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Analyse politique sur différents pays

  • Kobané !!!

    L'État islamique a reçu des renforts en hommes et en véhicules blindés Humvees. Il avance vers le centre-ville.

    L'EI sait que les frappes ont lieu la nuit, alors ils se dispersent et cachent leur arsenal. Les combats ont atteint le centre-ville. Les Turcs sont prêts à attaquer au sol. Ils ne veulent pas y aller seul et les Américains refusent, se rappelant 2003.

    N'oublions pas que la création de l'État islamique est une conséquence de l'intervention américaine en Irak en 2003, sans mandat de l'ONU, sous un faux prétexte (l'affirmation de la possession d'armes chimiques par Saddam Hussein était fausse et nous le savions à l'époque). Guerre qualifiée par beaucoup de guerre illégale. Le président Bush (fils) affirmait qu'Hussein était pro-Al-Quaïda, ce qui était ridicule. Sans oublier les tortures et sévices que les prisonniers irakiens ont subis à la prison d'Abou Ghraib de la part des soldats américains.

    La prise de Falloujah par l'État islamique a été provoquée, le 30 décembre 2013 dernier par le démantèlement à Ramadi, d'un camp de protestataires sunnites anti-gouvernementaux.

    En 2004, l'armée américaine, avait elle-même eu énormément de difficulté à reprendre la ville de Falloujah. Une première tentative avait échouée. La deuxième fut la bonne. 100 soldats américains y ont perdu la vie.

    Le 15 avril 2003, les troupes américaines ouvrent le feu à Mossoul sur des manifestants pacifiques dénonçant leur présence en Irak, la fusillade fait au moins dix morts chez les civils.

    L'EI a la complicité de certains éléments de l’armée irakienne, dirigés par Izzat al-Douri, une des plus hautes autorités politiques d’Irak sous Saddam Hussein.

    La situation est chaotique et catastrophique, alimentée par les tensions confessionnelles Sunnites/Chiites.

    Pour toutes ses différentes raisons, je ne crois pas que les bottes des soldats occidentaux doivent frotter le sol en Syrie ou en Irak. Ce doit être les Kurdes, l'Armée Syrienne Libre, l'armée irakienne qui doivent faire le travail. L'armée turque doit fermer sa frontière avec la Syrie pour empêcher le ravitaillement en combattants étrangers et en matériel à l'État islamique.  

     

  • La duplicité turque

    "La terreur ne sera pas stoppée (...) tant que nous ne coopérerons pas en vue d'une opération terrestre", a déclaré M. Erdogan président de la Turquie. Mais qu'est-ce qui l'empêche d'agir? Elle ne veut pas y aller seul. 

    Mais comment se fait-il que Daech exécute les otages occidentaux et que les otages turcs, eux, ont été libérés sans la moindre égratignure?

    Selon le quotidien britannique The Times,  les 49 otages turcs auraient été échangés contre 180 prisonniers djihadistes, dont deux Britanniques. Nous pouvons probablement ajouter à cette entente que la Turquie accepte les 180 000 réfugiés Kurdes sur son territoire, pendant que l'État islamique exécute un nettoyage ethniqe dans la région de Kobané. Sans oublier que l'armée turque ferme le passage de sa frontière aux Kurdes turcs qui veulent aider les Kurdes de Kobané. 

    L’État islamique a implanté ses troupes tout au long d'un large pan de la frontière turco-syrienne. Mais jusqu’à présent, la poche résistante de Kobané l'empêche de contrôler une bande de territoire continue de 100 kilomètres entre Jarabulus et Tell Abyad. 

    Depuis le début de la guerre civile syrienne, de nombreux djihadistes ont pour la plupart transité impunément par la Turquie pour rejoindre les combattants de l'EI, en franchissant cette frontière poreuse. L’État islamique n’a jamais lancé de campagne contre la Turquie, comme c'est le cas en Irak, en Syrie et comme il le tente maintenant au Liban et bientôt si possible en Jordanie où des sympathisants l'attendent. 

    Pour la Turquie, défendre Kobané, reviendrait à se battre aux côtés du PKK, dont une branche tient la ville. Or, le parti des travailleurs kurdes (PKK) reste l’ennemi juré de la Turquie. Le premier but du premier ministre turc demeure toujours le renversement d'el Assad plutôt que celui de l'EI.

    Si la Turquie rejoint la coalition internationale, elle continue de jouer un double jeu. Le Parti des travailleurs kurdes, le PKK  accuse Ankara de duplicité depuis le début des opérations. Il menace de rompre le traité de paix qui le lie à elle, si celle-ci laisse tomber Kobané aux mains de l'EI. Rappelons que depuis 26 ans le conflit entre l'armée turque et les kurdes a fait 46 000 morts. La Turquie ne veut pas d'un état kurde. 

    Faut-il rappeler que ce pays fait partie de l’OTAN et qu’il aspire à rejoindre l’Union européenne ? On verra dans les jours qui viennent où et comment Ankara interviendra si nécessaire en Syrie et en Irak contre les groupes terroristes. N'oublions pas que si l'État islamique attaque la Turquie, l'OTAN rentre en guerre contre lui, les troupes au sol et tout, la clause D'artagnan ! Un pour tous et tous pour un ! Comme ce fut le cas pour l'Afghanistan. 

    La guerre risque de reprendre de plus bel entre les Kurdes et la Turquie. L'Occident risque de requérir la fermeture de la frontière turque face à l'État islamique pour empêcher son ravitaillement en hommes et en matériels. Techniquement, la Turquie a sûrement les moyens d'accomplir les deux missions à la fois. Elle a une armée efficace, bien équipée et dont les soldats et l'opinion publique n'ont pas peur de la mort contrairement aux Occidentaux. Ce qui peut toujours changer en cours de route. Elle demandera sûrement en échange une éventuelle participation à l'Union européenne.

    Sauf que cette fois-ci, l'opinion publique occidentale risque fortement d'être en faveur des Kurdes et que l'État islamique ne laissera pas la Turquie fermer sa frontière sans réaction. Ce sera la guerre. Entre temps, à Kobané, les drapeaux noirs se multiplient. La ville tombe.

    Depuis deux ans, Assad (dictateur sanguinaire) a raison sur ces deux points : Il se bat contre des terroristes et des étrangers. Deuxièmement, la guerre civile syrienne est une poudrière pour toute la région.

     

  • Carte de la Syrie : La guerre civile en détail. Affrontement au Liban

    Cliquez sur ce lien pour avoir accès à la carte de la Syrie et savoir qui contrôle les différents territoires : Points rouges : L'Armée Arabe Syrienne. Points verts : Rebelles soit l'Armée Syrienne Libre ou Al Nosra (Al QuaÏda). Points jaunes : Kurdes. Points noirs : L'État islamique. 

    en.wikipedia.org/wiki/Template:

    Le régiment d'artillerie de la 20e brigade blindée de l'armée turque a été placé en alerte maximum dans la région de Kobané pour prévenir toute agression terroriste sur leur territoire, rapporte l'agence de presse officielle AnadoluPilonnée de jour comme de nuit par l'artillerie lourde et les chars de l'EI, Kobané tient toujours, Kobané tient encore. À un contre cent, il ne reste plus que des combattants accrochés à des lambeaux de murailles.

    À court de vivres, à court de munitions. Ils ont repoussé la première offensive djihadiste de juillet, les voilà devant le deuxième assaut de ceux que l'on nomme là-bas et avec raison, «les coupeurs de têtes». Une combattante kurde a mené dimanche un attentat suicide contre une position de l'EI aux abords de Kobané, faisant plusieurs morts, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 

     

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    Les combats entre l'Etat islamique et les combattants kurdes (YPG) font rage dans trois quartiers à l'entrée Est de la ville où l'EI a hissé son drapeau. Il y a combat de rue.

    Au Liban pas trop loin de la frontière syrienne, l'État islamique a attaqué le Hezbollah qui a réussi à repousser l'agression. L'armée libanaise s'est déployée dans la zone des affrontements. 

    Des F-16 néerlandais commencent à survoler les zones de combats en Irak et le premier bombardement d'un F-16 belge a eu lieu de même que le premier bombardement de l'Australie.

     

  • L'actualité de la guerre à l'État islamique, aujourd'hui :

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    Manifestation monstre de soutien pour Kobané à la frontière turco-syrienne du côté turc.

    Les Kurdes sont les seuls capables de combattre efficacement l’État islamique, sur le terrain. Selon moi, la coalition devrait mieux les armer. Surtout que finalement, l'armée turque n'agit pas. L'EI resserre son étreinte sur la ville syrienne kurde de Kobané même s'il est freiné par les frappes aériennes de la coalition et la résistance Kurde. Une combattante kurde a mené un attentat suicide contre une position de l'EI aux abords de Kobané, faisant plusieurs morts, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Les Peshmerga irakiens reprennent à l'EI, la ville nommée Rabia, point de passage stratégique entre l'Irak et la Syrie.

    En 2004, un document américain avait envisagé en partie le scénario actuel de l’État islamique. Selon le Sunday Times, un manifeste, écrit par un officier supérieur  de l’EI appelle l’organisme à se préparer à une guerre contre l’Iran et la Syrie en proposant une alliance impossible avec la Russie pour connaître les installations nucléaires iraniennes.

    Selon RTS INFO Les talibans pakistanais se sont ralliés samedi au groupe État islamique. L'EI semble être en train de supplanter Al Quaïda.

    Un second lot de chasseurs Sukhoï russes qui seront pilotés par des irakiens arrive en Irak. Les sukhoï et les Apachs russes s'avèrent particulièrement efficaces dans les zones de combat à Tikrit, Salaheddin et à Mossoul.

    Human Rights Watch demande une enquête sur sept éventuels morts civils causés par des missiles américains dans la province d'Idlib en Syrie. 

    Toujours en Syrie, selon Iran French Radio, le Hezbollah a effectué des raids avec des drones contre Al Nosra à Qunettara. Au Liban près de la ville d’Ersal, le Hezbollah a repoussé une attaque d'Al Nosra.

  • Gain d'Assad à Alep ! L'EI une tête tombe ! Kobané peut tomber !

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               Manifestation de soutien pour Kobané à la frontière turco-syrienne

    Alan Henning 47 ans, chauffeur de taxi britannique qui avait tout laissé pour rejoindre une mission humanitaire en Syrie, otage depuis dix mois, a été égorgé par l’État islamique, en riposte aux frappes britanniques en Irak. l'EI montre un autre otage, américain celui-là, Peter Kassig 26 ans, et menace d'en faire sa prochaine victime. 

    L'Armée Arabe Syrienne d’Assad progresse au nord d'Alep, menaçant d'assiéger complètement les secteurs tenus par les rebelles soit l’Armée Syrienne Libre (démocrate) et Al Nosra (Al QuaÏda), indique l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

    Le président Bachar al-Assad mène la prière de l'Aïd al-Adha à la mosquée Nouaman ben Bachir à Damas, a indiqué l'agence officielle SANA.

    L’EI n'est plus qu'à quelques centaines de mètres de Kobané qui peut tomber d’un moment à l’autre malgré les frappes de la coalition et la défense de la ville par les Kurdes. Un massacre dans cette ville, signerait la fin du dialogue Ankara-PKK. En effet, le leader kurde emprisonné Abdullah Öcalan avertit que les négociations de paix entre le PKK et l'état turc tourneraient court si la population kurde de Kobané, venait à être massacrée.

    Y aurait-il les bons Kurdes qu'on aide ceux d'Irak et les mauvais Kurdes ceux qu'on aide plus ou moins, ceux de Kobané ?

     

     

  • La guerre à l'État islamique au jour le jour

    Le Canada participera à des frappes aériennes en Irak.

    l'Australie se joint aux frappes aériennes contre l'EI en Irak.

    Le Parlement danois a voté en faveur de l’envoi de sept avions de chasse F-16 en Irak.

    Au nord de la Syrie, l'État islamique encercle toujours la ville de Kobané dont le coeur est la cible des tirs de mortier des jihadistes depuis ce matin, a constaté une journaliste de l'AFP. La ville a vécu son bombardement le plus violent depuis le début de l'assaut jihadiste. La Turquie a déclaré qu'elle n'accepterait pas la capture de la ville par l'ÉI.

    Le parlement turc autorise une possible intervention de son armée en Syrie et en Irak et permet l'utilisation de son territoire par des troupes des pays de la coalition. Le gouvernement islamo-conservateur d’Ankara a toutefois fait savoir clairement qu’il ne prendrait pas de mesures immédiates après ce vote. En fait, la Turquie veut ériger une zone tampon en Syrie à la frontière turque. Cette motion serait davantage motivée par le désir de contenir les Kurdes en Syrie. 

    Damas considèrera toute intervention militaire turque en Syrie comme une agression.

    En Iran, les drones des forces armées survolent nuit et jour,  les frontières est et ouest du pays.

    Les forces irakiennes ont repoussé un assaut de l'État islamique dans la ville de Doulouiya, au nord de Bagdad.

    Le groupe Junud Al-Khilfah, opérant dans l’est algérien, annonce son allégeance à l’État islamique.

    Entre parenthèse : (La Suède va reconnaître l'Etat de Palestine).

  • el Assad progresse contre l'Armée Syrienne Libre

    Depuis le début des frappes, le gouvernement de Damas est informé à l'avance des opérations de la coalition et se réjoui de voir la communauté internationale se mobiliser enfin contre des "terroristes" qu'il dénonce depuis trois ans et demi. Washington, qui depuis 2011 présente el Assad comme le principal obstacle à la paix en Syrie, reconnaît le tenir informé mais récuse toute coopération avec lui et demande toujours son départ.

    L’armée Arabe Syrienne  profite des frappes aériennes de la coalition contre l'État islamique dans l'est du pays pour intensifier ses opérations dans l'ouest contre l’Armée Syrienne Libre soutenue par les États-Unis. L’armée de l'air syrienne bombarde les positions de l’ASL dans les provinces de Hama, Idlib, Homs et Alep, et autour de la capitale Damas. Elle a repris la ville d'Adra al Omalia, entre Damas et Homs. 

  • La Turquie autorise son armée à intervenir en Syrie et en Irak

    La ville syrienne kurde de Kobané frontalière avec la Turquie est presque totalement vidée de ses habitants, les djihadistes de l’État islamique se trouvant à moins d’un kilomètre de l’entrée Est de la ville. Ils pénètrent actuellement dans les faubourgs.

    La Turquie rejoint la coalition anti-État islamique. Le parlement turc autorise une possible intervention de son armée en Syrie et en Irak. La motion débattue par le parlement autorise également l'utilisation du territoire turc par des troupes des pays de la coalition. Dans les prochaines heures, le président et les chefs militaires devront définir les modalités de l'engagement turc auprès de la coalition internationale. En fait, la Turquie veut ériger une zone tempon en Syrie à la frontière turque. Cette motion serait davantage motivée par le désir de contenir les Kurdes en Syrie que de vraiment lutter contre l'EI.

    IstambulSelon AWDNews, à Istanbul, sous les yeux des policiers turcs, une manifestation de soutien au peuple syrien s’est tranformée en manifestation de soutien à Daesh (Etat Islamique). 

    Cemil Bayik, chef du KCK, branche politique du PKK affirme dans un entretien avec The Monitor:  "Il en ressort que la Turquie poursuit ses relations avec Daesh et que la Turquie ne va pas résoudre le problème kurde dans le nord. Parce que la Turquie qui soutient les attaques de Daesh contre Kobani, et qui visent à la dépeupler, et milite en même temps pour la création d’une zone tampon, ne peut pas rompre ses liens avec Daesh."