Analyse politique sur différents pays

  • L'État islamique s'agrandit et commet des crimes contre l'humanité

    Il y a un an, cette carte brandit par l'État islamique, je la trouvais farfelue. Aujourd'hui, je me rend compte qu'ils sont sérieux.

    Etat islamique 5Un message audio diffusé jeudi sur Internet, attribué à al-Baghdadi, chef de « l'État Islamique », dément les rumeurs de sa mort. La voix affirme que L'État islamique est maintenant implanté dans cinq autres pays de la région dont l’Arabie Saoudite, le Yémen, l’Égypte, la Libye, et l’Algérie. À cette heure, l’authenticité de la voix n’a pas été confirmée. (Mais, c'est sûrement celle de Baghdadi).

    La Commission d'enquête sur les crimes en Syrie, mise en place par les Nations Unies, accuse L'État Islamique de commettre des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre à grande échelle, dans les territoires qu'il contrôle. La Commission établit une longue liste de crimes, documentés par 300 témoignages, en passant par des massacres de masse contre des groupes ethniques et religieux, par des décapitations et de l'esclavage sexuel...etc...

    Selon l'Associated Press, l'État islamique et Al-Nosra auraient signé un accord d'alliance afin de permettre des attaques communes contre Assad et l'Armée syrienne libre, au Nord de la Syrie. Al-Nosra vient tout juste de rompre le traité de non-agression face à l'ASL

    L'État islamique est apparu dans le conflit syrien en 2012. Il vient de lancer sa propre monnaie et d'exécuté un de ses hauts dirigeants condamné pour détournement de fond, le décapitant et le crucifiant, annonce l'OSDH. 

  • État islamique : aujourd'hui

    Syrie - Selon la chaîne de télévision panarabe al-Mayadeen, à el-Qalamoun, au nord de Damas, l'armée syrienne a pris d'assaut les positions d'al-Nosra.

    Libye - La ville de Derna est la première enclave de l'État islamique hors d’Irak et de Syrie. Ils y ont une mosquée, un tribunal islamique, une police... La ville est connue pour avoir été un foyer insurrectionnel d’islamistes hostiles au pouvoir de Mouammar Kadhafi. 

    Maroc - Arrestation de  6 militaires marocains pour appartenance à l'État islamique. 

    Égypte - Deux policiers et trois soldats ont été tués par balle jeudi dans deux attaques différentes, dans le nord du Sinaï.

  • Les forces anti État islamique semblent avoir le vent dans les voiles

    Irak

    Les Américains ont décidé de mettre principalement l'emphase sur l'Irak, là où ils ont la meilleure possibilité d'obtenir des gains. 23 raids aériens ont été effectués depuis lundi. Des conseillers  militaires américains ont pour la première fois été déployés dans la province d'Al-Anbar, signe tangible de la “nouvelle phase” annoncée par les Etats-Unis dans leur lutte contre l'État islamique. Leur déploiement est maintenant à hauteur de 3 000 conseillers. 

    Selon le site internet du chef du gouvernement irakien, 26 officiers de l'armée irakienne ont été limogés et 10 autres mis à la retraite pendant que 18 nouveaux commandants ont été nommés. La télévision officielle irakienne annonce la reprise de Beiji, à 250 kilomètres au nord de Bagdad. La porte est donc ouverte pour reprendre également la ville voisine de Tikrit.  

    La rumeur, qui entoure le sort du chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, depuis les raids de la coalition qui ont visé la semaine dernière "un convoi de dix véhicules qui transportaient peut-être des chefs de guerre" selon le Pentagone, s'épuise.

    Syrie

    Kobané : « Les YPG ont mené une attaque durant la nuit (leur spécialité), sur la route Halanj-Kobané au sud-est de la ville et coupé ainsi cette voie d’approvisionnement de l’EI », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. L'YPG avait déjà repris le sud de la ville.

    Alep : Les rebelles que l'on dit modérés, islamistes comme séculaires, y sont désormais coincés entre le régime de Bachar Al-Assad qui avance d'un côté, et l'État islamique de l'autre. Une seule route leur est encore accessible pour se ravitailler ou se ressourcer en Turquie.

    Liban

    PowerNous assistons à une  surenchère sur les livraisons d’armes à fournir à l’armée libanaise par l’Iran et l’Arabie Saoudite. L'accord signé en début de semaine entre le mouvement Amal et le Hezbollah, sous l'égide de la Syrie et de l'Iran, aide à la stabilité du pays. 

    Des Power rangers du Hezbollah sont apparus dans le paysage libanais. Il s'agirait d'une nouvelle entité d'élite de ce mouvement.

    Jordanie

    Des responsables de sécurité jordaniens évaluent à 1.300 le nombre de salafistes ayant rejoint les mouvements djihadistes depuis les bombardements américains en Irak et en Syrie. Le courant djihadiste jordanien est généralement estimé à 4.000 membres.

    Égypte

    Une bombe a explosé à une centaine de mètres d'un palais présidentiel du Caire, une autre dans un wagon de train et une troisième dans un wagon de métro. Les attaques, d'abord cantonnées au nord du Sinaï, ont rapidement gagné la capitale égyptienne. Des assaillants à bord de plusieurs embarcations ont attaqué un navire de la marine militaire égyptienne en Méditerranée. Le navire a pris feu et quatre des embarcations utilisées par les agresseurs ont été détruites. 

    Europe

    Allemagne : Huit personnes de nationalité allemande, sont soupçonnées d'avoir participé à une série de cambriolages et d'avoir utilisé leurs butins pour financer l'envoi de nouveaux combattants volontaires vers la Syrie.

    Suisse : Une cellule de recrutement pour l'État islamique a été démantelée.

     

     

     

  • La force de frappe des rebelles syriens pro-démocratique augmente

    Syrie

    L'aviation syrienne a bombardé Al Bab, une ville du nord du pays contrôlée par l'État islamique, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'hommeDes officiers syriens parlent de missiles à tête chercheuse thermique tirés sur eux par l’EI, et disent qu’une partie du trafic radio de l'État islamique est effectué en langue tchétchène et géorgienne. 

    Des patrouilles de surveillance syriennes annoncent percevoir des avions non identifiés, volant de nuit,  en provenance de la Turquie. Ils ne savent pas si ce sont des drones ou des avions,  ni si ces machines sont américaines. Les officiers syriens parlent aussi de nouvelles armes antichars TOW qui sont apparues aux mains des rebelles (ASL).

    Moaz al Khatib, qui a dirigé, de sa création en novembre 2012 à sa démission en mars 2013, la Coalition nationale syrienne,  s'est entretenu avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et a demandé le départ d'Assad.

     

    Kobané

    "Les Unités de Protection du Peuple (YPG) avancent à travers rues et bâtiments dans le sud de Kobané après de multiples combats contre l'EI ", a annoncé l'OSDH. La ville est défendue par des milices kurdes aidées par des Peshmergas irakiens et des rebelles syriens (ASL).

    Irak

    Le chef du groupe armé État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, a été touché par une frappe aérienne, ont rapporté les autorités irakiennes, ce que n'a pas confirmé le PentagoneL'armée américaine a annoncé samedi des raids aériens menés la veille près de Mossoul, seconde ville d'Irak contrôlée par l'EI et où étaient rassemblés, selon Washington, des chefs de l'organisation ultra-radicale. Elle n'a cependant «pas pu confirmer si le chef de l'EI était présent ». (Comprendre qu'il n'y était pas. C'est une tactique classique, faire accroire qu'on a blessé ou tué le  chef ennemi pour qu'il communique et qu'on essaie de le localiser. Ça fonctionne rarement mais ce n'est pas perdu que d'essayer.)

     

  • Après trois ans de guerre civile, qui contrôle le territoire syrien

    Le chef du renseignement militaire israélien, estime à 80% les combattants de l’opposition syrienne d'obédience islamiste. Al-Nosra et l’État islamique combattent pour une théocratie.

    Jusqu’au mois d'août, al-Nosra et les rebelles pro-démocratiques combattaient côte à côte l'EI et le régime. Mais la donne a changé fin septembre, lorsque Al-Nosra s'est retrouvé visé par les bombardements américains. Alors, il a tourné ses armes contre ses anciens alliés. 

    Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, Al-Nosra branche officielle d'al-Qaidas'est emparé de trois villages dans la province d’Idleb, dans le Nord-Ouest de la Syrie. Ces trois localités étaient jusqu’à présent sous le contrôle du mouvement Hazem et du Front Révolutionnaire Syrien, armés en partie par les États-Unis. Ces deux composantes de l'opposition démocratique à Bachar el-Assad ont été expulsées de leur fief, une défaite symbole. Après cette déroute, le FRS et Hazem voient leur force de frappe se réduire et n’apparaître qu'au sud du pays à Deraa. 

    Le Times of Israel nous apprend que sur le plateau du Golan, par jeu de dominos, l’Armée Syrienne Libre (pro-démocratique) force Al-Nosra à quitter la zone frontalière d'Israël et la pousse vers le régime d’Assad plus à l’Est dans la banlieue ouest de DamasAl-Nosra a abandonné les villages qu'il contrôlait dans la province de Quneitra. À l’heure actuelle, l’ensemble de cette province est sous le contrôle de l’ASL, à l’exception de la capitale provinciale et d'une ville druze, qui sont restées fidèles au régime d’Assad. Ce dernier triple ses bombardements sur l'ASL

    Selon Laurent Fabius, la coalition engagée dans la lutte contre l'État islamique en Syrie doit désormais tourner ses efforts vers la ville d'Alep, dans le Nord-Ouest du pays. Cette ville est tenue en grande partie par les rebelles pro-démocratiquesLe ministre français des Affaires étrangères estime que ce bastion de l'opposition syrienne est presque totalement encerclé par les forces d'Assad.

    Dans le Nord-Ouest du pays, nous assistons présentement à la déconfiture des forces démocratiques au profit des forces dictatoriales d'Assad qui viendront surement à bout des forces théocratiques d'Al-Nosra. 

    Sur le Plateau du Golan, ce sont les forces démocratiques qui ont expulsé les forces théocratiques. Deux poches importantes appuient les forces dictatoriales.

    Dans l'Ouest région alaouite, ce sont les forces dictatoriales d'Assad qui l'emportent. Forces, ne l'oublions pas qui restent à la défense des Alaouites, Chiites, Druzes et Chrétiens orthodoxes.

    Dans le Sud région sunnite, les forces démocratiques contrôlent les alentours de Deraa, là où avaient commencé les manifestations pacifiques pro-démocratiques qui s'étaient propagées à travers tout le pays. Manifs réprimées dans le sang et la mort par le régime dictatorial, d'où l'origine de la guerre civile. À cet endroit, la rébellion démocratique est fortement appuyée par un base d'entrainement financée par les Américains et installée de l'autre côté de la frontière, en Jordanie. Les forces gouvernementales bloquent ces forces démocratiques et les talonnent.

    Dans l'Est et le centre, régions sunnites, le fief de l'État islamique.

    Dans le Nord-Est, les forces théocratiques de l'EI envahissent le territoire kurde. Les Kurdes syriens appartiennent à la démocratie de gauche. Kobané est située dans cette région.

  • Menace d'implosion en Turquie. La Libye et l'Égypte pourraient suivre.

    Forbes publie son classement annuel des personnalités les plus puissantes du monde. Notons, l’arrivée d’Abou Bakr al-Baghdadi, le Calife de Daech, en 54ème position. 

    Obama double son contingent militaire en Irak

    Le président des États-Unis a autorisé l'envoi de 1 500 conseillers militaires américains supplémentaires en Irak pour entraîner les forces irakiennes et kurdes.

    Le djihad en Egypte 

    L’État Islamique, appelle ses partisans à propager le djihad en Egypte, au cœur du Caire, en se servant du désert du Sinaï comme base arrière. Il a également appelé les Djihadistes à «cibler les Coptes», minorité chrétienne, "Les suivre et les tuer est l’une des principales façons de servir la cause", est explicitement écrit sur les sites Web de l'EI. En Libye, des guerriers avec le drapeau islamique de Daech ont été aperçus dans certaines villes.

    La Turquie proche de l'implosion 

    Selon L'Orient le Jour, journal de Beyrouth, la Turquie joue serré en Syrie. Volontiers ambiguë, très critiquée, la ligne turque s'oppose frontalement à celle des États-Unis et des Occidentaux. Ceux-ci ont fait de l'État islamique leur principal ennemi tandis qu'Ankara s’inquiète de l'activité kurde. Le président turc qualifie de «terroristes» le principal parti kurde de Syrie (PYD), de même que le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan de TurquieIl redoute une victoire Kurde à Kobané et ne veut pas de l'indépendance de la Rojava, la partie kurde de Syrie. 

    Pressé par ses alliés d'intervenir, le régime islamo-conservateur turc, a du faire une concession, un geste symbolique, en autorisant le passage sur son territoire de 150 Peshmergas irakiens, pour renforcer la défense de Kobané. Ce convoi a été accueilli par des foules kurdes turques en liesse, provoquant l'embarras du gouvernement. Avec leur ligne pro-capitaliste et conservatrice, les Kurdes d'Irak ont quand même offert à la Turquie l'occasion de démontrer qu'elle était anti-PKK et non pas anti-kurde. 

    La crise de Kobané menace de faire dérailler les pourparlers de paix entamés avec le PKK. Le mois dernier, la politique syrienne d'Ankara a provoqué de violentes manifestations pro-kurde en Turquie, plus de 30 morts. La plupart lors de heurts entre Kurdes et le mouvement islamiste Huda-Par. De sa prison, le chef du PKK M. Öcalan a prévenu que la chute de Kobané signifierait la fin du processus de paix. « C'est la Turquie qui a ouvert la porte à l'EI », a accusé, le chef militaire du PKK, M. Bayik.

    L'Institut international d'études stratégiques  qualifie la crise de «coup majeur aux espoirs de résolution de la question kurde en Turquie». L'International Crisis Group met en garde "le conflit syrien pourrait rouvrir les vieilles failles ethniques de la Turquie". Il appelle le gouvernement et le PKK à «définir un objectif commun qui va au-delà d'une simple survie du processus de paix».

    Le quotidien Hürriyet révèle que M. Öcalan et les services de renseignements turcs ont repris leur pourparler. De son côté, M. Bayik s'est dit prêt à solliciter un médiateur. «Ni nous, ni la Turquie, ne parviendrons à leurs fins par la guerre, il faut une solution politique.» a-t-il confié. 

    Les Kurdes de Turquie éprouvent de plus en plus de ressentiment contre leur gouvernement. Pendant que les islamistes d'Huda-Par ressentent de plus en plus d'hostilité envers eux. Deux pays viennent d'imploser: la Syrie et l'Irak, la Turquie pourrait bien devenir le troisième.

    Kobané

    Les Peshmergas équipés de pièces d'artillerie et de véhicules blindés ont pu pilonner des positions de l'EI autour de la ville et reprendre plusieurs villages des alentours mais la situation n'a guère évolué sur la ligne de front. L'est de la ville est toujours aux mains des combattants de l'EI tandis que les Unités de protection du peuple (YPG) et leurs alliés tiennent l'ouest.

     

  • Le "Lion" progresse grâce aux avancées du "Tigre"

    En dépit des raids aériens américains, les combattants étrangers continuent d'affluer en Syrie, au rythme de 1000 par mois, un record, ont indiqué des responsables américains du renseignement, interrogés par l'Agence France Presse. L'antiterrorisme américain estime leur nombre à 16 000, dont une bonne partie au sein du groupe État islamique. «Et la tendance est à la hausse». La plupart d'entre eux viennent du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et de Tunisie, 2000 d'Europe et 200 d'Amérique du nord. Cela donne raison aux analystes prédisant la volonté de l'EI à provoquer les bombardements aériens des États-Unis pour augmenter leur recrutement. 

    Pendant ce temps dans le centre du pays, selon l’agence iranienne Fars, les unités de l’armée syrienne, commandées par le fameux colonel  al-Hassan, surnommé "le Tigre", figure montante en popularité chez les pro-Assad, ont réussi à reprendre Boïzeh, après avoir repris Mourak. Les observateurs estiment que "le Tigre" arrivera à récupérer, entièrement, la province d'Hama.

    ALEP 

    "Entre nous et les rebelles, ici, il n'y a même pas dix mètres de distance", affirme un membre de l'armée du "Lion" surnom de Bachar el-Assad témoignant de leur reconquête de la seconde ville de Syrie, Alep. Pendant que l'attention de la communauté internationale se focalise sur Kobané, le rouleau compresseur du régime continue ses avancées. Après avoir reconquis l'ouest du pays, coupant la rébellion du Liban où elle s'approvisionnait, "le Lion" est sur le point de reproduire le même scénario à Alep (Nord-Ouest). En effet, si le régime parvient à encercler totalement la ville, il privera la rébellion dans la région de ses ravitaillements depuis la Turquie. Toutefois, Al-Nosratrouve la force de lancer une contre-offensive sur la ville d'Idlib, une zone baptisée " le champ des chacals" située aussi au Nord-Ouest. C'est peut-être son baroud d'honneur.

    Car Al-Nosra se meurt à petit feu, il est en retrait à Ghouta. L'avancée des forces syriennes se poursuit vers la ville de Zamalka et la dernière ligne défensive d'Al-Nosra à Jobar est tombée. Une de ses bases les plus importantes, la ville de Morek est maintenant aux mains du "Tigre". Al-Nosra a également perdu Deir Ezzour aux mains de l'EI

    L'État islamique, lui, s'est emparé d'un deuxième gisement gazier dans la province centrale de Homs, à l'issue de combats avec les forces gouvernementales syriennes. L'Armée Arabe Syrienne a cependant repris un des deux gisements gaziers.

    Cet article ne se veut pas pro-Assad ou pro-EI mais une simple photographie de la réalité.

  • ASL et Peshmergas à Kobané

    La fin de semaine dernière à Kobané, 150 Peshmergas irakiens sont arrivés. Dès lundi, ils ont pris part au combat, en se joignant au petit groupe d’une cinquantaine de combattants de l’Armée Syrienne Libre (ASL),  arrivés mercredi dans la ville. Les deux forces ont travaillé de concert, visant les positions de Daesh à l’ouest de la ville, selon les Unités de protection du peuple (YPG)Les Peshmergas se sont également déployés derrière les forces kurdes syriennes et les soutiennent avec des tirs d'artillerie et de mortier, selon Reuters.

    Malgré tout, les djihadistes continuent d’infliger de lourdes pertes aux Kurdes. Des sources hospitalières turques ont indiqué à Reuters une augmentation du nombre de blessés et de morts, transportés depuis Kobané vers la frontière turque.

    Les djihadistes reçoivent eux aussi de nombreux renforts depuis le début de l’offensive. Selon l’OSDH, quelques 3.500 djihadistes livrent combat à environ 1.700 YPG.

    Kobané, n'est pas stratégique pour les Turcs qui sont beaucoup plus préoccupés par Alep. Selon eux elle pourrait tomber aux mains de l'État islamique. Selon moi, il y a plus de chance qu'elle tombe aux mains du gouvernement syrien.