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Analyse politique sur différents pays

  • Kobané, Liban, Syrie, Irak même combat

    La ville syrienne kurde de Kobané frontalière avec la Turquie est presque totalement vidée de ses habitants, les djihadistes de l’État islamique se trouvant à moins d’un kilomètre de l’entrée Est de la ville. Ils pénètrent actuellement dans les faubourgs. Le parlement turc autorise une possible intervention de son armée. 

    IstambulSelon AWDNews, à Istanbul, sous les yeux des policiers turcs, une manifestation de soutien au peuple syrien s’est tranformée en manifestation de soutien à Daesh (Etat Islamique). 

    Selon Al-Jazeera, des avions syriens ont bombardé les repaires de terroristes à Erssal, dans le Nord-Est du Liban après un double assaut des terroristes contre les positions de l'armée syrienne, à Qalamoun. 

    Selon le quotidien L’Orient-le-Jour, l’armée libanaise a repoussé ce matin des hommes armés qui tentaient de s’infiltrer dans la vallée de la Bekaa.

    La France a décidé de mobiliser trois Rafale supplémentaires et une frégate anti-aérienne dans le golfe arabo-persique dans le cadre des opérations militaires contre l'EI.

    Selon Radio-Canada, même si le gouvernement canadien maintient qu'aucune décision n'a été prise, un signe montre que la Défense nationale canadienne se prépare à l'éventualité de frappes aériennes en Irak contre l’État islamique. Des sources confirment qu'une décision pourrait être annoncée vendredi.

  • Kobané, en difficulté, Homs, Bagdad, l'EI revient aux voitures piégées

    En Syrie, l'État islamique poursuit son avancée. Neuf combattants kurdes auraient été décapités. L'EI est maintenant aux portes du centre-ville de Kobané. 90% des habitants ont fui. L'EI bombarde la cité avec son artillerie. La coalition bombarde l'EI avec ses avions pendant que les forces kurdes essayent de les contenir. Chars turquie facebookC’est pourquoi les blindés turcs attendent à la frontière. Ils entreront en opération probablement jeudi, une fois l’approbation du parlement turc acquise. Le chef de l'état M. Erdogan s’est engagé à ce que l'armée turque combatte l’État islamique. Aujourd'hui dans la ville de Homs (centre), reprise en grande partie par le régime, au moins 39 personnes, en majorité des enfants, ont été tuées dans un double attentat à la voiture piégée devant deux écoles du quartier Akrama. Les victimes sont en majorité des Alaouites.

    Pendant ce temps en Irak, l'entrée en action de l'aviation de la coalition a permis aux kurdes de lancer une offensive sur trois fronts et de reprendre aux Islamistes une ville frontalière et des villages dans le nord du pays.  La Grande-Bretagne y a participé, y allant de ses premières frappes aériennes. L'armée irakienne résiste toujours à une offensive de l'EI à 50 kilomètres de Bagdad. L'explosion de trois voitures piégées hier soir dans des quartiers chiites de Bagdad ont fait 13 morts et 41 blessés.

    Barack Obama a admis avoir sous-estimé l'État islamique. Le Canada est en train d'étudier attentivement les options qui s'ouvrent à lui.

     

  • La Turquie prête à intervenir en Syrie

    L'État islamique s'est  rapproché à près de cinq kilomètres de konabé dans l’après-midi de lundi malgré le renfort de 1 500 Kurdes et les bombardements de la coalition. L'EI a pris le contrôle de 67 villages kurdes et a contraint 160 000 Kurdes syriens à trouver refuge en Turquie. Ankara va solliciter le feu vert du Parlement pour intervenir en Syrie et en Irak. Ses blindés sont alignés à la frontière syrienne. 

    En Irak, les Kurdes lancent une offensive sur trois fronts. L'armée irakienne ,elle, résiste à une offensive de l'État islamique à seulement 50 kilomètres de Bagdad.

    Barack Obama admet avoir sous-estimé l'État islamique.

  • Nous sommes partis pour une vraie guerre totale contre L'EI

     

    L'Iran menace d’intervenir en territoire irakien si les combattants de l'État islamique s'approchent de sa frontière. Les États-Unis, la France, la Grande Bretagne et plusieurs pays arabes bombardent l’EI et s’attaquent à son revenu.

    Joseph Henrotin, expert en art de la guerre et chargé de recherches au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux (CAPRI), estime que le projet de l'EI est susceptible de réussir et je le cite : "Nous sommes partis pour une vraie guerre totale".

    Mais comment renverser l'EI? Pour détruire cette organisation, la seule opération aérienne ne suffira pas. L'adversaire se réarticule, transforme ses positions fixes, en un agencement mouvant. Il faut donc des combattants au sol.

    Defile de smpatisants de l ei a mossoul le 23 juin dernier

               Manifestation pro État islamique à Mossoul, le 23 juin dernier.

    La présence de troupes occidentales en terre musulmane reviendrait à la logique des croisades. Ce que l'EI compte bien se servir. Les combattants au sol, doivent être musulmans et sunnites pour la plupart, plus spécifiquement, Syriens, Irakiens, Kurdes ou à la limite, venant des autres pays arabes.

    N'oublions pas que la création de l'État islamique est une conséquence de l'intervention américaine en Irak en 2003. Sans mandat de l'ONU, sous un faux prétexte, l'affirmation de la possession d'armes chimiques par Saddam Hussein était fausse et nous le savions à l'époque.

    Cette Guerre a été qualifiée par beaucoup de guerre illégale. Le président Bush (fils) affirmait qu'Hussein était pro-Al-Quaïda, ce qui était complètement ridicule. Sans oublier les tortures et sévices que les prisonniers irakiens ont subis de la part de certains gardes d'une prison américaine. 

    Les djihadistes de l'EI sont déterminés à mourir pour leur combat. Jusqu’à maintenant ils continuent de dominer la situation mais contre une coalition bien organisée et bien huilée, ils ne feront pas le poids. 

    Aux Philippines, l'armée déploie des renforts dans le sud où le groupe islamiste Abu Sayyaf, rallié à l'EI en juillet, menace de tuer l'un de ses deux otages allemands.

    Les États-Unis ont commencé le 8 août à bombarder les positions de l'EI en Irak et lancé un mois plus tard une coalition d'une cinquantaine de nations (sans Damas, Téhéran ou Moscou), élargissant les opérations à la Syrie le 23 septembre avec cinq alliés arabes (Jordanie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn, Qatar).

    Cinq pays européens ont décidé d'engager des avions en Irak (France, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Danemark, Belgique) mais Paris est pour l'instant seul à avoir participé à des raids. Le Canada fournit une soixantaine de conseillers militaires aux Kurdes d'Irak. L'Australie fournit également une aide militaire.

    1 500 combattants kurdes ont traversé la frontière turque en direction de Kobané. La coalition frappe également EI autour de la même ville. Par contre, plusieurs branches d'Al Quaïda ont rejoint l'EI.

  • Qui finance la guerre civile syrienne ?

    L’État islamique contrôlerait 35% de la Syrie. 8 millions de personnes vivraient sous son contrôle total ou partiel. Selon la CIA, l’organisation posséderait 31 000 hommes de toutes nationalités, bien organisés, bien entrainés, bien équipés et bien payés.

    L’EI détiendrait un trésor de guerre estimé à 2 milliards de dollars. Sa récente offensive irakienne lui a permis de faire main basse sur les liquidités détenues par les banques situées dans les villes conquises. Le pillage de la banque centrale de Mossoul en Irak a rapporté à lui seul plus de 600 millions de dollars.

    Le groupe s’autofinance également grâce aux champs de gaz et de pétrole situés dans les zones conquises  ainsi qu’aux impôts, kidnappings, ventes d’antiquités et contrebande.

    Les djihadistes peuvent aussi compter sur des donations en provenance des pays du Golfe et ont reçu l'aide involontaire de l'Occident qui soutenait les rebelles contre Bachar el-Assad. Ces rebelles ont rejoint aujourd’hui, en partie les rangs de l’EI.

    Malgré les récentes frappes aériennes en Syrie, au coût de 50 millions de dollars par semaine, la vente de pétrole sur le marché noir continuerait de rapporter près de 3 millions de dollars par jour aux djihadistes.

    Environ 12 champs pétroliers sont entre leurs mains. Leur production quotidienne serait d’environ 150 000 barils. Une partie de ce pétrole est embarquée pour le bassin méditerranéen et l’Europe. Il est liquidé à rabais, autour de 25 $ le baril, quatre fois moins cher que le prix officiel.

    Pour faire des gains au sol, les Américains misent sur l’ASL, organisme laïque formé par le Front des révolutionnaires de Syrie et le groupe Hazem, environ 15 000 combattants. S'ajoutant d'autres petits groupes ainsi que L'état-major de l'ASL qui n'est plus influent sur le terrain. Leur but étant un état civil, sans idéologie religieuse.

    Ces modérés reçoivent des fonds de riches hommes d'affaires syriens et des pays du Golfe. On leur reproche souvent leur manque d'organisation, leur corruption et l'absence d'une stratégie de guerre claire. Ils sont sous-équipés.

    L'EI depuis 2013, les a chassé de l'Est et d'une partie du Nord, tandis que le régime les a repoussés du Centre et les talonnent au Sud. L’armée de l’air d’Assad mène quotidiennement des frappes contre l’ASL. Les Kurdes perdent du terrain à Kobané malgré les frappes aériennes de la coalition contre eux.

    L’ASL réclame d’ailleurs des armes lourdes, des missiles antitanks et des blindés. Elle n’a fait aucun gain depuis le début des frappes américaines en Syrie.

    Cependant, en plus de leur base en Jordanie, ils viennent d’acquérir une base au Kurdistan syrien et une autre en Arabie saoudite. L’ASL recevra 90 millions de dollars d’aide, venant de la coalition anti-État-islamique, dont 40 millions des États-Unis.

    Obama lui, réclame le feu vert du congrès au déblocage d'une aide de 500 millions de dollars afin d'aider l’ASL. Le congrès en étudie le projet, redoutant que les armes tombent aux mains d’Assad et de l’EI.

    À noter que le gouvernement d’Assad reçoit quelques dizaines de milliards de dollars d’assistance de la Russie et de l’Iran,  sous forme de prêts ou de dons.

  • L'État islamique, devient-il l’ennemi de la planète ?

    L'État islamique s’est autoproclamé, état théocratique. Cependant, la communauté internationale ne le reconnaît absolument pas.  

    L’EI prône un régime basé sur une interprétation rigoureuse de la charia (loi islamique). Il contrôle la majeure partie sunnite d’Irak et de Syrie. Plus tard, s’il continue ses gains, il atteindra les parties sunnites du Liban et de la Jordanie.

    Il est en outre présent dans le sud de la Turquie, semble déjà avoir établi une présence au Liban, et peut-être en Jordanie. Il a des sympatisants à Gaza, dans le Sinaï, en Indonésie, Arabie saoudite, Philippines, Algérie et j’en passe...

    Récemment dans un communiqué, il demandait, à Al-Qaïda, aux groupes armés islamistes et à tous les Sunnites de lui prêter allégeance.

    Cet organisme rejette la démocratie et le nationalisme, qualifiés d'ordures de l'Occident.  Il considère l'Iran comme son principal ennemi et se montre particulièrement hostile aux Chiites qu’il déteste, au point non seulement de vouloir les tuer, mais de le faire.

    Être un Turkmène, un Shabak, un Yézidi, ou un chrétien dans une région contrôlée par l’EI, peut signifier la perte d’emploi, de la liberté ou même de la vie. La minorité chrétienne doit notamment payer un impôt équivalent à 250 dollars par mois, par personne.

    La rumeur veut que des femmes yézidies aient été vendues, le 16 août 2014 sur la place publique de Mossoul, au prix moyen de 150 dollars chacune. Après avoir lapidé, exécuté, fusillé, décapité, fouetté, crucifié, des centaines d’Irakiens et de Syriens, après avoir décapité 4 Occidentaux, l'État islamique appelle maintenant au meurtre des citoyens des pays de la Coalition.

    Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ? Est-ce qu’on pourrait affirmer sans le moindre d’un doute qu’il s’agit d’un groupe fasciste, raciste ? Se poser la question est y répondre…

    Je ne crois pas pour autant que l'Occident doit envoyer des troupes au sol. Ce travail doit être effectué par les Syriens, les Irakiens, les Kurdes ou à la limite, par les pays arabes. Supposons que le problème soit inversé. Inventons un autre monde où la situation se passerait chez nous, par des intégristes chrétiens. Les Musulmans pour nous aider les bombarderaient. Je ne crois pas que nous serions heureux de voir arriver leurs armées au sol et nous imposer des valeurs musulmanes sans le savoir. C'est la même chose pour eux et je les comprend.

    N'oublions pas que la création de l'État islamique est une conséquence de l'intervention américaine en Irak en 2003, sans mandat de l'ONU, sous un faux prétexte (l'affirmation de la possession d'armes chimiques par Saddam Hussein était fausse et nous le savions à l'époque). Guerre qualifiée par beaucoup de guerre illégale. Le président Bush (fils) affirmait qu'Hussein était pro-Al-Quaïda, ce qui était ridicule. Sans oublier les tortures et sévices que les prisonniers irakiens ont subis de la part des soldats américains. 

  • Ce qui semble être la stratégie américaine en Syrie

    Qui aurait dit il y a un an à peine, en août 2013, en plein bombardements chimiques d’Assad contre les rebelles, que non seulement les Américains ne bombarderaient pas le gouvernement syrien, mais qu’un an plus tard, ils bombarderaient eux-mêmes les rebelles.

    Ces bombardements américains contre l’État islamique en Syrie, constituent, un autre point tournant à l’intérieur de la guerre civile syrienne.

    L’affaiblissement de l’EI augmentera les chances de l’Armée Syrienne Libre(démocrate) de renverser l’État islamique dans la partie sunnite de la Syrie. L’ASL possède déjà une base en Jordanie, où elle est entrainée par les Américains. De là elle contrôle, de peine et de misère, la région de Deraa au sud de la Syrie, tout en étant fortement talonnée par les forces d’Assad. Cette ville a lancé le mouvement de manifestations anti-Assad en mars 2011. 

    Les États-Unis viennent de lui construire une autre base, celle-ci au nord, au Kurdistan syrien. L'aide provenant des Américains s'intensifiera. D’ici quelques mois, l’ASL devra faire des gains au sol. Il en va de sa survie. Le travail sera de longues haleines !

    Naturellement, pour lui couper l’herbe sous le pied, L’Armée Arabe Syrienned’Assad, est en train d'intensifier ses attaques meurtrières contre l'ASL,partout en Syrie.

  • Bombardements en Syrie : 120 morts chez l'EI

    La guerre contre l'Étatislamique a monté d'un cran.

    M. Obama affirme qu'elle prendra du temps mais qu'il ne laissera aucun sanctuaire à l'EI.

    D'après l'AFP, les civls habitant près des positions de l'EI en Syrie, prennent la fuite. Les frappes menées au moyen d'avions de chasse, de bombardiers et de missiles Tomahawk ont visé des centres de l'EI dans le Nord et l'Est du pays. 120 morts chez les jihadistes.

    Le régime Assad est contraint d'accepter les frappes.

    La frontière avec la Turquie du côté de raqqa est fermée.

    Les combattants de l'EI se redéployent afin de ne pas se trouver trop nombreux dans un seul lieu. On peut voir les véhicules de l'EI circuler dans les rues et certains d'entre eux transportent des missiles antiaériens. 

    La Jordanie, Bahreïn, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont participé aux frappes. 

    Le Pentagone confirme avoir mené sans ses alliés, des raids sur des positions d'un autre groupe. Il s'agit de l'organisation Khorassan, composé de vétérans d'Al-Qaïda qui coopèrent avec Al-Nosra en utilisant ses bases et ses ressources.