Créer un site internet

Analyse politique sur différents pays

  • 7 juin 1945 - 600 Boeing B-29 américains bombardent Osaka

    Boeing b29 bombardement incendiaire japon 1

    Les villes japonaises étaient vulnérables face aux bombardements incendiaires des Américains. Les services d'incendie japonais ne fournissaient pas et les abris anti-aériens n'étaient pas assez nombreux. Les B-29 furent capables d'infliger de sévères dégâts aux centres urbains tout en ne subissant que quelques pertes. Le 7 juin 1945, c'est autour de la ville d'Osaka de se faire entièrement détruire par les Américains. 

    Pendant les deux dernières années de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements incendiaires américains détruisirent les principales villes du Japon et tuèrent environ 900 000 personnes, sans compter les bombardements atomiques d'Hiroshima (340 000 morts) et de Nagasaki (195 000). En plus des pertes humaines et de détruire complètement les villes, les bombardements contribuèrent au profond déclin de la production industrielle japonaise.

    Les défenses militaires et civiles du Japon furent incapables d'empêcher ces bombardements inhumains. Le nombre de chasseurs et de canons anti-aériens japonais était insuffisant et la plupart avaient du mal à atteindre l'altitude à laquelle volaient les B-29. Le manque de carburant  réduisit aussi l'efficacité de la chasse japonaise.

  • Libye : Le Gouvernement d’union nationale freine Haftar

    6e32bc14e689eda0c627ef047c77d2243d40394f

    Le Gouvernement d’union nationale (GAN) annonce la prise de l’aéroport international de Tripoli, hors service depuis 2014, la reprise de la base aérienne d’Al-Wattia et la prise de la ville de Tarhouna, soit le contrôle total des frontières administratives du Grand Tripoli. Grâce au soutien militaire turc, le GAN stoppe totalement l’Armée Nationale Libyenne (ANL) du maréchal Haftar, dans sa tentative de conquérir Tripoli. Tarhuna était un point majeur pour les lignes d’approvisionnement des milices de Haftar depuis la base aérienne d’Al-Jufra. Pour sa part, l'ANL du maréchal Haftar, est appuyé par l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Russie. 

    Haftar a visité l'Égypte. Le chef du GAN, Faïez Sarraj, vient de rendre visite à son protecteur, le président turc. La veille son adjoint et son ministre des affaires étrangères, étaient reçus en Russie. D'ailleurs, Moscou souligne la nécessité d’une reprise des pourparlers entre les deux camps. Et l’ONU annonce la reprise à Genève des négociations suspendues depuis plus de trois mois. Éventualité que le président Erdogan écarte pour le moment : « Nous ne nous assiérons pas à la table des négociations avec Haftar », a-t-il prévenu, qualifiant le maréchal de putschiste et invitant la communauté internationale à empêcher la vente illégale de pétrole sur les marchés internationaux. Haftar contrôle les champs pétroliers de Libye. 

    Fait à noter, Ankara a intensifié son soutien militaire au GAN depuis décembre 2019, en échange des droits de forage d’hydrocarbures dans la Méditerranée orientale, un projet que la Grèce, Chypre, l’Égypte, les Émirats arabes unis et la France condamnent, le jugeant illégal. 


    Sources : 45e Nord; Le Monde. 

  • 5 juin 1947 : Le plan Marshall

    1136 000 arp1633984 1

    Présentation du Plan Marshall en 1947 © Getty / ACME / AFP

    Le 5 juin 1947 dans un discours à l'Université de Harvard, le général George C. Marshall secrétaire d'État américain, présente un programme de reconstruction européenne pour lutter contre la famine, le désespoir et le chaos. Il expose dans son discours la volonté du gouvernement des États-Unis de contribuer au rétablissement de l'Europe : « Il est logique que les États-Unis fassent tout pour aider à rétablir la santé économique du monde, sans laquelle il ne peut y avoir aucune stabilité politique et aucune paix assurée. » 

    L'initiative est baptisée par les journalistes, du nom de "Plan Mashall". Il s'agit aussi de trouver des débouchés pour les produits américains. L’année 47, est aussi celle des tensions grandissantes entre l’URSS et les États-Unis. Le président américain Truman déclare qu’il faut endiguer l’expansionnisme soviétique en Europe.

    L'Europe est à reconstruire. En 1945, une très grande partie du continent européen a été ravagée par la guerre. Les ports, les ponts, les voies ferrées sont hors d'usage. De nombreux civils sont sans-abri. Les nazis ont pillé les ressources françaises, scandinaves et de l'Europe de l'Est. Les bombardements ont réduit en cendres toutes les plus grandes villes allemandes et polonaisesOn meurt de froid et on ne mange pas à sa faim en Allemagne. Londres a subi la guerre aérienne à outrance et des centaines de milliers de logements ont été détruits. En France, on ne compte plus les villes détruites. La situation des États-Unis est différente. Le territoire américain n'a pas subi de dommages, à part l'attaque de Pearl Harbor

    Le plan est un programme américain de prêts accordés aux différents États européens, pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la Seconde Guerre mondiale. Le mécanisme retenu consistait à fournir un crédit à un État européen. Ce crédit devait servir à payer des biens et services provenant des États-Unis.

    Le plan est signé par 16 pays. En quatre ans, les États-Unis prêtent à l'Europe 16,5 milliards de dollars (l'équivalent de 173 milliards de dollars en 2020). Entre 1948 et 1951, le PNB de l’Europe de l’Ouest a fait un bond de 32 % (passant de 120 à 159 milliards de dollars). La production agricole a augmenté de 11 % et la production industrielle de 40 %. 

    L'aide financière ne peut à elle seule apporter la paix, les réformes politiques et la stabilité économique. Il est essentiel de reconnaître que la sécurité physique est la condition préalable à la relance économique.

  • Dunkerque, la retraite alliée du 4 juin 1940...

    4209 ouverture histoire 1

    Véritable photo

    Le 4 juin 1940 –  Encerclées et prises en étau par le feu de l’aviation et de l’artillerie de la Wehrmacht (armée allemande), les armées britannique, canadienne, belge et française terminent leur retraite de Dunkerque en France, vers Douvres au Royaume-Uni.

    Bousculé par le Blitzkrieg engagé par la  Wehrmacht lors de la bataille de France, le front allié se rompt sous la percée allemande de Sedan. L'armée britannique ainsi que les unités les plus modernes de l'armée française battent en retraite vers le nord de la France, coupées des troupes françaises du sud.

    L’Armée française mène alors une résistance héroïque et désespérée, en particulier la 12e division d'infanterie motorisée, dans le but de gagner le laps de temps nécessaire à l'embarquement de l'essentiel des troupes britanniques et de plusieurs unités françaises, belges et canadiennes vers l’Angleterre. Le 

    . Mais, les Britanniques n’informent pas les généraux français et belge du début de l'évacuation des troupes britanniques, laissant 7 divisions françaises seules, face à la Wehrmacht. Elles combattent tout comme les Belges, jusqu'à l'épuisement de leurs munitions, clouant sur place les forces allemandes, retardant l'assaut final sur Dunkerque. L'armée belge tiendra 5 jours.

    La Royal Navy, dans un effort immense,  dépêche alors 39 destroyers et de nombreux dragueurs de mines, réquisitionne tous les bateaux de la marine marchande pour embarquer les soldats. Ces navires de fort tonnage doivent mouiller au large. Donc pour les rejoindre, on monopolise tous les "little ships" disponibles (370), des ferrieschalutiersremorqueurspénichesyachts... D’ailleurs 29 caboteurs néerlandais sauveront 23 000 soldats sur les plages.

    Malgré la présence de la Royal Air Force dans le ciel pour couvrir l'opération, les 400 bombardiers allemands, protégés par les 180 Messerschmitt de la Luftwaffe (l’aviation allemande), ont méthodiquement pilonné Dunkerque, mitraillant les plages, bombardant les navires croisant au large. Près de 250 embarcations sont envoyées par le fond. Résultat : 48 000 morts alliés, bombardés, noyés, brûlés. Les troupes et le matériel n'ayant pu être embarqués sont capturés par la Wehrmacht. Le 

    Dgfhdfhdfh

    87854970

    6139448 4403 1dcjitu j777y3z0k9

    076 chl 070538

    Les 3 dernières photos, tirées du film "Dunkerque"

     

  • Syrie: Le clan Al-Akhrass prend le dessus sur le clan Makhlouf

    1 l 1

    Asma Al-Assad, femme du président, photo prise par Louai Beshara / AFP 

    La guerre syrienne touche à sa fin et la reconstruction du pays commence. Asma Al-Assad l’épouse du président, choisit ce moment pour devenir une personnalité influente. ​Derrière elle sa famille, le clan Al-Akhrass, une famille sunnite puissante, qui étend son empire économique au détriment du clan Rami Makhlouf, chiite. Rami Makhlouf, cousin de Bachar Al-Assad, symbolise l’affairisme et la corruption. Il a bâti un empire dans la téléphonie mobile (Syriatel), l’immobilier, les magasins de duty-free, l’énergie, les transports, etc... Aujourd’hui il est dans le collimateur du palais présidentiel. Les services fiscaux syriens lui réclament 185 millions de dollars de taxes impayées par sa société Syriatel. L’État a besoin d’argent pour la reconstruction du pays et en s’en prenant à Rami Makhlouf, le pouvoir montre que personne n’est intouchable.

    Avant la guerre, Asma Al-Assad était active via ses associations caritatives et ses réseaux. Depuis la mort de la mère de Bachar en 2016, Asma s’impose de plus en plus, surtout depuis la guérison de son cancer, l'année dernièreAsma et sa famille Al-Akhrass incarnent la bourgeoisie sunnite qui n’a pas abandonné le gouvernement et souhaitent faire repartir les affaires tout en engrangeant les contrats.

    Les Alaouites conservent le contrôle sur l’appareil militaire, mais lâche du lousse à l’égard de la majorité sunnite. La suppression de la puissance de Rami Makhlouf au profit d’hommes d’affaires sunnites liés à Asma Al-Assad, est un moyen pour Bachar d'unifier le pays derrière lui. L'homme d’affaires est unanimement détesté par la population. Malgré tout, la chute de la maison Makhlouf démontrerait quand même que les Assad auraient commencé à perdre du pouvoir.

    Mais le clan Assad, depuis le père jusqu'au fils, n'a jamais hésité à sacrifier des branches du clan pour survivre. C'est maintenant au tour de Rami Makhlouf. Cela aurait été beaucoup plus difficile de la faire en pleine guerre, durant laquelle Bachar Al-Assad avait besoin de gens solides autour de lui.

    Dans cette nouvelle phase, le raïs peut s’appuyer sur son épouse Asma, dont le principal vecteur d’influence réside dans son ONG, Syria Trust for Development. Un outil précieux dans un pays ravagé par la misère qui permet de distribuer subsides et aides diverses. Suite à la guerre, une partie importante de la population est-en dessous du seuil de pauvreté. Avec son ONG, Asma Al-Assad a un quasi monopole sur l’aide humanitaire dans le pays. 

    L’influence d’Asma Al-Assad semble désormais dépasser la sphère humanitaire. Talal Al-Barazi, un de ses proches, vient d’être nommé ministre du commerce intérieur. Il était jusqu’alors gouverneur de Homs, fief de la famille Al-Akhrass. 

    Déjà, se profile à l’horizon l’élection présidentielle de 2021...

    Sources : AFP; Fabrice Balanche; France Culture; 

    1 19

    Président Assad et son cousin Rami Makhlouf edité par Enab Baladi

  • Libye : Entre guerre et négociations !

    C9c87a2adcbe51559968898c5449fe2c

    Le maréchal Khalifa Haftar, commandant de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), s'est rendu au Caire pour rencontrer les responsables égyptiens, afin de discuter de l'évolution de la situation en Libye. 

    Pendant ce temps, le vice-Premier ministre libyen du GNA est pour sa part en visite à Moscou pour s’entretenir avec le ministre russe des Affaires étrangères M. Sergueï Lavrov. La diplomatie russe appelle, quant à elle, les belligérants à se mettre le plus tôt possible à la table de négociations sous l’égide de l’ONU et avec le soutien de Moscou. Évoquant la perspective d’une trêve entre les forces du GNA et l'ANL. La crise libyenne, selon Moscou n'a pas de solution militaire.

    L'ANL après avoir subi plusieurs revers, vient tout juste de reprendre aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) la localité d'Al-Assabia, au sud-est de Tripoli. Mais le GNA soutenu par la Turquie, ne perdant pas de temps, relance simultanément deux attaques visant à reprendre l'aéroport international de Tripoli et le bastion de l'ANL, Tarhouna, toujours au sud-est de Tripoli.

    L'ANL défend les deux sites, tout en essayant aussi de briser le siège au sud-ouest de Tripoli, en faisant tout pour reprendre la ville de Gharyan.

    Méthodiquement, Erdogan consolide ses positions dans le Nord-Ouest libyen. Une aventure militaire, stratégique et politique au parfum de gros contrats. En ce moment, l’avancée de la Turquie en Libye prend toute son ampleur. Un séisme politique !

    Le corps expéditionnaire turc, cinq cents hommes auxquels s’ajoutent plus de cinq mille mercenaires syriens, aurait réussi à stopper l’ANL du maréchal Haftar, homme fort de Libye. Celui-ci tente depuis plus d’un an de conquérir Tripoli, avec le soutien des Russes, des dollars émiratis et des jets égyptiens.

    La reconstruction de la Libye est estimé à cent milliards de dollars par la Banque mondiale. De quoi faire rêver de nombreuses puissances en quête de marchés. Récupérer les contrats nécessitera un partage avec les Russes à l’est : Un "gentlemen agreement" ! Mais, une partition du pays pourrait aussi se dessiner.

    Dans une subite accélération de l’histoire, la Turquie et la Russie, deux nations à cheval sur les continents européen et asiatique, s’imposent sur le sol arabe et africain et ce à portée de longue-vue de l’Europe.

    La mission de l’ONU (Manul) affirme que les deux camps ont accepté de reprendre les pourparlers. Pour l’heure, aucune des deux parties n’a toutefois confirmé cette annonce et les combats se poursuivent.

    Sources : AFP; Al Masdar News; Le Nouvel ordre mondial; Reuters; Sputnik; Vo News; Voa Afrique. 

    Libye turquie

    Convoi de l'armée turque en Libye...

  • Face à face entre les armées israélienne et libanaise

    118777 01 08 1591112649 380107

    Environ 20 soldats israéliens et quelques chars d'assaut ont franchi la barrière technique séparant le Liban d'Israël et ce au niveau de Kroum el-Charaqi. Aucun échange de coups de feu n'a été échangé.

    Les chars israéliens ont été confrontées à des unités de l'armée libanaise armées de RPG (arme anti-char). Les forces de la FINUL ont désamorcé la situation, en se retrouvant entre les armées libanaise et israélienne, assurant la médiation.

    C'est la première fois depuis la guerre de 2006 que des chars israéliens franchissent la barrière technique. La tension reste élevée depuis des semaines entre le Liban et Israël, notamment suite à des survols réguliers de drones et d'avions de chasse israéliens au-dessus du territoire libanais.

    Sources : Agence Nationale d'Information; al-Manar; Al Masdar news; The Daily Star; L'orient-Le Jour.

    Ezg 0rzwoaaa2rl

    Photo d'Al Masdar news : Char israélien face à des soldats libanais armés d'armes anti-char et les soldats de l'ONU brandissant leur drapeau. 

  • 2 juin 1832: Début de la 1ère épidémie de choléra au Québec

    Le cholera a quebec en 1832 joseph legare

    Le choléra à Quebec en 1832 - peinture de Joseph Legaré

    Le 2 juin 1832 - Début de la première épidémie de choléra au Québec (à l'époque : le Bas-Canada), qui fera 10 000 morts en quatre mois. Elle représente la première arrivée du choléra sur le continent américain. La maladie a été importée d'Europe, alors touchée par la deuxième pandémie de choléra. Elle est apportée par une vague d’immigrants irlandais. Il y eut deux vagues de choléra qui ont touché la population, en 1832 et en 1834, la première étant plus meurtrière que la suivante. La rébellion des Patriotes est en 1837-38.

    Pour prévenir l'épidémie sur le continent américain, on instaura une mise en quarantaine. Plusieurs précautions furent prises pour protéger la population, mais une épidémie était inévitable, compte tenu des ignorances et incertitudes médico-sociales de l'époque.

    La quarantaine eut lieu sur la Grosse-Île située dans l'estuaire du Saint-Laurent à 46 km en aval de Québec. Elle est l’une des 21 îles que compose l’archipel de l’Isle-aux-Grues. Elle est aussi connue sous le nom d’île de Grâce (son ancien nom) et d’île de la Quarantaine. De 1832 à 1937, elle sert de station de quarantaine pour le port de Québec. Au cours de cette centaine d’années d’activité, plus de 4 millions d’immigrants y transitent. Elle est Étroitement liée à la mémoire de l’immigration irlandaise au Québec.