Grèce

Les conséquences de l'entente entre l’Union Européenne et la Grèce

 

(Vous trouverez mes commentaires entre parenthèses)

L'entente : 

- Une garantie de l’indépendance de l’agence statistique du pays (elle sera indépendante de l’État mais sera-t-elle vraiment indépendante des financiers?)

- Réforme de la taxe de vente et de l’assiette fiscale (augmentation des taxes et des impôts donc des revenus de l’État)

- Réforme du régime de prestations à la retraite (retraite retardée, diminution des prestations donc diminution des dépenses de l’État)

- Réforme du système de justice civile avant le 22 juillet pour le rendre plus efficace (pas certain) et économique (diminution des dépenses de l’État mais probablement du service également)

- Réforme du marché intérieur pour permettre, par exemple, d’ouvrir les commerces le dimanche, de prolonger les périodes de soldes, de modifier le marché du lait et de la boulangerie (ce qui pourrait augmenter les affaires et les revenus de l’État par les taxes et impôts)

- Réforme du marché du travail, notamment des négociations collectives, des actions syndicales et de la réglementation du licenciement collectif (moins de pouvoir aux syndicats et aux travailleurs donc : bas salaires = moins d’impôts et de taxes, moins de revenus pour l’État, à moyen et long terme)

- La création d’un fonds – basé en Grèce – chargé de privatiser les actifs grecs pour générer 50 milliards d’euros (très grande augmentation des revenus à très court terme dans le but de rembourser les financiers au plus vite sans se soucier du bon fonctionnement de l’économie à long terme)

- La privatisation du réseau de transport d’électricité, à moins d’une solution de rechange également efficace (très grande augmentation des revenus de l’État à court terme mais diminution des revenus de l’État à moyen et long terme)

- La privatisation du réseau de transport public (même constatation que pour l’électricité, en plus on peut prévoir une baisse du service puisque les lignes déficitaires ne seront pas tolérées)

-L’élimination des prêts à trop faible rendement et le resserrement de la gouvernance des banques

- La réduction des coûts de la fonction publique (baisse d’emploi donc baisse des dépenses mais aussi baisse des revenus pour ce qui est des taxes et impôts puisque les gens qui perdent leurs emplois dépensent moins)

- Le retour des trois institutions superviseures des réformes, soit la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international et la Commission européenne: le gouvernement doit consulter ces institutions avant de soumettre au Parlement ou à la Population tout projet de loi lié à l’entente. (Très grande perte d’autonomie du gouvernement grec donc de la Démocratie)

- Des lois assurant des coupes «quasi automatiques» si le gouvernement n’atteint pas les objectifs fixés en matière d’excès budgétaires

(Et la Démocratie dans tout ça? L’Union Européenne n’a pas été du tout impressionnée par le Référendum! Les financiers veulent être remboursés et faire de l’argent avec les taux d’intérêt le plus tôt possible sans se soucier du bon fonctionnement de la société grecque.)

Source : Métro, Le Monde,

M. Varoufakis, un vent de fraicheur

 

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Conférence de presse de M. Varoufakis, le soir du résultat du référendum. Remarquez que le ministre des finances est en T-Shirt.                         Un vent de fraicheur.

 

M. Yanis Varoufakis, économiste et ministre des finances de la Grèce, très populaire à l’intérieur de son pays, serait le député de Syrisa qui a remporté la plus grande majorité.

Lundi matin le 6 juillet, sur son blogue, il écrivait :

 « Peu de temps après l’annonce des résultats du référendum, on m’a informé d’une certaine préférence de plusieurs membres de l’Euro-groupe et de « partenaires associés » (…) voulant mon « absence » des réunions; une idée que le premier ministre [Alexis Tsipras] a jugé potentiellement utile à l’obtention d’un accord. Pour cette raison, je quitte le ministère des finances aujourd’hui. »

Cet économiste de 54 ans, réputé sérieux, cosmopolite, s’est-il mis à dos, tous ses pairs de l’Euro-groupe? Le message est clair : les créanciers auraient demandé et obtenu sa tête.

En 2010, M. Varoufakis publie « Modeste Proposition pour résoudre la crise de la zone euro », avec des ajouts de l’économiste James K. Galbraith (sommité en économie mondiale). En 2014, il propose de relancer l’investissement en Europe par l’intermédiaire de la Banque européenne d’investissement, une idée qui a fait son chemin et est, en partie, reprise par l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

« Peu de ministres des finances sont aussi doués en économie que lui », estime le Prix Nobel, Joseph Stiglitz. « Personne n’a travaillé comme Varoufakis pour résoudre la crise en Europe » ajoute M. Galbraith.

Depuis fin janvier, le style nonchalant de M. Varoufakis, crâne rasé, sac à dos, col de chemise ouvert, motocycliste et adepte de la musique rock, détonne à Bruxelles. C’est surtout son attitude qui exaspère, jugée arrogante et déplacée. « Un donneur de leçons insupportable ».

Images 2M. Varoufakis refusait de jouer le jeu. « Que pouvais-je faire d’autre que faire la leçon? »,  « Il fallait bien que je marque mon désaccord avec la façon dont l’Europe a géré la crise. Devrais-je jouer au lobotomisé parce que l’on ne veut pas m’entendre? » Il voulait commencer très vite une discussion sur une restructuration de la dette du pays. « Mon homologue allemand Wolfgang Schäuble n’a jamais accepté de parler de ce sujet. »

« Il a choqué, déplu par sa franchise et son opiniâtreté à dire que la voie du tout-austérité était une impasse. Et pourtant, il a raison! Regardez ce qui se passe aux États-Unis : ils ont retrouvé 10 points de PIB depuis la crise financière de 2008, pendant que l‘Europe stagne. Quelle suffisance et dogmatisme de la part des Européens de ne pas avoir voulu l’entendre. » Dixit : James K. Galbraith.

M. Varoufakis est fortement reconnu en tant que « théoricien » de la crise grecque. Il plaide pour une rupture radicale avec la politique d’austérité menée depuis cinq ans en Europe.

Depuis des années, il décrypte, de conférences en plateaux de télévision, les erreurs commises en Grèce par la « troïka », l’ancien nom des créanciers. Conseiller, entre 2004 et 2006, de l’ex-premier ministre socialiste Georges Papandréou, il critique dès le début, la réponse européenne à la crise financière, qui a consisté à endetter la Grèce au-delà du raisonnable.

Il a apporté un vent de fraicheur tellement agréable dans ce milieu hautain et tellement loin de la réalité.

 

Merci M. Varoufakis et à la prochaine!


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La Grèce dit non

 

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La Grèce a dit « NON » aux oligarques européens. « En Europe, il n’y a ni propriétaires, ni invités », comme l’a si bien dit le premier ministre grec.

D’après moi, la Grèce ne sortira pas de l’Union, ni de l’Euro. Pas plus que l’Europe n’en demandera sa sortie. Si la Grèce sort, le suivant sera le Portugal, puis un autre, puis un autre... Le coût de sortie de la Grèce serait donc trop élevé pour l'Union! Ne pas oublier que l’Union européenne est ce qui permet à l’Europe de rester compétitive économiquement face à la Chine, les États-Unis et la Russie. L'Euro rivalise avec le dollar américain. C’est aussi ce qui permet de vivre sans guerre européenne et assure également la démocratie à l'intérieur de ses frontières. 

L’Union et la Grèce sont condamnées à s’entendre. Ce qu’ils vont faire avec quelques grincements de dents, naturellement. La Grèce vient d’obtenir une force de négociation.

Il reste que la vraie prouesse a été de réaliser un référendum en dix jours sans que personne ne dise que le référendum a été mal fait.

La démocratie vient d’évoluer. Dorénavant, il faudra que ce genre d’entente soit validée par le peuple et c’est normal! La Grèce n'a pas dit non à l'Europe, ni à l'euro, mais NON à l'austérité.

L'Europe attend une nouvelle propositon de la part de la Grèce...

 

Grece

Grèce : Prolongation de l'aide financière de 4 mois

Tsipras tuesdayLe premier ministre, Alexis Tsipras vient de conclure avec le reste de la zone euro, un accord sur la prolongation de l’aide financière de quatre mois, afin d’éviter la cessation de paiement à brève échéance et un abandon forcé de l’euro.

Les privatisations déjà réalisées ne seront pas remises en question. Le gouvernement respecte celles qui sont déjà lancées. Par contre, celles qui sont prévues doivent être réexaminées. L’objectif sera de maximiser les bénéfices à long terme pour l'État.

L’accent sera mis sur l'efficacité de la collecte de l’impôt qui laisse jusqu'ici largement à désirer. Le code fiscal sera modernisé. L’indépendance de l'administration des impôts renforcée, ses moyens élargis.

Le gouvernement prévoit également un dispositif de lutte contre la contrebande d'essence et de cigarettes, un renforcement de la lutte contre la corruption et la mise en place d'un système permettant le paiement rapide des arriérés fiscaux et de contributions à la sécurité sociale. 

Le gouvernement s'engage aussi à stabiliser la masse salariale de la fonction publique. Le nombre de ministères passera de 16 à 10.

Les Grecs travailleront plus longtemps et Athènes n'entend pas renoncer à améliorer l'accès à la nourriture et au logement pour les plus démunis.

Sources : Journal de Montréal, CANOE.CA, L’Express.

Les Grecs disent : non à l'austérité de l'Europe

Syrisas

Syriza, le parti de gauche radicale anti-austérité, emporte les élections avec plus de huit points sur le parti de droite au pouvoir, selon le sondage sortie des urnes. L'écart va ainsi de 8,5 à 16,5 points, bien au-delà des derniers sondages.

Syriza obtiendrait ainsi entre 146 et 158 sièges au Parlement, 151 marquant la majorité absolue.  Le parti d'Alexis Tsipras obtiendrait entre 35,5% et 39,5%, tandis que Nouvelle Démocratie du Premier ministre Antonis Samaras est crédité de 23 à 27%.

Si les sondages se confirment, Alexis Tsipras, 40 ans, deviendra le plus jeune Premier ministre du pays depuis 150 ans. Le coeur du programme de Syriza est de mettre «un terme à l'austérité» et de renégocier la dette immense du pays, à 175% du PIB.

Le porte-parole de la gauche radicale grecque Syriza, Panos Skourletis estime que le résultat des législatives «semble être une victoire historique» pour son parti et un «message pour l’Europe et apporte un soulagement». 

Sources: L'Essentiel, France Inter, Midi libre.

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