Ukraine

L'Ukraine prend acte de l'indépendance du Donbass

 

Wikimedia Commons, la médiathèque libre

Map of the donbassChaque partie reconnaît maintenant l’existence d’une frontière imposée par les armes (10.000 morts), frontière qui devient de plus en plus difficile à déplacer. Les conséquences économiques et politiques du conflit se précisent. Le divorce russo-ukrainien se consomme.

Depuis 2014, le Donbass qui comprend deux régions russophones Luhansk et Donetsk, a développé une très bonne stratégie défensive, en effet les frontières n’ont pas beaucoup bougées. L’Ukraine a certes perpétré plusieurs assauts, mais militairement l’équilibre des forces est tel aujourd’hui, que l’armée ukrainienne est incapable de lancer une nouvelle offensive. Cela nécessiterait l'implication de l'Europe et des États-Unis. Or ceux qu'on appelle « la communauté internationale » ne peuvent aujourd’hui se le permettre, surtout lorsque l’image du pouvoir ukrainien commence à se détériorer dans l’opinion publique occidentale et que la rhétorique anti-russe semble commencer à stagner.

Il y a quelques mois, Donetsk et Luhansk coupaient les liens économiques avec Kiev. En février Moscou reconnaissait la validité des passeports des républiques autoproclamées. En effet, celles-ci déclaraient officiellement leur indépendance. Aujourd'hui, l’Ukraine en prend acte. Elle confirme ainsi son impossibilité militaire de reprendre le Donbass. À noter que Louhansk et Donetsk n’ont pas encore conclu d’armistice.

Poroshenko a laissé le blocus prendre de l’ampleur, pour permettre la rupture totale des liens politiques et économiques avec le Donbass et la Russie. L'Ukraine vient tout juste d'imposer des sanctions aux banques russes opérant sur son territoire, parmi lesquelles les géants Sberbank et VTB, leur interdisant de sortir des fonds s'élevant à 2,35 milliards d'euros du pays. Cette décision est aussi une riposte à la saisie par les rebelles pro-russes des entreprises ukrainiennes installées sur leurs territoires, qui faisait elle-même suite à un blocus commercial imposé par des militants nationalistes ukrainiens. 

Le Kremlin continue de surveiller attentivement l'évolution des événements.

Donbass


Sources : 

Réseau Internationale : L’Ukraine prend acte de la séparation du Donbass, 17/03/17

L'orient le Jour : L'Ukraine impose des sanctions aux banques publiques russes, 17/03/17
 

Ukraine et Donbass : Guerre oubliée

Pourquoi cette guerre est-elle oubliée ? Parce qu'elle ne se passe pas comme le voudrait l'Occident et si on en parle pas, ça n'existe pas. 

Map of the donbassLes passeports délivrés par les autorités rebelles des régions de l'Est de l'Ukraine, soit les républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetsk sont désormais reconnus comme valables par la Russie. Les citoyens qui y résident peuvent désormais entrer et sortir de Russie sans visa depuis le 18 février 2017. Ces mesures sont temporaires, jusqu'à ce que la situation dans les régions de Donetsk et de Lougansk trouve une solution politique sur la base des accords de Minsk signés en février 2015.

Le 11 mai 2014 s'est tenu un référendum d'autodétermination à Donetsk, avec 90% en faveur de l'indépendance de la république de Donetsk. Ce référendum n'est reconnu ni par l'Union européenne, ni par les États-Unis et le procureur général de Kiev déclare cette république « organisation terroriste » (17 mai 2014).

Les autorités de Kiev ont alors lancé une véritable guerre contre ces Républiques qui ont proclamé leur indépendance suite au coup d'état ukrainien de février 2014, ce dernier approuvé par l'Europe et les États-Unis. Résultat, 3 ans de conflits qu'aucun traité de paix n'a pu endiguer, plus de 10.000 morts, une population massacrée, en majorité des ouvriers et des mineurs. On est loin du portrait classique du dangereux terroriste.

Sous le coup de bombardements ukrainiens incessants, les victimes du conflit sont les populations civiles, des hommes et des femmes entre la peur et la survie qui ont tout perdu. Elles nous ressemblent. Leurs villes détruites ressemblent aux nôtres, leurs aspirations aux bonheurs de la vie sont similaires, nous sommes tous des êtres humains subissant des enjeux qui nous dépassent. Comme c'est souvent le cas, ce sont ceux qui n'ont rien demandé qui payent les conséquences d'une géopolitique aux intérêts flous et déshumanisés.

Cette guerre a fait près de 10.000 morts depuis avril 2014 entre rebelles pro-russes et soldats ukrainiens. Depuis le 29 janvier dernier, la situation sur la ligne de contact dans le Donbass s'est aggravée. 

Les leaders occidentaux sont complètement déconnectés de la réalité dans ce conflit, tout comme c'est le cas dans le conflit syrien et dans le non-conflit avec les monarchies du golfe persique.

La  Crimée, ayant choisie par référendum de faire partie de la Russie est par le fait même exclue de cette destruction inhumaine. 

 

Sources :

RT : Moscou reconnaît les passeports des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, 18/02/17

Sputnik : Les nationalistes radicaux ukrainiens quittent la station de filtration d’eau de Donetsk, 27/02/17

L'Ukraine chancelante

 

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L'Ukraine perdrait environ 20% de son économie, en raison du conflit armé ravageant ses régions orientales industrielles. Chaque jour de guerre lui coûterait entre cinq et sept millions de dollars.

Des soldats russes sans insigne se massent toujours à sa frontière. L’OTAN s’inquiète. Cependant, les autorités Moscovites continuent de démentir leur implication militaire directe. Par contre, le vice-premier ministre russe, Dmitri Rogozine plaisante en disant : « Les chars russes n’ont pas besoin de visa.» 

Il y a un risque de reprise de guerre, entre l'armée ukrainienne et les Pro-russes, dans les prochains mois. Le vice-président américain Joe Biden exhorte les pays occidentaux, de se tenir prêts à imposer de nouvelles sanctions à Moscou.

La politique agressive de la Russie semble être l'une des principales menaces envers l'Ukraine ; les autres étant la corruption, le système inefficace et la crise économique sans oublier la principale, soit : l’incompréhension totale entre Pro-russes et gouvernement ukrainien.  

Les autorités ukrainiennes veulent résoudre tous ces problèmes et atteindre un bon niveau de développement d'ici 2020. Selon le gouvernement, la réforme devrait changer le pays si radicalement dans les cinq prochaines années que l'Ukraine sera alors en mesure de demander son adhésion à l'UE et l’OTAN.

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Sources : 20 minutes, Le Figaro, Nezavissimaïa Gazeta,  Reuters, Tribune de Genève.

L'Ukraine entre la paix et la guerre

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En Ukraine, il n'y a toujours pas de cessez-le-feu, malgré l’entrée en vigueur en février dernier du traité de paix de Minsk-2. Le conflit armé a fait plus de 6.200 morts en un peu plus d'un an. Des combats sporadiques éclatent régulièrement dans l'Est du pays, où depuis quelques jours les tirs ont gagné en intensité, y compris à Donetsk, bastion des prorusses. En ce qui concerne les plaintes sur le non-respect des accords de Minsk, celles-ci viennent des deux côtés.

Par contre, malgré toutes les difficultés, le processus de paix lancé à Minsk avance, et la situation est devenue plus calme qu’auparavant. Il est sûr qu’on ne peut assurer un règlement à long terme que via un dialogue direct entre Kiev et les séparatistes. Ce qui ne semble pas exister véritablement en ce moment.

Néanmoins, on a observé ces dernières semaines, un soutien continu de la Russie aux séparatistes, avec des armes lourdes, de l'artillerie, des systèmes sophistiqués de défense anti-aérienne, de l'entraînement et aussi des forces militaires de même qu’une aide non-létale.

Les séparatistes ont donc la capacité de lancer de nouvelles attaques à très court terme, s’ils le veulent.

Ukraine, trêve chancelante

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Les combats ont diminué d'intensité depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu mais celui-ci a été violé à plusieurs reprises, notamment lors de la prise de Debaltseve par les séparatistes.

Ukraine 1Les batailles les plus intenses ont lieu dans la ville de Peski, proche de Donetsk et près de Marioupol où les pro-Russes ont effectué un raid sur les positions de l'armée ukrainienne à l'Est de la ville. Kiev accuse d’ailleurs les indépendantistes de continuer d’y masser des troupes. Le service d'information des rebelles DAN rapporte quant à lui, que des troupes ukrainiennes ont bombardé certains quartiers de Donetsk.

Cependant, l’échange de 200 prisonniers entre les deux camps, pourrait traduire leur volonté de respecter l'accord de Minsk II, surtout depuis que les insurgés ont Debaltseve sous leur contrôle, l'un de leurs principaux objectifs militaires.

ULe gouvernement allemand s'inquiète toujours de l'absence de cessez-le-feu complet et demande à Moscou d'exercer son influence sur les autonomistes. D’ailleurs, les 15 pays membres du Conseil de Sécurité dont la Russie, ont appelé les belligérants à cesser immédiatement les hostilités. Toutefois, l'Ukraine ne nie pas la possibilité de rentrer incessamment en guerre contre la Russie.

Ukraine 4Pendant ce temps à Moscou, le premier anniversaire de la chute de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, a été commémoré par un défilé  anti-Maïdan de 35.000 personnes.

Sources : Canoe.ca actualités, Ici Radio-Canada, Le Monde, Libération, La Voix du Nord, Yahoo Actualités.

L'Ukraine fédéralisme centralisé ou décentralisé

Il y a un cessez le feu général mais il existe deux exceptions. En fait, les combats continuent dans l'est. Le cessez-le-feu signé par la France, l'Allemagne, l’Ukraine, les Pro-russes et la Russie ne tient que sur le papier.

DebaltseveLes pro-russes ont bombardé la ville de Debaltseve à 80% russophone, contraignant l'armée ukrainienne à l’abandonner. Plusieurs analystes estiment que la bataille pour cette ville était inéluctable, les rebelles l’ayant toujours considérée comme faisant partie de leur territoire. D’ailleurs la France et l'Allemagne pourraient avoir décidé d'accepter la chute de Debaltseve comme le prix à payer pour la paix.

CharsLe président russe continue de démentir tout soutien direct aux rebelles, même si l'Otan affirme que les forces spéciales, l'artillerie et les unités de défense aérienne russes y sont toujours très actives. La question est de savoir si les rebelles vont vouloir d'autres territoires, notamment Marioupol, sur la mer d'Azov, 500 000 habitants à majorité russes, où des bombardements et des chars d’assaut sont signalés à 20km.

L'Ukraine obtiendra le contrôle de sa frontière d'ici la fin de l'année, et après des réformes constitutionnelles qui laisseront à la Russie une influence prépondérante dans l'est du pays. La population ukrainienne de l’Est a toujours demandé un fédéralisme décentralisé. L’Ukraine ne leur offrant qu’un fédéralisme centralisé.

Ceci dit, les États-Unis et le Royaume-Uni envisagent des sanctions supplémentaires à l’encontre de la Russie.

Sources : Courrier international, Euronews, Kommersant, Le Point, Libération. 

L’accord de Minsk

Accord de minsk

« On a réussi à trouver un accord sur l'essentiel » a déclaré le président russe. L'accord prévoit un cessez-le-feu en vigueur dimanche le 15 février. Ce délai pourrait permettre aux pro-russes de conquérir la ville clef de Debaltseve, aujourd'hui sous le contrôle de l'armée ukrainienne et placée sur la route entre Donetsk et Lougansk. 

Signé par les séparatistes pro-russes et Kiev, l'accord prévoit un début de retrait des armes lourdes au plus tard deux jours après le cessez-le-feu et la fin du processus dans les 14 jours ; permettant la création d'une zone tampon d'une profondeur de 50 à 70 kilomètres, le tout sous surveillance de l'OSCE. Les troupes ukrainiennes doivent stationner sur leur ligne actuelle et non celle du précédent accord de Minsk, un recul pour elles.

La libération des prisonniers ukrainiens s’effectuera d'ici 19 jours, a souligné le président ukrainien M. Porochenko ainsi que l’amnistie générale des belligérants. Reste à s'entendre sur les listes de personnes à libérer.  

Il est prévu la mise en place d'une nouvelle Constitution d'ici fin 2015, augurant une décentralisation des régions de Donetsk et Lougansk, en accord avec les représentants de ces zones.

L'accord prévoit un respect de l'intégrité territoriale ukrainienne en ce sens qu'il maintient les régions de Donetsk et Lougansk en Ukraine contre l'adoption d'une loi de décentralisation par le pouvoir central.

L'accord prévoit que la loi de décentralisation intègre quelques éléments notés en bas de page qui pousse cette décentralisation un peu plus loin, même si on ne peut parler de fédéralisme, en prévoyant par exemple une autodétermination de la langue ou des forces de police locales. En outre, s'il est bien prévu que Kiev récupère le contrôle de sa frontière Est avec la Russie, c'est en dernier ressort, à la toute fin de 2015, après des élections locales.

Dans ce contexte, le Fonds monétaire international a annoncé qu'il allait accorder à l'Ukraine, dont l'économie frôle la faillite, un nouveau prêt de 17,5 milliards de dollars sur quatre ans, en échange de réformes.

L’accord évite à court terme à la Russie un durcissement des sanctions occidentales et compromet la perspective de livraisons d'armes américaines à Kiev. Tout en assurant à Kiev que les pro-russes ne saisiront pas plus de territoire.

Mise en difficulté par la suprématie militaire des séparatistes et des forces russes, l'armée ukrainienne n'a plus les moyens de résister seule. Le leader de la «république de Donetsk» M. Zakhartchenko, s’est exclamé : «C’est une grande victoire».

Il est possible qu’on assiste finalement à la même situation qui s’est produite en 2008 où l’Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont obtenues leurs indépendances face à la Géorgie.

Il semble que Kiev ne croit pas que les prorusse vont respecter l'accord.

Sources : Canoe.ca actualités, Le Figaro, L’Obs. France 24, 

Ukraine : Plan de paix

La réunion entre Berlin, Paris et Moscou inspire l’espoir de mettre fin à dix mois de conflit armé qui ont fait plus de 5 000 morts et 10 000 blessés.

La majorité de la population de l'Est de l'Ukraine est russophone et ne veut pas de l'Union Européenne. Elle désire continuer son alliance économique avec la Russie et demande le fédéralisme.

La majorité de la population de l'Ouest du pays est pour l'Union Européenne et ne veut plus de l’alliance économique avec la Russie.

Pour donner une chance à la paix, l’Union européenne reporte la mise en œuvre de nouvelles sanctions économiques contre la Russie. Paris et Berlin sont même hostiles à l’envoi d’armes à Kiev. Par contre, les États-Unis laissent planer le doute et enverront peut-être des armes défensives à l’Ukraine, question de mettre un peu de pression sur Moscou.

Le plan, prévoit une plus grande autonomie des régions rebelles, retient la ligne de front actuelle et prévoit une zone démilitarisée de 50 à 70 kilomètres de large. Mais Kiev juge inacceptable de retenir l’actuelle ligne de front. En effet, les séparatistes occupent 500 km2 de plus par rapport à septembre dernier.

Un autre point en litige,  est le contrôle de la frontière Ukraine-Russie. Kiev et les Européens voudraient que ce soit l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui en est la responsabilité. Moscou s’y oppose fermement. Les discussions achoppent aussi sur le retrait des armes lourdes du front.

Moscou insiste sur la constitution d’une fédération. L’Ukraine la dénonce, y voyant une tentative du Kremlin de s’assurer un droit de veto sur les décisions de Kiev, et n’accepte que la perspective d’une plus large autonomie de ces régions.

Le président russe exige que le gouvernement ukrainien engage un dialogue direct avec les séparatistes. Il souhaite une solution qui permette la reconnaissance des minorités prorusses du Donbass et de Louhansk. Kiev refuse de reconnaître leur autonomie.

En jouant la montre, la Russie fait entrer en ligne de compte l'évolution du rapport de force sur le terrain. Les conditions premières de Moscou pour stabiliser la situation, est un cessez-le-feu immédiat, la cessation de l’opération dite antiterroriste de la part de Kiev et la suppression du blocus économique sur le Donbass. 

D’après Moscou, il s’agit d’un conflit interne qui doit trouver sa solution entre les parties ukrainiennes concernées. Les représentants des deux républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetsk sont présents à la rencontre de Minsk. 

Je l’ai déjà écrit, la solution passe par le fédéralisme. Aucun autre dénouement ne sera possible. Nous le savons, l’Europe et l’Amérique du Nord ne feront pas la guerre à la Russie pour l’Ukraine et les sanctions économiques ne feront pas fléchir la Russie. Au contraire, ces sanctions la poussent économiquement vers la Chine et l’Inde, deux mastodontes avec lesquels l’Occident ne sera plus compétitif dans un futur plus ou moins rapproché.

Sources : Blog Politique ; Libération ; Le Figaro; Mondialisation.ca, centre de recherche sur la mondialisation. 

Ça bouge en Ukraine

Pendant que le Canada  élargit ses sanctions à l'encontre de la Russie. l'Ukraine et l'Union européenne ont ratifié un accord d'association. Cet accord est symbolique à l'heure actuelle. L'Union européenne a annoncé que l'accord de libre-échange avec l'Ukraine, était repoussé à la fin 2015 pour permettre de nouvelles discussions avec Moscou et l'Est de l'Ukraine.

En même temps, le Parlement ukrainien a adopté, un projet de loi qui garantit davantage d'autonomie aux régions de l'Est russophone, où un cessez-le-feu précaire est en vigueur. Ce projet de loi sur un "statut spécial" des régions de Donetsk et Lougansk fait d'ailleurs partie du protocole de cessez-le-feu signé le 5 septembre par Kiev et les rebelles prorusses.

La chaîne de télévision norvégienne a filmé dans le sud-est de l’Ukraine une vidéo montrant des soldats du bataillon ukrainien Azov qui portent des casques frappés de symboles nazis.

Sur la vidéo enregistrée par la station norvegienne TV2, les telespectateurs peuvent distinguer clairement au moins 2 soldats ukrainiens dont les casques sont frappés de l’emblème des SS et de la croix gammée nazie.

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Il est de notoriété publique en Ukraine que le bataillon Azov, largement utilisé contre les séparatistes, est composé essentiellement de membres du groupe d’extrême droite Pravy Sektor, qui ne cache nullement son idéologie néonazie.

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L’emblème que portent les membres du bataillon Azov en jaune et bleu, se distingue par la présence du « Wolfsangel », une des runes les plus utilisées dans l’imagerie du III Reich.

L'Otan est en Ukraine, dans son extrême-ouest, très loin de la zone de guerre. Plusieurs de ses États-membres y conduisent des exercices conjoints avec les forces armées ukrainiennes. C'est une manière pour les alliés de l'Ukraine de montrer leurs muscles, sans toutefois s'investir dans le conflit.

La Russie déploiera des renforts militaires en Crimée en raison de la crise en Ukraine et du renforcement de la présence militaire de troupes de l'Otan aux frontières.

Les forces des républiques populaires autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR) ont formé une armée unifiée de la Novorossia dans le sud-est de l'Ukraine.

Un convoi de plus de 200 camions blancs russes a franchi la frontière ukrainienne pour livrer de l'aide humanitaire à la ville ukrainienne de Lougansk.

Convoi russe

Ukraine, sanctions européennes et frontière russe

L'Union Européenne augmente ses sanctions contre la Russie pour la nième fois. J'entends déjà les Russes dire : "Oh! j'ai peur, j'ai peur ! Je me plis immédiatement à votre bon vouloir !"

Et non, ce n'est pas ainsi que ça se passe car la très grande majorité de la population de l'Est de l'Ukraine est réellement contre l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne et pour que l'Ukraine continue son alliance économique avec la RussieCe n'est pas une invention de Poutine. C'est tout simplement la réalité n'en déplaise aux gouvernements et médias occidentaux.

Et oui, la très grande majorité de la population de l'Ouest de l'Ukraine est pour l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne et voudrait que cesse son alliance économique avec la Russie. Les Russes en sont parfaitement conscients. Ce qu'ils appuient ce sont les demandes de la population de l'Est qui voudrait un fédéralisme. Ce qui permettrait plus de souplesse et de faire affaire avec l'Union Européenne et la Russie.

Je pense que le pays en bénéficierait d'avantage du point de vue économique, social et culturel. La démocratie ce n'est pas la majorité qui l'emporte sur la minorité sans se soucier aucunement de la minorité, surtout quand la majorité représente environ 55% et la minorité 45%. On ne peut pas faire comme si le 45% n'existe pas. Nous en avons un exemple probant. Pendant ce temps, les morts et les blessés s'agglutinent.

Kiev a commencé à ériger un mur sur la partie de la frontière russe qu'elle contrôle. Cependant la majeure partie est contrôlée par les pro-Russes. L'accord de libre-échange entre l'Ukraine et l'Union Européenne est repoussé jusqu'à la fin 2015. Un second convoi de 300 poids lourds d'aide humanitaire russe a commencé àfranchir la frontière vers l'Est de l'Ukraine, ce matin.

Convoi qui compte 300 poids 24046c6870b2db92ed384b8d9e67f01e

Le cessz-le-feu est parfois mis à mal. L'aéroport de Louhansk est en ruine. L'Ukraine s'attend à un hiver difficile, faute de gaz. Bravo Kiev!

Aeroport

Crise ukrainienne

La monnaie nationale ukrainienne chute à son plus bas niveau historique. Le ministre de l'économie démissionne. C'est la deuxième démission retentissante cette semaine après celle de la journaliste et militante Tetiana Tchornovol, chargée de la lutte contre la corruption au sein du gouvernement.

Les combats se sont intensifiés dans l'est de l'Ukraine, provoquant la mort de plus de 40 civils dans la région de Donetsk, dont la capitale a subi des tirs d'artillerie massifs jusque dans le centre-ville, près du fameux stade du Shakhtar.

La localité de Makiïvka, encore épargnée il y a quelques jours, est devenue depuis 48 heures l’un des objectifs stratégiques majeurs de l’armée ukrainienne. Si l’armée ukrainienne réussissait à s’en emparer, elle pourrait achever l’encerclement de Donetsk, ce qui permettrait de couper encore davantage les troupes rebelles, de l’arrière-pays, et donc de toute possibilité de se fournir en armes, en munitions et de recevoir des renforts.

Selon la Garde nationale de l’Ukraine, les militaires ont repris aux opposants le contrôle de la ville d’Ilovaïsk. L'armée ukrainienne évoque des combats de rue dans le centre-ville de Louhansk. Kiev affirme y avoir saisi deux blindés appartenant à une division aéroportée russe.

180 poids lourds russes d’aide humanitaire sont bloqués à la frontière ukrainienne.

Le pays est en grande crise économique et le gouvernement ukrainien réussit de surplus à détruire une partie de l’Est. Tout ça parce qu’il refuse de négocier avec les pro-Russes.

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Ukraine, essai géo-économique

Pour la première fois, depuis l’effondrement de l’URSS, une crise majeure très importante secoue l’arrière-cour de l’Union européenne qui se trouve malencontreusement aussi l’avant-cour de la Russie : L’Ukraine.

Pays industrialisé, libre marché émergeant, une agriculture au grand potentiel, l'Ukraine, deuxième pays d'Europe par sa superficie, l’un des plus peuplés du continent (45 millions), joue un rôle prépondérant dans la distribution gazière européenne, arrivant de Russie. Ce pays en est son principal partenaire économique. Kiev s'efforce toutefois de se tourner vers l'Union européenne.

L'Ukrainien en est la langue principale mais le Russe domine à l'est et la plupart des Ukrainiens le parlent ou le comprennent. Son potentiel économique est très puissant. Entre son indépendance et la révolution orange, son PIB augmentait, dans les deux chiffres par année, malgré sa presque faillite récente.

La Russie considère l'Ukraine comme faisant partie de sa zone d'influence puisqu’elle en est son principal partenaire économique. Ce qui n'est pas faux. L'Occident considère la même option, puisque le choix de la majorité de la population ukrainienne semble le choisir. Ce qui n'est pas faux non plus.

Par contre, la Russie, étant la deuxième puissance militaire de la planète, son arsenal nucléaire dissuade toute velléité de guerre, entre elle et l’Occident. Sans compter que l’opinion publique occidentale est incapable d’accepter de nos jours, de grandes pertes en vies humaines de la part des siens, pour un tel conflit.

Après s'être entre-tués (malheureusement), les pro-russes et les pro-européens devront inévitablement régler en table de concertation, en tenant compte des forces et des atouts de chacun. La solution existe, sans aucun doute le fédéralisme à la canadienne, n'en déplaisent aux Occidentaux.

L’Union européenne des Quinze n’a forcé aucune des 13  républiques des pays de l’ex-bloc de l’Est à la rejoindre. Qu'en reste-t-il de cet ex-bloc de l’Est ? Coté occidental, l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie, coté Caucase et Asie centrale, Azerbaïdjan, Arménie, Kazakhstan, Kirghizstan… 

La Russie elle-même, aspire à se rapprocher du grand ensemble européen, voir occidental, ce qui sous-entend les États-Unis. Seulement, on voit bien qu’il y a un problème de leadership. Ni l’Europe, ni les États-Unis, ne veulent le partager  avec elle. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle se joue ce bras de fer. L’Ukraine, reliquat de l’éclatement du bloc de l’Est n’aurait  jamais été ébranlée territorialement sans cette crise (Crimée).

Les Russes font maintenant partie intégrante du giron capitaliste. Ils étaient les décideurs d'un autre système. Ils ne veulent pas suivre mais faire partie des décideurs. Une assimilation par l’Occident est toujours possible tant les points de convergence sont nombreux. L'Ukraine occidentalisé deviendrait alors un talon d’Achille pour eux. Le capitalisme russe est moins effréné qu'en Occident et ils ne veulent pas en perdre le contrôle chez eux au profit des Occidentaux. Les oligarques deviendraient moins riches.

Cependant, l'Occident ne peut outre-passer ses valeurs démocratiques et humanistes. Il ne peut tolérer la dictature, ni la torture dans les prisons entre autre, ni le soutien à certains régimes comme la Tchétchénie, la Syrie ou  l'Iran. Il soutient également l'égalité entre femmes et hommes, de même qu'entre homosexuels et hétérosexuels.

Ces mêmes Occidentaux sont habitués d'être les décideurs et ne font jamais  de concession à qui que ce soit, sauf à ceux qui sont aussi forts qu'eux. Leur survie en tant que capitalistes dépend essentiellement du capitalisme effréné : production, production, production, profits, profits, profits... augmentation du niveau de vie...Cependant la fin du procédé ne peut être que cataclysmique. Exploitation à outrance en spirale, en dernier lieu : il ne reste plus rien, c’est la catastrophe inévitable à moins que l'on en contrôle un peu mieux le tir.

Le communisme s'est effondré, étant incapable d'être compétitif, face à des compagnies privées habituées de vivre dans un tel système. Le fait d'être trop rigide du point de vue liberté individuelle a certainement joué également.

En fait, ce qui a sauvé le capitalisme occidental de l'effondrement, c’est sa grande capacité de faire entrer dans son système de production effrénée qu'on appelle aussi libre marché, de plus en plus de pays, en commençant par la Corée du Sud, dans les années soixante-dix. Le niveau de vie de ce pays augmentant de façon fulgurante, il en fut plus aisé d'intégrer d'autres grands joueurs comme la Chine, puis tout récemment, l'Inde qui en est encore à ses balbutiements, en la matière. En fait, la première réussite du capitalisme effréné fut certainement le Japon, après la deuxième guerre mondiale. 

Le conflit ukrainien se situe dans une optique où l'ordre économique mondial est en train tranquillement de changer de mains. De l'Occident, qui en fut depuis longtemps le principal dépositaire, l'ordre économique a tendance depuis plusieurs décennies à se déplacer subrepticement vers l'Asie.

En ce moment, la Russie et la Chine jouent le rôle de contre-pouvoir face à l'Occident. Bientôt l'Inde y sera. Et l’Occident se sent dépassé par ces deux mastodontes que sont l'Inde et la Chine. En plus de l'argent, ils ont le nombre, nouvelle donnée non négligeable.

Je soupçonne l’Occident de ne pas s’arrêter à l’Ukraine et aux autres pays de l’ex-bloc de l’Est. Il voudra contrôler également le système économique russe pour faire contrepoids aux deux mastodontes. M. Poutine ne sera pas au pouvoir éternèllement. Les Occidentaux essayeront certainement dans un avenir pas si lointain de soutenir un parti ou un candidat pro-occidental à la présidence russe.

Le monde se dirige sensiblement vers un nouvel ordre mondial. Et si l’Occident entend prendre les devants, il sait aussi que sa puissance monétaire atteindra ses limites dans un avenir rapproché. L’Asie tôt ou tard s’emparera de la force de l’argent. Et dès lors, les politiques monétaires expansionnistes de l’Occident autant à l’Est qu’à l’Ouest en seront neutralisées.

D’ici là, la Russie lutte pour sa zone d’influence. Elle  minimise les pots cassés et reprend de la force, surtout depuis la guerre en Géorgie. Elle essaye de conserver sa place (Syrie, Iran) en faisant partie également de l’association BRICS. Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.  Sa zone d’influence lui assurera son avenir quoi qu’il arrive.

La Chine est de plus en plus présente sur la scène internationale, même si elle se cache  plus souvent qu’autrement derrière les Russes. En même temps, très liée économiquement avec les États-Unis, elle en finance le gouvernement par les certificats de dépôts, 300 milliards $. Elle produit énormément pour eux et la planète entière. C’est l’usine planétaire. Elle est déjà dans la spirale effrénée du capitalisme à l’occidentale. Mais, elle semble de plus en plus contrôler sa propre économie et devenir  une puissance militaire. Son pouvoir décisionnel ne peut qu'aller en augmentant. En fait, elle est déjà la première puissance mondiale. Prudente, elle avance lentement mais sûrement.

L'Inde puissance régionale, est en devenir, surtout après l'élection qui a mis au pouvoir un parti foncièrement capitaliste qui promet l'augmentation du niveau de vie de l'ensemble de sa population.

L’Occident joue-t-il la bonne carte face à la Russie? S’il acceptait de partager le pouvoir avec elle, se mettrait-il en meilleure position ou réussira-t-il à gober l’économie russe? Cherche-t-il vraiment à pousser d'avantage Moscou vers Pékin et New Dehli avec lesquels les Russes ont déjà ouvert le dialogue? 

 

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Ukraine : Petro Porochenko, le nouveau président

25 mai 2014

Petro Porochenko, vainqueur au premier tour à l’élection présidentielle. 56% des voix. À l'Est, le scrutin a été fortement perturbé. En revanche la participation a été très élevée à Kiev.

M. Poutine respectera les résultats de l'élection.

Voici le nouveau président :

Petro Porochenko, le  roi du chocolat,

Petro porochenko le roi du chocolat

et nouveau président. Ce magnat de la confiserie, l'une des dix plus grandes fortunes d'Ukraine, a été le premier oligarque à soutenir le soulèvement pro-européen. Cet ex-ministre de l'économie a reçu le soutien de l'ancien boxeur Vitali Klitschko, qui a joué un rôle décisif au sein du mouvement ayant entraîné la destitution de Viktor Ianoukovitch. Sa chocolaterie Rochen, a été visée par les sanctions russes.  

 

L'élection présidentielle divise l'Ukraine

Le président russe M. Vladimir Poutine, ordonne la fin des manœuvres militaires à ses troupes, près de la frontière ukrainienne. En retour, il demande à Kiev de retirer immédiatement ses effectifs de l'est du pays. 

L’opération antiterroriste lancée le 13 avril par l'armée ukrainienne en territoire pro-Russes, a fait près de 130 morts, soldats, pro-Russes et civils confondus. C'est une Ukraine troublée et déchirée qui se prépare au premier tour de l'élection présidentielle du 25 mai.

Le médiateur de l'OSCE pour l'Ukraine, le diplomate allemand Wolfgang Ischinger, a dit s'attendre à un déroulement plus ou moins normal des élections présidentielles...

Pour plusieurs, la présidentielle est un test pour la survie de l’Ukraine. Pour d’autres, seule une Ukraine fédérale y garantirait la paix.

 

 

Reconquête de l’Est par Kiev : Échec

« L'Ukraine est aussi près de la guerre civile qu'on puisse l'être, » a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères. Sur le terrain, des combats entre rebelles pro-russes et soldats ukrainiens se déroulent presque toutes les nuits près de Slaviansk, bastion des insurgés. Le maire demande l’aide de l’armée russe. Lougansk proclame son indépendance.

La reconquête de l'est par Kiev est sans contredit un échec total. La trahison de la police, l'opposition de la population, ainsi que l'incompétence de ceux qui planifient les opérations en sont les causes principales. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères  se dit préoccupé par la préparation d'exercices militaires russes près de la frontière entre l'Ukraine et la Russie. 

Réactions au référendum de l'Est de l'Ukraine

Les pro-russes de l'Est ukrainien ont revendiqué un soutien de 90% pour l'indépendance à l'issue du référendum. La République de Donetsk réclame son rattachement à la Russie et annonce que l'élection présidentielle prévue le 25 mai en Ukraine n’aura pas lieu, sur son territoire.

La Russie respecte l'expression de la volonté des Ukrainiens de l'Est. Elle ne voit pas non plus, l'utilité de nouveaux pourparlers internationaux, si le dialogue n'est pas engagé avec les représentants des régions de l'est.

 

Kiev et l'Occident dénoncent le référendum et le jugent illégal. Gazprom coupera ses livraisons de gaz à l'Ukraine à partir du 3 juin si Kiev n'a pas règlé la facture, d'ici là.

 

Environ 400 mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et des policiers dans des opérations contre les pro-russes. Les combats ont repris, comme à chaque jour, dans le village d'Andriïvka, encerclé par les forces ukrainiennes.

Bruxelles a réitéré son soutien aux nouvelles autorités ukrainiennes. Le gouvernement ukrainien y est  attendu mardi pour conclure plusieurs accords avec l'Union européenne.


 

Ukraine : Référendum de l'Est

Les prorusses ont obtenu un soutien de 89 % des suffrages exprimés en faveur de l'indépendance de la région de Donetsk. Le taux de participation est estimé à 75%.

 

Les pro-russes ont indiqué, après l'annonce des résultats, que le statut de Donetsk ne changera pas fondamentalement. Ils ne cesseront pas de faire partie de l'Ukraine. Ils ne feront pas partie de la Russie.  Ils voulent seulement dire au monde qu’ils souhaitent le changement [...] Ils veulent décider eux-mêmes du sort de leur région. Dorénavant, toutes les troupes présentes en Ukraine de l’Est seront considérées comme illégales par les pro-russes. Kiev et l'Occident dénoncent le référendum et le jugent illégal.

 

La France n'a aucune intention de suspendre la livraison des deux navires de guerre de type Mistral à la Russie, un contrat de 1,2 milliard d'euros. L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder estime pour sa part que l'Union européenne est la principale responsable de la crise ukrainienne : « L'erreur fondamentale vient de la politique de l'UE en faveur d'un traité d'association  que Bruxelles voulait signer avec l'Ukraine. » Affirme M. Schröder. « L'UE a ignoré le fait que l'Ukraine est un pays profondément divisé culturellement. Depuis toujours, les gens du sud et de l'est du pays sont plutôt tournés vers la Russie et ceux de l'ouest, plutôt vers l'UE », rappelle-t-il.

 

Ukraine, référendum, élection, guerre civile

L'Ukraine devra payer à l'avance, ses livraisons de gaz russe en raison des milliards de dollars impayés par Kiev. La rébellion atteint Kramatorsk. Affrontements meurtriers à Marioupol. Les combats reprennent sporadiquement aux abords de Slaviansk.

Il est peu probable que des élections présidentielles puissent se tenir sur l’ensemble du territoire. L’élection sera-t-elle une solution ou un élargissement de la crise? Notons cependant un besoin urgent de reconstruire une légitimité démocratique.

Le président russe a affirmé que les troupes russes ont été retirées de la frontière. Cependant, ni l'Otan ni la Maison Blanche ne le constatent.

Le Kremlin a indiqué qu'il analysait la situation après l'annonce par les pro-russes qu'ils maintenaient le référendum dont Vladimir Poutine leur avait demandé le report.

L’Homme fort de la rébellion armée, Viatcheslav Ponomarev, de son fief de Slaviansk, s’est prononcé pour une union avec la Russie à l'issue du référendum prévu dimanche dans l'est de l'Ukraine.  

 

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