Libye

Libye : Cessez-le-feu depuis 3 mois

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La paix imposée par l’armée égyptienne aux portes de la Libye, tient depuis plus de trois mois. Si les forces du Gouvernement d’Union Nationale de Tripoli appuyées par l’armée turque foncent sur la ville de Syrte et si elles attaquent les puits de pétrole, l’armée égyptienne entrera alors en Libye, pour appuyer les forces du maréchal Haftar de Tobrouk. Pour sa part, l’armée turque accepte de respecter l’armée égyptienne, si et seulement si, le maréchal Haftar ne lève aucune offensive. La ligne rouge à ne pas franchir est ainsi tracée de part et d’autre.

Par contre, la lenteur des pourparlers de paix qui se tiennent au Maroc et l’appétit des belligérants locaux pourraient peut-être relancer la guerre. Quoi qu’il en soit, il y a peu de chance que la ligne rouge soit franchie, considérant que l’armée turque est la 2e armée de l’OTAN et que l’armée égyptienne est la 1ère armée d’Afrique. Ces deux armées sont beaucoup trop imposantes pour pouvoir s’affronter. Ce serait beaucoup trop catastrophique!

Source : Africa News : Dossier libyen : Des consultations se poursuivent au Maroc, 25/11/20

Libye, la Turquie dit non à l'Égypte...

Libye bombardements 0La Turquie, active en Libye à l'invitation du président du Gouvernement d'Accord National (GAN), Fayez Al-Sarraj, rejette le "cessez-le-feu" proposé par L’Égypte. Ces derniers mois, fort du soutien militaire turc, le GAN a repris l'ensemble du Nord-Ouest libyen, signant ainsi l'échec de l'offensive lancée en 2019 par l'Armée Nationale Libyenne (ANL), pour prendre Tripoli et en finir avec le GAN.

L'Égypte quant à elle, a déjà averti la Turquie et le GAN, que si jamais ils tentaient de prendre la ville de Syrte, ils feraient face à l'Armée égyptienne. Ce qui n'empêche pas Ankara d'augmenter ses forces près de Syrte. Un message des plus clairs vient d'être envoyé à la Turquie, le système turc de défense anti-aérienne installé à la base d'Al-Watiya abritant des troupes turques, vient d'être bombardé par des avions militaires venant de l'étranger selon le GAN, qui a promis une riposte dissuasive, au bon endroit,  au meilleur moment.

Ces frappes coïncident avec l'arrivée du ministre turc de la Défense et de l'état-major de l'armée turque en Libye. D'après les Égyptiens, cette visite indique que la bataille de Syrte aura bel et bien lieu. Le retrait de la mission de l'OTAN en Méditerranée orientale en est un autre indice, de même que le mouvement des avions de repérage turcs C-130 et la présence de navires de guerre turcs en Méditerranée.

Dans ce contexte, Le Caire demande à Moscou d'accélérer les livraisons de systèmes de défense côtière à l'ANL. L'Égypte accélère aussi l'acquisition de missiles anti-navires "Bastion" de fabrication russe, afin de parer à toute attaque navale turque. Ce système protégera la côte égyptienne. L'Égypte renforce également ses capacités navales.

Depuis 2017, Moscou et Le Caire ont signé pour 3,5 milliards de dollars de contrat d'armement. L'Égypte a acquis de la Russie 450 chars T-90MS. Ce char est devenu le plus grand vendeur du monde. Un T-90 vaut 4 millions $. Il lance des missiles guidés et s'attaque à n'importe quel autre blindé ou hélicoptère. Il possède le meilleur système de contrôle de tir de char au monde. Ce qui lui permet d'atteindre sa cible du 1er coup.

Sources : Al-Masdar News; L'Orient-le Jour; RT Arabic; Spoutnik; Yeni Safak (journal turc).

L’Égypte et la Turquie sur un pied de guerre en Libye

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L’Égypte et la Turquie sur un pied de guerre en Libye et les deux font partis des trois armées les plus imposantes du Moyen-Orient, tout comme l'Iran. Ces dernières années, la Turquie s'est dotée d’une capacité de production de matériel militaire énorme et est devenue un acteur majeur dans les ventes d’armes de la région et est maintenant la 2e armée la plus puissante de l'OTAN. L'armée égyptienne quant à elle, est l'une des plus importantes d'Afrique et du Moyen Orient. En Égypte, l'armée est partie intégrante de la société, en possédant non seulement des usines d'armement, mais également de nombreuses usines civiles. Elle est l'un des principaux employeurs. On dit que c'est l'armée qui possède un pays et non pas le pays qui possède une armée. D'ailleurs, la très grande majorité de la population égyptienne considère l'armée, comme étant la principale force démocratique du pays. 

Afin de diminuer les incursions terroristes le long de sa frontière, l’Égypte soutient le général Khalifa Haftar de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), qui combat le Gouvernement d’Accord National (GAN). L’Égypte s’oppose au GAN, parce qu’il est constitué de Frères musulmans proches de la Turquie, donc par le fait même proche des Frères musulmans égyptiens. Ceux-ci avaient gagné la seule élection totalement libre en Égypte, mais avaient été renversés quelques temps plus tard, par un coup d'état fomenté par l'armée égyptienne, résultant de manifestations civiles monstres contre les Frères musulmans. Auparavant, la population égyptienne s'était opposée au transfert du pouvoir de Moubarak père à Moubarak fils et l'armée avait appuyé également la population. 

La Turquie ne veut absolument pas que le GAN tombe. D'ailleurs, elle l'arme et a envoyé en Libye de 200 à 500 conseillers militaires, de 500 à 1000 mercenaires syriens et des dizaines de drones militaires. Sa marine militaire est déployée au large des côtes libyennes, faisant monter la tension avec les forces de l’OTAN qui y patrouillent, dont la France. Le ministère français de la Défense a déclaré qu'une frégate française tentant d'identifier un cargo soupçonné de transporter des armes en Libye, a été intercepté en Méditerranée par des frégates turques. La Turquie a démenti les allégations. Emmanuel Macron accuse la Turquie de jouer en Libye un jeu dangereux qui ne peut plus être toléré. L’Égypte quant à elle, a envoyé de 200 à 500 soldats pour aider l'ANL et en a massé 40 000 autres à la frontière libyenne; mais voudrait éviter un conflit déstabilisateur à sa frontière. 

Haftar s’est approché de très très près de Tripoli l’hiver dernier; puis avec l'intervention militaire turque, il a connu des revers retentissants et a dû battre en retraite vers l’est libyen. Hors, il y a une ligne rouge et c'est la ville de Syrte, que le GAN ne peut franchir. Le président égyptien al-Sissi a été clair, en avertissant fermement le GAN de ne pas envahir Syrte, si non il fera face à l'armée égyptienne. 

Dans l'éventualité d'une confrontation militaire entre l'Égypte et la Turquie près de la ville de Syrte, la partie turque sera obligée de sécuriser ses lignes d'approvisionnement et de soutien logistique de ses forces navales et aériennes à un coût financier colossal, vu la longue distance du lieu de guerre. C'est ce que voudrait éviter la Turquie. Tandis que, les forces armées égyptiennes combattront près de leurs côtes, de leurs terres et de leur espace aérien, dans un environnement familier. L'armée égyptienne aura une capacité supérieure pour compenser ses pertes et sécuriser ses lignes d'approvisionnement et de soutien logistique, à des distances beaucoup plus courtes, qu'elles ne le sont du côté turc.  

L’Égypte et ses alliés du Golfe, de même que la Grèce, veulent exclure la Turquie de l’exploration gazière et pétrolière de l’est méditerranéen. L'ANL sécurise les champs pétroliers et les ports situés dans le croissant Pétrolier. Les ports sont sous couverture aérienne, dont des MIG-29 russes modernisés en provenance de Syrie et des Sukhoï-24Les batteries anti-aérienne sont russes également. Les installations pétrolières sont une ligne rouge à ne pas franchir pour le GAN. La Turquie a pourtant signé une entente d’exploration avec le GAN, qui empiète sur les zones revendiquées par l’Égypte.

L’Italie soutient le GAN parce qu’elle possède des investissements importants en Libye et qu’elle redoute une nouvelle arrivée d’immigrants clandestins en provenance de Libye. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis financent l'ANL; parce qu’ils s’opposent aux Frères musulmans turcs. Le Qatar, ennemi de ces deux pays du Golfe, s'implique financièrement aux côtés de son allié turc. Il y a une lutte entre le clan de l'Arabie saoudite et celui de la Turquie des Frères musulmans, pour contrôler le monde sunnite. La Russie de son côté appuie Haftar dans le but d’établir une tête de pont en Afrique du Nord. Elle non plus ne veut pas renforcer les Frères musulmans. Elle conserve son statut de puissance méditerranéenne en développant une diplomatie efficace, en suggérant fortement aux belligérants de négocier. Entre 800 et 1 200 commandos de la compagnie privée de sécurité Wagner proche de Moscou, seraient engagés au service de l'ANL. 

Les Émirats-Arabes-Unis discutent avec la Grèce du renforcement de leur coopération militaire, au moment où les deux pays sont en désaccord avec la Turquie sur l'implication de cette dernière en Libye et l'exploration pétrolière en Méditerranée orientale. En plus, la Grèce a un problème d'infiltration de réfugiés syriens venant de Turquie. 

Les services de renseignements turcs ont mis en place une nouvelle salle d'opération dont l'un des objectifs est de rechercher Saif al-Islam Kadhafi, fils de l'ancien dictateur éclairé, afin de l'assassiner ou de l'arrêter et de le remettre à la Cour pénale internationale pour mettre fin à son rôle politique. Mais ce dernier serait étroitement gardé par ses hommes dans la ville de Zintan et serait introuvable.

Les États-Unis sont divisés. Une partie des hauts-fonctionnaires et des spécialistes, animés par la vieille hantise anti-Russie, préfère appuyer les Frères musulmans plutôt que de laisser la Russie s’installer en Libye. Une autre partie, proche de Donald Trump, ne veut pas soutenir les Frères musulmans.

Un État islamiste dirigé par les Frères musulmans est intolérable pour la plupart des acteurs impliqués. Ou bien un nouvel équilibre est trouvé entre les camps islamistes et anti-islamistes et alors la Turquie peut dire adieu à son accord pétrolier, ou bien la solution sera militaire et elle risque fortement d’ajouter les troupes égyptiennes à cette guerre. Le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan joue gros. L’Union européenne pourrait définitivement rompre avec lui et sa popularité intérieure pourrait être sérieusement compromise en cas de défaite.

Sources : AFP, France; Al Masdar News, Liban; Atlantic Council; Emirates, WAM; Institut italien d’études politiques internationales; ISPI; Journal  de Montréal; La Presse; Le Monde; Nova, agence de presse italienne; Press TV, Iran; Reuters, Allemagne; Risk Intelligence; RT Arabic; Sputnik arabe; La Voix du Nord.  

 

Libye : Le GAN prend Syrte et la perd aussitôt...

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La semaine dernière, faisant reculer l'Armée Nationale Libyenne (ANL) du maréchal Haftar, les forces du Gouvernement d'Accord National (GAN), soutenues par l'Armée turque et les mercenaires syriens, ont avancé sur plusieurs fronts autour de Tripoli, reprenant les frontières administratives de la capitale, dont l'aéroport international, hors service depuis 2014, la base aérienne d’Al-Wattia et la ville de Tarhouna. C'est alors qu'Al-Sirraj chef du GAN, gonflé à bloc par ses gains, rejette la proposition du Caire lancée samedi par le président égyptien El-Sisi, de résoudre la guerre libyenne par négociations.

Le GAN continue donc son avancée militaire en attaquant le croissant pétrolier. Soutenu par de lourdes frappes de drones turcs, le GAN capture la ville d'Al-Washaka et plusieurs autres zones, après une violente bataille contre l'ANL. De sorte que des combats intenses ont éclaté hier près de Syrte. Les forces pro-GAN ont resserré le contrôle sur Al-Washaka et avancé sur 3 axes jusqu'au centre-ville de Syrte. La bataille pour la ville portuaire semblait terminée, lorsque tout à coup les attaquants ont été frappés de plein fouet et ont subi de lourdes pertes. La contre-attaque rapide et féroce de l'ANL a repoussé le GAN, hors de Syrte. Le but du GAN serait de s'emparer des puits de pétrole aux alentours de la ville. 

Puis, un énorme convoi de l'Armée égyptienne s'est déployé à la frontière Libyenne, sans entrer dans le pays. Des vidéos sont apparues sur les réseaux sociaux, dévoilant une grande colonne de porte-chars égyptiens se dirigeant vers la frontière de la Libye, de même que des trains transportant du matériel et des véhicules militaires. L'Armée égyptienne est accusée de se déplacer pour aider l'ANL contre le GAN soutenu par la Turquie. Le Caire n'a fait aucune déclaration concernant ce déploiement militaire. Les autorités égyptiennes entretiennent depuis longtemps des relations solides avec l'ANL et continuent leur coordination avec elle.

Après un téléphone entre Trump et Erdogan, il semble qu'Erdogan soit enclin à " Une nouvelle collaboration avec les États-Unis, concernant la Libye."  

Sources : Al Masdar News; Chaîne de l'ANL; Facebook officiel du GNA; RT Arabic. 

 

Libye : Le Gouvernement d’union nationale freine Haftar

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Le Gouvernement d’union nationale (GAN) annonce la prise de l’aéroport international de Tripoli, hors service depuis 2014, la reprise de la base aérienne d’Al-Wattia et la prise de la ville de Tarhouna, soit le contrôle total des frontières administratives du Grand Tripoli. Grâce au soutien militaire turc, le GAN stoppe totalement l’Armée Nationale Libyenne (ANL) du maréchal Haftar, dans sa tentative de conquérir Tripoli. Tarhuna était un point majeur pour les lignes d’approvisionnement des milices de Haftar depuis la base aérienne d’Al-Jufra. Pour sa part, l'ANL du maréchal Haftar, est appuyé par l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Russie. 

Haftar a visité l'Égypte. Le chef du GAN, Faïez Sarraj, vient de rendre visite à son protecteur, le président turc. La veille son adjoint et son ministre des affaires étrangères, étaient reçus en Russie. D'ailleurs, Moscou souligne la nécessité d’une reprise des pourparlers entre les deux camps. Et l’ONU annonce la reprise à Genève des négociations suspendues depuis plus de trois mois. Éventualité que le président Erdogan écarte pour le moment : « Nous ne nous assiérons pas à la table des négociations avec Haftar », a-t-il prévenu, qualifiant le maréchal de putschiste et invitant la communauté internationale à empêcher la vente illégale de pétrole sur les marchés internationaux. Haftar contrôle les champs pétroliers de Libye. 

Fait à noter, Ankara a intensifié son soutien militaire au GAN depuis décembre 2019, en échange des droits de forage d’hydrocarbures dans la Méditerranée orientale, un projet que la Grèce, Chypre, l’Égypte, les Émirats arabes unis et la France condamnent, le jugeant illégal. 


Sources : 45e Nord; Le Monde. 

Libye : Entre guerre et négociations !

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Le maréchal Khalifa Haftar, commandant de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), s'est rendu au Caire pour rencontrer les responsables égyptiens, afin de discuter de l'évolution de la situation en Libye. 

Pendant ce temps, le vice-Premier ministre libyen du GNA est pour sa part en visite à Moscou pour s’entretenir avec le ministre russe des Affaires étrangères M. Sergueï Lavrov. La diplomatie russe appelle, quant à elle, les belligérants à se mettre le plus tôt possible à la table de négociations sous l’égide de l’ONU et avec le soutien de Moscou. Évoquant la perspective d’une trêve entre les forces du GNA et l'ANL. La crise libyenne, selon Moscou n'a pas de solution militaire.

L'ANL après avoir subi plusieurs revers, vient tout juste de reprendre aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) la localité d'Al-Assabia, au sud-est de Tripoli. Mais le GNA soutenu par la Turquie, ne perdant pas de temps, relance simultanément deux attaques visant à reprendre l'aéroport international de Tripoli et le bastion de l'ANL, Tarhouna, toujours au sud-est de Tripoli.

L'ANL défend les deux sites, tout en essayant aussi de briser le siège au sud-ouest de Tripoli, en faisant tout pour reprendre la ville de Gharyan.

Méthodiquement, Erdogan consolide ses positions dans le Nord-Ouest libyen. Une aventure militaire, stratégique et politique au parfum de gros contrats. En ce moment, l’avancée de la Turquie en Libye prend toute son ampleur. Un séisme politique !

Le corps expéditionnaire turc, cinq cents hommes auxquels s’ajoutent plus de cinq mille mercenaires syriens, aurait réussi à stopper l’ANL du maréchal Haftar, homme fort de Libye. Celui-ci tente depuis plus d’un an de conquérir Tripoli, avec le soutien des Russes, des dollars émiratis et des jets égyptiens.

La reconstruction de la Libye est estimé à cent milliards de dollars par la Banque mondiale. De quoi faire rêver de nombreuses puissances en quête de marchés. Récupérer les contrats nécessitera un partage avec les Russes à l’est : Un "gentlemen agreement" ! Mais, une partition du pays pourrait aussi se dessiner.

Dans une subite accélération de l’histoire, la Turquie et la Russie, deux nations à cheval sur les continents européen et asiatique, s’imposent sur le sol arabe et africain et ce à portée de longue-vue de l’Europe.

La mission de l’ONU (Manul) affirme que les deux camps ont accepté de reprendre les pourparlers. Pour l’heure, aucune des deux parties n’a toutefois confirmé cette annonce et les combats se poursuivent.

Sources : AFP; Al Masdar News; Le Nouvel ordre mondial; Reuters; Sputnik; Vo News; Voa Afrique. 

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Convoi de l'armée turque en Libye...

Libye : Moscou et Ankara fournissent des factions rivales

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  • Rose : Territoire contrôlé par l'ANL 
  • Vert  : Territoire contrôlé par le GNA 
  • Bleu : Territoire contrôlé par les milices locales

Les plates-formes de défense aérienne Pantsir de fabrication russe appartenant à l'Armée Nationale Libyenne (ANL), ont abattu 3 avions turcs, dont 2 drones alors qu'ils bombardaient leurs positions près de Bani Walid. La semaine dernière l'ANL a abattu au moins une demi-douzaine de drones de l'armée turque et du Gouvernement d'Accord National (GNA). Ces drones font des dégâts importants lorsqu'ils réussissent à frapper leurs cibles.

La Turquie et la Russie sont actuellement impliquées dans une guerre de fourniture d'armes à des factions rivales en Libye. Ankara appuie le GNA et Moscou l'ANL. Les sites Web du trafic maritime et aérien révèlent une augmentation du nombre de vols russes et turcs vers la Libye au milieu de l'intensification des combats entre le GNA et l'ANL.

La marine militaire turque est présente dans les eaux économiques libyennes, pour fournir une couverture à l'approvisionnement en armes du GNA. Ankara envoie aussi des mercenaires de Syrie en Libye. Leur nombre serait de 11 000.

En ce qui concerne Moscou, des vols à destination de Benghazi depuis la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie ont été signalés, dont des chasseurs MiG-29 et d'autres jets modernes vers l'ANL. Cependant, le ministère russe de la Défense nie avoir envoyé des militaires du groupe privé "Wagner". Par contre, certains observateurs pensent que ce groupe y aie présent.

Le GNA aurait réalisé une avancée près de la capitale libyenne, le long de l'axe Ramleh et aux environs de l'aéroport de Tripoli. Cependant, le chef de l'organisation syrienne "Brigade Sultan Murad" soutenue par la Turquie, a été tué lors de ces affrontements.

Les deux parties ont enregistré des gains au cours de la dernière semaine, mais il est difficile de les confirmer en raison de l'absence de vidéos et de photos. Il sera difficile pour le GNA de déloger l'ANL, qui contrôle la très grande majorité du territoire.

Sources : Al Masdar News; ANL; GNA; Observatoire syrien des droits de l'homme; Yörük Işık.

L'intensité des combats augmente en Libye

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Les forces du gouvernement d'accord national (GNA) soutenues par la Turquie ont pris le contrôle de la ville d'Al-Asaba, à l'ouest de Tripoli. Le GNA a aussi étendu son contrôle sur la base aérienne d'Al-Watiyah, près de la frontière tunisienne.

Il a présenté un système de défense aérienne Pantsir-S1 russe pris à l'ennemi. À en croire le GNA, ses troupes auraient détruit 6 systèmes de défense aérienne Pantsir-S1, au cours des dernières 48 heures. Ce que nie formellement l'Armée Nationale Libyenne (ANL).

Tout de suite, le président égyptien a envoyé un message clair au président turc afin qu'il n'envisage pas d'utiliser la Libye comme plate-forme pour exporter des terroristes vers l'Égypte et les pays voisins.

À la suite de ces événements, 6 Mig-29 et 2 Sukhoi 24 escortés par deux SU-35 russes ont quitté la Syrie pour la Libye, afin de participer à la campagne aérienne de l'ANL contre le GNA. Il n'est pas clair s'il s'agit de jets remis à neuf ayant appartenu à l'armée de l'air d'Haftar ou de nouveaux ajouts à sa flotte.

L'ANL se prépare à lancer une attaque massive contre les forces du GNA et de l'Armée turque. Le ministère turc des Affaires étrangères a répondu que si l'un des intérêts turcs était attaqué, Ankara considérera tous les sites de l'ANL, comme des cibles légitimes.

Depuis le début de 2020, la bataille pour le nord-ouest libyen s'intensifie. Tant l'ANL que le GNA contracte des offensives à grande échelle. Mais il semble que l’appui turc au GNA, fait en sorte qu ce dernier obtient maintenant quelques gains.

D'ailleurs la Turquie continue d'amener des milliers de mercenaires du nord de la Syrie vers la Libye, par le biais d’un soutien financier qatari.

La Turquie et le Qatar, eux même soutenus par les "Frères Musulmans", soutiennent le GNA (pro-Frères Musulmans). Du côté de l'ANL, il y a l'Égypte, la France, la Russie, l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis. L'Algérie commence à s'inquiéter à cause des islamistes soutenus par la Turquie.

Même si la Turquie a porté des coups sévères à l'ANL, la partie est loin d'être gagnée. Son point fort est l'aviation (drones et avions).

Pendant ce temps, le représentant permanent d'Israël auprès des Nations Unies accuse l'Iran d'avoir envoyé des armes avancées à l'ANL, sans pour autant en préciser la nature.

Sources : AFP; Al Masdar News; Anatolie; Bloomberg News; Jerusalem Post; Sky News; Sputnik Arabic; Volcano Anger.

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                                      Tripoli

Haftar bloque l'offensive du GNA sur Tarhuna

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Une offensive majeure des forces du Gouvernement d'Accord National (GNA) sur la ville de Tarhuna a échoué, après le blocage des routes, du carburant, de l'eau, de l'électricité, d'Internet et des produits alimentaires de base sur la ville.

Tarhuna située à 65 km au sud-est de Tripoli, est la base principale d'où partent les offensives de l'Armée Nationale de Libération (ANL) sur la capitale libyenne.

Sur le terrain, l'ANL se dirige vers la côte ouest, après avoir capturé Aqrabiyah, pendant que le GNA avance jusqu'à la frontière administrative de Tarhuna et y contrôle certains villages. Le GNA reporte à une date ultérieure l'offensive sur la ville.

Sources : Al-Masdar News; Anadolu; Deir Freigat; DTM; La Source; South Front.

Libye : La bataille de Tarhuna est toujours en cours

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Carte de Mourad Teyeb sur Twitter

Après que les forces du Gouvernement d'Accord National (GNA) aient fait prisonniers une centaine de soldats de l'Armée Nationale Libyenne (ANL) du maréchal Haftar, cette dernière capture à son tour plusieurs mercenaires syriens, après une bataille acharnée contre les forces du GNA.

Le GNA soutenu par la Turquie, maintient une offensive majeure sur Tarhuna au sud-ouest de Tripoli, où des combats intenses se poursuivent. Leur première offensive a été repoussée. Les principaux affrontements se situent maintenant au nord de la ville. Les unités du GNA ont capturé le village de Soq al-Juma et se préparent pour une deuxième tentative sur Tarhuna elle-même. Les deux camps affirment avoir le dessus sur l'autre. 

Le GNA a capturé les villes de Sabratah et Surman, sur la côte ouest de Tripoli, lors d'une offensive précédente, la semaine dernière. 

Sources : Al-Masdar News; Libye 24; South Front; The Telegraph.

Libye : Bataille pour Tarhuna

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Une semaine après avoir pris le contrôle de Sabrata et de Sorman, les forces du gouvernement d'accord national (GNA), soutenues par des militaires turcs et des mercenaires syriens, lancent une grande offensive sur Tarhuna, ville à partir de laquelle l'Armée Nationale Libyenne (ANL) du maréchal Haftar attaque Tripoli.

La neuvième brigade de l'ANL s'est vite activée. Il y a de violents affrontements. L'armée de l'air de l'ANL vise les forces du GNA sur la route côtière, interrompant ainsi leur soutien logistique.

L'ANL a également lancé des missiles sur l'aéroport de Mitiga près de Tripoli, la principale base militaire turque, y causant de lourds dommages. Le GNA exhorte les résidents de Tripoli à rester dans leurs sous-sols et à éviter les balcons ou les fenêtres, tout en respectant le couvre-feu. Il y aurait des raids aériens de l'ANL dans certains quartiers de la capitale.

Malgré que le GNA aie capturé les axes d'Al-Twaisha et de Salah al-Din au sud de Tripoli et qu'il aie mené 17 frappes aériennes contre Tarhouna, il semble qu'il se retire vers le nord. Les affrontements seraient actuellement concentrés à 35 kilomètres au nord de Tarhuna. Les deux camps affirment gagner.

Sources : Agenzia Nova; Al-Masdar News; Anadolu; Asharq Al-awsat; Daily Sabah; Libyaliveuamap; Libyan Express; Roj Info; South Front; Yeni Safak.

 

L'ANL bientôt à Tripoli

Lors d'une interview avec RT Arabic, le général de division Ahmed Al-Mismari de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), a déclaré que l'ANL n'est qu'à quelques centaines de mètres des principaux quartiers de Tripoli et que l'armée libyenne avance sur plusieurs axes vers Tripoli.

Il a souligné que l'ANL a pris le contrôle des zones stratégiques, le long de la route de l'aéroport de Tripoli. Les forces d'élite se préparent à entrer dans les principaux quartiers de Tripoli.

 

Offensive majeure du maréchal Haftar pour prendre Tripoli

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Le maréchal Khalifa Haftar chef de l’Armée Nationale Libyenne (ANL) mène depuis quelques jours, une offensive majeure pour prendre Tripoli au Gouvernement d’Union Nationale (GNA). On dirait que L'ANL essaie de couper en deux les forces du GNA du président Fayez al-Saraj, en se dirigeant droit sur Tripoli.

C'est une nième tentative, peut-être que celle-là sera la bonne ! 

Position américaine face à la Libye

651591 000 nic6336368Le vice-Premier ministre du gouvernement libyen reconnu par l'ONU Ahmed Meitig, a affirmé à l’issue de son déplacement à Washington, avoir reçu des garanties quant au soutien des États-Unis : « Avant de venir ici, il y avait beaucoup de rumeurs selon lesquelles les États-Unis ne soutenaient pas notre gouvernement, après des entretiens avec le département d’État et des parlementaires américains, je rentre à la maison avec le message suivant : Les États-Unis nous soutiennent en tant que gouvernement légitime de la Libye ».

L’incapacité des forces du maréchal Haftar à s’emparer de Tripoli après plus de deux mois d’une offensive militaire déclenchée dans ce but, a peut-être amené les américains à revoir leur appréciation de la situation et des forces en place. Le GNA a demandé à Washington d'utiliser son influence pour isoler Khalifa Haftar, soutenu par les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Égypte. « Nous voulons que les États-Unis adressent un messages clair à ces pays, pour qu’ils restent à l’écart de la Libye »

De son côté le département d’État américain s’est montré moins expressif. Prudent, il se contente d’appeler à la stabilisation du pays, à un cessez-le feu à Tripoli et à la reprise des négociations entre le Premier ministre al-Sarraj et le maréchal Haftar.

Libye : Trump appuierait Haftar

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Plus de deux semaines après le lancement de l’offensive sur Tripoli par Haftar, l’administration américaine décide de le soutenir dans son combat contre Fayez al-Sarraj. Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec l’homme fort de l’Est libyen et Washington loue le rôle positif d'Haftar dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des ressources pétrolières en Libye.  

Lundi, les États Unis se sont opposé aux côtés de la Russie,à une résolution de cessez-le-feu soumise au Conseil de sécurité par la Grande-Bretagne.   

 

Erdogan reçoit le président du Haut Conseil d'État libyen

 

Le Président turc Erdogan, a reçu le Président du Haut Conseil d'état libyen, Khaled Al-Mishri.

La rencontre a eu lieu à huis clos et aucune information n'est parvenue sur le contenu de l'entretien, qui a duré une demi heure. Auparavant, Almishri s'était rendu aux États-Unis pour assister à des réunions avec le congrès américain à Washington.

Il est actif en ce qui concerne la réconciliation nationale et le dialogue. Certains observateurs pensent qu'il appartient à la mouvance des Frères Musulmans, tandis que d'autres pensent qu'il représente désormais une nouvelle tendance, poursuivant des réformes politiques et économiques. Chose certaine, il s'oppose fermement au maréchal Haftar.

Libye : Haftar rencontre le président égyptien

 

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Le président égyptien, Abdelfattah Al Sissi a reçu, dimanche dernier, le général Khalifa Haftar chef de l’armée nationale libyenne, qui mène depuis quelques jours, une offensive pour prendre Tripoli au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, dont la Turquie.

Seul communiqué de la réunion : Au cours de l’entretien, les deux hommes ont discuté de l’évolution des événements dans la région et du déroulement de l’opération menée par Haftar.

Le Caire, les Émirats, ainsi que l’Arabie Saoudite soutiennent discrètement le maréchal Haftar, qu’ils considèrent comme un rempart contre les extrémistes islamistes. Officiellement, Le Caire apporte son soutien à l’ONU, qui cherche à organiser des élections en Libye pour mettre fin aux divisions.

Libye : Les combats

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Depuis le 4 avril, le maréchal Haftar, l'homme fort de l'Est de la Libye, a lancé une offensive sur Tripoli, qui abrite le siège du gouvernement d'union nationale (GNA).

Les deux camps se livrent une guerre de communication sur les réseaux sociaux. Chaque état-major estimant faire des avancées sur le terrain.

Les forces pro-Haftar semblent avancer sur deux axes, par le sud et le sud-est, tandis qu'à l'ouest, la route côtière est défendue par les pro-GNA, à l'est par les combattants de la ville de Misrata, également pro-GNA.

Des combats font rage au sud-est de Tripoli, des tirs à l'arme lourde sont entendus dans le secteur d'Ain Zara. Ça tape fort ! indique une résidente des lieux. Un autre résident, usager de Facebook, indique que de nombreuses familles ont emprunté à la levée du jour les sentiers au milieu des fermes pour sortir d'Ain Zara.

À une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, l'aéroport international de Tripoli inutilisé depuis 2014, est aussi le théâtre de combats. Coupée à la circulation civile, la route n'est empruntée que par les véhicules militaires du GNA et par les ambulances de retour du front. Des tirs à l'arme lourde sont entendus près de l'aéroport.

En raison des combats, l'émissaire de l'ONU en Libye a annoncé le report sine-die de la conférence nationale inter-libyenne.

Quatre milices armées assurent la défense du gouvernement d'union nationale de la capitale, des groupes armés qui ont combattu Khadafi en 2011. Jusqu'à tout récemment, ces milices étaient divisées, avec des conflits récurrents entre elles. Une donne qui a changé depuis l'offensive du maréchal Haftar.

Reste à savoir combien de temps tiendra, cette union de circonstance des milices armées du gouvernement d'union nationale, dans une lutte pour le contrôle de la richissime Tripoli.

Libye : Gouvernement de coalition


A libye

 

La Libye est plongée dans le chaos et livrée à des groupes armés depuis la chute de Khadafi en 2011. La mise en place d’un gouvernement d’union est soutenue par les Occidentaux qui souhaitent voir s’installer une autorité à même de lutter contre l'EI. Ce dernier n’a cessé de renforcer sa présence. Il compte environ 3000 combattants.

Un premier pas vers la solution politique

Mardi, un gouvernement d’union nationale a enfin été formé. Il réconcilie les deux parlements rivaux, celui de Tripoli (soutenu en sous-main par une alliance qataro-turque défendant les intérêts des Frères musulmans) et celui de Tobrouk (reconnu par la communauté internationale, comprendre : Union Européenne). L’objectif est de mettre fin au chaos. 

Images 3 232 ministres représentant les différentes régions du pays composent ce nouveau gouvernement dirigé par l’homme d’affaires tripolitain Fayez el-Sarraj qui devient Premier Ministre. Il était membre du gouvernement de Tripoli. Ce dernier se trouve actuellement à l’extérieur du pays. Il y aura un vice-premier ministre de Tobrouk et un de Tripoli.

Les trois régions

Les portefeuilles ont été répartis selon les trois régions libyennes : neuf pour l’ouest (Tripolitaine), huit pour l’est (Cyrénaïque) et sept pour le sud (Fezzan).

Le portefeuille de l’Intérieur à al-Khoja (Ouest), la Justice à Genedi (Sud), les Affaires étrangères à Abousrewil (Ouest), la Défense a été confié à al-Barghathi (Est). Le controversé général Haftar, commandant des forces de Tobrouk n’y figure pas. Le nouveau ministre de la défense est son rival.

Daech a lancé des attaques visant le croissant pétrolier. Les terroristes incendient les réservoirs de pétrole à Ras Lanouf, le principal centre libyen de raffinage de pétrole.

"Aujourd'hui le port d'Es Sider et de Ras Lanouf, demain celui de Brega, et ensuite les ports de Tobrouk, Es Serir, Djallo et al Koufra", prévient l'État islamique.

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Sources :

Sputnik : Des terroristes attaquent l'un des plus grands terminaux pétroliers de Libye, 21/01/16

Le Monde : La Libye sur la voie de la réconciliation ?, Aymeric Janier, 21/01/16

Le Devoir : La Libye se donne un gouvernement d’union, Rim Taher, 20/01/16

L'Opinion : Le Maroc salue l’annonce de la formation d’un gouvernement d’union nationale en Libye, 21/01/16

Politique : Libye : Petite politique, Philippe Rousseau, 11/01/16

Libye : Petite politique

 

Ingouvernable de par ses deux gouvernements, la Libye continue de s'enfoncer. Profitant de cette situation, l'État Islamique s'y installe. Le tout se fait aux portes de l'Europe. De sorte que le chef de la diplomatie de l'Union Européenne promet de l’argent et un soutien militaire à la Libye, aussitôt que le gouvernement d'union nationale sera mis en place.

Le pays est toujours divisé entre deux gouvernements, celui de Tobrouk reconnu par la communauté internationale et celui de Tripoli soutenu en sous-main par une alliance qataro-turque défendant les intérêts des Frères musulmans.

Bien que depuis le 17 décembre, un gouvernement d’union nationale ait été théoriquement formé sous l’égide de l’ONU, le premier ministre libyen ne parvient pas à constituer son cabinet en raison de luttes internes dans le camp du gouvernement de Tobrouk (celui soutenu par la communauté internationale).

Comprendre entre autre : le général responsable de l’armée légale, n’accepte pas le poste que le gouvernement lui propose : la direction de la lutte contre l’EI en Cyrénaïque. Il voudrait plutôt le poste de ministre de la défense. De sorte que la Petroleum Facilities Guard (PFG), l’importante milice protégeant les installations pétrochimiques en Cyrénaïque s'oppose seule, aux offensives multiples de l’État Islamique. Les troupes du fameux général dorment dans leurs casernes ou y comptent les mouches ! 

Pendant ce temps, l’État Islamique étend sa wilaya (province), à partir de la ville de Syrte sur 250 kilomètres de côtes. Il pousse également vers le Sud espérant récupérer les champs pétroliers de Mabrouk et de Jofra, qui pourraient lui apporter les ressources financières dont il a besoin. Il se heurte là aussi, uniquement aux Petroleum Facilities Guards, pourquoi ? Parce que les troupes du fameux général font la grève dans le but qu'il obtienne son ministère.

Entre le général et le chef des (PFG), c'est comme entre l'eau et le feu.


Sources:

Atlantico : Libye : Pourquoi la partie est loin d'être gagnée pour l'Etat islamique, entrevue avec Alain Rodier, 10/01/16

Fait-Religieux : La nécessité d'un gouvernement d'union — Libye, 10/01/16