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Analyse politique sur différents pays

  • Résultat de la rencontre "Russie" - "OTAN"

    211022 nato russia flag rdax 775x440Deux jours après la consultation "Russie-États-Unis", la réunion "Russie-OTAN", deuxième étape sur trois, des consultations consacrées aux propositions russes sur les garanties de sécurité en Europe, s'est déroulée le 12 janvier, première rencontre entre l'OTAN et la Russie depuis plus de deux ans.

    Les propositions russes

    Le ministère russe de la Défense a identifié trois enjeux essentiels : 

    1. Garantir que l'OTAN ne s'étendra pas vers l'est, soit vers l'Ukraine et d'autres pays.

    2. L'OTAN doit s’engager à ne pas déployer de nouveaux missiles américains de courte et moyenne portée en Europe, car leur déploiement pourrait aggraver radicalement les conditions de sécurité sur le continent. La Russie déploierait alors elle aussi de nouveaux missiles.

    3. Limiter les activités militaires en Europe et éviter de créer des contingents avancés, près des frontières de chacun.

    Selon les Russes, l'OTAN a parlé de l'Ukraine pendant une heure et demie. La diplomatie russe a alors appelé l'Alliance à cesser d'accorder une assistance militaire à l'Ukraine, afin d'obtenir une désescalade militaire russe à la frontière ukrainienne. 

    Pendant quatre heures de discussions, la Russie a proposé à l'OTAN des mesures pour désamorcer la crise. L’Alliance les a ignorées. Ce qui crée selon la partie russe, des conditions préalables à des incidents et à des conflits, qui sapent les fondements même de la sécurité européenne. Cela se produit dans un contexte d'instabilité mondiale, de menaces terroristes et d'une nouvelle course aux armements, menant à des relations Russie-OTAN extrêmement tendues.

    Les Russes ont rappelé qu'ils ont toujours proposé une relance des contacts entre les deux camps. Mais l'OTAN a toujours déclaré que c’était impossible à cause de la situation ukrainienne depuis 2014. Moscou a rappelé que le déploiement de dizaines de milliers de soldats russes à la frontière, est une réaction à la présence croissante de l'OTAN aux frontières russes. 

    Moscou s’est dit préoccupé par l’intention de l’OTAN d'augmenter le nombre d’armes nucléaires et a dénoncé la dégradation du système de contrôle des armements. Dégradation, qui a commencé par le retrait des États-Unis du Traité sur la défense antimissile; suivi par le refus de l'OTAN de ratifier le Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe, qui était censé devenir la pierre angulaire de la sécurité européenne et par l'abandon du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire par l'administration américaine en 2021, sans oublier le traité "Ciel ouvert" qui a été gravement sapé, traité qui permettait à l'armée adverse de survoler le territoire de l'autre par des avions de reconnaissance sans arme, dans le but de vérifier le respect des autres traités.

    Les propositions de l'OTAN

    L’OTAN a insisté sur son caractère purement défensif et sur le fait que ses membres n’ont jamais été forcés d'y adhérer. L'Alliance n’accepte pas l’idée d’arrêter son élargissement et de ramener ses frontières au niveau de 1997. 

    L'Alliance a rejeté catégoriquement les demandes russes à propos que l'OTAN arrête son élargissement et retire ses forces des états membres limitrophes de la Russie. L'organisation a refusé de garantir que l'Ukraine n'adhérera jamais à l'OTAN et a mentionné que les pays membres sont unis pour imposer des sanctions à la Russie, si jamais elle envahit l'Ukraine. L'organisme en a même profité pour mentionner que des discussions sont en cours pour renforcer la présence militaire de l'OTAN dans les pays baltes et a aussi évoqué la possible adhésion de la Finlande ou de la Suède, si ces pays le souhaitent. 

    L'Alliance a insisté pour que la Russie réduise la tension militaire à la frontière de l'Ukraine, respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de ses voisins et s'abstienne de toute agressivité ou d'activités malveillantes envers les membres de l'OTAN. Pour l'organisme, il existe réellement un risque d'un nouveau conflit armé en Europe, un risque qui entraînerait de graves coûts économiques et autres pour Moscou et qui entraînerait forcément de nouveaux déploiements militaires dans les états membres de l'OTAN proches de la Russie, donc des conséquences bien pires qu'en 2014. Mais pour autant, les représentants russes ne se sont aucunement engagés à retirer leurs troupes. 

    Cependant, les dirigeants de l'OTAN se sont dits prêts à engager une diplomatie sérieuse avec Moscou, sur les armements, le désarmement, le déploiement de missiles en Europe, ainsi que sur la limitation réciproque des missiles et de discuter des politiques nucléaires de chacun. L'organisation souhaite accroître la transparence des exercices militaires, éviter les incidents militaires dangereux et réduire les menaces dans l'espace et les cyber-menaces. Un autre point d'intérêt pour l'organisme, est d'améliorer les canaux de communication en rétablissant les bureaux diplomatiques respectifs à Bruxelles et à Moscou, retirés de part et d'autre, suite à la plainte de l'Alliance selon laquelle les membres de la mission russe étaient en fait, des espions. L'Alliance voudrait que les deux camps se réunissent de nouveau et bientôt pour mener une discussion plus approfondie. La diplomatie russe a pris acte des propositions, sans donner de réponse immédiate. Toutefois, les deux camps conservent une porte ouverte sur les pourparlers.

    Conclusion 

    La conversation a été franche, directe, profonde et intense. Le tout dans le respect de l'un et de l'autre. Ils n'ont pas le choix, vu l'armement dont chacun dispose. Les deux parties ont qualifié les discussions d’utiles, tout en reconnaissant l’existence de nombreuses divergences.

    En effet, il existe toujours des différents significatifs sur la situation en Ukraine et la sécurité en Europe, mais dialoguer a été positif. Cependant, quatre heures de discussion sérieuse entre la Russie et l'Alliance de 30 membres, nous laissent toujours sans réponse, à savoir si Vladimir Poutine choisira la diplomatie ou la guerre. N'oublions pas que le président russe est un fin stratège!  Avancer 100 000 militaires bien équipés d'armements modernes sur les 280 000 soldats réguliers de l'armée russe, lui a permis d'ouvrir le dialogue, qui autrement lui a toujours été refusé. L'OTAN craint donc l'armée russe, mais cette dernière craint aussi l'OTAN, puisqu'elle reste sur place. On parle ici de forces militaires gigantesques de part et d'autre.   

    À noter que les deux parties ont exprimé la nécessité de reprendre le dialogue et d'explorer un calendrier pour d'éventuelles rencontres. Cependant, la Russie ne voulant pas dialoguer inutilement ni éternellement, un mois tout au plus, n'a pas encore donné de dates précises pour de futures rencontres. En même temps, les deux protagonistes ne se font aucune illusion sur les perspectives d'avancement de ces pourparlers, tout en reconnaissant que le dialogue est difficile, mais nécessaire. Vues les circonstances, il est fort possible que la Russie ne poursuive pas le dialogue diplomatique avec l’OTAN, mais une course aux armements coûte excessivement chère ! 

    À suivre... 

  • Résultat de la rencontre "Russie" - "OTAN"

    Telechargement 1 1

    Deux jours après la consultation "Russie-États-Unis", la réunion "Russie-OTAN", deuxième étape sur trois, des consultations consacrées aux propositions russes sur les garanties de sécurité en Europe, s'est déroulée le 12 janvier, première rencontre entre l'OTAN et la Russie depuis plus de deux ans.

    Les propositions russes

    Le ministère russe de la Défense a identifié trois enjeux essentiels : 

    1. Garantir que l'OTAN ne s'étendra pas vers l'est, soit vers l'Ukraine et d'autres pays.

    2. L'OTAN doit s’engager à ne pas déployer de nouveaux missiles américains de courte et moyenne portée en Europe, car leur déploiement pourrait aggraver radicalement les conditions de sécurité sur le continent. La Russie déploierait alors elle aussi de nouveaux missiles.

    3. Limiter les activités militaires en Europe et éviter de créer des contingents avancés, près des frontières de chacun.

    Selon les Russes, l'OTAN a parlé de l'Ukraine pendant une heure et demie. La diplomatie russe a alors appelé l'Alliance à cesser d'accorder une assistance militaire à l'Ukraine, afin d'obtenir une désescalade militaire russe à la frontière ukrainienne. 

    Pendant quatre heures de discussions, la Russie a proposé à l'OTAN des mesures pour désamorcer la crise. L’Alliance les a ignorées. Ce qui crée selon la partie russe, des conditions préalables à des incidents et à des conflits, qui sapent les fondements même de la sécurité européenne. Cela se produit dans un contexte d'instabilité mondiale, de menaces terroristes et d'une nouvelle course aux armements, menant à des relations Russie-OTAN extrêmement tendues.

    Les Russes ont rappelé qu'ils ont toujours proposé une relance des contacts entre les deux camps. Mais l'OTAN a toujours déclaré que c’était impossible à cause de la situation ukrainienne depuis 2014. Moscou a rappelé que le déploiement de dizaines de milliers de soldats russes à la frontière, est une réaction à la présence croissante de l'OTAN aux frontières russes. 

    Moscou s’est dit préoccupé par l’intention de l’OTAN d'augmenter le nombre d’armes nucléaires et a dénoncé la dégradation du système de contrôle des armements. Dégradation, qui a commencé par le retrait des États-Unis du Traité sur la défense antimissile; suivi par le refus de l'OTAN de ratifier le Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe, qui était censé devenir la pierre angulaire de la sécurité européenne et par l'abandon du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire par l'administration américaine en 2021, sans oublier le traité "Ciel ouvert" qui a été gravement sapé, traité qui permettait à l'armée adverse de survoler le territoire de l'autre par des avions de reconnaissance sans arme, dans le but de vérifier le respect des autres traités.

    Les propositions de l'OTAN

    L’OTAN a insisté sur son caractère purement défensif et sur le fait que ses membres n’ont jamais été forcés d'y adhérer. L'Alliance n’accepte pas l’idée d’arrêter son élargissement et de ramener ses frontières au niveau de 1997. 

    L'Alliance a rejeté catégoriquement les demandes russes à propos que l'OTAN arrête son élargissement et retire ses forces des états membres limitrophes de la Russie. L'organisation a refusé de garantir que l'Ukraine n'adhérera jamais à l'OTAN et a mentionné que les pays membres sont unis pour imposer des sanctions à la Russie, si jamais elle envahit l'Ukraine. L'organisme en a même profité pour mentionner que des discussions sont en cours pour renforcer la présence militaire de l'OTAN dans les pays baltes et a aussi évoqué la possible adhésion de la Finlande ou de la Suède, si ces pays le souhaitent. 

    L'Alliance a insisté pour que la Russie réduise la tension militaire à la frontière de l'Ukraine, respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de ses voisins et s'abstienne de toute agressivité ou d'activités malveillantes envers les membres de l'OTAN. Pour l'organisme, il existe réellement un risque d'un nouveau conflit armé en Europe, un risque qui entraînerait de graves coûts économiques et autres pour Moscou et qui entraînerait forcément de nouveaux déploiements militaires dans les états membres de l'OTAN proches de la Russie, donc des conséquences bien pires qu'en 2014. Mais pour autant, les représentants russes ne se sont aucunement engagés à retirer leurs troupes. 

    Cependant, les dirigeants de l'OTAN se sont dits prêts à engager une diplomatie sérieuse avec Moscou, sur les armements, le désarmement, le déploiement de missiles en Europe, ainsi que sur la limitation réciproque des missiles et de discuter des politiques nucléaires de chacun. L'organisation souhaite accroître la transparence des exercices militaires, éviter les incidents militaires dangereux et réduire les menaces dans l'espace et les cyber-menaces. Un autre point d'intérêt pour l'organisme, est d'améliorer les canaux de communication en rétablissant les bureaux diplomatiques respectifs à Bruxelles et à Moscou, retirés de part et d'autre, suite à la plainte de l'Alliance selon laquelle les membres de la mission russe étaient en fait, des espions. L'Alliance voudrait que les deux camps se réunissent de nouveau et bientôt pour mener une discussion plus approfondie. La diplomatie russe a pris acte des propositions, sans donner de réponse immédiate. Toutefois, les deux camps conservent une porte ouverte sur les pourparlers.

    Conclusion 

    La conversation a été franche, directe, profonde et intense. Le tout dans le respect de l'un et de l'autre. Ils n'ont pas le choix, vu l'armement dont chacun dispose. Les deux parties ont qualifié les discussions d’utiles, tout en reconnaissant l’existence de nombreuses divergences.

    En effet, il existe toujours des différents significatifs sur la situation en Ukraine et la sécurité en Europe, mais dialoguer a été positif. Cependant, quatre heures de discussion sérieuse entre la Russie et l'Alliance de 30 membres, nous laissent toujours sans réponse, à savoir si Vladimir Poutine choisira la diplomatie ou la guerre. N'oublions pas que le président russe est un fin stratège!  Avancer 100 000 militaires bien équipés d'armements modernes sur les 280 000 soldats réguliers de l'armée russe, lui a permis d'ouvrir le dialogue, qui autrement lui a toujours été refusé. L'OTAN craint donc l'armée russe, mais cette dernière craint aussi l'OTAN, puisqu'elle reste sur place. On parle ici de forces militaires gigantesques de part et d'autre.   

    À noter que les deux parties ont exprimé la nécessité de reprendre le dialogue et d'explorer un calendrier pour d'éventuelles rencontres. Cependant, la Russie ne voulant pas dialoguer inutilement ni éternellement, un mois tout au plus, n'a pas encore donné de dates précises pour de futures rencontres. En même temps, les deux protagonistes ne se font aucune illusion sur les perspectives d'avancement de ces pourparlers, tout en reconnaissant que le dialogue est difficile, mais nécessaire. Vues les circonstances, il est fort possible que la Russie ne poursuive pas le dialogue diplomatique avec l’OTAN, mais une course aux armements coûte excessivement chère ! 

    À suivre... 

     

     

  • 12 janvier 49, Jules César franchit le Rubicon

    138746785 449564123091683 4760839061816614201 n 2Les sources hésitent sur la date exacte. Le 12 semble la date la plus probable, mais le 10 et le 11 sont également cités.

    Le droit romain empêchait tout général de franchir cette rivière avec son armée en direction de Rome. En traversant sans autorisation le Rubicon avec la XIIIe Légion, César lance un défi mortel au Sénat qui dirige la République. Il longe l'Adriatique, puis entre dans la ville, en chasse Pompée et soumet en neuf semaines l'Italie tout entière. Si l'on en croit Suétone, il lança en franchissant la rivière la célèbre phrase : « Le sort en est jeté » « Alea jacta est ».

    De cet épisode est née l'expression « franchir le Rubicon ». Elle évoque une personne se lançant irrévocablement dans une entreprise aux conséquences risquées (on gagne tout ou on perd tout).

    Source : Encyclopédie Hérodote

  • Russie - USA : Impasse après une journée de négociations

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    Mme Sherman, côté américain, a qualifié la discussion de franche et directe, tandis que M. Ryabkov, côté russe, a déclaré que la négociation avait été difficile mais professionnelle et que les États-Unis ont abordé sérieusement les propositions russes. 

    Après une journée de négociations, les États-Unis ont repoussé les demandes russes. Après huit heures de négociations, Américains et Russes ont convenu que même s’ils continuaient à se parler, ils restaient loin d'être d'accord sur la façon de répondre aux préoccupations de sécurité de l'autre; de sorte que les deux parties ne s’attendent plus à une percée diplomatique. La journée n’a servi qu’à une meilleure compréhension des uns et des autres et des priorités de chacun. Les États-Unis et la Russie ont à certains égards des points de vue diamétralement opposés sur ce qui doit être fait. Aucune percée majeure n'est prévue dans l'immédiat. Mais, malgré l'absence de progrès évident, l'atmosphère est demeurée cordiale et franche.

    Les Américains ont écouté les préoccupations russes. La Russie a affirmé encore une fois, qu’elle n'avait pas l'intention d'envahir l'Ukraine. Les États-Unis ont répondu que si tel est le cas, elle donne fortement l'impression de ne pas être prête à désamorcer la crise par le retour de ses troupes dans leurs casernes. Le Kremlin a alors rétorqué, qu'en fait, il répond au comportement agressif de l'OTAN et de l'Ukraine. Washington a repoussé la proposition de "sécurité juridique", y compris la demande que l'Ukraine ne soit pas admise à l'OTAN. Washington a assuré à Moscou ne pas avoir l'intention de positionner des armes offensives en Ukraine, mais a démenti avoir l'intention de procéder à une démilitarisation en Europe. Les Américains ont clairement indiqué qu’ils ne prendront pas de décisions concernant l'Ukraine sans l'Ukraine, concernant l'Europe sans l'Europe et concernant l'OTAN sans l'OTAN. Moscou a alors répliqué que le refus de l'OTAN nuirait à sa propre sécurité, que la Russie réagira de manière militaire et technique, si les pourparlers échouent. Comprendre un redéploiement de missiles nucléaires à portée intermédiaire en Europe, qui pourrait se produire dès le mois prochain. La partie américaine a rétorqué que si la Russie se retirait des pourparlers, il serait clair qu'elle n'a jamais été sérieuse en matière de diplomatie. De sorte que la Russie considère que les principales questions de négociations sont demeurées en suspens. 

    Par contre ce qui semble contradictoire, c'est qu'à la demande de la Russie, les deux parties ont discuté de la possibilité de relancer le Traité sur les missiles nucléaires à portée intermédiaire, que les États-Unis ont abandonné en 2019, accusant la Russie de l'avoir violé. Toujours à la demande de la Russie, les États-Unis ont indiqué qu'ils étaient ouverts à discuter des moyens de fixer des limites réciproques sur la taille et la portée des exercices militaires.

    La Russie quant à elle, a clairement indiqué qu'elle n'est pas prête à attendre des semaines ou des mois. Elle décidera des perspectives d'avenir après les réunions avec l'OTAN et l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, qui auront lieu mercredi et jeudi prochain. Aucun des protagonistes ne s'attend à une percée dans l'une ou l'autre de ces réunions, mais il semble que Washington et Moscou se réuniront après coup, pour explorer la voie à suivre.  

     

     

  • Ukraine, derniers développements

    Fivn olxoaajudkSuite au renforcement massif de l'armée russe à la frontière ukrainienne, une session extraordinaire du dialogue bilatéral sur la stabilité stratégique est actuellement en cours à Genève entre les Russes et les Américains.

    Avec ces pourparlers, le président russe a déjà atteint l'un de ses objectifs : Négocier bilatéralement avec les États-Unis sur un pied d'égalité et à la vue du monde entier. Les représentants des deux camps écoutent en ce moment les préoccupations du camp adverse. Les Américains ont clairement indiqué qu'ils ne discuteront pas de la sécurité européenne sans leurs alliés et partenaires.

    Il semble que Washington soit - partant - pour discuter des emplacements des missiles, des armements conventionnels et de la portée des exercices militaires; mais - non partant - pour discuter la - garantie juridique - que l'OTAN ne s'étendra pas à l'Ukraine. De sorte que Moscou, après avoir appris que ni les États-Unis, ni l'OTAN n'auraient l'intention de mener des négociations concernant l'élargissement de l'OTAN, a averti qu'il ne discuterait pas éternellement et qu'il y aurait des conséquences extrêmement graves, qu'il pourrait y avoir une cessation complète de toute négociation et que la Russie construira alors ses propres mesures pour contrer l'OTAN, comme l'installation de missiles intermédiaires et à courtes portées.

    La Russie est prête à reprendre les pourparlers sur le Donbass avec la France, l'Allemagne et l'Ukraine. La fédération de Russie propose d'entamer des négociations de fond sur la réalisation des garanties juridiques de la non-expansion de l'OTAN vers l'Est, en particulier concernant l'admission de l'Ukraine à l'Alliance. La Russie spécifie, qu'il s'agit bel et bien de garanties juridiques et non d'accords verbaux. Le Kremlin a fait une proposition en 12 points à la Maison Blanche et à l'OTAN, sur les garanties de sécurité mutuelle.

    Les États-Unis répondent que la Russie ne peut pas influencer la question de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, et que la décision du moment de le faire sera prise par les 30 alliés de l'Alliance et l'Ukraine, lorsque Kiev sera prête à respecter les normes.

    L'Ukraine exige que le nouveau gouvernement allemand abandonne sa politique de blocage et fournisse immédiatement des armes de défense à Kiev. Les Alliés de l'Ukraine lui ont exprimé leur soutien politique. L'OTAN en ce moment, surveille l'espace aérien de la mer Baltique.

    À suivre

     

     

  • Négociation russo-américaine = Sécurité de l'Europe ou non

    Telechargement 1Lundi 10 janvier à Genève, s'ouvriront les pourparlers bilatéraux  - entre la sous-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov -. Washington et Moscou mettront chacun, toutes leurs préoccupations sur la table, sans exception! 

    De part et d'autre, discrètement dans les coulisses, on discute avec tous les acteurs, les alliés, les pays non alignés et les autres grandes puissances, pour trouver le meilleur dialogue possible. La réponse unanime de la communauté internationale est : Réglez en fonction de garantir la - sécurité de l'Europe -. 

    Il semble que la sous-secrétaire américaine sera - partante - pour discuter des emplacements des missiles, des armements conventionnels et de la portée des exercices militaires; mais - non partante - pour discuter une - garantie juridique - que l'OTAN ne s'étendra pas en Ukraine. De sorte que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, après avoir appris que ni les États-Unis ni l'OTAN n'avaient l'intention de mener des négociations concernant l'élargissement de l'OTAN, a averti qu'il ne discuterait pas éternellement et qu'il y aurait des conséquences extrêmement graves, qu'il pourrait y avoir une cessation complète de toute négociation et que la Russie construira alors ses propres mesures pour contrer l'OTAN, comme l'installation de missiles intermédiaires et à courtes portées. 

    Les négociateurs russes pour leur part, veulent un véritable dialogue avec les Américains et voir ce que Washington a à leur offrir, en prendre note, l'étudier et revenir avec une contre-proposition. Ils se demandent ce que les Américains sont prêts à accepter comme réduction du nombre de leurs missiles en Europe, menaçant la Russie. D'ailleurs le président Biden, selon le Kremlin, n'a pas l'intention de déployer des armes offensives en Ukraine. Moscou propose des limites pour les missiles à portée intermédiaire et à courte portée. Pour la Russie, l'intensification des exercices militaires américains près de sa frontière, ont franchi l'une de ses lignes rouges. Sur ces items, la Maison Blanche est prête à négocier. On sait que le Kremlin est prêt lui aussi. La question est : Est-ce que le Kremlin est prêt à négocier là-dessus, sans le faire pour - l'avis juridique - sur l'Ukraine par rapport à l'OTAN. On peut facilement penser que non!    

    Les responsables américains veulent procéder selon le - principe de réciprocité -. Pas d'accord à moins que les Russes ne répondent à une de leurs principales préoccupations : La désescalade en Ukraine! La Maison-Blanche se demande, si le Kremlin envisage sérieusement de mettre fin à la crise ukrainienne par la diplomatie? Le Kremlin se demande si la Maison Blanche est prête à accepter que la Crimée et le Donbass ne font plus partis de l'Ukraine et que l'Ukraine ne sera pas membre de l'OTAN, conditions sine qua non de la Russie pour garantir la - sécurité de l'Europe -. Pour les Américains, la - sécurité de l'Europe - passe par le replis de l'armée russe, le fait que le Donbass et la Crimée reviennent à l'Ukraine, sans oublier que l'Ukraine doit conserver sa possibilité d'entrer dans l'OTAN. 

    On sait que les États-Unis n'acceptent pas "verbalement" que la Crimée ne fasse plus partie de l'Ukraine, mais on sait aussi qu'ils ne feront rien de "tangible" pour la ramener vers Kiev. Le problème est le Donbass en guerre avec l'Ukraine. Si l'Ukraine ne lâche pas prise, il y a de grandes chances que l'armée russe intervienne, que les Américains instaurent de nouvelles sanctions contre la Russie, que cette dernière rompt ses liens avec la Maison Blanche et l'Europe, que les négociations sur les missiles et autres n'aient pas lieu et que les deux camps accumulent nombres de missiles braqués à dix minutes de distance de l'autre camp. De cette façon, la - sécurité de l'Europe - n'est pas au rendez-vous!      

    Parmi les Occidentaux, deux courants de pensée émergent, la Grande-Bretagne, l'OTAN et l'Est de l'Europe, veulent que les États-Unis optent au départ pour une ligne dure avec peu ou pas de concessions. Par contre, les grandes puissances européennes telles que la France, l'Allemagne et l'Italie envisagent plutôt, que les États-Unis donnent la priorité à la désescalade en Ukraine, craignant qu'un non catégorique uniforme aux propositions du Kremlin, ne fournisse un prétexte à l'invasion russe. Cette deuxième option rejoint la position de la communauté internationale, qui veut que le litige se règle en garantissant la - sécurité européenne -.

    Les États-Unis, conscients qu'ils doivent tenir compte de l'avis de leurs alliés et de la communauté internationale, semblent choisir une négociation empreinte des deux courants de penser...

    Près de Moscou, convoi militaire en mouvement :  https://twitter.com/i/status/1479802468989083658 

    Pas facile... 

    À suivre...  

     

  • Le 8 janvier 1642 décède Galilée

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    Précurseur des sciences expérimentales et de l’obligation de valider une théorie par l’expérience, Galilée observa les planètes grâce à la lunette astronomique.

    C’est à lui qu’on doit la découverte des reliefs de la Lune, des satellites de Jupiter et des taches du Soleil. Galilée confirma que la Terre et les autres planètes tournent autour du Soleil selon des orbites. Il contredit une idée largement répandue à son époque, selon laquelle la Terre est le centre de l’Univers.

    Galilée publia : "Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, de Ptolémée à Copernic". Il y affirme clairement sa position en faveur du fait que la Terre tourne autour du Soleil.

    Comme le savant écrivait en italien, langue courante et non en latin, langue utilisée par les cercles scientifiques; il donna à ses travaux une large diffusion, qui lui valut des ennemis parmi ses pairs et l’Église catholique. Il aurait pu être torturé. L’Inquisition le condamna en 1616 et lui interdit de diffuser ses thèses. Le procès s'est déroulé en Latin.

    La condamnation de Galilée à la prison est immédiatement commuée par le Pape en résidence surveillée. Le scientifique n'est donc jamais allé en prison. La deuxième sanction : la récitation des psaumes de la pénitence une fois par semaine pendant un an, sera effectuée par sa fille religieuse carmélite.

    « Moi, Galileo, … j'ai été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde et est sans mouvement et que la Terre n'est pas le centre et se meut. J'abjure et maudis d'un cœur sincère et d'une foi non feinte mes erreurs. » Cette phrase lui sauva la vie. L’authenticité de son fameux aparté « Et pourtant elle tourne », n’est pas établi, car il lui aurait valu le bûcher.

    Le 2 novembre 1992 – sous Jean-Paul II - Galilée est "réhabilité" par l'Église.

    Source : Encyclopédie Hérodote : Galilée (1564-1642) un savant qui voit loin.

  • Ukraine : Les négociations sous fortes pressions

    Carte ukraine v1Réunion de l'OTAN

    « Les conditions russes sont inacceptables et le risque d’un nouveau conflit est réel », a prévenu le secrétaire général de l’OTAN à l’issue d’une visioconférence avec les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance. « Nous devons nous préparer à la perspective que la consultation échoue », estime-t-ilLes ministres occidentaux appellent à la désescalade russe pour favoriser la diplomatie. « Nous sommes prêts à répondre avec force à une nouvelle agression russe. Mais une solution diplomatique est encore possible et préférable, si la Russie choisit cette voie », lance le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. 

    Le Kremlin considère la déclaration du secrétaire général de l’OTAN, comme un refus de négocier, de sorte que des renforts militaires russes se dirigent de plus belle vers la frontière ukrainienne. D'énormes trains des Forces armées russes sont filmés, se dirigeant vers la frontière.

    https://avia.pro/sites/default/files/images/003_8.mp4 

     

     « La Russie a suffisamment d'armes pour forcer l'OTAN à négocier de manière indépendante avec la Russie. Compte tenu de la façon dont l'Alliance réagit déjà au déploiement de troupes russes près de ses frontières occidentales, il est logique de supposer que si vous déployez des missiles à moyenne portée, des systèmes de guerre électronique et des armes hypersoniques, il est peu probable que l'OTAN puisse tenir plus de six mois sous pression psychologique.", - souligne un spécialiste et annaliste russe. D'ailleurs, la Russie annonce qu'elle est prête à envoyer des troupes dans le Donbass, si Kiev tente d'y lancer une offensive. 

    Les ministres russe et américain de la défense se sont parlés

    Le ministre américain de la Défense s’est entretenu au téléphone avec son homologue russe. Ils ont discuté de la réduction des risques aux frontières de l’Ukraine. Il semble que la première condition des États-Unis pour négocier, soit la réduction de la pression exercée par les troupes russes et il semble que le Kremlin ait choisi non seulement de ne pas réduire la pression, mais plutôt de l'augmenter. Si Moscou réduit sa pression militaire maintenant, il réduit aussi son pouvoir de négociation. S'il l'augmente, il augmente son pouvoir de négociation. 

    Les négociations 

    Jusqu'ici, vu l'intolérance de Washington, on peut s'attendre à un échec. Et s'il y a échec, l'armée russe ne rentrera pas en Ukraine, mais au Donbass. Les Occidentaux disent que l'armée russe envahira l'Ukraine, parce qu'ils considèrent le Donbass comme faisant parti intégrante de l'Ukraine; alors qu'en réalité ce n'est pas le cas. Et si l'armée russe contrôle le Donbass, l'armée ukrainienne ne pourra plus jamais espérer le reprendre. Donc, la Crimée et le Donbass demeureront russe. L'Occident augmentera alors ses sanctions économiques contre le fédération de Russie, qui elle, rétorquera en rompant ses relations diplomatiques avec les pays sanctioneurs.

    L'OTAN augmentera son matériel militaire aux frontières de la Russie, qui elle fera de même aux frontières des pays occidentaux. L'Ukraine apprendra à vivre sans la Crimée et le Donbass, sans l'accepter officiellement bien sûr. Mais Kiev n'essayera plus de récupérer le Donbass. Pour ce qui est, si l'Ukraine fera parti ou non de l'OTAN, cela dépendra si les États-Unis veulent augmenter leur présence militaire en Ukraine, à la frontière russe. Présentement, il y a des chances que oui. Déjà, le renforcement de la frontière ukrainienne face à la Russie, est financé à hauteur de 25 millions $ par les États-Unis. Mais, sans guerre dans le Donbass, plus le temps passe et plus le risque de guerre diminue. De sorte que dans un an ou deux, les deux côtés diminueront leur pression militaire et un jour, les relations diplomatiques reprendront.