Analyse politique sur différents pays

  • Syrie: Le clan Assad a le dessus sur le clan Makhlouf

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    Makhlouf et Assad 

    Pour la première fois, un conflit éclate sur la place publique entre l'homme le plus puissant de Syrie et son alter ego économique. Ce pourrait être l’une des prémices de la reconstruction de la Syrie d’après-guerre.

    En effet, la tension monte entre Rami Makhlouf, l'homme le plus riche de Syrie et le président Bachar al-Assad. La pression s'accroît pour marginaliser Makhlouf, qui contrôle 60 % de l'économie, une fortune estimée à près de 10 milliards d’euros. Il est le pilier financier du gouvernement et cousin maternel du président. Son empire s'étend des télécommunications au commerce de détail, en passant par les hydrocarbures, l'électricité, les banques, les assurances, le transport aérien...

    Makhlouf révèle ses désaccords sur Facebook. Il y affirme que le Trésor public lui réclame 178 millions $ impayés. Il y plaide un rééchelonnement de sa dette, arguant la survie d'une de ses entreprises principales Syriatel, premier opérateur de téléphonie mobile en Syrie et fleuron de l'économie nationale. Il y affirme que les services de sécurité ont arrêté plusieurs dirigeants de ses entreprises. On le voit implorer le Président de ne pas lui extorquer l’intégralité de sa fortune au nom de la lutte anticorruption.

    Sa brouille avec le pouvoir éclate à l'été 2019, lorsque les autorités prennent le contrôle de son organisation caritative. Il semblerait que Makhlouf ait à un moment refusé de payer, après avoir longtemps financé l'effort de guerre. Il a financé les "Forces du Tigre", l'élite de l'armée syrienne. A même indemnisé les familles des soldats de l’armée tués au combat. Après son refus de payer, les "Forces du Tigre" deviennent la 25e division.

    Grâce à ses sociétés écran, il était un des rares capables de détourner les sanctions américaine et européenne en faisant rentrer en Syrie des bateaux plein de marchandises.

    Rami mahlof 1En décembre dernier, le gouvernement gèle les avoirs de plusieurs hommes d'affaires pour évasion fiscale et enrichissement illégal, Makhlouf y tient la première place.

    Certains médias évoquent les rivalités familiales impliquant la première dame, qui chercherait à garantir l'avenir de son fils, en éloignant la famille Makhlouf. La femme de Bachar préside la commission de lutte contre le blanchiment d’argent.

    Makhlouf a connu une ascension fulgurante quand Bachar al-Assad a pris la succession de son père Hafez en 2000. il est devenu lors de la libéralisation économique, l’homme le plus riche de Syrie et aurait été l’œil de Moscou dans le secteur économique.

    D'ailleurs des articles sont parus dans les médias russes par la "Federal News Agency", dirigée par l’homme d’affaires russe Prigojine, proche du président Poutine, affirmant que Bachar al-Assad contrôlerait faiblement la situation sur le terrain et que les intérêts économiques russes en Syrie ne seraient pas assez pris en ligne de compte par le pouvoir syrien. Comprendre : le clan Makhlouf est maltraité. La Federal News Agency a par la suite retiré ces articles, affirmant que son site avait été piraté.

    M. Aksenenok ancien ambassadeur russe en Syrie, a soutenu que le manque de flexibilité du gouvernement syrien et son désir de remporter une victoire militaire à tout prix, causait des problèmes énormes à la Syrie.

    En fait, Makhlouf, ses frères et son fils sont à l'origine de ces attaques et de la divulgation du scandale monétaire de la société Takamol appartenant à un cousin de la femme d'Assad. Le ministre syrien du Commerce a dû enlever le contrat de cartes à puce à Takamol et le donner à une société d'état. Takamol soutirait un profit éhonté du système de cartes à puce. Par la suite Assad limoge le ministre. 

    Puis la femme du président met la main sur les investissements de Rami Makhlouf dans la Bustan Charitable Society et impose la tutelle sur Syriatel appartenant à Makhlouf et ce pour un problème douanier, qui a contraint Makhlouf à payer pour être remis en liberté.

    Le clan Makhlouf a riposté en divulguant sur des médias russes l’achat d’un tableau de 30 millions de dollars par le président syrien à la Première dame du pays.

    Aujourd'hui, Makhlouf essayerait de faire sortir son argent de Syrie et même si plusieurs médias arabes affirment qu'il est réfugié aux Émirats arabes unis, le magnat syrien serait toujours dans l'un de ses domiciles en Syrie. En fait, 8 hommes d'affaires contrôlent la Syrie. Makhlouf est le plus important et le seul alaouite, les autres sont sunnites.

    Le Président Assad n'a jamais pris la parole en public au sujet de son cousin.

    Sources : AFP; France 24; Le Point; Fabrice Balanche; Middle East Eye; Observatoire syrien des droits de l'Homme; L'orient le Jour; Sputnik; The Syria Report.

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    Splash du peintre britanique David Hockney vendu 30 millions $, lors d'une vente aux enchères à Londres par un acheteur représentant le président Bachar al-Assad.

  • 13 mai 68, une manifestation monstre traverse Paris

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    Le 13 mai 1968, une immense manifestation composée de 500 000 étudiants, grévistes ouvriers et employés venus de toute la France, traverse Paris. La France manifeste dans la rue contre de Gaulle. Les salariés se joignent aux étudiants. Les uns et les autres dénoncent la société de consommation, le culte de la croissance économique et le chômage inhérent au régime capitaliste (200 000 chômeurs enregistrés).

    Conséquences du mouvement de mai 68 : Augmentation de 35 % du SMIG (salaire minimum) et de 10 % des salaires. Il ouvre la voie aux nouvelles formes de mobilisation des années 1970, telles que l'autogestion, l'écologie politique, les mouvements féministes, le "retour à la terre", les luttes de libération en Corse, au Pays Basque, en Bretagne, en Alsace et aussi du nationalisme occitan.

    Au-delà du Mouvement autonome, qui est l'héritier plus ou moins direct des émeutes de 1968, l'événement a eu un impact considérable sur le plan social et culturel, en étant à l'origine de nombreux acquis sociaux. Le mouvement se prolongera dans de nombreux pays, y compris au Québec.

  • 12 mai 1933 naît le "New Deal"

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    Photo : Le 14 août 1935 Franklin D. Roosevelt dans le cadre du New Deal, signe le "Social Security Act" (la sécurité sociale, qui n'existait pas auparavant). Cette sécurité sociale visait à atténuer les effets de la pauvreté chez les seniors, les chômeurs, les veuves et les enfants privés de leur père. Elle fait rouler l'argent et participe ainsi à la création d'emplois. 

    Le 12 mai 1933 naît le "New Deal". Pour effectuer le rétablissement de l'économie face à la dépression, le président Roosevelt lance un programme économique colossal et hors du commun, une série de travaux publics, de programmes, de réformes financières et de nouveaux règlements, qu'on nomme le "New Deal".

    Il apporte ainsi un soutien aux agriculteurs, aux chômeurs, aux jeunes et aux seniors. Le New Deal comprend de nouvelles contraintes et sauvegardes pour le secteur bancaire et des efforts pour regonfler l'économie. Les programmes du New Deal comprenaient à la fois des lois adoptées par le Congrès, ainsi que des décrets présidentiels exécutifs.

    Les programmes se sont concentrés sur ce que les historiens appellent les "3 R": soulagement pour les chômeurs et les pauvres, la reprise de l'économie à des niveaux normaux et la réforme du système financier pour éviter une dépression récurrente.

    Les travaux publics, la sécurité sociale et l'assurance chômage deviennent la base du programme pour relancer l'économie et l’empêcher de s'effondrer à nouveau. Il faut que l'argent roule dans la population et non dans les banques pour que l'économie soit fleurissante. Les autres pays suivront cet exemple pour relancer leur économie.

     

  • L'armée syrienne revient en force sur la plaine d'Al-Ghaab

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    Sur la plaine d'Al-Ghaab dans le gouvernorat d'Idlib, après avoir perdu une trentaine de soldats, l'armée syrienne envoyant des renforts, a repris au cours des dernières 48 heures, les villes de Joureen et Al-Tanjara ainsi que d'autres villages, au Parti Islamique du Turkestan et au groupe Hurras Al-Deen, lié à Al-Qaïda et ce sans l'aide de l'aviation militaire russe.

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  • Lourde perte pour l'armée syrienne sur la plaine d'Al-Ghaab

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    Dans le gouvernorat d'Idlib, l'armée syrienne dépêche en ce moment plusieurs renforts vers la plaine d'Al-Ghaab, où elle a subi une embuscade causant la mort d'une trentaine de ses soldats. L'attaque aurait été effectuée par "Rouse the Believers", organisme créé par le regroupement de ces 3 groupes, le Front Ansar al-DinAnsar al-Tawhid et Ansar al-Islam. Ils seraient liés à Al-Qaïda. Il s'agit de la perte la plus meurtrière pour l'armée syrienne depuis les deux derniers mois. De sorte qu'elle lance des barrages continuels d'artillerie et de missiles sur les positions djihadistes.

    Pendant ce temps dans le gouvernorat d'Al-Hasakah, des combats ont éclaté entre 2 clans de l’Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie, soit entre les forces du Sultan Murad et celles d'Al Hamza. Le différend serait apparu lors de la distribution du butin résultant du pillage de masse des villes et des villages environnants.

    Jour après jour, les affrontements et les défections s'intensifient dans les rangs des factions soutenues par la Turquie, la plupart des différends provenant du contrôle du butin ou du refus d'aller combattre en Libye.

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  • Le comportement désinvolte de Trudeau

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    Trudeau le premier ministre du Canada, ose dire à son point de presse : « Je suis très inquiet pour les citoyens à Montréal comme je suis inquiet pour les gens à travers le pays ». Ses propos sont rapportés à qui mieux mieux par les médias officiels, sans mentionner aucunement qu'il s'est lui-même traîné les pieds pendant plusieurs jours, avant de fermer la frontière américaine et les vols en provenance des autres pays.

    Vu l'innopération du premier ministre du pays, la mairesse de Montréal prenant les choses en main, dépêche ses fonctionnaires à l'aéroport international de Dorval, pour informer les arrivants de ce qu'ils doivent faire pour contrer la pandémie. Chose qui était du ressort fédéral et non de la ville de Montréal.

    Ce même Trudeau, qui avait fermé le chemin Roxham en retard (notons que le retard est la norme chez lui), autorise à nouveau la traversée de la frontière canadienne par les migrants irréguliers, mais cette fois-ci par la frontière régulière. On déplace géographiquement le problème en prétendant mieux l’encadrer. Je ne vois pas en quoi cela aide Montréal en temps de pandémie. Mais, il semble que le pays et ses milliardaires aient absolument besoin de "cheap labor" même au prix de la covid-19.

    Officiellement le Grand Montréal, qui comprend Laval et la Rive Sud, est l’épicentre de la pandémie au Canada. Plus de la moitié des nouveaux cas et plusieurs dizaines de nouveaux décès y sont répertoriés chaque jour. Ce que les médias officiels taisent souvent, c'est que les autres provinces et les autres pays testent beaucoup moins que le Québec et ne comptent pas les morts d'une façon aussi rigoureuse.

    Heureusement, les autorités québécoises et non fédérales ne se gênent pas pour repousser le déconfinement de la métropole et de ses couronnes. Ce qui nous rassure, contrairement au comportement du premier ministre canadien.

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  • 9 mai 1972, emprisonnement des chefs syndicaux

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    Le 9 mai 1972, les trois chefs syndicaux du « Front Commun » Louis Laberge (FTQ), Marcel Pepin (CSN) et Yvon Charbonneau (CEQ) se livrent, après avoir été condamnés à un an de prison par la Cour supérieure, pour avoir défié l’injonction ordonnant le retour au travail de tous les employés de la fonction publique et parapublique. 34 autres dirigeants syndicaux sont aussi condamnés à des peines d’emprisonnement.

    Ils étaient en négociation pour le renouvellement des conventions collectives des 210 000 employés des secteurs public et parapublic du Québec et avaient déclenché une grève générale illimitée le 11 avril. Le gouvernement Bourassa passe alors une loi spéciale le 21 avril, décrétant le retour forcé au travail et l'emprisonnement des trois dirigeants du Front commun.

    La revendication majeure était un salaire minimal de 100 $ par semaine. Environ 50 000 travailleurs de la fonction publique ne gagnaient pas cette somme. Les syndicats réclamaient aussi une indexation des salaires au coût de la vie. 

    Suite à l’emprisonnement des chefs syndicaux, un mouvement de désobéissance civile s'amorce à travers tout le Québec. 3 000 syndiqués envahissent les abords de la prison d'Orsainville, où les chefs syndicaux sont détenus. Une émeute éclate à Sept-Îles où les manifestants s'emparent de la ville. À Saint-Jérôme, des syndiqués occupent la station-radio. Des milliers d'enseignants manifestent. Le secteur privé les rejoint dans la rue. Un grand nombre d'usines et d'établissements se mettent en grève. Les employés du Journal de Montréal, du gouvernement fédéral, de plusieurs établissements scolaires et des ports de MontréalQuébec et Trois-Rivières se mettent en grève, paralysant une grand pan de l’économie.

    Le 23 mai, les trois chefs quittent la prison après avoir porté leur cause en appel. Le 13 novembre 1972, ils seront condamnés à nouveau par la Cour d'appel et seront libérés le 16 mai 1973.

    Pendant ce temps, Robert Bourassa remplace Jean-Paul Lallier par Jean Cournoyer au poste de ministre de la Fonction publique. Les négociations reprennent et les trois centrales syndicales finiront par obtenir le salaire minimal de 100$ par semaine à compter de 1974.

    « Le salaire minimum du secteur public augmentera de 30%, exerçant un effet d'entraînement sur le salaire minimum légal », écrit l'économiste de la CSQ Pierre Beaulne dans le magazine de la CSQ en décembre 2003.

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  • Explosions à l'aéroport de Bagdad

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    Ce matin pour la première fois depuis des semaines, trois roquettes se sont abattues sur le périmètre de l'aéroport international de Bagdad, sans faire de dégât ni victime. Aucun groupe n'en a revendiqué la responsabilité. L'armée irakienne a relevé son niveau d'alerte, pendant que des avions de guerre des forces aériennes irakiennes et américaines survolent à basse altitude au-dessus du gouvernorat de Bagdad. L'armée irakienne a trouvé un lance-roquettes dans une zone rurale à l'ouest de la capitale.

    C'est la première fois que des roquettes explosent depuis que le Pentagone avait rédigé un plan d'escalade majeure contre les milices soutenues par l'Iran, plan qui prévoyait de frapper simultanément 122 cibles en Irak, si d'autres Américains mouraient. Le plan a été suspendu officiellement à cause du coronavirus. Mais s'il y a une attaque, le plan redeviendrait effectif. Plusieurs pensent que le plan a été suspendu à cause que l’Iran a inondé ses côtes de lance-missiles et d'anti-missiles, en réponse aux menaces américaines.

    Comme, il n'y a pas de mort, il est fort possible qu'il n'y aura pas de réplique. Mais la tension monte. 

    Sources : Al-Masdar News; As-Source News / Military; Info d'Al Ahed; Reuters; Sol Quintana Roo.