Analyse politique sur différents pays

  • Molière décède le 17 février 1673 à Paris 

    La mort de molic3a8re film dariane mnouchkine 2La mort de Molière, chef de la Troupe du Roi, unanimement reconnu comme étant le meilleur acteur et auteur comique de son époque, est survenue dans la soirée du 17 février 1673 à son domicile de Paris, alors qu'il venait de jouer pour la quatrième fois le rôle titre de son Malade imaginaire, sa dernière œuvre. Sa mort a énormément frappé ses contemporains par son caractère dramatique. 

    Le théâtre était à l'époque, le principal divertissement accessible aux classes aisées. Une entrée équivalait au salaire quotidien d'un manœuvre. Les comédiens, s'ils sont officiellement excommuniés par l'Église, tout comme les prostituées, n'en mènent pas moins un train de vie très confortable et sont volontiers entretenus par les grands seigneurs, soucieux d'épater leurs relations avec des spectacles de qualité.

    Jean-Baptiste Poquelin (Molière) s'oriente tout d'abord vers le droit. Avocat à 18 ans, Jean-Baptiste se lie d'amitié avec des comédiens vedettes de la commedia dell'arte. Son père Jean Poquelin était tapissier de la maison du roi. Mais, Jean-Baptiste renonce à la charge de tapissier du roi au profit de son frère cadet, dans le but de poursuivre sa vocation de comédien. 

    Il adopte alors le pseudonyme qui le rendra immortel : « Molière ». Il rappelle par ce nom un poète libertin mort vingt ans plus tôt. Après la création d'une troupe de théâtre avec ses amis, Molière finit par bénéficier du soutien du roi. Ce qui lui procure de confortables revenus. Il assume une fonction équivalente à celle du bouffon du roi, avec le droit de tout dire et de tout jouer. Familier du jeune roi Louis XIV, il a mis en scène dans ses comédies toutes les classes sociales, tous les caractères et toutes les formes de langage, du plus précieux au plus populaire. C'est au point que ses personnages servent encore aujourd'hui à désigner tous les caractères de l'humanité : Harpagon (l'avarice), Don Juan (le libertin), Tartuffe (faux dévot et hypocrite), etc...  

    À 37 ans, quand il a remporté son premier succès auprès du roi, Molière était connu comme un excellent comédien et un directeur de troupe charismatique; mais il n'avait encore rien écrit. Au prix d'un travail acharné, qui allait lui valoir une mort prématurée, il enchaîne tous ses chefs d'œuvre, une trentaine de pièces, en quatorze années seulement.

    Il a donc obtenu une apothéose sans égale dans un délai très bref et à un tel point, que le français est usuellement désigné comme étant « la langue de Molière »

    Source : Encyclopédie Hérodote 

    Photo, tirée du film "La mort de Molière" d’Ariane Mnouchkine

     

  • 16/02/1899, Faure meurt dans les bras d'une admiratrice

    FelixfaureLe 16 février 1899, émotion à l'Élysée! Le président de la République française, Félix Faure, un bel homme de 58 ans avec une fine moustache tournée à la façon de Guy de Maupassant, meurt dans les bras d'une admiratrice.

    Il avait été élu par une coalition de modérés et de monarchistes. Ses contemporains le surnommaient le "Président Soleil", en raison de son amour du faste, comme l'était Louis XIV, le "Roi Soleil".

    On saura seulement dix ans plus tard, qu'il s'agissait d'une demi-mondaine d'à peine trente ans, Marguerite (Meg) Steinheil. Appartenant à une célèbre dynastie industrielle de l'Est, les Japy-Peugeot, elle était l'épouse d'un peintre en vogue, Adolphe Steinheil. En récompense des services particuliers de sa femme, celui-ci avait reçu quelques commandes officielles grassement rémunérées de sorte que ses oeuvres ornent encore aujourd'hui les murs de certains palais de la République. 

    Fatale pilule

    Avant de recevoir ses amies, Félix Faure avait coutume d'absorber une dragée Yse à base de phosphure de zinc. Ce médicament, le Viagra de l'époque, avait la vertu d'exciter les virilités défaillantes, mais il avait aussi pour effet de bloquer la circulation rénale.

    Le jour de sa mort, comme le président attendait Mme Steinheil, il avait demandé à l'huissier de sonner deux coups à son arrivée. Voilà que sonnent les deux coups : il avale en hâte une dragée Yse. Mais l'huissier a fait une erreur. C'est l'archevêque de Paris, qui entre dans le bureau. Et après lui, arrive le prince Albert 1er de Monaco, venu plaider la cause du capitaine Dreyfus, ce qui met en fureur le président.

    Quand enfin l'huissier sonne les vrais deux coups, le président congédie son visiteur. En gagnant le salon bleu réservé à ses « audiences très particulières », il avale une deuxième dragée. Celle-ci lui sera fatale. Survolté par l'entretien orageux avec le prince, par la prise médicamenteuse et l'impatience d'honorer sa compagne, Félix Faure succombe sur le canapé.

    Georges Clémenceau dira : « Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui ». L'aventure du président Félix Faure n'a guère scandalisé ses contemporains de la « Belle Époque ». Il était admis à la fin du XIXe siècle, que les bourgeois mènent grand train et ne s'embarrassent pas des principes moraux qu'ils imposaient à leur épouse. Le leader républicain Georges Clémenceau affichait lui aussi partout ses innombrables conquêtes. 

    Source : Hérodote, l'encyclopédie de l'histoire 

     

  • Le président russe et le chancelier allemand

    Telechargement 2 5Le Parlement russe demande officiellement au président Poutine de reconnaître les républiques populaires du Donbass. Le président russe, alors qu'il reçoit le chancelier allemand Olaf Scholz à Moscou, a déclaré que sa décision de reconnaître ou non la République populaire de Donetsk et de Lougansk se basera sur le respect ou non par le régime de Kiev des Accords de Minsk.

    Le chancelier allemand a alors déclaré que si la Russie reconnaît les Républiques du Donbass, les Accords de Minsk ne tiennent plus. Poutine a aussi déclaré que Moscou ne voulait pas de guerre en Europe, mais exige que la question des relations de Kiev avec l'OTAN soit résolue dans son intégralité immédiatement. Il affirme que la Russie a été informée par les puissances occidentales que l'Ukraine ne rejoindra pas l'OTAN dans un avenir proche. Mais pour le président russe, ce n'est pas une assurance satisfaisante. 

    Les États-Unis et l'OTAN ont envoyé des contre-propositions à Moscou. Vladimir Poutine a répondu que la Russie est prête à engager des pourparlers sur la limitation du déploiement de missiles à portée intermédiaire en Europe, tout en augmentant la transparence des exercices militaires et d'autres mesures de confiance.

    Moscou annonce un retrait partiel de ses forces militaires

    Le ministère russe de la Défense a déclaré qu'il organisait un retrait partiel de ses forces des emplacements proches de l'Ukraine après la conclusion d'exercices militaires. Scholz a salué l'annonce de ce retrait comme un bon signal et a déclaré que les efforts diplomatiques pour résoudre la crise étaient loin d'être épuisés. 

    Conclusion 

    L'OTAN, qui demandait un retrait des forces militaires russes en signe de bonne volonté, a obtenu un retrait partiel en échange du fait que l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN ne serait pas pour demain. 

     

  • L'affaire Meng Wanzhou a été mal gérée par le Canada

    La pire crise diplomatique du Canada s’est terminée le 24 septembre 2021, lorsque simultanément, la directrice financière de Huawei Meng Wanzhou, en résidence surveillée à Vancouver et les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig ont été libérés. Victime collatérale de la guerre diplomatico-commerciale que se livrent la Chine et les États-Unis; le Canada a révélé toute sa faiblesse dans cette affaire. 

    Washington a choisi le maillon faible de son système d’alliance et lui a demandé d’arrêter et d’extrader la femme d’affaires chinoise. Beijing a répliqué en arrêtant les deux Michael et en imposant au Canada une série de sanctions économiques. Le gouvernement Trudeau, effrayé à l’idée de fâcher l’une ou l’autre des parties, n’a pas su réagir rapidement et s’est enfermé dans une définition bornée du respect de la règle de droit, qui a eu pour conséquence trois ans de calvaire pour les deux Canadiens.

    Le Canada a préféré se rabattre sur le respect de la règle de droit. Erreur ! Qui l’a privé de la marge de manœuvre, qui lui aurait permis de faire libérer rapidement les deux Michael. Dès le moment où les autorités canadiennes ont reçu la demande d’extradition de Meng Wanzhou, elles auraient dû invoquer les répercussions géopolitiques de l’affaire et dire non à la requête des Américains. 

    La machine judiciaire lancée, le respect de la règle de droit a écarté d’emblée toute autre issue possible à cette crise. Or, cette option existait. L'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, l’ancien ministre de la Justice Allan Rock et l’ancienne juge Louise Arbour entre autres, ont plaidé l’intervention du ministre de la Justice pour qu’il mette fin à la procédure et expulse Mme Meng vers la Chine — la loi l’autorise —, ce qui aurait favorisé la libération des deux Canadiens. Trudeau a refusé. 

    Les États-Unis ont mené le bal tout au long de la crise. Ils l’ont provoquée et ils l’ont réglée en négociant directement avec la Chine. Drapé dans le manteau de la Justice, le Canada, lui, n’y a joué qu’un rôle de figurant. 

    Tout au long de cette crise, pourtant facile à gérer et à régler, Trudeau n’a pas su protéger les intérêts du Canada. 

    Sources : 

    The Two Michaels : Innocent Canadian Captives and High Stakes Espionage in the US-China Cyber War, de Mike Blanchfield et Fen Osler Hampson, Sutherland House, 275 pages.

    Les infortunes de la Vertu par Jocelyn Coulon dans la recue L'Actualité, le 14 février 2022.

     

     

  • 15/02/1839 De Lorimier et 11 autres patriotes sont pendus

    149777884 471075240940571 471037426122146790 n15 février 1839

    À la prison au Pied-du-Courant, coin De Lorimer et Notre-Dame à Montréal, De Lorimier et 11 autres patriotes sont pendus, suite au soulèvement de Beauharnois du 3 novembre 1838.

    Dans la nuit du trois au quatre novembre 1838, De Lorimier, à la tête de 600 Frères Chasseurs prend Beauharnois. 300 sont armés de fusils, les autres d’outils de ferme.

    Le 9 novembre, le 71ième régiment de l’armée britannique, soit 1000 soldats, reprennent Beauharnois des mains des Chasseurs. De Lorimier est fait prisonnier et sera pendu le 15 février 1839 avec 11 autres patriotes. 10 autres patriotes de Beauharnois seront déportés vers l’Australie en compagnie de 48 autres.

    Le 27 juin 1883, on donnera son nom à l’avenue De Lorimier, qui portait depuis la rébellion, le nom d'avenue Colborne, en l'honneur du général John Colborne, chef suprême de l'armée britannique, qui avait écrasé les patriotes et appuyé la condamnation à mort de 12 de ceux-ci en cour martiale, dont De Lorimier. Colborne avait bombarder les villages de Saint-Eustache et de Saint-Benoît et incendier les maisons des patriotes.

    Source : Encyclopédie canadienne : Rébellion du Bas-Canada (la guerre des Patriotes).

  • L'Ukraine doit être moins intransigeante

    Thumbs b c 999e0db5e7ae75126836fd64283f32b5Le gouvernement ukrainien considère les Accords de Minsk comme un moyen de réunifier l'Ukraine, en restaurant pleinement sa souveraineté sur les régions russophones de Lougansk et Donetsk dans le Donbass, tout en leur accordant quelques pouvoirs; pendant que le Kremlin estime que les mêmes Accords consacrent un statut spécial aligné sur la Russie pour les régions de Lougansk et de Donetsk.

    Ce statut spécial pour le Donbass semble être une divergence irréconciliable entre la partie ukrainienne et la partie russe. La Russie exige que les autorités ukrainiennes accordent une autonomie ou un statut social très étendu aux deux régions du Donbass, qui seraient ensuite incorporées constitutionnellement à l'Ukraine; mais seraient dans les faits, selon les Ukrainiens, un cheval de Troie contrôlé par la Russie au sein du système politique ukrainien. La Russie serait ainsi en mesure de contrôler l'Ukraine de l'intérieur.

    N'oublions pas cependant que le Donbass est majoritairement de langue russe. Il est donc normal pour la Russie d'intervenir. Du côté ukrainien, on joue la ligne dure. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères insiste sur trois lignes rouges : aucun compromis sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine, pas de négociations directes avec les séparatistes prorusses dans l’est du pays et pas d’ingérence dans sa politique étrangère.

    La France et l'Allemagne ont joué un rôle clé dans la négociation des Accords de Minsk. Ils ont aidé à réduire les malentendus et à établir des relations entre Kiev et Moscou. Le président français Emmanuel Macron tente d'ailleurs de redonner vie au processus des Accords de Minsk, pour empêcher une guerre entre la Russie et l'Ukraine. Il est en contact avec les présidents Biden, Poutine et Zelenski. Cependant jusqu'à maintenant, ses efforts semblent vains. Selon les autorités ukrainiennes, une grande majorité d'Ukrainiens semblent s'opposer au statut spécial du Donbass et tout dirigeant ukrainien, qui semble même ouvert à la négociation sur le statut spécial, se heurterait à une intense opposition nationale et pourrait même être chassé du pouvoir. C'est ce que véhicule les autorités ukrainiennes. 

    La Russie a avancé des propositions dont certaines ont été un peu trop légèrement rejetées par les Occidentaux en décembre dernier. En effet, il a été jugé inacceptable par les Occidentaux de fermer la porte à une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, de renoncer à créer des bases ou à déployer des armes dans les pays ayant adhéré à l’Alliance depuis 1997 et de cesser les activités militaires à proximité immédiate des frontières russes. Pourtant, aucune de ces propositions ne met en jeu les intérêts vitaux des pays occidentaux ou l’existence même de l’OTAN. En fait, il n’y a rien dans les propositions russes qui ne soit pas négociable.

    Macron reconnaît qu’il est légitime que la Russie pose la question de sa propre sécurité. À partir de là, il faut répondre à ses demandes. L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est le cœur du litige : la ligne rouge de Poutine. Macron a dit qu’il fallait inventer une solution nouvelle pour l’Ukraine et n’a pas caché qu’elle pourrait prendre la forme d’une finlandisation du pays. Ce statut permettrait à l’Ukraine de se maintenir, à condition que sa politique étrangère respecte une stricte neutralité. Le Chancelier allemand, tout comme le président français, utilise tous ses contacts pour promouvoir le dialogue.  

    Sur la question du déploiement de matériel et de bases militaires sur le territoire des nouveaux membres de l’OTAN depuis 1997 et des États hors OTAN, les États-Unis et les Européens sont ouverts à entreprendre des négociations visant à un contrôle des armes conventionnelles dans le centre de l’Europe. Russes et Occidentaux pourraient ainsi moderniser l’actuel traité sur les forces conventionnelles en Europe signé en 1990, mais franchement moribond. Enfin puisque les armées, qu’elles soient russes ou occidentales, ont besoin de procéder à des exercices militaires pour évaluer leur propre performance, rien n’empêche d’astreindre ces exercices à un rigoureux encadrement.

    Moscou et Kiev se sont montrés très intéressés par les propositions occidentales, dont nous ne connaissons pas tous les détails. Poutine a accueilli positivement certaines idées avancées par Macron tout en ne lâchant rien sur l’essentiel, c’est-à-dire l’OTAN. Pour sa part, son homologue ukrainien, Volodymyr Zelenski, a parlé de l’organisation d’un sommet entre les trois présidents d’ici peu, pour faire le point sur la situation.

    Quant au conflit interne entre Kiev et les rebelles prorusses, les Occidentaux font maintenant bloc sur la nécessité de la mise en œuvre des accords de Minsk de 2015, qui prévoient entre autres une certaine autonomie pour les régions russophones. Or, le gouvernement ukrainien ne cesse de créer des obstacles à son application.

    Les propositions mises de l’avant par les Occidentaux pour répondre aux demandes russes et leur pression sur Kiev pour engager sérieusement la négociation sur Minsk, risquent de déclencher un vif débat au sein du gouvernement ukrainien entre les tenants de la ligne dure et ceux qui sont conscients que c’est bien l’Ukraine, enjeu de tension Est-Ouest, qui devra céder sur de nombreux points.

    Pendant ce temps, les États-Unis rapatrient leurs 160 soldats qui entrainaient l'armée ukrainienne, pour les repositionner ailleurs en Europe. Le Canada fait de même. Le département d’État américain a aussi ordonné le départ de la majorité de ses employés de l’ambassade de Kiev. Pour gérer les problèmes urgents, l’ambassade maintiendra une petite présence consulaire à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, près de la Pologne. Les ressortissants américains sont priés de quitter le pays et doivent être conscients, que le gouvernement des États-Unis ne sera pas en mesure de les évacuer, en cas d’offensive russe. Car la rétorque américaine ne sera pas militaire, mais économique. 

    Après tout, pour reprendre ce que Macron disait au sujet du futur statut international de l’Ukraine, la solution ne peut venir que des Ukrainiens. En fait, Ils n'ont pas le choix. Ils doivent avoir une ouverture d'esprit. De toute façon, le débat entre les tenants de la ligne dure et ceux qui sont conscients que c'est bien l'Ukraine qui devra céder sur de nombreux points, aura lieu dans tous les scénarios.

    Mise à jour du 15 février 2022 :

    La Russie replie certaines troupes. 

    Par contre le parlement russe appelle Poutine à reconnaitre les républiques de Donetsk et de Lougansk, pendant que le chancelier allemand rencontre le président Poutine. 

     

     

     

  • 13 février 1945 : Bombardement de Dresde

    Desde ruineDu 13 au 14 février 1945, la Florence de l'Elbe, la ville allemande de Dresde, est victime du plus brutal bombardement aérien de la Seconde Guerre mondiale, à l'exception de Tokyo, Hiroshima et Nagasaki; bombardement effectué par l'United States Army Air Forces et la Royal Air Force de la Grande Bretagne. La ville est presque entièrement détruite par des bombes incendiaires, des bombes classiques et à retardement. 

    Dans les dernières semaines de la guerre, l'afflux de réfugié(e)s hisse la population de Dresde de 600 000 citoyen(e)s à un million. Le bombardement survient alors même que les réfugiés tentent d'oublier les horreurs de la guerre en effectuant un carnaval improvisé. Au total 7000 tonnes de bombes incendiaires tombent sur Dresde, détruisant plus de la moitié des habitations et le quart des zones industrielles. Une grande partie de la ville est réduite en cendres. 

    Beaucoup de victimes disparaissent en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à 1000°C. L'évaluation de 35000 morts, dont 25000 corps identifiés, résulte des travaux d'une commission d'historiens mandatée par la ville de Dresde. Le chercheur allemand Jörg Friedrich, qui n'est pas tendre envers les Alliés, fait état de 40 000 morts dans son livre Der Brand (L'incendie).

    https://youtu.be/V-J9qFX3EOI

    Source : Encyclopédie Hérodote : Dresde réduite en cendre. 

  • 13 mars 1682, la Louisiane devient française

    160317357 487704895944272 4611818025759668000 n13 mars 1682 Robert Cavelier de LaSalle proclame la Louisiane possession de la France.

    Il s’est embarqué sur le Mississipi le 13 février 1682 avec 22 Français et une trentaine d’Autochtones. Il passe l’embouchure de la rivière Ouabache, par où les Iroquois attaquent lorsqu’ils sont en guerre contre les nations du Sud.

    Arrivés à la hauteur de 3 villages Sioux, La Salle et ses hommes sont reçus en grande pompe pendant 6 jours et fument le calumet de paix avec eux. Le 13 mars, La Salle plante une croix à laquelle sont attachées les armes royales du roi de France et prend ainsi possession de la Louisiane au nom de la France. Puis il continue son périple, en offrant des présents contre des vivres aux riverains autochtones ; en s’écartant, si l’attitude des riverains est agressive. Il passe l’embouchure de la rivière Ohio, là où s’est arrêté Marquette et Joliett en 1673.

    Le 6 avril, La Salle arrive au delta du fleuve. Le 9, le glorieux voyageur plante sur le rivage une colonne aux armes du roi et proclame françaises toutes les terres arrosées par le fleuve et ses affluents, mers, havres, ports, baies, détroits adjacents et toutes nations, peuples, provinces, villes, bourgs, villages, mines, pêches, fleuves, rivières, compris dans l’étendue de ladite Louisiane. Il affirme que les Ohio, Olinghinsipou, Chikagoua, Chaouesnons, Chicassas, Sioux, Nadouesioux, Ototantas, Illinois, Matsigameas, Arkansas, Natchez, Koroas et autres peuples y demeurant, font alliance avec la France.

    Une quinzaine d’années auparavant, pour contrecarrer les attaques répétées des Iroquois mettant en péril l’existence même de la Nouvelle-France, Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, avait envoyé 1400 hommes du Régiment Carignan. Dès leur arrivée, 3 forts ont été construits le long du Richelieu, par où surgissaient les Iroquois et une expédition victorieuse a été menée en Iroquoisie en 1666 ; de sorte qu’à la demande des Iroquois, la paix est signée en 1667.

    C’est ce qui a permis aux Français d’aller explorer les territoires au sud-ouest de la vallée du Saint-Laurent. De sorte que le 17 mai 1673, Jolliet et Marquette partent explorer le Mississippi. Le fleuve était déjà habité par les Ojibwes et les Sioux. Toujours est-il que 7 hommes et 2 canots se sont dirigés vers l'ouest et ont atteint le Mississippi le 15 juin 1673. Pendant 10 jours, ils n’ont rencontré aucune âme qui vive. Puis à l'embouchure de l'Iowa, ils croisent un premier village autochtone de la tribu Illinois, qui les reçoit festivement. A la mi-juillet, après avoir parcouru 2 000 km, atteignant l’embouchure de la rivière Ohio, ils rebroussent chemin ; s’apercevant que les Autochtones plus au sud, font déjà commerce avec la Nouvelle-Espagne et qu’ils sont méfiants.

    Le 13 mars 1682, La Salle finalise la possession de la Louisiane par la France.

    Sources :

    Chemins de la francophonie : La découverte du Mississipi (de la loutre à l’alligator)

    La France pittoresque : 13 mars 1682, l’explorateur Robert Cavelier de La Salle prend possession de la Louisiane au nom du roi de France.