Québec

23/11/1837, St-Denis, les patriotes battent les Britanniques

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Le 23 novembre 1837 - À Saint-Denis sur le Richelieu, les rebelles patriotes battent la troupe britannique. Comme plusieurs autres, George-Étienne Cartier passe de la parole aux actes.

L’extrait suivant de la biographie de Charles Stephen Gore, officier de l’armée britannique, évoque la participation de Georges-Étienne Cartier à la bataille de Saint-Denis :

" Bien qu’il n’eût pas plus de 300 hommes, Gore passa à l’attaque. Cependant, à trois heures de l’après-midi, son infanterie se trouvait dans un état d’infériorité, son obusier s’était avéré inutile, les munitions commençaient à manquer dangereusement, le ravitaillement était inexistant et il avait quelque 22 morts et blessés. D’autre part, George-Étienne Cartier venait juste de traverser le Richelieu avec des renforts de 100 hommes bien armés et Wolfred Nelson (chef patriote) avait aussitôt donné l’ordre de contre-attaquer.

Source : Dictionnaire biographique du Canada : "Les rébellions des patriotes (1837–1838)"

Qui était Henri Tranquille...

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Le 20 novembre 2005, nous quitte le libraire montréalais Henri Tranquille (1916).

En 1937 il ouvre sa librairie, la "Librairie Tranquille", qui devient rapidement l'un des lieux incontournables de la bohème littéraire et artistique. Il y sera mis en vente en 1948, les 400 exemplaires du Manifeste du "Refus global". En 1950, elle sert de lieu pour une manifestation à l'occasion du centenaire de la mort d'Honoré de Balzac, interdit par le clergé catholique de l'époque. En 1955, elle est le lieu de la première exposition du groupe des Plasticiens de Montréal.

Il était parmi les meneurs qui ont contribué à la venue de livres au Québec, malgré qu'ils étaient souvent mis à l'index par les autorités religieuses. Il préparait ainsi le terrain à la "Révolution tranquille" et au nationalisme québécois. C'était un homme flamboyant, un diffuseur extraordinaire de la littérature. Sa librairie était fréquentée par toutes les personnalités littéraires et politiques.

Il tiendra sa librairie de 1937 à 1975, sera l'auteur de dix-huit livres, dont plusieurs sur le jeu d'échec et le jeu de dames. Il a lancé la carrière d'Yves Beauchemin, l'auteur du Matou.

La mairesse de Montréal Valérie Plante donne à l'esplanade située à l’ouest de la rue Clark, près du "Quartier des spectacles" le nom du défunt libraire. Sa librairie, la "Librairie Tranquille" y avait pignon sur rue, au 67 rue Sainte-Catherine Ouest.

Source : Yves Gauthier : " Henri Tranquille, Monsieur livre", éd. : Septentrion, 2005.

Des victimes de la CIA à Montréal...

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Le 17 novembre 1992, le gouvernement canadien offre 100 000 $ de compensation à chaque victime d'Ewen Cameron, qui pour la CIA, leur avait infligé un lavage de cerveau à l'université McGill de Montréal, entre 1957 et 1962.

En 1948, les chimistes suisses Arthur Stoll et Albert Hofmann déposent un brevet américain pour le LSD. En 1951, Ewen Cameron expérimente le LSD sur des patients et des sujets bien portants. La méthode "Conduite Psychique" (Psychic Driving) de Cameron consiste en un sommeil prolongé (Deep Sleep). Le patient est endormi avec des barbituriques et des tranquillisants durant 30 et même 60 jours. Il est réveillé pour prendre trois repas par jour et un traitement d’électrochoc. Le docteur est alors contacté par la CIA, qui financera secrètement ses travaux via la "Society for the Investigation of Human Ecology", dans le cadre du projet ARTICHOKE, puis du projet MK-Ultra. Ces expériences se déroulaient à l’hôpital Royal Victoria et à l’institut Allan Memorial, affiliés au Centre universitaire McGill. 

Les patients, en majorité des femmes, se faisaient injecter aussi du LSD. Le but était d’anéantir la personnalité du patient afin de lui en créer une nouvelle. Finalement à la fin de l'expérience, leur cerveau s'est avéré endommagé de façon permanente. De nombreux patients du Dr Cameron sont devenus amnésiques. Ils ont dû réapprendre les fonctions humaines les plus basiques, comme celles d'être entraînés à utiliser une toilette. 

En 1973, le directeur de la CIA ordonne la destruction des documents concernant le programme MK-Ultra. Mais des milliers de pages mal classées échappent à la vigilance de l’agence. Ce qui permet de découvrir que 86 institutions de l'Amérique du Nord ont pris part au programme. 

En 1977 John D. Marks, invoquant le "Freedom of Information Act", obtient la déclassification des documents secrets concernant ce projet. À la sortie de son livre, plusieurs anciennes patientes engagent des poursuites contre la CIA. En 1988, d'autres victimes, s'ajoutent à la poursuite. 

Selon la cour, les gouvernements canadien et américain étaient non seulement au courant des expériences, mais pire encore les ont financées, y injectant 221 673 $ entre 1950 et 1964. Ce qui équivaut à 2,3 millions $ d’aujourd’hui. De 1948 à 1964, les gouvernements américains et canadiens ont financé des expériences dans le but de trouver un moyen de contrôler le cerveau humain. Toujours selon la cour, les "Montreal Experiments" ont été menées en violation des standards médicaux du code de Nuremberg et de la Charte des Nations unies. Standards que le gouvernement canadien s'est engagé à respecter. 

De sorte que le 17 novembre 1992, le gouvernement canadien offre 100 000 $ de compensation à chaque victime d'Ewen Cameron. 

Source : Journal de Montréal : "Retour sur les tests sadiques de la CIA" de Michael Nguyen, 18/01/19.

Max Gros Louis, "Oné Onti", n'est plus !

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Max Gro Louis, "Oné Onti" (le Bon Pagayeur), s'est éteint à l'âge de 89 ans. Tout d'abord guide de chasse, de pêche et de trappe, puis entrepreneur et enfin homme politique, personnage plus grand que nature, il a dirigé la nation Wendat (Huronne) en tant que Grand-Chef pendant plus de 30 ans. Directeur et vice-chef de l'assemblée des Premières Nations pendant 10 ans, vice-président fondateur de l'Association des Indiens et des Inuits du Québec, vice-chef national à l'assemblée des Premières Nations, vice-chef à l'assemblée nord-américaine des Premières Nations et vice-chef de l'assemblée mondiale des Premières Nations, homme de dialogue et ardent défenseur des droits autochtones, s'est battu pour faire avancer la cause des Premières Nations. Dans le cadre de ses fonctions, mais aussi avec sa troupe de danse, a parcouru de nombreux pays, surtout en Europe. Il a reçu la légion d'honneur en France, puis l'ordre du Québec et l'Ordre du Canada et a été aussi honoré par l'Académie de la Paix en Belgique.

Oné Onti a travaillé pour le développement économique des Premières Nations, a mis sur pied un comité administratif à Wendake, a fait en sorte que la santé et l'éducation soient dorénavant gérées par les Wendats, a mis en place un programme d'aide financière pour faciliter l'accès à l'éducation post-secondaire pour les membres de sa communauté, y compris les femmes. En collaboration avec son équipe, a mis sur pied l'hôtel-musée "Première Nation" à Wendake. Il a contribué à l'économie régionale. 

Max Gros Louis s'est aussi engagé dans les poursuites judiciaires que la nation Cris a intentée contre le gouvernement du Québec jusqu'en Cour supérieure, pour dénoncer l'occupation du territoire cri par Hydro-Québec. Ce qui a mené à une entente de Nation à Nation entre le Grand Chef des Cris Ted Moses et le Premier Ministre Bernard Landry du gouvernement du Québec, aussi chef du Parti Québécois. Max Gros Louis a réussi à agrandir le territoire de la nation Wendat à 5 reprises.

" Je souhaite que les gens vivent dans l'harmonie en se respectant les uns les autres... Nous vivons tous ensemble sur le même territoire... Je crois toujours toutefois que le dialogue est la meilleure façon d'harmoniser les choses pour que tout le monde soit heureux!"

Sources : 

Journal de Montréal : Max Gros Louis n'est plus, 14/11/20 

Radio-Canada : Max Gros Louis est décédé de Véronik Picard, 14/11/20

Journal de Montréal : Max Gros louis, un homme plus grand que nature de Julien Cabana, 03/11/20

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En 1942, un espion allemand en Gaspésie

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Le 9 novembre 1942, un lieutenant de la marine militaire allemande, nommé Janowski, saboteur de formation, accoste en chaloupe à 5 h du matin, à 6 kilomètres de New Carlisle, en Gaspésie. Il vient du sous-marin U-Boot-518. Sa mission était possiblement de faire enquête sur la construction du nouveau bombardier mosquito, déjà en production.
Cette année-là, les U-Boots sillonnent le fleuve Saint-Laurent et coulent 21 navires militaires ou marchands, en partance des côtes terre-neuviennes pour l’Europe. Les Allemands pensent même éventuellement installer une base navale militaire à Anticosti. L'année suivante ils installent une station météorologique au Labrador, à l'insu des autorités canadiennes.
Toujours est-il qu'à 6h30 du matin le 9 novembre 1942, Janowski se présente sous le nom de William Brenton à l’hôtel New Carlisle en parlant anglais avec un accent parisien. Il demande une chambre avec bain. Il dégage une forte odeur de mazout et paye en dollars canadiens qui ne sont plus en circulation. Il a des allumettes belges et se dit vendeur torontois de radio.
Moins de trois heures plus tard, Janowski quitte l'hôtel pour la gare. Dans le doute, le fils du propriétaire de l'hôtel le rejoint et s'assoit à ses côtés, lui offrant une cigarette en attendant le train pour Montréal. Juste avant que le train ne parte, il alerte un agent de la police provinciale, qui se précipite tout de go dans le train et avec la description que lui a fournis le jeune, retrouve Janowski. Il l'Interroge. Lorsque le policier lui demande s'il peut fouiller ses bagages, Janowski répond : « Ça ne sera pas nécessaire. Je suis un officier allemand qui sert son pays comme vous le faites vous-même ». Dans ses effets personnels : un puissant émetteur-radio. La marine et l'aviation militaire canadienne cherchent immédiatement le U-Boot-518, mais sans succès.
Le Service canadien du renseignement lui donne comme nom de code "Watchdog". Ici, trois thèses s'affrontent : La première est que Janowski coopère, mais fournit peu de renseignements significatifs. Aucun agent allemand n'a été arrêté grâce à lui et aucun U-boot n'a été capturé, malgré son apparente coopération. En moins d'un an, l'opération "Watchdog" est arrêtée et Janowski envoyé dans une prison, le camp 020, en Grande-Bretagne. En fait, sa mission était de se faire arrêté, de faire semblant de fournir des renseignements aux autorités canadiennes et de continuer à espionner pour les autorités allemandes de l'intérieur des services secrets canadiens. Janowski a presque certainement alerté les services secrets allemands de sa capture. Le principale protagoniste de cette thèse, le journaliste canadien Beeby, fonde sa position sur le dossier de l'agent allemand (Watchdog), obtenu du Service canadien du renseignement de sécurité, en vertu de la Loi canadienne sur l'accès à l'information.
Pour d'autres, il aurait collaboré à l’arrestation de plusieurs espions allemands au Canada, sans les nommer. Il aurait avouer avoir l’intention de se rendre à Montréal pour contacter Adrien Arcand, nazi notoire et chef du Parti National Social Chrétien, mais déjà en prison depuis deux ans. Puis il aurait été envoyé en Angleterre pour assister les services secrets britanniques jusqu’à la fin de la guerre. Il n'a jamais posé de menace sérieuse à la sécurité alliée.
Ou peut-être qu'il était tout simplement un espion allemand qui s'est fait arrêté. Qu'il a fait accroire qu'il coopérerait et qu'il avait pas grand chose à transmettre.
Le fait est qu'il a été libéré en 1947, donc très peu de chance qu'il est collaboré véritablement. Janowski n'avait plus de domicile où retourner, car sa ville domiciliaire, comme la majeure partie de la Prusse orientale avait été annexée par la Pologne et sa population expulsée. Il a trouvé du travail comme traducteur pour la marine allemande et est décédé en vacance en Espagne en 1978.
Sources :
Patrimoine de la Gaspésie Cyber Magasine : Werner Alfred Waldemar Von Janowski : L’espion de New Carlisle de Sophie Turbide
University of Toronto Press : Cargo of lies, la véritable histoire d'un agent double nazi au Canada de Dean Debby, évalué par RA Ratcliff (University of California, Berkeley, 1997.
Photo : Royal Canadian Mounted Police - National Archives of Canada: mug shots of Janowski, C-107138
RCMP mug shots of Janowski, a Germany spy. He was 38 years old at the time of his capture.

Québec : L'histoire se répète...

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Maurice Duplessis
L'histoire se répète :
Le 7 novembre 1935 - Maurice Duplessis et Paul Gouin forment l'Union Nationale. Duplessis porté au pouvoir en août 1936 en écartera Gouin. L' Action Libérale Nationale sous la direction de Paul Gouin, des dissidents du Parti Libéral du Québec, forment un nouveau parti avec le Parti Conservateur du Québec, dirigé alors par Maurice Duplessis : l'Union Nationale. Une des citations célèbres de Duplessis : " Le ciel est bleu, l'enfer est rouge!" Duplessis électrifiera les campagnes, créa le drapeau du Québec et l'impôt provincial, entr'autre.L'histoire se répétera le 14 novembre 2011, lorsque François Legault issu du Parti Québécois formera avec le lobbyiste et homme d'affaires Charles Sirois, un nouveau parti issu de dissidents du Parti Québécois et du parti Libéral du Québec. Le nouveau parti se nommera la CAQ (Coalition Avenir Québec). Charles Sirois, moins visible que Legault est toujours présent aux différents congrès du parti. Legault crée la loi sur la laïcité entr'autre. Sa force : il admet parfois ses erreurs.
Les deux nouveaux partis sont de droite et mettent l'accent sur le nationalisme québécois, sans pour autant prôner l'indépendance.
George-Étienne Cartier, membre de la milice patriotique des 'Fils de la Liberté' en 1837, a été mêlé à la rébellion de Saint-Denis, seule victoire des Patriotes, où il s'est conduit avec courage. Après la défaite des Patriotes à Saint-Charles, il vit en clandestinité, d'abord à Verchères, puis aux États-Unis jusqu'à la proclamation de l'amnistie.
Il revient au pays et défendra un fédéralisme décentralisé. Il sera élu député du parti Réformateur à Verchères, puis deviendra député du Parti Conservateur. Cartier prit l'initiative de quelques réformes majeures dans les domaines de l'éducation et de la justice. Il sera en 1867 un des pères de la confédération canadienne. Sa citation la plus célèbre : « Le Canada doit être un pays de liberté et toutes les libertés doivent être protégées par la loi. »

Historique de la fête nationale du Québec

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Les origines de notre Fête nationale remontent à des temps immémoriaux, où les peuples célébraient le solstice d'été. Un grand feu de joie était allumé pour symboliser la plus grande journée de l'année. Puis principalement en France, on a associé à cette fête, St-Jean-Baptiste. 

Premier banquet de la Saint-Jean-Baptiste au pays

1827, le journaliste Ludger Duvernay développe l'idée de faire revivre une tradition interrompue depuis la Conquête, soit la célébration des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste. Son but avoué est de doter le peuple canadien-français (notre nom à l'époque) d'une fête nationale.

24 juin 1834, Duvernay organise un banquet dans les jardins de l'avocat John McDonnell. Une soixantaine de personnes y participent dont le maire de Montréal, Jacques Viger, Louis-Hippolyte Lafontaine, Thomas Brown, George-Étienne Cartier... Plusieurs toasts sont portés au Parti patriote, aux États-Unis, à l'Irlande et aux Quatre-vingt-douze Résolutions. Ce banquet est un véritable succès et les journaux encouragent les gens à fêter la Saint-Jean-Baptiste dans leur village. Duvernay gagne son pari : l'année suivante, les célébrations de la Fête nationale se répandent. La feuille d'érable devient le symbole du Bas-Canada.

1836, au sein du Parti patriote, deux banquets sont organisés : un chez McDonnell et un à l'hôtel Rasco pour le groupe de Duvernay. En 1837, après avoir reçu les 10 résolutions de Russell, en réponse aux 92 résolutions proposées, le Parti patriote boycotte les produits importés d'Angleterre en guise de réponse. Durant les banquets, les produits locaux sont de mise et les leaders du Parti patriote encouragent la population à faire de même. 

La Rébellion des Patriotes de 1837-1838 provoque l’interruption des festivités pour une période de 5 ans. Duvernay s'exile en 1837 et ne revient au pays qu'en 1842
Le 9 juin 1843, Duvernay fonde l'Association Saint-Jean-Baptiste et invite publiquement la population à célébrer la fête nationale des Canadiens français. Cette année-là à Montréal, se tient le premier défilé à grand déploiement

1878, l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal adopte un air national pour les Canadiens français : "À la claire fontaine".

1884, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les festivités sont sans égal et s’étalent sur cinq jours.

1925, la Saint-Jean devient une fête officielle, déclarée par la législature du Québec comme étant un congé férié. Dans un Québec extrêmement religieux, on ne pouvait dissocier la religion de cette fête. Le petit Saint-Jean-Baptiste blond et frisé, avait sa place de choix dans les défilés.

Au cours des années 1930, Irlandais, Grecs, Italiens et Slovaques participent aux festivités de la Fête nationale ainsi qu’au Défilé, démontrant tout le caractère cosmopolite de Montréal.

1947, neuf Sociétés Saint-Jean-Baptiste se réunissent en congrès à Sherbrooke et décident de fonder la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec. La Fédération participe à une vaste campagne, menant à l'adoption du fleurdelisé, comme drapeau officiel du Québec, le 21 janvier 1948. Pour la première fois cette année-là, la fête de la Saint-Jean-Baptiste est célébrée partout avec le fleurdelisé. 

Le Défilé de Montréal sera pour la première fois, diffusé sur les ondes de la télévision française de Radio-Canada en 1953. Pour l’occasion, le parcours du défilé est allongé de trois kilomètres : longeant la rue Sherbrooke, du boulevard Pie-IX à la rue Atwater.

1960 à 1970, les représentations religieuses s'effacent au profit des représentations culturelles et artistiques. Or, de tels changements ne se sont pas déroulés sans heurt. Les défilés de 1968 et 1969 ont été grandement bouleversés par des émeutes. L
es feux d'artifice et les feux de joie continuent à animer la nuit.

1972, la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec devient le Mouvement national des Québécois. En 1976, le grand spectacle des plaines d'Abraham passe à la postérité sous le nom de « 1 fois 5 ». Il est présenté deux jours plus tard à Montréal, sur le Mont-Royal et remporte un succès phénoménal.

1977, le gouvernement René Lévesque proclame le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec. Cette journée sera la fête de toutes les personnes habitant le Québec. Ce faisant, le 24 juin revêt un aspect ouvert et laïque.


1984, le Mouvement national des Québécoises et Québécois obtient le mandat de la coordination de la Fête nationale du Québec et la gestion du Programme d'assistance financière, rejoignant ainsi la population de toutes les régions du Québec. Le MNQ détient toujours ce mandat qu'il remplit avec rigueur, transparence, efficacité.

1990, c'est le grand retour du Défilé à Montréal, après vingt ans d’absence. 

La Fête nationale du Québec, c'est : 750 projets répartis sur l'ensemble du territoire, 20 000 bénévoles, 1 050 spectacles, 700 jeux organisés pour toute la famille, 360 feux de joie et plus de 100 défilés.



 

2 juin 1832: Début de la 1ère épidémie de choléra au Québec

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Le choléra à Quebec en 1832 - peinture de Joseph Legaré

Le 2 juin 1832 - Début de la première épidémie de choléra au Québec (à l'époque : le Bas-Canada), qui fera 10 000 morts en quatre mois. Elle représente la première arrivée du choléra sur le continent américain. La maladie a été importée d'Europe, alors touchée par la deuxième pandémie de choléra. Elle est apportée par une vague d’immigrants irlandais. Il y eut deux vagues de choléra qui ont touché la population, en 1832 et en 1834, la première étant plus meurtrière que la suivante. La rébellion des Patriotes est en 1837-38.

Pour prévenir l'épidémie sur le continent américain, on instaura une mise en quarantaine. Plusieurs précautions furent prises pour protéger la population, mais une épidémie était inévitable, compte tenu des ignorances et incertitudes médico-sociales de l'époque.

La quarantaine eut lieu sur la Grosse-Île située dans l'estuaire du Saint-Laurent à 46 km en aval de Québec. Elle est l’une des 21 îles que compose l’archipel de l’Isle-aux-Grues. Elle est aussi connue sous le nom d’île de Grâce (son ancien nom) et d’île de la Quarantaine. De 1832 à 1937, elle sert de station de quarantaine pour le port de Québec. Au cours de cette centaine d’années d’activité, plus de 4 millions d’immigrants y transitent. Elle est Étroitement liée à la mémoire de l’immigration irlandaise au Québec.

L'influence des journalistes diminuent

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Un dessin satirique de l’américain Donald Addis illustrant le pouvoir des médias sur l’esprit des spectateurs

Le taux de satisfaction à l’égard de la gestion de la crise par le premier ministre François Legault a grimpé jusqu’à 99 % dans les jours suivants le début de la lutte contre la covid-19, selon un sondage commandé par le ministère du Conseil exécutif.

Selon Léger, la proportion des Québécois satisfaits des mesures déployées par le gouvernement pour combattre la pandémie est passée de 94 % à 77 % du 23 mars au 11 mai.

La mise à jour de la tragédie du CHSLD privé Herron le 11 avril dernier, a été le point de bascule. « Il y a eu un avant et un après Herron », souligne un membre de la garde rapprochée de M. Legault au Devoir.

Images 1 3On peut aussi souligner le travail abject des journalistes, qui dans un temps de crise nationale s’obstine à dénigrer les décisions du gouvernement québécois, faisant fi des décisions souvent absurdes du gouvernement fédéral (inaction, retard de la fermeture de l’aéroport international, de la fermeture de la frontière. Le chemin Roxham transféré à la frontière normale. Les plans d’aide monétaire du fédéral viennent souvent contrecarrer les plans de lutte du Québec et j’en passe. Les journalistes ne s’acharnent pas sur le fédéral.

Legault passe de 99% à 77%. C’est quand même un excellent score. Le dénigrement des journalistes a eu son effet certes, mais il faut bien le dire, pas aussi réussi que prévu. 77%, c’est beaucoup plus que le pourcentage de votes que la CAQ a obtenu aux dernières élections. On peut facilement conclure que la très grande majorité de la population est toujours satisfaite.

Dieu merci ! Les médias traditionnels n’influencent plus autant qu’avant. On le note aussi avec la pseudo-crise que les journalistes ont créé autour de la laïcité. Ils font beaucoup de bruit, mais le résultat n’est plus aussi probant qu’auparavant. La population a une tête sur les épaules.

14 mai 2012 : Démission de la ministre de l'Éducation

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Le 14 mai 2012 - Totalement dépassée par le mouvement de la grève étudiante, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp démissionne et est remplacée par Michelle Courchesne.

Du 13 février au 7 septembre 2012, la grève étudiante générale illimitée, communément appelé "le printemps érable", fut la plus longue et la plus imposante de toute l'histoire du Québec. Elle était la réponse des étudiants à l'augmentation projetée des droits de scolarité universitaire du gouvernement libéral de Jean Charest. Elle impliqua le 4 septembre 2012, la défaite des libéraux et l'élection du gouvernement péquiste de Pauline Marois, qui annulera par décret la hausse des frais de scolarité entraînant de facto la cessation du conflit.

Le Québec est donc toujours fier d'être l'endroit en Amérique, où les frais universitaires sont les moins élevés, donnant une meilleure accessibilité à l'université qu'ailleurs.

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Le comportement désinvolte de Trudeau

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Trudeau le premier ministre du Canada, ose dire à son point de presse : « Je suis très inquiet pour les citoyens à Montréal comme je suis inquiet pour les gens à travers le pays ». Ses propos sont rapportés à qui mieux mieux par les médias officiels, sans mentionner aucunement qu'il s'est lui-même traîné les pieds pendant plusieurs jours, avant de fermer la frontière américaine et les vols en provenance des autres pays.

Vu l'innopération du premier ministre du pays, la mairesse de Montréal prenant les choses en main, dépêche ses fonctionnaires à l'aéroport international de Dorval, pour informer les arrivants de ce qu'ils doivent faire pour contrer la pandémie. Chose qui était du ressort fédéral et non de la ville de Montréal.

Ce même Trudeau, qui avait fermé le chemin Roxham en retard (notons que le retard est la norme chez lui), autorise à nouveau la traversée de la frontière canadienne par les migrants irréguliers, mais cette fois-ci par la frontière régulière. On déplace géographiquement le problème en prétendant mieux l’encadrer. Je ne vois pas en quoi cela aide Montréal en temps de pandémie. Mais, il semble que le pays et ses milliardaires aient absolument besoin de "cheap labor" même au prix de la covid-19.

Officiellement le Grand Montréal, qui comprend Laval et la Rive Sud, est l’épicentre de la pandémie au Canada. Plus de la moitié des nouveaux cas et plusieurs dizaines de nouveaux décès y sont répertoriés chaque jour. Ce que les médias officiels taisent souvent, c'est que les autres provinces et les autres pays testent beaucoup moins que le Québec et ne comptent pas les morts d'une façon aussi rigoureuse.

Heureusement, les autorités québécoises et non fédérales ne se gênent pas pour repousser le déconfinement de la métropole et de ses couronnes. Ce qui nous rassure, contrairement au comportement du premier ministre canadien.

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9 mai 1972, emprisonnement des chefs syndicaux

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Le 9 mai 1972, les trois chefs syndicaux du « Front Commun » Louis Laberge (FTQ), Marcel Pepin (CSN) et Yvon Charbonneau (CEQ) se livrent, après avoir été condamnés à un an de prison par la Cour supérieure, pour avoir défié l’injonction ordonnant le retour au travail de tous les employés de la fonction publique et parapublique. 34 autres dirigeants syndicaux sont aussi condamnés à des peines d’emprisonnement.

Ils étaient en négociation pour le renouvellement des conventions collectives des 210 000 employés des secteurs public et parapublic du Québec et avaient déclenché une grève générale illimitée le 11 avril. Le gouvernement Bourassa passe alors une loi spéciale le 21 avril, décrétant le retour forcé au travail et l'emprisonnement des trois dirigeants du Front commun.

La revendication majeure était un salaire minimal de 100 $ par semaine. Environ 50 000 travailleurs de la fonction publique ne gagnaient pas cette somme. Les syndicats réclamaient aussi une indexation des salaires au coût de la vie. 

Suite à l’emprisonnement des chefs syndicaux, un mouvement de désobéissance civile s'amorce à travers tout le Québec. 3 000 syndiqués envahissent les abords de la prison d'Orsainville, où les chefs syndicaux sont détenus. Une émeute éclate à Sept-Îles où les manifestants s'emparent de la ville. À Saint-Jérôme, des syndiqués occupent la station-radio. Des milliers d'enseignants manifestent. Le secteur privé les rejoint dans la rue. Un grand nombre d'usines et d'établissements se mettent en grève. Les employés du Journal de Montréal, du gouvernement fédéral, de plusieurs établissements scolaires et des ports de MontréalQuébec et Trois-Rivières se mettent en grève, paralysant une grand pan de l’économie.

Le 23 mai, les trois chefs quittent la prison après avoir porté leur cause en appel. Le 13 novembre 1972, ils seront condamnés à nouveau par la Cour d'appel et seront libérés le 16 mai 1973.

Pendant ce temps, Robert Bourassa remplace Jean-Paul Lallier par Jean Cournoyer au poste de ministre de la Fonction publique. Les négociations reprennent et les trois centrales syndicales finiront par obtenir le salaire minimal de 100$ par semaine à compter de 1974.

« Le salaire minimum du secteur public augmentera de 30%, exerçant un effet d'entraînement sur le salaire minimum légal », écrit l'économiste de la CSQ Pierre Beaulne dans le magazine de la CSQ en décembre 2003.

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7 novembre 1935, fondation de l'Union nationale

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Le 7 novembre 1935 - Maurice Duplessis, chef du parti conservateur du Québec et le chef de l'Action libérale nationale, Paul Gouin, s'unissent pour former l’Union nationale, parti nationaliste fédéraliste. L'année suivante, Paul Gouin quitte l'Union nationale. Par contre, l'Union nationale de Maurice Duplessis remportera l'élection de 1936, mettant fin à 39 années consécutives de règne libéral. Duplessis sera au pouvoir de 1936 à 1939 et de 1944 à sa mort en 1959.

La période de son règne est appelée « la Grande Noirceur » par ses adversaires. La masse des travailleurs était francophone, la classe dirigeante anglophone, lègue de la conquête britannique. Le clergé avait l'hégémonie sur les écoles et universités de langue française, ainsi que sur les soins de santé. L'Église catholique dirigeait ainsi le quotidien de la population francophone. (D’où, la loi sur la laïcité d'aujourd'hui, le but étant d'empêcher toute hégémonie religieuse sur le gouvernement).

Duplessis présida à une longue période d'une forte croissance économique et a déposé 15 budgets équilibrés consécutifs. Il créa l’Office du crédit agricole du Québec, qui a pour mandat principal de garantir des prêts aux agriculteurs. Le ministère des Ressources hydrauliques est créé en 1945. il dépose le projet de loi 45 qui transforme la société d'état d'Hydro-Québec en Organisme du gouvernement. D'autres compagnies d"électricité anglophones pour la plupart, existent encore. Il électrifia les campagnes, créa l’impôt provincial, donnera un drapeau au Québec et créa la loi du cadenas, interdisant le communisme...

La corruption fera parti intégrante de son système, mais pas pour lui-même, pour faire vivre le parti et le gouvernement. Il mourut sans le sou. Ce sont les ministres et députés de son gouvernement qui payeront pour ses funérailles nationales, lui, n'étant pas assez riche.

En 1943 il cessa définitivement de boire de l'alcool. Duplessis assistait régulièrement aux parties des Canadiens et écoutait à la radio les parties de baseball des Yankees de New York durant les séries mondiales. C'était un joueur de poker. Malgré l'image populiste qu'il véhiculait, Duplessis était aussi un amateur d'opéra et de lecture. Il aimait les ouvrages sur l'histoire et la politique, lisait les grands auteurs classiques de la littérature française et anglaise. Il développa un goût pour la peinture et deviendra un collectionneur de tableaux. C'est le Musée du Québec qui hérita d'une grande partie de sa collection de peintures. On y retrouve des œuvres de Clarence Gagnon, Cornelius Krieghoff, Turner, Auguste Renoir, etc.

Photo : Maurice Duplessis et Paul Gouin
Crédits pour la photo: 1935. © Historica, auteur: Inconnu. Référence: Site Ineternet Historica : http://www.histori.ca/.

La pensée unique des médias d'information

 

Quel est le rôle des médias d’information? Est-il vraiment d’informer?  

Telechargement 1 6En fait, les médias nous rappellent constamment ce que nous devons penser sur tel ou tel sujet. Ils fixent la ligne officielle de la pensée. Nous savons très bien ce que nous pouvons dire, ce que nous ne pouvons pas dire, ou pas dire trop fort, ou pas avec n’importe qui.

Ce discours n’est pas réductible à la doctrine d’un parti. Il est en fait une garantie d’unité, même si ce n’est qu’une unité de façade maintenue par la crainte d’être considéré comme un individu divergent, voir bizarre.

Les médias d’information sont là, non pas pour informer, mais pour former l’opinion des gens. Il y a en effet un discours spécifique des médias québécois sur des sujets précis comme : la charte, l’identitaire, le référendum, la souveraineté, le multiculturalisme, la religion musulmane, les traités commerciaux internationaux, la gauche, l’extrême droite, le populisme, Harper, Trump, Marine Le Pen, Poutine etc...

Normalement, les médias devraient offrir une information objective. C’est-à-dire s’en tenir au fait et laisser le citoyen se faire une opinion. Mais tel n’est pas le cas.

Lors de la dernière élection fédérale, les médias québécois francophones ont carrément pris position contre Harper. Ils appuyaient la majorité des Québécois francophones, qui de fait étaient déjà contre ce politicien.

Cependant, lors du gouvernement Marois, les mêmes médias ont pris position contre la charte de Drainville alors que la majorité des Québécois étaient pour. Ils semblent qu’ils aient réussi à en baisser la popularité mais jusqu’à quel point ? Voilà la question.

Lors de la dernière élection au Québec, selon les sondages au début de la campagne, le PQ était faiblement en avance sur les Libéraux. Suite au poing levé de PKP et à son affirmation sans équivoque en faveur de la souveraineté, M. Couillard affirme sans vergogne être contre un éventuel référendum. Les médias emboîtent le pas, pas au nom de M. Couillard, mais en leurs propres noms et se prononcent eux aussi contre un éventuel référendum qu’ils considèrent malsain. En 5 jours ils réussissent à briser le vote du  PQ. Cette fois-ci, il est clair qu’ils ont influencé la population québécoise.

Je pourrais continuer sur chaque sujet énuméré ci-haut, mais je m’arrête sur le sujet « Trump ». Pourtant, je ne suis pas kamikaze !  Je relis le haut de mon article avant de m’y aventurer ! Peut-être finalement que oui, je suis kamikaze ! Ouf ! Grande respiration ! Advienne que pourra, je me lance !

Images 4La très grande majorité des Québécois francophones et anglophones sont contre cet individu, ce bulldozer mal grossi ! Jusqu’ici, ça va ! Mais, j’ai jamais vu ça, à RDI tout comme à LCN, à chaque seconde, à chaque mot, à répétition constante, chaque annonceur, chaque commentateur se prononce carrément et fermement contre ce personnage. À un tel point, qu’il est très difficile pour un individu d’en faire une analyse différente.

Je m’arrêterai là ! J’en ai assez dit ! Après tout, je tiens à la vie ! Ah et puis non, je continue. Personne ne m’arrêtera ! Certes, il y a des choses avec lesquelles je suis en désaccord avec ce Trump ! Encore une fois, jusqu’ici ça va ! Mais, il y a des choses avec lesquelles je suis en accord ! Ah non, j’en ai trop dit ! J’arrête ! Que Dieu me pardonne !  J’irai en enfer !

Et puis merde ! Je continue ! Tout comme lui, je pense que l’OTAN est une organisation vieillissante et qu’il faut la remodeler. Les médias américains étaient contre lui, non ? Je n’ose pas en dire plus ! J’en ai assez dit ! J’ai de la difficulté à respirer ! Mon cœur bat irrégulièrement ! Il va flancher ! J’arrête !

Je conclurai donc en disant qu’en ce moment est en train de naître une nouvelle façon de penser la politique, une nouvelle façon d’agir. celle du vingt et unième siècle. Nous y sommes seulement au début. Les médias sociaux en font partie. La démocratie directe en fera partie. La pensée unique, elle, en fera-t-elle partie ? Les principaux médias d’information, continueront-ils à influencer les gens ?

François Rousseau, concepteur de la Baie james

 

Img0027 3François Rousseau est né le 17 octobre 1904. Il travaille entre autre pour Lacasse Rousseau, son père et fondateur de la compagnie Electrical Manufacturing. François y est monteur de ligne avec son frère Jacques. Il monte dans les poteaux.

Grand studieux, il devient en 1927 ingénieur diplômé du Massachussetts Institute of Technology de Boston. Le « MIT » est d’une renommée internationale. Après l’obtention de son diplôme, il travaille comme ingénieur pour la firme Dufresne Construction Company.

Son premier chantier sera la construction de la sous-structure du pont Jacques-Cartier. Le pont est construit en acier au coût de 23 millions de dollars. Les travaux durent deux ans et demi et sont complétés près d’un an et demi plus rapidement que prévu, et ce, sans interrompre la circulation fluviale. Le pont est ouvert à la circulation en 1930.

Telechargement 2 3Le pont Viau érigé en bois en 1847, reconstruit en acier en 1887, puis en béton en 1930. Ce dernier est conçu par l'architecte Marius Dufresne, patron de François, qui y travaille comme ingénieur. Rénové en 1962, élargi en 1993, tablier reconstruit en acier en 2010.

1931-32, il est ingénieur pour la conception du tunnel Wellington. Comme bon nombre de grands travaux publics de l’époque, ce projet avait entre autre pour objectif de créer de l’emploi suite au crash boursier de 1929. Cette construction rappelle le style architectural « Art déco ». Son frère André y travaille comme surveillant des travaux. En 1990, le tunnel est remplacé par le pont Wellington.

Pendant la 2e guerre mondiale, il travaille comme ingénieur à la construction de navires marchands. Jusqu’en 1942, la très grande majorité de ceux-ci ne réussiront pas à traverser l’océan Atlantique dû aux fameux sous-marins allemands U-Boat.  

Engagé par Hydro-Québec en 1948, François, un ingénieur de conception et de construction, y devient ingénieur en chef au début des années 60. Spécialisé en hydroélectricité, il met de l’avant de grands travaux de construction.

Doté d'une rare énergie et d'une imagination féconde, François ouvre la voie à de nombreux ingénieurs québécois. Il est exigeant envers lui-même et les autres. Mais si son employé a raison, il le défendra jusqu’à la mort.

Durant les années 50 et 60, il sera l'âme dirigeante de grands projets hydroélectriques : les centrales Bersimis-1Bersimis-2, Beauharnois, Carillon et Manic-Outardes.

À Carillon, François travaille à la construction du barrage pendant que son frère Jacques est l’un des scientifiques découvrant les fondations du fort de Dollard des Ormeaux (1660). Une fois les recherches terminées, le lieu du fort sera inondé.

Dsc009161962-64 Manic 5 le plus gros barrage à voûte au monde est construit. Il en est le concepteur.

En 1966, il est prêté à l’Expo 67 pour concevoir l’île Notre-Dame. Île créée de toute pièce.

En 1968, il s'associe à l'étude d'ingénieurs-conseils Acres (Québec) Limited, en tant que vice-président. Il est impliqué dans la conception des projets gigantesques de Churchill Falls et de la Baie James.

En 1970, il fonde avec ses associés la firme d’ingénieurs conseil « Rousseau, Sauvé, Warren »

Comme disait Roger Warren, il appuyait ses énoncés avec des tableaux, des dessins, des agencements et des démonstrations. Plus souvent qu’autrement, une seule rencontre avec François Rousseau convainquait son interlocuteur du bienfondé du projet.

Rousseau est le principal promoteur d'un projet de production hydroélectrique sur La Grande Rivière. Il prépare les études qui inciteront le gouvernement de Robert Bourassa à développer le potentiel de cette rivière dans le cadre du projet de la Baie-James. (1)

Guy Saint-Pierre, ancien associé de mon père, alors qu'Il était ministre dans le gouvernement Bourassa invite à souper Paul Desrochers, l’éminence grise de Robert Bourassa. Il veut lui présenter ses anciens associés. Robert Bourassa fait les relations publiques et Paul Desrochers, inconnu de la population même encore aujourd’hui, fait les affaires.(1)

33649494 8426 4ec2 8001 9f2613ea3d08Paul Desrochers affirme à ce souper : « Le Premier ministre s’est fait élire en promettant 100 000 emplois. Nous nous demandons ce qu’on pourrait faire pour créer ces emplois. Nous cherchons quelque chose qui, en même temps, pourrait servir à la province ». François Rousseau de lui répondre : «  Il y a un projet qui a été mis sur les tablettes à Hydro-Québec à cause des chutes Churchill. C’est la Baie James ».(1)

Paul Desrochers ajoute : « Je connaissais François Rousseau. Je l’avais rencontré au projet Manicouagan-Outardes alors qu’il était ingénieur en chef à l’Hydro-Québec. Il était intéressé par la question du développement hydro-électrique du Québec. Il connaissait son affaire. Et puis, ce n’était pas un gars empêtré dans la bureaucratie ».(1)

Trois jours plus tard en après-midi, Desrochers se rend à l’appartement de Rousseau, au Château, rue Sherbrooke. Ils étudient des rapports des années 1930 à 1966 sur le rendement des rivières de la Baie James. À 4 h 30 du matin, Paul Desrochers prend congé de son hôte. Les deux sont fatigués mais heureux. Desrochers a trouvé son projet pour les 100 000 emplois et Rousseau vient de se trouver un allié solide et puissant.(1)

Déjà le , François avait adressé une note manuscrite sur le sujet au commissaire Joseph Bourbeau d’Hydro-Québec. D'ailleurs, je pense que ce projet était dans sa tête depuis les années 50.

L’idée originale du projet est de François Rousseau. Robert Bourassa en est le père politique et mon père, le père conceptuel.

Le 26 septembre 1968, François Rousseau obtient la médaille « HQ » de l'Hydro Québec pour le parachèvement du barrage de Manicouagan 5. Au début des années 70, il obtient la Médaille « Julian C. Smith » de l'Association canadienne des ingénieurs et aussi la médaille de « l'Ordre du Canada ».

Img194 2Au courant de l’actualité nationale et internationale, amateur des grands peintres québécois et étrangers, amateur de l’art en général, d’architecture, d’histoire, de bons vins, de bonne bouffe, grand cuisinier hors du commun, jardinier de fin de semaine, amateur de voyages outre-mer, bon photographe amateur, aimant la nature, sociable, amoureux de sa femme, de ses enfants et petits enfants, François Rousseau était aussi un bon vivant.

Grand  fumeur de cigare de la Havane, cela le conduira à l’hôpital. Il est décédé en 1975 quelques jours après sa fête.

Comme il me disait, les écrits demeurent, les paroles s’envolent.

Et bien voilà un écrit qui demeurera.

 

Philippe,

fils de François

 

Sources :

(1) Baie James, une épopée, Roger Lacasse, éd. Libre Expression, PP 95-96, 1983

Documentations de François Rousseau

Souvenirs de Philippe Rousseau

Le tunnel Wellington.ca

Pont Jacques Cartier, Wikipédia

 

Course PQ : La survie du parti et du mouvement souverainiste

 

Telechargement 3En 2014, lors de la dernière campagne électorale du Québec, le Parti Québécois menait faiblement devant les libéraux, selon les sondages. Puis, PKP est arrivé en pleine campagne avec le poing levé pour la souveraineté. Tremblement de terre médiatique de cinq jours, du jamais vu. Il réveille l'élan nationaliste de plusieurs Québécois. C'est l'euphorie.

Alors, le parti libéral du Québec met tout son poids sur la "peur intrinsèque d’un référendum", entraînant dans son sillage la presque totalité des analystes politiques de tous les médias, qui répétaient à qui mieux mieux leur propre "peur d'un référendum"Tremblement de terre médiatique de cinq jours, du jamais vu.

Le PQ demeure avec sa position soit, un référendum s'il y a une situation gagnante. La possibilité d'un référendum était vraiment très très mince. Il y avait très très peu de chance que Mme Marois déclenche un référendum si elle gagnait l'élection. Je pense même qu'il n'y en aurait pas eu du tout de référendum. Malgré cela, la majorité de la population qui veut mettre au pouvoir la stabilité au lieu de l'instabilité, décide de ne rien risquer. Le vote tourne. Un revirement subit s'effectue. Le Parti Québécois est cassé. Il obtient le 2ème pire score de son histoire.

Par la suite PKP remplace Mme Marois comme chef. Encore une fois, s'il y avait des élections, les sondages le donnent gagnant contre les libéraux. Ces mêmes libéraux avec ces mêmes médias s'y mettent encore une fois. Ils font peur à la population. Même si PKP ne s'est jamais véritablement servi de ses médias pour faire la promotion de l'indépendance, du moins pas à grande échelle. Ces gens trouvent qu'il contrôle beaucoup trop de médias et doit mettre ses avoirs sous fiducie ou carrément en vente, une campagne d'attaque est mise en branle,  libéraux, caquistes, solidaires et médias ensemble.

Cette fois-ci, ils mettront plus d'un an avant d'en arriver à casser le vote de PKP et que les sondages donnent enfin les libéraux gagnants contre lui. Malgré sa position en tant que PDG médiatique, il n'a jamais réussi à retourner les médias vers la neutralité. Il abandonne son poste pour ses enfants. Une course à la chefferie s'en suit.

Martine Ouellet candidate à la chefferie, analyse la défaite brise-coeur de 2014. Si le PQ avait répondu aux attaques des médias et des libéraux, en défendant hardiment le référendum, elle pense que le Parti Québécois aurait ainsi obtenu un meilleur score. Ouellet pense aussi qu'elle peut gagner la course à la chefferie, deux mauvaises analyses.

Cloutier est verbo-moteur. Il parle beaucoup sans être concret. L'establishment pense qu'il ralliera les jeunes. Il me fait penser à Boisclair qui était supposé rallier les jeunes lui aussi. Ce fut un échec total.

Plamondon-lui, se fait connaître et probablement que l'avenir lui appartient.

141103 as3bb tlmep lisee2 sn635Jean-François Lisée a compris qu'il ne faut pas de référendum à la prochaine élection pour se débarrasser de Couillard, qui détruit le Québec à une vitesse grand V. Ce qui ne l'empêche pas de préparer et de construire le chemin vers l'indépendance.

Il semble hors de tout doute raisonnable que ce soit Jean-François Lisée qui l'emportera au 2e ou 3e tour, même si c'est serré entre lui et Cloutier.

Cette course est historique. Il en va de la survie du parti et aussi du mouvement souverainiste. Nous sommes dans un système à deux partis. Nous en avons quatre en ce moment, dont trois gros partis. Un des deux gros partis de l'opposition disparaîtra dans les prochaines années. Si le PQ se lance en élection en brandissant : " On fait un référendum ", c'est lui qui disparaîtra. Il a de meilleure chance de survie avec Lisée et même avec lui, ce n'est pas gagner d'avance. Il faudra travailler fort.

 

Si la tendance se maintient...

 

Telechargement 1 4Depuis le début de la campagne, le seul à avoir augmenté de manière significative, ses appuis et le nombre de ses votes, de même que ses chances de battre Couillard à la prochaine élection, est Lisée. Le seul à avoir baissé est Cloutier. Les sondages le prouvent. Si la tendance se maintient Lisée devrait l'emporter. D'ailleurs, les débats publics sont nettement en sa faveur et le clan Hivon s'est dirigé en très grande majorité vers lui.

Selon les sondages, il semble qu'au premier tour, ce sera un nez-à-nez entre Cloutier (37%) et Lisée (36%). Cloutier étant légèrement en avance même si le contraire est toujours possible, vu la mince différence entre les deux.

 

Tout se jouera au 2e tour

Celui qui l'emporte doit obtenir 50% +1. Il y aura donc un 2e tour. 

Telechargement 2 2Vu que les programmes de Plamondon et de Lisée se ressemblent à bien des égards, les appuis de Plamondon devraient aller facilement à Lisée. La question est de savoir où iront les votes de Ouellet? Les membres du PQ appuyant Ouellet sont pour la plupart anti-establishment du parti. Cloutier est celui qui bénéficie le plus de l'appui de l’establishment du parti. Au 2e tour, les votes appuyant Ouellet qui est de gauche, devraient aller plus à Lisée qui est de gauche également. Entendons-nous, ils sont de centre-gauche. S'ils étaient de gauche, ils seraient à QS.

Ouellet veut un référendum lors d'un premier mandat. La-dessus Cloutier a la même position que Marois à savoir, un référendum s'il y a une condition gagnante. Position que rejette fermement l'ensemble du clan Ouellet. Lisée offre un référendum qui sera au 2e mandat, mais référendum tout de même. Par contre, il est possible qu'une minorité significative des pro-Ouellet ne fassent tout simplement pas de 2e choix. Beaucoup d'entre eux considèrent les autres candidats comme des provincialistes et non pas comme des souverainistes.

Cloutier est plus de centre-droit. Sa position floue par rapport au référendum le désavantage. La préférence de Charkaoui à son égard, lui a fait mal. Par contre, l'establishment du parti mise sur lui pour rejoindre les jeunes. Ce qui fait penser à l'époque Boisclair.

M. Duceppe, Analyste politique sur la chaîne anglophone CTV, précise qu’il ne fait campagne pour aucun des candidats à la succession de Pierre Karl Péladeau. Mais selon lui, une chose est claire: Jean-François Lisée s’est disqualifié du poste de chef péquiste en associant son rival Alexandre Cloutier à l’imam Adil Charkaoui.

«Il y a des qualités essentielles pour être chef. C’est d’être responsable, faire preuve de dignité et avoir un bon jugement. Alors pour moi, M. Lisée, en associant Charkaoui à Cloutier, a manqué à ces trois devoirs, il a échoué à ces trois tests-là, clairement». M. Lisée a répondu en affirmant qu'il sait que Duceppe appuie Cloutier. Pour ma part, je trouve que l'intervention de M. Duceppe est digne d'un débutant et amène encore une fois la chicane au Parti Québécois. Nous savons tous que Lisée est responsable, a du jugement et qu'il est digne. 

Les candidats ont des conversations privées entre eux. Ce qui est normal. À preuve, Cloutier a accusé publiquement et maladroitement Lisée d'avoir semoncé Ouellet en privée. Ouellet l'a nié mais elle n'a pas nié les conversations privées. Il est clair que Lisée pose ses conditions à Ouellet, si elle veut être ministrable et c'est normal. Ce qui n'est pas normal, ce sont les chicanes publiques qui font beaucoup de tort au parti et à la thèse souverainiste.

 

 

1944 : Maurice Rousseau et l’opération Loyton

1944 : L'armée allemande harcelée par le maquis, la 1ère armée française et les 3e et 7e armées américaines, se réorganise derrière les défenses naturelles du massif des Vosges qui protège l’accès à la plaine d’Alsace donc au Rhin.

Le général Patton élabore alors une stratégie en lançant l’opération Loyton. Une centaine d’hommes du SAS (Special Air Service, unité d’élite de l’armée britannique) sont parachutés en Vosges.

2344259 1Dans la nuit du 9/10 septembre à Réchicourt, parachutage du groupe du lieutenant Maurice Rousseau, 10 hommes, à l’époque on les appelait les « special paratroopers ». Leur mission est le renseignement et le sabotage des voies de communication Strasbourg-Nancy. Ils opèrent dans des conditions particulièrement difficiles. Le groupe agit indépendamment du groupe principal.

Maurice se réfugie chez la famille Verdonalce, puis dans un deuxième temps chez le Curé Singer. Lorsque les Allemands arrivent pour s’installer au presbytère, le curé leur montre toutes les chambres sauf celle où se cache Maurice. L’officier allemand insiste pour voir cette pièce. Le curé ouvre donc tranquillement la porte. L’officier qui ne jette qu’un coup d’œil furtif sans entrer dans la pièce, dit : « je prends cette chambre » et referme la porte sans s’apercevoir que Maurice est caché derrière elle. Les jours suivants, Maurice se cachera dans le clocher de l’église et la nuit venue, rejoindra ses hommes (cachés ailleurs) pour effectuer la mission.

Maurice Rousseau et ses hommes ont effectué le sabotage de la route Strasbourg/Nancy et réussi à embusquer un véhicule allemand, s’accaparant d’une documentation officielle que Maurice remettra seul, à une patrouille américaine venue à sa rencontre. Les Américains voulaient que Maurice se replie avec eux. Ce qu’il refuse ne voulant abandonner ses hommes. Le commandant du Lt Rousseau qualifiera la mission de « extremely well done ».

Les Allemands s’accrochent au groupe à Blâmont/Domèvre. Rousseau et ses hommes réussissent à les décrocher. Cependant à Igney, le 17 ou le 20 septembre (la date varie selon la documentation), le lieutenant Rousseau et le cpl Galmard seront tués en protégeant un des leurs, blessé, soit le tpr Centolle. Centolle leur a probablement sauvé la vie en une autre occasion. La majorité des documents affirment que Rousseau a été blessé puis exécuté. D’autres qu’il est mort au combat.

Ceux  qui ont survécu se sont dirigés vers Raon pour rejoindre le groupe principal (les circonstances feront que les rescapés rejoindront en fait la 3e armée US en direction de Lunéville).

La stratégie du général Patton était que la 3e armée US devait mener une offensive-éclair dès que le maquis et les SAS entreraient en action, prenant ainsi les Allemands par surprise. Casser le front allemand en perçant le centre du massif et plonger droit sur le cœur de l’Alsace par la vallée de la Bruche. L’astuce consistait par passer par là où les Allemands ne le prévoyaient pas.

Cependant grâce à leur service de renseignements, les Allemands les y attendaient. Leur but étant de bloquer les Alliés contre le massif des Vosges. N’oublions pas que nous sommes aux portes de l’Allemagne. Hitler avait ordonné au Groupe d’Armées G  de « tenir coûte que coûte le massif « vosgien ». Donc, la 3e armée US est immobilisée face à l’offensive allemande nommée la « Waldfest ».

La systématique et implacable chasse aux « terroristen » menée par les « Einsatz Kommandos » commence. S’en suivit l’écrasement du maquis et des populations civiles de la vallée du Rabodeau, 1.500 civils prisonniers dont 1.050 ne reviendront jamais des camps de concentration, en plus de 1.200 autres civils tués, 40 SAS faits prisonniers dont bon nombre exécutés, 39 tués au combat.

Devant l’inutilité flagrante de poursuivre le gaspillage en vies humaines et le fait que la 3e armée US prise avec des problèmes de ravitaillement, est bloquée par le « 17 SS Panzer grenadier Division Götz von Berlichingen » et  que la 7e armée US est  aspiré  vers le Nord afin de protéger le flanc de la 3e armée de Patton. L’abandon de l’Opération Loyton fut donc convenu le 9 octobre. Le colonel Franks décida alors d’exfiltrer les rescapés vers les lignes alliées près de Baccarat. L’exfiltration sera cauchemardesque et lourde en mortalités, mais vu les évènements, c’était la seule chose à faire.

Empêchant ainsi l’avancée alliée, l’état-major allemand put mettre à profit 2 mois de répit, pour renforcer ses positions sur la plaine d’Alsace. Il pourra ainsi opposer 200.000 hommes au moment de la principale offensive alliée. Ceux de la 19e armée qui a pansé ses plaies de la bataille de la vallée du Rhône et ceux des 1ère et 5ème divisions blindés (les fameux panzers, « chars d’assaut » allemands) qui considéraient les chars d’assaut américains comme de simples boîtes d’allumettes. Ils n’avaient pas tout à fait tort.

Parmi les aspects positifs de l’opération Loyton, notons que les Allemands ont été obligés de puiser dans leurs forces du front de l’Est et de dégarnir le Sud du massif des Vosges, donnant ainsi champ libre à la percée de la 1ère armée française du général Leclerc sur Strasbourg. La guerre, c’est aussi un jeu d’échec et une action amène toujours une réaction de la part de l’ennemi.

Durant toute l’opération, les SAS ont été hébergés, nourris et soignés par de courageuses familles des Vosges. Celles-ci disaient : « Ces hommes étranges, venus d’une « autre planète » mais si dynamiques, si courageux, très jeunes et porteurs d’un immense espoir, sont vite devenus des « enfants d’ici ».

Dès la libération du territoire, s’en suivit une traque contre les nazis responsables de l’exécution des parachutistes du SAS et des habitants de la région, par une équipe secrète du SAS conduite par le major Eric Barworth. En écrivant cet article, j’ai vraiment compris la signification de la devise des mousquetaires : « Tous pour un et un pour tous ».

Dans la correspondance qu’entretenait Maurice avec mon père (François), je me suis rendu compte aussi que Maurice savait qu’il ne reviendrait pas vivant. Il était marié à une Anglaise nommée Agnès Hornby et un édifice du Collège militaire royal de Petawawa porte le nom : Les frères Rousseau.

Voici un autre article très intéressant sur Philippe et Maurice Rousseau écrit par M. Jean-François Blanchette, vice-président de la Société Québécoise d'Ethnologie : 

http://ethnologiequebec.org/chemin-de-croix-de-medard-bourgault-pour-deux-jeunes-heros-de-guerre/

 

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Monument à Igney

Sources :

Documentations de François Rousseau, frère de Maurice.

Eudes Turane : La bataille des Vosges (1944), 04/11/14 

Pierre Lagacé : Souvenirs de guerre, L’Opération Loyton. 05/03/ 2010

Oscar Gérard : Résistance et déportation dans la vallée du Rabodeau, 03/02/07

www.resistance-deportation.org : L'Opération Loyton 13 août à la fin octobre 1944,

Wikipédia : Bataille des Vosges (Seconde Guerre mondiale)

Rapport d’enquête du Major Barkworth : Missing Parachutists

Mémorial virtuel de guerre du Canada : Maurice Rousseau décédé le 20/09/44

 

Course à la chefferie du PQ : Le bon choix s'impose...

 

Nous, membres du Parti Québecois  choisissons notre chef. Ce qui nous unit, c’est la souveraineté. Certains sont pressés, d’autres moins. Certains sont de droite, d’autres de Gauche ou du Centre mais nous sommes tous sans exception, souverainistes.

Telechargement 4Paul St-Pierre Plamondon promet qu’il y aura un référendum si au moins 20 % de la population le demande et si 45 % le veut. Martine Ouellet promet un référendum dans le premier mandat d'un gouvernement péquiste. Alexandre Cloutier attendra d'être prêt avant de promettre un référendum. Véronique Hivon proposait de faire la promotion de l'indépendance avant de faire un référendum. Jean-François Lisée propose : pas de référendum au premier mandat mais un, au deuxième. C’est là-dessus que se joue la course à la chefferie.

Rappelez-vous lors de la dernière élection provinciale, les sondages qui étaient précis, indiquaient le PQ faiblement en avance jusqu'à ce qu'il soit question de référendum. Alors, le PQ a baissé et obtenu son plus bas score depuis très longtemps sur une simple et faible possibilité de référendum, même si les sondages d’alors indiquaient que 40% des électeurs étaient souverainistes.

Les résultats : Libéraux : 41%, PQ : 25%, CAQ  23%, QS : 7% ; donc, si on continue la même politique, à la prochaine campagne, le PQ touchera le fond du baril et s’en ira vers l’abattoir.

Pour une élection, on abandonne l'idée du référendum qui revient pour l'élection suivante. Nous travaillerons le terrain pour obtenir une situation gagnante à la deuxième élection.

Il en va de la survie du parti. Nous n’avons pas le droit à l'erreur. Martine Ouellet a un très bon plan. Merci à Martine. Mais si on veut survivre, il faut laisser tomber la souveraineté seulement pour la prochaine élection.

Notre priorité est de battre Couillard pour mettre un terme à la corruption et la destruction du Québec. Pour cette élection seulement, nous ne parlerons pas de souveraineté mais de bonne gestion dans le seul et unique but de vaincre Couillard et d'envoyer par le fait même la CAQ dans les câbles.

141103 as3bb tlmep lisee2 sn635Nous jouons en ce moment lequel des deux grands partis d'opposition disparaîtra. Si on regarde bien, ce n’est pas à cette élection-ci mais à la seconde que nous serons en position de force. Le choix doit donc être Jean-François Lisée avec l’équipe que nous avons, une équipe qui promet, une équipe du tonnerre. 

Ce n'est pas la peur qui me guide. Si on veut la souveraineté ça prend un plan de match. Je parle de stratégie, de réalité. Je suis réaliste. Je suis souverainiste. Ça ne sert à rien d'aller trop vite et de se pétter la gueule.

Dans notre cas, le passé récent nous indique un écœurement d'une grande partie de la population par rapport à la souveraineté et au référendum. Ça fait plus de 50 ans qu'on en parle. D'autant plus, que l'ensemble des médias y est amplement défavorable.

Certains diront que l'option du bon gouvernement a déjà été jouée. Je vous répondrai : c’est vrai, mais l’option du référendum aussi et à la dernière élection ce fut catastrophique. Le pire c'est qu'il y avait très peu de chances qu'elle soit appliquée.

Les conditions n'ont pas changé. Si nous parlons trop tôt de référendum, nous risquons de disparaître et Couillard continuera son œuvre de destruction et la CAQ sera dorénavant le parti d'opposition.

Bernard Drainville a fait beaucoup en peu de temps !

 

Images 21Bernard Drainville, on lui doit d'avoir cassé le système des prête-nom en réduisant à 100$ par personne la limite permise. On lui doit d'avoir introduit la pratique des élections à date fixe, d'avoir permis aux jeunes de voter dans les Cégeps et les Universités, d'enlever aux députés démissionnaires la prime de départ.

Ah oui ! Il était aussi le père de la Charte des valeurs qui était majoritaire chez l'ensemble de la population, avant que les médias ne réussissent à en briser le momentum.

Merci Bernard Drainville pour tout ce que vous avez fait ! 

Remplacer Nathalie Normandeau à la radio, c'est quand même pas mal aussi !