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Analyse politique sur différents pays

  • 10 mai 1940, la Bataille de France

    Franceinvasion1940Le 10 mai 1940, 7 mois après la déclaration de guerre de la France et de l'Angleterre à l'Allemagne, cette dernière lance son armée sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France. 2 750 000 guerriers allemands se ruent sur 2 900 000 soldats alliés. Un commandement uni côté allemand, désuni côté alliés. La haute technologie : côté allemand. Commence alors ce qu’on appelle : «la Bataille de France».

    Le 15 mai, les Pays-Bas capitulent. L’armée belge débordée, les armées française et britannique accourent à son secours. Mais à leur grande surprise, Hitler contourne la Ligne Maginot et envahit les Ardennes, région pourtant montagneuse. 3 divisions allemandes percent le front français. Leurs chars rapides sont appuyés par des attaques aériennes constantes, désarticulant totalement leurs adversaires.

    Les divisions françaises reculent en désordre en dépit d’actes héroïques. Le 20 mai, les panzers prennent en tenaille les armées franco-anglaises. Le 24, les Allemands prennent Boulogne, encerclent Calais et sont à 35 kilomètres de Dunkerque. C’est la débâcle ! Le 26, le sacrifice d'unités françaises et l'action de la Royal Air Force permettent de couvrir la retraite de 500 000 soldats britanniques et français vers l'Angleterre à partir de Dunkerque.

    Du 23 au 28 mai, les Belges tentent désespérément de freiner l'avancée allemande, mais sont vaincus et capitulent. Le 10 juin, Mussolini déclare la guerre à la France déjà à genoux. Le front est percé sur la Somme. Le 14 juin, les Allemands entrent dans Paris. Le 17, Pétain demande la fin des combats. Le général de Gaulle appelle en revanche à résister, lors de son discours du 18 juin. Le 22, l'armistice est signé ; le régime de Vichy est instauré. La sonnerie du cessez-le-feu résonne le 25, 6 semaines après le début de l'invasion.

    1 col du perthus a 1Victimes d'un commandement défaillant, les soldats Français, Anglais, Belges et Néerlandais se sont battus avec courage. 60 000 morts et 123 000 blessés chez les Français, 7 500 morts et 15 800 blessés chez les Belges, 4 200 morts et 16 800 blessés chez les Britanniques contre 27 000 morts et 111 000 blessés chez les Allemands. « La bataille de France » a par ailleurs causé la mort de 21 000 civils français, 6 000 civils belges et 2 500 civils néerlandais.

    En quelques jours, 10 millions de Belges et de Français fuyant vers le Sud, se retrouvent sur les routes sous le feu des avions allemands, qui les mitraillent en faisant retentir leurs sirènes surnommées : « les trompettes de Jéricho ». C’est la défaite ! Mais, la guerre n’est pas terminée! En fait, elle commence!

  • 7 mai 1664 : première fête de Louis XIV à Versailles

    Première fête donnée par Louis XIV

    Louis xiv king of france in front of the tuilerie castle 1662 follower of charles le brunDu 7 au 13 mai 1664, 1ère des grandes fêtes données à Versailles par Louis XIV : « Les fêtes des plaisirs de l’île enchantée », dédiées à la Reine Mère Anne d’Autriche et à la reine Marie-Thérèse. La fête est dédiée en réalité à Mademoiselle de La Vallière, maîtresse du roi, qui fait sa 1ère entrée publique à la cour. 600 personnes se pressent dans les jardins du château. 6 jours de fêtes qui établissent Versailles comme lieu de réjouissances. Le palais de l’île enchantée ouverte aux plaisirs n’est autre que le château lui-même. En 1664, le château de Versailles est encore loin de celui qui accueillera 18 ans plus tard le Roi et sa Cour à demeure.

    Par cette fête, 3 ans après la mort du cardinal Mazarin, son parrain et principal ministre, Louis XIV alors âgé de 26 ans, assoit son autorité royale et décide de gouverner seul.

    Le mousquetaire d’Artagnan annonce le début des réjouissances. Au son des trompettes et des timbales, commence la Marche du Roy et de ses chevaliers. La fine fleur des courtisans défile. Sa Majesté coiffée d’un casque de plumes d’autruche rouge vif, revêtue d’une cuirasse de lames d’argent recouverte d’une broderie d’or et de diamants, montée sur un cheval dont le harnais couleur de feu éclate d’or, d’argent et de pierreries, suscite l’admiration de tous. Il est accompagné par des cavaliers tout aussi somptueux, les ducs, comtes et marquis.

    Lorsque tout le monde a pris place, une comédienne de la troupe de Molière, adresse des vers à la louange de la Reine. Puis commence la course de bague, qui voit l’affrontement des chevaliers les plus habiles, dont le Roi : les cavaliers doivent décocher de leurs lances un anneau relié à une potence. Le marquis de la Vallière remporte le prix : une épée d’or enrichie de diamants.

    Le soir venu, le souper est servi en plein air. 34 violons et flûtes conduits par Lully pénètrent lentement dans les jardins. Après un ballet, 4 acteurs de la troupe de Molière font leurs entrées juchés sur un cheval, un éléphant, un chameau et un ours, accompagnés par 48 serviteurs portant de grands plats sur la tête, costumés en jardiniers, moissonneurs et vendangeurs. Puis au son d’un orchestre de hautbois et de musettes, arrivent les dieux Pan (Molière) et Diane (Madeleine Béjart), sur une machine ingénieuse en forme d’une petite montagne ombragée de plusieurs arbres.

    Au son de 36 violons, tout le monde prend place pour la collation. Tout autour, un nombre infini de chandeliers et 200 flambeaux de cire blanche tenus par des serviteurs masqués. Le parc s’illumine de mille feux.

    Le 8 mai, place à Molière qui a écrit pour la circonstance « La Princesse d’Elide », comédie galante mêlée de musique composée par Lully et d’entrées de ballet.

    Le 9 mai, le ballet du palais d’Alcine est dansé sur un théâtre construit sur l’actuel Bassin d’Apollon et se termine par un feu.

    Le 10 est consacré à une « course des têtes », exercice de cavalerie consistant à piquer une tête avec une lance, puis à couper à l’épée une autre tête juchée sur un piquet, le tout en conduisant son cheval d’une main et au galop. Le Roi gagne le prix de la course des dames, une rose de diamants donnée par la reine, qu’il remet en jeu et que gagne le marquis de Coaslin.

    Le 11 mai, visite du jardin zoologique. Le soir, après une collation, la troupe de Molière donne une représentation des « Fâcheux », comédie mêlée de musique et d’entrées de ballet.

    Le 12, figure une loterie, où sont mises en jeu des pierreries, meubles et argenterie. Le Roi remet le gros lot à la Reine. Puis, la représentation de « Tartuffe » de Molière, comédie sur les faux dévots et hypocrites, connaît un vif succès; mais malgré le soutien du Roi, cette pièce déclenche une violente cabale menée par la Reine Mère et le « parti dévôt ». 5 jours plus tard, la pièce sera interdite par le Roi.

    Le 13 mai, un nouveau jeu de course de têtes, où le Roi se distingue à nouveau, puis une représentation du « Mariage forcé » de Molière.

    Le lendemain, les derniers invités quittent le château. Le Roi part pour Fontainebleau.

    Image : Louis XIV en 1662 par Charles Le Brun

  • Le 5 mai 1789 : ouverture des États Généraux à Versailles

    Etatsgeneraux1Les États Généraux marquent le début de la Révolution française. À ce moment, la dette de l'État est telle que ses créanciers ne peuvent et ne veulent plus prêter de l'argent. Face à une situation politique et financière catastrophique, aux déficits budgétaires, à la crise économique, à l’insuffisance des récoltes de blé, aux révoltes populaires et à la crispation de la noblesse, le roi Louis XVI se voit dans l’obligation de convoquer les représentants des Français, pour répondre à leur mécontentement. C'est le dernier moyen qu’il utilise pour tenter de sauver le royaume de la faillite et contenir la révolution.

    Il convoque les États Généraux : une assemblée du clergé, de la noblesse et du tiers état. À la demande de son contrôleur des finances, Louis XVI accorde le double des voix au tiers état. Celui-ci essentiellement composé d’avocats et de bourgeois, représente la très grande majorité de la population, qui paye des taxes disproportionnées par rapport à la noblesse et au clergé, qui eux sont privilégiés en droits et en ressources. À noter que le clergé compte beaucoup d'humbles curés parmi ses députés.

    Seuls les États Généraux peuvent décider de la levée de nouveaux impôts et engager le pays dans une réforme. La noblesse y est représentée par 330 députés, le clergé par 326 et le tiers état par 661.

    Le tiers état majoritaire, demande aussitôt de voter non par ordre, mais par tête. Le roi, entouré de la reine et des princes, trône et ouvre la séance par un long discours inconsistant, sans ambition, suivi de celui de son ministre des finances, bourré de chiffres; des paroles sans volonté de réformes, qui n’appellent qu’à de nouveaux impôts.

    Mécontents et conscients des attentes de la population, les députés du tiers état avec quelques députés du clergé, prennent alors le contrôle et se proclament le 17 juin 1789 la première Assemblée Nationale. Ils décident d'élaborer une Constitution pour la France... Les représentants du tiers état se nomment eux-mêmes « députés des Communes » à l'image des députés britanniques. C'est l'amorce de la révolution…

    Suit la Déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen le 4 août 1789. Les droits seigneuriaux sont abolis par les députés. Louis XVI s'y oppose avec virulence. 14 juillet 1791 : la prise de la Bastille. Le 20 avril 1792, l'Assemblée législative déclare la guerre à l'empire d'Autriche, auquel s'allie le royaume de Prusse. Le 21 janvier 1793 l'exécution du roi est un électrochoc. S’unissent alors contre la France : la Hollande, l'Angleterre, la Russie, la Sardaigne, Naples, la Prusse, l'Autriche et le Portugal.

    Pendant la révolution, plus de 17 000 personnes sont guillotinées, dont Robespierre.  Elle se terminera par le coup d'État de Napoléon Bonaparte, le 9 novembre 1799. Ce dernier affrontera les troupes coalisées de la Russie, de la Prusse, du Royaume-Uni, de la Suède, de l'Autriche et de plusieurs États allemands. Bonaparte apportera le code Napoléon : Un code civil qui pour la première fois organise les relations entre l’État et les citoyens, des citoyens entre eux, en soulignant la non-confessionnalité de l’État, premier pas vers la laïcité. Il inspirera de nombreuses législatures à travers le monde.

  • Ukraine : La guerre s'intensifie

    Les Américains ne veulent pas d’un monde multipolaire qu’ils partageraient avec la Russie et la Chine. Ils veulent à tout prix conserver leur domination mondiale. Mais ils savent que l’avenir appartient à l’Eurasie, principalement à cause de l’immense projet économique chinois « la route de la soie ».

    La Chine est devenue l’usine de la planète. Et pour acheminer sa production vers les pays acheteurs, elle construit des routes, des chemins de fer, des routes maritimes, des ports, des gares, des aéroports en Asie, au Moyen Orient et en Afrique; augmentant ainsi son pouvoir économique à une vitesse grand «V», pendant que l’économie américaine, qui se porte quand même bien, stagne ou presque.   

    Donc pour conserver son hégémonie, Washington qui contrôle déjà la majeure partie de l’Europe, doit aussi maîtriser une partie de l’Asie. C’est pour cela qu’elle veut dominer la Russie. Si la Maison blanche dirige la Russie, la pression sur la Chine augmentera. Le coup d’état pro-occidental de 2013 en Ukraine, s’inscrivait dans cette optique.

    Kiev veut faire partie de l’Union européenne et de l’OTAN. Et comme le dit Poutine, lorsque le conflit est inévitable pour éviter d’affronter un ennemi plus armé, il faut frapper le premier, d’où l’enclenchement de l’opération spéciale russe en Ukraine.

    L’armée russe gagnant du terrain au Sud, territoire ukrainien où la population de langue russe est majoritaire, et détruisant par bombardements les infrastructures économiques du Nord, là où se trouve la population de langue ukrainienne, Washington a décidé d’armer de façon significative l’Ukraine. Cependant, une partie importante de cet armement est détruit par les forces russes; de sorte que Washington et ses alliés arment de plus en plus l’Ukraine, tout en essayant d’ouvrir un second front dans le but de diviser l’armée russe sur deux axes.

    En effet en Transnistrie, un bombardement a été effectué sur un aéroport et ailleurs dans le pays deux antennes-radio ont été détruites. Les Américains cherchent à étendre la guerre dans ce petit pays pro-Russe situé entre la Moldavie pro-Américaine et l’Ukraine. En réponse, la Russie intensifie ses attaques sur Odessa en Ukraine. La Moldavie, bien que pro-Américaine, s’inscrit en tant que pays neutre dans cette guerre, refusant d’appliquer des sanctions à la Russie.

    La guerre s’intensifie donc au lieu de s’amenuiser.

    Illustration : TF1 

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  • La Russie coupe le gaz à la Pologne et la Bulgarie

    Qltyosg2irbxxdajzljwwwcgxaVéritable coup de tonnerre résonnant très fort dans toute l’Union européenne : La Russie coupe ses livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie, deux pays membres de l'UE et de l'OTAN. 66% du gaz consommé en Pologne provient de Russie. La Pologne affirme qu'elle a des réserves. On sait que ce pays fournit des armes à l’Ukraine et qu’une grande quantité d’armes provenant des pays de l’OTAN transite par la Pologne avant d’arriver en Ukraine. La Russie exige sans succès l'arrêt de ces fournitures.

    Un sous-marin britannique et un suédois sont repérés par l’armée russe près des côtes de la Norvège. Les nouveaux chars russes T-90 résistants aux systèmes antichars modernes, sont aperçus pour la première fois en Ukraine près de Kharkiv. Ils résistent facilement contre plusieurs adversaires à la fois. Sur le front, les forces russes progressent lentement dans différentes directions.

    Bombardement d'un aérodrome militaire en Transnistrie, pays pro-Russe entre la Moldavie et l’Ukraine. Des tours de télécommunications à haute puissance y ont aussi été détruites. L'armée ukrainienne a frappé un dépôt pétrolier et une unité militaire en Russie près de Briansk. En réponse des missiles russes de haute précision ont touché six stations ferroviaires dans l'ouest de l'Ukraine.  

    Bien que le secrétaire général de l'OTAN soutienne l'initiative d'accepter la Suède et la Finlande dans l'Alliance de l'Atlantique Nord, certains pays de l'OTAN y sont réticents, dont la Turquie et la Croatie. Ce qui permet de penser que les deux pays scandinaves ne réussiront probablement pas à devenir membres de l'OTAN; puisqu’il faut l’unanimité des membres pour en accepter de nouveaux. La Croatie critique sévèrement la position des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne concernant l'admission de la Finlande et de la Suède, car cette adhésion selon elle, vise à intensifier la confrontation avec la Russie et il y a risque de troisième guerre mondiale.

     Illustration :. REUTERS/Wojciech Kardas/Agencja Gazeta

  • Lavrov :  le danger d'une troisième guerre mondiale est réel

    2022 03 18 lv rsz crpSergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Russie, a déclaré lundi que les pourparlers de paix avec l'Ukraine se poursuivent, tout en avertissant que le danger d'une troisième guerre mondiale est bel et bien réel. Selon lui, Zelensky fait semblant de négocier; mais il se dit quand même confiant que le tout se terminera par la signature d'un accord et que les paramètres de l'accord seront définis par l'état des lieux au moment de sa signature.

  • Guerre ukrainienne : Erdogan, négociateur incontournable

    Turkish president erdogan meet russian and ukrainian delegations ahead of the peace talksaaaaaaa 6347238Selon le site Avia.pro (publication russe), la Turquie ne soutiendra pas l'admission de la Finlande et de la Suède à l'OTAN. On ne sait toujours pas si une telle position peut être considérée comme officielle, mais il est claire qu'Ankara est contre l'élargissement de l'OTAN; car cet élargissement aggravera la guerre ukrainienne, au lieu de la régler. 

    Pris dans un difficile exercice d’équilibriste entre la Russie, son principal fournisseur d’énergie, l’Ukraine le meilleur client de son industrie militaire et la coalition anti-Poutine de l’OTAN dont il est membre, et fort de ses bonnes relations avec les présidents russe et ukrainien, le président turc met tout son poids pour mettre fin à la guerre, encourageant les négociations informelles et formelles

    D'un côté il ferme l'accès du détroit du Bosphore à la flotte russe, mais de l'autre il refuse d'emboîter le pas aux sanctions contre Moscou. D'un côté il vote un texte condamnant l'invasion russe à l'ONU, mais de l'autre se prononce contre l'expulsion de la Russie du Conseil de l'Europe. Erdogan croit que l'Ukraine devrait satisfaire les exigences russes sur quatre points fondamentaux, dont le refus d'une adhésion à l'OTAN et l'adoption du russe comme seule langue officielle dans le Donbass. 71% des Turcs approuvent sa gestion diplomatique de la crise. Ce qui est très bon pour lui face à l'élection présidentielle turque qui se tiendra dans un an. 

    Il semble que pour le clan occidental autant que pour la Russie, le rôle que joue Erdogan dans le dénouement de la guerre ukrainienne est crucial. Pendant la guerre syrienne, il a rencontré souvent le président russe et s'est entendu avec lui. Il a aussi récemment repris contact avec Macron. Les deux ont la ferme volonté de travailler ensemble pour parvenir à un cessez-le-feu. Courtisé comme jamais, le - Numéro Un Turc - a récemment reçu quatre dirigeants de l’Union européenne et de l’OTAN pour discuter de la guerre en Ukraine – le secrétaire général de l’Alliance, le chancelier allemand, le premier ministre néerlandais, le premier ministre grec, sans compter celle du président israélien.

    Les négociations continuent donc dans le but d'aboutir à un règlement. 

     

  • Ukraine : Guerre et économie

    Des délégations russe et ukrainienne ont entamé lundi des pourparlers pour tenter de stopper la guerre en Ukraine, au cinquième jour de l'invasion de l'Ukraine.  

    Les avancées de l'armée russe

    Selon le ministère russe de la Défense, l’armée russe a acquis la suprématie aérienne sur l’ensemble du territoire ukrainien. La marine militaire ukrainienne est complètement détruite. Les villes de Berdyansk et Enerhodar ont été prises sous contrôle dans le sud-est de l’Ukraine; ainsi que la centrale nucléaire de Zaporizhzhya. Les troupes russes ont débarqué dans les plus grands ports d'Ukraine. Elles auraient pris Marioupol, bien que ce ne soit pas confirmé par le Ministère de la Défense. Les bases de la marine, les aérodromes militaires, le quartier général des forces armées ukrainiennes, sont tous détruits. Des attaques massives d'artillerie et de roquettes sont menées sur les infrastructures des plus grandes villes ukrainiennes, Kiev, Kharkov, Zaporozhye, Dnipro, Dniepr, Marioupol... Des troupes russes sont parachutées sur Kharkov et d'autres régions. Elles prennent le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Depuis le début de l’opération, les forces armées de la Fédération de Russie ont frappé 1114 objets de l’infrastructure militaire de l’Ukraine. 31 points de contrôle et un centre de communication de l’armée ukrainienne, 314 chars et autres véhicules blindés de combat, 57 systèmes de roquettes à lancement multiple, 121 canons d’artillerie de campagne et de mortier, 274 unités de véhicules militaires spéciaux ont été détruits, également des stations de guidage des systèmes de défense aérienne S-300 et Buk M-1, 3 positions techniques radio avec des stations P-14 et 5 avions de combat. 

    État d'alerte des armes nucléaires 

    Les forces stratégiques nucléaires russes commencent à être déployées. Le 27 février, M. Poutine a ordonné le transfert des forces de dissuasion de l’armée russe (armes nucléaires) à un mode spécial de combat. Ce qui met les armes nucléaires russes dans un état d'alerte. Quatre niveaux d'alerte existe chez l'armée russe : ordinaire, élevé, menace de guerre et guerre. Le président russe n'a pas spécifié à quel niveau il a placé son armée. En fait en Russie, comme aux États-Unis, il existe un flou quant au niveau d’état d’alerte en vigueur, pour des raisons de sécurité nationale. La Russie s’est probablement placée au deuxième niveau d’alerte, soit élevé. Il existe dans l'armée américaine, cinq niveaux d'alerte. De 1 à 5. 5 étant l'état de préparation le plus bas, tandis que 1 est l'état de préparation maximal, ce qui signifie qu'une guerre nucléaire est sur le point de commencer ou a déjà commencé. En réponse, l'armée américaine s'est probablement mise en état d'alerte 4, sans le dire. Le plus élevé atteint a été 2 pour les Américains et "menace de guerre" pour la Russie, pendant la crise des missiles de Cuba

    Sanctions économiques contre la Russie 

    Le G7 et la Commission européenne applique un nouveau train de sanctions, pour exclure de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire SWIFT. Ce qui déstabilise les marchés mondiaux, craignant une flambée des prix de l'énergie et de fortes conséquences économiques sur les entreprises européennes. Les Bourses européennes ont reculé fortement : Francfort perdait 2,5%, Paris 3%, Milan 3% et Londres 1%. L'indice européen de référence l'Eurostoxx 50 : 3%. La Bourse de Moscou était fermée hier, sur décision de la Banque centrale russe pour empêcher une baisse. Pour faire face aux sévères sanctions économiques, la banque centrale russe a relevé fortement son taux directeur de 10,5 points. 

    Selon l'Union européenne, 70% du secteur bancaire russe est actuellement exclus du système Swift et les banques européennes en pâtissent : Société Générale perd 11%, BNP Paribas 9%, Commerzbank 8%, Deutsche Bank 9%, Unicredit 12% et l'autrichienne Raiffeisen 13%. Par contre, les entreprises militaires augmentent. Rheinmetall (chars) s'envole de 28%, Hensoldt (radars) 60%. Le bitcoin quant à lui, monte de 2,4% atteignant 38,32 $. On sait qu'une centaine de milliards $ supplémentaires transitent maintenant par cette monnaie, vue les sanctions. Le bitcoin permet de transférer beaucoup d'argent sans trop en voir la trace. Les transactions financières de cinq oligarques russes, soupçonnés de participer à la kleptocratie du gouvernement russe ont également été bloquées. La Russie serait le deuxième utilisateur du bitcoin après les États-Unis.  

    En même temps par ces sanctions, on craint que les entreprises européennes ne soient pas en mesure de payer le pétrole et le gaz russe, ce qui pourrait inciter Moscou à couper l'approvisionnement. Donc, il y a flambée des prix du pétrole et du gaz. Le prix du baril américain et du baril russe bondit de 5%, pour atteindre 95 $ aux États-Unis et 102 $ pour la Russie, dépassant la barre des 100 $ pour la 1ère fois depuis 2014. Les États-Unis sont le premier producteur mondial de pétrole, la Russie deuxième devant l'Arabie saoudite. Les entreprises dépendantes de ces approvisionnements reculent fortement: Total Energies chute de 5%, dans le secteur minier, Polymetal perd 50%, Petropavlovsk et Evraz 26%. BP (-6,21%) s'est désengagé du géant russe Rosneft (-40%), dont il détenait une participation de 20%. Pour ce qui est de l'industrie de l'armement, Thales prend 12%, Dassault Aviation 9%, Leonardo 17%. L'Euro baisse (-0,58%). Le taux d'intérêt de la dette américaine recule de 7 points. Sur le marché européen, le prix du gaz bondit de 9%. Le blé prend 6%, le palladium 5%. La Russie est un des plus grands producteurs de ces trois produits; l'Ukraine des deux derniers produits. Les investisseurs se tournent vers les obligations d'État pour réduire leur exposition au risque.

    l'Alternative aux sanctions économiques pour la Russie

    Les sanctions économiques occidentales sont tempérées par le fait que la Russie a préparé son plan de rechange depuis 2014. Elle a mis en place son système de cartes de crédit : Mir, et l’agence Akras pour les notations de crédit. Depuis 2017, le pays dispose de son propre système transactionnel interbancaire, SPFS, développé par la Banque centrale de Russie, auquel 400 banques russes ont adhéré et 23 banques étrangères provenant d’Arménie, d’Allemagne, du Kazakhstan, de la Suisse et de la Chine... Le réseau SPFS russe a été intégré à son équivalent chinois, CBIBPS. L’exclusion de la Russie à Swift risque donc d’encourager le développement d’un système concurrent et fait perdre à Swift son deuxième plus gros client après les États-Unis. Les banques russes visées par ces sanctions sont largement contrôlées par des oligarques russes. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles les sanctions vise l'oligarchie du pays et le blocage complet de deux des plus grandes institutions financières russes, à savoir la VEB et la banque militaire russe, la Promsvyazbank. La VEB est cruciale pour la capacité de la Russie à lever des fonds, tandis que la Promsvyazbank est un élément essentiel du secteur de la défense russe. Les deux institutions et leurs 42 filiales détiennent des actifs d'une valeur de 80 milliards $. 

    Anonymous est rentrée en guerre guerre cybernétique contre la Russie.