Analyse politique sur différents pays
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07/01/1714 : 1er brevet d'une machine à écrire
- Par rousseau-philippe
- Le 07/01/2022
- Dans International
7 janvier 1714 : Henry Mill dépose le premier brevet pour une machine à écrire, en Grande-Bretagne.Cet ingénieur hydraulique a déposé deux brevets au cours de sa vie. Le premier concernait un système de suspensions pour véhicules, le second un système d’impression des lettres. On ne sait si sa machine à écrire a, ou non, été construite et utilisée.
Le premier brevet américain pour une machine à écrire fut accordé en 1829 à William Austin Burt, de Détroit.
Quatre ans plus tard, Xavier Projean de Marseille, dessinait une machine cryptographique capable de transcrire les mots presque aussi vite qu’on les écrirait avec une plume ordinaire.
Mais c’est à Christopher Sholes, éditeur de journaux à Milwaukee dans les années 1860, que revient la paternité de la machine à écrire moderne.
Photo : Machine à écrire de Burt en 1829. Il n'existe aucune illustration de la machine de Mill.
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Fortes émeutes au Kazakhstan
- Par rousseau-philippe
- Le 06/01/2022
- Dans International
Face à une forte augmentation du prix du gaz, de fortes émeutes ont éclaté. Des dizaines de manifestants ont été tués par la police, alors qu'ils tentaient de s'emparer de bâtiments administratifs. Selon le ministère de l'Intérieur kazakh, au moins huit membres des forces de sécurité ont été tués, dont deux ont été décapités et 317 ont été blessés. Des groupes d’éléments criminels se seraient infiltrés dans les manifestations. Des soldats ont été battus, traînés nus dans les rues, des femmes ont été agressées, des magasins pillés. Plus de 200 personnes ont été arrêtés.
À la demande du Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, l'Arménie, le Kirghizistan et le Tadjikistan, tous membres de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) ont envoyé des forces de maintien de la paix.
Moscou appelle les intervenants à résoudre la crise par le dialogue et non par des émeutes de rue et la violation des lois. Les États-Unis et l’Union européenne demandent de la retenue à toutes les parties. La Chine soutient tous les efforts visant à aider les autorités kazakhes à mettre fin le plus rapidement possible au chaos et insiste fortement sur le fait qu'elle s'oppose aux forces étrangères qui attisent délibérément les troubles sociaux et incitent à la violence.
Dans un effort pour juguler la crise, le président du pays a limogé le gouvernement, a fixé un prix limite pour les ventes au détail du "gaz de pétrole liquéfié" servant de ravitaillement aux véhicules. Il a aussitôt décrété l’état d’urgence, instauré un couvre-feu de 23 h à 07 h. Internet et les applications de messagerie Telegram, Signal et WhatsApp ont été coupés.
Sources :
Agences de presse : Interfax-Kazakhstan, TASS et Ria Novosti-Russie.
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Le Soleil artificiel chinois
- Par rousseau-philippe
- Le 06/01/2022
- Dans Chine
Le 30 décembre 2021, le soleil artificiel en développement depuis 2006, réacteur nucléaire chinois entré en opération en décembre 2020, a chauffé pendant 17 minutes à 70 millions de degrés lors de son dernier test, une chaleur cinq fois supérieure à celle du véritable Soleil. La Chine vient de battre le record de durée. C'est une nouvelle avancée dans le domaine de la fusion nucléaire. L’idée est de reproduire en laboratoire la réaction de fusion nucléaire, qui se produit à l’intérieur du Soleil et des étoiles. La fusion nucléaire représente un réel espoir dans le cadre de la production d’électricité "propre". À différencier de la fission nucléaire, déjà maîtrisée.
La Chine a déjà dépensé 840 millions d’euros pour le projet. Son « soleil artificiel » avait atteint en mai dernier 120 millions de degrés Celsius pendant 101 secondes, puis 160 millions de degrés Celsius pendant 20 secondes. Désormais, l’objectif principal est de maintenir la température à plus de 100 millions de degrés pendant une longue période.
Le réacteur à fusion HL-2M Tokamak, surnommé « soleil artificiel », peut théoriquement atteindre des températures de plus de 200 millions de degrés Celsius, soit 13 fois plus que le cœur du Soleil. Le développement de ce réacteur pourrait permettre de combler les besoins énergétiques actuels de la Chine tout en développant une énergie durable. En effet, en imitant la réaction de fusion nucléaire qui alimente le vrai Soleil, les scientifiques espèrent créer une énergie propre illimitée.
En utilisant une technique de confinement magnétique, on chauffe de l’hydrogène — avec un gaz de type deutérium — jusqu’à ce qu’il en devienne totalement ionisé, générant un plasma d’hélium. Les étoiles tirent leur énergie et leur brillance de ce type de réactions. L’énergie générée peut s’avérer colossale. L’enjeu est de stabiliser cette réaction à une haute température sur le long terme, afin de pouvoir la récupérer via les parois et l’utiliser comme source.
Plusieurs autres pays font aussi des recherches similaires.
Sources :
South China Morning Post
Agence de presse chinoise Xinhua
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Âpres négociations entre Russes et Américains
- Par rousseau-philippe
- Le 06/01/2022
- Dans International
La Russie est prête à discuter, mais demeure inflexible par rapport à sa ligne rouge ukrainienne. Les États-Unis sont prêts à discuter, mais sans concession. Le seul but commun est le renforcement de la stabilité et de la sécurité du continent européen. De sorte que malgré tout, il y a quand même une chance de succès. Le climat de tension perdure entre la Russie, l'Ukraine et l'OTAN. Nord Stream 2 est prêt à fonctionner et à livrer du gaz en Europe selon le président russe, mais l’Allemagne a suspendu sa certification.
Le secrétaire d'État américain met en garde contre des conséquences importantes si la Russie envahit l'Ukraine. Il affirme qu'il est très difficile de faire des progrès avec un pistolet sur la tempe de l’Ukraine. Antony Blinken exhorte la Russie à réduire la pression sur l'Ukraine pour obtenir des avancées diplomatiques.
Le vice-ministre des Affaires étrangères de la fédération de Russie : "J'espère que ce n'est qu'une tactique de négociation", se référant à la position publique ferme de Washington. Il essaye d'évaluer dans quelle mesure les Américains sont réceptifs ou non à leurs demandes. Il ajoute qu'il serait contre-productif de décrire comment la Russie réagirait si les pourparlers entre Moscou et les États-Unis échouaient.
Vladimir Poutine quant à lui, affirme que le résultat est nécessaire immédiatement et que ce n'est pas une figure de style : "Nous ne pouvons même pas parler de mois," dit-il. Le président russe a quand même suggéré qu'une réponse militaire pourrait suivre, comme le déploiement de nouvelles armes près de la frontière, bien qu'il n'ait pas donné de détails. Il a aussi affirmé que toute sanction économique imposée à la Russie, entraînera une rupture complète des relations entre les deux superpuissances nucléaires. Cependant, la Russie et les États-Unis soulignent qu'il n'y a pas de gagnants dans une guerre nucléaire. De sorte qu'il n'est pas question d'aller jusque là. Juste avant Noël, plus de 10 000 soldats russes ont quitté la frontière ukrainienne pour regagner leurs bases permanentes, mais d'autres convois son arrivés.
Si l'Ukraine devient membre de l'OTAN, la Suède et la Finlande, qui ne sont actuellement pas membres de l'OTAN, mais pourrent y adhérer en cas d'urgence, demanderont de devenir eux aussi membres à part entière de l'Alliance.
Le 7 janvier, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN tiendront une réunion d’urgence par visioconférence pour discuter des tensions autour de l’Ukraine et de la sécurité en Europe. Des pourparlers entre la Russie et les États-Unis commenceront les 9 et 10 janvier à Genève, suivis le 12 d’une rencontre Russie-OTAN, puis le 13 d’une réunion dans le cadre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) - 57 pays membres qui œuvrent pour la prévention des conflits, la gestion des crises et le relèvement post-conflits en Europe et en Eurasie. Tous les pays d'Europe en sont membres sans exception, de même que tous les États de l'Union Européenne et de l'OTAN.
À suivre...
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L'Ukraine et l'Union européenne
- Par rousseau-philippe
- Le 05/01/2022
- Dans International
Les gouvernements occidentaux accusent le Kremlin de masser des troupes à la frontière de l’Ukraine, en vue d’une potentielle offensive. Tandis que la Russie dément toute velléité belliqueuse et dénonce les provocations de l’OTAN.
Alors que la Russie a célébré le 25 décembre dernier, les 30 ans de la chute de l’Union soviétique, Moscou défend ses intérêts et avance diplomatiquement ses pions. La Russie a marqué un point très important en bougeant son armée. C'est ce qui lui a permis d'ouvrir les négociations. Avant que son armée ne bouge, on ne l'écoutait même pas. En fait, le but recherché est d'amener les Américains à la table de négociation et c'est réussi. Mais pourquoi eux et non pas l'Union Européenne (UE) ou certains pays européens comme la France et l'Allemagne ? C'est tout simplement parce que c'est surtout le Pentagone qui bouge son armée sous l'égide de l'OTAN à la frontière russe. C'est Washington qui mène le bal, parce que c'est lui qui a la plus grande armée au monde. Les Européens suivent, bien que leurs armées ne soient pas négligeables, non plus.
La Russie est prête à discuter, mais demeure inflexible par rapport à sa ligne rouge ukrainienne. Les États-Unis sont prêts à discuter, mais sans concession. En fait, Washington a accepté de négocier pour rediriger l'OTAN de la dissuasion vers la diplomatie. Autrement dit, personne ne veut affronter l'armée de l'autre. L'Ukraine veut faire parti de l'OTAN. L'Alliance retarde son acceptation à cause de l'armée russe.
L'Union Européenne
Accompagné du ministre ukrainien des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie européenne visite la ligne de front du Donbass, avec lequel Kiev est en guerre depuis 2014, plus de 14 000 morts inutiles. Il apporte le soutien de l'Union Européenne (UE) à la souveraineté de l’Ukraine et à son intégrité territoriale. Le conflit avec Moscou, est justement sur l'intégrité territoriale. Il se rend aussi à Kiev et évoque des sanctions économiques comme moyen de dissuasion par rapport à la Russie. Tout comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, il ne parle pas de réponse militaire. Tout comme Kiev, l'Union Européenne ne se soucie guerre de ce que pense la population du Donbass et de la Crimée.
Des pourparlers entre la Russie et les États-Unis commenceront les 9 et 10 janvier à Genève, suivis le 12 d’une rencontre Russie-OTAN, puis le 13 d’une réunion dans le cadre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) - 57 pays membres qui œuvrent pour la prévention des conflits, la gestion des crises et le relèvement post-conflits en Europe et en Eurasie. Tous les pays d'Europe en sont membres sans exception, tous les États de l'Union Européenne et de l'OTAN. L’Union Européenne pour sa part, s’inquiète d’être mise à l'écart des pourparlers et voudrait bien participer à toute discussion sur la sécurité de l’Europe. Fait bizarre, même si ses membres y participent en tant que membres de l'OSCE, ils n'y participent pas en tant que membres de l'Union Européenne.
Le président français pour sa part, ménage la partie russe, tend la main au président Poutine, est à l'écoute de la diplomatie russe sur le renforcement de la stabilité et de la sécurité du continent européen. La France appelle les Européens à se coordonner étroitement en vue des négociations à venir avec la Russie sur l'architecture de la sécurité en Europe.
Face à Washington et Moscou, l’UE semble avoir du mal à trouver sa place. Pourtant la voix de l’Europe sur un enjeu aussi crucial est fondamentale. L’arrivée d'un nouveau Chancelier allemand Olaf Scholz, n'aide certainement pas la cause. L'Allemagne ne peut pas se passer du gaz russe dont elle dépend et il lui est difficile de le faire savoir. Lorsque les États-Unis discutent directement avec l’Ukraine, pays candidat à l’UE et à l'OTAN, face à une Russie qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, la position de l’Union semble être réduite à son nom. L’Union Européenne doit donc se doter d’outils capables de lui conférer une puissance diplomatique; pour cela, elle a besoin d'une force politique et d'une armée puissante. Face à l'armée russe, ce sont les États-Unis qui négocient, parce qu'eux aussi ont une armée puissante.
La solution
2022 s'avérera une année charnière : L'Ukraine ne récupérera jamais la Crimée, ni le Donbass. Si l'armée russe ne peut entrer en force au Donbass, l'armée ukrainienne non plus. Alors, disons que l'Ukraine pourra toujours continuer de réclamer verbalement la Crimée et le Donbass, mais sans rien faire pour les récupérer réellement. Après, le temps fera son œuvre ! Pour ce qui est de l'OTAN, l'Ukraine ne pourra en faire parti, sauf en cas d'urgence, comme c'est le cas présentement pour la Suède et la Finlande. N'oublions pas que le but commun entre tous, y compris pour la Russie et les États-Unis, est le renforcement de la stabilité et de la sécurité du continent européen. C'est le point sur lequel tout le monde est d'accord. Et pour l'obtenir, les deux côtés doivent faire, disons de petites concessions. Après, chacun pourra crier haut et fort qu'il a gagné.
Individuellement, chaque pays d'Europe, y compris la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ne seront plus compétitifs. Avec le temps, l'Union Européenne deviendra donc une force politique, économique et militaire incontournable. Elle n'a pas le choix, si elle veut être compétitive face à la Chine, l'Inde et les États-Unis. Ce jour viendra lorsque la Russie elle-même fera partie de l'Union Européenne. Et pour ce, Il faudra attendre encore plusieurs années, car lorsque ça se produira, c'est la Russie qui sera la première puissance de l'Union Européenne. Alors ce ne sera certainement pas la Russie de Poutine. Il y a eu trop de conflits. Ce sera la Russie post-Poutine.
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05/01/1649, Anne d'Autriche, Mazarin et Louis XIV fuient
- Par rousseau-philippe
- Le 05/01/2022
- Dans France

Face à la Fronde, le 5 janvier 1649, Anne d'Autriche et Mazarin quittent Paris avec le jeune roi Louis XIV (9 ans). Ils se réfugient à Saint-Germain-en-Laye. Le pays doit mener des guerres extérieures contre les Habsbourg et l'effort nécessite d'accroître les impôts. Il n'en faut pas plus pour entraîner les privilégiés dans une révolte.
Ceux-ci montent le peuple contre le gouvernement. Le 13 mai 1648, le Parlement de Paris entreprend de réformer ce qu'il estime être les abus de l'État. Mais voilà que l'armée française remporte à Lens une victoire énorme sur l'armée espagnole. La régente Anne d'Autriche rassurée, fait arrêter plusieurs parlementaires. Suite à ses arrestations, Paris se soulève et monte aux Barricades. Le 5 janvier 1649, la régente s'enfuit à Saint-Germain-en-Laye avec son conseiller le cardinal Mazarin, le jeune roi Louis XIV, qui deviendra le roi Soleil et son frère Philippe, qu'on surnommera "Monsieur".
Pendant ce temps, l'armée royale commandée par Condé, organise le siège de Paris. Les parlementaires, qui détiennent déjà beaucoup de privilèges, n'ont pas vraiment envie d'une Révolution. Ils rendent les armes et signent la paix le 11 mars 1649. C'est la fin de la Fronde parlementaire. Tout de suite après, suivra la Fronde des Princes, qui sera aussi vaincue.
Auparavant, soit le 5 décembre 1642, le lendemain de la mort de Richelieu, principal conseiller de Louis XIII, Mazarin est nommé principal ministre d'État, comme l'avait recommandé le cardinal Richelieu, qui voyait en lui son digne successeur. Louis XIII le choisit alors comme parrain de son fils, le dauphin et futur roi Louis XIV.
Peinture : Le roi Louis XIV en costume de couronnement par Justus van Egmont (Ambras Castle, Innsbruck) Fine Art Images/Heritage Images/Getty Image.
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Ukraine : Situation militaire
- Par rousseau-philippe
- Le 04/01/2022
- Dans International
À la frontière ukrainienne100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière. Des images satellite du camp militaire russe situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires de l'armée russe seulement à cet endroit, et des trains remplis de matériel militaire arrivent toujours. Les Russes ont au moins 4 bases militaires près de la frontière.
Un avion militaire américain effectuant des reconnaissances, est entré dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk dans le Donbass, s'approchant d'eux à une distance de 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Louhansk vient d'ailleurs de déployer des missiles sol-air Buk de fabrication russe, conçus pour contrer les missiles de croisière (Tomahawks), les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possède pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, mais possède des drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait leur preuve lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh, une arme faisant beaucoup de dégâts.
En Mer noire
Un autre avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes de Crimée. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré profitable, puisque la mission de reconnaissance américaine semble avoir été perturbée. Au-dessus de la mer Noire, l’utilisation des avions de reconnaissance a augmenté de 60 % par rapport à 2020. Le nombre de vols est passé de 436 à 710. La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent.
En Méditerranée
Le porte-avions Harry S. Truman et cinq navires de guerre américains opèrent dans la Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer une mission dans le Golfe persique. Le porte-avions possède des F-35, avions furtifs ayant certainement fait ses preuves quelques fois en Irak. Les Américains s'exerceraient à des frappes aériennes contre les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne; de sorte que la Russie renforce sa défense anti-aérienne à tous les niveaux et a rapproché de la zone de déploiement des navires, le sous-marin Novorossiysk, armé de missiles de croisière Kalibr. Il navigue à une profondeur qui fait que les tentatives américaines pour le retrouver sont infructueuses, malgré que des navires et des avions anti-sous-marins soient utilisés.
En fait, l'armée américaine a pris deux jours avant de le percevoir, puis l'a perdu de vue à nouveau. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée, pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Les missiles Kalibr, l'équivalant du missile Tomahawk américain, ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne (mer-sol). Utilisé comme arme anti-navire, le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, en effectuant des manœuvres évasives. Il est très précis. Armes nucléaires
Après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle. Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. Ils sont fermement convaincus de la nécessité de prévenir la poursuite de la dissémination de ces armes.
Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die à cause de la Covid-19. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. La Chine : 350; la France : 290; le Royaume-Uni : 195; le Pakistan : 165; l'Inde : 160. Israël environ 150 et la Corée du Nord environ 30, pouvant rapidement être augmenter à 60. -
Ukraine : Le Donbass, qu'arrivera-t-il ?
- Par rousseau-philippe
- Le 04/01/2022
- Dans International
Lors d’un appel téléphonique, le président américain Joe Biden a assuré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, que les États-Unis et ses alliés répondront énergiquement, si la Russie envahit davantage l’Ukraine. M. Biden a souligné l’engagement de Washington au principe de “rien à propos de vous sans vous”, faisant référence à la nécessité de consulter l’Ukraine à propos des négociations sur son propre avenir.Joe Biden : « J’ai dit clairement au président Poutine que nous adopterions des sanctions sévères et que nous augmenterions notre présence en Europe, chez nos alliés de l’OTAN ». Il ne semble donc pas que la réponse américaine serait militaire. Vladimir Poutine a d'ailleurs répondu que toute sanction économique imposée à la Russie, entraînera une rupture complète des relations entre les deux superpuissances nucléaires. À noter, que la Russie n'envahirait pas l'Ukraine dans son entier, mais la région du Donbass, déjà pro-Russes.
D'ailleurs, dans le but de désamorcer les tensions dans le Donbass, le dirigeant américain a exprimé son soutien à la diplomatie pour mettre en œuvre les accords de Minsk. Ce que demande le dirigeant russe, depuis déjà quelques années. Selon les Américains, les accords conclus sous l’égide de la France et de l’Allemagne, font en sorte que l’Ukraine a accepté de mener des réformes politiques et que la Russie a accepté de mettre fin à son soutien aux rebelles souverainistes pro-russes. Le point majeur de discorde est le soutien des Russes aux souverainistes du Donbass. De toute évidence, le Kremlin n'abandonnera jamais son soutien aux rebelles. Deux poids, deux mesures! Washington a le droit de soutenir les pro-Occidentaux en Ukraine et Moscou n'aurait pas le droit de soutenir les pro-Russes au Donbass et en Crimée.
Washington et ses alliés européens accusent Moscou de menacer l’Ukraine d’une nouvelle invasion, après celle de la Crimée en 2014, et d’avoir fomenté une guerre séparatiste pro-russe, qui a éclatée la même année dans l’Est. Quelque 100 000 soldats russes sont massés près de la frontière ukrainienne. Comprendre que c'est le Donbass que l'armée russe envahirait, non pas l'Ukraine en son entier. Pour Moscou, la sécurité de la Russie passe par l’interdiction de tout élargissement de l’OTAN, perçue comme une menace existentielle et la fin des activités militaires occidentales à proximité des frontières russes. La réponse de M. Biden d'augmenter la présence américaine dans les pays européens membres de l'OTAN, si la Russie envahit l'Ukraine, va totalement à l'encontre de l'exigence russe.
Deux solutions possibles : La solution diplomatique : on applique les Accords de Minsk, l'Ukraine n'est pas content, mais le problème est réglé. Ou la solution militaire : l'armée russe arrive au Donbass. En réponse, les Occidentaux pénalisent économiquement la Russie, qui elle, rompt ses liens avec l'Occident. Quelques temps plus tard, le temps d'oublier, les relations sont rétablies et le Donbass est toujours indépendant de l'Ukraine, qui apprend à vivre avec, sans l'accepter verbalement.