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Analyse politique sur différents pays

  • Ukraine : Petro Porochenko, le nouveau président

    25 mai 2014

    Petro Porochenko, vainqueur au premier tour à l’élection présidentielle. 56% des voix. À l'Est, le scrutin a été fortement perturbé. En revanche la participation a été très élevée à Kiev.

    M. Poutine respectera les résultats de l'élection.

    Voici le nouveau président :

    Petro Porochenko, le  roi du chocolat,

    Petro porochenko le roi du chocolat

    et nouveau président. Ce magnat de la confiserie, l'une des dix plus grandes fortunes d'Ukraine, a été le premier oligarque à soutenir le soulèvement pro-européen. Cet ex-ministre de l'économie a reçu le soutien de l'ancien boxeur Vitali Klitschko, qui a joué un rôle décisif au sein du mouvement ayant entraîné la destitution de Viktor Ianoukovitch. Sa chocolaterie Rochen, a été visée par les sanctions russes.  

     

  • M. Assad, est-il en train de gagner la guerre?

    Syrie : Carte de Wikipedia

    Rouge 2  

    Rouge : Bachar Al Assad.  Gris : EIIL.  Vert : ASL et Al Nosra.  Jaune : Kurdes.                                       Bleu : Zones disputées.

    Bachar Al Assad a réussi à  délégitimer la rébellion, en soulignant les ingérences étrangères dans le pays. Le président  a compris que pour tendre la main à son adversaire, il faut imposer un rapport de force qui préfigure la fin du conflit. Le régime de Damas reconquiert de plus en plus son territoire.

    On voit se multiplier des accords entre le régime et les rebelles. Certaines unités de l’armée syrienne libre (ASL) passent du côté de l’armée arabe syrienne. L'opposition, qui s’en allait déloger le lion, en est réduite à négocier des couloirs d'évacuation. Certains révolutionnaires syriens sont résignés. Ils commencent à voir le danger d’une Syrie livrée aux exactions des groupes djihadistes comme Al Nosra et l’EIIL.

    Aujourd’hui, on se retrouve avec plus de 150 000 morts, 6 millions 500 mille réfugiés, des pertes matérielles gigantesques, un pays sur les rotules. Pourtant, le régime de Bachar Al Assad est toujours là, debout à narguer l’opposition par une élection présidentielle à travers laquelle, il ira chercher sa légitimité.

    L’occident aurait dû comprendre que les groupes modérés qu’il était supposé soutenir allaient être marginalisés.

    L’Arabie saoudite et le Qatar financent des groupes fondamentalistes dont le lien avec Al Quaïda  a été démontré. Alors, d'un conflit entre une dictature sanguinaire et une opposition syrienne aspirant à la démocratie, la crise s'est transformée en une guerre entre un régime despotique et des djihadistes dont l'objectif est d'installer un état islamique et non la démocratie.

    Les américains ont décidé de ne pas recourir au bombardement pour ne pas engendrer le chaos en favorisant Al Nosra (Al Quaïda) et l’État islamique en Iraq et au Levant (EIIL). Deux mouvements dont la majorité des membres sont étrangers au pays. Deux mouvements dont leurs puissances dépassent clairement celle de l’armée syrienne libre, pro-démocratique.

    Il n’y a eu aucune scission majeure au sein du  cercle entourant Al Assad. Des années de guerre, ont été incapables de détruire l’homogénéité de ce groupe. M. Assad, lui-même, a une connaissance phénoménale de la géopolitique mondiale envers  la région.

    La diplomatie occidentale improvise. Pourtant, leurs services secrets les avaient mis en garde, sur l’afflux massif de djihadistes. On sait que le régime syrien excelle dans le rapport de force. Il ne sait pas dialoguer. À partir du moment où on a militarisé le conflit, il était évident qu’il saisirait l’occasion pour en justifier la répression.

    Aujourd’hui semble-t-il, même le gouvernement Israélien, dit en privé aimer mieux voir M. Assad au pouvoir que les groupes djihadistes.

    La guerre laissera trop de cicatrices. Vous ne pensez pas?

     

  • Égypte : Élection, répression, corruption

    L'Union Européenne ne déploiera pas d’observateurs pour le scrutin présidentiel des 26 et 27 mai, n’ayant obtenu aucune garantie pour le bon déroulement de leur tâche.

    Al sissi

    Le candidat à la présidentielle M. al-Sissi a obtenu 94,5 % des voix, lors des élections organisées pour les Égyptiens à l'étranger. Son unique concurrent, le leader de gauche Hamdeen Sabbahi, a réussi 5,5%.

    La répression contre les frères musulmans continue de plus bel, au moins 15 000 prisonniers et 1400 morts.

    M moubarak

    Avec ses fils Alaa et Gamal, M. Moubarak a été condamné  pour s’être emparé de sommes destinées aux palais présidentiels, Ses deux fils ont écopés de quatre ans de prison et lui de trois. Tous payeront une amende de trois millions de dollars et devront rembourser les sommes détournées, estimées à 17,5 millions de dollars. 

  • Tunisie, les candidats aux élections présidentielles

    La loi électorale pour l'élection présidentielle étant votée, même si la date en est encore indétermminée,  une quarantaine de candidats y démontrent un intérêt sérieux. 

    On y retrouve le leader du parti ouvrier représentant le front populaire, regroupant les partis de gauche; le président du  Nidaa Tounes (Appel de la Tunisie) constitué d'anciens réseaux de M. Ben Ali et de militants autant progressistes que syndicalistes; M. Jebali, une figure de proue du parti islamiste Ennahda; de même que le chef du parti républicain  qui, lui, s'était déjà présenté contre l’ex-président déchu; Mustapha Ben Jaafar pour Ettakattol (Forum démocratique pour le travail et les libertés); le président actuel Monsef Marzouki; une femme, Emna Mansour Karoui pour défendre les acquis de la femme tunisienne; Wided Bouchammaoui, présidente des patrons, favorite du monde des affaires; Hamed Karoui, ex-premier ministre de Ben Ali; Kemal Morjane, ancien ministre de Ben Ali.

    La puissante centrale syndicale UGTT,qui, de l’avis de tous, a sorti le pays de la crise, ne s'est pas prononcée. Des bruits courent que son homme fort, M. Abbassi, est pressenti, non seulement par des syndicalistes mais aussi par des organisations de la société civile et même par certains entrepreneurs. Fin négociateur et homme de compromis, il peut réunir  un large consensus, afin de remettre le pays sur les rails. Par contre, il affirme nettement qu'il en est aucunement intéressé.

  • Résultat définitif du premier tour de l'élection présidentielle

    Sur fond de violences de la part des talibans, près de sept millions d'Afghans sur douze millions d'électeurs ont voté lors du premier tour pour élire leur nouveau président.

    L’ancien chef de la diplomatie afghane M. Abdullah est arrivé en tête avec 45%, suivi de M. Ghani 32%, un ancien cadre de la Banque mondiale. Les deux se sont qualifiés pour le deuxième tour. Ces chiffres confirment les résultats préliminaires publiés fin avril. 

    M. Abdullah a affirmé qu'en l'absence de fraudes, il aurait pu remporter une victoire décisive dès le premier tour. Celle-ci semble toutefois à sa portée, puisqu'il a demandé le soutien de M. Rassoul, un proche du président sortant, arrivé troisième avec 12%. Ce ralliement pourrait lui permettre de ravir une partie de l'électorat pachtoune, la population la plus importante, surtout dans le sud où M. Abdullah a réalisé sa plus mauvaise performance.

    Un second tour suscite des inquiétudes. Les talibans, qui ont lancé leur offensive du printemps, pourraient tenter de le saboter.

     

  • L'élection présidentielle divise l'Ukraine

    Le président russe M. Vladimir Poutine, ordonne la fin des manœuvres militaires à ses troupes, près de la frontière ukrainienne. En retour, il demande à Kiev de retirer immédiatement ses effectifs de l'est du pays. 

    L’opération antiterroriste lancée le 13 avril par l'armée ukrainienne en territoire pro-Russes, a fait près de 130 morts, soldats, pro-Russes et civils confondus. C'est une Ukraine troublée et déchirée qui se prépare au premier tour de l'élection présidentielle du 25 mai.

    Le médiateur de l'OSCE pour l'Ukraine, le diplomate allemand Wolfgang Ischinger, a dit s'attendre à un déroulement plus ou moins normal des élections présidentielles...

    Pour plusieurs, la présidentielle est un test pour la survie de l’Ukraine. Pour d’autres, seule une Ukraine fédérale y garantirait la paix.

     

     

  • Résultat de l’élection législative indienne

    La semaine dernière, a eu lieu l’élection législative indienne de la Lok Sabha (chambre basse du Parlement), le plus grand suffrage démocratique de la planète, 543 circonscriptions, 814 millions d’électeurs, 100 millions de plus que la dernière élection.

    Pour la première fois, les électeurs avaient la possibilité de ne choisir aucun candidat en votant « None of the above ». 551 millions d’électeurs (66% de la population) ont voté au scrutin uninominal majoritaire à un tour ; la participation la plus élevée depuis l'indépendance de l'Inde, grâce à une augmentation significative du vote des jeunes et des femmes.

    L’Alliance démocratique nationale dont le principal parti est  Le Bharatiya Janata Party (BJP), et son candidat vedette comme premier ministre, le très populaire M. Modi, ont remporté la majorité absolue des sièges soit 336, dont 282 pour le BJP. Ce parti fut déjà au pouvoir de 1998 à 2004. M. Modi est conservateur et controversé, dû à son rôle dans les pogroms antimusulmans de 2002.

    Le BJP a axé sa campagne sur le discrédit de l’ancien gouvernement et sur l’économie, deux thèmes visant la classe moyenne, son principal support électoral. Il met ainsi fin à dix années de règne de l'Alliance progressiste unie (UPA) 59 sièges dont 44 à son principal parti le Congrès national indien.

    L'UPA est une coalition de centre gauche autour du Congrès national indien, sous la présidence de Mme Sonia Gandhi. Cette coalition était au pouvoir depuis 2004 en même temps que son premier ministre M. Singh. Elle a été fragilisée par différents scandales de corruption et une économie moins dynamique, entrainant le départ de plusieurs partis de son sein.

    Beaucoup de jeunes électeurs n’ont pas connu le Grand Old Party à l’apogée de sa gloire. Ils l’ont jugé sur sa situation actuelle. La reprise du leadership par M. Rahul Gandhi, candidat au poste de premier ministre, fils de l'ancien premier ministre Rajiv Gandhi et de l'actuelle présidente Sonia Gandhi, n’a pas été convaincante. Le parti a réalisé le pire score de son histoire.

    18 importants partis régionaux n’ont rejoint aucune coalition. Ils ont obtenu dans leur ensemble, 138 sièges. Les 2 Partis communistes obtiennent quant à eux, 10 députés.

    Les « None of the above » soutirent 6 000 197 non-votes, soit 1,1% des votants.

     

  • Syrie : M. Assad impose sa politique

    La presse américaine a fini par dire tout haut ce que beaucoup d’experts murmurent tout bas. Trois ans après le début de la révolution syrienne, après 150 000 morts et 6,5 millions de déplacés, Bachar Al-Assad est en train de gagner. La solution politique du président s’impose à la suite d’un rapport de force militaire sur le terrain.

    M. Al-Assad affrontera deux candidats à l'élection présidentielle. Le scrutin aura lieu  sur les territoires contrôlés par le régime. Ce qui a pour résultat que le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe démissionne. Il s'oppose à la tenue de cette élection, qui semble assurer une réélection du président.

    Le gouvernement a repris le contrôle de la ville de Homs, un tournant incontestable. La troisième ville du pays, le symbole, d'où est partie l'insurrection armée, après que les forces du président eurent réprimé dans le sang des manifestations pacifiques, le 15 mars 2011.

    Le gouvernement contrôle maintenant le centre du pays et 60% de la population. Dans le sud, Kherbat et Ghazalah viennent de  passer aux mains de Damas. Les combats entre djihadistes dans l'est ont repris, en dépit de l’appel à l'ordre adressé par le chef d'Al-Qaïda.

    Le chef de la coalition nationale syrienne a de nouveau réclamé en vain, des armes à l'allié américain. Une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée à Damas pour enquêter sur une attaque au chlore qui aurait été perpétrée par l’armée.