Analyse politique sur différents pays

  • 18/01/1943, la Russie brise le siège de Leningrad

    140063043 453173532730742 1650054959301967195 nLe 18 janvier 1943 - Les Russes brisent le siège nazi de Leningrad, qui durait depuis 16 mois.

    Les fronts du Volkhov et de Leningrad font jonction, ouvrant un corridor de 10 à 15 km de large, reliant Leningrad au reste de l’Union soviétique. Malgré que le corridor soit soumis à l’artillerie allemande, un intense trafic de camions amène ravitaillement et munitions. Le chemin de fer est mis en réparation.

    Tout a commencé le 22 juin 1941 avec l'opération Barbarossa.

    L'offensive allemande contre l'Union soviétique est lancée, en dépit du pacte de non-agression germano-russe signé en août 1939. 3 attaques : Moscou, Stalingrad et l'opération Nordlicht (aurores boréales) vers Leningrad. Selon les ordres d'Hitler, la ville doit être rasée de la surface de la terre. Elle est attaquée au Nord par les troupes finlandaises et au Sud par les troupes allemandes.

    À la fin du mois d'août 41, la ville est encerclée. Commence un long siège. Elle n'est plus reliée avec le reste de l'Union soviétique. Il est impossible de la ravitailler, mais elle ne capitule pas.

    Entre septembre et novembre 1941, 80% des raids aériens allemands sont réalisés sur Leningrad. Au 31 décembre 1941, 3.295 bombes explosives, 99.717 bombes incendiaires et 30.154 obus d'artillerie ont été lâchés sur la ville.

    Le rationnement est revu à la baisse cinq fois. La population souffre dramatiquement de la faim surtout durant l'hiver 1941-42. Lorsqu'il n'y a plus de viande, les chiens et les chats sont mangés, puis on mange les cadavres humains. La température est glaciale : -38°Celsius. La population brûle tout ce qu'elle peut - déclenchant parfois des incendies.

    En 1942-43, des provisions sont amenées par le lac Ladoga, avec 90 0000 tonnes de combustibles. Lorsque le lac est gelé, le commandement russe prend la décision d'évacuer une grande partie de la population, tout d'abord par camions à travers le lac gelé, puis par bateaux. 951 000 personnes seront évacuées durant l'année 1942, principalement des enfants majoritairement orphelins. On la nomme «la route de la vie». Malgré que la Luftwaffe (armée de l'air allemande) la frappe régulièrement.

    Le 12 janvier 1943 - Après un calme relatif de 2 mois, les Russes lancent l'opération Iskra, connue aussi sous le nom de 2e bataille du lac Ladoga. L'aviation russe attaque les aérodromes, les gares et les centres de communication. 4 500 pièces d'artillerie russes ouvrent le feu sur les 1res lignes allemandes. C’est au tour de l’armée allemande de connaître l’enfer !

    Le 14 janvier 1943 - 2 divisions de l’armée rouge avancent et brisent le siège le 18 janvier, en faisant jonction. La Wehrmacht bat en retraite. C'est la fin de 872 jours de blocus - l'un des plus long de l'époque moderne, pour une ville.

    Le 18 janvier 1943, la 136e division d'infanterie soviétique appuyée par la 61e brigade blindée entrent dans la cité mais en sont délogés par un barrage d'artillerie allemand. Après de terribles combats au corps à corps, les Allemands réussissent à fuir et à rejoindre les lignes allemandes plus au sud. Les Soviétiques ont obtenu ce qu’ils voulaient, le contact terrestre avec Leningrad et y établissent leurs défenses.

    Un an plus tard en janvier 1944, avant d'entamer leur retraite définitive, les Allemands s'emparent d'un énorme butin, en pillant et détruisant les palais impériaux, les maisons, et emportant les collections d'art qu’ils ont volé.

    Le siège prend fin le 27 janvier 1944.

    La population de Léningrad est passée de 4 millions à moins de 800 000 civils. 1 million 800 milles morts, dont 1 millions de civils et 800 000 militaires Allemands et Russes. À la fin du blocus, il ne reste que 600.000 citoyens sur le sol de Leningrad, les autres sont morts ou ont été évacués.

    En 1965 Leningrad reçoit le titre de ville-héros de la part du gouvernement de l'U.R.S.S.

    Source : Université de la Sorbonne : Les 900 jours : Une chronologie du siège.

  • 18/01/1689 naît Montesquieu: l’origine de la pensée libérale

    Images 4 1Auteur à succès, il fait le tour de l'Europe avant de se retirer pour écrire, ou plutôt dicter, son chef-d’œuvre : L'Esprit des Lois (1748).

    L'auteur recommande de confier les pouvoirs législatif (la rédaction des lois) et exécutif (l'exécution des lois) à des organismes distincts. S'inspirant du modèle anglais et du philosophe John Locke, il propose de diviser le pouvoir législatif entre deux assemblées, l’une qui crée les lois, (chambre basse, chambre des députés ou Communes) l’autre (Sénat, chambre haute ou chambre des Lords) qui les corrige et de confier le pouvoir exécutif, c’est-à-dire le pouvoir judiciaire, à des juges. Cependant, il doutait que son système puisse fonctionner dans de très grands États, comme c'est pourtant le cas aujourd'hui!

    En fait, il est à l'origine de nos constitutions politiques. Il est aussi l’un des fondateurs des sciences politiques modernes avec les Anglais Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704). On considère également qu’il est à l’origine de la pensée libérale. Le "droit comparé" est une discipline redevable à Montesquieu et Keynes, fondateur de la macroéconomie, le considérait comme le plus grand économiste français. Il meurt le 10 février 1755 à Paris.

  • Iran - États-Unis : Un accord semble possible

    En effet, il semble qu'il y a quelques progrès. 

    Telechargement 4Même s'il y a toujours un désaccord sur l’étendue des sanctions à lever, le mode de vérification et les garanties que les États-Unis ne reviendront plus jamais sur leur parole, il semble qu'il soit maintenant convenu que pour ce qui est des exportations de pétrole iranien, le rapatriement des revenus et des fonds gelés iraniens, cela pourrait se faire en quelques jours et que la matière nucléaire en excès par rapport à la limite autorisée, produite par la République islamique, pourrait être exportée en Russie ou diluée. 

    Par contre, pour ce qui est des garanties que les États-Unis ne reviendront plus jamais sur leur parole, la partie américaine affirme qu'aucune administration américaine ne peut lier les mains de ses successeurs. En revanche, il semble que les États-Unis et l'Iran pourraient convenir que l’équipe de Joe Biden fournira l’assurance que les compagnies qui investissent sur le marché iranien ne seront pas exposées à des sanctions américaines, tant que l’Iran respectera ses engagements sous le contrôle de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique.

    Pour l'instant, les deux parties consultent leur gouvernement respectif. Cependant, il y aurait encore un problème sur l'étendue des sanctions à lever et le mode de vérification. 

  • 15/01/1973 Fin des bombardements au Vietnam

    Les États-Unis annoncent la fin des bombardements sur le Nord-Vietnam.

    1033832108 0 210 3600 2246 600x0 80 0 0 84e7ca4233c61c7738c44448228fe6fb jpgEn 1963 à Diên Biên Phu, l’armée française n’a plus aucune chance. Complètement encerclée par l’armée populaire vietnamienne dirigée par le général Giáp, un des plus grands stratèges militaires de tous les temps ; l’armée française recevant une pluie torrentielle de la part de l’artillerie vietnamienne, se rend. Le Nord-Vietnam communiste est né.

    Les généraux français croyaient à tort que les Vietnamiens étaient incapables de monter leurs canons dans les montagnes, n’ayant pas les routes nécessaires et les camions pour le faire. Erreur, les Vietnamiens construisirent des sentiers et hissèrent leurs canons à bras d'hommes dans les montagnes, ayant le nombre pour le faire.

    L’armée américaine prend le relais sur plus d’une dizaine d’années ; faisant face elle aussi au même général Giap et à la même ténacité du soldat vietnamien. En 1968 lors de l’offensive du Têt (nouvel an asiatique) - excellente stratégie, une offensive pendant une fête d’une telle envergure, l’ennemi ne s’y attend pas -. L’armée nord-vietnamienne s’empare de la campagne et des principales villes sud-vietnamiennes, sauf Saigon. L’armée américaine, à fort prix reprendra les villes, mais jamais la campagne contrôlée par le Viêt-Cong et ravitaillée par l’armée nord-vietnamienne via la piste Ho Chi Minh à travers la jungle cambodgienne et laotienne. Les bombardements américains au napalm ne réussiront jamais à détruire la piste, constamment reconstruite par le Viêt-Cong et les Nord-Vietnamiens.

    Les Américains décident alors de l’envahir militairement. Ils se butent à deux fois plus de soldats ennemis qu’eux – en guerre, dans 75% des cas, le nombre a le dessus sur la haute technologie -. Aussitôt rendus près de la piste, les Américains entendent l’ennemi communiquer entre eux. C’est pour eux le seul moment pour déguerpir, car lorsque le silence s’établit, il est trop tard, la mort vient les faucher.

    C’est alors que l’armée américaine décide de bombarder à outrance le Nord-Vietnam avec ses fameux B-52. Hanoï acquiert alors de l’URSS les fameux missiles Sam. Aussitôt reçus, les autorités les paradent à travers Hanoï, pour que la population en soit bien consciente. Avec ses missiles Sam, le Nord-Vietnam descendait un B-52 par jour.

    Le 15 janvier 1973, les États-Unis, conscient qu’ils perdront la guerre, annoncent la fin des bombardements de tapis de bombes sur le Nord-Vietnam.

    Le 27 janvier 1973, sont signés les Accords de Paris, négociés par henry Kissinger du côté américain et par Lê Đức Thọ du côté nord-vietnamien, deux excellents négociateurs. Les États-Unis retirent leur armée du Sud-Vietnam. Hanoï y maintient ses troupes. Washington s'engage à déminer le port d'Haïphong et à contribuer financièrement à la reconstruction du Viet-Nam. Ce qu’il ne fera jamais.

    En 1975, le Nord lance de multiples petites attaques de diversion sur différentes provinces du Sud, forçant ainsi l'état-major sudiste à disperser ses troupes. Soudain, le gros de ses forces envahit la province centrale, divisant le Sud en deux d’Est en Ouest. Se plaçant ainsi en position dominante, le 30 avril Saigon tombe. Le Nord et le général Giáp emportent la guerre. Le Vietnam est réunifié sous la bannière communiste. Le général Giáp est décédé le 4 octobre 2013 à Hanoï à l'âge de 102 ans.

    Ce fut la guerre la plus sanglante après la Seconde Guerre mondiale. De 4 à 5 millions de Vietnamiens tués. Plus de 58 000 morts et 300 000 blessés du côté de l'armée américaine.

    En 1975 dans sa chanson, "Un air de liberté" Jean Ferrat évoque : « un génocide vain perpétré au Vietnam ». Pour Noam Chomsky et Edward Herman, le traitement médiatique du conflit a été biaisé.

  • Situation militaire entre l'OTAN et la Russie

    Un jour après l'échec des pourparlers sur la sécurité européenne entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN, le gouvernement ukrainien a subi une cyberattaque massive sur plusieurs de ses sites Web. Sur le site du ministère ukrainien des Affaires étrangères, on pouvait lire le message  : « Ayez peur et attendez-vous au pire ». Cela pouvait faire référence aux inquiétudes concernant une attaque militaire russe contre l'Ukraine, dans le but défendre le Donbass, indépendant de Kiev et en guerre larvée avec l'Ukraine depuis 2014. La plupart des sites Web du gouvernement ukrainien ont été temporairement indisponibles.

    Les sanctions américaines

    Le Sénat américain n'a finalement pas pu imposer des sanctions à la compagnie russe Gazprom à propos du gazoduc North Stream 2. 55 sénateurs ayant voté pour et 44 contre. Il fallait 60 voix pour adopter les sanctions. L'oléoduc de 11 milliards $ acheminera du gaz russe sous la mer Baltique vers l'Europe, mais surtout vers l'Allemagne, la plus grande économie européenne, qui ferme ses centrales au charbon et au nucléaire. Le pipeline vient d'être terminé et attend l'approbation de l'Allemagne et de l'Union Européenne, avant de rentrer en fonction. D'ailleurs si les sanctions avaient été adoptées, elles auraient brisé l'unité européenne contre la Russie. Certains pays européens étant pour l'oléoduc et d'autres contre. 

    Par contre si Moscou s'engage dans des hostilités contre l'Ukraine, la Maison Blanche a dévoilé un projet de loi visant à imposer des sanctions aux hauts responsables du gouvernement russe dont son président, à son armée et aux principales institutions bancaires. Le projet de loi empêchera les banques russes d'utiliser la messagerie sécurisée SWIFT contrôlée par la NSA, l'Agence nationale de la sécurité américaine, responsable du renseignement électromagnétique. Et comme ce n'est pas la première fois que la Russie en est menacée, celle-ci a déjà créé sa propre messagerie sécurisée : le Système de Messagerie Financière Russe. Si la Russie est chassée de SWIFT, étant son deuxième utilisateur, la compagnie SWIFT fera face elle-même à de lourdes pertes. Plus de 600 institutions financières russes l'utilisent, mais s'orientent maintenant vers son remplaçant russe. 

    Situation militaire  

    Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle avec la Russie. La Fédération de Russie est clairement identifiée, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'organisation. Les provocations de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. Un exemple, le 23 juin dernier, le destroyer britannique HMS Defender a pénétré les eaux territoriales russes au large de la Crimée. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135, indiquait clairement que l'OTAN voulait en fait connaître la façon de répondre de l'armée russe. Celle-ci n'est pas rentrée dans le panneau et n'a répondu qu'avec des coups de semonces d'un garde-côte. 

    Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense. De sorte que la Russie envisage la possibilité de déployer des bases militaires et des missiles à Cuba et au Venezuela. 

    Pour l'OTAN, une guerre est fortement possible en Europe, si l'armée russe déployée à la frontière de l'Ukraine, passe à l'action. 

    Donbass 

    Moscou parle peut-être en exagérant de 125 000 soldats ukrainiens déplacés vers le Donbass. Le président ukrainien Zelensky affirme : "Mon armée est prête, s'il le faut, à combattre. Ce qu'on sait, c'est que l'armée ukrainienne a transféré des véhicules militaires sur toute la ligne du front.

    Parfois, des avions américains de reconnaissance entrent dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, s'approchant d'eux à environ 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Lougansk a déployé des missiles sol-air Buk de fabrication russe, pour contrer les missiles de croisière Tomahawks, les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possédant pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, possède à la place entre 12 et 36 drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait ses preuves lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh. Ils sont efficaces contre le système de missiles sol-air Buk, mais ces derniers le sont aussi contre les drones turcs. 

    Crimée

    6 000 hommes sont venus renforcer le contingent russe de Sébastopol. Les effectifs russes y sont maintenant estimés à 20000. La Russie a aussi déployé ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile S-400 d'une portée de 400 km, un des fleurons de son industrie militaire. Le S-400 est présentement très efficace en Syrie. Aucun appareil volant n'ayant osé faire le pigeon d'argile devant cette arme. Comme Washington estime que Moscou a atteint le contrôle opérationnel en Crimée, l'armée ukrainienne a déployé ses systèmes anti-aérien S-300 près de cette région et l'armée américaine a déployé ses systèmes de fusée d'artillerie à haute mobilité en Roumanie, capables de frapper les principales installations militaires russes en Crimée.

    Un avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré semble-t-il profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion semble avoir été perturbée. Décollés d'une base aérienne d'Allemagne, accompagnés d'un avion ravitailleur et d'un avion de contrôle d'attaque, des avions militaires de l'OTAN sont apparus près de la Crimée, faisant un exercice. 

    Mer Noire

    La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Un avion de reconnaissance britannique au-dessus de la mer Noire, s'est dirigé vers la frontière russe. L'avion de manière inattendue s'est redéplacé rapidement vers l'espace aérien ukrainien. Compte tenu des interruptions dans son fonctionnement GPS, cela laisse à croire que l'appareil a fait face au dispositif de guerre électronique mobile russe Krasukha. Des avions de combat de l'OTAN survolent régulièrement la mer. L’utilisation des avions de reconnaissance autant de l'OTAN que russe y a augmenté de 60 %. 

    Pays baltes

    Le Danemark y a envoyé quatre chasseurs F-16 et deux navires de guerre supplémentaires pour renforcer les forces navales de l'OTAN. 

    Biélorussie

    La Biélorussie a massé un nombre de troupes indéterminées à la frontière ukrainienne, peut-être conjointement avec la Russie; de sorte que l’Ukraine a envoyé 8 500 militaires à la frontière biélorusse. 

    Russie 

    100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière ukrainienne dans 4 bases militaires. Des images satellites américaines d'un camp militaire situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires seulement dans ce camp. Des trains remplis de matériel militaire y arrivent toujours et la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux.

    Quotidiennement, des avions de reconnaissance militaires américains volent près de la Russie et perçoivent le déploiement de l'armée russe, dans le but d'éventuelles frappes opérationnelles. En revanche, les experts affirment que les systèmes de guerre électronique déployés près des frontières russes, empêcheraient les États-Unis de recevoir leurs données satellitaires, de sorte que leurs missiles n'atteindraient pas leurs cibles.  

    Le sous-marin américain "USS New Mexico" équipé de missiles de croisière Tomahawk, s'est approché de la frontière nord de la Russie, surveillé de près par des navires et des sous-marins russes. Pour le moment, il ne s'aventure plus en dehors des eaux territoriales norvégiennes. La Russie surveille en permanence ses mouvements. Il semble que la Russie soit armée de contre-mesures électroniques qui peuvent désactiver les systèmes de navigation du sous-marin ou supprimer ses communications avec le commandement de la marine américaine. 

    Méditerranée

    Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent en Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. Ils se pratiquent à frapper les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne. Le porte-avions est équipé de F-35 furtifs, qui ont fait leurs preuves lors de bombardements en Irak. De sorte que la Russie a envoyé près de l'armada, naviguant à une profondeur le rendant non repérable, le sous-marin "Novorossiysk" armé de missiles de croisière Kalibr, l'équivalant des missiles Tomahawks américains. Ils ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne. Utilisé comme arme anti-navire le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, effectuant des manœuvres évasives. Il est d'une précision hors du commun.

    Les avions américain Boeing P-8A Poséidon anti-sous-marin cherchent sans succès le "Novorossiysk". Ils l'auraient perçu une fois, entre Malte et la Sicile, puis l'auraient perdu. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes ou en Méditerranée centrale. Chose certaine, il n'a pas franchi le Bosphore ou le canal de Suez, ni Gibraltar. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Un avion russe Tu-154M vole dans la même zone que les Poséidons, pour intercepter et/ou brouiller les ordres ou informations des systèmes américains de communication. Le sous-marin russe aurait tourné aux alentours du porte-avions pendant sept jours, sans être perçu. 

    Mer Baltique

    Des systèmes américains de fusée d'artillerie à haute mobilité ont été déployés près de la mer Baltique, probablement en Pologne, dans le but d'effectuer des frappes sur la région de Kaliningrad, ville russe située dans une enclave territoriale, qu'on appelle l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La Russie y a installé des missiles Iskander à capacité nucléaire, un système de missile balistique à courte et moyenne portée de nouvelle génération. Des navires de guerre russes se déplacent constamment sur cette mer. 

    Mer de Barents

    Mer de l'océan Arctique située au nord de la Norvège et de la Russie, le Kremlin y déploie ses nouveaux missiles hypersoniques furtifs anti-navire Zircon. D'une portée de 1 000 km, sa vitesse atteint 8 fois la vitesse du son. Les Américains ne possèdent pas encore l'équivalent de cette arme, mais ca viendra. 

    Mer d'Okhotsk

    Mer de l'océan Pacifique, située à l'est des îles Kouriles. La côte de Sibérie est située au nord. Des bombardiers américains y sont apparus à plusieurs reprises, pratiquant des frappes contre les installations militaires russes. À chaque fois l'aviation militaire russe les a perturbés quelque peu. Le Ministère de la défense de la Fédération de Russie signale qu'un exercice militaire russe y ait présentement effectué, dû à l'activité récente des avions de combat de l'US Air Force et de l'armée de l'air japonaise. 

    Hawaï 

    Le navire de guerre russe Karelia transportant de l'équipement de renseignement électronique et de suppression électronique, a forcé les Américains à interrompre leurs essais de missiles prévus pour tester un nouveau système de défense anti-missile.

    Côtes américaines

    Est apparu très longtemps au large des États-Unis et sans se faire remarquer, un sous-marin nucléaire russe de classe Borei, un des plus puissants au monde, si non le plus puissant au monde, armé de 16 missiles balistiques Boulava, arme principale des forces stratégiques navales russes d'une portée supérieure à 8 000 km. Chaque missile possède 16 ogives nucléaires pour un total de 160. Il n'a été possible d'établir son emplacement, que lorsqu'il l'a voulu, soit au moment où il a décidé de retourné à sa base. C'était pour rappeler aux Américains son existence. 

    Armes nucléaires 

    Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit la Russie, les États-Unis, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. 

    Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. Chine : 350; France : 290; Royaume-Uni : 195; Pakistan : 165; Inde : 160; Israël 150; Corée du Nord de 30 à 60. L'Iran est possiblement en voie de l'obtenir. 

  • La situation militaire entre la Russie et l'OTAN

    Un jour après l'échec des pourparlers sur la sécurité européenne entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN, le gouvernement ukrainien a subi une cyberattaque massive sur plusieurs de ses sites Web. Sur le site du ministère ukrainien des Affaires étrangères, on pouvait lire le message  : « Ayez peur et attendez-vous au pire ». Cela pouvait faire référence aux inquiétudes concernant une attaque militaire russe contre l'Ukraine, dans le but défendre le Donbass, indépendant de Kiev et en guerre larvée avec l'Ukraine depuis 2014. La plupart des sites Web du gouvernement ukrainien ont été temporairement indisponibles.

    Les sanctions américaines

    Le Sénat américain n'a finalement pas pu imposer des sanctions à la compagnie russe Gazprom à propos du gazoduc North Stream 2. 55 sénateurs ayant voté pour et 44 contre. Il fallait 60 voix pour adopter les sanctions. L'oléoduc de 11 milliards $ acheminera du gaz russe sous la mer Baltique vers l'Europe, mais surtout vers l'Allemagne, la plus grande économie européenne, qui ferme ses centrales au charbon et au nucléaire. Le pipeline vient d'être terminé et attend l'approbation de l'Allemagne et de l'Union Européenne, avant de rentrer en fonction. D'ailleurs si les sanctions avaient été adoptées, elles auraient brisé l'unité européenne contre la Russie. Certains pays européens étant pour l'oléoduc et d'autres contre. 

    Par contre si Moscou s'engage dans des hostilités contre l'Ukraine, la Maison Blanche a dévoilé un projet de loi visant à imposer des sanctions aux hauts responsables du gouvernement russe dont son président, à son armée et aux principales institutions bancaires. Le projet de loi empêchera les banques russes d'utiliser la messagerie sécurisée SWIFT contrôlée par la NSA, l'Agence nationale de la sécurité américaine, responsable du renseignement électromagnétique. Et comme ce n'est pas la première fois que la Russie en est menacée, celle-ci a déjà créé sa propre messagerie sécurisée : le Système de Messagerie Financière Russe. Si la Russie est chassée de SWIFT, étant son deuxième utilisateur, la compagnie SWIFT fera face elle-même à de lourdes pertes. Plus de 600 institutions financières russes l'utilisent, mais s'orientent maintenant vers son remplaçant russe. 

    Situation militaire  

    Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle avec la Russie. La Fédération de Russie est clairement identifiée, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'organisation. Les provocations de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. Un exemple, le 23 juin dernier, le destroyer britannique HMS Defender a pénétré les eaux territoriales russes au large de la Crimée. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135, indiquait clairement que l'OTAN voulait en fait connaître la façon de répondre de l'armée russe. Celle-ci n'est pas rentrée dans le panneau et n'a répondu qu'avec des coups de semonces d'un garde-côte. 

    Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense. De sorte que la Russie envisage la possibilité de déployer des bases militaires et des missiles à Cuba et au Venezuela. 

    Pour l'OTAN, une guerre est fortement possible en Europe, si l'armée russe déployée à la frontière de l'Ukraine, passe à l'action. 

    Donbass 

    Moscou parle peut-être en exagérant de 125 000 soldats ukrainiens déplacés vers le Donbass. Le président ukrainien Zelensky affirme : "Mon armée est prête, s'il le faut, à combattre. Ce qu'on sait, c'est que l'armée ukrainienne a transféré des véhicules militaires sur toute la ligne du front.

    Parfois, des avions américains de reconnaissance entrent dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, s'approchant d'eux à environ 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Lougansk a déployé des missiles sol-air Buk de fabrication russe, pour contrer les missiles de croisière Tomahawks, les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possédant pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, possède à la place entre 12 et 36 drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait ses preuves lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh. Ils sont efficaces contre le système de missiles sol-air Buk, mais ces derniers le sont aussi contre les drones turcs. 

    Crimée

    6 000 hommes sont venus renforcer le contingent russe de Sébastopol. Les effectifs russes y sont maintenant estimés à 20000. La Russie a aussi déployé ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile S-400 d'une portée de 400 km, un des fleurons de son industrie militaire. Le S-400 est présentement très efficace en Syrie. Aucun appareil volant n'ayant osé faire le pigeon d'argile devant cette arme. Comme Washington estime que Moscou a atteint le contrôle opérationnel en Crimée, l'armée ukrainienne a déployé ses systèmes anti-aérien S-300 près de cette région et l'armée américaine a déployé ses systèmes de fusée d'artillerie à haute mobilité en Roumanie, capables de frapper les principales installations militaires russes en Crimée.

    Un avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré semble-t-il profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion semble avoir été perturbée. Décollés d'une base aérienne d'Allemagne, accompagnés d'un avion ravitailleur et d'un avion de contrôle d'attaque, des avions militaires de l'OTAN sont apparus près de la Crimée, faisant un exercice. 

    Mer Noire

    La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Un avion de reconnaissance britannique au-dessus de la mer Noire, s'est dirigé vers la frontière russe. L'avion de manière inattendue s'est redéplacé rapidement vers l'espace aérien ukrainien. Compte tenu des interruptions dans son fonctionnement GPS, cela laisse à croire que l'appareil a fait face au dispositif de guerre électronique mobile russe Krasukha. Des avions de combat de l'OTAN survolent régulièrement la mer. L’utilisation des avions de reconnaissance autant de l'OTAN que russe y a augmenté de 60 %. 

    Pays baltes

    Le Danemark y a envoyé quatre chasseurs F-16 et deux navires de guerre supplémentaires pour renforcer les forces navales de l'OTAN. 

    Biélorussie

    La Biélorussie a massé un nombre de troupes indéterminées à la frontière ukrainienne, peut-être conjointement avec la Russie; de sorte que l’Ukraine a envoyé 8 500 militaires à la frontière biélorusse. 

    Russie 

    100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière ukrainienne dans 4 bases militaires. Des images satellites américaines d'un camp militaire situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires seulement dans ce camp. Des trains remplis de matériel militaire y arrivent toujours et la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux.

    Quotidiennement, des avions de reconnaissance militaires américains volent près de la Russie et perçoivent le déploiement de l'armée russe, dans le but d'éventuelles frappes opérationnelles. En revanche, les experts affirment que les systèmes de guerre électronique déployés près des frontières russes, empêcheraient les États-Unis de recevoir leurs données satellitaires, de sorte que leurs missiles n'atteindraient pas leurs cibles.  

    Le sous-marin américain "USS New Mexico" équipé de missiles de croisière Tomahawk, s'est approché de la frontière nord de la Russie, surveillé de près par des navires et des sous-marins russes. Pour le moment, il ne s'aventure plus en dehors des eaux territoriales norvégiennes. La Russie surveille en permanence ses mouvements. Il semble que la Russie soit armée de contre-mesures électroniques qui peuvent désactiver les systèmes de navigation du sous-marin ou supprimer ses communications avec le commandement de la marine américaine. 

    Méditerranée

    Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent en Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. Ils se pratiquent à frapper les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne. Le porte-avions est équipé de F-35 furtifs, qui ont fait leurs preuves lors de bombardements en Irak. De sorte que la Russie a envoyé près de l'armada, naviguant à une profondeur le rendant non repérable, le sous-marin "Novorossiysk" armé de missiles de croisière Kalibr, l'équivalant des missiles Tomahawks américains. Ils ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne. Utilisé comme arme anti-navire le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, effectuant des manœuvres évasives. Il est d'une précision hors du commun.

    Les avions américain Boeing P-8A Poséidon anti-sous-marin cherchent sans succès le "Novorossiysk". Ils l'auraient perçu une fois, entre Malte et la Sicile, puis l'auraient perdu. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes ou en Méditerranée centrale. Chose certaine, il n'a pas franchi le Bosphore ou le canal de Suez, ni Gibraltar. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Un avion russe Tu-154M vole dans la même zone que les Poséidons, pour intercepter et/ou brouiller les ordres ou informations des systèmes américains de communication. Le sous-marin russe aurait tourné aux alentours du porte-avions pendant sept jours, sans être perçu. 

    Mer Baltique

    Des systèmes américains de fusée d'artillerie à haute mobilité ont été déployés près de la mer Baltique, probablement en Pologne, dans le but d'effectuer des frappes sur la région de Kaliningrad, ville russe située dans une enclave territoriale, qu'on appelle l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La Russie y a installé des missiles Iskander à capacité nucléaire, un système de missile balistique à courte et moyenne portée de nouvelle génération. Des navires de guerre russes se déplacent constamment sur cette mer. 

    Mer de Barents

    Mer de l'océan Arctique située au nord de la Norvège et de la Russie, le Kremlin y déploie ses nouveaux missiles hypersoniques furtifs anti-navire Zircon. D'une portée de 1 000 km, sa vitesse atteint 8 fois la vitesse du son. Les Américains ne possèdent pas encore l'équivalent de cette arme, mais ca viendra. 

    Mer d'Okhotsk

    Mer de l'océan Pacifique, située à l'est des îles Kouriles. La côte de Sibérie est située au nord. Des bombardiers américains y sont apparus à plusieurs reprises, pratiquant des frappes contre les installations militaires russes. À chaque fois l'aviation militaire russe les a perturbés quelque peu. Le Ministère de la défense de la Fédération de Russie signale qu'un exercice militaire russe y ait présentement effectué, dû à l'activité récente des avions de combat de l'US Air Force et de l'armée de l'air japonaise. 

    Hawaï 

    Le navire de guerre russe Karelia transportant de l'équipement de renseignement électronique et de suppression électronique, a forcé les Américains à interrompre leurs essais de missiles prévus pour tester un nouveau système de défense anti-missile.

    Côtes américaines

    Est apparu très longtemps au large des États-Unis et sans se faire remarquer, un sous-marin nucléaire russe de classe Borei, un des plus puissants au monde, si non le plus puissant au monde, armé de 16 missiles balistiques Boulava, arme principale des forces stratégiques navales russes d'une portée supérieure à 8 000 km. Chaque missile possède 16 ogives nucléaires pour un total de 160. Il n'a été possible d'établir son emplacement, que lorsqu'il l'a voulu, soit au moment où il a décidé de retourné à sa base. C'était pour rappeler aux Américains son existence. 

    Armes nucléaires 

    Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit la Russie, les États-Unis, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. 

    Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. Chine : 350; France : 290; Royaume-Uni : 195; Pakistan : 165; Inde : 160; Israël 150; Corée du Nord de 30 à 60. L'Iran est possiblement en voie de l'obtenir. 

  • La situation militaire entre la Russie et l'OTAN

    Images 2 1Un jour après l'échec des pourparlers sur la sécurité européenne entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN, le gouvernement ukrainien a subi une cyberattaque massive sur plusieurs de ses sites Web. Sur le site du ministère ukrainien des Affaires étrangères, on pouvait lire le message  : « Ayez peur et attendez-vous au pire ». Cela pouvait faire référence aux inquiétudes concernant une attaque militaire russe contre l'Ukraine, dans le but défendre le Donbass, indépendant de Kiev et en guerre larvée avec l'Ukraine depuis 2014. La plupart des sites Web du gouvernement ukrainien ont été temporairement indisponibles.

    Les sanctions américaines

    Le Sénat américain n'a finalement pas pu imposer des sanctions à la compagnie russe Gazprom à propos du gazoduc North Stream 2. 55 sénateurs ayant voté pour et 44 contre. Il fallait 60 voix pour adopter les sanctions. L'oléoduc de 11 milliards $ acheminera du gaz russe sous la mer Baltique vers l'Europe, mais surtout vers l'Allemagne, la plus grande économie européenne, qui ferme ses centrales au charbon et au nucléaire. Le pipeline vient d'être terminé et attend l'approbation de l'Allemagne et de l'Union Européenne, avant de rentrer en fonction. D'ailleurs si les sanctions avaient été adoptées, elles auraient brisé l'unité européenne contre la Russie. Certains pays européens étant pour l'oléoduc et d'autres contre. 

    Par contre si Moscou s'engage dans des hostilités contre l'Ukraine, la Maison Blanche a dévoilé un projet de loi visant à imposer des sanctions aux hauts responsables du gouvernement russe dont son président, à son armée et aux principales institutions bancaires. Le projet de loi empêchera les banques russes d'utiliser la messagerie sécurisée SWIFT contrôlée par la NSA, l'Agence nationale de la sécurité américaine, responsable du renseignement électromagnétique. Et comme ce n'est pas la première fois que la Russie en est menacée, celle-ci a déjà créé sa propre messagerie sécurisée : le Système de Messagerie Financière Russe. Si la Russie est chassée de SWIFT, étant son deuxième utilisateur, la compagnie SWIFT fera face elle-même à de lourdes pertes. Plus de 600 institutions financières russes l'utilisent, mais s'orientent maintenant vers son remplaçant russe. 

    Situation militaire  

    Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle avec la Russie. La Fédération de Russie est clairement identifiée, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'organisation. Les provocations de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. Un exemple, le 23 juin dernier, le destroyer britannique HMS Defender a pénétré les eaux territoriales russes au large de la Crimée. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135, indiquait clairement que l'OTAN voulait en fait connaître la façon de répondre de l'armée russe. Celle-ci n'est pas rentrée dans le panneau et n'a répondu qu'avec des coups de semonces d'un garde-côte. 

    Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense. De sorte que la Russie envisage la possibilité de déployer des bases militaires et des missiles à Cuba et au Venezuela. 

    Pour l'OTAN, une guerre est fortement possible en Europe, si l'armée russe déployée à la frontière de l'Ukraine, passe à l'action. 

    Donbass 

    Moscou parle peut-être en exagérant de 125 000 soldats ukrainiens déplacés vers le Donbass. Le président ukrainien Zelensky affirme : "Mon armée est prête, s'il le faut, à combattre. Ce qu'on sait, c'est que l'armée ukrainienne a transféré des véhicules militaires sur toute la ligne du front.

    Parfois, des avions américains de reconnaissance entrent dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, s'approchant d'eux à environ 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Lougansk a déployé des missiles sol-air Buk de fabrication russe, pour contrer les missiles de croisière Tomahawks, les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possédant pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, possède à la place entre 12 et 36 drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait ses preuves lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh. Ils sont efficaces contre le système de missiles sol-air Buk, mais ces derniers le sont aussi contre les drones turcs. 

    Crimée

    6 000 hommes sont venus renforcer le contingent russe de Sébastopol. Les effectifs russes y sont maintenant estimés à 20000. La Russie a aussi déployé ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile S-400 d'une portée de 400 km, un des fleurons de son industrie militaire. Le S-400 est présentement très efficace en Syrie. Aucun appareil volant n'ayant osé faire le pigeon d'argile devant cette arme. Comme Washington estime que Moscou a atteint le contrôle opérationnel en Crimée, l'armée ukrainienne a déployé ses systèmes anti-aérien S-300 près de cette région et l'armée américaine a déployé ses systèmes de fusée d'artillerie à haute mobilité en Roumanie, capables de frapper les principales installations militaires russes en Crimée.

    Un avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré semble-t-il profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion semble avoir été perturbée. Décollés d'une base aérienne d'Allemagne, accompagnés d'un avion ravitailleur et d'un avion de contrôle d'attaque, des avions militaires de l'OTAN sont apparus près de la Crimée, faisant un exercice. 

    Mer Noire

    La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Un avion de reconnaissance britannique au-dessus de la mer Noire, s'est dirigé vers la frontière russe. L'avion de manière inattendue s'est redéplacé rapidement vers l'espace aérien ukrainien. Compte tenu des interruptions dans son fonctionnement GPS, cela laisse à croire que l'appareil a fait face au dispositif de guerre électronique mobile russe Krasukha. Des avions de combat de l'OTAN survolent régulièrement la mer. L’utilisation des avions de reconnaissance autant de l'OTAN que russe y a augmenté de 60 %. 

    Pays baltes

    Le Danemark y a envoyé quatre chasseurs F-16 et deux navires de guerre supplémentaires pour renforcer les forces navales de l'OTAN. 

    Biélorussie

    La Biélorussie a massé un nombre de troupes indéterminées à la frontière ukrainienne, peut-être conjointement avec la Russie; de sorte que l’Ukraine a envoyé 8 500 militaires à la frontière biélorusse. 

    Russie 

    100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière ukrainienne dans 4 bases militaires. Des images satellites américaines d'un camp militaire situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires seulement dans ce camp. Des trains remplis de matériel militaire y arrivent toujours et la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux.

    Quotidiennement, des avions de reconnaissance militaires américains volent près de la Russie et perçoivent le déploiement de l'armée russe, dans le but d'éventuelles frappes opérationnelles. ​​​​​​​En revanche, les experts affirment que les systèmes de guerre électronique déployés près des frontières russes, empêcheraient les États-Unis de recevoir leurs données satellitaires, de sorte que leurs missiles n'atteindraient pas leurs cibles.  

    Le sous-marin américain "USS New Mexico" équipé de missiles de croisière Tomahawk, s'est approché de la frontière nord de la Russie, surveillé de près par des navires et des sous-marins russes. Pour le moment, il ne s'aventure plus en dehors des eaux territoriales norvégiennes. La Russie surveille en permanence ses mouvements. Il semble que la Russie soit armée de contre-mesures électroniques qui peuvent désactiver les systèmes de navigation du sous-marin ou supprimer ses communications avec le commandement de la marine américaine. 

    Méditerranée

    Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent en Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. Ils se pratiquent à frapper les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne. Le porte-avions est équipé de F-35 furtifs, qui ont fait leurs preuves lors de bombardements en Irak. De sorte que la Russie a envoyé près de l'armada, naviguant à une profondeur le rendant non repérable, le sous-marin "Novorossiysk" armé de missiles de croisière Kalibr, l'équivalant des missiles Tomahawks américains. Ils ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne. Utilisé comme arme anti-navire le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, effectuant des manœuvres évasives. Il est d'une précision hors du commun.

    Les avions américain Boeing P-8A Poséidon anti-sous-marin cherchent sans succès le "Novorossiysk". Ils l'auraient perçu une fois, entre Malte et la Sicile, puis l'auraient perdu. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes ou en Méditerranée centrale. Chose certaine, il n'a pas franchi le Bosphore ou le canal de Suez, ni Gibraltar. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Un avion russe Tu-154M vole dans la même zone que les Poséidons, pour intercepter et/ou brouiller les ordres ou informations des systèmes américains de communication. Le sous-marin russe aurait tourné aux alentours du porte-avions pendant sept jours, sans être perçu. 

    Mer Baltique

    Des systèmes américains de fusée d'artillerie à haute mobilité ont été déployés près de la mer Baltique, probablement en Pologne, dans le but d'effectuer des frappes sur la région de Kaliningrad, ville russe située dans une enclave territoriale, qu'on appelle l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La Russie y a installé des missiles Iskander à capacité nucléaire, un système de missile balistique à courte et moyenne portée de nouvelle génération. Des navires de guerre russes se déplacent constamment sur cette mer. 

    Mer de Barents

    Mer de l'océan Arctique située au nord de la Norvège et de la Russie, le Kremlin y déploie ses nouveaux missiles hypersoniques furtifs anti-navire Zircon. D'une portée de 1 000 km, sa vitesse atteint 8 fois la vitesse du son. Les Américains ne possèdent pas encore l'équivalent de cette arme, mais ca viendra. 

    Mer d'Okhotsk

    Mer de l'océan Pacifique, située à l'est des îles Kouriles. La côte de Sibérie est située au nord. Des bombardiers américains y sont apparus à plusieurs reprises, pratiquant des frappes contre les installations militaires russes. À chaque fois l'aviation militaire russe les a perturbés quelque peu. Le Ministère de la défense de la Fédération de Russie signale qu'un exercice militaire russe y ait présentement effectué, dû à l'activité récente des avions de combat de l'US Air Force et de l'armée de l'air japonaise. 

    Hawaï 

    Le navire de guerre russe Karelia transportant de l'équipement de renseignement électronique et de suppression électronique, a forcé les Américains à interrompre leurs essais de missiles prévus pour tester un nouveau système de défense anti-missile.

    Côtes américaines

    Est apparu très longtemps au large des États-Unis et sans se faire remarquer, un sous-marin nucléaire russe de classe Borei, un des plus puissants au monde, si non le plus puissant au monde, armé de 16 missiles balistiques Boulava, arme principale des forces stratégiques navales russes d'une portée supérieure à 8 000 km. Chaque missile possède 16 ogives nucléaires pour un total de 160. Il n'a été possible d'établir son emplacement, que lorsqu'il l'a voulu, soit au moment où il a décidé de retourné à sa base. C'était pour rappeler aux Américains son existence. 

     

    Armes nucléaires 

    Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit la Russie, les États-Unis, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. 

    Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. Chine : 350; France : 290; Royaume-Uni : 195; Pakistan : 165; Inde : 160; Israël 150; Corée du Nord de 30 à 60. L'Iran est possiblement en voie de l'obtenir. 

     




       
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  • 13 janvier 1941, décès de James Joyce

    139010896 450247056356723 8827707662453157275 n 1Né dans une famille bourgeoise catholique de Dublin, qui n'était pas particulièrement aisée, à cause de la loyauté du père envers la cause républicaine dans une ville dirigée par les Britanniques, James Joyce se détache de l'Irlande et mène une vie d'errance à travers l'Europe, en passant par Zurich, Trieste, Rome, Paris...

    Il s'éloigne d'une Irlande étouffante gouvernée par une religion répressive et une politique nonchalante. Il révolutionne la littérature du XXe siècle avec son roman-fleuve "Ulysse" (1922). Qualifié de « cathédrale de la prose », "Ulysse" est considéré comme l'un des romans les plus importants de la littérature moderne, figurant même à la 1re place dans la liste des cent meilleurs romans de langue anglaise du XXe siècle établie par la Modern Library en 1998.

    Le roman relate les pérégrinations de Leopold Bloom (Ulysse) et Stephen Dedalus (Télémaque) à travers la ville de Dublin, lors d'une journée ordinaire.

    Une conversation entre Hemingway et son chauffeur, Hemingway : "Ulysse, il s'agit d'un jour à Dublin, en 1904, un jour vu du point de vue de plusieurs personnes, notamment Stephen Dedalus, Buck Mulligan, Leopold Bloom et sa femme Molly."

    Son chauffeur : "En regardant l'épaisseur du livre, ça a dû être une journée d'enfer."

    Sources :

    Encyclopédie Hérodote et

    "James Joyce - un portrait, « Il était une fois et un très bon moment c'était…» James Joyce" de Steve Newman.

    Photos : Quarante Five Downstairs