Analyse politique sur différents pays

  • 4 janvier 1809, naissance de Louis Braille

    Telechargement 2 1Aveugle à la suite d'un accident dans l'atelier de son père, Louis Braille intègre à dix ans l'Institution royale des jeunes aveugles à Paris. Il se familiarise avec les caractères en relief de l'écriture mise au point par Valentin Haüy, une méthode peu pratique.

    À douze ans, il découvre l'invention de Charles Barbier de la Serre, la sonographie, qui retranscrit 36 sons sous forme de points en relief que l'on peut interpréter avec les doigts.

    Le jeune aveugle passe alors son temps à perfectionner cette méthode. En 1827, il propose un alphabet s'inspirant de celui des voyants. Toujours en vigueur, il porte son nom, le «braille». Il sera enrichi en 1837 d'un système de notation pour la musique.

    Victime de tuberculose, l'inventeur meurt en 1852, léguant au monde une écriture qui devint vite internationale.

    Braille diagram

  • Ukraine : Israël face aux États-Unis et à la Russie

    Une illustration indiquant le conflit politique entre israel les etats unis et la russie 2f4hmbn 2Israël s'est frayé une politique internationale originale : Il n’affronte pas la Russie sur la question ukrainienne et s’abstient de se joindre aux sanctions économiques occidentales contre le Kremlin. On sait que l'armée russe intervient en Syrie, pays voisin d'Israël et qu'elle y est implantée pour longtemps. Les forces russes accordent à Israël une certaine liberté d’action militaire contre l’Iran en Syrie, en autant que les bombardements israéliens ne changent pas le cours de la guerre. En effet, l'état hébreux se sent obligé de bombarder les armes iraniennes en transit vers le Hezbollah au Liban et d'empêcher le plus possible l'armée iranienne de s'installer en territoire syrien. Les Israéliens appellent ça "la guerre entre les guerres". En échange de cette liberté d'action, la Russie s'attendrait à ce qu'Israël l’aide à conclure des accords politiques, en servant d'intermédiaire face aux États-Unis. Fait à noter, il y a aussi un million de russophones vivant en Israël. 

    Mais, si la crise russo-occidental-ukrainienne s’aggrave, l’administration Biden pourrait exiger que l'état hébreux rejoigne le camp occidental en condamnant la Russie et en rompant ses liens avec elle. Le refus de Tel-Aviv s’ajouterait alors à une longue liste de désaccords avec Washington : la question nucléaire iranienne, la question palestinienne et les cyber-attaques. En même temps, Israël doit tenir compte que la Russie a une influence sur sa liberté d’action en Syrie. 

    Le gouvernement israélien doit donc adapter sa politique à la rivalité entre les deux grandes puissances. Il serait donc probable qu’Israël cherchera à adopter une position vague entre la Russie et l’Occident. Dans ce feu croisé entre les deux super puissances, Israël doit conserver ses mécanismes de consultation étroite avec ses alliés occidentaux et en même temps, se positionner comme un pont entre eux et la Russie, tout en considérant ses différends avec l’Iran. 

  • Téléphone : Biden, Poutine : Diplomatie et mise en garde...

    25ae24d 5259378 01 06M. Poutine avait demandé un appel téléphonique cette semaine. M. Biden, estimant que rien ne remplace les conversations directes entre chefs d’Etat, y a consenti aussitôt. Lors de cet entretien téléphonique sur fond de tensions de déploiement massif de l'armée russe à la frontière ukrainienneJoe Biden et Vladimir Poutine ont tous deux fait l'éloge de la voie diplomatique pour sortir de la crise. Chacun mettant toutefois l'autre en garde sur le risque d'une escalade des tensions. L'échange entre les deux hommes a duré une cinquantaine de minutes et a été cordial. 

    Tout progrès diplomatique passera avant tout par une désescalade en Ukraine, a prévenu le dirigeant américain, estimant qu’il s’agissait de la seule voie pour obtenir des avancées en vue d’une sortie de crise. Le dirigeant russe a enchaîné aussitôt sur le fait que toute désescalade en Ukraine doit passer avant tout par la sécurité de la Russie, par l'interdiction de tout élargissement de l'OTAN perçue comme une menace existentielle, et la fin des activités militaires occidentales à proximité des frontières russes. Il s’agit là de la seule voie pour obtenir des avancées en vue d’une sortie de crise. Selon le Kremlin, Joe Biden a alors souligné que Washington ne déploiera pas d’armes offensives en Ukraine; mais selon la Maison Blanche, le président américain n’a fait que confirmer la politique actuelle des États-Unis et n'en a pas fait une promesse. 

    Washington et ses alliés répondront de façon résolue à toute invasion russe en Ukraine, a dit le leader américain, sans autre précision. Les Occidentaux semblent avoir jusqu'ici exclu une réponse militaire à une éventuelle invasion russe et misent plutôt sur de fortes représailles économiques. Mais la Russie et son élite font déjà l’objet de multiples représailles économiques et aucune d'entr'elles n'a fait changer d'avis Moscou. Le leader russe a alors averti le chef de la Maison Blanche que toute sanction économique imposée à la Russie, entraînerait une rupture complète des relations entre les deux superpuissances nucléaires. Les relations entre l'OTAN et l'armée russe étant déjà rompues. 

    5c4b06da85600a7e0d09b9d9Le dirigeant russe a exigé des résultats concrets sur ses demandes de garanties de sécurité : soit la négociation des deux traités redéfinissant l'équilibre et l'architecture sécuritaires de l'Europe, qui seront évoqués lors des pourparlers russo-américains du 10 janvier à Genève. Ces discussions, qui seront menées par la vice-secrétaire d’État américaine et son homologue russe, seront âpres; les États-Unis ayant déjà prévenu que certaines requêtes russes étaient inacceptables et la Russie ayant d'ores et déjà exclu toute concession. Suivra le 12 janvier, une rencontre Russie-OTAN, puis le 13 janvier, une réunion dans le cadre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. 

    Biden signale qu'un compromis est possible, même si les États-Unis demeurent inquiets. Poutine s'est dit satisfait de la conversation franche et concrète.

    La Cour suprême russe a ordonné le 28 décembre dernier, la dissolution complète de l’ONG "Mémorial International" pour avoir enfreint la loi sur les "agents de l’étranger" et avoir fait l’apologie du terrorisme et de l’extrémisme. L'organisme luttait contre des violations présumées dans la Russie contemporaine, visant les opposants au pouvoir, les migrants et les minorités sexuelles. L'organisme fortement financé de l'étranger, est perçu par les autorités russes comme étant un agent déstabilisateur à la solde de l'Occident. 

    Lors de sa première allocution du Nouvel An en tant que chancelier allemand, Olaf Scholz a de son côté, apporté son soutien à l’Ukraine, insistant sur l’inviolabilité des frontières européennes.

  • Biden propose une voie diplomatique à Poutine

    Joe biden et vladimir poutine s entretiendront au telephone jeudiVoie diplomatique

    Avant les pourparlers sur la sécurité en Europe qui débuteront le 10 janvier, le président américain proposera à son homologue russe, lors d'un appel téléphonique ce jeudi 30 décembre, une voie diplomatique pour sortir de la crise ukrainienne. C'est d'ailleurs exactement ce que demande le président russe : une voie diplomatique. Mais les États-Unis demeurent profondément inquiets à propos de la présence de troupes russes à la frontière ukrainienne, de sorte que M. Biden se dit aussi préparé à répondre en cas d'invasion. Washington aimerait voir les troupes russes retourner à leurs zones d'entraînement habituelles. Mais, c'est la présence de ces troupes qui en quelque sorte fait que les négociations auront lieu. Moscou voudrait que l'Ukraine ne fasse pas parti de l'OTAN et que l'Occident et l'Ukraine acceptent la réalité que la Crimée fait maintenant partie intégrante de la Russie et que le Donbass est indépendant de l'Ukraine. Ce que rejettent totalement les Occidentaux et Kiev. 

    Position occidentale

    Le secrétaire d'État Blinken s'est entretenu avec le président ukrainien Zelensky et ses homologues français, allemand et britannique. Il a réaffirmé à Zelensky le soutien sans faille des États-Unis à l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine face au renforcement militaire de la Russie : Point de discorde majeure avec le Kremlin. Zelensky quant à lui, a réaffirmé avoir reçu l'assurance d'un plein soutien américain pour contrer une attaque militaire russe.

    Les ministres des Affaires étrangères français, allemand, britannique et américain ont convenu d'une coordination continue entr'eux, afin de dissuader une quelconque attaque militaire russe contre l'Ukraine. Ils ont réaffirmé le consensus en vue d'imposer des conséquences massives et des coûts exorbitants à la Russie, le cas échéant. Le président américain a menacé son homologue de sanctions comme il n'en a jamais vu en cas d'attaque contre l'Ukraine. 

    Position russe

    Moscou, qui affirme n'agir qu'en réaction à une hostilité occidentale, a récemment présenté deux projets de traités visant à empêcher tout élargissement de l'Otan, notamment à l'Ukraine, et à mettre fin aux activités militaires occidentales à proximité des frontières russes.

    Le président russe n'a pas décidé d'une invasion; mais parle plutôt de mesures militaro-techniques de rétorsion appropriées si l'approche agressive de l'Occident se poursuit. Le vice-ministre russe des affaires étrangères prévient que les tensions peuvent conduire à une situation similaire à la crise des missiles de Cuba en 1962, lorsque les États-Unis et l'Union soviétique ont frôlé le conflit nucléaire. Moscou accuse l'Ukraine de masser la moitié de son armée, soit 125 000 hommes dans l'est du pays, attaquant sporadiquement le Donbass soutenu par la Russie, où plus de 14 000 personnes ont été tués depuis 2014. La Russie accuse l'OTAN de fournir l'Ukraine en armes.

    En fait, les troupes russes attaqueront les forces armées ukrainiennes, si et seulement si, ces dernières attaquent le Donbass. En d'autres termes, la Russie a averti l'Ukraine que l'abandon des "Accords de Minsk" et une attaque militaire contre le Donbass conduiraient à des conséquences très graves pour l'Ukraine. Donc, l'armée russe n'envahira pas l'Ukraine, mais défendra le Donbass en cas d'attaque majeure de la part de l'armée ukrainienne. Le but est de faire avancée la diplomatie en favorisant les Accords de Minsk, qui mèneront à une élection libre et vérifiée par l'extérieur dans le Donbass. Élection qui serait gagnée par les pro-Russes, nettement majoritaires dans cette région.

    Situation militaire 

    Un avion militaire américain effectuant des reconnaissances, est entré dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires du Donetsk et du Lougansk dans le Donbass, s'approchant d'eux à une distance de 40 kilomètres. Un autre avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes de Crimée. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion militaire américain semble avoir été perturbée. Pour rassurer les Européens, le porte-avions Harry S. Truman, et cinq autres navires de guerre américains opèrent désormais dans la mer Méditerrannée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. L'OTAN et les États-Unis pratiqueraient des exercices de frappes contre les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne, de sorte que la Russie renforcerait sa défense aérienne à plusieurs niveaux et un autre grand train russe rempli de matériel militaire blindé serait arrivé la nuit dernière près de la frontière ukrainienne.

    Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle et de haute intensité avec la Russie. Par exemple dans la stratégie militaire de l’OTAN de 2019, la Fédération de Russie est clairement identifiée sans équivoque, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'alliance. Les provocations délibérées de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. La tentative du 23 juin 2021 du destroyer britannique HMS Defender de pénétrer dans les eaux territoriales russes, au large de la Crimée, en est un exemple. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135 est significatif. Toujours selon le ministère russe de la défense, dans la région de la mer Noire par rapport à 2020, l’intensité de l’utilisation des avions de reconnaissance a augmenté de 60 % et le nombre de vols est passé de 436 à 710.

    La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense.   

    Solutions

    Signe que les discussions du 10 janvier seront âpres, les États-Unis ont déjà prévenu que certaines requêtes russes étaient inacceptables et la Russie a d'ores et déjà exclu toute concession. Ce qui n’empêche pas M. Poutine de croire qu’un dialogue efficace avec les États-Unis est toujours possible.

    Une des solutions serait que les forces ukrainiennes ne soient présentes dans l'est du pays que de façon défensive. L'Ukraine, tout comme l'Occident continueraient de réclamer verbalement le Donbass et la Crimée pour ne pas perdre la face, mais sans faire d'efforts réels pour les récupérer. Car de toute évidence, ils ne les récupéreront jamais. On applique les Accords de Minsk. La Russie accepterait que l'Ukraine n'est plus sous son influence directe. L'occident continuerait à soutenir l'Ukraine de façon pacifique et économique. L'armée russe commencerait alors à se retirer graduellement de la frontière ukrainienne et l'OTAN ne serait pas obligé de s'installer en Ukraine. On appliquerait à l'Ukraine la même politique dont bénéficie la Finlande et la Suède, pays limitrophes de la Russie tout comme l'Ukraine, qui ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent devenir membre de l'Alliance rapidement en cas d'urgence. 

     

  • 10 janvier : Négociations entre Russes et Américains

    72d36650 df40 11eb 9f2a 1756400913b8 originalRencontre russo-américaine

    Une rencontre aura lieu le 10 janvier entre les États-Unis et la Russie, une autre entre Moscou et l'OTAN le 12, puis des discussions plus larges le 13, entre représentants russes, américains et de plusieurs pays européens; le tout sur fond de tensions croissantes entre la Maison blanche et le Kremlin à propos de la situation militaire à la frontière ukrainienne. La Russie mettra ses inquiétudes sur la table, les États-Unis aussi. Aucune décision sur l'Ukraine ne sera prise sans prévenir à l'avance Kiev. Moscou exclut à l'avance toute concession sur ses exigences visant à limiter l'influence occidentale à ses frontières. Washington exclut également toute concession par rapport à l'Ukraine, mais les deux acceptent quand même de se parler. Ce qui est bon signe.   

    Moscou, dont le déploiement massif de son armée à la frontière ukrainienne, alimente les tensions avec les puissances occidentales, nie vouloir envahir l'Ukraine comme le précise l'Occident. Un consensus règne du côté occidental sur la mise en place de sanctions économiques supplémentaires contre la Russie, si celle-ci décidait d'envahir l'Ukraine. La Russie demande des garanties sécuritaires à l'Occident – dont l'engagement de l'OTAN de ne pas s'élargir vers l'Est, ni de déployer des systèmes d'armement offensif dans la région et le respect des Accords de Minsk par l'Ukraine.

    Réelle menace russe

    En fait, les troupes russes attaqueront les forces armées ukrainiennes, si et seulement si, ces dernières attaquent le Donbass. En d'autres termes, la Russie a averti l'Ukraine que l'abandon des "Accords de Minsk" et une attaque militaire contre le Donbass conduiraient à des conséquences très graves pour l'Ukraine. Donc, l'armée russe n'envahira pas l'Ukraine, mais défendra le Donbass en cas d'attaque de l'armée ukrainienne. Le but est de faire avancée la diplomatie en favorisant les Accords de Minsk, qui mèneront à une élection libre et vérifiée par l'extérieur dans le Donbass. Élection qui serait gagnée par les pro-Russes, majoritaires dans le Donbass.  

    Si les Américains répondent négativement 

    Zircon sna 20211004En cas de réponse négative de la part des Occidentaux, des missiles russes hypersoniques Zircon, considérés comme les armes du futur, pourraient être déployés en mer Noire et en Méditerranée dans les sous-marins russes, reconnus par l'OTAN comme étant les deux meilleures armes de l'armée russe; ce qui mettrait la plupart des pays de l'OTAN à 10 minutes et moins des armes nucléaires russes. Et si les missiles Zircon sont déployés sur la base militaire russe de Tartous en Syrie, des dizaines de bases militaires américaines seraient à leur portée. Les États-Unis quant à eux, ont annoncé avoir testé avec succès des  prototypes de composantes de missiles hypersoniques, qui serviront à développer ce nouveau type d’armement pour lequel la Chine et la Russie ont pris une longueur d’avance. Il est vrai que la Russie est la seule puissance à avoir démontré qu’elle pouvait déployer de manière opérationnelle ce genre d'arme. Les pays occidentaux, y compris le Canada, devraient aussi se préparer à la possibilité d'une augmentation des cyberattaques, devenues un élément de fond constant de la guerre moderne.

    Situation militaire par rapport à l'Ukraine

    Un avion militaire américain effectuant des reconnaissances, est entré dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires du Donetsk et du Lougansk dans le Donbass, s'approchant d'eux à une distance de 40 kilomètres. L'OTAN et les États-Unis pratiqueraient des exercices de frappes contre les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne, de sorte que la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux. Pour rassurer les Européens, un porte-avions américain est maintenu en Méditerranée, plutôt que d'entamer une mission dans le Golfe persique.  

  • Les débris en orbite autour de la Terre

    257fbc10395f860f723350b099e15de62e67b270Beijing s'est plaint au Bureau des affaires spatiales de l'ONU, que la station spatiale chinoise Tiangong a dû à deux reprises, en juillet et octobre, procéder à des manœuvres d'évitement avec des engins spatiaux de SpaceX, qui a lancé une constellation de plus de 1500 satellites (Starlink), destinés à apporter une connexion à internet aux quatre coins du globe. Le milliardaire Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, propriétaire de Space X, élu personnalité de l'année par le magazine américain Time, est dorénavant pris à partie sur les réseaux sociaux chinois. En même temps, le commissaire européen à l'espace, annonce un projet de constellation européenne (ensemble de satellites) pour l'internet basé dans l'espace.

    Plusieurs milliers de satellites en service orbitent autour de la Terre. 700 000 objets de plus d’un centimètre orbitent autour de notre planète. L'orbite basse est truffée de milliers d’épaves d’engins spatiaux et de déchets. Un simple boulon en perdition peut entrer en collision avec un engin spatial, une avarie. Cette ceinture de débris se compose aussi d'éclats de missiles résultant de tirs d’essai d’armes antisatellites, comme ceux effectués par les États-Unis en 1985 et 2008, par la Chine en 2007, l’Inde en 2019 et aussi la Russie en 2021. D'ailleurs, les États-Unis se sont plaints au sujet de l'essai russe de 2021, qui a mis en état d'alerte la station spatiale internationale, même si rien n'est arrivé.    

    D’ici quatre ans, les agences spatiales chinoise, européenne, russe et américaine mettront pied et drapeau sur la surface lunaire, tout comme des sociétés privées, telles que Moon Express ou Blue Origin de Jeff Bezos. En fait la Lune n’est qu’une tête de pont, pour rejoindre Mars et plusieurs astéroïdes. D’ici quelques dizaines d’années, les humains seront solidement implantés sur la Lune, y mèneront des études scientifiques, y établiront des avant-postes et des colonies, y extrairont des ressources naturelles et proposeront du tourisme spatial. La planète Mars suivra, de même que d’autres missions vers des astéroïdes, surtout si certains contiennent des métaux de type platine.

    Des chercheurs du MIT, des universités de l’Arizona et de Floride, associés aux missions d’exploration des astéroïdes proches de la Terre, mais aussi de Pluton et des planètes extrasolaires, sont en contact avec des compagnies minières spécialisées dans les astéroïdes, comme Planetary Resources, Deep Space Industries et Trans Astra Corporation, toutes américaines. On y voit des relents d’impérialisme dans le fait d’autoriser les nations et les entreprises les plus puissantes à revendiquer la propriété, les territoires et les ressources de l’espace. Quand des acteurs de l’industrie spatiale, qu’il s’agisse d’Elon Musk ou de sénateurs, prônent l’exploitation commerciale de l’espace; on n'est en droit d'exiger d'eux que le tout se fasse pour le bien-être de l'ensemble des Terriens. 

    Depuis que des milliardaires et des compagnies privées lancent des satellites dans l'espace, ceux-ci ont maintenant la possibilité de lancer une bombe n'importe où sur la planète et peut-être même une bombe nucléaire, si ces derniers finissent par y avoir accès. Elon Musk, le DG de SpaceX et de Tesla, veut éventuellement larguer des bombes nucléaires sur Mars pour en faire une planète habitable pour les humains — comme en témoigne un de ses tweets du 16 août 2019. Elon Musk pense qu'en frappant Mars avec des armes nucléaires, les calottes glaciaires polaires de la planète pourraient fondre et libérer de grandes quantités de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, ce qui créerait essentiellement un effet de serre qui augmenterait la température et la pression atmosphérique de la planète — comme une version accélérée du réchauffement climatique.

    Des groupes comme l’Alliance Just Space et le Centre de recherche Space Enabled militent pour un avenir plus éthique dans l’espace et défendent la durabilité sociale et environnementale de l’espace. Ils demandent aux agences spatiales de revoir leurs priorités et au secteur privé de tempérer leurs ardeurs

    Traité de l'espace 

    Le Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique de l'ONU définit dès 1959, les grands principes du droit spatial international. En 1967, le traité de l'espace qui prévoit la non militarisation de la Lune et des corps célestes, ainsi que l'interdiction de la mise sur orbite d'armes nucléaires, est signé par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS, de même que par la France en 1970.

    Le traité prévoit une liberté d'accès des États à l'espace, sans que l'un d'eux puisse se l'approprier. Il interdit la mise en place d'armes nucléaires ou de toute autre forme d'arme de destruction massive sur l'orbite terrestre, leur installation sur la Lune ou tout autre corps céleste et leur stockage dans l'espace. Ce traité limite exclusivement l'utilisation de la Lune et tout autre corps céleste à des fins non guerrières. Les gouvernements terriens ne peuvent s'arroger un astéroïde, la Lune ou une planète. La même loi s'applique aux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux. L'État est également responsable des dommages causés par le lancement d'un objet dans l'espace. Les États s'obligent également à prêter assistance aux astronautes, quelle que soit leur nationalité. Un accord sur la Lune a aussi été signé en 1979, constituant la continuation du Traité de l'espace. Le statut de la Lune revient à un concept légal, qui signifie que personne ne la détient. 

    En novembre 2015, une loi américaine baptisée Space Act interprète le traité de l'espace en autorisant les entreprises des États-Unis à s'emparer des ressources extraites dans l'espace, sans pour autant privatiser l'espace en soit. 

    En 2020, les États-Unis annoncent la signature par sept pays des Accords d'Artémis, les accords ont été signés par les agences spatiales de l'Australie, du Canada, de l'Italie, du Japon, du Luxembourg, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et des États-Unis. On prévoit que d'autres pays s'y joindront. D'autres non signataires se sont engagés à respecter les accords, qui sont semblables au Traité de l'espace.

    Chinois et Russes proposent depuis plusieurs années à l'ONU, un projet de traité pour prévenir la course aux armements dans l’espace. Les États-Unis et la France s'y opposent. Washington dénonce une mauvaise foi de la part de Pékin et Moscou, qui disent vouloir désarmer et interdire le placement d’armes en orbite, tout en en développant. Ayant comme argument : vu que les États-Unis en développent, il faut que l’on se défende.

    Il sera intéressant de suivre le développement de l'espace pendant les années à venir... 

     

  • Ukraine : Négociations russo-américaines

    Telechargement 2L'Ukraine

    L'Ukraine ayant des frontières communes avec la Russie et l'Union Européenne, entretient en tant qu'ancienne république soviétique fondée par Lénine en 1919, des liens sociaux et culturels profonds avec la Russie. Auparavant, elle faisait partie intégrante de ce pays. D'ailleurs, la langue russe y est largement parlée. En 1991, elle devient le pays que l'on connaît aujourd'hui. Lors des élections démocratiques d'avant 2014, la population était 50% en faveur de la Russie et 50% en faveur de l'Occident. Quelques pourcentages faisaient la différence entre un gouvernement pro-russe ou pro-occidental. Comme le démontre la carte ci-contre, lors des résultats des élections de 2010 mettant au pouvoir le candidat pro-russe, plus on est prêt de la Russie, plus on est pro-russe (bleu). Plus on est à l'ouest, plus on est pro Union européenne (rouge). Le coup d'état de 2014 soutenu par la violence et l'Occident, a brisé l'alternance. Ce qui a incité la Russie à résister davantage à l'évolution de l'Ukraine vers les institutions européennes.

    11L'Ukraine est un pays multilingue, dont l'ukrainien est la langue officielle en bleu sur cette carte et le russe la 2e langue la plus parlée, en rouge. 

    Aujourd’hui, 68% des Ukrainiens considèrent l’ukrainien comme sa langue maternelle. Plus de 80% font leurs études en ukrainien, mais seuls 50% le parlent à la maison et seulement 39% l’utilisent au travail.

    Le russe est la langue qui, pour beaucoup d’Ukrainiens, a encore un statut plus élevé que l’ukrainien. Très peu de gens croient que sa langue est seulement l’ukrainien ou seulement le russe: la plupart parlent suffisamment couramment les deux langues. On remarque qu'en Crimée (la pointe rouge), la langue russe est nettement majoritaire, de même qu'au Donbass vers l'Est, où la langue russe est majoritaire, mais un peu moins qu'en Crimée. 

    Après le coup d'état de 2014, la Crimée, par référendum s'est jointe à la Russie (97% pour). Les souverainistes pro-Russe soutenus par la Russie ont déclaré l'indépendance du Donbass. L'Ukraine essaye depuis ce temps de récupérer militairement ce territoire mais n'y réussit pas, bien qu'un accord de cessez-le-feu conclu en 2020 souvent rompu, soit officiellement en vigueur. La Russie quant à elle, soutient les indépendantistes. 500 000 citoyens vivant dans le Donbass ont maintenant des passeports russes. 

    Ligne rouge russe

    122483635 carterussie png 2Aujourd'hui, Moscou exige des garanties que l'Ukraine ne rejoindra jamais l'OTAN. Le président russe n'a pas décidé d'une invasion; mais parle plutôt de mesures militaro-techniques de rétorsion appropriées si l'approche agressive de l'Occident se poursuit. Le vice-ministre russe des affaires étrangères prévient que les tensions peuvent conduire à une situation similaire à la crise des missiles de Cuba en 1962, lorsque les États-Unis et l'Union soviétique ont frôlé le conflit nucléaire. 

    Moscou accuse l'Ukraine de masser la moitié de son armée, soit 125 000 hommes dans l'est du pays, attaquant sporadiquement le Donbass soutenu par la Russie, où plus de 14 000 personnes ont été tués depuis 2014. La Russie accuse l'OTAN de fournir l'Ukraine en armes. 

    Le président Poutine avertit l'Occident de ne pas franchir les lignes rouges de la Russie en Ukraine. L'une d'elles est l'arrêt de l'expansion de l'OTAN vers l'est, ce qui inclut l'Ukraine et la Géorgie. La Russie souhaite également que l'OTAN abandonne ses activités militaires en Europe de l'Est, ce qui implique de retirer ses unités de combat de Pologne, des républiques baltes d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie et de ne pas déployer de missiles dans des pays comme la Pologne et la Roumanie. Elle souhaite donc en quelque sorte que l'OTAN revienne à ses frontières d'avant 1997.

    Le Kremlin, sentant l'OTAN trop près de ses frontières, a présenté deux traités, l’un aux États-Unis et l’autre à l’OTAN. Ces propositions prévoient d'interdire aux États-Unis d'établir des bases militaires dans tous les pays de l'ex-URSS non membres de l'OTAN, d'y utiliser les infrastructures pour toute activité militaire et même de développer une coopération militaire bilatérale avec ces états. Tous les membres de l'Alliance atlantique s'engageraient à ne jamais élargir l'OTAN et à ne mener aucune activité militaire sur le territoire de l'Ukraine et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, du Caucase du Sud et d'Asie centrale, ne faisant pas partis de l'OTAN. Moscou souhaite obtenir des garanties juridiques. Ces traités, s'inspirent un peu de la situation déjà existante en Finlande et en Suède, pays limitrophes de la Russie qui ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent en devenir membre rapidement en cas d'urgence. 

    Le soutien militaire américain à Kiev se déroule à la porte de la Russie. Moscou est déjà préoccupée par le déploiement de drones turcs contre les forces soutenues par la Russie dans l'est de l'Ukraine et par les exercices militaires de l'OTAN en mer Noire.

    La Russie est également frustrée par le fait que l'accord de paix de Minsk de 2015 visant à mettre fin au conflit dans l'est de l'Ukraine est loin d'être respecté. Il n'y a toujours pas d'arrangements pour des élections contrôlées de manière indépendante dans les régions souverainistes. Élections qui règleraient définitivement le conflit militaire. 

    Ligne rouge ukrainienne et américaine

    Les services de renseignements occidentaux ainsi que ceux de l'Ukraine pensent qu'une incursion ou une invasion russe en Ukraine, pourrait avoir lieu au début 2022. Le directeur de la CIA estime que le président Poutine met l'armée russe et les services de sécurité russes dans une position, où ils pourraient agir de manière radicale. 

    Le Royaume-Uni aide l'Ukraine à construire deux bases navales, à Ochakiv sur la mer Noire et à Berdyansk sur la mer d'Azov. Des missiles antichars américains Javelin ont également été envoyés en Ukraine et deux patrouilleurs des garde-côtes américains ont été donnés à la marine ukrainienne.

    Alors que la Russie affirme catégoriquement qu'elle ne permettra pas à l'Ukraine de rejoindre l'OTAN, le président ukrainien attend de l'alliance un calendrier précis. Les États-Unis indiquent clairement qu'ils sont déterminés à aider l'Ukraine à défendre son territoire souverain. Le président Biden parle d'imposer des mesures comme il n'en a jamais vu, si l'Ukraine était attaquée. Mais il souligne également que le déploiement unilatéral de troupes américaines n'est pas à l'ordre du jour. De sorte que l'Ukraine affirme qu'elle est prête à se défendre seule. 

    Les États-Unis refusent de reconnaître les lignes rouges de la Russie concernant l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, mais ne veulent pas s'impliquer directement militairement. De sorte que leurs principaux outils semblent être les sanctions et le soutien à l'armée ukrainienne. La Grande-Bretagne envisage une extension du soutien de la défense ukrainienne, tout en ne participant pas directement aux combats. 

    L'Occident irait donc plutôt vers des sanctions économiques, dont le principal outil pourrait être de déconnecter le système bancaire russe du système de paiement international Swift appartenant à des Américains. Mais SWIFT résiste aux pressions politiques, sachant fort bien que si elle se plie aux exigences américaines, les banques visées par le blocus chercheront une autre solution et qu'elle les perdra définitivement en tant que clients. D'ailleurs Moscou pour contrer le coup, a déjà développé son propre système le SPFS. Des centaines d’établissements financiers russes ainsi que les géants étatiques sont déjà connectés à ce nouveau système qui est opérationnel. Une autre sanction serait d'empêcher l'ouverture du gazoduc russe Nord Stream 2 en Allemagne, prévue pour début 2022, reportée maintenant au milieu 2022. Moscou affirme que l'Ukraine, l'Allemagne et l'Union européenne mordent la main qui les nourrit, puisque l'augmentation du volume de gaz en Europe ferait baisser son prix. Il pourrait y avoir aussi des mesures visant le fonds souverain russe RDIF ou des restrictions sur les banques qui convertissent des roubles en devises étrangères. Mais, on sait fort bien que généralement les sanctions économiques ne sont pas efficaces. 

    Négociation entre Russes et Américains

    De toute façon, des négociations entre Américains et Russes auront lieu à Genève en janvier 2022. En fait, ce que veut la Russie est le règlement définitif du problème ukrainien, qui selon elle ne peut être réglé que par le respect par Kiev de la souveraineté du Donbass et du rattachement de la Crimée à la Russie. Pendant que Kiev et les Occidentaux pensent que la façon de régler est le retour du Donbass et de la Crimée à l'Ukraine. 

    Si l'on en juge le verbal des États-Unis et de la Grande-Bretagne, l'OTAN et les États-Unis ne répondront pas militairement à l'armée russe. Ils répondront plutôt par des mesures économiques; on peut facilement en conclure que l'armée russe vient en fait de recevoir le OK des Occidentaux pour intervenir éventuellement militairement au Donbass, si le problème n'est pas réglé diplomatiquement par les négociations russo-américaines de janvier. Certes l'Occident chialera alors fortement, mais sans aucune conséquence militaire, puisque personne ne veut entrer en guerre contre la Russie possédant la 2e armée au monde. 

    Pour ce qui est de l'OTAN, elle ne s'installera sûrement pas en Ukraine, ni  en Géorgie. Du moins, elle attendra quelques années. Elle réduira probablement ses installations en Pologne et autres, sans toutefois les enlever complètement. Tout ça dépendra si les États-Unis sont prêts à aller vers une course aux armements contre les Russes, pensant que ces derniers en sortiraient trop appauvris.  

    Notons que la grande erreur des Occidentaux, a toujours été de considérer la Russie comme étant de mauvaise foi. Ils ne l'écoutent pas, la considèrent arriérée et sont convaincus que son armée est désuète. C'est du moins ce que véhicule la grande majorité des médias occidentaux. Mais lorsque les responsables occidentaux négocient en privé avec les Russes, ils deviennent alors très pragmatiques.         

    Sources: 

    BBC News : Géostratégie : la Russie se prépare-t-elle à envahir l'Ukraine ? Par Paul Kirby

    Ukraine Crisis Media Centre : Ukrainien VS Russe: laquelle des deux langues a besoin de protection?, 17/03/18

     

     

  • Les Américains et les Russes négocieront en janvier

    Images 3Les Occidentaux accusent Moscou de velléités agressives contre l'Ukraine : l’armée russe a massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, probablement pour défendre le Donbass que l'Ukraine réclame avec force et sur lequel l'armée ukrainienne fait pression. La Russie affirme vouloir assurer sa sécurité face aux provocations de Kiev et des Occidentaux.

    Le Kremlin, sentant l'OTAN trop près de ses frontières, a présenté la semaine dernière deux traités, l’un aux États-Unis et l’autre à l’OTAN. Ces propositions prévoient d'interdire aux États-Unis d'établir des bases militaires dans tous les pays de l'ex-URSS non membres de l'OTAN, d'y utiliser les infrastructures pour toute activité militaire et même de développer une coopération militaire bilatérale avec ces états. Tous les membres de l'Alliance atlantique s'engageraient à ne jamais élargir l'OTAN et à ne mener aucune activité militaire sur le territoire de l'Ukraine et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, du Caucase du Sud et d'Asie centrale, ne faisant pas parti de l'OTAN. Moscou souhaite obtenir des garanties juridiques, qui excluraient ces pays d'une telle possibilité. Ces traités, s'inspirent un peu de la situation déjà existante en Finlande et en Suède, pays limitrophes de la Russie qui ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent en devenir membre rapidement en cas d'urgence. 

    Le président russe lors de sa conférence de presse annuelle, a confirmé l’ouverture de négociations avec les États-Unis, le mois prochain à Genève. Il estime que la réaction américaine aux propositions de Moscou, est positive. Il a quand même évoqué une réponse militaire et technique, si ses rivaux occidentaux ne mettaient pas fin à leur politique menaçante. Selon les archives déclassifiées, les Occidentaux se sont engagés oralement en 1990, à ne pas élargir l’Alliance atlantique vers l’Est ; puis, en 1994, ils ont forcé Boris Eltsine, premier président de la Russie, à l’accepter. 

    L’exécutif américain est prêt à négocier de manière bilatérale autant que multilatérale, et ce à travers de multiples canaux. « Il y a certains points que la Russie a soulevé et que nous pensons pouvoir discuter, et d’autres dont les Russes savent que nous ne les accepterons jamais », a précisé le secrétaire d’État Antony Blinken. « Tout dialogue doit être basé sur un principe de réciprocité, c’est-à-dire que nos préoccupations devront aussi être mises sur la table », a ajouté le haut-responsable. Ce dernier et le secrétaire général de l’OTAN ont assuré que l’Alliance militaire restait prête à mener un dialogue constructif avec la Russie. « Nous continuons à suivre de près les mouvements alarmants des troupes russes et les déploiements à la frontière avec l’Ukraine », indique-t-il. Il a assuré que les États-Unis et leurs alliés se préparaient à prendre des sanctions massives, si jamais la Russie attaquait l’Ukraine.

    Londres dénonce la rhétorique, mais salue le dialogue

    À Londres, la ministre britannique des Affaires étrangères a condamné la rhétorique agressive et incendiaire du Kremlin à l’encontre de l’Ukraine et de l’OTAN, tout en saluant la volonté de Moscou de s’engager dans des discussions. « Toute incursion russe serait une erreur stratégique majeure et sera combattue avec force », notamment via des « sanctions coordonnées avec nos alliés afin d’imposer un coût sévère aux intérêts et à l’économie de la Russie », a-t-elle ajouté. Soulignant la nature défensive de l’OTAN, la cheffe de la diplomatie britannique souligne que la seule issue à la situation actuelle passe à travers le dialogue. « Je salue le fait que la Russie ait manifesté sa volonté de s’engager dans des discussions en janvier », a-t-elle ajouté. "Il est hautement improbable que Londres et ses alliés interviennent militairement en cas d'invasion russe en Ukraine", a déclaré le ministre britannique de la Défense.

    Donc, Américains et Britanniques sont en train de dire que des sanctions économiques seront misent en place contre la Russie, si elle intervient militairement en Ukraine. Ça sous-entend qu'ils n'interviendront pas militairement. Contrairement à ce que pense l'Occident, l'armée russe n'interviendra pas en Ukraine, mais il est fort possible qu'elle le fasse au Donbass, pour s'assurer que la volonté de la majorité de cette ancienne province ukrainienne de ne plus faire parti de l'Ukraine, soit respectée.