections reportées

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Les forces irakiennes ont réussi à évincer facilement les forces kurdes de la riche province pétrolière de Kirkouk, ainsi que des provinces de Ninive et de Diyala. Dans la très grande majorité des cas, il n'y a pas eu d'affrontement, les peshmergas kurdes s'étant retirés en vertu d'un accord conclu avec Bagdad. 

Qasem soleimani afpQassim Suleimani major général, commandant de la Force al Qods iranienne, se trouvait près de Kirkouk, pour organiser les avancées militaires irakiennes et pour obtenir un accord de retrait des forces kurdes sans trop de violence. 

Certaines forces irakiennes se sont battus avec du matériel fourni par les États-Unis. Les Américains leur ont mentionné qu'ils ont offert ces armes à l'armée irakienne pour combattre l'État islamique et protéger l'Irak contre les menaces extérieures et non pas pour attaquer les Kurdes irakiens.

Moscou, quand à elle, dispose d'importants intérêts économiques au Kurdistan et insiste sur l'importance du maintien de l'intégrité territoriale de l'Irak. Selon la Russie, tous les problèmes devraient être résolus par un dialogue regroupant tous les groupes ethniques et confessionnels du pays.

Gel des activités de la présidence du Kurdistan

Suite au retrait des forces kurdes de trois provinces irakiennes ne faisant pas parties du Kurdistan autonome officiel, le parlement kurdistanais a repoussé de huit mois les élections législatives et a gelé les activités de la présidence kurde. Les élections législatives, qui devaient avoir lieu le 1er novembre au Kurdistan irakien, ont été repoussées de huit mois. La date de la présidentielle sera annoncée ultérieurement.

2017 09 24t184912z 1581756219 rc1d18e25910 rtrmadp 3 mideast crisis kurds referendumAuparavant, c'était le président kurde, Massoud Barzani, qui décidait du calendrier des élections générales au Kurdistan irakien. Le mandat de Barzani, premier président élu de la région autonome du Kurdistan irakien, a expiré en 2013. Son mandat a été prolongé de deux ans, puis s'est poursuivi durant le chaos créé par la percée militaire fulgurante de l’État islamique en 2014. Depuis, les Kurdes ont repris tout leur territoire et même plus, des mains de l'État islamique. Ceci avec l'aide américaine, canadienne et espagnole entre autre. 

 

 

 

Rex Tillerson au Moyen Orient, mince succès

 

1484708 visite rex tillerson intervient moinsLe secrétaire d'état américain s'est rendu au Qatar et en Arabie saoudite. 

Cependant l'Arabie saoudite refuse toute médiation des États-Unis entre elle et le Qatar; même si le Qatar est disposé au dialogue avec elle. Ryad reproche à Doha le financement d'al Qaïda et le rétablissement de ses relations diplomatiques avec Téhéran. À noter que l'Iran et le Qatar se partagent l'exploitation d'un gisement offshore de gaz naturel nommé « South Pars ».  Ce gisement est situé à cheval entre les eaux territoriales des deux pays.

Consolation, Rex Tillerson a assisté à la première réunion de la commission de coordination saoudi-irakienne à Ryad. Les États-Unis ayant contribué à ce mince rapprochement entre les deux pays. 

La question des milices iraniennes en Irak

L'Iran est militairement présent en Irak. Tout le monde le sait. Aussi, le secrétaire d'état américain exige le départ des milices iraniennes. Or officiellement, l'Iran reconnaît seulement la présence de conseillers militaires et de volontaires en Irak, mais aussi en Syrie et ce, pour combattre les groupes terroristes comme l'État islamique et al-Qaïda.

Les milices populaires, en particulier le groupe Hachd al-Chaabi, comptent en plus des Iraniens, des dizaines de milliers d'Irakiens. Elles sont soutenues par l'Iran. Leurs chefs, Hadi al-Amiri et Abou Mahdi al-Mohandis, sont des proches de Téhéran et ont vécu des années en Iran.

La demande de Rex Tillerson a été refusée. En effet, la milice Hachd al-Chaabi est maintenant officiellement incorporée au sein des forces armées irakiennes.

Alalam 635982470100962556 25f 4x3Les médias iraniens et les réseaux sociaux publient régulièrement des photos d'un général iranien nommé Soleimani. Celui-ci est souvent sur les fronts de guerre aussi bien en Irak qu'en Syrie. Il est photographié sur un front tout juste avant une grande percée. Soleimani très populaire, d'ailleurs cette photo parle d'elle-même, est un grand héros de guerre pour les Syriens, les Irakiens et les Iraniens. Il est d'ailleurs reconnu mondialement comme un grand stratège militaire. 

Mossoul : Les Irakiens avancent toujours

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Des ciels noirs d’encre empêchant les raids de la coalition sur leurs positions, les djihadistes mettent le feu aux puits de pétrole, aux tas de pneus, et à une usine de soufre. L'assaut contre Mossoul se déroulerait quand même dans le calendrier prévu. 

S'ils avaient voulu déserter le terrain, les rebelles l'auraient déjà fait. On a plutôt relevé le transfert de quelques centaines de djihadistes, de la Syrie vers l'Irak. Les combats dans Mossoul ne commenceront sans doute pas avant un mois, Des contrecoups terroristes sont redoutés en Europe. Daech a coupé toutes les communications de la ville, internet compris. Le ciel est enfumé sur des kilomètres. 

Depuis Qayyarah et Khazir, des dizaines de milliers de combattants irakiens avancent en véhicules blindés, à travers les plaines arides. Avec le soutien aérien américain et l’appui de l’artillerie française, les forces irakiennes progressent maison par maison. Il semblerait que les terroristes utilisent la population civile comme bouclier humain pour se protéger des frappes aériennes et de l’artillerie. 

Des combattants kurdes ont repris plusieurs villages tenus par l'État islamique autour de la ville. Au Nord-Est de Mossoul. Les Kurdes irakiens ont repris la ville de Bachika.

À 200 km au Sud-Est de Mossoul, l'État islamique a répondu en attaquant Kirkouk, ville kurdeDes hommes armés portant des vestes explosives ont attaqué des barrages de contrôle et des unités de patrouille, pour atteindre le quartier général de la police et une centrale électrique.

La reconquête de Mossoul sera longue et pénible.

 

Sources :

L'Obs : Bataille de Mossoul : Daech rend le ciel toxique, 24/10/16

Le Figaro : Mossoul : la coalition se heurte à la résistance de Daech, 24/10/16

Radio-Canada : Les Kurdes irakiens disent avoir pris Bachika près de Mossoul, 23/10/16

France 24 : Mossoul : les forces irakiennes et les Kurdes poursuivent leur progression, 21/10/16

E.Night Watch : Ce qu’il ne fallait pas louper en 3 minutes : Mossoul, 19/10/16

El Moudjahid (Alger) : Bataille de Mossoul : Les forces irakiennes progressent, 19/10/16

 

Mossoul : Les Irakiens avancent lentement

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Irakiens contre EI

15567232Daech coupent toutes les communications de la ville, internet compris. Le ciel est enfumé sur des kilomètres. Les terroristes ont mis le feu aux puits de pétrole pour empêcher les bombardements de la coalition. Les avions américains ont quand même atteint 52 cibles. 

Irak une offensive lancee pour reprendre mossoul a l etat islamique 2afaa7 0 1xDepuis Qayyarah et Khazir, des dizaines de milliers de combattants irakiens avancent en véhicules blindés, à travers les plaines arides. Avec le soutien aérien américain et l’appui de l’artillerie française, les forces irakiennes progressent depuis 4 jours, maison par maison. Il semblerait que les terroristes utilisent la population civile comme bouclier humain pour se protéger des frappes aériennes et de l’artillerie. 

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Kurdes conte EI

Des combattants kurdes ont lancé l'assaut sur plusieurs villages tenus par l'État islamique autour de la ville. Le principal objectif étant la ville de Bachiqa, au Nord-Est de Mossoul. 

À 200 km au Sud-Est de Mossoul, l'État islamique a répondu en attaquant Kirkouk, ville kurdeDes hommes armés portant des vestes explosives ont attaqué des barrages de contrôle et des unités de patrouille, pour atteindre le quartier général de la police et une centrale électrique.

La reconquête de Mossoul sera longue et pénible.

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Sources :

France 24 : Mossoul : les forces irakiennes et les Kurdes poursuivent leur progression, 21/10/16

L'Obs, photos, 20/10/16

E.Night Watch : Ce qu’il ne fallait pas louper en 3 minutes : Mossoul, 19/10/16

El Moudjahid (Alger) : Bataille de Mossoul : Les forces irakiennes progressent, 19/10/16

France 2 : Mossoul : la préparation des soldats de l'État islamique, 18/10/16

 

Mossoul

 

3 à 5.000 terroristes lourdement armés, pas du tout en état de panique, s'organisent et sont en train de fortifier leur ligne de défense. Ils ont coupé internet, organisent des barrages pour contrôler les téléphones portables, les appels et les photos. Sur de rares photos sorties de Mossoul au cours des derniers jours, on aperçoit l'asphalte percé en de nombreux endroits pour relier les différents pièges explosifs, ou encore des barricades de béton qui ont été dressés en barrage. Y règne une ambiance de suspicion générale qui aurait déjà coûté la vie à 20 personnes. 

À 70 km au sud, le ciel est enfumé sur des kilomètres. Les terroristes ont mis le feu aux puits de pétrole pour empêcher les bombardements de la coalition. Les avions américains ont quand même atteint 52 cibles. Des avions turcs ont aussi pris part aux opérations. 

Depuis Qayyarah et Khazir, des dizaines de milliers de combattants irakiens avancent en véhicules blindés, à travers des plaines arides. Ils sont appuyés par les forces aériennes américaines, et ont déjà libéré plusieurs villages. 

La bataille de Mossoul promet d’être particulièrement âpre. Elle fait craindre un exode massif de la population. 1,5 million de gens y vivent et pourraient se retrouver piégés par les combats, ou être utilisés comme boucliers humains par les terroristes et même être bombardés par la coalition. 

Sources :

France 2 : Mossoul : la préparation des soldats de l'État islamique, 18/1016

El Moudjahid (Alger) : Bataille de Mossoul : Les forces irakiennes progressent, 19/10/16

Le Canada se retrouve au front malgré lui

 

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À Erbil, dans le nord de l’Irak, alors que L’EI lançait sa plus grande offensive depuis cinq mois contre les forces kurdes; les forces spéciales canadiennes entraînant les combattants kurdes, se sont retrouvés au centre de tirs importants et y ont répondu par les armes. On ne signale aucun mort chez les 69 instructeurs canadiens. Par contre des militaires kurdes ont perdu la vie.

Deux CF-18 canadiens sont intervenus. Des avions américains, britanniques et français ont également effectué des frappes, alors que l’offensive contre les Kurdes s’est étirée sur plus de 17 heures. Les combats ont commencé vers 16 h, mercredi, et ont duré jusqu'à jeudi matin.

L'EI a utilisé des voitures piégées, des mortiers et des roquettes pour lancer chaque attaque. Les forces kurdes les ont repoussés en cinq lieux.

L’ampleur de l’offensive semble avoir pris par surprise les Kurdes et la Coalition. Les attaquants se sont infiltrés brièvement à travers les positions défensives des FSK. Nos forces ont alors conseillé les FSK et les ont aidées à lancer une contre-attaque et à rétablir leurs lignes défensives.

Sources :

Ici Radio-Canada : Des avions canadiens en soutien aux forces kurdes dans le nord de l'Irak, 17/12/15

Le Devoir : Des avions canadiens tentent de contrer une offensive du groupe EI, 17/12/15

Métro : Participation active au sol du Canada en Irak, 17/12/15

Canoe.ca : Des soldats canadiens ont aidé les Kurdes à repousser l'EI, 17/12/15

Ramadi bientôt libérée !

 

Ob 2c15c5 iraq map ramadiDernière mise à jour 6h. 45. Après des mois d'âpres combats, "Ramadi", chef-lieu de la province d'Al-Anbar, contrôlée depuis mai par l'EI, est en voie d'être reconquise par le pouvoir irakien. 

 

Les forces de la sécurité irakienne sont parvenues à reprendre un quartier clé de Ramadi, Tamimainsi que plusieurs ponts conduisant au centre-ville. Une telle victoire devrait faciliter la chute d'autres territoires de la vallée de l'Euphrate, tenus par Daech, depuis l'instauration de son califat irako-syrien à l'été 2014.

Les forces gouvernementales appuyées par des frappes de la coalition internationale, tentent de reprendre la ville. Elles ont repoussé une violente contre-attaque de l'EI, 15 véhicules piégés conduits par des kamikazes ont été détruits, grâce à des missiles antichar Kornet de fabrication russe, plusieurs soldats irakiens sont morts.

Images 11En mai, l'EI avait basé son offensive victorieuse à Ramadi sur l'utilisation de véhicules contenant pour certains près de 10 tonnes d'explosifs et conduits par des kamikazes. Ils  jouent le rôle de bombardements massifs avant l'assaut.

Épaulées par des forces locales et un bataillon de policiers venus de la base voisine d'Habbaniyah, les 8e et 16e divisions de l'armée irakienne s'emploient à tenir le terrain conquis et à n'en pas céder un pouce, avant de ré-attaquer.

Dans le cadre du développement de la coopération anti-terrorisme Moscou-Bagdad, un grand nombre de véhicules blindés avec armure impénétrable, de fabrication russe, sont arrivés dans le port irakien de Bassorah. 

Depuis des mois, les forces irakiennes coupent les lignes d'approvisionnement de l'EI autour de Ramadi en prenant les zones suburbaines une après l'autre.

L'armée irakienne et les forces populaires du pays ont l'intention de commencer la dernière phase de leur opération de grande envergure pour libérer Ramadi.

Sources:

L'Orient le Jour : Irak: une série de 15 attaques suicide de l'EI repoussée à Ramadi, 15/12/2015

Le Figaro : Face à l'État islamique, l'armée irakienne avance dans Ramadi, 10/12/15

Tuttosport.com : 12 kamikaze a Ramadi, 65 soldati morti, 15/12/15

Fars News Agency : Les forces irakiennes sont prêtes à lancer la phase finale de l'opération de libération de Ramadi, 16/12/15

La Turquie sur la première ligne sunnite

 

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Des chars, de l'artillerie et des soldats turcs sont entrés le 4 décembre, dans la province iraquienne de Ninive, déployant un camp militaire turc à Bashiqa, tout prêt d'une région contrôlée par l’État islamique, au nord de Mossoul, une zone actuellement sous influence des forces kurdes, mais revendiquée par Bagdad.

Bien que le gouvernement turc ait des problèmes significatifs avec sa propre population kurde et les Kurdes en Syrie, il a toutefois développé une bonne relation avec les Kurdes d’Irak.

Le ministère de la Défense iraquienne reproche à la Turquie de ne pas avoir conclu un accord avec les autorités à l'avance et qualifie sa présence militaire d'action hostile.

Le premier ministre irakien se réserve le droit de porter plainte au Conseil de Sécurité de l'Onu, si les militaires turcs ne quittent pas les lieux dans les 48 heures. Moscou dénonce la présence de troupes turques en Irak sans l'approbation de Bagdad.

La Turquie en envoyant un renforcement militaire au camp de formation temporaire de Bashiqa, l’a transformé en base permanente. La Turquie semble surprise par le tumulte, et  allégue qu'elle avait envoyé ses troupes à la demande du ministre irakien de la défense pour former les soldats irakiens et les peshmergas kurdes à lutter contre l'EI.

Refusant de retirer ses soldats, la Turquie a toutefois suspendu l'envoi de nouvelles troupes et appeler à trouver une solution négociée. Ce dont les Irakiens doutent.

Depuis, des chasseurs turcs ont violé l'espace aérien irakien en bombardant des positions du PKK kurde dans la province de Dahuk, toujours en Irak. La Turquie considère le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dont le siège social est dans le nord de l'Irak, comme étant un ennemi de longue date.

Cela peut être considéré comme la réponse de la Turquie au déploiement de 7.000 soldats russes sur les frontières turco-arméniennes. Cette initiative russe a été prise, dans le cadre des accords de défense commune, signés avec l'Arménie. Rappelons-nous : le génocide arménien effectué par les Turcs au début du 20e siècle.   

Le désir de la Turquie est de s’affirmer en tant que puissance sunnite à la défense des Sunnites. La confrontation de base est entre le bloc sunnite : Arabie saoudite, Qatar, Turquie, soutenu par les États-Unis contre le bloc chiite, Iran, Hezbollah, Irak soutenu par la Russie.

La Turquie démontre qu’elle peut agir unilatéralement, de manière spectaculaire et avec audace, dans la région. L’incursion ajoute encore une couche de complication à l'ensemble de l’affrontement Russie-Turquie.

Le gouvernement irakien recevra une oreille attentive à l'ONU. Les alliés de l'OTAN de la Turquie l'ont soutenu dans sa confrontation avec l'armée de l'air russe mais les Turcs amènent l'OTAN dans une situation où il ne veut pas être. Aussi, le Premier ministre irakien a demandé à l'OTAN de temporiser Ankara.

Le gouvernement chinois est également en colère du fait que les Turcs soutiennent un mouvement de libération dans l'ouest de la Chine.

La plus grande milice chiite, celle de Badr menace d'attaquer les forces turques sur le territoire irakien.

Le président du Kurdistan irakien a rencontré en Turquie les dirigeants turcs, en pleine crise. Le président turc Erdogan lui a exprimé la détermination de la Turquie pour combattre le terrorisme, entendant par-là, l’État islamique et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan, PKK.

La Russie, brouillée avec la Turquie qui a abattu l'un de ses bombardiers à la frontière syrienne le mois dernier, a dénoncé mardi devant le Conseil de sécurité ce déploiement.

Ankara a appelé ses ressortissants se trouvant en Irak à quitter le territoire, sauf certaines provinces de la région kurde.

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Sources :

Sahar : La Russie déploie 7.000 soldats, sur les frontières turques!, 08/12/15

Business Insider: Turkey is 'setting up cards' for a dangerous new game with Russia — and the winner could be ISIS, 10/12/15

RT : Turquie: Le déploiement de troupes en Irak n’est pas une agression, mais un acte de solidarité, 10/12/15

The Leading Edge : La Russie considère illégale, la présence de troupes turques en Irak, 08/12/15

Sputnik : La Turquie porte une frappe aérienne en Irak, 09/12/15

Fars New Agency : Pas de place pour la Turquie: l'ONU peut condamner Ankara pour l'envoi de chars en Irak, 10/12/15

Al Araby : L'Irak demande à l'OTAN d'intervenir au sujet des troupes turques en Irak, 09/12/15

Irak, Turquie, Russie

 

La Russie convoque une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, suite au déploiement par la Turquie, le 4 décembre dernier, d'une unité de blindés, dans le nord de l'Irak, aux environs de la ville de Mossoul, contrôlée par l'EI. Le tout, sous prétexte d'y entraîner les détachements kurdes combattant l'EI. 

Le premier ministre irakien a déclaré que l'Irak allait recourir au Conseil de sécurité de l'ONU, si la Turquie ne retirait pas ses forces armées dans les 48 heures. 

Ankara n'envisage pas de retirer ses troupes du territoire irakien, malgré l'ultimatum de Bagdad. Les officiels turcs n'ont pas réussi à persuader Bagdad que leur intention n'était pas de mener une opération terrestre, ni de déployer de contingents supplémentaires.  

Sources:

Le Maghreb : Soldats turcs en Irak : Le conseil de sécurité se réunit, 09/12/15

 

La Syrie et l'Irak transformés à jamais

 

Dernière modification : 9 heures

Les États-Unis étudient la possibilité de déployer un petit nombre de forces spéciales en Syrie et des hélicoptères d'attaque en Irak pour renforcer la lutte contre l'État islamique. Moscou répond : Des opérations US au sol seraient illégales avec des effets imprévisibles. ​

Les perturbations que connaît le Moyen-Orient ont transformé la région à jamais. L'Irak et la Syrie seront incapables de retrouver leurs frontières d'origine. Probablement que les deux pays seront divisés selon l'origine ethnique des citoyens. Possiblement un pays kurde, quoique la Turquie n'y est pas du tout intéressée, un pays sunnite et un pays chiite.

La Syrie est morcelée, le régime ne contrôle qu'environ le tiers du pays établi après la Seconde Guerre mondiale. Le nord est contrôlé par les Kurdes, et la région centrale par l'EI. Le  chef du renseignement français et le directeur de la CIA partagent un avis similaire.

L'Iran participera pour la première fois vendredi à des pourparlers sur la Syrie.

 

Sources :

Le Figaro : USA: envoi de forces spéciales en Syrie ?, 28/10/15

al Manar : Le Moyen-Orient transformé "à jamais" (chef du renseignement français), 28/10/15

 

Irak, ça cogne fort !

Après des semaines de combats difficiles, le mois d’avril est devenu synonyme de la reprise de Tikrit par les forces irakiennes, la plus grande victoire de l’état irakien depuis la perte de pans entiers du pays aux mains de l'État islamique, en juin dernier.

RamadiLes combats contre les djihadistes autour de Ramadi, à l'ouest de Bagdad, jettent plus de 100.000 personnes sur les routes. Ça cogne donc très fort, à cet endroit.

Pendant ce temps, le premier ministre canadien M. Harper effectue une visite surprise à Bagdad. 

L'armée irakienne face aux bombes artisanales

Depuis sa percée fulgurante en Irak il y a neuf mois, le groupe extrémiste sunnite EI impose sa loi et multiplie les atrocités dans les régions sous son contrôle. Pour éviter de perdre trop d’hommes lors de confrontations inégales, les troupes du califat fuient devant l’ennemi, sans opposer trop de résistance. Mais ils posent des bombes partout, dans les rues, les bâtiments, sous les ponts. C'est pour cette raison que les forces irakiennes ont été stoppées à Tikrit.

Daesh a piégé des maisons et creusé des tranchées dans la capitale de la province de Salaheddine, Tikrit, ville située à 160 km de Bagdad et conquise par l’État islamique en juin 2014. La bataille pour la reprendre sera difficile. La suspension de l'offensive gouvernementale, sa plus importante depuis la débandade de juin 2014, limite les pertes et protège les infrastructures.

La ligne de front n'a pas bougé depuis des jours. L'armée irakienne avait déjà tenté de reprendre par trois fois, en vain, la ville d'origine de l'ex-dictateur Saddam Hussein. D'ailleurs, son mausolée a été détruit par Daech.

Bagdad a lancé parallèlement une offensive pour reconquérir la ville de Gurma, située à quelques dizaines de kilomètres de Falloujah et de la capitale. La mission est périlleuse. Sur les routes, les chars des troupes régulières doivent se confronter à un ennemi invisible : les bombes artisanales. Les djihadistes les ont disséminées partout dans les villages et les routes alentour.

Quand ils tombent face à face avec une mine ou un engin explosif, les Irakiens ont peu de moyens pour s’en débarrasser. Une poignée de démineurs est chargée de cette opération, très délicate. Ces hommes ont détruit plus de 130 bombes en 48 heures. En cinq jours d’offensive , les forces pro-gouvernementales, appuyées par les raids de la coalition, disent avoir reconquis 50 % de Gurma.

Quand aux forces kurdes, elles ont attaqué les djihadistes à Kirkouk, ville pétrolière du nord de l'Irak. L'offensive des Peshmergas est appuyée par les frappes aériennes de la coalition. Les Kurdes ont progressé sur plusieurs fronts à l'ouest de la ville, prenant notamment les localités de Mala Abdallah et de Tel Ward. 

Les Kurdes ont pris le contrôle de Kirkouk en août dernier. La situation demeure toujours fragile, la ligne de front n'étant par endroits distante que de 20 km du centre-ville. Fin janvier, une offensive lancée par l'État islamique avait brièvement enfoncé les défenses kurdes.

 

Sources : Le Figaro, France 24, Journal de Montréal

Tikrit reprise...

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Tikrit : Les trois secteurs lignés en rouge : Ce qui reste à l'État islamique.

Un soldat canadien a été tué et trois autres blessés lorsqu'ils ont été visés par erreur par des combattants kurdes.

Le chef du Hezbollah libanais a annoncé pour la première fois que son puissant mouvement chiite, déjà engagé dans la guerre civile de Syrie, combattait également en Irak contre l’État islamique.

Irak 3Lancée il y a 10 jours, l'offensive des forces gouvernementales irakiennes pour reprendre Tikrit des mains de l’État islamique, a pris un tournant décisif avec la percée de l’armée irakienne par le nord de la ville. Des soldats, des policiers et une force paramilitaire chiite, sont entrés dans Tikrit.

Les djihadistes occupent encore le vaste ensemble de bâtiments présidentiels construits par l'ancien dictateur Saddam Hussein, qu'ils utilisent comme quartier général. Ce complexe, ainsi que trois autres quartiers du centre de Tikrit, sont encore tenus par l'EI. L’avancée des troupes est freinée par la présence de francs-tireurs et de bombes posées par les djihadistes.

Irak 5 Force paramilitaire chiite

Sources : Le Devoir, Ici Radio-Canada, Le Figaro, Le Monde, The New York Times, La Presse, Yahoo! Actualité

Offensive d'envergure de l'armée irakienne sur Tikrit...

Ça y est, c’est parti… L'armée irakienne et la milice chiite « Hachid Chaabi » (Mobilisation populaire) avancent vers le nord. Mais à quelques reprises, elles se sont brisées les dents sur Tikrit.

Irak 1Direction Tikrit : L’aviation irakienne en tête, elles lancent maintenant une offensive d'envergure sur trois axes, avec 30.000 hommes, pour reprendre cette ville à l’État islamique. Cette-fois-ci devrait être la bonne. En fait, il s'agit d'un tremplin pour Mossoul. Un général de la Force Qods (unité d'élite de l'armée iranienne) les aide à coordonner les opérations. Ils cherchent à encercler les forces de l’État islamique qui les freine quelque peu avec des bombes artisanales et des tireurs d’élite.

En revanche, la coalition menée par les États-Unis pour effectuer des raids aériens contre l'EI en Irak et en Syrie n'est pas encore intervenue à Tikrit, a déclaré le Pentagone, sans doute en raison de cette forte présence iranienne.

Tikrit se situe au point de jonction entre Samara et Diyala, deux provinces stratégiques. Cette ville donne également accès aux puits de pétrole de Kirkuk et facilitera la libération de la raffinerie de Beji et de la ville de Mossoul.

Tikrit est aussi le berceau de l'ancien président Saddam Hussein, capturé en 2003 et exécuté en 2006.

Sources : AFP, Canoe.ca actualités, Ici Radio-Canada, Libération, Iran french news,