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Analyse politique sur différents pays

  • Irak, ça cogne fort !

    Après des semaines de combats difficiles, le mois d’avril est devenu synonyme de la reprise de Tikrit par les forces irakiennes, la plus grande victoire de l’état irakien depuis la perte de pans entiers du pays aux mains de l'État islamique, en juin dernier.

    RamadiLes combats contre les djihadistes autour de Ramadi, à l'ouest de Bagdad, jettent plus de 100.000 personnes sur les routes. Ça cogne donc très fort, à cet endroit.

    Pendant ce temps, le premier ministre canadien M. Harper effectue une visite surprise à Bagdad. 

  • Le régime perd du terrain

    Nusra idlib

    Une colonne de véhicules blindés d'al-Nosra entrant dans la ville d'Idlib, dans le Nord-Ouest de la Syrie. La chute de la ville est la plus grande défaite du régime syrien depuis plus d'un an. Le groupe djihadiste contrôle déjà la majeure partie de cette province, limitrophe à la Turquie. Des milliers de combattants d’al-Nosra coupent les voies de ravitaillement de l’Armée Arabe Syrienne, de la province côtière de Lattaquié (bastion du régime). Les lignes de défense de l'armée syrienne se sont effondrées malgré des dizaines de raids aériens.

    Jisr al-Choughour dans la même province est également tombé aux mains des djihadistes. La coalition ayant pris la ville, s’appelle l'Armée de la Conquête, un regroupement de diverses factions islamistes, comme Al-Nosra et Ahrar al-Cham.

    La présence du régime dans cette province, se limite désormais à quatre localités. Les territoires qu'il contrôle sont presque entièrement encerclés. Le régime y est en position de faiblesse, ce qui ne signifie pas pour autant que sa chute est pour demain. Il a déjà survécu en 2012 à des désastres militaires d'une plus grande ampleur.

    Ce phénomène résulte du fait que les effectifs loyalistes sont épuisés et contraints d’abandonner des régions aux rebelles pour se concentrer sur la défense d'objectifs prioritaires.

    Pendant ce temps, L'EI s'empare du camp palestinien de Yarmouk en banlieue de Damas.

    Alors qu’au sud, l'armée arabe syrienne prend le contrôle de plusieurs villages de la province de Deraa, permettant ainsi de couper une voie d'approvisionnement aux insurgés. L'armée dit avoir encerclé la ville de Bousra Al Harir, à 37 km de Deraa.

    L'aviation militaire israélienne aurait pris pour cible des unités syriennes et du Hezbollah spécialisées dans le tir de missiles balistiques dans la zone montagneuse du Qalamoun. Damas, Beyrouth Téhéran et Tel-Aviv n'ont encore fait aucun commentaire.

  • Les rouges conservateurs

    Lors de la dernière campagne électorale, le parti libéral du Québec a mis tout son poids sur la peur intrinsèque d’un référendum, entraînant dans son sillage la presque totalité des analystes politiques de tous les médias, qui répétaient à qui mieux mieux, leur propore peur d'un référendum. Il a également réussi à associer, les accusations de corruption et de collusion à son égard, comme étant du lançage de bouette. Il a aussi promis haut et fort la création de 250 000 emplois lors de son mandat, s’il est élu.

    Après un peu plus d’un an au pouvoir, non seulement, il ne crée pas d’emplois mais il s’obstine à créer l’austérité. Austérité de laquelle, il s’était volontairement abstenu de parler pendant la campagne électorale. Cette austérité amène des lots de pertes d’emplois. Quand il coupe, il coupe forcément des emplois. Ces emplois coupés au public entraîneront forcément d’autres coupures d’emplois au privé. Des gens qui perdent leurs emplois, gagnent beaucoup moins d’argent et en dépensent beaucoup moins, ce qui entraîne d’autres pertes d’emplois.

    Sans compter, qu’il se trouve à diminuer les services à la population. Il est fort à parier que les gens les moins nantis deviendront forcément plus pauvres.

    Il n’a aucune politique d’envergure pour faire avancer la langue française, aucune politique pour faire avancer une charte qui défendrait nos acquis auxquels nous tenons tous, comme l’égalité entre l’homme et la femme, la démocratie, etc… Il n’a aucune politique culturelle, aucune politique environnementale, ou si peu.

    Surtout et j’insiste, il n’a aucune, mais absolument aucune politique, pour récupérer l’argent que nous contribuables, nous nous sommes faits voler par les corrupteurs. Encore plus, aucune politique pour essayer le moindrement de récupérer l’argent de plusieurs nantis qui non seulement ne payent pas leurs impôts à leur juste part mais mettent ces argents à l’abri de ces dits impôts, dans des abris fiscaux.  On parle ici de plusieurs milliards de dollars.

    Ce parti s’en tient uniquement à des concepts, comme l’emploi, l’économie, les vraies affaires. Il se présente comme l’expert en ces domaines. Pourtant pendant les années Charest, l’économie du Québec n’a progressé que de 1 ou 2%, pas plus.

    Après avoir coupé les dépenses du gouvernement et avoir atteint le déficit zéro, il est fort à parier que dans la dernière année de son mandat, le parti libéral coupera alors dans les revenus de l’état, en offrant aux électeurs une diminution d’impôt, dont l’unique but sera de remporter les prochaines élections. Et c’est reparti. Il devra recouper les dépenses.

    Les Anglos ont un nom pour ce genre de parti libéral. Il s’appelle ça : les « red torrey’s ». Les Francos eux, disent les « rouges conservateurs ».

    On est loin du parti libéral des années soixante, celui de la révolution tranquille, qui construisait une société. On en est très loin. Pour ma part, je pense que nous sommes en train d'entrer dans une deuxième ère de grande noirceur, après celle de Duplessis, celle de Couillard. 

  • Vérité ou mensonge

    J’entends souvent dire :

    « Lorsque le mensonge prend l’ascenseur, la vérité, prend l’escalier ».

    En y repensant bien,  ce que je viens d’affirmer c’est sans aucun doute une demi-vérité, sans être pour autant un demi-mensonge. En fait, je ne l’ai entendu qu’une seule et unique fois. En effet, pour amplifier la vérité, on peut parfois l’enjoliver gentiment d’un petit mensonge, tout petit, tellement petit, qu’on peut même savourer, tranquillement : « Hon ! Il est dont mignon ce petit mensonge! » Ce qui n’enlève rien à la sincérité. Cette dernière n’étant que la volonté de dire ce que l’on croit être vraiment vrai.

    Véritablement, ma demi-vérité, sans être pour autant un demi-mensonge, veut bel et bien dire, ce qu’elle veut dire. Lorsque l’on ment, un jour ou l’autre, il faut s’attendre à recevoir pleinement dans le faciès, la vérité, et vlan dans les dents, collision frontale! La tête dans l’dash…comme on dit. Ouille ! Ça fait mal, copieusement mal. Aye Ya Yaïl! L’orgueil est totalement secoué, écrasé. On en sort écorcher vif, plein de sang, Aï Yoïl ! Avec la tête qui tourne, qui tourne et retourne, suivi d’un lourd mal de bloc in, des, crip, tible. Ouch !

    VereteJe vous parle de  la véritéla vérité... Ouais mais qui est-elle donc cette vérité ? Elle se prend pour qui, au juste ? Elle mange quoi en hiver? Il semble qu’elle soit l'affirmation de ce qui existe ou la négation de ce qui n’existe pas. C’est ce que l’on dit.

    Vous allez me dire : « C’est ce que l’on dit... C’est ce que l’on dit... On n’en dit bien des choses, vous savez ! ». Vous avez parfaitement raison, on en dit bien des choses.

    On dit même qu’il y a plusieurs vérités. Comme la vérité objective… la vérité relative… la vérité subjective… Soyons tout de même objectif : Tout est relatif dans la subjectivité. Hum ! Je sens qu’on n’est pas sorti du bois. Certains vont m’accuser d’être un pellteux d’nuages.

    J’en rajoute. Saviez-vous qu’il existe aussi la vérité métaphysique… la vérité d’une croyance… ou d’une opinion… Exemple, en Syrie, il existe plusieurs vérités métaphysiques s’affrontant, s’entredéchirant et s’entretuant. D’où vient l’expression, la vérité n’est pas toujours bonne à dire. Celle-là, je l’entends souvent, très souvent, trop souvent même. Je le jure, (la main sur la bible), sur la tête de ma mère ! Juré, craché ! C’est la vérité, toute la vérité rien que la vérité, je le jure ! Je le jure ! M. le juge, croyez-moi, s’i vous plât, un  tantinet, poquito, please ! Bien, écoutez-là, là, c’est la vérité de La Police, c’est évidant là, là.  C’est clett, c’est nair, euh ! C’est clair, c’est net !

    Cependant, comme disait si bien Abraham Lincoln : « On peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde. »

    Pourtant, certains complaisants essayent frauduleusement, en remettant hardiment, plus souvent qu’autrement. Rappelez-vous nos joyeux larrons à une certaine commission d’enquête et certains maires « gentlemen corruptibles ». Pour ne citer que ceux-là.

    Ça me fait penser soudainement à Jean Rostand qui disait tout bonnement : « Sortant de certaines bouches, la vérité elle-même a mauvaise odeur. »

    Vérité ou mensonge ? Je vous laisse, méditant là-dessus. Mon petit doigt me dit qu’un doute plane dans votre tête. Peut-être même qu’un ange y passe, en silence. Là ! Attention à la collision… VLAN !!! Dans les dents !!!

    Alors, l’ascenseur ou l’escalier ? Voilà la question qui tue.

     

  • L'entente de l'avenir : États-Unis vs Iran

    Iran 4

    Le ministre iranien Mohammad Javad Zarif est salué par la foule à son retour à Téhéran.

    LA PAIX A GAGNÉ ...Sourire   

    Après 12 ans de négociations : un accord historique est intervenu sur la question nucléaire iranienne, entre le groupe des 5 + 1 (États-Unis, Grande Bretagne, France, Russie, Chine + Allemagne) et l’Iran.

    Aux États-Unis et en Iran, les modérés sont au pouvoir. Il fallait donc de part et d’autre, arriver à un accord. Si non, il y avait de fortes chances que les faucons reprennent le pouvoir aux prochaines élections d’Iran et des États-Unis. Cela entrainerait probablement une guerre directe, avec toutes ses conséquences dévastatrices.

    Face à un Iran qui a su enterré ses centrales nucléaires à une profondeur que les bombes américaines ne peuvent atteindre, face à un Iran qui s’est construit une armée qui a su dissuadé tout autre armée régionale de les attaquer, y compris Israël, face à un Iran qui a convaincu Israël de ne plus assassiner ses physiciens nucléaires en assassinant des touristes israéliens par organisation interposée et ce en dehors du territoire iranien, face à un Iran qui a su lutter adéquatement contre les attaques informatiques que subissaient ses centrales nucléaires et de remettre la monnaie de la pièce, face à un Iran qui a fait atterir le fameux drone espion américain ultra sophistiqué sur son territoire, face à un Iran qui a stupéfait l’occident en réussissant à neutraliser un satellite espion de la CIA grâce à une technologie de brouillage de pointe au laser, qui aurait rendu le satellite complètement aveugle. C’est la première fois qu’un incident de ce type est enregistré. Face à un Iran qui est capable de défendre adéquatement ses alliés qu’ils soient situés au Liban, en Syrie, en Irak et récemment au Yémen, et ce malgré le fait qu'il subit un blocus économique dit efficace, face à un Iran qui en cas de guerre directe est en position de mettre hors de combat plusieurs navires de guerre américains et d’atteindre avec ses missiles les bases militaires aériennes des États-Unis chez les pays arabes.

    Face à cet Iran, les Américains gagneraient la guerre mais leur invincibilité à laquelle croit la population occidentale en prendrait un coup. Ces même populations occidentales ne tolèrent plus de pertes en vies humaines dans leurs armées. Ce qui constitue une de leurs plus grandes faiblesses. Sans compter qu'une guerre américaine coûte plus de 50 milliards de dollars, ce qui est sans contre-dit une arnaque. On sait aussi maintenant par expérience qu’après la chute du gouvernement iranien ce serait le chaos qui s’installerait dans le pays et ce pour plusieurs décennies.

    Iran 5Place d'Azadi, Téhéran. Face à cet Iran, il fallait s’entendre. Les Américains et les Iraniens se parlent depuis plus de douze ans, ils ont appris à se connaître. Leur mode de vie religieux est différent. Mais l’Iran est un pays dont le premier but après le respect de sa croyance religieuse est d’augmenter le niveau de vie de sa population. Il est le quatrième producteur de missiles au monde, il a déjà envoyé quatre satellites en orbite, le pays est très développé au point de vue informatique et nucléaire. Sa population est instruite et très compétitive. Il est une puissance moyenne presqu'au même titre que la France ou la Grande-Bretagne. Sa croissance est très prometteuse. Il représente un marché de 70 millions de personnes pour les Américains. Suite à cette entente, il est fort à parier que certaines industries américaines s’installeront éventuellement en Iran et peut-être vice versa.

    Les Américains et les Iraniens luttent en ce moment contre l’État islamique et Al Qaïda lesquels ont été financé en partie par l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Turquie.

    Le pétrole, dans un avenir prochain, quelques décennies tout au plus, perdra tranquillement sa puissance au profit de l’auto électrique. Les Américains commencent à se resituer au Moyen Orient, s’éloignant peut-être un peu de l’Arabie saoudite.

    Ce qui compte le plus pour l’Iran c’est d’être respecté. Ils ont réussi grâce à la vivacité économique de leur pays et leur armée conventionnelle. Il est fort à parier que l’Iran se tiendra loin des parties sunnites d’Irak et de Syrie pour garantir une paix avec les puissances sunnites de la région. L'Iran laissera les puissances sunnites avec le problème de l'État islamique et d’Al-Qaïda en territoire sunnite. À eux de régler le problème qu'ils ont eux-même créé.

    La bombe nucléaire représente l’arme dissuasive ultime face aux autres pays. Les Américains en envahissant l’Irak et l’Afghanistan ont contribué sans le savoir à promouvoir cette idée. L’Iran et les États-Unis viennent de prouver qu’une puissance moyenne peut être respectée sans arme nucléaire. Remarquez que l’Iran peut continuer à utiliser le nucléaire à des fins civiles. 

  • Liban, chronique d’une bataille annoncée

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    La bataille du printemps aura lieu dans le Qalamoun

    Les observateurs font état de l'imminence de cette opération, qui sera lancée sur la base du principe de surprise, d'où le secret qui entoure la date du début de l'offensive.

    Il semble qu’elle aura lieu en direction du Qalamoun. De concert avec l'armée syrienne, l'armée libanaise s’y prépare, tout comme le Hezbollah. Ils veulent assurer la protection des frontières communes libano-syriennes, en expurgeant Qalamoun des djihadistes.

    Les deux armées syrienne et libanaise ne cessent de se concerter et de coordonner leurs actions. Le Hezbollah joue le rôle de communicateur entre les deux.

    Ceci étant dit, le Hezbollah n'a pas, encore, mis en état d'alerte ses effectifs, à la Békaa. Cependant il a mis en place un bataillon spécial. Des combattants du Hezb viennent de sortir de plusieurs mois d'entraînement, dans les champs de Rima, près de Yabroud.

    Du côté de l'armée syrienne, après avoir encerclé les terroristes et fermé toutes leurs voies d'approvisionnement, on s'attend à ce que la zone d'Al-Zabdani soit le point de départ de la grande bataille, d'autant plus que les terroristes sont encerclés, du côté des monts de l'Ouest, où le Hezbollah a renforcé ses positions.

    L'objectif étant de s'emparer des monts-Ouest et de se diriger vers l'Ouest. Ce fait poussera les terroristes à se replier dans le centre, ce qui facilitera leur encerclement.

    L’offensive contre Qalamoun est retardée, car la priorité est donnée, en ce moment, à Alep.

    Une chose est sûre : le triangle Hezbollah/armée libanaise/armée syrienne a pris forme, il s'est  consolidé et il agit, désormais, avec autorité.

    Les forces armées libanaises ont réussi à reprendre un nombre de "sites stratégiques" dans les zones orientales de la ville frontière d'Arsal aux mains des militants fondamentalistes ainsi qu'à contrôler totalement certains des sites qui étaient utilisés par des organisations terroristes pour s'infiltrer et attaquer les postes de l'armée, a affirmé  l'armée libanaise.

    Sources : al-Akhbar (quotidien),  Al-Hadath, Cameroon voice, Mondialisation.ca.

  • Le Liban contrôle Al Nosra et l'EI

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    Le Liban fait face à des attaques djihadistes et à la présence d'1,2 million de réfugiés syriens, soit le tiers de sa propre population. L’État islamique et le Front al-Nosra déploient 3.000 combattants à la frontière libano-syrienne. Ils font cause commune et se partagent à l’amiable le contrôle de cette région montagneuse.

    LibanFace à eux, l'armée libanaise déploie 5.000 hommes, appuyés par des blindés, l'artillerie et des hélicoptères de combat, des centaines de combattants du Hezbollah et des groupes paramilitaires, composés d'habitants des villages avoisinants.

    Ce front est en activité permanente. Les djihadistes y mènent des attaques contre les positions de l'armée pour dégager leurs lignes de ravitaillement et tenter de prendre des localités libanaises. Les Libanais bombardent sporadiquement les positions des djihadistes qui manquent de munitions et d'armes.

    Liban 2L’armée libanaise a reçu d'importantes quantités d'armes de la part des États-Unis et attend la mise à exécution d'un contrat de 3 milliards de dollars d'armes françaises, payées par l'Arabie saoudite.


    Source : L’Orient-Le Jour, RFI

  • Le Yémen est déjà en guerre civile

    Yemen

    L'Arabie saoudite bombarde l'aéroport de Sanaa. Les attentats revendiqués par l’État islamique contre trois mosquées fréquentés par la puissante milice chiite Houthis, ont fait 142 morts et 351 blessés.

    Alors que le pays s’enfonce dans la crise, le chef de la diplomatie britannique (ancienne puissance coloniale dans la région) indique que Londres s'entretient avec l'Arabie saoudite et les États-Unis sur les moyens de renforcer la position du président Hadi, soutenu par le Golfe et les Occidentaux, face aux miliciens chiites. "Aucun d'entre nous ne souhaite une action militaire", a-t-il précisé. Par contre, le ministre yéménite des Affaires étrangères, lui, plaide en faveur d'une intervention militaire des pays du Golfe.

    La Banque mondiale y a suspendu ses activités. Les rebelles chiites procèdent à des manœuvres militaires le long de la frontière avec l'Arabie saoudite. Cette dernière, sunnite, a suspendu l'aide qu'elle accordait au Yémen.

    En raison de l'aggravation de l’insécurité, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont rappelé leurs forces spéciales. L'armée américaine aidait depuis plusieurs années les Yéménites à combattre Al-Qaida. Les militaires américains et yéménites ont évacué la base aérienne d’Al-Anad. Le personnel de l'ambassade britannique comme celui de la France et des États-Unis  a été évacué.

    Proches de l'Iran chiite, les Houthis aidés par les forces militaires fidèles à l'ex-président Saleh, contrôlent le Nord du pays, et depuis février, la totalité de Sanaa, la capitale. Ils ciblent le Sud, une zone dominée par les partisans du président Hadi, qui a fui Sanaa pour Aden (Sud). Hadi a même peut-être quitté le pays. Les Houthis se sont emparés de Taëz, troisième ville du pays, située sur l'axe routier reliant Sanaa à Aden.

    Malgré les appels internationaux à la désescalade et la mise en garde des Nations unies contre une guerre civile. Les houthis ont envoyé des renforts vers le Sud, ayant comme objectif Aden, deuxième ville du pays, mais leur progression se heurte à la résistance des tribus sunnites et des forces loyales à M. Hadi, ainsi qu’à des séparatistes sudistes. Face à la mobilisation décrétée par les houthis pour s'emparer du sud, les forces loyales au président peinent à s'organiser.

    Un autre conflit qui s'envenime et qui complique d’avantage la politique internationale. L'État islamique est contre les chiites Houthis tout comme les États-Unis. 


    Sources : 98,5, Le Figaro, France Presse, Le Monde, Reuters, Le Soir,