Analyse politique sur différents pays
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L'EI qui est-il?
- Par rousseau-philippe
- Le 07/03/2015
- Dans Etat islamique
Al-Qaïda survit parce qu'elle n'est pas ancrée à un territoire. En revanche, pour l'EI le territoire est primordial.
L’EI utilise avec talent les moyens de communication et de propagande modernes. Par contre, il est en plein cœur de la tradition médiévale et la transpose à l'époque actuelle.
Ce qui frappe, chez les chefs de l’EI c'est non seulement l’interprétation littérale, mais également le sérieux avec lequel ils lisent les textes sacrés. L'EI s'inspire de sources islamiques pour sa tactique de guerre et planifie ses agressions selon l'exemple du prophète Mahomet !
Pour l'EI, les 200 millions de chiites sont infidèles ils doivent être tués. Parmi les sunnites il voit également plein d'infidèles : ceux qui fument, participent à des élections, boivent de l'alcool, ne prient pas, etc…
Al-Qaïda ne s'occupe pas de la fin des temps, tout comme la majorité des musulmans, mais l'EI y croit et prêche qu'elle est proche. D'après ses propres comptes, Al-Baghdadi est le huitième (véritable) calife, et il a été prédit qu'après douze califes, Jésus viendra sauver les musulmans assiégés et inaugurera l'Apocalypse.
L'EI s'inscrit dans une tradition musulmane d'apocalypse qui dit que les musulmans livreront une bataille décisive à Dabiq en Syrie contre l'impuissance des autres, les "croisés".
Tout cela ne signifie pas que les leaders de l'EI n'ont pas de desseins politiques. Cependant, c'est que les leaders connaissent leurs écrits religieux et souvent mieux que leurs opposants. Ils savent formuler leurs pensées d'une façon souvent convaincante et attirante pour leur public cible.
Sources : The Atlantic, L’Express.
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Les négociations sur le nucléaire entre les États-Unis et l'Iran
- Par rousseau-philippe
- Le 06/03/2015
- Dans Iran
Le président Obama affirme : « Si, véritablement, l'Iran accepte de geler son programme là où il en est pendant au moins 10 ans [...], si nous obtenons cela, ainsi que des moyens de le vérifier, aucune autre mesure que nous pourrions prendre ne nous donnera mieux la garantie qu'ils n'ont pas l'arme nucléaire ». Ceci, en échange d'une levée des sanctions internationales.
«Nous insistons bien sur le fait que les sanctions peuvent être remises en place si l'Iran ne respecte pas l'accord», a encore souligné un responsable américain.
Les responsables de la diplomatie américaine ont souligné que rien ne garantissait qu'un accord puisse être scellé, mais, selon eux, «les négociations ont avancé de façon substantielle».
En 2014, l’Iran était en train de construire une réplique à l’échelle 2/3 d’un porte-avions américain de la classe Nimitz. L’armée iranienne vient de couler cette réplique. Est-ce que la simulation de l'attaque d'un symbole de l'US Navy semble donner un signal destiné à montrer que Téhéran n’a pas l'intention de se montrer conciliant dans le cadre de ces négociations?Une cérémonie religieuse pour commémorer la mort de 7 Iraniens en Syrie vient d’avoir lieu à Téhéran.
Sources : Des infos.com, Ici Radio-Canada, Huffington Post, La Presse, Sputnik.
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Netanyahou, les États-Unis et l'Iran
- Par rousseau-philippe
- Le 05/03/2015
- Dans Iran

M. Netanyahou ne veut pas d’entente politique avec l’Iran. Sa seule solution : détruire les installations nucléaires iraniennes. Pourtant, les aménagements nucléaires iraniens sont si profondément enterrés qu’ils sont inatteignables pour la plupart. L’Iran est le 4e producteur de missiles au monde et beaucoup plus puissant militairement que l’armée de Saddam Hussein l’était. N’oublions pas qu’Israël a l’arme nucléaire mais elle ne le dit pas.
Nous avons vu ce qu’a donné l’intervention américaine en Irak : La création de l’État islamique. Je n’ose imaginer ce qu’impliquerait une intervention militaire en Iran.
Obama prône une solution politique, la seule valable et viable, puisqu’une solution guerrière renforcerait l’Iran dans sa position d’obtenir l’arme nucléaire. Il n’y a pas d’autres solutions que la solution politique.
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Offensive d'envergure de l'armée irakienne sur Tikrit...
- Par rousseau-philippe
- Le 04/03/2015
- Dans Irak
Ça y est, c’est parti… L'armée irakienne et la milice chiite « Hachid Chaabi » (Mobilisation populaire) avancent vers le nord. Mais à quelques reprises, elles se sont brisées les dents sur Tikrit.
Direction Tikrit : L’aviation irakienne en tête, elles lancent maintenant une offensive d'envergure sur trois axes, avec 30.000 hommes, pour reprendre cette ville à l’État islamique. Cette-fois-ci devrait être la bonne. En fait, il s'agit d'un tremplin pour Mossoul. Un général de la Force Qods (unité d'élite de l'armée iranienne) les aide à coordonner les opérations. Ils cherchent à encercler les forces de l’État islamique qui les freine quelque peu avec des bombes artisanales et des tireurs d’élite.En revanche, la coalition menée par les États-Unis pour effectuer des raids aériens contre l'EI en Irak et en Syrie n'est pas encore intervenue à Tikrit, a déclaré le Pentagone, sans doute en raison de cette forte présence iranienne.
Tikrit se situe au point de jonction entre Samara et Diyala, deux provinces stratégiques. Cette ville donne également accès aux puits de pétrole de Kirkuk et facilitera la libération de la raffinerie de Beji et de la ville de Mossoul.
Tikrit est aussi le berceau de l'ancien président Saddam Hussein, capturé en 2003 et exécuté en 2006.
Sources : AFP, Canoe.ca actualités, Ici Radio-Canada, Libération, Iran french news,
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Boris Nemtsov : 10e opposant russe assassiné en 12 ans
- Par rousseau-philippe
- Le 03/03/2015
- Dans Russie
70.000 personnes dans la rue pour lui !!! Il n'y avait pas eu autant de monde dans la rue depuis longtemps en Russie. Mais les manifestants ne représentent qu’une minorité de la société. L’écrasante majorité des Russes restent derrière leur président.
Autrefois vice-premier ministre sous la présidence de Boris Eltsine dans les années 90, beaucoup voyaient, à l'époque, en ce jeune politicien ambitieux, un futur chef d'État. Il était déjà réformateur, voulait faire entrer la Russie dans la modernité; en faire un pays normal. Eltsine finira cependant par choisir pour dauphin un ancien agent du KGB, Vladimir Poutine, condamnant du coup Boris Nemtsov à une vie d'opposant. Boris Nemtsov, un libéral, travaillait à un rapport sur la présence de forces russes en Ukraine, que le Kremlin nie avec acharnement.70.000 personnes pour lui rendre hommage à Moscou.
#JesuisBorisNemtsov.
https://www.youtube.com/watch?v=4bM2yMoYimM
Sources : BFMTV.com, L’Express, Ici Radio-Canada, Rfi, EuroNews.


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Syrie : Le choc des Titans
- Par rousseau-philippe
- Le 02/03/2015
- Dans Syrie
Il était l'un des principaux groupes rebelles syriens non djihadistes et soutenu par les pays occidentaux, membre de l'Armée syrienne libre. Le mouvement Hazm annonce sa dissolution et le ralliement de ses combattants au Front Chamia, une alliance de brigades islamistes de la région d'Alep (Nord-Ouest). Il semble que l'ASL se désagrège presque totalement sauf dans la région de Kobané.
Assad lance une offensive agressive sur Alep, ville industrielle. Ses forces coupent la route vers la Turquie et imposent ainsi un siège total aux quartiers rebelles. L’insurrection est ainsi privée de son approvisionnement en armes et nourriture. L'opposition rejette sans équivoque le plan de gel des combats de l'ONU.Étouffer la rébellion par les bombardements et la faim. En 2014, cette stratégie a porté fruits. Des localités rebelles assiégées et affamées depuis des mois près de Damas, ont fini par se rendre. Généralement, l'accord entre les insurgés et l'armée, prévoit des convois de nourriture et la liberté de circuler pour les civils. En échange, les insurgés abandonnent leurs armes et sont amnistiés.
Dans la capitale, plus de quatre ans après le début de l’insurrection, les différents groupes rebelles sont toujours cantonnés à la périphérie. Il est clair que l'emprise du gouvernement sur Damas n'est pas menacée.
À gauche, l'armée syrienne. En même temps les forces gouvernementales aguerries, avancent vers le sud, sur le Golan, à la lisière de l’armée israélienne (Tsahal). Après de féroces victoires de l’opposition, les forces du régime jettent une offensive cinglante sur la région de Deraa. Le Hezbollah commande les opérations. La participation des milices irakiennes Abou Fadel Abbas commence à être mentionnée. Du côté rebelles, al-Nosra pilote le conflit avec l’appui indéfectible de plusieurs brigades islamistes, probablement le "Front islamique" dont la fameuse brigade et non la moindre « Ahrar al-Sham » (ci-dessous). Le choc est donc brutal et violent, très violent. Il y aura des morts, beaucoup de morts.
C’est dans ce contexte brutal et volatile que se profile le rôle ambigu de la Jordanie, qui abriterait un commandement central coordonnant les opérations rebelles en Syrie, connu sous le nom de «la salle des opérations», al-Nosra, filiale d'Al Quaïda, en serait le fer de lance. Toutefois Amman en nie totalement l’existence. Par contre, des états occidentaux dont les États-Unis et certains pays arabes de même qu’Israël y participeraient à poings fermés.Bien que l’offensive guerrière du régime sur Deraa ait été motivée par l’avancée des rebelles, une autre intention serait également au centre de cette escalade militaire. En effet, le raid du 18 janvier mené à Quneitra par les Israéliens, contre le Hezbollah et les Pasdarans iraniens, serait une mise en garde sérieuse visant à empêcher l’émergence d’un front contrôlé par les Iraniens et le Hezbollah aux portes du Golan occupé par Israël. Pour l’état hébreu, cette région demeure une zone rouge à ne pas franchir. Le Premier ministre israélien vient tout juste d’accuser l'Iran de chercher à ouvrir un troisième front contre Israël, sur le plateau syrien du Golan. L’offensive de Deraa est une réponse incisive de l’Iran et du Hezbollah, confirmant l’appréhension d’Israël.
Les succès remportés par l’Armée arabe syrienne dans la région Sud permet de renforcer et de sécuriser les axes Damas-Quneitra et Damas-Deraa, ainsi que de couper les vivres et les lignes de communication aux avant-postes rebelles.
Photo que j'ai trouvé sur twitter...Pendant ce temps, la France engage le porte-avions Charles De Gaule contre l’État islamique en Irak et les Kurdes avancent au Nord de la Syrie.
Sources : Agence France Presse, Al Akhbar (Maroc), Canoe.ca actualités, Carnegie Middle East Center (USA), Fabrice Balanche (université de Lyon), France 24, Institute for the Study of War, ladepeche.fr, Libération, L’Hebdo Magazine, Le Monde, Le National (Émirats arabes unis), New York Times, l’Observatoire syrien des droits de l’homme, L’Orient-Le Jour (Liban), Syria Direct.
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Libye, pas d'intervention internationale
- Par rousseau-philippe
- Le 01/03/2015
- Dans Libye

Libye en 2015
- Rose : Contrôlé par la Chambre des représentants et ses alliés (gouvernement reconnu par la communauté internationale)
- Vert : Contrôlé par le Congrès général national et ses alliés, Farj Libya (Aube libyenne) (Islamistes modérés)
- Gris : Contrôlé par l'État islamique
- Blanc : Contrôlé par Ansar al-Charia (Al Quaïda)
Après l’assassinat de 21 coptes égyptiens, des milliers d'entr’eux fuient le pays. L’Italie et l’Égypte appellent d’ailleurs à une résolution des Nations-Unies autorisant une intervention d’urgence. Par contre, le ministre libyen des Affaires étrangères demande à l'ONU la levée de l'embargo sur les armes imposé à son pays afin de lutter contre les djihadistes et écarte l'idée d'une intervention internationale.
Plusieurs membres du Conseil de sécurité dont la Russie, sont réticents à la levée de l'embargo, évoquant le risque de voir des armes tomber entre de mauvaises mains. Washington, Paris et Londres affirment leur préférence pour une solution politique. Le représentant de l'ONU en Libye dit espérer également un accord politique, espoir partagé par la Tunisie et l'Algérie.
Une soixantaine de véhicules appartenant à l'EI ont paradé à Syrte, ville natale du dictateur Mouammar Kadhafi qui y a été capturé puis tué par les rebelles en octobre 2011 après huit mois de révolte. L’État islamique y contrôle l’université en plus de maitriser la ville de Derna.L’Égypte ayant bombardé l’EI, le Qatar a critiqué son action militaire. Le gouvernement égyptien a répliqué en accusant Doha de soutenir le terrorisme. En signe de protestation, le Qatar a aussitôt rappelé son ambassadeur du Caire.
La Libye est morcelée et sous la coupe de milices rivales. Deux gouvernements s'y disputent le pouvoir, l'un proche de Fajr Libya, et l'autre, reconnu par la communauté internationale. L’EI se glisse entre les deux.
Sources : Canoe.ca actualités, La Presse tunisienne, RTBF.BE (Radio, télévision belge francophone, La Voix du Nord, Weakepedia.
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Ukraine, trêve chancelante
- Par rousseau-philippe
- Le 28/02/2015
- Dans Ukraine

Les combats ont diminué d'intensité depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu mais celui-ci a été violé à plusieurs reprises, notamment lors de la prise de Debaltseve par les séparatistes.
Les batailles les plus intenses ont lieu dans la ville de Peski, proche de Donetsk et près de Marioupol où les pro-Russes ont effectué un raid sur les positions de l'armée ukrainienne à l'Est de la ville. Kiev accuse d’ailleurs les indépendantistes de continuer d’y masser des troupes. Le service d'information des rebelles DAN rapporte quant à lui, que des troupes ukrainiennes ont bombardé certains quartiers de Donetsk.Cependant, l’échange de 200 prisonniers entre les deux camps, pourrait traduire leur volonté de respecter l'accord de Minsk II, surtout depuis que les insurgés ont Debaltseve sous leur contrôle, l'un de leurs principaux objectifs militaires.
Le gouvernement allemand s'inquiète toujours de l'absence de cessez-le-feu complet et demande à Moscou d'exercer son influence sur les autonomistes. D’ailleurs, les 15 pays membres du Conseil de Sécurité dont la Russie, ont appelé les belligérants à cesser immédiatement les hostilités. Toutefois, l'Ukraine ne nie pas la possibilité de rentrer incessamment en guerre contre la Russie.
Pendant ce temps à Moscou, le premier anniversaire de la chute de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, a été commémoré par un défilé anti-Maïdan de 35.000 personnes.Sources : Canoe.ca actualités, Ici Radio-Canada, Le Monde, Libération, La Voix du Nord, Yahoo Actualités.