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Analyse politique sur différents pays

  • Kobane , Les Kurdes reprennent du terrain

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    Période de flottement à Kobane. L'information de l'avancée des Kurdes dans la ville n'a pas été reprise par la majorité des médias occidentaux. 

    Selon Radio France Interntional et l'YPG, les combattants kurdes repoussent les djihadistes à la périphérie de la ville. Ils ont repris plusieurs quartiers et ont reçu l'aide des Kurdes d'Irak et d'anciens de l'Armée Syrienne Libre. Les Américains continuent leurs bombardements ce qui freine les djihadistes.

    Selon France 24, l'EI a envoyé des renforts et accentue la pression sur les Kurdes avec une nouvelle offensive.

  • KOBANE, revirement total...

    Un revirement total, aujourd'hui, d'après la BBC, les résistants kurdes ont libéré la ville de Kobane, sans l'aide de la Turquie. 

    Kobane est presque entièrement libre ce vendredi.

    Les extrémistes ont abandonné toutes leurs positions à l'intérieur de la ville, à l'exception de deux petites poches de résistance dans l'est d'après la commandante kurde Baharin Kandal. Daech est repoussé à la périphérie de la ville.

    Cependant, la BBC a également indiqué qu'il est clair qu'on se bat toujours. Il y a également eu plusieurs frappes aériennes cet après-midi par la coalition menée par les USA.

    D'après Rudaw Media Network, le drapeau de l'État islamique ne flotte plus sur Kobane !

  • KOBANE : Revirement de situation

    Selon Radio France Internationale, jeudi, 14 bombardements ont frappé la région de Kobane et 18 autres en début de semaine. 19 édifices, 2 postes de commandement, 3 positions de combattants et 3 francs-tireurs ont été mis hors de combat. Des centaines de morts chez les djihadistes selon le porte-parole du Pentagone, l’amiral Kirby, qui a aussi expliqué que Kobane était devenue le symbole international de la résistance à l’organisation islamiste EI et qu’il était donc important d’essayer de la sauver. 

    Les Kurdes syriens semblent avoir repris du terrain grâce à l’intensification des frappes aériennes, mais Kirby reconnait que la ville peut encore tomber aux mains des forces de l'EI. Washington n’a pas pour le moment l’intention d’armer et de former les milices kurdes. Par contre, d'anciens soldats de l'Armée Syrienne Libre prêtent aujourd'hui main-forte aux combattants kurdes de l'YPG. Les Américains essayant de ménager la chèvre et le choux entre Turcs et Kurdes. À noter que les pertes du côté kurdes sont lourdes. 

    Deuxième bonne nouvelle, une évolution historique dans les relations entre Kurdes de Syrie et d’Irak. Hier soir, le parlement de l’administration régionale autonome du Kurdistan irakien a, pour la première fois, reconnu les trois cantons autonomes kurdes de Syrie et adopté un protocole de coopération bilatérale qui comprend l’envoi immédiat d’armes à la ville assiégée de Kobane.

    Nous assistons, espérons-le à un revirement de situation en ce moment !

  • L'YPG résiste et stop l'EI à Kobane

    Selon RFI, au 30e jour du siège de Kobane, les frappes de la coalition commencent à payer, par leur quantité, 22 en deux jours, un record depuis le début de la campagne de bombardements. Par leur qualité, les bombardements sont désormais guidés par des renseignements précis donnés en temps réel par l'YPG. La coordination entre les Kurdes et l’armée américaine est une réalité. Ce qui permet aussi aux combattants kurdes de contrattaquer dès les premiers instants après les frappes, une tactique qui prend les djihadistes par surprise au moment où ils sont plus vulnérables.

    Les troupes de l’organisation État islamique ont été quasiment repoussées hors de la ville de Kobane (hormis sur le front est). Le point de passage, vital, de Mürsitpinar, vers la Turquie, a été préservé, et les Kurdes ont repris mardi une colline stratégique, à 5 kilomètres à l’ouest de l’agglomération, ainsi que la colline de Mishtenur surplombant le centre-ville, dont ils avaient perdu le contrôle il y a dix jours. L’avancée des djihadistes est aujourd’hui stoppée, ils sont même  forcés de reculer. C'est un mince espoir pour les Kurdes.

    Le groupe extrémiste contrôle toujours près de la moitié de la ville. Rien n'est encore joué. 

  • La Turquie soutient la coalition comme la corde soutient le pendu

    L'imbroglio de Kobané

    Turquie 3Les Kurdes se battant à Kobané sont des militants de l'YPG (Unités de protection du peuple), filiale du PKK (Parti du peuple du Kurdistan). Le PKK figure sur la liste des mouvements terroristes de l'Union européenne (peut-être à tord). 

    Ankara se refuse d'aider les défenseurs de Kobané en raison de leur affiliation au PKK. La Turquie a tout fait pour retarder le plus possible les bombardements de la coalition. Pourtant le sort de Kobané n’est pas sans risque pour la Turquie. En effet, le chef du PKK, Abdullah Ocalan, a averti le 2 octobre dernier que la chute de Kobané pourrait mettre fin à la trêve observée par le PKK depuis 2013. Il devait parler aujourd'hui. Il remet son discours à la semaine prochaine. Le cessez-le-feu entre Ankara et le PKK tient toujours par un fil malgré le bombardement opéré récemment par l'aviation militaire turque contre une position du PKK.

    Si la ville tombe aux mains des djihadistes, une nouvelle flambée de violence embrasera à nouveau les régions kurdes. Par ricochet, la guerre s'étendra à la Turquie. Le PKK reste l'ennemi pour la Turquie. Que ses combattants se fassent écraser à Kobané ne fera pas verser une larme à Ankara. 

    Bz1goofcmaaxnokLa Turquie soutient la coalition comme la corde soutient le pendu. Elle a laissé transiter sur son territoire, en toute connaissance de cause, les recrues de Daesh. Le gouvernement islamo-conservateur d'Erdogan veut éviter à tout prix, un Kurdistan indépendant tout en voulant défaire Assad de son pouvoir en Syrie. C'est sa priorité avant de combattre l'État islamique. 

    La proposition d'une zone tampon contrôlée par l'armée turque à l'intérieur du territoire syrien va dans ce sens de même que la fermeture de sa frontière au PKK pour qu'il ne puisse aider l'YPG à Kobané. 

    La guerre civile syrienne continuera donc de se dégrader tant que certains politiciens obtus auront une perception bornée de ce grave problème.

    Le Kurdistan irakien affirme avoir fourni de l'aide à Kobane. Le président Hollande demande à la Turquie d'ouvrir sa frontière pour laisser passer ceux qui veulent aider Kobane. Les YPG de Kobane font parti de la coalition et ils sont en communication directe avec elle. Ce sont eux qui indiquent à l'aviation militaire où bombarder. Les bombardements font mal à l'EI. Même si celle-ci a envahi la moitié de la ville.

    D'après News Week, Tout le monde est bénévole dans Kobane, afin de maintenir la résistance contre ISIS. Médecins et infirmières travaillent gratuitement dans les hôpitaux de fortune. Les commerçants ont vidé leurs magasins d'aliments, boissons et autres accessoires afin de les distribuer gratuitement aux combattants. Tout le monde appartient à une grande famille. Les combats de rue font rage non-stop.

     

  • Turquie bombarde le PKK

    La Turquie a bombardé le PKK dans le sud de la Turquie. 

    Les rivalités qui opposent depuis plusieurs jours les Kurdes et Ankara sont montées d’un cran en ce début de semaine. Les forces de sécurité ont déclaré intervenir à la suite de trois jours d’attaques menées par des combattants du PKK contre un poste de police dans le village de Daglica, dans le sud-est du pays. 


    En plus de ne pas attaquer l'État islamique à Kobane et de ne pas fournir ses bases militaires aériennes aux Américains pour bombarder l'EI, en plus de bloquer la frontière pour que le PKK ne puisse aider le YPG à Kobane, je crois que nous pourrions dire que la Turquie aide directement Daech.  

  • Les mesures d'EI pour échapper aux frappes de la coalition

    D'Après info-Palestine, l'EI possède dans ses rangs plusieurs commandants militaires qui sont des vétérans de la guerre Irak-Iran et des premières et secondes guerres du Golfe.

    En s’appuyant sur des chefs militaires de grande expérience, l'EI a augmenté son efficacité en matière de guerre au sol. Peu après juin 2014, Daech est passé à des tactiques militaires plus élaborées basées sur la division du champ de bataille en plusieurs fronts, chacun couvert par 300 à 350 combattants. 

    L’organisation utilise la tactique d’attaquer à certains moments, puis de reculer à d’autres, pour préserver la vie de ses soldats. Elle attaque à nouveau le même endroit lorsque passer à l’offensive devient avantageux. 

    Depuis que la coalition bombarde, le matériel lourd a été transféré vers les déserts de Baaj et de Rabia. Les combattants ont reçu l’ordre de ne plus se déplacer en convois, de ne plus se réunir dans les mosquées, les écoles ou les camps militaires. Les bataillons ont été divisés en brigades, chacune de 50 combattants, qui se déplacent par groupes de dix. Le commandement des batailles sur les fronts a été transféré à des commandants de second rang et le haut commandement s’est mis hors d’atteinte. 

    Les fonds saisis dans les banques ont été répartis. Ils sont estimés à plus d’un milliard de dollars. L'État islamique a fait passer en contrebande des centaines de millions dans des comptes bancaires d'Europe, en Malaisie, et dans des pays du Golfe, pour les investir dans des projets profitables, tout cela pour financer l’organisation au cas où elle perdrait ses champs de pétrole et de gaz.

    Les djihadistes ont cessé de se servir des téléphones portables, d’Internet et du GPS. Les membres d’ISIS, ont abandonné leurs quartiers généraux puis creusé des tranchées dans les cours des résidences abandonnées pour s’y cacher pendant les frappes aériennes.