Analyse politique sur différents pays

  • La Libye en guerre civile

    Après le massacre de 21 coptes égyptiens par l'État islamique, Le Caire a bombardé les djihadistes à Derna, en Cyrénaïque.

    Derna : La ville la plus conservatrice du pays. Durant la première guerre civile libyenne (2011), elle est déjà aux mains des insurgés. En 2014, elle passe sous le contrôle du Majilis Choura Chabab al-Islam (MCCI) "le conseil consultatif de la jeunesse islamique", fondé en avril 2014, prêtant allégeance à l'État islamique en octobre.

    En 2014, le MCCI contrôle progressivement toute la ville. Derna devient alors le premier territoire contrôlé par l'État islamique hors d'Irak et de Syrie. Il aurait à sa disposition environ 3.000 combattants.

    En février 2015, le rythme s’accélère : L’État islamique annonce coup sur coup la prise de la localité de Nofilia et le contrôle de plusieurs bâtiments stratégiques à Syrte. Le Sud libyen, dont les frontières sont ouvertes, leur sert de porte d’entrée et de sortie ainsi que de source de financement.

    L’EI est maintenant présent dans plusieurs villes libyennes sans nécessairement les contrôler, sauf Derna. L’organisation doit ses implantations aux ralliements de groupuscules locaux. Elle a aussi attiré des membres d’Ansar al-Charia, proche d’Al-Qaeda. Rivaux, les deux groupes peuvent aussi s’allier, comme à Benghazi, principale ville de Cyrénaïque (est), où ils combattent ensemble les troupes de Khalifa Haftar, un ancien général du régime kadhafiste qui tente de chasser les islamistes de l’est libyen.

    Sources : JOL press, Libération, Wikipédia. 

  • Le Yémen au bord du chaos

    Yémen : Les Chiites houthistes tiennent l'essentiel du pays. Ils contrôlent Sanaa, les provinces du nord et la ville de Baïda au centre du pays. Le président et le gouvernement ont démissionné. Neuf mouvements politiques ont alors approuvé la création d’un conseil présidentiel de cinq membres. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont fermé leurs ambassades. Al-Qaïda s'est emparé d'un camp militaire et d’une grande quantité d'armes. Un groupe de combattants de cette mouvance s’est rallié à l'État islamique.

     « Nous assistons à l'effondrement du Yémen », a averti le secrétaire général de l'ONU en lançant au Conseil de sécurité un appel à agir pour éviter que le pays ne plonge dans le chaos. M. Ban a souligné les défis auxquels fait face le Yémen dont une crise politique dangereuse, des tensions sécessionnistes croissantes dans le Sud et une grave crise humanitaire qui touche désormais 16 millions de personnes.

    L’ambassadeur britannique a indiqué que son pays allait travailler avec la Jordanie à mettre au point un projet de résolution dans les prochains jours. Des diplomates redoutent que la Russie ne se montre réticente à faire pression sur les milices chiites houthis.

    Les ministres des Affaires étrangères des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe ont interpellé le Conseil de sécurité des Nations unies.  Si le Conseil de sécurité n’adopte pas une résolution pour permettre le recours à l’armée afin de réagir à ce qu’ils jugent comme une prise de pouvoir illégitime des Houthis, les pays du Golfe agiront eux-mêmes. L’Arabie Saoudite, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn, l’Oman et les Émirats arabes unis pourraient donc intervenir militairement sur le territoire. 

    L’Arabie Saoudite envoie d’ailleurs des armes et du financement à des tribus qui combattent les Houthis. L’Égypte a prévu de déployer des forces spéciales rapides si les Houthis menaçent leur voie de navigation sur la mer Rouge.

    Sources : Le Figaro, I24News, Métro, 

  • Boko haram, conflit régional

    Boko Haram : Depuis six ans, cette insurrection a fait plus de 13.000 morts et 1,5 million déplacés au Nigeria. L’organisation multiplie ses opérations, incluant des attaques contre le Cameroun, le Niger et le Tchad.

    Boko Haram a envahi pendant quelques heures Gombe, capitale régionale dans le nord-est du Nigeria. Le président nigérian appelle alors à l'aide, les États-Unis. «Il n'y a pour l'heure, aucun projet d'envoyer ou d'ajouter de nouveaux soldats américains au Nigeria», a répondu le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

    Le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Bénin se sont mis d’accord pour engager 8.700 hommes dans une force multinationale contre Boko Haram, alors que le Tchad a déjà lancé ses troupes dans la bataille dans le nord-est du Nigeria.

    Sources :45e Nord.ca, Canoe.ca actualités, 

  • La guerre civile syrienne, quatre ans plus tard

    Syrie : Après quatre ans de conflit armé, 210.000 morts et 4 millions de personnes qui ont quitté le pays, le gouvernement contrôle encore la moitié du territoire, principalement entre la capitale et la côte méditerranéenne.

    Cette guerre attire des combattants étrangers d'une manière sans précédent, estime Nicolas Rasmussen, directeur du Centre national anti-terroriste. 3.400 des 20.000 djihadistes étrangers viennent des pays occidentaux, dont 150 des États-Unis. Ces contingents sont d'abord constitués de Saoudiens,  de Marocains, de Tunisiens, de Turcs et de Caucasiens. Ils viennent de 80 pays.

    La Turquie, lieu de passage privilégié des aspirants djihadistes, a renforcé ses efforts pour les interdire, dès leur entrée. La liste des interdits d'entrée en Turquie compte 10.000 noms. Mais la capacité de propagande en ligne de l'EI continue de s'amplifier, avec près de 250 productions officielles depuis le début de l’année. De sorte que l’État islamique réussit toujours à augmenter son nombre d’adhérents.

    Pendant ce temps, il réduit son dispositif militaire dans le Nord-Est du pays. Le mouvement djihadiste évacue ses combattants des environs d’Alep et les redéploye vers le cœur de son territoire, soit Rakka et Deir ez-Zor et vers d’autres fronts jugés plus prioritaires, comme Homs et Hassetché.

    Dans le Sud, le Hezbollah est à l’avant-garde de l’attaque lancée par les troupes gouvernementales dans la province de Deraa, qui jouxte la JordanieIl s’agit de la plus grande offensive menée jusqu’ici dans cette région. Ils avancent à l'intersection des gouvernorats de Deraa, Quneitra et de la province de Damas.

    La situation des positions des différentes factions sur le terrain :

    en.wikipedia.org/wiki/Template:

    Source : AFP, Agence Tunis Afrique Presse,  I24 News, La Presse, Yahoo! actualités, Le Monde, Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, Reuters, La télévision du Hezbollah al-Manar, Sanaa (agence officielle de Damas), TV5 Monde, Tribune de Genève, Wikipedia.

  • La guerre civile syrienne

    Assad 24

    Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution rappelant aux États, l'obligation de s'abstenir de toute transaction pétrolière avec l'EI. Il étend à la Syrie l'interdiction de faire commerce de biens culturels volés, ce qui s'appliquait déjà à l'Irak. Ces recommandations s’adressent surtout à la Turquie, principal point de passage.

    L’Union européenne annonce l’envoi d'un chargé d’affaires à Damas. Le but est d’ouvrir de possibles négociations avec le régime. Car la Syrie entre dans sa cinquième année de guerre civile. 2014 ayant été sa plus meurtrière, soit 76.000 morts.

    ConvoiAl-Assad fait toujours partie des cinq principales puissances en présence. Ses partisans occupent une place fortement prépondérante dans l’Ouest où les Alaouites, Chiites, Druzes et Chrétiens l’appuient à cent pour cent. Il est depuis la reprise de Qousseir en 2013, en montée lente, solide et progressive, aidé par le Hezbollah qui contrôle le Nord. L’Armée Arabe Syrienne, le Hezbollah et des Pasdarans d’Iran sont en ce moment en pleine bataille pour reconquérir le Golan syrien. Dans cette région, les forces chiites pro-gouvernementales ont réussi à capturer plusieurs villes et villages d’al-Nosra.

    Le but est de couper le ravitaillement des rebelles en provenance d’Israël, comme il l’a réussi si bien avec le Liban. Prochain objectif : Couper Alep de son approvisionnement turc, ce qui tarde à être réalisé. Couper Deraa de son approvisionnement jordanien. Ce qui débute à peine. Publiquement, Il n’y a pas de projet pour reconquérir la partie sunnite du pays, contrôlée par l’EI, à part de maintenir des poches de résistance dans l'Est du pays pour indiquer qu'Assad n'abandonne aucun territoire syrien. Il semble y avoir une entente tacite de non-agression evec les Kurdes.

    À cause du "talking on the ground", Assad a suffisamment reconquis de terrains pour que les Occidentaux le considèrent maintenant comme faisant partie de la solution contrairement à il y a quelques mois. Par contre, il n'a pas réussi à obtenir les anti missiles russes S-400 pour lesquels il a déjà signé un contrat. Les Russes ne semblent pas vouloir risquer que cette arme très efficace tombe aux mains des rebelles ou des Occidentaux.

    Al nosra 25On assiste depuis quelques mois, à la montée d’Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaeda. Le groupe est fortement présent dans le Sud et y progresse lentement, tout en se heurtant solidement à l'armée du régime. Il y possède une alliance avec l'Armée Syrienne Libre. Il procède également à des incursions sporadiques au Liban. Sa présence est considérable dans le Nord-Ouest et il y progresse graduellement. Là, il semble bénéficier d'une alliance tacite de non agression avec l'EI.

    Ei 25L’État islamique demeure le principal acteur de cette dernière année, après s’être imposé massivement sur les territoires sunnites de l’Est syrien. Pour l’instant il ne bouge plus et subit les bombardements de la Coalition et parfois du gouvernement. Ce qui l’intéresse : le contrôle du territoire sunnite et il réussit bien à le faire jusqu'à maintenant.

    Il est clair que les frappes aériennes ne viennent pas à bout de l'EI. La Coalition entraîne donc 5.000 soldats arabes pour le détruire. Dès mars prochain, des militaires américains seront déployés en Turquie, Arabie Saoudite et Qatar. Ils sont déjà en Jordanie et ils entraîneront l'armée syrienne libre

    AslCette organisation regroupe des Syriens de gauche, de droite, des religieux, des aventuriers, des dissidents de l'armée et surtout un ramassis de mercenaires recrutés et subventionnés par l'Arabie Saoudite, les émirats du Golfe et encadrés par des experts occidentaux. Cet ensemble hétérogène ne possède pas de grand leader charismatique et à supposer qu’il finisse par gagner, ce qui est loin d’être acquis. Ce groupe aura alors la difficulté de gouverner un pays immergeant d'une guerre civile. 

    Ypg 25Les Kurdes contrôlent leur territoire près de la frontière turque et ont repris récemment Kobané à l’État islamique avec l’aide de l’aviation militaire de la Coalition et des Peshmergas irakiens.

    La situation des positions des différentes factions sur le terrain :

    en.wikipedia.org/wiki/Template:


    Source : Agora vox, La Presse, Iran Manif, Le Journal international.fr, Observatoire syrien des Droits de l’Homme, The Times of Israël, Wikeapedia.

  • Le Golan n'a jamais été aussi sous pression depuis la guerre de 1973.

    Golan heights map

    Au cours de leur plus vaste offensive dans le sud de la Syrie, le Hezbollah, l’Armée Arabe Syrienne et des forces armées iraniennes se sont emparés de postes stratégiques à la lisière de la ligne tenue par Israël. La ligne de front se situe sur la frontière avec le plateau du Golan occupé par Israël. L’opération vise à casser les rebelles pro-israélien qui s’y sont installés. C'est la première fois que le gouvernement syrien affirme ouvertement et sans honte que des militaires iraniens se battent à leur côté.

    Le 18 janvier dernier, un général iranien et six combattants du Hezbollah y ont été tués lors d’un raid de l'aviation israélienne. l'Iran avait alors prévenu les Américains que leur réponse serait dévastatrice et qu'il ne pouvait laisser cette attaque israélienne impunie. Les Israéliens avaient alors demandé aux Iraniens de ne pas rétorquer pour ne pas dégrader d'avantage la situation.

    Près de 5.000 soldats du Hezbollah sont déployés actuellement en Syrie. D’importants convois blindés (T72) de l’armée syrienne font actuellement route vers la ville de Qunaïtra au Golan, près de la frontière israélienne. C'est probablement le général, Soheil al-Hassan, dit le "Tigre" qui dirige l'armée syrienne dans ce combat. Ce général est de plus en plus populaire chez les Chiites, les Alaouites, les Druzes et les Chrétiens de Syrie. On raconte même qu'il pourrait éventuellement succéder un jour à Assad, le "Lion".

    Or, dix jours après l'opération revenge du Hezbollah contre un convoi militaire israélien à Chebaa, M. Netanyahu s'est rendu au Golan pour rassurer ses troupes. Le Premier ministre d'Israël, en évitant de se rendre à Chebaa, a peut-être étalé sa crainte d'une confrontation avec le Hezbollah. Le PM israélien aurait voulu par ce geste montrer son refus d'exacerber les tensions sur la frontière libanaise. Selon Nasib Hoteit expert politique, Israël a toujours en tête la déclaration de Nasrallah, le chef du Hezbollah qui affirme que "les règles du jeu ont changé".

    Israël fait face au Hezbollah sur sa frontière libanaise, et jusqu'ici cette frontière constituait sa seule préoccupation. Ce qui devient inquiétant, c'est qu'au Golan syrien, Israël risque de faire face non seulement encore une fois au Hezbollah, mais aussi à l'Armée Arabe Syrienne et à une armée iranienne probablement les Pasdaransl'équivalent de la Garde Républicaine de Saddam Hussein, donc une force d'élite. Fait à noter, les Chiites ne se gênent pas pour faire mention que cette offensive pour reprendre le Golan syrien est dirigée par le Hezbollah.

    Golan hL'été prochain, les soucis sécuritaires d'Israël en feront une destination touristique à éviter. Et oui, la guerre est aussi économique. À force de bombarder sporadiquement chez son voisin la Syrie, Israël s'est attirée une pression militaire supplémentaire. Une plaisanterie circule en ce moment en Syrie : "Les terroristes possèdent une aviation militaire. C'est celle d'Israël". 

    Rappelez-vous, il y a quatre ans, au début de la guerre civile, Assad nous prévenait : "Si trop d'intervenants extérieurs se mêlent de la guerre civile syrienne, elle évoluera en une guerre régionale difficilement contrôlable".

    À cette époque, il n'y avait que les Russes pour affirmer qu'Assad fait parti de la solution. Ces dernières semaines, les Américains ont commencé à le dire en privé, puis en public mais pas trop fort. Maintenant, l'ONU l'atteste également. 

    Non seulement on peut, mais on doit, détester Assad, un tel dictateur aussi despote et sanguinaire. Par contre ceci ne l'empêche pas d'être un très grand géo-stratége.

    Si le régime syrien et les forces du Hezbollah soutenus par l'Iran réussissent à prendre l'ensemble du Golan syrien, le prochain objectif stratégique sera de construire une infrastructure pour empêcher Israël d'aider les rebelles. Les Syriens et le Hezbollah l'ont déjà réussi à la frontière libanaise. Puis ils travailleront pour sécuriser la frontière jordanienne. Au nord, depuis plusieurs mois, ils tentent de couper le ravitaillement d'Alep venant de Turquie. Réussiront-ils tous leurs objectifs ? C'est possible, peut-être en partie. Mais chose certaine, ce sera relativement long

    Lien sur la vue d'ensemble de la guerre civile syrienne, cliquez :

    en.wikipedia.org/wiki/Template:

    Ne manquez pas la suite sur ce blog, dans quelques jours...

    Sources : Chaine 1 TV israélienne, I24News, Iran French Radio, al-Manar (TV du Hezbollah), Nouvelles d’Arménie Magazine, OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme), Le Point, 45e Nord, Sana (Agence officielle syrienne), The Times of Israël. L’Orient le Jour (Liban), Wikipedia.

     

  • Boko Haram

    Boko Haram a lancé pour la première fois, une attaque contre le Tchad, tuant cinq personnes.

    Des éléments de Boko Haram sont arrivés sur des hors-bords venant de Baga, sur la rive nigériane du lac Tchad, pour lancer un assaut simultané contre Ngouboua un village et un camp militaire. 

    Boko Haram avait lancé une contre-attaque meurtrière au Cameroun, dans la ville de Fotokol, avant d'être repoussé par les soldats camerounais et l'armée tchadienne. Auparavant sur le sol du Nigeria, l'armée tchadienne avait chassé les islamistes de la ville frontalière de Gamboru (voisine de Fotokol).

    Dégager les passages frontaliers et les axes de circulation vitaux devient l’un des enjeux de l'engagement militaire tchadien dans la lutte contre Boko Haram. Le commerce est quasiment stoppé à la frontière nigériane. L'axe commercial N’Djamena, Kousseri, Maidiguru est au point mort à cause de la présence de Boko Haram dans la zone de Fotokol et Gamboru.

    Sources : Afrik.com, Canoe.ca actualités, France 24.



  • Combats en Syrie et en Irak

    ConvoiD’importants convois blindés (T72) de l’armée syrienne font actuellement route vers la ville de Qunaïtra au Golan, près de la frontière avec Israël.

    Combats en Syrie

    Au cours de leur plus vaste offensive dans le sud, le Hezbollah, l’armée arabe syrienne et des forces armées iraniennes se sont emparés de postes stratégiques à la lisière de la ligne tenue par Israël. La ligne de front se situe sur la frontière avec le plateau du Golan occupé par Israël. L’opération vise à casser les rebelles qui s’y sont installés. Ils ont repris en cinq jours une série de villages et de collines. Le 18 janvier dernier, un général iranien et six combattants du Hezbollah y ont été tués lors d’un raid israélien. Près de 5.000 soldats du Hezbollah sont déployés actuellement en Syrie.

    Les Kurdes ont repris à l’EI 128 des 350 villages entourant Kobané.

    Sources : al-Manar (TV du Hezbollah), Nouvelles d’Arménie Magazine, OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme), Le Point, 45e Nord, Sana (Agence officielle syrienne), The Times of Israël.

     

    Combats en Irak

    Kurdes2Dans le nord, les forces spéciales canadiennes ont encore une fois échangé des tirs avec l’État islamique. La ville clé de Tall Abyad, tenue par l’EI, est dans la ligne de mire des forces kurdes (photo). Les kurdes, soutenus par la coalition internationale, ont repris du terrain à l’EI près de Mossoul. Les forces irakiennes prévoient lancer dans les semaines à venir une offensive terrestre contre l’EI, avec l’appui de la coalition. Mossoul est considérée comme une ville cruciale pour cette éventuelle contre-offensive. 

    L’État islamique a pris le contrôle de 80% de la ville d'al-Bagdadi, dans l'ouest, menaçant un camp d'entraînement de l'armée irakienne géré par les marines américains. 320 Marines y entraînent la 7e division irakienne. La plupart des villes voisines étaient tombées aux mains de l'EI, l'été dernier.

    Sources : 45e Nord, Le Figaro, Métro.