Analyse politique sur différents pays

  • 23 novembre 1837 : Victoire des Patriotes

    76781376 151887432859355 225498891280187392 n23 novembre 1837, à Saint-Denis sur le Richelieu, les "Patriotes" vainquent l'armée britannique.

    Les Patriotes voulaient réaliser un projet de développement économique au Bas-Canada, au profit de la majorité de ses habitants. À cette époque, le Canada est divisé en deux colonies, le Haut et le Bas-Canada. Au Bas-Canada, le Parti Canadien dirigé par Louis-Joseph Papineau devient le Parti Patriote, pour élargir sa base. Il inclut ainsi en son sein, en plus de la majorité francophone réformiste, une minorité anglophone également réformiste. Dirigé par des membres des professions libérales et les petits commerçants, le parti Patriote trouve un large appui chez les agriculteurs, les journaliers et les artisans.

    En 1837, les Patriotes sont élus et amplement majoritaires à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Pourtant, le Conseil exécutif de l’époque ne leurs octroie aucune responsabilité ministérielle. Leurs adversaires, soit la bourgeoisie marchande, l'aristocratie et l'administration coloniale, conservent le pouvoir.

    Louis Joseph Papineau se rend donc en Angleterre pour demander au parlement britannique le respect de la démocratie. Ce qui lui est totalement refusé. Cette décision provoque alors de nombreuses manifestations et devant l'impasse dictatoriale, une rébellion éclate. Au mois de novembre 1837, la crise atteint un point culminant.

    Le 6 novembre 1837, une bagarre éclate dans les rues de Montréal entre les "Fils de la liberté" et le "Doric Club". Dix jours plus tard, le gouvernement lance des mandats d'arrestation contre 26 chefs patriotes. Papineau rejoint le village de Saint-Denis et y organise la résistance. Le 23 novembre, les Patriotes voient venir les troupes anglaises et se barricadent dans les maisons de pierre à l'entrée du village. 250 miliciens patriotes et 600 civils sans armes, dirigés par le docteur Wolfred Nelson, s'opposent à un contingent britannique de 500 soldats.

    Les murs de pierre des maisons résistent à l'attaque de l'artillerie anglaise et les Patriotes tirent par les fenêtres sur les troupes britanniques exposées. À 15 h, après six heures de combat acharné, de peur d’être encerclée, l'armée coloniale retraite devant les renforts patriotes, affluant des villages avoisinants.

    La bataille de Saint-Denis est la seule victoire des patriotes durant les rébellions de 1837-38. Elle est suivie par deux défaites en 1837, soit à Saint-Charles (25 novembre) et à Saint-Eustache (14 décembre). Par la suite, quelques milliers de patriotes se réfugient aux États-Unis, dont Papineau, où ils se réorganisent. Des États-Unis, Il y aura deux tentatives armées en 1838 pour revenir au Bas-Canada, mais les deux échoueront. En cette même année, les Patriotes réfugiés au Vermont, votent l'indépendance du Bas-Canada. Robert Nelson prend la direction des Patriotes. Louis-Joseph Papineau vote contre cette option, car il croie inévitable l'échec d'une invasion effectuée sans l'appui officiel d'une puissance militaire comme celle des États-Unis ou de la France.

    En 1838, l'Angleterre envoie Lord Durham pour enquêter sur les rébellions. Il propose la réunification des deux colonies (ce qui permettra de réduire la dette du Haut-Canada en la répartissant sur tout le territoire). Il propose aussi une présence plus importante de la culture britannique auprès des francophones, afin de les y noyer et de les assimiler, car ils sont considérés comme sans culture, sans histoire, sans patrie et sans littérature.

    C'est ainsi que l'Acte d'Union de 1840 fusionne les deux Canada en une seule colonie, communément appelée le Canada-Uni. En 1848, le Royaume-Uni accepte en principe, l’égalité de deux langues officielles, l’anglais et le français.

    En 1867 naît la confédération canadienne.

    Sources

    Culture et communication Québec : Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

    L'Encyclopédie canadienne

    Photos : Philippe Rousseau, monument aux Patriotes, Saint-Denis sur le Richelieu, 2009.

     

  • 20 novembre 2005, le libraire Henri Tranquille décède...

    Le 20 novembre 2005, nous quitte le libraire montréalais Henri Tranquille (1916).

    126316833 411442526903843 6376988192747013046 nEn 1937 il ouvre sa librairie, la "Librairie Tranquille", qui devient rapidement l'un des lieux incontournables de la bohème littéraire et artistique. Il y sera mis en vente en 1948, les 400 exemplaires du Manifeste du "Refus global". En 1950, elle sert de lieu pour une manifestation à l'occasion du centenaire de la mort d'Honoré de Balzac, interdit par le clergé catholique de l'époque. En 1955, elle est le lieu de la première exposition du groupe des Plasticiens de Montréal.

    Il était parmi les meneurs qui ont contribué à la venue de livres au Québec, malgré qu'ils étaient souvent mis à l'index par les autorités religieuses. Il préparait ainsi le terrain à la "Révolution tranquille" et au nationalisme québécois. C'était un homme flamboyant, un diffuseur extraordinaire de la littérature. Sa librairie était fréquentée par toutes les personnalités littéraires et politiques.

    Il tiendra sa librairie de 1937 à 1975, sera l'auteur de dix-huit livres, dont plusieurs sur le jeu d'échec et le jeu de dames. Il a lancé la carrière d'Yves Beauchemin, l'auteur du Matou.

    La mairesse de Montréal Valérie Plante donne à l'esplanade située à l’ouest de la rue Clark, près du "Quartier des spectacles" le nom du défunt libraire. Sa librairie, la "Librairie Tranquille" y avait pignon sur rue, au 67 rue Sainte-Catherine Ouest.

    Source : Yves Gauthier : " Henri Tranquille, Monsieur livre", éd. : Septentrion, 2005.

  • Guillaume Tell : Mythe ou réalité...

    TelechargementGuillaume Tell est un héros de l’indépendance Suisse. Il existe un débat à savoir s'il est un personnage légendaire ou une personnalité historique. Il aurait vécu dans le canton d’Uri au début du XIVe siècle. Selon le "Livre blanc de Sarnen" (datant de 1470 environ), Guillaume Tell est un ancien mercenaire retiré dans les montagnes. C’est un expert du maniement de l’arbalète, le meilleur arbalétrier du canton. En 1307, l’empereur romain germanique Albert 1er, un Habsbourg d'Autriche, domine la région d’Uri. Le 25 juillet 1307, le bailli Hermann Gessler, gestionnaire des intérêts des Habsbourg, fait ériger un poteau sur la place des Tilleuls dans le village d’Altdorf et y accroche son chapeau aux couleurs de l'Autriche, obligeant tous les habitants sous peine de mort, à se courber devant le couvre-chef. Personne ne brave l'ordre du bailli. 

    Or le 18 novembre 1307, Guillaume Tell passe plusieurs fois devant le poteau coiffé, sans faire le geste exigé. Suite à une délation, il comparaît le lendemain devant Gessler. Tell invoque sa distraction et le fait qu’il ignorait l’importance qu’avait le geste pour le bailli. Gessler décide alors de lui lancer un défi. Il ordonne que Guillaume place Walter son fils, au pied d'un arbre, une pomme sur la tête et fait reculer le père de 100 pas, en lui demandant de prouver qu'il est bel et bien le meilleur arbalétrier du canton, en transperçant la pomme. Dans un premier temps Guillaume refuse, mais contraint, c'est ça ou la mort immédiate pour le père et le fils, il finit par accepter! À la surprise de tous, Tell prend deux flèches d'arbalète entre ses doigts, vise la pomme et la fend en deux ! Le bailli lui demande alors pourquoi il a pris deux flèches. Et lui de répondre que s'il avait touché son fils, il aurait aussitôt tué le bailli avec la seconde. 

    Gessler se met alors dans une colère épouvantable et ordonne que le père et le fils soient enfermés dans la forteresse de Küssnach. Pour s'y rendre il faut traverser le lac. Gessler, accompagné de son escorte, embarquent à Flüelen pour Küssnacht, avec Tell et son fils comme prisonniers. Durant la traversée un orage éclate, si violent que les bateliers implorent l'aide de Tell. De sorte que Gessler ordonne que Guillaume soit détaché pour aider à la manœuvre. Il lui promet, s'ils arrivent à bon port, de les libérer, lui et son fils. Guillaume réussit à faire accoster la barque, mais prend son fils et saute sur le rivage en repoussant la barque vers le large. Aujourd'hui encore ce lieu est nommé le « saut de Tell ».

    Un peu plus tard Tell tend une embuscade au bailli Gessler sur la route de Küssnach et le tue d'une flèche. La nouvelle de l´action héroïque de Guillaume se répand dans les Waldstätten. L'exploit confirme les habitants dans leur volonté d'acquérir l'indépendance et la liberté. Tell périt plus tard dans les flots de la rivière Schaechen, en sauvant un enfant tombé à l'eau.

    Le Livre blanc de Sarnen est un document datant de 1470 environ, contenant des manuscrits sur les premiers confédérés suisses. Il est rédigé par un notaire d'Obwald. On y trouve les premières traces écrites sur les mythes fondateurs de la Suisse, tels que l’histoire de Guillaume Tell, la révolte des cantons primitifs et le premier serment d'alliance sur le Grütli, confondue avec le pacte fédéral de 1291, qui est, lui, historique. Le manuscrit de parchemins est conservé aux Archives cantonales de Sarnen, canton d'Obwald.

    En fait, c'est peut-être le plus célèbre mythe de l'Histoire suisse. Malgré son importance symbolique, la figure historique de Guillaume Tell est controversée. On ignore si ce héros a véritablement existé. Plusieurs historiens mettent en doute son authenticité, une position très impopulaire en Suisse. L'histoire de Guillaume Tell serait en fait un condensé de différents récits oraux. Non seulement aucun document des années 1307 ne prouve l'existence de Guillaume Tell, mais l'histoire de l'arbalète était déjà racontée un peu partout dans le nord de l'Europe bien avant le 14e siècle. 

    Guillaume Tell, héros légendaire de l'indépendance helvétique, demeure pour tous les Suisses le héros national par excellence et la personnification des luttes pour la liberté et l'indépendance. A cette époque, la Suisse dépendait encore du Saint Empire romain germanique. Les baillis (gouverneurs) qui étaient envoyés dans les cantons suisses pour représenter l'autorité de l'Autriche, étaient de véritables tyrans. A Uri, le bailli Herman Gessler, n'était pas connu pour sa compréhension et sa grande mansuétude. Déjà, des citoyens, dont on trouve les noms dans les récits historiques de l'époque, réunis au Grütli, jurèrent de rendre la liberté à leur pays. C'est alors que Gessler décida de vérifier la loyauté de son peuple. Sur la place publique d'Altdorf, il fit hisser son chapeau au bout d'une perche et exigea que chacun saluât à chaque passage son couvre-chef aux couleurs de l'Autriche. 

    Au début du mois d'août 1291, une trentaine de rudes montagnards se réunissent et se prêtent serment d'assistance mutuelle contre les exactions de leur seigneur. Au début du mois d'août 1291, une trentaine de rudes montagnards se réunissent et se prêtent serment d'assistance mutuelle contre les exactions de leur seigneur. C'est le Pacte fédéral de 1291. On ne trouve aucun document concernant une personne nommée Guillaume Tell. La chronique "Livre Blanc de Sarnen" de 1470, est la source la plus vieille de la légende de Guillaume Tell. Une génération après, on écrit un drame : "Urner Tellspiel", plus tard, Guillaume Tell est mentionné dans les livres d'histoire de Aegidius Tschudi "Chronicon Helveticum", 1734.

    Sources : Dictionnaires et encyclopédies Britannica, Larousse, Universalis et Hérodote. 

  • Comprendre matière et antimatière

    1a7c7c34e2 50034416 ce0085m 06Le LHC dans son tunnel de 27 kilomètres de circonférence. © LHC. 

    La matière et l’antimatière sont identiques, mais avec une charge opposée. Elles s’annihilent au contact l’une de l’autre. Lors du big bang, matière et antimatière devraient avoir été produites en quantité égale. Or, notre monde est constitué uniquement de matière. L’antimatière semblant avoir disparu.

    Pour prendre connaissance de l'antimatière, le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde, le LHC (Large Hadron Collider ou grand collisionneur de hadrons) a été créé à la frontière franco-suisse, par le CERN "Centre Européen de Recherches Nucléaires"

    En 1995, le LHC a produit les neufs premiers atomes d’antihydrogène en laboratoire. Les premiers faisceaux de particules, des protons, l'ont parcouru le 10 septembre 2008 et les premières collisions se sont produites le 30 mars 2010. Le 17 novembre 2010, le CERN a capturé pour la première fois des atomes d'antimatière, toujours d’antihydrogène. 

    Les atomes d’antihydrogène sont produits sous vide et leur vie est allongée à l’aide de champs magnétiques, qui permettent leur capture pendant seulement un dixième de seconde dans un piège à étranglement; étape préalable en vue de la production d’un faisceau, une avancée importante pour comprendre ce qui différencie la matière de l'antimatière.

    Le LHC à haute luminosité a donc été déclaré projet prioritaire en 2013 dans le cadre de la stratégie européenne pour la physique des particulesLe 21 janvier 2014, le CERN a produit pour la première fois un faisceau d'atomes d'antihydrogène, composé de 80 atomes, étape significative vers la spectroscopie hyperfine précise des atomes d'antihydrogène.

    Le 4 avril 2018, la mesure directe la plus précise jamais réalisée sur l’antimatière, révèle pour la première fois la structure spectrale de l'atome d'antihydrogène, que l'on pourra comparer par la suite au spectre de l'atome d'hydrogène. Une lumière laser est projetée sur les atomes d'antihydrogène piégés. La réaction de ces derniers est mesurée et comparée à celle des atomes d'hydrogène. Cela nous fera mieux comprendre pourquoi l'Univers est constitué presque intégralement de matière, alors que matière et antimatière auraient été produites en quantités égales lors du Big Bang.

    Le projet de Grand collisionneur de hadrons à haute luminosité (LHC à haute luminosité) vise à pousser les performances du LHC à leur maximum pour augmenter le potentiel de découvertes après 2027. L’objectif est d’accroître la luminosité d’un facteur 10. Plus la luminosité est grande, plus on peut observer des processus rares.

    Le LHC à haute luminosité, qui devrait être mis en service fin 2027, permettra aux physiciens d'étudier les mécanismes du boson de Higgs (manifestation visible du champ de Higgs, un peu comme une vague à la surface de la mer), et d'observer ainsi de nouveaux phénomènes très rares qui pourraient se manifester. À titre d’exemple, le LHC à haute luminosité produira chaque année au moins 15 millions de bosons de Higgs, contre environ trois millions en 2017.

    La première phase a débuté en novembre 2011 et a été en partie financée par la Commission européenne. Cette phase a réuni de nombreux laboratoires des États membres du CERN, mais également de Russie, du Japon et des États-Unis. L'étude de conception a pris fin en 2015. Les travaux de génie civil ont démarré en 2018.

    Le projet est mené par le CERN avec le soutien d'une collaboration internationale de 29 instituts dans 13 pays, dont les États-Unis, le Japon et le Canada. Peut-être cela nous mènera-t-il un jour, vers une nouvelle révolution industrielle, qui sait? 

    Sources :

    CERN : Des atomes d’antimatière produits et capturés au CERN, 17/11/10

    CERN : L'expérience sur l'antimatière produit le premier faisceau d'antihydrogène, 21/01/14

    CERN : Des mesures sur l'antimatière d'une précision inégalée, 04/04/18

    CERN : Le LHC è haute luminosité 

    ALPHA: A new era of precision for antimatter research

  • 16 novembre 1920, fin de la guerre civile en Russie

    La guerre civile russe 1Le 9 décembre 1919, l’armée rouge prend Kharkiv. Trois jours plus tard, Kiev tombe. L’offensive bolchevique défonce l'Armée Blanche. Quatre cents cinquante kilomètres franchis en un mois ! Dès le 29 décembre, le général de l'Armée Blanche prend la décision, encore secrète, d’évacuer Odessa et Nikolaev. 

    16 novembre 1920 : défaite de l'Armée Blanche

    Paris et Londres aident du mieux qu'ils le peuvent. Les navires britanniques transfèrent les Russes Blancs vers Malte, Chypre et l’Égypte. On sollicite l’aide serbe, bulgare, grecque et roumaine… Le 16 novembre 1920, la défaite de l'Armée Blanche à Sébastopol, met fin à la guerre civile russe et consacre la victoire de l'Armée Rouge, des Bolcheviques et de Lénine.

    L'Armée Blanche avait pourtant reçu l’aide du Japon, du Royaume-Uni, du Canada, de la France, des États-Unis, de l’Allemagne, de l’Australie, de la Grèce et de la Tchécoslovaquie, mais sans succès véritable. Les troupes blanches doivent abandonner le combat et se dispersées. Un mouvement armé persiste dans la région de Vladivostok jusqu’en août 1922. 

    16 novembre 1919 : Le Bloc National au pouvoir en France 

    La même date, mais l'année précédente, soit le 16 novembre 1919, les élections françaises amènent au pouvoir : le Bloc National. Cette coalition est due à l'initiative du président du Conseil Georges Clémenceau et du président de la République Alexandre Millerand, avec deux objectifs : la lutte contre le bolchévisme et l'intransigeance vis-à-vis de l'Allemagne. Elle englobe quatre groupes parlementaires (l’Entente républicaine, l’Action républicaine et sociale, la Gauche républicaine démocratique et les Républicains de gauche). Mais les Socialistes en sont exclus, en raison de leurs compromissions avec les Bolchéviques russes. Les Radicaux s'en sont exclus eux même du fait de l'absence des Socialistes ! Ça s'appelle couper l'herbe sous le pied des révolutionnaires.

    3 novembre 1918 : Mutinerie de Kiel en Allemagne

    Une autre année plus tôt, la mutinerie de Kiel mène à une insurrection généralisée, qui fait tomber la monarchie allemande et proclame la République. Les dirigeants allemands ayant une peur bleue de la contagion révolutionnaire (révolution russe de 1917). La République valait mieux que le risque d'en arriver au communisme par entêtement de la monarchie. Les Républicains demanderont l'armistice; ce que l'empereur allemand avait refusé de faire, vu les exigences monétaires trop élevées de la France, super endettée. 

    Les dirigeants français et allemands auraient donc très bien réagi, face à la contagion révolutionnaire russe.

    Source : Les Russes Blancs d'Alexandre Jevakhoff, édition Tallendier, 2011.

     

  • 15 novembre 1971 : Naissance du microprocesseur

    Marcian hoffLe 15 novembre 1971 est publié l'acte de naissance du microprocesseur. Dans une publicité de la revue Electronic News, la firme Intel annonce « Un ordinateur programmable dans une puce ».

    L'inventeur, Marcian E. « Ted » Hoff (34 ans), a eu l'idée d'associer sur un minuscule support tous les circuits que constituent un ordinateur.

    Ce microprocesseur, d'une taille de 3,2 mm, est capable d'effectuer jusqu'à 60 000 opérations par seconde. Sa puissance est comparable à celle du mémorable ENIAC, dont les circuits occupaient un volume de 80 mètres cubes. 

    L'ENIAC, né juste après la Seconde Guerre mondiale, était l'un des premiers ordinateurs numériques jamais construits. Il était composé de 15 000 tubes à vide. Ces tubes ont été remplacés par des transistors à la génération suivante d'ordinateurs numériques. Ces transistors, inventés par les laboratoires Bell en 1948, ont eux-mêmes été progressivement miniaturisés, ce qui a permis la mise au point des circuits intégrés et des microprocesseurs.

    La publication d'Intel en 1971, est le fruit d'une longue gestation qui remonte à l'invention du premier circuit intégré ou puce électronique par Texas Instruments, une douzaine d'années plus tôt.

    Intel va donner une nouvelle impulsion à cette technologie en la faisant sortir des applications militaires et spatiales et en la propulsant dans l'industrie. C'est ainsi qu'en deux décennies, les microprocesseurs ont bouleversé l'informatique, l'industrie et les télécommunications. Ils ont conduit à l'automatisation des tâches industrielles. Ils ont introduit la micro-informatique dans les activités de services et dans les activités ludiques ou domestiques. Ils ont aussi rendu possible l'expansion foudroyante de la téléphonie et de l'Internet.

    La troisième révolution industrielle 

    On peut dire sans exagération que les microprocesseurs ont été à l'origine d'une troisième révolution industrielle, après l'invention de la machine à vapeur par James Watt au XVIIIe siècle et la découverte des applications pratiques de l'électricité par Thomas Edison, au XIXe siècle. 

    Source : Hérodote, l'encyclopédie de l'histoire. 

  • Denis Coderre : la fin!

    Maxresdefault Denis Coderre tire sa révérence! 

    Il a perdu il y a 4 ans, n'est pas rester chef de l'opposition. Erreur de sa part. Il envoyait le message sans s'en rendre compte que l'opposition était indigne de lui. Il revient et se représente comme maire cette année, en commençant sa campagne en mars dernier par la lancée d'un livre sur lui. 7 mois de campagne, envoyait le message que ce n'était pas gagné d'avance! À la fin du printemps, il a visité un campement pour sans-abris, en affirmant que c'était l'homme qui les visitait et non pas le candidat. Il nous indiquait ainsi que Coderre mentait parfois et peut-être mëme plus souvent que l'on pense, car de toute évidence, il n'aurait jamais visité ce campement sans être candidat à la mairie.

    Lors de la campagne d'il y a 4 ans, il démontrait de la supériorité bienveillante mêlée de mépris envers son adversaire Valérie Plante et Projet Montréal. Ça a joué contre lui. Il revient cette année en disant qu'il a changé. Denis Coderre 2.0. Cependant, il a encore une fois démontré de la condescendance envers son adversaire, mais de façon un peu moins marquée. En écoutant les débats entre les deux candidats, on s'apercevait facilement que contrairement à l'élection précédente, son programme était cette fois-ci calqué sur celui de Projet Montréal, tout en étant évasif. Ce qui envoyait le message : Je vais faire semblant de me préoccuper du citoyen. Il était pour les loyers à prix modiques tout en ne l'imposant pas. Donc il ne fera rien sur le sujet ou à peu près rien. Il voulait accepter que les édifices soient construits plus haut que le Mont-Royal, sans qu'il y ait une demande publique sur ce sujet. Puis, il se dédit. Il se présente en homme fort, mais ce qu'il démontre c'est de l'improvisation.

    Certes, il a une personnalité forte, mais même certains membres de son équipe affirme que ce n'est pas un gars qui travaille en équipe. Il voit Montréal en grande métropole, un peu la vision du maire Jean Drapeau des années 70. Or, on est au vingt et unième siècle et Montréal aujourd'hui doit s'embellir avant d'aller vers les grands projets. Ce qu'il n'a absolument pas perçu. Il ne voulait pas publier ses revenus lorsqu'il a travaillé dans le privé, sous prétexte d'une clause de confidentialité. Encore une fois, de l'improvisation. Après qu'une des compagnies pour laquelle il a travaillé divulgue ses cachets, il décide de publier les autres revenus tout en n'en oubliant un, que la compagnie publie quand même. Ce n'est donc pas un bon stratège. Les compagnies pour lesquelles il a travaillé, démontre que lorsqu'il travaille pour le privé, ce n'est pas pour le bien du citoyen, mais pour les grosses compagnies, qui n'ont pas les même intérëts que la population. Ça, il ne peut pas s'en rendre compte, car il fait parti de ceux qui pensent que lorsque l'on travaille pour une grande compagnie, on travaille automatiquement pour la population. C'est un homme d'une autre époque. Autrement dit, Denis Coderre n'est pas du tout l'homme qu'il prétend ëtre.

    Dieu merci, les Montréalais ne l'ont pas choisi. 

     

     

        

  • Le 12 novembre 2014, une sonde atterrit sur une comète

    Telechargement 20Le 12 novembre 2014, pour la première fois, une sonde spatiale atterrit sur une comète. Le module Philae de la sonde Rosetta de l’Agence Spatiale Européenne atterrit sur la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko, comète de 4 km de large; nommée ainsi en 1969, en l'honneur de ses découvreurs les astronomes russes Churyumov et Gerasimenko.  

    Rosetta a été lancée le 2 mars 2004, a parcouru 6,4 milliards de kilomètres à travers le Système solaire, avant d'atteindre plus de 10 ans plus tard, la comète à 510 millions de kilomètres de la Terre. À 10 km de la comète, après avoir vu les photos prises par Rosetta, les ingénieurs ont décidé du lieu de l'atterrissage de Philae. Les premières images ont dévoilé un monde envahi de rochers, hérissé de falaises, creusé de précipices et de cratères vertigineux, entouré de jets de gaz et de poussière fusant de la surface. Rosetta et Philae ont observé l'activité à la surface de la comète pendant 13 mois, au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du SoleilCette comète orbite autour du soleil, entre Jupiter et la Terre et revient périodiquement nous retrouver tous les 6,5 ans. La nuit du 11 au 12 novembre 2021, elle était à son plus proche apogée de la terre.

    Le 30 novembre 2016, après une mission accomplie, Rosetta s'est écrasé sur la comète. Le travail scientifique est considéré comme étant réalisé à 80 % : extraction d'un échantillon par la foreuse et son analyse, scan radar de l'intérieur de la comète, analyse des propriétés thermique et mécanique du sol, analyse des émissions gazeuses, découverte d'un mystérieux champ magnétique variable...

    Véritables gardiennes de la mémoire de l’Univers, les comètes contiennent des matériaux primitifs datant de l’époque à laquelle le Soleil et ses planètes se sont formés. La mission Rosetta a permis d’étudier les gaz, la poussière et la structure du noyau et des matériaux organiques de la comète, via des observations à distance et in situ. Ces études devraient nous révéler éventuellement des informations cruciales sur l’histoire et l’évolution de notre Système solaire, et apporter de nouveaux éléments de réponse à des questions fondamentales concernant l’apparition de l’eau, voire de la vie, sur Terre.

    Les comètes se sont formées plus loin et se sont éloignées du centre du système solaire. Elles reviennent régulièrement, vierges de toutes perturbations extérieures. C'est là que réside tout leur intérêt ! En effet, loin du Soleil, la comète voyage dans un univers très froid qui ralentit son évolution chimique. Les comètes ont donc une mémoire vieille de 4,5 milliards d'années, dont la lecture nous apportera de nombreuses réponses.

    Au-delà de la compréhension sur l'origine de notre Système Solaire, les comètes nous apporteront peut-être des éléments de réponses sur l'origine de la vie. En effet, les comètes sont en partie constituées de molécules organiques qui, sur Terre, assurent la chimie du vivant (glucideslipidesprotéines et acides nucléiques). Les comètes ont donc peut-être joué un rôle fondamental en apportant sur notre planète ces éléments indispensables.

    67P/Churyumov–Gerasimenko filmée par Rosetta. À la fin du vidéo, on aperçoit Philae.  

    https://youtu.be/deca96IdtMw

    Sources :

    L'Agence spatiale européenne : C’est fait! Le module Philae de Rosetta a atterri, 13/11/14

    Hardwood Paroxysm : La comète Rosetta, passant près de la Terre, 11/11/21. 

    Futura Science: Rosetta, qu'est-ce que c'est?