Analyse politique sur différents pays

  • Reconquête de l’Est par Kiev : Échec

    « L'Ukraine est aussi près de la guerre civile qu'on puisse l'être, » a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères. Sur le terrain, des combats entre rebelles pro-russes et soldats ukrainiens se déroulent presque toutes les nuits près de Slaviansk, bastion des insurgés. Le maire demande l’aide de l’armée russe. Lougansk proclame son indépendance.

    La reconquête de l'est par Kiev est sans contredit un échec total. La trahison de la police, l'opposition de la population, ainsi que l'incompétence de ceux qui planifient les opérations en sont les causes principales. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères  se dit préoccupé par la préparation d'exercices militaires russes près de la frontière entre l'Ukraine et la Russie. 

  • Falloujah, toujours aussi difficile à reprendre

    C'est dans la province d'Al-Anbar que les troupes irakiennes tentent de reprendre les régions contrôlées par les rebelles jihadistes et des tribus antigouvernementales. La nouvelle opération militaire de l’armée iraquienne,  s’est soldée par la libération de 3 localités, dans le Sud de la ville de Falloujah. 

    À Falloujah même, le torchon brule entre l'EIIL et le conseil militaire  des révolutionnaires des tribus. C’est ce qui explique le départ de certains  insurgés de  l’EIIL vers la frontière syrienne.

    La prise de Falloujah par les rebelles a été provoquée, le 30 décembre dernier par le démantèlement à Ramadi, d'un camp de protestataires sunnites anti-gouvernementaux. Des jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) et des combattants de tribus anti-gouvernementales avaient alors pris le contrôle de la ville, ainsi que de certains quartiers de Ramadi.

    Depuis, l’armée a repris  le contrôle de Ramadi, mais Falloujah reste sous la coupe des insurgés et est le théâtre de bombardements réguliers.

    En 2004, l'armée américaine, avait elle-même eu énormément de difficulté à reprendre la ville. Une première tentative avait échouée. La deuxième fut la bonne.

  • Réactions au référendum de l'Est de l'Ukraine

    Les pro-russes de l'Est ukrainien ont revendiqué un soutien de 90% pour l'indépendance à l'issue du référendum. La République de Donetsk réclame son rattachement à la Russie et annonce que l'élection présidentielle prévue le 25 mai en Ukraine n’aura pas lieu, sur son territoire.

    La Russie respecte l'expression de la volonté des Ukrainiens de l'Est. Elle ne voit pas non plus, l'utilité de nouveaux pourparlers internationaux, si le dialogue n'est pas engagé avec les représentants des régions de l'est.

     

    Kiev et l'Occident dénoncent le référendum et le jugent illégal. Gazprom coupera ses livraisons de gaz à l'Ukraine à partir du 3 juin si Kiev n'a pas règlé la facture, d'ici là.

     

    Environ 400 mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et des policiers dans des opérations contre les pro-russes. Les combats ont repris, comme à chaque jour, dans le village d'Andriïvka, encerclé par les forces ukrainiennes.

    Bruxelles a réitéré son soutien aux nouvelles autorités ukrainiennes. Le gouvernement ukrainien y est  attendu mardi pour conclure plusieurs accords avec l'Union européenne.


     

  • Ukraine : Référendum de l'Est

    Les prorusses ont obtenu un soutien de 89 % des suffrages exprimés en faveur de l'indépendance de la région de Donetsk. Le taux de participation est estimé à 75%.

     

    Les pro-russes ont indiqué, après l'annonce des résultats, que le statut de Donetsk ne changera pas fondamentalement. Ils ne cesseront pas de faire partie de l'Ukraine. Ils ne feront pas partie de la Russie.  Ils voulent seulement dire au monde qu’ils souhaitent le changement [...] Ils veulent décider eux-mêmes du sort de leur région. Dorénavant, toutes les troupes présentes en Ukraine de l’Est seront considérées comme illégales par les pro-russes. Kiev et l'Occident dénoncent le référendum et le jugent illégal.

     

    La France n'a aucune intention de suspendre la livraison des deux navires de guerre de type Mistral à la Russie, un contrat de 1,2 milliard d'euros. L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder estime pour sa part que l'Union européenne est la principale responsable de la crise ukrainienne : « L'erreur fondamentale vient de la politique de l'UE en faveur d'un traité d'association  que Bruxelles voulait signer avec l'Ukraine. » Affirme M. Schröder. « L'UE a ignoré le fait que l'Ukraine est un pays profondément divisé culturellement. Depuis toujours, les gens du sud et de l'est du pays sont plutôt tournés vers la Russie et ceux de l'ouest, plutôt vers l'UE », rappelle-t-il.

     

  • Ukraine, référendum, élection, guerre civile

    L'Ukraine devra payer à l'avance, ses livraisons de gaz russe en raison des milliards de dollars impayés par Kiev. La rébellion atteint Kramatorsk. Affrontements meurtriers à Marioupol. Les combats reprennent sporadiquement aux abords de Slaviansk.

    Il est peu probable que des élections présidentielles puissent se tenir sur l’ensemble du territoire. L’élection sera-t-elle une solution ou un élargissement de la crise? Notons cependant un besoin urgent de reconstruire une légitimité démocratique.

    Le président russe a affirmé que les troupes russes ont été retirées de la frontière. Cependant, ni l'Otan ni la Maison Blanche ne le constatent.

    Le Kremlin a indiqué qu'il analysait la situation après l'annonce par les pro-russes qu'ils maintenaient le référendum dont Vladimir Poutine leur avait demandé le report.

    L’Homme fort de la rébellion armée, Viatcheslav Ponomarev, de son fief de Slaviansk, s’est prononcé pour une union avec la Russie à l'issue du référendum prévu dimanche dans l'est de l'Ukraine.  

     

  • L'armée irakienne attaque bel et bien l'EIIL à Falloujah

    Dans la province d’al-Anbar, l’armée irakienne encercle Falloujah. Cela fait quatre mois qu’elle s’y consacre. Elle a commencé ses opérations de nettoyage. Les militaires demandent aux gens de quitter leur maison.

    L'État islamique d’Irak et du levant (EIIL) après avoir envoyé des tirs aux obus de mortier sur l’armée, fuit vers la frontière irano-syrienne. Ce qui prépare le terrain au nettoyage de la province et de la municipalité par les forces iraquiennes.

    Les militaires et la sécurité irakienne ont réussi à reprendre aux  rebelles liés à l'EIIL, la localité d'al-Aamariya. 

  • Élections présidentielle et législatives

    Plus de trois ans après le printemps arabe de 2011, Ennahda accepte de céder le pouvoir à un gouvernement d'indépendants qui a pour responsabilité de conduire le pays vers des élections avant la fin de l'année.

    En effet, l'Assemblée nationale  a adopté la nouvelle loi électorale qui permettra la tenue d'élections législatives et présidentielle. Elle instaure des législatives au scrutin proportionnel à un tour par circonscription, sans seuil minimal à atteindre. On note l’obligation pour les partis de présenter des listes paritaires « homme-femme ». La présidentielle se déroulera en revanche au scrutin majoritaire à deux tours.

    L’adoption de la loi électorale intervient trois mois après celle de la nouvelle Constitution. Ces élections auront probablement lieu à la mi-novembre, une fois que les députés auront décidé si les scrutins législatif et présidentiel se feront ou non le même jour.

    Trois principaux partis se feront la lutte. Les islamistes d’Ennahda, le parti Nidaa Tounes (l'appel de la Tunisie), constitué des anciens réseaux de Ben Ali, de militants progressistes et de syndicalistes, et le front populaire, situé à gauche sur l’échiquier.

    Difficile de prédire qui l’emportera et quelles seront les alliances?

     

  • Syrie les derniers développements

    Washington accorde aux bureaux de l'opposition syrienne aux États-Unis, le statut de mission diplomatique étrangère ; un geste symbolique annoncé en amont d'une visite à Washington, du chef de la coalition nationale syrienne.

     

    Le leader d'Al-Qaïda, al-Zawahiri, a ordonné au Front Al-Nosra, de cesser les combats contre l’État islamique d’Irak et du Levant. Cette sommation provient d'un nouvel enregistrement sonore mis en ligne sur des sites islamistes.

    Al-Nosra assurent vouloir transférer la bataille de Deir Ezzor vers Raqqa. Les dirigeants de l’EIIL ont d’ailleurs quitté cette ville. Un convoi d’une centaine de 4x4, bourrées de miliciens s’est rendu en Irak. Des hélicoptères irakiens ont d’ailleurs essayé en plein territoire syrien d’empêcher ce convoi d'y entrer.

    Raqqa, jusque-là épargné des combats avec Al Nosra, subi l’offensive d’une autre milice, la Brigade des révolutionnaires de Raqqa.

    Pendant ce temps, l’armée arabe syrienne reprend l’entrée nord-est d’Alep et la milice pro saoudienne le Front islamique pilonne les quartiers Bab al-Faraj et Manchiyyé, où se trouvent plusieurs bureaux gouvernementaux.

     

    Dans la province nord de Lattaquié, près de Kassab, proche de la Turquie, L’armée arabe syrienne récupère les collines situées au nord de l’Observatoire 45. De plus, l’aviation syrienne bombarde le siège de la milice Jaïch Mohammad à Azzaz.

    À Homs, un accord a été conclu entre le régime syrien et Al Nosra à propos du retrait  de 1 200  insurgés. Toutes leurs lignes de ravitaillement étant coupées. Les rebelles ne contrôlent plus que Waer, un quartier de la périphérie.

    Après une semaine de bombardements sur Zabadani, à l'extrémité sud du massif du Qalamoun, le régime syrien annonce la  capitulation imminente de cette ville, la dernière le long de la frontière libanaise encore tenue par les rebelles.

    L’armée syrienne s’active ardemment dans la Ghouta, à l’est de Damas. Elle y lance une opération de grande envergure au nord-est de Jobar, en même temps que celle de Mliha.

    C’est au sud de la Syrie, près de la Palestine occupé et de la Jordanie que l’opposition prend sa revanche. L’armée syrienne libre contrôle maintenant  la colline Tal-Ahmar, situé entre Damas et le Golan. Dans la province de Deraa, l’armée arabe syrienne s’est retirée de ses deux barrages qu’elle effectuait aux alentours de la localité de Nawa.

    La Grande Bretagne annonce d’ailleurs la reprise des livraisons d’équipements non létaux à l'Armée syrienne libre. Des ordinateurs portables avec connexion internet satellitaire, des téléphones portables, des 4x4, des générateurs portables, des tentes et des kits médicaux pour un montant total d'un million de livres.

    La coalition nationale syrienne fonde de nouveaux espoirs sur la récente création d'un groupe de rebelles modérés, le Front du Sud, combattant le régime au pouvoir, avec l'intention ferme, de contrôler cette région avant d'avancer vers la capitale. Ce regroupement concède toutefois que le régime concentre une de ses plus importantes forces militaires dans la région.