Analyse politique sur différents pays
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L'Iran et ses missiles
- Par rousseau-philippe
- Le 24/03/2015
- Dans Iran

L’Iran a développé une longue liste d’armes locales, y compris des drones, des navires de guerre, des avions et des systèmes électroniques. Il a récemment effectué un exercice naval de grande envergure dans le golfe Persique. La Marine iranienne a pris officiellement livraison de son second destroyer de fabrication locale.
Le missile de croisière Qadir est une invention iranienne capable de frapper des cibles navales jusqu’à 300 kilomètres de distance. Le Qadir contient des systèmes offensifs très avancés de radar, antibrouillage, et anti électronique capables d’envoyer un missile de grande puissance destructrice volant à basse altitude.Un nouveau missile iranien sol-sol, le Soumar. Russia Today rapporte que le Soumar, qui peut être lancé à partir d’une plate-forme mobile, ressemble en tous points, dans sa conception au missile soviétique KH-55, capable de transporter une charge conventionnelle ou nucléaire.
Téhéran possède des missiles balistiques capables d’atteindre Israël et certaines parties de l’Europe.
L'Iran a déjà envoyé 3 satellites dans l’espace.Le chef de la diplomatie iranienne et son équipe sont arrivés dimanche matin à Lausanne précédés par les négociateurs américains venant de Washington.
Source : Le Figaro, Times of Israel,
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La guerre civile en Syrie
- Par rousseau-philippe
- Le 23/03/2015
- Dans Syrie
Le Front al-Nosra est en passe de se constituer un territoire homogène dans la province d’Idleb. Il est en position de force dans la majeure partie des zones contrôlées par la rébellion autour d’Alep et dans le Sud du pays. Face à lui, les groupes rebelles affiliés de près ou de loin à l’Armée syrienne libre (ASL) se sont effondrés.L’ASL ne représente plus qu’1 % des rebelles. Elle s’est recroquevillée sur quelques positions le long des frontières avec la Turquie et la Jordanie. Sur le terrain militaire, c’est donc le Front al-Nosra qui est considéré comme le fer de lance de la lutte anti-al-Assad, dans l’Ouest du pays.
La déroute infligée au groupe Hazem en février dernier près d’Alep, est venue illustrer de manière éclatante l’échec de la stratégie adoptée par les pays occidentaux pour remettre sur pied une rébellion syrienne modérée.
Les avions de la coalition ont pour mission de freiner l’avancée de l’État islamique. En Syrie, la coalition s’efforcera donc de détruire les infrastructures pétrolières détenues par l’EI et de couper ses lignes d’approvisionnement pour réduire ses capacités de projection et de financement en Irak. Aux yeux des États-Unis, c’est bien du côté irakien de la frontière que se jouera en 2015 l’essentiel de la guerre contre l’EI.
Dans le centre du pays, l’Armée arabe syrienne a lancé une offensive qui lui permet de consolider ses positions autour du champ gazier de Chaer, à l’Est de Homs, et de reprendre à «Daech» le champ de Jazal, dans le désert de Tadmor (Palmyre). Les troupes syriennes sont aussi aux abords de la colline stratégique de Tall al-Hara, qui surplombe le Golan occupé.Les combattants kurdes se sont emparés de l'entière banlieue Ouest de Kobane.
Sources : Actualités France, Agora Vox, Fabrice Balanche Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo), French People.cn, Le Matin.ma, Mondialisation.ca, L’Orient-le Jour, La Presse, RFI, RTS.ch, Réseau de recherche sur les opérations de paix, Palestine Solidarité, Yahoo !
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Alep, une question de temps...
- Par rousseau-philippe
- Le 22/03/2015
- Dans Syrie

Alep
Des sources syriennes affirment que ce n’est qu’une question de temps avant que le chaudron ne se referme sur les quartiers Est. La partie Est, aux mains des rebelles, est celle des classes populaires. La ville est divisée entre l’Est et l’Ouest. À l’Ouest vivent les classes moyennes supérieures, loyales au régime.
L’armée de l’air syrienne lance des barils explosifs sur l’Est pour faire fuir la population et isoler les rebelles. La population locale est passée de 1 million à 100.000 individus.
Al Jabha Chamyah (le Front du Levant) contrôle l’Est d’Alep. On ne parle quasiment plus des combattants de l’Armée syrienne libre, tous sont plus ou moins liés à des groupes tels que le Front du Levant, qui regroupe diverses brigades islamistes.
L’État islamique y a été expulsé à l’hiver 2013 par al-Nosra, mais il contrôle les campagnes de l’Est, tandis qu’al-Nosra contrôle celles de l’Ouest.
Au nord, le quartier kurde est autonome et ne répond ni aux rebelles ni au régime, mais à son propre agenda kurde.
3 autobus à la perpendiculaire pour se protéger des franc-tireurs de l'Armée Arabe Syrienne. Alep demeure un gros morceau qu’il sera difficile à reconquérir tant que les campagnes échapperont au régime et que la frontière turque restera ouverte.Il semblerait que l’armée a réussi à fermer la route au nord, pendant quelques jours mais les rebelles l’ont vite récupérée. C’est par elle que se font les ravitaillements et par là qu’ont fui les populations.
Dès le début de l’insurrection, au printemps 2013, l’armée syrienne est parvenue à rouvrir une route qui relie Homs à Alep. Elle a ensuite patiemment encerclé la ville, y compris ses quartiers orientaux, et repris les zones industrielles. Elle a mené une politique de la terre brûlée autour de la ville et effectué des bombardements à l’aveugle sur les quartiers Est pour faire fuir les civils, ce qui a engendré un exode massif. Elle vient de prendre contrôle de la zone d'Habdarat dans la banlieue.
Pour le régime, laisser tomber Alep dans les mains des insurgés, c’est voir tout le Nord de la Syrie lui échapper. Alep aurait pu devenir la capitale d’une «Syrie libre» où aurait pu s’installer l’opposition politique cantonnée en Turquie.
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Le Hezbollah en Syrie...
- Par rousseau-philippe
- Le 21/03/2015
- Dans Syrie

Au printemps 2013, Damas est encerclée par les rebelles. La frontière syro-libanaise est contrôlée par les insurgés. Homs et Deraa sont sous le contrôle de la rébellion. L’armée du président Assad recule sur tous les fronts. Pour elle, c’est la débandade totale.
Le Hezbollah commence alors sa participation à la guerre civile syrienne. Sa première offensive d’envergure a lieu à Qousseir, un des plus importants bastions rebelles, adossé à la frontière Libanaise. Toute cette région a été reprise à l’été 2013, et les lignes de ravitaillement des insurgés retranchés à Homs, la troisième ville de Syrie, ont été coupées.
Deux ans plus tard, la quasi-totalité de la frontière libano-syrienne est sous le contrôle du régime, tout comme Homs. Damas n’est plus menacée. Au contraire Ce sont les rebelles qui sont encerclés dans leur principal bastion de la Ghouta orientale.
On constate qu’après l’intervention du Hezbollah, les rapports de force se sont inversés sur le terrain.
Les forces spéciales du Hezb jouent encore un rôle déterminant dans la présente grande offensive lancée début 2015 dans le sud du pays. Cette opération, toujours en cours, a permis au régime de reprendre le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans la province de Deraa, limitrophe à la Jordanie, et celle de Quneitra, adossée au Golan occupé par Israël. Cette offensive a éloigné toute menace potentielle contre Damas à partir du Sud. Les membres du front Al-Nosra se sont retirés du village de Beit Sahem, situé au sud de Damas.Une grande partie des chrétiens de Syrie affirme que le Hezbollah est la première ligne de défense face à la menace de l’État islamique et du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda.
Bachar promet un grand « nettoyage » pour ce printemps. En effet, des troupes ont été envoyées à Deraa. Le Hezbollah et d’autres milices chiites y seraient aussi arrivés. Al Nosra contrôlent le Sud, l'Est et l’Ouest du gouvernorat de Deraa. La ville est coupée en deux entre régime et rebelles. L’autoroute qui conduit vers la Jordanie est sous le contrôle de Damas.
Dans cette région comme ailleurs en Syrie, on ne parle plus de l'Armée Syrienne Libre.
Forces spéciales du Hezb. -
Syrie : Quelques nouvelles en bref...
- Par rousseau-philippe
- Le 20/03/2015
- Dans Syrie
Notons la mort du plus jeune combattant français de l’EI. Un garçon de 13 ans, Abu Bakr Al-Faransi a été tué alors qu’il surveillait un poste frontière attaqué par l’armée syrienne dans la région de Homs, deux de ses frères ont également été tués.
Mohammad Tawfiq al-Assad, fils d'un cousin du président syrien, a été abattu de cinq balles dans la tête dans la province de Lattaquié, dont est originaire le clan Assad. Il a été dans les années 1980, l'un des principaux fondateurs des "chabbihas", ces redoutables mafias à la solde du régime qui servent d'instrument de répression.
L’aviation militaire syrienne a tué le commandant militaire d’Al Nosra. L’organisation dément totalement toute information sur une rupture éventuelle avec al-Qaïda. Pendant que John Kerry endosse le président syrien comme un interlocuteur valable pour d'éventuelles négociations.
L'armée syrienne affirme avoir abattu un drone américain qui cherchait des informations militaires dans un secteur où les djihadistes de l’État islamique sont absents.
L'Iran et le Hezbollah ont été exclus cette année du chapitre consacré aux menaces terroristes dans le rapport annuel remis en février au sénat américain par le directeur du Renseignement national.
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L'armée irakienne face aux bombes artisanales
- Par rousseau-philippe
- Le 19/03/2015
- Dans Irak
Depuis sa percée fulgurante en Irak il y a neuf mois, le groupe extrémiste sunnite EI impose sa loi et multiplie les atrocités dans les régions sous son contrôle. Pour éviter de perdre trop d’hommes lors de confrontations inégales, les troupes du califat fuient devant l’ennemi, sans opposer trop de résistance. Mais ils posent des bombes partout, dans les rues, les bâtiments, sous les ponts. C'est pour cette raison que les forces irakiennes ont été stoppées à Tikrit.
Daesh a piégé des maisons et creusé des tranchées dans la capitale de la province de Salaheddine, Tikrit, ville située à 160 km de Bagdad et conquise par l’État islamique en juin 2014. La bataille pour la reprendre sera difficile. La suspension de l'offensive gouvernementale, sa plus importante depuis la débandade de juin 2014, limite les pertes et protège les infrastructures.
La ligne de front n'a pas bougé depuis des jours. L'armée irakienne avait déjà tenté de reprendre par trois fois, en vain, la ville d'origine de l'ex-dictateur Saddam Hussein. D'ailleurs, son mausolée a été détruit par Daech.
Bagdad a lancé parallèlement une offensive pour reconquérir la ville de Gurma, située à quelques dizaines de kilomètres de Falloujah et de la capitale. La mission est périlleuse. Sur les routes, les chars des troupes régulières doivent se confronter à un ennemi invisible : les bombes artisanales. Les djihadistes les ont disséminées partout dans les villages et les routes alentour.
Quand ils tombent face à face avec une mine ou un engin explosif, les Irakiens ont peu de moyens pour s’en débarrasser. Une poignée de démineurs est chargée de cette opération, très délicate. Ces hommes ont détruit plus de 130 bombes en 48 heures. En cinq jours d’offensive , les forces pro-gouvernementales, appuyées par les raids de la coalition, disent avoir reconquis 50 % de Gurma.
Quand aux forces kurdes, elles ont attaqué les djihadistes à Kirkouk, ville pétrolière du nord de l'Irak. L'offensive des Peshmergas est appuyée par les frappes aériennes de la coalition. Les Kurdes ont progressé sur plusieurs fronts à l'ouest de la ville, prenant notamment les localités de Mala Abdallah et de Tel Ward.
Les Kurdes ont pris le contrôle de Kirkouk en août dernier. La situation demeure toujours fragile, la ligne de front n'étant par endroits distante que de 20 km du centre-ville. Fin janvier, une offensive lancée par l'État islamique avait brièvement enfoncé les défenses kurdes.
Sources : Le Figaro, France 24, Journal de Montréal
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Boko Haram circonscrit...
- Par rousseau-philippe
- Le 17/03/2015
- Dans Boko Haram
Boko Haram, créé en 2002, signifie "l'éducation occidentale est interdite" en langue Hausa. Il lance des opérations militaires à partir de 2009 pour créer un État islamique, principalement dans le Nord-est du Nigeria. L'insurrection qui affiche son allégeance à l'État islamique, a fait plus de 13.000 morts et 1,5 million de déplacés. Al Badhdadi vient d’ailleurs d’accepter son ralliement à l’EI.Dans le Nord-Est nigérian, il y contrôle depuis sept mois, la ville de Bama, où des centaines de citoyens ont dû fuir, leurs maisons ayant été incendiées. Le président tchadien Idriss Deby annonce clairement sa volonté de reprendre la ville sur les rives du lac Tchad. Boko Haram encercle aussi la ville de Maiduguri. Par contre, trente-six localités lui ont été reprises, depuis le début de l'offensive régionale en février.
L'armée nigériane affirme avoir chassé Boko Haram de l'État de Yobe, après avoir repris la ville de Goniri.
La France ayant été avertie par le Tchad que 40% des armes saisies à Boko haram étaient françaises, affirme que ces armes ont été prélevées par les terroristes à l'armée nigériane et qu’elles proviendraient également des trafics illégaux de la région.
Les soldats tchadiens sont également présents au Cameroun, toujours pour y combattre Boko Haram. D’ailleurs, près de 1.000 terroristes sont détenus dans les prisons Camerounaise à la suite des combats.
Boko Haram est également une source d’inquiétude pour la Chine. Le pétrole qu’elle extrait du delta du Niger est souvent volé par le groupe. D'abord attiré par les matières premières, Pékin a surtout investi dans le pétrole et le gaz naturel avant de se diversifier dans les télécoms et la construction. Elle équipe l'armée nigériane en armes, en technologie, et apporte son savoir-faire à l'entrainement. La montée en puissance du terrorisme la pousse à mener ponctuellement des exercices militaires conjoints avec le Nigéria.
Sources : BBC Afrique, Kaci.com, Journal de Montréal, La Presse, Libération, MaliActu, Le Monde, L’Orient-le jour, RFI.
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Le 4e anniversaire de la guerre civile syrienne : 2015
- Par rousseau-philippe
- Le 15/03/2015
- Dans Syrie
"2015" commence avec 222.000 morts...
Le régime Assad contrôle 45 % des terres et environ 65 % de la population. L’EI en possède 35 %, mais contrôle 20% de la population. Les Kurdes contrôleraient 10 % et le Front al-Nosra 5 %, et un autre 5% au Front Islamique.
Aucune faction de l’Armée syrienne Libre ne peut opérer sans l’approbation d’Al-Nosra. L'élimination totale infligée par Al Nosra, au groupe Hazem, faisant parti de l'ASL, en février dernier près d’Alep, est venue illustrer de manière éclatante l’échec de la stratégie adoptée par les pays occidentaux pour remettre sur pied une rébellion syrienne modérée.
Al Nosra reprend du gallon dans la région d’Idlib. Assad encercle Alep et pousse une offensive dont l'objectif est d'arriver jusqu'à la ligne d'armistice avec Israël sur le plateau du Golan et de couper la route aux rebelles se rendant du Sud vers Damas. Les Kurdes, une femme générale à leur tête, avec une milice formée de 40% de femmes reprennent totalement la ville de Kobané et poussent même une offensive en territoire de l’EI. Le tout avec l’aide des frappes aériennes de la Coalition internationale.
Les Américains et les Turcs devraient commencer à entraîner 5.000 guerriers de l’ASL. Le Qatar demande à Al Nosra de se désaffilié d’Al Quaïda pour que l’organisme soit financé par lui. Le Hezbollah, les milices chiites d’Irak et les Pasdarans iraniens augmentent leurs forces. Tous les intervenants augmentent leurs forces.
L’armée d’Assad devrait continuer sur sa lancée. C’est-à-dire d’avancer lentement et prudemment pour conserver solidement ce qu'elle gagne. Les Russes et l’Iran continueront à soutenir et financer Assad. On sait que les États-Unis ne veulent plus de l’effondrement du régime car les Alaouites, Chrétiens et Druzes pourraient se faire massacrer.
Les négociations sur le nucléaire entre les États-Unis et l’Iran peuvent causer une incidence sur le conflit. Israël n’osera pas faire la guerre au Hezbollah. Car ce mouvement semble être capable de soutenir une guerre avec Israël tout en maintenant ses forces en Syrie et en Irak. Mais on ne sait jamais, Israël voudra peut-être en prendre le risque, même si elle sait que cette fois-ci certains des missiles du Hezb atteindront Tel Aviv malgré les anti-missiles Patriotes et le bouclier Dôme de fer.
Le choléra menace et changera la donne s’il devient pandémique.
Une guerre on sait comment ça commence mais on ne sait jamais comment ça finit.
Au 15 mars, on est à 225.000 morts…
Ça continue… Ça continue… Ça continue…
C’était quoi dont le slogan au début des manifs pacifiques ? Ah oui ! « La Syrie tyrannique on s’en câlissse ! » Euh! Non c’est : « Pour une Syrie sans tyrannie »…
Suite… malheureusement dans d’éventuels autres articles…

Manifestation pro-Assad, octobre 2011.

Manifesttion anti-Assad, mars 2011