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Analyse politique sur différents pays

  • Le Canada entre l'Inde et la Chine

    30154311 poignee de main diplomatique entre les pays les drapeaux de l inde et du canada en surimpression lesPendant que de nombreux pays dont le Canada, réexaminent leur position face à la Chine, l’Inde, loin de se croiser les bras, intervient pour mieux se situer dans la ronde des accords commerciaux internationaux. Selon le Fond Monétaire International (FMI), l'Inde est la 6e puissance économique mondiale et en ‘parité de pouvoir d'achat’ (PPA) : au 3e rang mondial après la Chine 1ère et les États-Unis 2e. L’Inde est donc de fait aujourd’hui déjà la 3e puissance économique mondiale, selon la PPA.  

    Inde

    La nouvelle politique commerciale de l’Inde s’appelle ‘récolte précoce’. Elle avance progressivement vers des accords de libre-échange à grande échelle avec la Grande-Bretagne, l’Union européenne, l’Australie, les Émirats Arabes Unis et maintenant le Canada.

    En effet, le Canada, (10e puissance économique selon le FMI, 17e en ‘parité de pouvoir d'achat’ -PPA-) et l’Inde préparent en ce moment le terrain pour une relance des pourparlers officiels de libre-échange entre les deux pays; alors que le gouvernement Trudeau cherche à diversifier ses partenaires économiques à la suite du différend sur l’affaire Meng Wanzhou et des deux Michael. Le Canada a entamé des négociations commerciales avec l’Inde il y a plus d’une décennie sous le gouvernement Harper. Le processus a été suspendu en 2018, alors que le gouvernement Trudeau était en renégociation intense sur l’accord du libre-échange nord-américain avec les États-Unis et le Mexique, à l’initiative du gouvernement Trump.

    Association des Nations de l’Asie du Sud-Est

    Le Canada cherche à réduire sa dépendance économique envers la Chine et à se diversifier sur de nouveaux marchés asiatiques. Il a donc aussi lancé des négociations commerciales avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) : un bloc de 10 pays : Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge.

    Chine 

    Canada de drapeaux pays de la chine concept de poignee de main d amitie d association 89662324 2Mais, la Chine n’a pas dit son dernier mot. Elle courtise les gens d’affaires canadiens grâce aux bons soins du ‘Conseil d’affaires Canada-Chine’, créé et financé par le clan Desmarais. La proximité entre ce clan et l’Empire du Milieu n’est plus à démontrer. Par ce Conseil, les entrepreneurs canadiens et québécois ont pu participer à un évènement sur le 14e plan quinquennal du gouvernement chinois, afin de saisir les opportunités d’affaires. À l’intérieur de ce plan, le gouvernement Xi Jinping détaille les secteurs à surveiller, notamment l’éducation, l’énergie, la sécurité et l’agroalimentaire. 

    Invité de marque de l’événement virtuel, l’ambassadeur chinois Cong Peiwu a rappelé l’importance de la relation économique entre le Canada et la Chine : « Avec le plan quinquennal, la Chine aura plusieurs opportunités pour les entreprises canadiennes », a-t-il rappelé. Pendant le séminaire, l’ambassadeur canadien en Chine, Dominic Barton a fait valoir l’intérêt d’investir en Chine : « La Chine demeure le deuxième partenaire économique du Canada. Il s’agit de la deuxième économie du monde », a-t-il précisé. 

    Power Corporation, Bombardier et SNC-Lavalin font partie du 'Conseil d’affaires Canada-Chine' (CCBC), qui se veut être le principal porte-parole des entreprises canadiennes en Chine. Son président fondateur est feu Paul Desmarais père, proche des libéraux, qui a longtemps été à la tête de l’empire Power Corporation. Olivier Desmarais premier vice-président de Power Corporation, est président du CCBC. Son président honoraire est nul autre qu'André Desmarais, président délégué du conseil de Power Corporation et conjoint de France Chrétien, fille de l’ex-premier ministre libéral Jean Chrétien. Ils ont d’importants intérêts en Chine.

    Huawei

    À la mi-septembre, la Conférence de Montréal, un autre événement présenté par Power Corporation, qui a reçu près de 2 millions de dollars de fond public, avait accordé une place importante à l’entreprise chinoise Huawei. Questionné sur Huawei, le premier ministre Trudeau a confirmé qu’une réflexion est entamée à propos de l’entreprise. 

    Filière libérale

    Le CCBC a son siège social à Toronto. La société d’État fédérale 'Exportation et développement Canada' (EDC) y a injecté 175000 $ et d'anciens ministres fédéraux libéraux y sont membres.

    En conclusion, le Canada jouera sur les deux tableaux : L'inde et la Chine, deux voisins, certes pas toujours en accord, mais tous les deux, de nouvelles puissances économiques mondiales dépassant l'Europe et très bientôt les États-Unis.   

     

    Sources :

    La Tribune (Sherbrooke) : L'Inde pousse à la reprise des négociations commerciales avec le Canada, Mike Blanchfield, 28/11/21

    Journal de Montréal : Un organisme des Desmarais joue les entremetteurs pour les Chinois, Olivier Bourque et Francis Alain, 29/09/21  

  • 30 novembre 1696, D'Iberville prend Saint-Jean, Terre-Neuve

    128408466 418957192819043 8949792265236321850 n

    À la fin de l'expédition en mars 1697, il ne resta plus aux Anglais que deux établissements à Terre-Neuve. D’Iberville en détruisit 36.

    Homme d'exploits, navigateur, commerçant, militaire, corsaire et explorateur, né en Nouvelle-France, il est connu pour avoir lutté efficacement contre l'armée anglaise, détruisant plusieurs établissements ennemis, en plus d'avoir fondé des forts et exploré l'Amérique. Il est le plus grand héros de la Nouvelle-France. Fondateur de la colonie de la Louisiane et des villes de Biloxi et de Mobile. Il vainquit les Anglais, lors d'un combat naval mémorable à la Baie d'Hudson.

    En 1706, D'Iberville à la tète de onze navires, vainc encore une fois les Anglais et capture aux Antilles l’île de Nevis.

    Il meurt soudainement à La Havane le 9 juillet 1706 à bord de son navire le 'Juste', d’une maladie qui est peut-être la fièvre jaune. Il s'était rendu dans cette ville pour y vendre du fer et pour y chercher du renfort en vue d'opérations futures sur les côtes américaines. Il était né le 16 juillet 1661 à Ville-Marie, aujourd'hui Montréal.

  • 28 novembre 1943 : la conférence de Téhéran

    127851214 417683542946408 322262837152759101 nLe 28 novembre 1943 : A deux ans de la fin de la seconde guerre mondiale, la Conférence de Téhéran réunit pour la première fois les trois principaux dirigeants des Alliés, le président américain Roosevelt (au centre), le Premier ministre britannique Churchill (à droite) et le chef de l'État soviétique Staline (à gauche). Ils y évoqueront le débarquement en Normandie en juin 1944 et l’occupation de l’Allemagne.

  • Éthiopie : Les forces du Tigré aux portes d'Addis Abeba

    Forces presence ethiopie 1La guerre a démarré le 4 novembre 2020, suite à la sécession du Tigré au nord de l'Éthiopie; lorsque le premier ministre éthiopien M. Abys Ahmed a envoyé l’armée fédérale pour destituer le 'Front de Libération du Peuple du Tigré' (FLPT). Le 28 novembre 2020, la victoire est proclamée après la prise de la capitale du Tigré : Mekele; tout en assurant que le gouvernement éthiopien a pris toutes les précautions nécessaires pour protéger les civils.

    Cependant, de très nombreux Tigréens ont fui par la brousse, laissant tout derrière eux, marchant pendant des jours, dormant sous les arbres, n'ayant pas d'argent et rien à cuisiner. Arrivés au Soudan, les Soudanais les ont soutenus du mieux qu'ils ont pu. 'Médecins Sans Frontière' a fourni les soins médicaux aux camps de réfugiés soudanais, qui ont accueilli plus de 45000 réfugiés tigréens, souffrant d'infections respiratoires, de paludisme, de diarrhée, de tuberculose et de mal nutrition. L'armée éthiopienne a en fait été très violente. En effet après son passage, plus rien ne fonctionnait au Tigré, plus d'électricité, de réseau téléphonique et de banques. 

    Le FLPT accuse l'Érythrée, pays voisin, de prêter main forte au gouvernement éthiopien; de sorte qu'il a lancé à plusieurs reprises, des roquettes vers la capitale érythréenne, Asmara. Malgré l’accumulation de preuves, et l’insistance des États-Unis et des Nations unies qui demandaient le retrait des troupes érythréennes du Tigré, le gouvernement éthiopien a farouchement nié l’évidence pendant près de cinq mois, dénonçant des 'fake news'. Tout comme l’Éthiopie, l’Érythrée niait toute implication. 

    Cependant le 23 mars 2021 sous la pression internationale, le Premier Ministre éthiopien a finalement reconnu l’intervention militaire de son voisin en sa faveur et a admis que des exactions avaient été commises. Les soldats érythréens ne sont pas les seuls à en avoir commis, mais ils ont été particulièrement brutaux et portent une lourde responsabilité quant aux massacres, pillages et viols. En effet, des témoignages indiquent que le viol a été utilisé comme arme de guerre. Des médecins affirment que les hôpitaux des villes du Tigré ont traité plus de 500 femmes violées. 'Amnesty International' accuse les soldats érythréens de s’être livrés au massacre de plusieurs centaines de civils dans la ville d’Aksoum, les 28 et 29 novembre 2020; information corroborée par la 'Commission éthiopienne des droits de l'Homme'. Depuis, plusieurs rapports internationaux ont révélé des exactions commises par le Tigré comme par les forces gouvernementales et par des soldats érythréens. Abys Ahmed tente de minimiser l’implication de l’Érythrée en expliquant que ce dernier protège sa frontière; mais il semble qu'en fait, les dirigeants des 2 pays ont effectué un pacte pour démolir le FLPT. En effet, Ahmed fédère une alliance entre l’ethnie amhara et l’Érythrée autour de la destruction du FLPT, l’ennemi commun.

    Ce dernier s'est toutefois engagé à poursuivre les combats, tant que les forces fédéralistes seront présentes au Tigré. En optant pour la guérilla, il a repris l’essentiel de son territoire, en s'appropriant une partie importante de l'artillerie éthiopienne et en poursuivant son offensive jusqu'à l'intérieur des provinces voisines de l’Amhara et de l’Afar. Le FLPT est maintenant à 220 km au nord-est d’Addis Abeba et menace de marcher sur la capitale. L'effondrement du FLPT en novembre 2020, avait été aussi rapide qu’inattendu. Huit mois plus tard, sa reconquête éclair, est tout aussi spectaculaire.

    La situation humanitaire s’est rapidement détériorée au Tigré, en Amhara et en Afar. Marquée par les atrocités et la famine, la guerre a fait plusieurs milliers de morts et plus de 2 millions de déplacés. Plus de 9 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire, affirme le 'Programme Alimentaire Mondial' des Nations unies. En Amhara où les combats se déroulent présentement, 3,7 millions de personnes ont désormais un urgent besoin d’aide alimentaire. Le premier ministre éthiopien, M. Ahmed, dirige aujourd'hui lui-même les combats sur le terrain. D'un message envoyé depuis le front, il a promis « d’enterrer l’ennemi ». 

    La communauté internationale tente d’obtenir un cessez-le-feu. Plusieurs États ont même appelé leurs ressortissants à quitter le pays, le dernier en liste vendredi dernier étant le Canada, qui a demandé à ses citoyens présents sur le sol éthiopien de partir immédiatement. 

    Les États-Unis face à cette guerre 

    Ils ont soutenu l’arrivée du Premier ministre Abiy Ahmed le 2 avril 2018 à la tête d’un pays en proie à une crise politique et miné par les conflits ethniques. Le nouveau dirigeant avait entrepris des réformes pour se rapprocher du voisin ennemi érythréen. Une fois signé, l’accord de paix lui a valu en octobre 2019, le prix Nobel de la Paix. Le plus jeune chef de gouvernement du continent africain est devenu alors un symbole courtisé par l’Occident. En mars 2019, Emmanuel Macron loue le dirigeant avec qui il signe un accord de défense, suspendu en août dernier. La Maison Blanche n’avait pas prévu que ce novice en politique, qui semblait promettre l’ouverture et la modernité, se lancerait dans une guerre d’intégration totale jusqu’au-boutiste.

    Considéré par Washington comme un important allié dans la lutte internationale contre le terrorisme, du fait de sa proximité avec la Somalie, l’Éthiopie a activement participé aux missions de l'ONU, y fournissant d’importants contingents militaires. Les États-Unis en échange, étaient le plus grand donateur d'aide humanitaire en Éthiopie, par l’intermédiaire des agences onusiennes, pour un montant d'un milliard $ par année.

    Depuis la guerre, les tensions ne cessent de s'accroître entre les deux. Le gouvernement éthiopien vient de lancer une campagne à l’encontre des organisations internationales présentes dans le pays, les accusant de collaboration avec l’ennemi intérieur : le Tigré. 72 chauffeurs du Programme alimentaire mondial de l'ONU sont retenus. 16 employés éthiopiens de l'ONU ont été arrêtés et le gouvernement a expulsé 7 responsables des Nations Unies, accusés d’ingérence.

    En réponse, Joe Biden a exclu l’Éthiopie de son pacte avec l’Afrique, facilitant l'accès au marché américain (AGOA). Washington a suspendu les avoirs et transactions financières des parties prenantes au conflit et a effectué des restrictions de visas à l’encontre d’officiels éthiopiens et érythréens accusés de n’avoir pris aucune mesure significative pour mettre fin aux hostilités. À l’occasion du premier anniversaire de la guerre, l’ambassadeur américain Jeffrey Feltman, a expliqué qu’il n’est plus possible de continuer le "business as usual" avec le gouvernement éthiopien. "Le partenariat extraordinaire dont nous avons bénéficié n'est pas viable si le conflit militaire s'étend", a-t-il déploré. 

    Du côté du pouvoir en place, la pression américaine ne fait qu’enflammer les élans patriotiques : "Si l'aide et les prêts nous privent de notre liberté, nous ne sacrifierons pas notre liberté", a déclaré le maire de la capitale. Des propos applaudis par des dizaines de milliers de supporteurs. Le gouvernement éthiopien s’estime donc contraint de réévaluer ses relations avec les États-Unis. 

    L’Armée de Libération Oromo (OLA)

    De plus en plus menacée par l’avancée de la coalition de rebelles tigréens, maintenant alliée à l'Armée de Libération Oromo, le pays dirigé par Abiy Ahmed pourrait voir son destin basculer. Au mois d’août dernier, l’OLA a rejoint le 'Front de Libération du Peuple du Tigré'. Ensemble, ils menacent de marcher sur Addis-Abeba. Sur le plan strictement militaire, les experts conviennent que l’OLA n’est pas en mesure de faire basculer seule le conflit armé. En revanche, son alliance avec le Front de Libération du Peuple du Tigré (FLPT) représente une menace existentielle pour le gouvernement central d’Addis-Abeba. Les deux mouvements armés régionaux aux prises avec les troupes fédérales, ne sont plus qu’à 220 kilomètres de la capitale. 

    L'Éthiopie

    Deuxième pays le plus peuplé d’Afrique derrière le Nigeria, l’Éthiopie compte plus de 116 millions de citoyens. Son tissu social est une mosaïque multi-ethnique et multi-religieuse de communautés délicatement entremêlées depuis presque trois millénaires. Les mariages et les lignées inter-ethniques sont monnaie courante depuis plusieurs générations. Les Tigréens représentent 6 % de la population; les Amhara : un quart; les Oromo : un tiers. Les Éthiopiens ont la particularité de chérir profondément leur patrimoine culturel commun, tout en restant accueillants envers l’étranger, même pendant les périodes les plus sombre de leur histoire.

    L’émancipation politique et économique de ce grand pays a inspiré tous les peuples d’Afrique. L’Éthiopie a vaincu le colonialisme fasciste italien en préservant sa souveraineté tout en aidant d’autres États sur le continent à accéder à la leur. Addis Abeba, sa capitale, accueille le siège social de l’Union Africaine. 

    Son fédéralisme incarné par le dernier « roi des rois », l'empereur Haïlé Sélassié, était rude :  Une hyper centralisation autoritaire ; les composantes ethniques éthiopiennes devaient renier leur identité pour s’intégrer au groupe dominant : les Amhara. Après sa chute en 1974, l’élite tigréenne prenant le pouvoir par les armes en 1991 inverse le processus : Une fédération où chaque région dispose d’une très forte autonomie. Lorsque le Premier ministre tigréen Zenawi décède en 2012, le pouvoir s’effondre. Les régions de l’Oromya et Amhara mènent un soulèvement populaire.

    Le système éthiopien de gouvernance, le 'fédéralisme ethnique', est sans équivalent dans le monde. Institué par l’ancien Premier ministre Meles Zenawi, du Front Populaire de Libération du Tigré (FPLT), le système est inscrit dans la Constitution éthiopienne depuis 1995, fondé sur le principe de l’autodétermination des régions. 

    Puis en 2018, avec l’élection d’un jeune dirigeant oromo quasi inconnu jusque-là, Abiy Ahmed, l’Éthiopie entre dans sa transition démocratique et suscite un immense espoir populaire, avec une série de réformes : droits humains, libéralisation de l’économie, privatisation des télécommunications et de d’autres secteurs économiques ravivant l'économie. L'Éthiopie connaît alors une importante relance économique, symbolisée par le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne commencé en 2013 et qui sera terminé en 2022, entièrement financé par les Éthiopiens et qui devrait produire 6450 MW, ce qui en fait le plus grand projet hydroélectrique d’Afrique. Cependant, en toile de fond, une question existentielle : comment les 80 'nations, nationalités et peuples' du pays devraient-ils s’organiser pour à la fois affirmer leur identité sans entraves et vivre côte à côte pour leur bénéfice mutuel ? 3 ans plus tard, le pays est à genoux. Abiy avait hérité pourtant d’un État plus que centenaire, d’un pays souverain fonctionnel, avec une des meilleures armées d’Afrique, 2 fois vaincues en juin et en octobre, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ses services de sécurité sont omniprésents. L’Éthiopie était le pilier de la stabilité dans la Corne de l'Afrique. Elle y est devenue le foyer majeur d’instabilité. 

    Pour tourner la page de la guerre au Tigré, le Premier ministre promet la tenue d'élections législatives en juin. 

    Tentative d’ingérence

    Hormis celle de l’Union Africaine (UA), toute  intervention directe ou indirecte, risque d’être perçue comme une tentative voilée d’ingérence ou de mise à l’écart d’un gouvernement légalement et démocratiquement élu par 32 millions d’électeurs éthiopiens. Pour sa part, le FPLT a déjà rejeté l’Union africaine, qu’il soupçonne de partialité; bien que l’ancien président nigérian Obasanjo, envoyé spécial de l’UA, a été reçu à Mekele. La voie de sortie de crise n’est pas encore en vue.

    Course au désastre

    Des dizaines de milliers d’hommes sont décimés sur les champs de bataille. La guérilla de l’Armée de Libération Oromo se répand comme un traînée de poudre. Au Tigré, 5 millions de citoyens sur 6 millions ont besoin d’une aide d’urgence, 400 000 personnes sont au bord de la famine. Le blocus imposé par Addis-Abeba ne laisse passer que 15 % environ des secours nécessaires. 

    Abiy Ahmed porte une responsabilité écrasante dans cette course au désastre. Sa popularité initiale conjuguée à la vague de démocratisation lui conférait une mission historique : Réunir les 'nations, nationalités et peuples' d'Éthiopie pour qu’ils s’accordent librement sur un futur commun. Au lieu, Abiy Ahmed a exacerbé les divisions. Très vite, il rend les Tigréens responsables de tous les maux du pays, présents et passés. La tension monte avec le FPLT. Finalement,  il lance le 4 novembre 2020 une guerre qu'il a voulue, et non subie comme il le proclame. Les troupes fédérales aidées de paramilitaires amharas et surtout de l’armée érythréenne entrent au Tigré pour une opération de rétablissement de l’ordre censée finir en quelques jours. Il a délibérément et violemment ignoré et réprimé les aspirations d’une grande partie des Éthiopiens, dont le FPLT est devenu le champion. 

    Sa vision est archaïque. Même la force ne réussirait pas à l’imposer. La preuve : la coalition FPLT-ALO se rapproche de plus en plus d’Addis-Abeba, et pourrait sous peu étrangler voire prendre la capitale. La survie du régime ne tient plus qu’à un fil. Abiy Ahmed part sur le front pour prendre la tête de son armée, comme si cela pouvait inverser le rapport de force. 

    Bientôt hors jeu ?

    Olusegun Obasanjo de l’Union Africaine et le secrétaire d'État américain Anthony Blinken sont à la manœuvre diplomatique. Les discussions piétinent. La coalition FPLT-OLA est sûre de sa supériorité militaire, tandis qu’Abiy Ahmed croit en un retournement des armes grâce à une mobilisation générale. Blinken a imputé la principale responsabilité de la poursuite des hostilités à Abiy. Des personnalités à l’intérieur comme hors du régime se concertent pour le mettre hors jeu d’une façon ou d’une autre et lancer ainsi ce fameux 'dialogue national inclusif'. Leur réussite apporterait la seule petite lueur d’espoir. 

    Le gouvernement fédéral et le FPLT tirent chacun leur légitimité par le fait qu'ils ont gagné leurs élections. Il est vrai que dans les deux cas, ils ont été élus. En dernière heure le premier décembre,

    les autorités éthiopiennes ont affirmé mercredi que les forces pro-gouvernementales avaient repris la localité de Shewa Robit, située à environ 220 kilomètres de la capitale Addis Abeba

    Sources :

    Le Devoir : Situation alimentaire délétère en Éthiopie, Agence France Presse, 27/11/21

    Jeune Afrique : Éthiopie : un pôle de stabilité régionale ébranlé ?, Par Arnauld Akodjenou, 27/11/21

    Jeune Afrique : Comment Abiy Ahmed a mis l’Éthiopie à terre par René Dufort, 24/11/21

    France 24 : Guerre en Éthiopie : "Les États-Unis n’ont plus confiance en Abiy Ahmed", 12/11/21

    France 24 : Comment l'Éthiopie a dû se résoudre à admettre l'implication de l'Érythrée au Tigré, 24/03/21

    Atalayar (Espagne): MSF fournit des soins médicaux au Soudan aux personnes fuyant les violences dans la région du Tigré, en Éthiopie, 01/12/20

    Carte: Visa Actu, La Croix. 

  • 26 novembre 1922 Carter voit le tombeau de Toutankhamon

    126957539 416053686442727 7207214735281026039 nLe 26 novembre 1922 - Par un petit trou, l'archéologue Howard Carter voit l’antichambre du tombeau de Toutankhamon (-1345 à -1327); scellé depuis 32 siècles. Les murs de l'antichambre blanchis à la chaux, sont nus et sans décorations, mais contiennent plus de sept-cents objets entassés pêle-mêle.

    Auparavant le 4 novembre 1922, Howard Carter descendait les marches du tombeau et parvenait à une première porte. Puis, il a pris une vingtaine de jours pour déblayer un corridor, qui mène à une autre porte. Celle-ci est scellée et n’a jamais été ouverte. Le 26 novembre, il voit l’antichambre par un petit trou.

    Lors de l’ouverture de la chambre funéraire en 1923, Howard Carter aperçoit une chapelle dorée couverte d'hiéroglyphes. Un sarcophage en pierre se trouve à l’intérieur, entouré de statues en or d’Isis et de Nephtys. Dans le sarcophage, un cercueil en or contient la momie du pharaon, portant le magnifique masque funéraire en or.

    Toutankhamon, signifie "Image vivante d'Aton", c'est-à-dire la réincarnation terrestre de Dieu. Selon une enquête sur l'ADN des momies royales appartenant au lignage de Toutankhamon, tenue de 2007 à 2010, ses deux parents sont frère et sœur et sont les enfants du pharaon Amenhotep III et de la reine Tiyi Jama.

    Selon plusieurs égyptologues, le père de Toutankhamon serait Akhenaton. La momie de sa mère a été trouvée dans la tombe KV35, elle a été surnommée la "Younger Lady" ( la Dame plus jeune). Elle n'est pas formellement identifiée.

    Le paludisme, la malaria et la maladie de Köhler étaient présents dans son organisme. Le scanner 3D de sa momie montre qu'il avait un physique ingrat et un pied bot. Il avait 19 ans à sa mort. 9 ans, lorsqu'il monta sur le trône. Des conseillers puissants dirigeaient probablement à sa place.

    En 2013, l'autopsie virtuelle du pharaon révèle des blessures sur un des côtés du corps, côtes brisées. Après des simulations virtuelles d'accident de char, om émet l'hypothèse que Toutankhamon aurait été renversé par un char lancé à vive allure. Le cœur aurait été écrasé par l'impact.

    Il régna dans une période de troubles, de remise en question des religions, de bouleversement des valeurs traditionnelles et de risque de guerre avec les Hittites.

    Sources :

    Radio-Canada : La découverte de la tombe de Toutankhamon en 1922, 27/02/19

    Nat Geo France : Le tombeau de Toutânkhamon révèle que sa mort était précipitée, 31/03/19

  • Hécatombe de la pandémie en CHSLD : pas de coupable !

    Chsld montreal malade transfert ambulance covid coronavirusL'attaque agressive des médias, des journalistes et des partis politiques d'opposition envers le gouvernement caquiste, à propos des CHSLD touchés sévèrement par la Covid au printemps 2020, est complètement injustifiée. Je m'explique : Je me rappelle très bien du début de la crise de la pandémie de la Covid-19. 

    Au Québec, un premier cas de Covid a été officiellement confirmé le 28 février 2020, celui d’une Montréalaise de retour d’Iran, arrivée à bord d’un vol en provenance du Qatar. Mais, il se peut que des infections au virus SRAS-CoV-2 soient passées sous le radar en décembre et en janvier dans les hôpitaux et cliniques où des patients ont consulté pour des symptômes d’allure grippale. Alors que le Québec n’était pas encore en alerte, des voyageurs infectés auraient pu revenir de destination où la COVID circulait déjà.

    À cette époque pas si lointaine, je me rappelle très bien qu'on nous annonçait à tour de bras que la Covid qui sévissait à Wuhan en Chine, serait une pandémie. Toute la population était au courant, mais chose curieuse, personne ne pensait réellement que la pandémie allait nous toucher. Autrement dit, tout le monde y compris moi, dormait au gaz, y compris le gouvernement, les médias, les journalistes et l'opposition.

    Je me souviens très bien que le premier à s'être rendu compte que les CHSLD avaient été malheureusement fortement touchés, c'est le gouvernement lui-même et non l'opposition, les journalistes et les médias traditionnels. Alors, s'il vous plaît un peu de gêne dans vos accusations. Qu'on fasse des recommandations pour ne plus que ça se produise d'accord ! Mais pour trouver un coupable, non. Car nous sommes tous coupables, particulièrement le parti Libéral, qui a été au pouvoir depuis 2003, le PQ ayant été au pouvoir que pendant un an et demi lors de cette période. 

     

     

     

  • 25/11/1969, John Lennon rend sa médaille de l'Empire

    8c273386 7d9b 11e9 9f79 0e7266730414 1Le 25 novembre 1969 - John Lennon rend sa médaille de l'empire (Member of The British Empire), qu'il avait reçu 4 ans plus tôt, dénonçant Londres pour sa conduite face à la guerre civile au Biafra et celle au Vietnam. La Grande Bretagne appuyant les États-Unis dans la guerre du Vietnam.

    "Votre Majesté,

    Je vous renvoie ma médaille de MBE en signe de protestation contre l'implication de la Grande-Bretagne au Nigeria, toute cette histoire au Biafra. Également pour protester contre le soutien apporté à l'Amérique dans la guerre du Vietnam. Et puis, pour protester contre le fait que mon disque "Cold Turkey" dégringole dans les hit-parades.

    Affectueusement

    John Lennon"

    Source : Yellowsub : John Lennon : médaille retrouvée.

  • Charles Darwin

    127011044 414369693277793 6124969731386306338 nLe 24 novembre 1859 - Publication de "L’origine des espèces" du naturaliste Charles Darwin, ouvrage scientifique, texte fondateur de la théorie de l'évolution.

    Darwin présente la théorie scientifique de l'évolution des espèces vivantes à partir d'autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Cet ouvrage accessible au grand public et non pas uniquement aux spécialistes, eut un retentissement énorme et fit l'objet d'intenses débats.

    Il est désormais le principe unifiant des sciences de la vie.