Québec

La pensée unique des médias d'information

 

Quel est le rôle des médias d’information? Est-il vraiment d’informer?  

Telechargement 1 6En fait, les médias nous rappellent constamment ce que nous devons penser sur tel ou tel sujet. Ils fixent la ligne officielle de la pensée. Nous savons très bien ce que nous pouvons dire, ce que nous ne pouvons pas dire, ou pas dire trop fort, ou pas avec n’importe qui.

Ce discours n’est pas réductible à la doctrine d’un parti. Il est en fait une garantie d’unité, même si ce n’est qu’une unité de façade maintenue par la crainte d’être considéré comme un individu divergent, voir bizarre.

Les médias d’information sont là, non pas pour informer, mais pour former l’opinion des gens. Il y a en effet un discours spécifique des médias québécois sur des sujets précis comme : la charte, l’identitaire, le référendum, la souveraineté, le multiculturalisme, la religion musulmane, les traités commerciaux internationaux, la gauche, l’extrême droite, le populisme, Harper, Trump, Marine Le Pen, Poutine etc...

Normalement, les médias devraient offrir une information objective. C’est-à-dire s’en tenir au fait et laisser le citoyen se faire une opinion. Mais tel n’est pas le cas.

Lors de la dernière élection fédérale, les médias québécois francophones ont carrément pris position contre Harper. Ils appuyaient la majorité des Québécois francophones, qui de fait étaient déjà contre ce politicien.

Cependant, lors du gouvernement Marois, les mêmes médias ont pris position contre la charte de Drainville alors que la majorité des Québécois étaient pour. Ils semblent qu’ils aient réussi à en baisser la popularité mais jusqu’à quel point ? Voilà la question.

Lors de la dernière élection au Québec, selon les sondages au début de la campagne, le PQ était faiblement en avance sur les Libéraux. Suite au poing levé de PKP et à son affirmation sans équivoque en faveur de la souveraineté, M. Couillard affirme sans vergogne être contre un éventuel référendum. Les médias emboîtent le pas, pas au nom de M. Couillard, mais en leurs propres noms et se prononcent eux aussi contre un éventuel référendum qu’ils considèrent malsain. En 5 jours ils réussissent à briser le vote du  PQ. Cette fois-ci, il est clair qu’ils ont influencé la population québécoise.

Je pourrais continuer sur chaque sujet énuméré ci-haut, mais je m’arrête sur le sujet « Trump ». Pourtant, je ne suis pas kamikaze !  Je relis le haut de mon article avant de m’y aventurer ! Peut-être finalement que oui, je suis kamikaze ! Ouf ! Grande respiration ! Advienne que pourra, je me lance !

Images 4La très grande majorité des Québécois francophones et anglophones sont contre cet individu, ce bulldozer mal grossi ! Jusqu’ici, ça va ! Mais, j’ai jamais vu ça, à RDI tout comme à LCN, à chaque seconde, à chaque mot, à répétition constante, chaque annonceur, chaque commentateur se prononce carrément et fermement contre ce personnage. À un tel point, qu’il est très difficile pour un individu d’en faire une analyse différente.

Je m’arrêterai là ! J’en ai assez dit ! Après tout, je tiens à la vie ! Ah et puis non, je continue. Personne ne m’arrêtera ! Certes, il y a des choses avec lesquelles je suis en désaccord avec ce Trump ! Encore une fois, jusqu’ici ça va ! Mais, il y a des choses avec lesquelles je suis en accord ! Ah non, j’en ai trop dit ! J’arrête ! Que Dieu me pardonne !  J’irai en enfer !

Et puis merde ! Je continue ! Tout comme lui, je pense que l’OTAN est une organisation vieillissante et qu’il faut la remodeler. Les médias américains étaient contre lui, non ? Je n’ose pas en dire plus ! J’en ai assez dit ! J’ai de la difficulté à respirer ! Mon cœur bat irrégulièrement ! Il va flancher ! J’arrête !

Je conclurai donc en disant qu’en ce moment est en train de naître une nouvelle façon de penser la politique, une nouvelle façon d’agir. celle du vingt et unième siècle. Nous y sommes seulement au début. Les médias sociaux en font partie. La démocratie directe en fera partie. La pensée unique, elle, en fera-t-elle partie ? Les principaux médias d’information, continueront-ils à influencer les gens ?

François Rousseau, concepteur de la Baie james

 

Img0027 3François Rousseau est né le 17 octobre 1904. Il travaille entre autre pour Lacasse Rousseau, son père et fondateur de la compagnie Electrical Manufacturing. François y est monteur de ligne avec son frère Jacques. Il monte dans les poteaux.

Grand studieux, il devient en 1927 ingénieur diplômé du Massachussetts Institute of Technology de Boston. Le « MIT » est d’une renommée internationale. Après l’obtention de son diplôme, il travaille comme ingénieur pour la firme Dufresne Construction Company.

Son premier chantier sera la construction de la sous-structure du pont Jacques-Cartier. Le pont est construit en acier au coût de 23 millions de dollars. Les travaux durent deux ans et demi et sont complétés près d’un an et demi plus rapidement que prévu, et ce, sans interrompre la circulation fluviale. Le pont est ouvert à la circulation en 1930.

Telechargement 2 3Le pont Viau érigé en bois en 1847, reconstruit en acier en 1887, puis en béton en 1930. Ce dernier est conçu par l'architecte Marius Dufresne, patron de François, qui y travaille comme ingénieur. Rénové en 1962, élargi en 1993, tablier reconstruit en acier en 2010.

1931-32, il est ingénieur pour la conception du tunnel Wellington. Comme bon nombre de grands travaux publics de l’époque, ce projet avait entre autre pour objectif de créer de l’emploi suite au crash boursier de 1929. Cette construction rappelle le style architectural « Art déco ». Son frère André y travaille comme surveillant des travaux. En 1990, le tunnel est remplacé par le pont Wellington.

Pendant la 2e guerre mondiale, il travaille comme ingénieur à la construction de navires marchands. Jusqu’en 1942, la très grande majorité de ceux-ci ne réussiront pas à traverser l’océan Atlantique dû aux fameux sous-marins allemands U-Boat.  

Engagé par Hydro-Québec en 1948, François, un ingénieur de conception et de construction, y devient ingénieur en chef au début des années 60. Spécialisé en hydroélectricité, il met de l’avant de grands travaux de construction.

Doté d'une rare énergie et d'une imagination féconde, François ouvre la voie à de nombreux ingénieurs québécois. Il est exigeant envers lui-même et les autres. Mais si son employé a raison, il le défendra jusqu’à la mort.

Durant les années 50 et 60, il sera l'âme dirigeante de grands projets hydroélectriques : les centrales Bersimis-1Bersimis-2, Beauharnois, Carillon et Manic-Outardes.

À Carillon, François travaille à la construction du barrage pendant que son frère Jacques est l’un des scientifiques découvrant les fondations du fort de Dollard des Ormeaux (1660). Une fois les recherches terminées, le lieu du fort sera inondé.

Dsc009161962-64 Manic 5 le plus gros barrage à voûte au monde est construit. Il en est le concepteur.

En 1966, il est prêté à l’Expo 67 pour concevoir l’île Notre-Dame. Île créée de toute pièce.

En 1968, il s'associe à l'étude d'ingénieurs-conseils Acres (Québec) Limited, en tant que vice-président. Il est impliqué dans la conception des projets gigantesques de Churchill Falls et de la Baie James.

En 1970, il fonde avec ses associés la firme d’ingénieurs conseil « Rousseau, Sauvé, Warren »

Comme disait Roger Warren, il appuyait ses énoncés avec des tableaux, des dessins, des agencements et des démonstrations. Plus souvent qu’autrement, une seule rencontre avec François Rousseau convainquait son interlocuteur du bienfondé du projet.

Rousseau est le principal promoteur d'un projet de production hydroélectrique sur La Grande Rivière. Il prépare les études qui inciteront le gouvernement de Robert Bourassa à développer le potentiel de cette rivière dans le cadre du projet de la Baie-James. (1)

Guy Saint-Pierre, ancien associé de mon père, alors qu'Il était ministre dans le gouvernement Bourassa invite à souper Paul Desrochers, l’éminence grise de Robert Bourassa. Il veut lui présenter ses anciens associés. Robert Bourassa fait les relations publiques et Paul Desrochers, inconnu de la population même encore aujourd’hui, fait les affaires.(1)

33649494 8426 4ec2 8001 9f2613ea3d08Paul Desrochers affirme à ce souper : « Le Premier ministre s’est fait élire en promettant 100 000 emplois. Nous nous demandons ce qu’on pourrait faire pour créer ces emplois. Nous cherchons quelque chose qui, en même temps, pourrait servir à la province ». François Rousseau de lui répondre : «  Il y a un projet qui a été mis sur les tablettes à Hydro-Québec à cause des chutes Churchill. C’est la Baie James ».(1)

Paul Desrochers ajoute : « Je connaissais François Rousseau. Je l’avais rencontré au projet Manicouagan-Outardes alors qu’il était ingénieur en chef à l’Hydro-Québec. Il était intéressé par la question du développement hydro-électrique du Québec. Il connaissait son affaire. Et puis, ce n’était pas un gars empêtré dans la bureaucratie ».(1)

Trois jours plus tard en après-midi, Desrochers se rend à l’appartement de Rousseau, au Château, rue Sherbrooke. Ils étudient des rapports des années 1930 à 1966 sur le rendement des rivières de la Baie James. À 4 h 30 du matin, Paul Desrochers prend congé de son hôte. Les deux sont fatigués mais heureux. Desrochers a trouvé son projet pour les 100 000 emplois et Rousseau vient de se trouver un allié solide et puissant.(1)

Déjà le , François avait adressé une note manuscrite sur le sujet au commissaire Joseph Bourbeau d’Hydro-Québec. D'ailleurs, je pense que ce projet était dans sa tête depuis les années 50.

L’idée originale du projet est de François Rousseau. Robert Bourassa en est le père politique et mon père, le père conceptuel.

Le 26 septembre 1968, François Rousseau obtient la médaille « HQ » de l'Hydro Québec pour le parachèvement du barrage de Manicouagan 5. Au début des années 70, il obtient la Médaille « Julian C. Smith » de l'Association canadienne des ingénieurs et aussi la médaille de « l'Ordre du Canada ».

Img194 2Au courant de l’actualité nationale et internationale, amateur des grands peintres québécois et étrangers, amateur de l’art en général, d’architecture, d’histoire, de bons vins, de bonne bouffe, grand cuisinier hors du commun, jardinier de fin de semaine, amateur de voyages outre-mer, bon photographe amateur, aimant la nature, sociable, amoureux de sa femme, de ses enfants et petits enfants, François Rousseau était aussi un bon vivant.

Grand  fumeur de cigare de la Havane, cela le conduira à l’hôpital. Il est décédé en 1975 quelques jours après sa fête.

Comme il me disait, les écrits demeurent, les paroles s’envolent.

Et bien voilà un écrit qui demeurera.

 

Philippe,

fils de François

 

Sources :

(1) Baie James, une épopée, Roger Lacasse, éd. Libre Expression, PP 95-96, 1983

Documentations de François Rousseau

Souvenirs de Philippe Rousseau

Le tunnel Wellington.ca

Pont Jacques Cartier, Wikipédia

 

Course PQ : La survie du parti et du mouvement souverainiste

 

Telechargement 3En 2014, lors de la dernière campagne électorale du Québec, le Parti Québécois menait faiblement devant les libéraux, selon les sondages. Puis, PKP est arrivé en pleine campagne avec le poing levé pour la souveraineté. Tremblement de terre médiatique de cinq jours, du jamais vu. Il réveille l'élan nationaliste de plusieurs Québécois. C'est l'euphorie.

Alors, le parti libéral du Québec met tout son poids sur la "peur intrinsèque d’un référendum", entraînant dans son sillage la presque totalité des analystes politiques de tous les médias, qui répétaient à qui mieux mieux leur propre "peur d'un référendum"Tremblement de terre médiatique de cinq jours, du jamais vu.

Le PQ demeure avec sa position soit, un référendum s'il y a une situation gagnante. La possibilité d'un référendum était vraiment très très mince. Il y avait très très peu de chance que Mme Marois déclenche un référendum si elle gagnait l'élection. Je pense même qu'il n'y en aurait pas eu du tout de référendum. Malgré cela, la majorité de la population qui veut mettre au pouvoir la stabilité au lieu de l'instabilité, décide de ne rien risquer. Le vote tourne. Un revirement subit s'effectue. Le Parti Québécois est cassé. Il obtient le 2ème pire score de son histoire.

Par la suite PKP remplace Mme Marois comme chef. Encore une fois, s'il y avait des élections, les sondages le donnent gagnant contre les libéraux. Ces mêmes libéraux avec ces mêmes médias s'y mettent encore une fois. Ils font peur à la population. Même si PKP ne s'est jamais véritablement servi de ses médias pour faire la promotion de l'indépendance, du moins pas à grande échelle. Ces gens trouvent qu'il contrôle beaucoup trop de médias et doit mettre ses avoirs sous fiducie ou carrément en vente, une campagne d'attaque est mise en branle,  libéraux, caquistes, solidaires et médias ensemble.

Cette fois-ci, ils mettront plus d'un an avant d'en arriver à casser le vote de PKP et que les sondages donnent enfin les libéraux gagnants contre lui. Malgré sa position en tant que PDG médiatique, il n'a jamais réussi à retourner les médias vers la neutralité. Il abandonne son poste pour ses enfants. Une course à la chefferie s'en suit.

Martine Ouellet candidate à la chefferie, analyse la défaite brise-coeur de 2014. Si le PQ avait répondu aux attaques des médias et des libéraux, en défendant hardiment le référendum, elle pense que le Parti Québécois aurait ainsi obtenu un meilleur score. Ouellet pense aussi qu'elle peut gagner la course à la chefferie, deux mauvaises analyses.

Cloutier est verbo-moteur. Il parle beaucoup sans être concret. L'establishment pense qu'il ralliera les jeunes. Il me fait penser à Boisclair qui était supposé rallier les jeunes lui aussi. Ce fut un échec total.

Plamondon-lui, se fait connaître et probablement que l'avenir lui appartient.

141103 as3bb tlmep lisee2 sn635Jean-François Lisée a compris qu'il ne faut pas de référendum à la prochaine élection pour se débarrasser de Couillard, qui détruit le Québec à une vitesse grand V. Ce qui ne l'empêche pas de préparer et de construire le chemin vers l'indépendance.

Il semble hors de tout doute raisonnable que ce soit Jean-François Lisée qui l'emportera au 2e ou 3e tour, même si c'est serré entre lui et Cloutier.

Cette course est historique. Il en va de la survie du parti et aussi du mouvement souverainiste. Nous sommes dans un système à deux partis. Nous en avons quatre en ce moment, dont trois gros partis. Un des deux gros partis de l'opposition disparaîtra dans les prochaines années. Si le PQ se lance en élection en brandissant : " On fait un référendum ", c'est lui qui disparaîtra. Il a de meilleure chance de survie avec Lisée et même avec lui, ce n'est pas gagner d'avance. Il faudra travailler fort.

 

Si la tendance se maintient...

 

Telechargement 1 4Depuis le début de la campagne, le seul à avoir augmenté de manière significative, ses appuis et le nombre de ses votes, de même que ses chances de battre Couillard à la prochaine élection, est Lisée. Le seul à avoir baissé est Cloutier. Les sondages le prouvent. Si la tendance se maintient Lisée devrait l'emporter. D'ailleurs, les débats publics sont nettement en sa faveur et le clan Hivon s'est dirigé en très grande majorité vers lui.

Selon les sondages, il semble qu'au premier tour, ce sera un nez-à-nez entre Cloutier (37%) et Lisée (36%). Cloutier étant légèrement en avance même si le contraire est toujours possible, vu la mince différence entre les deux.

 

Tout se jouera au 2e tour

Celui qui l'emporte doit obtenir 50% +1. Il y aura donc un 2e tour. 

Telechargement 2 2Vu que les programmes de Plamondon et de Lisée se ressemblent à bien des égards, les appuis de Plamondon devraient aller facilement à Lisée. La question est de savoir où iront les votes de Ouellet? Les membres du PQ appuyant Ouellet sont pour la plupart anti-establishment du parti. Cloutier est celui qui bénéficie le plus de l'appui de l’establishment du parti. Au 2e tour, les votes appuyant Ouellet qui est de gauche, devraient aller plus à Lisée qui est de gauche également. Entendons-nous, ils sont de centre-gauche. S'ils étaient de gauche, ils seraient à QS.

Ouellet veut un référendum lors d'un premier mandat. La-dessus Cloutier a la même position que Marois à savoir, un référendum s'il y a une condition gagnante. Position que rejette fermement l'ensemble du clan Ouellet. Lisée offre un référendum qui sera au 2e mandat, mais référendum tout de même. Par contre, il est possible qu'une minorité significative des pro-Ouellet ne fassent tout simplement pas de 2e choix. Beaucoup d'entre eux considèrent les autres candidats comme des provincialistes et non pas comme des souverainistes.

Cloutier est plus de centre-droit. Sa position floue par rapport au référendum le désavantage. La préférence de Charkaoui à son égard, lui a fait mal. Par contre, l'establishment du parti mise sur lui pour rejoindre les jeunes. Ce qui fait penser à l'époque Boisclair.

M. Duceppe, Analyste politique sur la chaîne anglophone CTV, précise qu’il ne fait campagne pour aucun des candidats à la succession de Pierre Karl Péladeau. Mais selon lui, une chose est claire: Jean-François Lisée s’est disqualifié du poste de chef péquiste en associant son rival Alexandre Cloutier à l’imam Adil Charkaoui.

«Il y a des qualités essentielles pour être chef. C’est d’être responsable, faire preuve de dignité et avoir un bon jugement. Alors pour moi, M. Lisée, en associant Charkaoui à Cloutier, a manqué à ces trois devoirs, il a échoué à ces trois tests-là, clairement». M. Lisée a répondu en affirmant qu'il sait que Duceppe appuie Cloutier. Pour ma part, je trouve que l'intervention de M. Duceppe est digne d'un débutant et amène encore une fois la chicane au Parti Québécois. Nous savons tous que Lisée est responsable, a du jugement et qu'il est digne. 

Les candidats ont des conversations privées entre eux. Ce qui est normal. À preuve, Cloutier a accusé publiquement et maladroitement Lisée d'avoir semoncé Ouellet en privée. Ouellet l'a nié mais elle n'a pas nié les conversations privées. Il est clair que Lisée pose ses conditions à Ouellet, si elle veut être ministrable et c'est normal. Ce qui n'est pas normal, ce sont les chicanes publiques qui font beaucoup de tort au parti et à la thèse souverainiste.

 

 

1944 : Maurice Rousseau et l’opération Loyton

1944 : L'armée allemande harcelée par le maquis, la 1ère armée française et les 3e et 7e armées américaines, se réorganise derrière les défenses naturelles du massif des Vosges qui protège l’accès à la plaine d’Alsace donc au Rhin.

Le général Patton élabore alors une stratégie en lançant l’opération Loyton. Une centaine d’hommes du SAS (Special Air Service, unité d’élite de l’armée britannique) sont parachutés en Vosges.

2344259 1Dans la nuit du 9/10 septembre à Réchicourt, parachutage du groupe du lieutenant Maurice Rousseau, 10 hommes, à l’époque on les appelait les « special paratroopers ». Leur mission est le renseignement et le sabotage des voies de communication Strasbourg-Nancy. Ils opèrent dans des conditions particulièrement difficiles. Le groupe agit indépendamment du groupe principal.

Maurice se réfugie chez la famille Verdonalce, puis dans un deuxième temps chez le Curé Singer. Lorsque les Allemands arrivent pour s’installer au presbytère, le curé leur montre toutes les chambres sauf celle où se cache Maurice. L’officier allemand insiste pour voir cette pièce. Le curé ouvre donc tranquillement la porte. L’officier qui ne jette qu’un coup d’œil furtif sans entrer dans la pièce, dit : « je prends cette chambre » et referme la porte sans s’apercevoir que Maurice est caché derrière elle. Les jours suivants, Maurice se cachera dans le clocher de l’église et la nuit venue, rejoindra ses hommes (cachés ailleurs) pour effectuer la mission.

Maurice Rousseau et ses hommes ont effectué le sabotage de la route Strasbourg/Nancy et réussi à embusquer un véhicule allemand, s’accaparant d’une documentation officielle que Maurice remettra seul, à une patrouille américaine venue à sa rencontre. Les Américains voulaient que Maurice se replie avec eux. Ce qu’il refuse ne voulant abandonner ses hommes. Le commandant du Lt Rousseau qualifiera la mission de « extremely well done ».

Les Allemands s’accrochent au groupe à Blâmont/Domèvre. Rousseau et ses hommes réussissent à les décrocher. Cependant à Igney, le 17 ou le 20 septembre (la date varie selon la documentation), le lieutenant Rousseau et le cpl Galmard seront tués en protégeant un des leurs, blessé, soit le tpr Centolle. Centolle leur a probablement sauvé la vie en une autre occasion. La majorité des documents affirment que Rousseau a été blessé puis exécuté. D’autres qu’il est mort au combat.

Ceux  qui ont survécu se sont dirigés vers Raon pour rejoindre le groupe principal (les circonstances feront que les rescapés rejoindront en fait la 3e armée US en direction de Lunéville).

La stratégie du général Patton était que la 3e armée US devait mener une offensive-éclair dès que le maquis et les SAS entreraient en action, prenant ainsi les Allemands par surprise. Casser le front allemand en perçant le centre du massif et plonger droit sur le cœur de l’Alsace par la vallée de la Bruche. L’astuce consistait par passer par là où les Allemands ne le prévoyaient pas.

Cependant grâce à leur service de renseignements, les Allemands les y attendaient. Leur but étant de bloquer les Alliés contre le massif des Vosges. N’oublions pas que nous sommes aux portes de l’Allemagne. Hitler avait ordonné au Groupe d’Armées G  de « tenir coûte que coûte le massif « vosgien ». Donc, la 3e armée US est immobilisée face à l’offensive allemande nommée la « Waldfest ».

La systématique et implacable chasse aux « terroristen » menée par les « Einsatz Kommandos » commence. S’en suivit l’écrasement du maquis et des populations civiles de la vallée du Rabodeau, 1.500 civils prisonniers dont 1.050 ne reviendront jamais des camps de concentration, en plus de 1.200 autres civils tués, 40 SAS faits prisonniers dont bon nombre exécutés, 39 tués au combat.

Devant l’inutilité flagrante de poursuivre le gaspillage en vies humaines et le fait que la 3e armée US prise avec des problèmes de ravitaillement, est bloquée par le « 17 SS Panzer grenadier Division Götz von Berlichingen » et  que la 7e armée US est  aspiré  vers le Nord afin de protéger le flanc de la 3e armée de Patton. L’abandon de l’Opération Loyton fut donc convenu le 9 octobre. Le colonel Franks décida alors d’exfiltrer les rescapés vers les lignes alliées près de Baccarat. L’exfiltration sera cauchemardesque et lourde en mortalités, mais vu les évènements, c’était la seule chose à faire.

Empêchant ainsi l’avancée alliée, l’état-major allemand put mettre à profit 2 mois de répit, pour renforcer ses positions sur la plaine d’Alsace. Il pourra ainsi opposer 200.000 hommes au moment de la principale offensive alliée. Ceux de la 19e armée qui a pansé ses plaies de la bataille de la vallée du Rhône et ceux des 1ère et 5ème divisions blindés (les fameux panzers, « chars d’assaut » allemands) qui considéraient les chars d’assaut américains comme de simples boîtes d’allumettes. Ils n’avaient pas tout à fait tort.

Parmi les aspects positifs de l’opération Loyton, notons que les Allemands ont été obligés de puiser dans leurs forces du front de l’Est et de dégarnir le Sud du massif des Vosges, donnant ainsi champ libre à la percée de la 1ère armée française du général Leclerc sur Strasbourg. La guerre, c’est aussi un jeu d’échec et une action amène toujours une réaction de la part de l’ennemi.

Durant toute l’opération, les SAS ont été hébergés, nourris et soignés par de courageuses familles des Vosges. Celles-ci disaient : « Ces hommes étranges, venus d’une « autre planète » mais si dynamiques, si courageux, très jeunes et porteurs d’un immense espoir, sont vite devenus des « enfants d’ici ».

Dès la libération du territoire, s’en suivit une traque contre les nazis responsables de l’exécution des parachutistes du SAS et des habitants de la région, par une équipe secrète du SAS conduite par le major Eric Barworth. En écrivant cet article, j’ai vraiment compris la signification de la devise des mousquetaires : « Tous pour un et un pour tous ».

Dans la correspondance qu’entretenait Maurice avec mon père (François), je me suis rendu compte aussi que Maurice savait qu’il ne reviendrait pas vivant. Il était marié à une Anglaise nommée Agnès Hornby et un édifice du Collège militaire royal de Petawawa porte le nom : Les frères Rousseau.

Voici un autre article très intéressant sur Philippe et Maurice Rousseau écrit par M. Jean-François Blanchette, vice-président de la Société Québécoise d'Ethnologie : 

http://ethnologiequebec.org/chemin-de-croix-de-medard-bourgault-pour-deux-jeunes-heros-de-guerre/

 

Dscn9973

Monument à Igney

Sources :

Documentations de François Rousseau, frère de Maurice.

Eudes Turane : La bataille des Vosges (1944), 04/11/14 

Pierre Lagacé : Souvenirs de guerre, L’Opération Loyton. 05/03/ 2010

Oscar Gérard : Résistance et déportation dans la vallée du Rabodeau, 03/02/07

www.resistance-deportation.org : L'Opération Loyton 13 août à la fin octobre 1944,

Wikipédia : Bataille des Vosges (Seconde Guerre mondiale)

Rapport d’enquête du Major Barkworth : Missing Parachutists

Mémorial virtuel de guerre du Canada : Maurice Rousseau décédé le 20/09/44

 

Course à la chefferie du PQ : Le bon choix s'impose...

 

Nous, membres du Parti Québecois  choisissons notre chef. Ce qui nous unit, c’est la souveraineté. Certains sont pressés, d’autres moins. Certains sont de droite, d’autres de Gauche ou du Centre mais nous sommes tous sans exception, souverainistes.

Telechargement 4Paul St-Pierre Plamondon promet qu’il y aura un référendum si au moins 20 % de la population le demande et si 45 % le veut. Martine Ouellet promet un référendum dans le premier mandat d'un gouvernement péquiste. Alexandre Cloutier attendra d'être prêt avant de promettre un référendum. Véronique Hivon proposait de faire la promotion de l'indépendance avant de faire un référendum. Jean-François Lisée propose : pas de référendum au premier mandat mais un, au deuxième. C’est là-dessus que se joue la course à la chefferie.

Rappelez-vous lors de la dernière élection provinciale, les sondages qui étaient précis, indiquaient le PQ faiblement en avance jusqu'à ce qu'il soit question de référendum. Alors, le PQ a baissé et obtenu son plus bas score depuis très longtemps sur une simple et faible possibilité de référendum, même si les sondages d’alors indiquaient que 40% des électeurs étaient souverainistes.

Les résultats : Libéraux : 41%, PQ : 25%, CAQ  23%, QS : 7% ; donc, si on continue la même politique, à la prochaine campagne, le PQ touchera le fond du baril et s’en ira vers l’abattoir.

Pour une élection, on abandonne l'idée du référendum qui revient pour l'élection suivante. Nous travaillerons le terrain pour obtenir une situation gagnante à la deuxième élection.

Il en va de la survie du parti. Nous n’avons pas le droit à l'erreur. Martine Ouellet a un très bon plan. Merci à Martine. Mais si on veut survivre, il faut laisser tomber la souveraineté seulement pour la prochaine élection.

Notre priorité est de battre Couillard pour mettre un terme à la corruption et la destruction du Québec. Pour cette élection seulement, nous ne parlerons pas de souveraineté mais de bonne gestion dans le seul et unique but de vaincre Couillard et d'envoyer par le fait même la CAQ dans les câbles.

141103 as3bb tlmep lisee2 sn635Nous jouons en ce moment lequel des deux grands partis d'opposition disparaîtra. Si on regarde bien, ce n’est pas à cette élection-ci mais à la seconde que nous serons en position de force. Le choix doit donc être Jean-François Lisée avec l’équipe que nous avons, une équipe qui promet, une équipe du tonnerre. 

Ce n'est pas la peur qui me guide. Si on veut la souveraineté ça prend un plan de match. Je parle de stratégie, de réalité. Je suis réaliste. Je suis souverainiste. Ça ne sert à rien d'aller trop vite et de se pétter la gueule.

Dans notre cas, le passé récent nous indique un écœurement d'une grande partie de la population par rapport à la souveraineté et au référendum. Ça fait plus de 50 ans qu'on en parle. D'autant plus, que l'ensemble des médias y est amplement défavorable.

Certains diront que l'option du bon gouvernement a déjà été jouée. Je vous répondrai : c’est vrai, mais l’option du référendum aussi et à la dernière élection ce fut catastrophique. Le pire c'est qu'il y avait très peu de chances qu'elle soit appliquée.

Les conditions n'ont pas changé. Si nous parlons trop tôt de référendum, nous risquons de disparaître et Couillard continuera son œuvre de destruction et la CAQ sera dorénavant le parti d'opposition.

Bernard Drainville a fait beaucoup en peu de temps !

 

Images 21Bernard Drainville, on lui doit d'avoir cassé le système des prête-nom en réduisant à 100$ par personne la limite permise. On lui doit d'avoir introduit la pratique des élections à date fixe, d'avoir permis aux jeunes de voter dans les Cégeps et les Universités, d'enlever aux députés démissionnaires la prime de départ.

Ah oui ! Il était aussi le père de la Charte des valeurs qui était majoritaire chez l'ensemble de la population, avant que les médias ne réussissent à en briser le momentum.

Merci Bernard Drainville pour tout ce que vous avez fait ! 

Remplacer Nathalie Normandeau à la radio, c'est quand même pas mal aussi ! 

Philippe Rousseau, le 6 juin 1944

 

Philippe rousseau parachutiste 1 257x300Lieutenant Philippe Rousseau. Remerciement à cet homme et tous les autres qui nous ont sauvés du nazisme. Mon père François Rousseau a pris la bonne décision, de me donner le prénom d’un de ses deux frères, morts à la deuxième guerre.

Le soir du 5 juin 1944, on entend à la radio française :    « Blesse mon cœur d’une langueur monotone… » C’est le signal annonçant à la Résistance française, le débarquement de Normandie…

La mission du lieutenant Philippe Rousseau et de ses 20 parachutistes, étaient de se rendre à Dozulé, d'y trouver le maire afin qu’il leur transmette la position des troupes allemandes dans la région.

Vers minuit trente le 6 juin, les avions arrivent au-dessus du territoire français. Le débarquement maritime aura lieu vers cinq heures le matin. La DCA allemande oppose un tir terrifiant. Au milieu des explosions, l’avion vibre. Pour encourager ses hommes, le lieutenant Philippe Rousseau chante et bat la mesure. Les parachutistes nerveux se laissent entraîner et chantent avec lui.

Parachuté en dernier, le lieutenant Rousseau ne retrouve que quatre de ses hommes. Il se dirige immédiatement vers la maison la plus proche, dans le but de prendre des repères. Il s’aperçoit en parlant avec les habitants qu’il a été parachuté à plus de vingt kilomètres de son objectif.

Dsc00855 2Les frères Rousseau et moi, leur neveu en 2005. Le lieutenant et ses quatre soldats prennent alors immédiatement la direction de Dozulé pour remplir leur mission. Deux heures plus tard, les cinq hommes sont pris dans un feu croisé avec des soldats allemands. Il y a des morts des deux côtés. Le lieutenant Rousseau de Montmagny et le soldat Oxtoby de Toronto meurent. Un troisième est blessé et fait prisonnier par les Allemands. Les deux autres s’échappent.

Voici ce qu’a écrit le 18 juillet 1945,  le soldat Irwin Willsey de Saskatoon, à Claude Rousseau, frère de Philippe : « Il est très possible que si le lieutenant Rousseau avait pris sa place dans le rang, comme l’aurait fait tout autre officier, il n’eut pas été tué, mais comme d’habitude, il prenait soin de ses hommes avant tout et marchait à la tête de la petite troupe ».

Le lendemain, un paysan français trouva le corps du lieutenant couché en position de tir, son fusil à l’avant. C’était à Gonneville-sur-Mer. Philippe n’aura vécu que deux heures sur le sol français. Il sera le premier soldat canadien tué, lors du débarquement.

De deux à trois cent parachutistes Canadiens retranchés dans une manufacture de Gonneville-sur-Mer, contiendront les assauts des Allemands pendant douze jours. Les pertes sont immenses.

Gonnevillesmervue2Les gens de Gonneville-sur-Mer ont érigé une stèle en mémoire du lieutenant Rousseau et de ses hommes.

Voici ce qu’a écrit une citoyenne française sur le blogue « Souvenirs de guerre » section : « Les frères Rousseau » à Pierre Lagacé qui a lui-même écrit sur les frères Philippe et Maurice Rousseau, mes deux oncles morts à la 2e guerre mondiale. 

« Bonjour je suis très touchée par vos récits je suis originaire de Douville en Auge et ma mère bientôt âgée de 81 ans était à Douville. Elle se rappelle bien de ce qui s’est passé au moment du 6 juin 1944 avec les Canadiens. C’était non loin de Gonneville-sur-mer et Grangues. C’était au lieu-dit la maison blanche sur la commune de Douville en Auge, d’ailleurs aujourd’hui 7 juin 2014, je vais me rendre à Gonnevile-sur-mer déposer des fleurs devant la plaque de ces soldats à qui nous devons la liberté. Je suis âgée de 38 ans et avant c’était mon père qui déposait des fleurs. Il est décédé l’année dernière. Donc à moi sa fille de faire un geste pour ces soldats. »

Voici un autre article très intéressant sur Philippe et Maurice Rousseau écrit par M. Jean-François Blanchette, vice-président de la Société Québécoise d'Ethnologie : 

http://ethnologiequebec.org/chemin-de-croix-de-medard-bourgault-pour-deux-jeunes-heros-de-guerre/

Gonnevillesmervue3

chette, vice-président de la Société Québécoise d'Ethnologie : 

Photo de philippe et maurice Philippe et Maurice...

Source : 

Mon article est fortement inspiré du blogue de Pierre Lagacé : "Souvenirs de guerre, les frères Rousseau"

La proposition Marceau fait choux blanc...

 

20160530 175954 gLes candidats à la direction du Parti Québécois rejettent en bloc la proposition de Nicolas Marceau Alain Therrien et Mireille Jean d’offrir aux Québécois une option fédéraliste renouvelée en plus de l’indépendance.

Pour Jean-François Lisée, un gouvernement péquiste «n’est pas bien placé pour faire cette démonstration». Il espère qu'ils se rallieront à lui lorsqu'ils constateront que leur idée n'a pas la faveur du caucus.

Pour Véronique Hivon, le PQ est résolument indépendantiste et la proposition Marceau n’est pas cohérente. 

Martine Ouellet s’attaque elle aussi à la proposition de M. Marceau. «Sa position est très compliquée», a-t-elle laissé tomber. Elle estime qu’elle est sur la même longueur d’onde que l’ancien ministre des Finances sur la nécessité de tenir un référendum dans un premier mandat.

Alexandre Cloutier a également rejeté la proposition, même s’il croit que les fédéralistes devront définir leur vision du Canada.

Nicolas Marceau, Alain Therrien et Mireille Jean auraient pu parler de leur proposition en privé aux candidats à la chefferie, au caucus et à Sylvain Gaudreault, chef intérimaire du Parti Québécois. Ils se seraient aperçu de l'irrecevabilité de leur suggestion. 

La faiblesse du PQ a toujours été de débattre publiquement. Ce qui donne une impression de non-cohérence. Le Parti Libéral lui, malgré une confusion interne sur le ministère des transports et sur Uber, semble uni puisque les débats se produisent à l'interne. C'est une des raisons de la popularité du Parti Libéral.

Sources :

Journal de Montréal : Course au Parti québécois: la proposition Marceau fait chou blanc, ecavalier, 31/05/16

 

Dans la course à la chefferie du PQ, un choix s'impose...

 

Cjwirr5uoaarfp6Le Parti Québécois est présentement composé d'une équipe renouvelée possédant un potentiel énorme, si lors de la prochaine élection, cette équipe prend la bonne décision.

Jean-Martin Aussant renonce à la course à la chefferie et appuierait Véronique Hivon. Celle-ci propose de faire la promotion de l'indépendance avant de faire un référendum. Martine Ouellet promet un référendum dans le premier mandat d'un gouvernement péquiste. 

Alexandre Cloutier, attendra d'avoir le "profond sentiment" d'être prêt avant de promettre un référendum sur la souveraineté. Ce qui peut ressembler éventuellement à la position de Jean-François Lisée : pas de référendum au premier mandat mais un, au deuxième.

Pourquoi « pas de référendum » en 2018? Parce que les gens n’en veulent pas, et qu’il commence à se faire tard pour mettre au point une campagne électorale basée sur la promesse de tenir une consultation référendaire qui construirait un pays.

Nicolas Marceau ne se présente pas à la chefferie, mais propose un choix entre la souveraineté et un fédéralisme renouvelé. 

N'oublions pas qu'au début de la dernière campagne électorale, les sondages donnaient le PQ légèrement en avance sur le PLQ et la souveraineté obtenait 40% des votes. Puis, tout d'un coup, PKP se présente et se prononce sans équivoque en faveur de la souveraineté. S'en suit un tremblement de terre médiatique de quatre jours. L'ensemble des médias, surtout la télévision, autant RC que LCN essayent de saper la réputation de PKP.

Arrive le premier débat des chefs, M. Couillard fait peur à la population en affirmant catégoriquement qu’il y aura un référendum avec le PQ au pouvoir. Alors que Mme Marois répond toujours : "Référendum si les Québécois sont prêts".

Les deux jours suivants, les médias se font les porte-paroles de M. Couillard en faisant les mêmes affirmations que lui, en leurs propres noms. Les journalistes, les analystes, les commentateurs s’offusquent tous d’une possibilité de référendum. Aucune réponse du PQ n’est satisfaisante y compris : "Il n’y en aura pas de référendum". Puis, les sondages sortent à nouveau : Cassure totale, le PQ dégringole, le PLQ prend une forte avance auprès des intentions de vote. Le PLQ, la CAQ, QS, les médias, les milieux financiers et d’affaires, tous ont finalement réussi à casser le PQ.

De toute évidence, si nous continuons à promettre un référendum dans le premier mandat, nous nous en allons vers une défaite qui, cette fois-ci, sera d'autant plus cinglante que l'option souverainiste n'en survivra probablement pas. Une forte majorité de la population n'en peut plus d'entendre parler de référendum depuis plus de quarante ans. 

Nous risquons d'autant plus de laisser Couillard au pouvoir et de ce fait, il continuera pendant un deuxième mandat à détruire le Québec. Les dégâts seront de plus en plus difficiles à réparer. 

Je voudrais simplement rajouter: En 1935, Maurice Duplessis et le parti conservateur du Québec a 16 députés, Paul Gouin et l'Action Nationale Libérale 26, le parti libéral 42. Le parti conservateur et l'Action Nationale Libérale forment une coalition : L'Union Nationale. En 1936, un an après, l'Union Nationale remporte l'élection. L'Action Nationale Libérale se fait entièrement gobée par Duplessis.

Non seulement le PQ doit mettre entre parenthèses la souveraineté, mais il doit oeuvrer à une forme d'alliance soit avec la CAQ ou QS. Il en sortira gagnant.

Pendant le premier mandat, nous devrons travailler à construire un Québec fort. Ce Québec devra être si fort que l'indépendance en deviendra la suite logique pour l'ensemble de la population.

 

La rébellion 1837-38

 

Images 18 1

À cette époque, le Canada est divisé en deux colonies, le Haut et le Bas-Canada.  

Au Bas-Canada, le Parti Canadien, dirigé par Louis-Joseph Papineau, devient le Parti Patriote, dans le but d’élargir sa base. Il inclut dorénavant en son sein, en plus de la majorité francophone réformiste, une minorité anglophone également réformiste.

Images 20 1Fresque au métro Papineau. Le Conseil exécutif de l’époque ne voulait absolument pas donner de responsabilité ministérielle au Parti Patriote qui est pourtant élu et amplement majoritaire à l’assemblée.

Louis Joseph Papineau se rendit alors en Angleterre pour demander au parlement britannique le respect de la démocratie. Ce qui lui fut totalement refusé.

Devant cette impasse dictatoriale, une rébellion éclata. C’est ce qu’on appelle : La rébellion de 1837-38.

Images 19

 

M. Hamad corrompu ? Et le Parti Libéral, lui ?

 

 

92945 Sam Hamad, photo de l'émission Infoman

Jusqu'à tout récemment, les sondages donnaient Pierre Karl Péladeau (Parti Québécois) gagnant si des élections provinciales étaient déclarées.

Après avoir passé plus de deux ans à lutter contre la venue de Pierre-Karl Péladeau en politique, après avoir réussi à baisser sa popularité à un point tel qu'aujourd'hui, s'il y avait des élections, les libéraux l'emporteraient, les médias virent maintenant leur capot de bord.

12512730 2008796132679572 4467399022708217399 nCaricature de Paquette. Eux qui n'attaquaient jamais autant M. Couillard (Libéral) que M. Péladeau et pourtant Dieu sait qu'il y avait matière à le faire : Médecin en Arabie, salaire en paradis fiscal, scandale de M. Porter, aucune suite des recommandations de la commission Charbonneau (anti-corruption), mauvais contrôle de ses ministres et j'en passe des mûres et des pas mûres. 

Depuis que la ministre Lise Thibault (ministre de la condition féminine), s'est déclarée non féministe, les médias enfin s'attaquent à juste titre et sans répit aux libéraux, comme ils le faisaient auparavant contre M. Péladeau. En effet, M. Barrette (ministre de la santé) refuse de s'excuser, pour des insultes lancées à Mme Lamarre (Parti Québécois). Suite à la pression médiatique, il s'en excuse. Mme Normandeau (ancienne vice-première ministre du Québec, sous les Libéraux) est arrêtée par l'Unité Permanante Anti Corruption (UPAC). Les médias n'en ayant probablement plus le choix, médiatisent fortement le tout.

Telechargement 20Hamad dans l'émission Laflaque. Après que le chef de la deuxième opposition (Coalition Avenir Québec) M. Legault, ait qualifié à juste titre, les Libéraux de "pourris", quatre ministres se présentent tout à coup devant les médias pour faire accroire à la population que le gouvernement appliquera une dizaine des recommandations (sur soixante), de la commission Charbonneau. Parmi ces ministres, deux sont sans aucun doute douteux, Sam Hamad (président du Conseil du trésor et ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes) et Leitão (ministre des finances). 

Quelques jours plus tard le scandale sort sur M. Hamad. En fait, il est au gouvernement non pas pour défendre les intérêts de la population, mais ceux de ses amis.

Comme le dit si bien la chanson : "Libérez-nous des Libéraux..."

 

 

Le Québec devant l'assimilation à petit feu

 

M. Harper a perdu ses élections.

Beaucoup d'anciens électeurs du Bloc votaient pour le NPD. Vu qu’au début de la campagne, ce parti était en tête des sondages. Puis les Libéraux, grâce à l'Ontario prennent la tête. C'est encore une fois les sondages qui nous le disent. D'anciens bloquistes devenus npdistes deviennent alors libéristes euh! Libéraux! Il faut qu’Harper s’en aille!

Harper perd. Harper s’en va! On a gagné!

Après, on viendra me dire que les sondages n'influencent pas le vote. (En France, les sondages sont interdits durant une campagne électorale).

Mais qui est vraiment gagnant dans tout ça. Ce sont les fédéralistes libéraux fédéralistes. Ce ne sont pas les Québécois, surtout pas ceux qui étaient souverainistes et qui virent leur veste. 

Démocratiquement, nous avons choisi l'assimilation à petit feu. Tout ça parce que Harper, on ne pouvait pas le Bléré.

Les bloquistes, devenus npdistes puis libéraux ont une vision à court terme, certes. Harper doit s’en aller. Mais à long terme, ils ne voient pas qu’ils ont voté pour l’assimilation à petit feu.

Ce ne sont pas les Libéraux d'Ottawa et de Québec qui défendront la langue française, oh que non !

 

Élection 2015 : Et ça recommence...

 

Trudeau

Grand changement : le Parti Libéral  au pouvoir.

2011 : la vague bleue foncée au Canada, la vague orange au Québec. 

2015 : la vague rouge partout.

Auparavant, la vague bleue pâle au Québec pendant 18 ans.

Le premier candidat bloquiste de tous les temps, à être élu, fut Gilles Duceppe dans Laurier-Sainte-Marie (mon comté), lors d'une élection partielle de. 1993, le Bloc remporte 54 sièges et devient l'opposition officielle du Canada. Le pays étant divisé entre les réformistes, les progressistes-conservateurs et les néo-démocratiques. Le Bloc continuera d'être le parti dominant au Québec jusqu'en 2011. 

Pendant toutes ces années, les fédéralistes répétaient doucement mais sûrement : "Les Québécois n'auront jamais le pouvoir au Canada avec le Bloc." Je pense que cette phrase a fait subtilement son chemin dans le subconscient de nombreux électeurs bloquistes. 

La fameuse question dans les sondages de 2011 : Quel est votre deuxième choix? Le deuxième choix des bloquistes étant le NPD, mine de rien, a fait également son bout de chemin. 

Cela a aidé à la débâcle totale. En 2011, il ne reste que 5 députés, Duceppe perd son comté. C'est la vague orange. Le NPD fait même élire ses poteaux. Une de ses candidates élues ne parlaient qu'anglais et était à Las Vegas lors de son élection. C'est du jamais vu.

Pendant la campagne 2015 à maintes reprises,  les médias ne parlaient que des trois partis fédéralistes comme si le Bloc n'existait pas. Avec le retour de Duceppe, ils en ont reparlé un peu mais pas beaucoup. Les médias ont également joué un rôle lors de la dernière campagne électorale provinciale, lire mon article : Le travail des médias pour aider le PLQ est flagrant.

De toute façon, les libéraux étaient capables de vivre avec la vague orange puisqu'elle menait tôt ou tard à une vague rouge. C'était même prévisible.

Dans tout ça, je pense que la majorité de la population a peur du véritablement changement et d'une véritable évolution. Nous vivons encore dans le système démocratique britannique moins avancé que le système démocratique français à deux tours et encore moins évolué que le système suisse avec tous ses référendums. Nous avons encore un sénat non élu. La reine d'Angleterre est encore reine du Canada... 

Rien ne bouge malgré les différentes vagues des différentes couleurs... On revient à Trudeau, le fils au lieu du père...on tourne...on tourne...et...on tourne...en rond...pas capable de devenir un pays. De nombreux peuples l'ont fait et ne sont jamais revenu en arrière mais nous on reste en arrière...et on aime ça comme ça...rester en arrière...

Vag

 

Nouvelle phobie du Québec : Harper, il faut qu'il s'en aille!

 

Presque la moitié des Québécois sont totalement pris par la phobie : il faut se débarrasser d'Harper. Ils ne veulent pas des libéraux alors ils votent NPD. La seule chose que j'entend d'eux : Il faut qu'Harper s'en aille.

Ils votent NPD sans remarquer que ce parti est le plus centralisateur des trois partis fédéralistes. Il faut qu'Harper parte. Le NPD est contre l'indépendance du Québec. Oui mais Harper doit s'en aller. Le NPD veut augmenter le salaire minimum, sauf que le salaire minimum est du domaine provincial. Harper va-t-en. Le NPD veut faire une loi sur les municipalités, sauf que les municipalités sont du domaine provincial. On veut plus d'Harper. Le NPD veut agir en santé, sauf que la santé est du domaine provincial. Harper lui, il faut qu'il parte.

Le NPD empiète sur le pouvoir provincial. Harper va-t-en, va-t-en!

D'accord, pour le référendum, le NPD revient à un être humain un vote, au lieu qu'un vote fédéraliste = 1.1 votes et un vote souverainiste = 0.9 vote, comme c'est le cas présentement avec la loi que Jean Chrétien a passée, après le dernier référendum. Pour les conservateurs et les libéraux il faut 60% du vote pour que la souveraineté passe.

Harper il faut qu'il parte. Oui mais ça n'a pas fonctionné à la dernière élection, il est rentré majoritaire sans l'Québec. Oui mais Harper, on n'en veut plus. On va se ramasser avec un gouvernement minoritaire, les trois partis presque nez à nez. Ce sera la plus grosse crise politique jamais vue au Canada. Non mais c'est Harper qui doit s'en aller. 

On se tire dans l'pied en votant NPD. Harper va-t-en! Le Bloc, s'il ne réussit pas à élire un député, il disparaîtra. C'est Harper qu'on veut qui s'en aille! Harper est le chef du Parti Conservateur le plus à droite que ce parti a eu. Oui mais d'après moi, il n y a pas grand différence entre lui et les deux autres chefs. Harper décrisse! Le NPD est pour les sables bitumineux comme chose-là, Ah oui ! Harper son nom. L'oléoduc pour transporter le pétrole, le NPD il pense comme Harper. Oui mais j'ai pas compris, c'est Harper qui doit partir.

Un accident de train comme celui qui a eu lieu en Beauce, le NPD n'exige pas l'augmentation de la norme pour les trains qui transportent du pétrole. C'est Harper qui doit décâlisser.  

Ah! Je viens de comprendre : C'est Harper qui doit s'en aller !!! Et que je suis bête, pas vouloir comprendre ça. Allez hop, on se tire dans l'pied !

J'ose à peine dire que Couillard fait plus de tord au Québec qu'Harper.

J'ose à peine dire que Harper ne veut pas qu'une femme porte le niqab pendant la cérémonie d'assermentation alors que Mulcair, lui, ça ne le dérange pas, contrairement à tous les Québécois qui veulent voir la figure de la femme qui fait son assermentation pour la citoyenneté canadienne.

Sans parler que Mulcair ne lutte pas contre l'État islamique. Il n'enverrait même pas nos F 18 alors qu'on est rendu à l'étape des soldats au sol contre l'EI qui attaque nos principes fondamentaux d'égalité et de démocratie.

Thomas Mulcair shares his views on Thatcherism Sans conter que Mulcair a déjà encenser Tatcher. Tatcher sous laquelle des mineurs britanniques et des Irlandais sont morts. Je crois qu'elle est pire qu'Harper, non?

C'est kafkéen. Je suis sûre que Kafka jubile dans sa tombe! 

Votez donc pour le Bloc ! Qu'on soit un peuple qui se tient debout plutôt qu'un peuple qui vote à planche souverainiste, puis tout d'un coup, un peuple qui vote pour le parti le plus fédéraliste, le plus centralisateur d'Ottawa. Un peuple de girouettes!

Après ce sera quoi? Peut-être : Mulcair on n'en veut plus !                             

Processus d’indépendance du Québec de Robert Lauzon

 

Québec : Suggestion d'un processus transparent d'accession à l'indépendance de Robert Lauzon 

Étape par étape:

1) Convocation de toutes les forces indépendantistes à une assemblée constituante, non-partisane où seront élaborées, de façon consensuelle, les grandes lignes de la nouvelle constitution du Québec-Pays. (Dans les prochains 24 mois)

2) Diffusion la plus large possible de ce projet consensuel de constitution afin de faire connaître le projet de société, les droits et responsabilités des citoyens et des institutions du futur Québec-Pays. (12 mois avant l'élection)

3) Élection sur un mandat clair de préparer l'indépendance

4) Campagne de promotion de l'indépendance du Québec. Pédagogie et explication sincère des avantages et réponse précise aux objections et interrogations suscitées.

5) Consultation référendaire et mise en marche du processus d'accession à l'indépendance.

Le Québec devient!

Les rouges conservateurs

Lors de la dernière campagne électorale, le parti libéral du Québec a mis tout son poids sur la peur intrinsèque d’un référendum, entraînant dans son sillage la presque totalité des analystes politiques de tous les médias, qui répétaient à qui mieux mieux, leur propore peur d'un référendum. Il a également réussi à associer, les accusations de corruption et de collusion à son égard, comme étant du lançage de bouette. Il a aussi promis haut et fort la création de 250 000 emplois lors de son mandat, s’il est élu.

Après un peu plus d’un an au pouvoir, non seulement, il ne crée pas d’emplois mais il s’obstine à créer l’austérité. Austérité de laquelle, il s’était volontairement abstenu de parler pendant la campagne électorale. Cette austérité amène des lots de pertes d’emplois. Quand il coupe, il coupe forcément des emplois. Ces emplois coupés au public entraîneront forcément d’autres coupures d’emplois au privé. Des gens qui perdent leurs emplois, gagnent beaucoup moins d’argent et en dépensent beaucoup moins, ce qui entraîne d’autres pertes d’emplois.

Sans compter, qu’il se trouve à diminuer les services à la population. Il est fort à parier que les gens les moins nantis deviendront forcément plus pauvres.

Il n’a aucune politique d’envergure pour faire avancer la langue française, aucune politique pour faire avancer une charte qui défendrait nos acquis auxquels nous tenons tous, comme l’égalité entre l’homme et la femme, la démocratie, etc… Il n’a aucune politique culturelle, aucune politique environnementale, ou si peu.

Surtout et j’insiste, il n’a aucune, mais absolument aucune politique, pour récupérer l’argent que nous contribuables, nous nous sommes faits voler par les corrupteurs. Encore plus, aucune politique pour essayer le moindrement de récupérer l’argent de plusieurs nantis qui non seulement ne payent pas leurs impôts à leur juste part mais mettent ces argents à l’abri de ces dits impôts, dans des abris fiscaux.  On parle ici de plusieurs milliards de dollars.

Ce parti s’en tient uniquement à des concepts, comme l’emploi, l’économie, les vraies affaires. Il se présente comme l’expert en ces domaines. Pourtant pendant les années Charest, l’économie du Québec n’a progressé que de 1 ou 2%, pas plus.

Après avoir coupé les dépenses du gouvernement et avoir atteint le déficit zéro, il est fort à parier que dans la dernière année de son mandat, le parti libéral coupera alors dans les revenus de l’état, en offrant aux électeurs une diminution d’impôt, dont l’unique but sera de remporter les prochaines élections. Et c’est reparti. Il devra recouper les dépenses.

Les Anglos ont un nom pour ce genre de parti libéral. Il s’appelle ça : les « red torrey’s ». Les Francos eux, disent les « rouges conservateurs ».

On est loin du parti libéral des années soixante, celui de la révolution tranquille, qui construisait une société. On en est très loin. Pour ma part, je pense que nous sommes en train d'entrer dans une deuxième ère de grande noirceur, après celle de Duplessis, celle de Couillard. 

M. Lisée, M. Péladeau

 

Jean francois lisee  Peladeau

M. Lisée, vous avez été conseillé de deux premiers ministres du Québec : Messieurs Parizeau et Bouchard. Ce n'est pas rien. Je vous en félicite et je suis fier de vous. Vous avez été également un très bon leader de la gauche souverainiste et un excellent journaliste et j’en passe.

Certains vous reprochent votre interrogation publique par rapport à M. Péladeau (interrogation dans laquelle s’est empressée de s’engouffrer la CAQ et le Parti Libéral pour en faire une attaque).

Par rapport à ce malentendu, je tiens à préciser que le PQ est un parti souverainiste. Qu’il y a des souverainistes de gauche, de centre et de droite. Ce qui implique une difficulté supplémentaire par rapport aux autres partis. C’est également un parti d’idées, compliquant d’avantage les choses. En plus, une partie de la population perçoit le PQ comme étant un parti de chicanes internes et de manque d’unité. Ce qui ne nous aide pas.

Par contre, si nous voulons la souveraineté, un jour il faudra s’unir avec les souverainistes de Québec Solidaire et d’Option Nationale qui sont deux partis à gauche du PQ. N’oublions pas que nous devrons convaincre une partie des anciens souverainistes et des fédéralistes déçus de la CAQ, parti à droite du PQ. Nous devrons aller chercher quelques pourcentages du 30% d’électeurs qui n’ont pas voté lors de la dernière élection.

Ce n’est pas facile mais c’est faisable. Nous avons énormément de pains sur la planche. Il faut relever nos manches et travailler ensemble, faire bloc. C’est faisable si nous ne laissons pas prise à la chicane ou à l’apparence de chicanes.

Pour arriver à nos fins, le PQ devra se situer au centre de l’échiquier, avec un leader charismatique. Celui que nous avons en ce moment est M. Péladeau. M. Péladeau politicien n’est pas le même homme que M. Péladeau homme d’affaires. Pour ceux et celles qui ne s’en seraient pas aperçus, vous vous en apercevrez bientôt.

Toujours dans cette optique, demandons à M. Lisée de continuer à œuvrer pour la souveraineté même s’il ne brigue plus la chefferie. Nous avons besoin de lui, de ses capacités, travaillons ensemble, droite, centre et gauche, souverainiste.

Soyons unis

M. Couillard avance et recule

Philippe Couillard bat en retraite et renonce à ses ambitions de signer la constitution canadienne dans un avenir rapproché. Mme Wynne la première ministre de l'Ontario lui avait déjà indiqué : "La place du Québec dans le Canada ne figure pas sur l’écran radar des Canadiens." Puis Carl Vallée l'attaché de presse de M. Harper : "Comme nous l'avons dit dans le passé, nous n'avons pas l'intention de rouvrir la constitution."

M. Couillard affirme : «On ne placera plus, nous jamais, le Québec dans une position de faiblesse!»

Que vient-il de faire si non de placer le Québec dans une position de faiblesse? Le premier ministre de la province de Québec qui avait annoncé lors de la dernière campagne électorale vouloir signer la constitution n'avait véritablement pas préparé sa stratégie.

Comment peut-on présenter un tel projet sur la place publique sans en connaître auparavant la possible réaction des autres premiers ministres du pays? Cela dénote clairement d'une absence totale de préparation. 

Aurons-nous un gouvernement du style, j'avance, je recule?

Le parti libéral et le Québec

Si je me souviens bien, lors de la dernière campagne électorale, le parti libéral a réussi à casser le parti québécois lorsque son chef M. Couillard s'est écrié : "Avec le PQ au pouvoir il va y avoir un référendum."  Tous les médias et leurs commentateurs ou presque, ont répété à qui mieux mieux la même chose, pas au nom de M. Couillard mais en leurs propres noms.  

Les sondages sont sortis. La faible avance du PQ s'est effondrée. Le PLQ a fait une remonté qui s'est soldée par sa victoire majoritaire (au point de vue comtés). Dans les faits, il a obtenu 41,5% des votes. Ou plus précisément, environ 33% des voix puisque 30% de l'électorat s'est abstenu et n'a pas été comptabilisé au point de vue résultat.

Ce même gouvernement depuis qu'il est au pouvoir ne cesse de vouloir couper partout. Une question se pose : Aurait-il été élu, s'il avait fait sa campagne en disant : On veut ouvrir les conventions collectives, couper dans l'indexation des pensions. On veut augmenter les frais de garderie. Partout, le gouvernement libéral s'en va vers l'austérité.

Les universités, les commissions scolaires, les pensions, les garderies et les congés parentaux se retrouvent dans la ligne de mire du gouvernement alors que les oppositions déplorent les coupes dans les programmes sociaux québécois.

Je le redis, une question se pose : Aurait-il été élu en faisant pleinement sa campagne sur l'austérité plutôt que sur : Avec le PQ il va y avoir un référendum?

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site