Analyse politique sur différents pays

  • Situation en Syrie

    La Chine appelle à un cessez-le-feu. Pendant que le délai pour le dépôt des candidatures pour la présidentielle est expiré. Il y aura 24 candidats, dont le président Bachar al-Assad qui devrait aisément l’emporter sans surprise.  Le scrutin a été qualifié par l'opposition et l'Occident de farce et de parodie de la démocratie.

    Ce scrutin se tiendra dans les zones tenues par le régime, soit 40% du territoire sur lesquels vivent plus de 60% de la population. M. Bachar al-Assad n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature.

    L'armée intensifie depuis décembre ses attaques contre les positions d’Al Nosra dans la ville d'Alep et sa province. Dans la province de Deraa au sud, elle maintient la pression sur l’Armée syrienne libre. Plus de 90% des armes chimiques ont été évacuées du pays, selon la mission internationale chargée de superviser le processus.

    Il y a quelques semaines, le gouvernement turc interdisait YouTube pour éviter la diffusion d'une discussion interceptée entre le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu, et le chef des services secrets turcs Hakan Fidan. On y entend les deux hommes envisager une attaque militaire contre la Syrie. Il existerait des négociations secrètes USA-Hezbollah, sur le Liban, la Syrie et l’Iran.

     

  • Répression en Égypte

    L’ONU, la maison blanche, Londres, Paris dénoncent, les condamnations à mort de près de 700 partisans des Frères Musulmans. L’ambassade égyptienne à Washington explique que la justice égyptienne est indépendante et que ces condamnations sont susceptibles d'être interjetées en appel.

     

    Le juge, qui avait déjà prononcé 529 peines capitales le 24 mars, en a commué, 492 en prison à vie. Les 683 condamnations à mort, comme les 37 restantes du précédent procès, devraient être annulées en appel pour la grande majorité, tant les droits les plus élémentaires de la défense ont été bafoués.

     

    Une large partie de la population de même que les médias, applaudissent la répression contre les islamistes. Plus de 1 400 manifestants pro-Morsi ont été tués en dix mois et plus de 15 000 de ses partisans sont emprisonnés. La répression est devenue pire que sous le régime d’Hosni Moubarak.

    Un tribunal du Caire a interdit le Mouvement du 6-Avril, un groupe laïc de gauche, fer de lance de la révolte populaire, qui en dix-huit jours dans la lignée des printemps arabes, chassa du pouvoir M. Moubarak, début 2011. Le groupe manifeste depuis plusieurs mois contre le régime. Ce qui lui a valu cette répression.

    Condamné à mort lundi pour avoir incité aux violences, M. Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans,  est également jugé au Caire dans plusieurs autres procès pour lesquels il encourt la peine capitale, tout comme M. Morsi. La quasi-totalité des leaders des Frères musulmans ont été arrêtés. La confrérie a été décrétée terroriste par le gouvernement qui la rend responsable d'une vague d'attentats.

    Pendant ce temps, la chef de la diplomatie européenne Mme Catherine Ashton finalise un accord, à propos de la mission d'observation électorale pour les prochaines élections présidentielles.

  • Élections législatives en Irak

    Fallouja est depuis le début du mois de janvier aux mains des jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) et de combattants de tribus anti-gouvernementales, tout comme certains quartiers de la ville voisine de Ramadi, chef-lieu de la province à majorité sunnite d'Al-Anbar.

    Au moins deux membres de la Commission électorale ont été tués dans un attentat dans un village au nord-ouest de la ville de Kirkouk dans le nord du pays. Il s'agit du seul incident signalé à la mi-journée.

    A la surprise générale, le calendrier des élections législatives est en passe d'être respecté. Sauf catastrophe de dernière minute, les Irakiens se rendent aux urnes, aujourd’hui mercredi 30 avril, pour élire leur premier parlement depuis le retrait des forces militaires américaines en 2011, et leur troisième depuis la chute de M. Saddam Hussein, en 2003.

    Les préparatifs du scrutin ont été menés à bien en dépit de la poursuite des violences, qui ont fait 3 000 morts depuis le début de l'année. Neuf mille candidats se sont démocratiquement affrontés, au cours d'une campagne particulièrement animée. 

    La Coalition de l'État de droit, dirigé par le premier ministre chiite Nouri Al-Maliki, candidat à un troisième mandat, est attendue comme gagnante par les observateurs, en raison de l'image d'homme fort  dont jouit le chef du gouvernement et des divisions de ses adversaires.

     

  • Élection afghane

    Impossible pour M. Hamid Karzaï président sortant, de se représenter comme candidat à sa succession après deux mandats successifs. Huit hommes politiques ont participé à la course présidentielle. Au total, près de 7 millions des quelques 12 millions d'électeurs ont voté au premier tour, le 5 avril.

    Vingt jours plus tard, le dépouillement de plus de 80 % des bulletins, donnent en tête de liste, l'ex-chef de la diplomatie afghane M. Abdullah Abdullah. Les résultats officiels finaux seront connus le 14 mai.

    Avec près de 45 % des voix, M. Abdullah, ophtalmologiste et ex-ministre des affaires étrangères (2001 à 2006)  du président sortant, compte une dizaine de points d'avance sur M. Ashraf Ghani, anthropologue ayant fait l'essentiel de sa carrière à la Banque mondiale, ministre des finances de M. Karzaï (2002 à 2004). M. Ghani obtient 32% des suffrages. Par contre, M. Zalmay Rassoul finit, lui, en troisième place, avec près de 12% du scrutin.

    C’est la première grande surprise de cette élection. Contrairement aux prévisions, M. Zalmaï Rassoul, un proche de M. Karzaï, considéré comme le candidat du pouvoir actuel, accuse un retard insurmontable. M. Rassoul néphrologue, a longtemps vécu auprès de l'ex-roi M. Zaher Shah dans son exil à Rome, avant de rejoindre fin 2001 l'équipe de M. Karzaï, dont il fut le conseiller pour les affaires de sécurité nationale. Des contacts ont d'ores et déjà été noués semble-t-il, avec l'équipe de campagne De M. Abdullah.

    D'ici là, les autorités vont enquêter sur plusieurs centaines de milliers de bulletins litigieux qui ne devraient pas, même s'ils étaient comptabilisés, permettre à M. Abdullah de franchir les 50%. Cet ophtalmologue, qui a combattu l'occupation soviétique des années 1980 au côté de M. Massoud dans la vallée du Panshir, est à moitié pachtoune. Cependant, il trouve l'essentiel de ses soutiens dans la communauté tadjike, la deuxième du pays, dont il se fait le défenseur.

    Le Pachtoune M. Ashraf Ghani est quant à lui un intellectuel renommé qui a suivi des études d'anthropologie aux États-Unis et a vécu près d'un quart de siècle à l’étranger. Il  a fait son retour au pays, une fois les talibans partis, dans la foulée de l'intervention américaine.

    Pour être élu au premier tour, tout candidat devait obtenir plus de 50% du suffrage exprimé. L'élection connaîtra donc un second tour. M. Abdullah, l'ex-chef de la diplomatie afghane, affrontera M. Ashraf Ghani, économiste.

    Ce second tour aurait lieu probablement le 7 juin.

     

  • Syrie aujourd'hui

    L'élection présidentielle syrienne  aura lieu le 3 juin. M. Bachar al-Assad et son père, avaient été élus précédemment par référendum. Maintenant, la nouvelle constitution donne pour la première fois la possibilité à plusieurs candidats de se présenter.Comme nous pouvions nous y attendre, aucun leader de l'opposition n'a annoncé sa candidature. Notons toutefois, qu’un candidat fera la lutte au président. Il s’agit d’un député indépendant M. Maher Hajjar. Il est originaire d'Alep, la principale ville du nord et  a participé au mouvement pacifique populaire du début de la crise  en mars 2011.

    Moins d'une semaine après la reprise par l'armée syrienne de la ville chrétienne de Maaloula, le président Bachar al-Assad y a effectué dimanche un déplacement hautement symbolique pour les fêtes de Pâques.

     

    Le chef de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, a demandé une aide accrue pour l'Armée syrienne libre (ASL). M. Jarba a été reçu mardi par le prince héritier saoudien Salman ben Abdel Aziz et le ministre des Affaires étrangères. Le royaume d’Arabie saoudite est l'un des principaux bailleurs de fond de l'opposition syrienne. Il a souligné que l'accroissement de cette aide était nécessaire face à l'augmentation du nombre de mercenaires du Hezbollah et des milices irakiennes combattant aux côtés du régime et à l'intensification de l'aide militaire et économique de la Russie et de l'Iran, alliés du régime syrien. Il a aussi fait valoir que l'ASL se retrouve contrainte d'affronter les forces extrémistes comme Daech (L'État islamique en Irak et au Levant, EIIL).

     

  • Deux seuls candidats aux élections présidentielles

    Les Frères musulmans, qui ont remporté toutes les élections en Égypte depuis la révolution qui a chassé M. Hosni Moubarak du pouvoir en 2011, subissent une très violente répression depuis que le président islamiste M. Mohamed Morsi a été destitué par l'armée en juillet 2013.

    Aux élections des 26 et 27 mai, il n’y aura que deux seuls candidats dont l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi qui jouit d'une immense popularité auprès de l'opinion publique, largement hostile aux islamistes, mais qui est en même temps la bête noire des pro-Morsi.

    Le leader de gauche Hamdeen Sabbahi sera l’autre candidat. Un question se pose, est-il un faire-valoir du président Sissi ? Aucun autre candidat n'ayant déposé son dossier à la fermeture du dépôt des candidatures. Le scrutin se jouant qu'entre deux candidats, il n'y aura qu'un tour. 

    Pendant ce temps, l'assistance militaire des États-Unis apportée  à l’Égypte, s'élève à  1,5 milliards de dollars par an. Cette aide est destinée notamment au renfoncement de la protection des frontières et à la sécurité dans la péninsule du Sinaï, ainsi qu'à soutenir la lutte contre le terrorisme. 10 hélicoptères apaches seront livrés incessamment.

     

  • Le travail des médias pour aider le PLQ est flagrant

    Si vous voulez laisser un commentaire à la fin de l'article, n'oubliez pas d'inscrire pour l'anti-spam seulement les lettres qui sont sur un fond noir puis cliquez sur ajouter. Un message apparaîtera pour vous dire : Merci.

    Le parti souverainiste se fait balayé et couper la tête. Le Parti gagnant est  un parti fortement fédéraliste et fortement corrompu.

     

    Au début de la campagne, sur un ton virulent, M. Couillard affirme détester le Parti Québécois (langage inacceptable). Les médias ne s’en offusquent pas. Chef du Parti Libéral du Québec, il était auparavant ami avec  M. Porter, lui-même accusé de fraude et emprisonné au Panama. Les deux avaient enregistré une compagnie ensemble. Les médias ne s’en offusquent pas. M. Porter écrit une lettre pour affirmer que M. Couillard, fera un excellent premier ministre. Les médias ne s’en offusquent pas. Le Parti Libéral du Québec perd la trace de 400 000$ de ses goussets. M. Couillard affirme que ce n’est que dans les livres du parti. Les médias ne s’en offusquent pas. L’UPAC enquête sérieusement sur plus d’une dizaine de libéraux. Ce parti fraudait pour se financer. Il n’a rien changé de son fonctionnement. Plusieurs personnes du passé sont encore présentes. La commission Charbonneau après avoir éclaboussé injustement le Parti Québécois, arrête les comparutions pendant la campagne électorale dans le but évident d’épargner le PLQ. Les médias transmettent ces informations mais ne s’en offusquent pas.  

     

    Par contre pour ce qui est du PQ, rien n’était bon pour les médias. Tout ce que ce parti faisait était critiquer et même ridiculisé. Ils présentaient Mme Marois comme quelqu’un de gauche alors que M. Couillard était présenté comme quelqu’un de solide.

     

    Les deux partis étaient nez à nez dans les sondages. M. Péladeau se présente. Un tremblement de terre médiatique, les médias en parlent pendant 4 jours et le plus négativement possible. Un sondage sort. Les deux partis sont encore nez à nez ou presque. Arrive le premier débat des chefs, M. Couillard fait peur à la population en affirmant catégoriquement qu’il y aura un référendum avec le PQ au pouvoir. Alors que Mme Marois répond toujours : Référendum si les Québécois sont prêts.

     

    Les deux jours suivants, les médias se font les porte-paroles de M. Couillard en faisant les mêmes affirmations en leurs propres noms. Les journalistes, les analystes et commentateurs  s’offusquent tous d’une possibilité de référendum. Aucune réponse du PQ n’est satisfaisante y compris : "Il n’y en aura pas de référendum". Puis, les sondages sortent : Cassure totale, le PQ dégringole, le PLQ prend une forte avance auprès des intentions de vote. Le PLQ, la CAQ, QS et les médias sans oublier derrière eux, les milieux financiers et d’affaires, tous ont finalement réussi à casser le PQ.

     

    Celui-ci essaye de remonter la pente en attaquant le PLQ sur son absence d’éthique. M. Couillard traite le PQ de lanceur de bouettes et tous les médias ou presque y vont à qui mieux mieux pour affirmer la même chose en leurs propres noms. Ils réussissent à faire accroire à une grande partie de la population que le PQ est semblable aux libéraux du point de vue éthique. Sans compter qu’ils n’ont jamais ridiculisé la CAQ ou QS.

     

    L’erreur du PQ a été de ne pas crier au scandale! Il a subi du bashing de la part des médias qui s’appuyaient gros comme le bras sur les sondages qui dans certains pays sont interdits pendant une campagne électorale.

     

     

     

     

     

     

  • Afghanistan : L'élection présidentielle

    Le 5 avril, 7 millions d'Afghans sur 12 millions d'électeurs inscrits, se sont rendus aux urnes pour élire un nouveau président. Les premiers résultats connus, sont basés sur les  50% du vote comptabilisé dans 34 provinces.

    Le grand favori de l'élection présidentielle, M. Abdullah, ancien ministre des Affaires étrangères, est en avance avec 44% des voix, suivi de M.Ashraf Ghani Ahmadzai 33% des voix, alors que M. Zalmai Rassoul occupe le troisième rang avec 10%.

    Une avance confortable sans pour autant lui assurer une élection dès le premier tour. « Nous nous attendions à cette avance, ce n'est pas une surprise, mais peut-être nous attendions nous à une avance plus importante. Nous espérons toujours que l’élection s'achève au premier tour. L'idée de former une coalition afin d'éviter un second tour n'est pas à l'ordre du jour », a déclaré M. Abdullah.

    Pour l'emporter, un candidat doit obtenir plus de 50% des suffrages exprimés. Si aucun d'eux n'y parvient au premier tour, les deux candidats arrivés en tête de liste s'affronteront lors d'un second tour. Un éventuel second tour aurait lieu vers la fin du mois de mai.

    Les résultats définitifs du premier tour, sont prévus pour le 14 mai.