Analyse politique sur différents pays
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25 décembre 1535, à Stadaconé, Jacques Cartier célèbre Noël
- Par rousseau-philippe
- Le 25/12/2021
- Dans Québec
À la surprise générale le grand fleuve gèle, coinçant les trois navires dans une épaisse couche de glace. La neige atteint quatre pieds et plus. Le froid est là, dont les Bretons n’avaient aucune idée : "Depuis la mi-novembre jusqu’au 15e jour d’avril, nous avons été continuellement enfermés dans les glaces. En sorte que nos breuvages étaient tous gelés dans les futailles", affirme Cartier.
Une maladie inconnue (scorbut) apporte la désolation : « Au mois de décembre, nous fûmes avertis que la mortalité s’était mise au peuple de Stadaconé. Tellement que déjà en étaient morts plus de cinquante; au moyen de quoi, leur fîmes défense de venir à notre fort. Mais nonobstant les avoir chassés, commença la maladie entre nous; car les uns perdaient la soutenue et leurs jambes devenaient grosses et enflées et les nerfs tirés et noircis comme du charbon, avec ça et là des gouttes de sang comme taches de pourpre. Puis la maladie montait aux hanches, cuisses et épaules, aux bras et au cou. A tous venait la bouche si infecte et pourrie par les gencives, que toute la chair en tombait, jusqu’à la racine des dents, lesquelles tombaient presque toutes. Et la maladie se prit tellement en nos trois navires, qu’à la mi-février, de cent dix hommes que nous étions, il n’y en avait pas dix valides. 25 en moururent."
« Un jour notre capitaine, se promenant sur la glace, aperçut venir Domagaya, que le capitaine avait vu dix ou douze jours auparavant fort malade; il avait l’une des jambes par le genou aussi grosse qu’un enfant de deux ans, avec tous les nerfs tirés, les dents perdues et gâtées et les gencives pourries et infectes. Le capitaine, voyant ledit Domagaya sain, fut joyeux. Le capitaine lui demanda comment il s’était guéri de sa maladie. Domagaya répondit qu’il s’était guéri avec le jus des feuilles d’un arbre et le marc, et que c’était le seul remède pour cette maladie.
Alors à la demande du capitaine, Domagaya envoya deux femmes, qui apportèrent huit ou dix rameaux. Elles nous montrèrent qu’il fallait piler l’écorce et les feuilles du dit bois et mettre le tout à bouillir dans l’eau. Puis boire de cette eau, de deux jours l’un. Et mettre le marc sur les jambes enflées et malades. Et que ledit arbre guérissait de toutes maladies. En leur langage, ils appellent cet arbre annedda".Mon oncle, l'ethnobotaniste Jacques Rousseau rapporte en 1954, que l'annedda (arbre de vie) est en fait le cèdre blanc d'Amérique (Thuya occidentalis). Cette hypothèse se popularise et est aujourd'hui la plus généralement admise. Cet arbre est en effet riche en vitamine C, vitamine qui guérit du scorbut.
Jacques Cartier passe l'hiver à Stadacona et y fête Noël. Ce tableau montre que les Indiens enseignent aux explorateurs à faire une 'tisane d'anneda', pour combattre le scorbut.
Sources :
Voyages de découverte au Canada, entre les années 1534 et 1542 de Jacques Cartier. Une partie, probablement écrite par son navigateur.
Jacques Rousseau : L'Annedda et l'arbre de vie, revue d'histoire de l'Amérique française, 1954.
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Israël, les États-Unis versus l'Iran
- Par rousseau-philippe
- Le 23/12/2021
- Dans Iran
Le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan a rencontré le premier ministre israélien Naftali Bennett, qui s’oppose à la relance des négociations sur le nucléaire iranien et à la levée des sanctions contre ce pays. Le conseiller américain estime qu’Israël et les États-Unis doivent s’assoir ensemble pour développer une stratégie commune face à l'Iran. Par contre, l'État hébreux a déjà laissé entendre qu’il pourrait frapper la République islamique seul, sans l'aide des États-Unis. Le commandant des Forces militaires aériennes israéliennes Tomer Bar, qui entrera en fonction en avril, a déclaré qu’Israël est en capacité de réussir une attaque contre le programme nucléaire iranien. "Nous ne partons pas à zéro. Nous disposons d'avions F-35 et de milliers d’intercepteurs Dôme de fer, qui nous permettent d’être protégés à plusieurs niveaux." D'ailleurs, Israël aurait approuvé un budget de 5 milliards de shekels destiné à préparer l’armée à une éventuelle frappe contre le programme nucléaire iranien.
Un haut responsable de l'armée américaine a quant à lui déclaré, que dans le pire des scénarios possibles, en cas d’échec des négociations sur le nucléaire, des discussions seraient alors entamées entre les armées israélienne et américaine, dans le but de s’entraîner à détruire les installations nucléaires iraniennes.
Le général Rashid, commandant de l'armée iranienne, a répondu que toute attaque israélienne fera l'objet d'une réponse écrasante. Selon lui, Israël ne peut frapper les bases nucléaires ou militaires iraniennes sans l’approbation des États-Unis, mais que de toute façon, toute agression militaire fera l’objet d’une réponse puissante, qui ciblera avec précision l’infrastructure utilisée pour mener l’attaque, y compris son endroit de départ et ses endroits de ravitaillement.
D'ailleurs, un vaste exercice militaire de cinq jours a lieu présentement en Iran dans trois provinces du sud. Un test de défense au dessus d'une centrale nucléaire à Bouchehr. Un test de défense aérienne dans la région de Natanz dans le centre du pays, sans compter les exercices maritimes dans le golfe d'Ormuz et des tirs de missiles balistiques.
Pendant ce temps, Yitzhak Brik, général israélien à la retraite, réaffirme que l'armée israélienne n'est pas prête, car si elle attaquait les installations nucléaires iraniennes, non seulement l'armée iranienne répliquerait, mais aussi les groupes pro-iraniens au Liban, en Syrie, au Yémen, en Irak et dans la bande de Gaza. Tous peuvent tirer simultanément jusqu'à 3000 missiles par jour sur Israël. Il souligne que ce serait une guerre régionale sur plusieurs fronts, à laquelle Israël n'est pas bien préparé.

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La Gauche emporte l'élection présidentielle au Chili
- Par rousseau-philippe
- Le 20/12/2021
- Dans Amérique du sud
Le candidat de la gauche Gabriel Boric l'emporte. À 35 ans, il est le plus jeune président du Chili et parmi les dirigeants les plus jeunes au monde. Il l'a emporté sur son adversaire d’extrême droite, au second tour de la présidentielle; deux candidats aux projets de société diamétralement opposés. C’est un véritable triomphe pour la coalition de gauche, dont est membre le Parti communiste, dans ce duel inédit depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990. Selon les résultats officiels, M. Boric, l’emporte avec 55,87 % des voix contre 44,13 % à M. Kast, un admirateur de la dictature d’Augusto Pinochet, soutenu par l’ensemble de la droite chilienne.
À l’annonce de la victoire du candidat de la gauche, une foule en liesse explosait de joie dans les rues de Santiago et des autres villes chiliennes. Plus d’un million de voix séparent les deux prétendants. La participation dépasse les 55 %, le taux le plus élevé depuis 2012, soit depuis l'année où le vote n’est plus obligatoire.
Gabriel Boric entend promouvoir une grande réforme fiscale, dans le but de faire participer les plus riches à son programme de meilleur accès à la santé, à l’éducation et à la création d’un nouveau système de retraite, aujourd’hui entièrement privé. Autrement dit, il veut faire ce qui existe déjà dans la plupart des pays développés. Le Chili est le pays le plus inégalitaire de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique), 38 pays répartis sur l'ensemble de la planète, dont le Canada fait parti.
Le candidat d'extrême droite José Antonio Kast, a félicité son adversaire. De Cuba à l’Argentine, en passant par le Mexique, le Nicaragua, le Venezuela et le Pérou, les gouvernements de gauche d’Amérique latine ont exprimé leur satisfaction à la victoire de M. Boric.
L’ancien président du Brésil, Lula da Silva (Parti des travailleurs, gauche), que les sondages donnent vainqueur à la prochaine présidentielle de 2022, s’est dit : "Heureux d’une nouvelle victoire d’un candidat démocratique et progressiste dans notre Amérique latine, pour la construction d’un avenir meilleur pour tous".
1ère photo d'Ivan Alvarado, Reuters.
2e photo de Javier Torres, Agence France-Presse
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Russie et États-Unis en négociation par rapport à l'Ukraine
- Par rousseau-philippe
- Le 18/12/2021
- Dans Russie
Suite à la vidéoconférence de Vladimir Poutine et de Joe Biden, la Russie a remis aux États-Unis sa liste de propositions sur les garanties juridiques qu'elle réclame pour assurer sa sécurité. Deux documents de quatre pages chacun, dont Washington se dit prêt à discuter en consultation avec les Européens, même s'ils considèrent que certaines propositions du traité rendues publiques par la Russie, comprennent certaines clauses que les Russes savent inacceptables. Le président russe a dit espérer, lors de son échange par vidéoconférence avec le président chinois, que la réaction des Américains et de l’OTAN soit positive. Propositions russes
Les propositions prévoient d'interdire aux États-Unis d'établir des bases militaires dans tous les pays d'ex-URSS non membres de l'OTAN, d'y utiliser les infrastructures pour toute activité militaire et même de développer une coopération militaire bilatérale avec ces états. Tous les membres de l'Alliance atlantique s'engageraient à ne jamais élargir l'OTAN et à ne mener aucune activité militaire sur le territoire de l'Ukraine et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, du Caucase du Sud et d'Asie centrale, qui ne font pas parti de l'OTAN. Moscou souhaite obtenir des garanties juridiques, qui excluraient ces pays d'une telle possibilité. On sait qu'en ce moment, la Finlande et la Suède pays limitrophes de la Russie, ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent devenir membre de l'Alliance rapidement en cas d'urgence.
La porte-parole de la Maison Blanche affirme qu'il n'y aura pas de discussions sur la sécurité européenne sans consultation avec leurs alliés et partenaires européens. Les États-Unis se déclarent prêts à discuter des propositions russes, avertissant par ailleurs qu'une invasion de l'Ukraine par Moscou aurait des conséquences massives. Washington ne juge cependant pas une invasion russe imminente. L'analyse du gouvernement américain est que Vladimir Poutine n'a pas encore pris sa décision. Mon analyse : La Russie veut que l'Occident accepte que la Crimée est russe et que le Donbass a droit à son indépendance face à l'Ukraine.
Parallèlement, l’Union Européenne (UE) cherche à relancer les négociations avec Moscou pour apaiser les tensions avec l’Ukraine, même si le président Poutine ne veut traiter qu’avec Washington pour les questions de sécurité dans cette région. L’OTAN et l’UE rejettent le veto de la Russie sur la possible adhésion de l’Ukraine à l’Alliance, et appellent Moscou et Kiev à renouer le dialogue.
"Il est essentiel que les garanties de sécurité pour la Russie soient couchées sur le papier et aient force de droit", souligne le vice-ministre russe des Affaires étrangères. Le numéro deux de la diplomatie russe propose l'ouverture de négociations le plus tôt possible et souhaite qu'elles aient lieu à Genève. Un haut responsable américain a répondu que les États-Unis présenteraient la semaine prochaine une proposition sur le format de discussions, après avoir consulté leurs alliés européens. Le porte-parole de la Maison-Blanche a toutefois affirmé qu'il n'y aura pas de compromis sur le fait que tous les pays ont le droit de décider de leur propre avenir et de leur politique étrangère sans être soumis à une influence extérieure.
Pour les Russes, un élargissement de l'OTAN à d'ex-pays soviétiques est une ligne rouge à ne pas franchir. Pendant que les Occidentaux refusent de fermer la porte de l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie, tout en gelant leur processus d'adhésion, à cause de l'opposition militaire russe.
Parallèlement, le président russe s’est entretenu par vidéoconférence avec son homologue finlandais. Les deux hommes se sont entendus pour poursuivre leur coopération sur les affaires régionales, notamment dans le domaine commercial et économique en Arctique. Juste avant, le président finlandais avait discuté de la situation ukrainienne avec le président américain.
Finlande
La Finlande souligne l’importance pour elle, d’entamer des discussions avec les États-Unis et l’OTAN, vu le changement de ton de Moscou. Cela exerce une pression sur la politique étrangère et la sécurité de ce pays. Rappelons que la Finlande ne fait pas partie de l’OTAN, alliance militaire de 30 pays, mais elle peut en devenir membre rapidement en cas d'urgence. Un récent rapport de défense du gouvernement finnois stipule que le maintien de la marge de manœuvre nationale et la liberté de choix font également partie intégrante de la politique étrangère, de sécurité et de défense de la Finlande. On voit quand même que la situation finlandaise peut servir de base à une nouvelle entente entre la Russie et l'OTAN.
Conséquences
"Il est hautement improbable que Londres et ses alliés interviennent militairement en cas d'invasion russe en Ukraine", a déclaré le ministre britannique de la Défense. L'Ukraine «n'est pas un membre de l'OTAN, donc il est hautement improbable que quiconque envoie des troupes en Ukraine face à la Russie». "Et soyons franc, personne n’ira se battre dans les tranchées aux côtés des Ukrainiens, personne n’acceptera que l'Ukraine provoque une guerre mondiale", dit Alexandre Golts, analyste russe des questions militaires, géopolitiques et géostratégiques.
Si les États-Unis refusaient les propositions russes, la Russie pourrait envisagé le déploiement de missiles à moyenne portée dans l’enclave de Kaliningrad, si ce n'est déjà fait ou alors en installer proche des États-Unis. Les missiles russes Iskander constituent en soit une force de persuasion. Ils existent en sept versions différentes. La Russie semble fortifier sa capacité militaire à long terme en augmentant sa puissance aérienne, anti-aérienne et en plaçant de nouveaux missiles en Europe orientale et à Kaliningrad.
La puissance militaire, c'est ce qui permet à la Russie de négocier avec les Américains. Tout comme la puissance militaire américaine permet aux États-Unis de négocier avec la Russie, l'Iran et la Chine en même temps.
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Round final des négociations sur le nucléaire iranien
- Par rousseau-philippe
- Le 18/12/2021
- Dans International
Nous vivons en ce moment, l'épilogue du round final de l'ultime dernière chance. Le but des négociations étant de revenir à l'accord de 2015, soit la levée des sanctions américaines en échange du gel du programme nucléaire iranien. Une avancée concrète a été enregistrée ces derniers jours. Téhéran et l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) sont parvenus à un accord sur la reprise de la surveillance - par caméras - de l'un des sites du programme nucléaire iranien. L'AIEA exprime toutefois des doutes, car certaines données enregistrées ont disparu. Selon l'Iran, c'est la conséquence du sabotage d'Israël contre le complexe de Tesa fabriquant des centrifugeuses, où 4 caméras ont été endommagés le 23 juin. De toute façon, les informations enregistrées par les caméras de l'AIEA resteront en possession de l'Iran, jusqu'à la conclusion d’un nouvel accord. "Surveiller le programme nucléaire est pourtant essentiel pour revenir à un accord", affirme le directeur de l'AIEA. Le quotidien iranien Keyhan pour sa part, critique ouvertement ce remplacement de caméras. La production de centrifugeuses a repris depuis fin août et s'est accélérée au point de pouvoir équiper aujourd'hui 170 turbines.
Le négociateur en chef iranien fait état de progrès notables cette semaine : "Nous nous sommes enfin mis d'accord sur la base de départ pour les discussions." Il salue l’élaboration du nouveau cadre de négociations, intégrant les points de vue de la République islamique, sur la levée totale des sanctions américaines et l'arrêt du programme nucléaire iranien. L'E3 (France, Royaume Uni et Allemagne) confirme que les propositions iraniennes ont été intégrées au cadre de discussion, tout comme les propositions américaines. Cependant des tensions sont apparues ; l'Iran et les trois pays européens, s'accusant mutuellement de tenter de faire dérailler les discussions. L'Iran accuse l'E3 de jouer un rôle négatif et destructeur, en essayant de pousser l'Iran à plus de concessions. Tandis que l'E3 trouve les exigences iraniennes trop radicales.
Les principales pierres d'achoppement sont la volonté du gouvernement iranien d'être autorisé à utiliser des centrifugeuses plus sophistiquées qu'en 2015, permettant d'accélérer sa production de matériau fissile, et à obtenir un engagement irréversible des Etats-Unis de ne plus se retirer du traité. Washington, comme Paris, Londres et Berlin, veulent des garanties plus solides que Téhéran ne trichera pas, ainsi que des discussions sur les missiles balistiques et les ingérences régionales de la République islamique. Ce que Téhéran refuse. L'Iran affirme que l'administration Biden doit d'abord lever toutes les sanctions imposées par la précédente administration américaine, avant que l'Iran cesse sa production de fabrication de bombe nucléaire; alors que les États-Unis offrent la levée partielle des sanctions, en échange l'Iran cesse sa production nucléaire militaire et après vérification, Washington lève toutes les sanctions. Puisque ce sont les Américains qui ont quitté l'accord en premier, pour les Iraniens c'est aux Américains de revenir à l'accord en premier.
Le chef de la délégation iranienne est donc retourné consulter Téhéran; pendant que les autres partenaires étaient prêts à poursuivre les discussions. L’E3 déplore cette interruption et insiste sur l’urgence de se retrouver au plus vite. On a pas fixé d'autres rendez-vous, mais on espère se retrouver avant le Nouvel An.
« Nous n’avons pas des mois devant nous, mais plutôt des semaines », affirme le coordonnateur de l’Union Européenne. L’Iran n’a pas encore pris la décision stratégique que l’accord de 2015 n’est plus dans son intérêt, mais il pense que les États-Unis ne sont pas prêts, ni en mesure de lui offrir un allégement réel et durable des sanctions; tandis que les Américains ne font carrément pas confiance aux Iraniens.
Image : Centrifugeuses iraniennes.
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Moscou remet ses exigences au sujet de Kiev à Washington
- Par rousseau-philippe
- Le 16/12/2021
- Dans Russie
La Russie a remis aux États-Unis sa liste de propositions sur les garanties juridiques que réclame la Russie pour assurer sa sécurité. Le président russe a dit espérer, lors de son échange mercredi dernier par vidéoconférence avec le président chinois, que la réaction des Américains et de l’OTAN serait positive. La Russie s’oppose à tout élargissement supplémentaire de l’Alliance à des pays qui lui sont frontaliers, comme l’Ukraine et souhaite obtenir des garanties juridiques, qui excluraient ce pays d'une telle possibilité. On sait que la Finlande et la Suède pays limitrophes à la Russie, ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent devenir membre de l'Alliance rapidement en cas d'urgence. De leur côté, Washington et l’Union européenne accusent Moscou de masser des troupes aux frontières ukrainiennes.
Les dirigeants de l’Union Européenne cherchent à relancer les négociations avec Moscou pour apaiser les tensions avec l’Ukraine, même si le président Poutine ne veut traiter qu’avec Washington pour les questions de sécurité dans cette région. L’OTAN et l’UE rejettent le veto de la Russie sur la possible adhésion de l’Ukraine à l’Alliance, et appellent Moscou et Kiev à renouer le dialogue.
Si les États-Unis refusaient les propositions russes, la Russie pourrait alors installer près des États-Unis, le même genre d'armement que l'OTAN installerait en Ukraine.
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Appel au BOYCOTTAGE des produits KELLOGG
- Par rousseau-philippe
- Le 16/12/2021
- Dans États-Unis
Le président Joe Biden critique Kellogg (1,76 milliards $ de profit en 2020), pour essayer de congédier les syndiqués en les remplaçant par de nouveaux travailleurs (scabs). Chose impossible au Québec depuis la loi sur la protection du droit d'organisation adopté en 1977 par le Parti Québécois. Au Québec, les dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail empêchent un employeur en grève ou en lock-out de faire appel à des briseurs de grève.
Le site Web d'emploi de Kellogg inondé par de fausses candidatures, a planté! Le président américain pourrait émettre un décret pour faire promulguer la loi PRO, qui contient une clause qui interdit la tactique de Kellogg; mais jusqu'à présent, il refuse de le faire.
En grève depuis le 5 octobre, 1 400 travailleurs de Kellogg ont massivement rejeté le 15 décembre l'offre salariale de 3% de leur employeur. L'inflation aux États-Unis étant de 7 %, l’augmentation de 3 % équivaut en fait à une baisse de salaire. La grève du Syndicat des boulangeries, confiseries, tabacs et minoteries affecte les usines Kellogg du Michigan, du Nebraska, de la Pennsylvanie et du Tennessee.
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Le 15 décembre 1890 - Sitting Bull meurt
- Par rousseau-philippe
- Le 15/12/2021
- Dans États-Unis
Le 15 décembre 1890 - Le chef et médecin Sitting Bull (Tȟatȟáŋka Íyotake, Bison Assis) est tué par des policiers à Grand River, Dakota du Sud, après la dernière révolte des Sioux.43 policiers indiens, agissant sous les ordres du gouvernement américain, encerclent sa maison. L'un d'eux entre et le réveille, lui ordonnant de le suivre. Sitting Bull accepte mais s'habille auparavant, s'arme d'un revolver qu'il cache dans ses vêtements.
La police indienne avait l'intention d'agir vite pour ne pas provoquer d'émeute. C'est alors que le fils de Sitting Bull, Crow Foot, l'encourage à résister. D'autres membres de la réserve accourent.
Sitting Bull se débat et le policier placé derrière lui tire une balle dans la nuque. Sitting Bull fut tué par Bull Head, lui-même tué par Catch the Bear. Outre Sitting Bull et son fils, sept partisans et cinq policiers perdirent la vie ce jour-là. Seule l'arrivée de la cavalerie sauva la police indienne de l'extermination.
