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Analyse politique sur différents pays

  • Afghanistan : Bilan de l'année 2014

    Le nombre de victimes civiles de la guerre a atteint un niveau record en 2014 selon l'ONU, en raison de l'intensification des combats au sol.

    AfghansL’armée afghane a lancé une opération anti-Talibans dans des fiefs rebelles du Sud. En réaction, les talibans ont lancé plusieurs attaques, tuant au moins 26 policiers.

    Washington envisage sérieusement un retrait des troupes américaines plus lent que prévu afin de ne pas mettre en danger les progrès effectués sur le terrain. Au plus fort de l'intervention occidentale menée par les Américains, environ 130.000 soldats étaient présents dans le pays. Il ne reste plus aujourd'hui que 12 500 soldats étrangers, en majorité américains, chargés en principe de la formation des forces afghanes.

    Sources : Le Monde, La Presse, Libération, 

  • Amnistie internationale

     

     

    Parmi les mesures à prendre, Amnistie internationale demande aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (France, Grande-Bretagne, États-Unis, Russie et Chine) de renoncer à leur droit de veto en cas de génocide ou d’atrocités de masse.

    « En renonçant à ce droit de veto, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité élargiraient la marge de manœuvre des Nations unies et feraient clairement savoir aux responsables d'atrocités massives que le monde ne restera pas les bras croisés. » estime l’organisme.

    La France, membre permanent et le Mexique ont présenté en septembre une initiative visant à encadrer cette demande, sans parvenir à en convaincre la Russie et la Chine, ses plus grands utilisateurs.

    2014 a été marquée par la poursuite de la guerre civile Syrienne, avec ses 200.000 morts et dix millions de déplacés, par le conflit ukrainien, dans lequel 5000 personnes ont perdu la vie, et par la montée en puissance de l'État islamique en Syrie et en Irak.

    Depuis le début de la guerre en Syrie, quatre résolutions portant sur le conflit ont été bloquées par un double veto : celui de la Russie, soutien indéfectible de Damas, et celui de la Chine, au nom du principe de non-ingérence.

    En juillet 2014, l'offensive de l'armée israélienne contre la bande de Gaza a coûté la vie à 2000 Palestiniens, dont une grande majorité de civils.

    En Afrique, la secte islamiste Boko Haram a multiplié les exactions et les attaques, au Nigeria et dans les pays voisins.

    En Centrafrique, plus de 5000 personnes sont mortes lors d'épisodes de violences intercommunautaires.

    Au Soudan du Sud, des dizaines de milliers de civils ont été tués dans le conflit armé opposant le gouvernement et les forces d'opposition.

    Si aucune mesure n'est prise face à ces conflits, la situation s'aggravera en 2015, prévient Amnistie internationale.

    L’Occident ne répond pas adéquatement à ces crises, expert du double discours : Opposé à l'Iran, la Corée du Nord, l'État islamique mais silence sur Israël, Arabie saoudite et Mexique, etc...

    La réponse de la communauté internationale aux atrocités commises par des États et des groupes armés tout au long de l’année 2014 était scandaleuse et inopérante. Les faits parlent d’eux-mêmes.

    Les dirigeants du monde entier doivent agir sans attendre afin d’éviter la crise mondiale qui se profile.

    Sources : Ici Radio-Canada, Le Devoir,

  • Grèce : Prolongation de l'aide financière de 4 mois

    Tsipras tuesdayLe premier ministre, Alexis Tsipras vient de conclure avec le reste de la zone euro, un accord sur la prolongation de l’aide financière de quatre mois, afin d’éviter la cessation de paiement à brève échéance et un abandon forcé de l’euro.

    Les privatisations déjà réalisées ne seront pas remises en question. Le gouvernement respecte celles qui sont déjà lancées. Par contre, celles qui sont prévues doivent être réexaminées. L’objectif sera de maximiser les bénéfices à long terme pour l'État.

    L’accent sera mis sur l'efficacité de la collecte de l’impôt qui laisse jusqu'ici largement à désirer. Le code fiscal sera modernisé. L’indépendance de l'administration des impôts renforcée, ses moyens élargis.

    Le gouvernement prévoit également un dispositif de lutte contre la contrebande d'essence et de cigarettes, un renforcement de la lutte contre la corruption et la mise en place d'un système permettant le paiement rapide des arriérés fiscaux et de contributions à la sécurité sociale. 

    Le gouvernement s'engage aussi à stabiliser la masse salariale de la fonction publique. Le nombre de ministères passera de 16 à 10.

    Les Grecs travailleront plus longtemps et Athènes n'entend pas renoncer à améliorer l'accès à la nourriture et au logement pour les plus démunis.

    Sources : Journal de Montréal, CANOE.CA, L’Express.

  • Syrie : Kurdes et pro-Assad gagnent du terrain

    TurquieLa Turquie a mené une opération militaire à 37 km à l’intérieur de la Syrie, dans une zone tenue par l’État islamique, pour évacuer la dépouille de Souleïmane Shah, fondateur de l’empire ottoman. Elle s’est emparée d’un nouveau bout de terre, situé à 200 mètres seulement de sa frontière, en terre syrienne près de Kobane, pour y construire un nouveau mausolée à sa mémoire.

    Près de 4.000 réfugiés syriens sont retournés à Kobane depuis que les forces kurdes y ont chassé l’EI. Ils ont aussi chassé l’État islamique d'une vingtaine de villages dans la province d'Hassaké au Nord-Est du pays.

    Les forces kurdes contrôlent également le carrefour stratégique de Kiske sur le principal axe routier reliant Mossoul à Raqqa. Désormais, les hommes de Daech sont obligés d’emprunter de petites routes pour contourner Kiske.

    Dans au moins six quartiers d'Alep, de violents combats ont lieu entre les forces pro-Assad et différentes factions rebelles dont al Nosra, des brigades islamistes, des combattants étrangers et des groupes soutenus par les Occidentaux. L'Armée Arabe Syrienne vient de prendre le contrôle de plusieurs villages au nord de la ville. Elle bloque la principale route menant vers la frontière turque où d'intenses affrontements sont en cours.

    Armee syrienne1À travers de violents combats contre al-Nosra, la 5e division blindée, la 7e division mécanisée et la 9e division de l'Armée Arabe Syrienne, aidées d’un contingent du Hezbollah et de Pasdarans iraniens, lancent une attaque sur Tel Al-Harra pour rejoindre la ville de Quneitra au Golan syrien. 

    Sources : Al Manar, Boursorama, Challenges, Debka file, Le Devoir, Le Figaro, La Nouvelle Tribune, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, Reuters, Réseau de Recherche sur les Opérations de Paix, RTL info, Tribune de Genève.

  • Gaza et informatique

    Gaza : Une série d'attaques informatiques menées contre Israël depuis 2013, proviendraient notamment de groupes arabes situés dans la bande de Gaza, indiquent des chercheurs américains en sécurité. Selon un rapport rendu public par Trend Micro, les pirates utilisent des méthodes sophistiquées pour voler des données sensibles d'organisations basées en Israël, dont le gouvernement, dans le domaine du transport, de la défense, ou encore des universités.

    Source : Canoe techno.

  • Jordanie : Qui est Abou Mohamed Al-Maqdisi

    Alors que les Jordaniens se relèvent à peine de l’immolation du lieutenant Al-Kassasbeh, un des maîtres à penser d’Al-Quaeda, ImagessAbou Mohamed Al-Maqdisi, discourait sur Roya News. Une interview en primeur, sur l’une des chaînes les plus crédibles du royaume et à une heure de grande écoute. Tout avait été fait pour donner à la parole du cheikh, libéré de prison quelques heures plus tôt, l’écho et l’éclat le plus important possible.

    Dans ce qui ressemble à une mission commandée, contrepartie de sa sortie de prison, le théoricien a tiré à boulets rouges sur l’État islamique, désormais ennemi public numéro un du royaume hachémite.

    https://www.youtube.com/watch?v=bQLac3UbhAo

    Al-Maqdissi avait négocié pour le gouvernemnt jordanien de sa prison par Internet et par téléphone avec un membre de haut rang de l'État islamique.

    https://www.youtube.com/watch?v=2grN7_IkCtY

    Sources : Le Monde. Roya News, The Asahi Shimbun.

  • L'Ukraine fédéralisme centralisé ou décentralisé

    Il y a un cessez le feu général mais il existe deux exceptions. En fait, les combats continuent dans l'est. Le cessez-le-feu signé par la France, l'Allemagne, l’Ukraine, les Pro-russes et la Russie ne tient que sur le papier.

    DebaltseveLes pro-russes ont bombardé la ville de Debaltseve à 80% russophone, contraignant l'armée ukrainienne à l’abandonner. Plusieurs analystes estiment que la bataille pour cette ville était inéluctable, les rebelles l’ayant toujours considérée comme faisant partie de leur territoire. D’ailleurs la France et l'Allemagne pourraient avoir décidé d'accepter la chute de Debaltseve comme le prix à payer pour la paix.

    CharsLe président russe continue de démentir tout soutien direct aux rebelles, même si l'Otan affirme que les forces spéciales, l'artillerie et les unités de défense aérienne russes y sont toujours très actives. La question est de savoir si les rebelles vont vouloir d'autres territoires, notamment Marioupol, sur la mer d'Azov, 500 000 habitants à majorité russes, où des bombardements et des chars d’assaut sont signalés à 20km.

    L'Ukraine obtiendra le contrôle de sa frontière d'ici la fin de l'année, et après des réformes constitutionnelles qui laisseront à la Russie une influence prépondérante dans l'est du pays. La population ukrainienne de l’Est a toujours demandé un fédéralisme décentralisé. L’Ukraine ne leur offrant qu’un fédéralisme centralisé.

    Ceci dit, les États-Unis et le Royaume-Uni envisagent des sanctions supplémentaires à l’encontre de la Russie.

    Sources : Courrier international, Euronews, Kommersant, Le Point, Libération. 

  • L'avenir de l'Afghanistan

    Développement important 

    La Chine est prête à jouer les intermédiaires entre les talibans et Kaboul, a annoncé jeudi 12 février le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi. Pékin est un acteur économique majeur en Afghanistan, notamment dans les mines. Il y est cependant resté jusqu'ici politiquement effacé. L'annonce a été faite non à Kaboul, mais au Pakistan, qui abrite les bases arrière et les principaux dirigeants des talibans afghans. Les propos de M. Wang interviennent quelques semaines après l'annonce par les talibans qu'ils avaient envoyé une délégation en Chine.

    Ce serait la première intervention directe, chinoise, en politique internationale. L'avant-première ayant été la fois que l'ambassadeur de Chine à l'ONU avait offert à l'ambassadeur d'Irak, de bombarder l'État islamique mais non sous la coupe des États-Unis. L'offre ne sait pas concrétisée.

    La Chine devenue la première puissance mondiale, le temps approche où elle s'impliquera d'avantage en politique internationale, même si ce n'est pas sa nature.

     Source : Le Figaro.