Égypte

État islamique : aujourd'hui

Syrie - Selon la chaîne de télévision panarabe al-Mayadeen, à el-Qalamoun, au nord de Damas, l'armée syrienne a pris d'assaut les positions d'al-Nosra.

Libye - La ville de Derna est la première enclave de l'État islamique hors d’Irak et de Syrie. Ils y ont une mosquée, un tribunal islamique, une police... La ville est connue pour avoir été un foyer insurrectionnel d’islamistes hostiles au pouvoir de Mouammar Kadhafi. 

Maroc - Arrestation de  6 militaires marocains pour appartenance à l'État islamique. 

Égypte - Deux policiers et trois soldats ont été tués par balle jeudi dans deux attaques différentes, dans le nord du Sinaï.

Les forces anti État islamique semblent avoir le vent dans les voiles

Irak

Les Américains ont décidé de mettre principalement l'emphase sur l'Irak, là où ils ont la meilleure possibilité d'obtenir des gains. 23 raids aériens ont été effectués depuis lundi. Des conseillers  militaires américains ont pour la première fois été déployés dans la province d'Al-Anbar, signe tangible de la “nouvelle phase” annoncée par les Etats-Unis dans leur lutte contre l'État islamique. Leur déploiement est maintenant à hauteur de 3 000 conseillers. 

Selon le site internet du chef du gouvernement irakien, 26 officiers de l'armée irakienne ont été limogés et 10 autres mis à la retraite pendant que 18 nouveaux commandants ont été nommés. La télévision officielle irakienne annonce la reprise de Beiji, à 250 kilomètres au nord de Bagdad. La porte est donc ouverte pour reprendre également la ville voisine de Tikrit.  

La rumeur, qui entoure le sort du chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, depuis les raids de la coalition qui ont visé la semaine dernière "un convoi de dix véhicules qui transportaient peut-être des chefs de guerre" selon le Pentagone, s'épuise.

Syrie

Kobané : « Les YPG ont mené une attaque durant la nuit (leur spécialité), sur la route Halanj-Kobané au sud-est de la ville et coupé ainsi cette voie d’approvisionnement de l’EI », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. L'YPG avait déjà repris le sud de la ville.

Alep : Les rebelles que l'on dit modérés, islamistes comme séculaires, y sont désormais coincés entre le régime de Bachar Al-Assad qui avance d'un côté, et l'État islamique de l'autre. Une seule route leur est encore accessible pour se ravitailler ou se ressourcer en Turquie.

Liban

PowerNous assistons à une  surenchère sur les livraisons d’armes à fournir à l’armée libanaise par l’Iran et l’Arabie Saoudite. L'accord signé en début de semaine entre le mouvement Amal et le Hezbollah, sous l'égide de la Syrie et de l'Iran, aide à la stabilité du pays. 

Des Power rangers du Hezbollah sont apparus dans le paysage libanais. Il s'agirait d'une nouvelle entité d'élite de ce mouvement.

Jordanie

Des responsables de sécurité jordaniens évaluent à 1.300 le nombre de salafistes ayant rejoint les mouvements djihadistes depuis les bombardements américains en Irak et en Syrie. Le courant djihadiste jordanien est généralement estimé à 4.000 membres.

Égypte

Une bombe a explosé à une centaine de mètres d'un palais présidentiel du Caire, une autre dans un wagon de train et une troisième dans un wagon de métro. Les attaques, d'abord cantonnées au nord du Sinaï, ont rapidement gagné la capitale égyptienne. Des assaillants à bord de plusieurs embarcations ont attaqué un navire de la marine militaire égyptienne en Méditerranée. Le navire a pris feu et quatre des embarcations utilisées par les agresseurs ont été détruites. 

Europe

Allemagne : Huit personnes de nationalité allemande, sont soupçonnées d'avoir participé à une série de cambriolages et d'avoir utilisé leurs butins pour financer l'envoi de nouveaux combattants volontaires vers la Syrie.

Suisse : Une cellule de recrutement pour l'État islamique a été démantelée.

 

 

 

Analyse de l’élection présidentielle égyptienne

Abdel fattah al sissi a droite avec le prince al walid ben talal premiere fortune d arabie saoudite

Abdel Fattah Al-Sissi (à droite) avec le prince Al-Walid Ben Talal, première fortune d’Arabie saoudite.

L'ex-maréchal de l'armée Abdel Fattah al-Sissi a remporté comme prévu, une victoire écrasante à la présidentielle d’Égypte, avec 93% des voix. Le roi d’Arabie Saoudite et M. Poutine l’ont félicité. Ceci, 11 mois après avoir destitué l'islamiste Mohamed Morsi par un coup d'état militaire et éliminé par la répression, toute opposition religieuse ou laïque.

Quelles sont ses priorités? Lutter contre l'insurrection islamiste et relancer l'économie par le tourisme pour promouvoir l'arrivée de nouveaux investisseurs. Il insiste aussi sur la nécessité de l’austérité. Il demande à la population de se préparer à des sacrifices. Ceci, dans un pays de 85 millions d'habitants dont une grande partie connaît la pauvreté, sentez-vous l’odeur d’une autre rébellion?

Son unique adversaire, Hamdeen Sabbahi, une vieille figure de la gauche et considéré souvent comme un faire-valoir, n'a obtenu que 4% des votes, 3% ayant été rejetés.

Mais lorsque l’on regarde le taux de participation, que les autorités ont voulu augmenter, en ajoutant un troisième jour de scrutin, au dernier moment. Il s'établirait à 47% selon le gouvernement, 44% selon des sources judiciaires. L’Observatoire arabe pour les droits et les libertés, lui, le situe seulement à 12. On peut en conclure, le manque d'enthousiasme des Égyptiens pour ce vote. Lors de l'élection de 2012 remporté par Mohamed Morsi, la participation était un peu plus haute, soit à 52.

M. Sissi, qui réclamait un vote populaire massif en sa faveur, avait espéré 40 millions des voix, sur les 54 millions possible. Il a finalement obtenu 21 millions, malgré une propagande médiatique extraordinaire, en sa faveur.

Le maréchal empoche près du double des voix qu'avait alors recueillies M. Morsi (13,2 millions). Toutefois, l’élection de 2012 était un véritable scrutin, les Frères musulmans n’y étant pas interdits.

L'organisation Human Rights Watch estime que la répression qui a suivi la déposition de M. Morsi n'a pas créé le climat nécessaire au bon déroulement du scrutin. Les interpellations massives de milliers d'opposants, qu'ils soient islamistes ou non, ont verrouillé la scène politique et ôté tout sens à ses élections. 

Les pro-Morsi ont été les premières victimes de l'implacable répression des autorités installées par M. Sissi qui a fait plus de 1400 morts, quelques 15 000 arrestations et des centaines de condamnations à mort.

M. Sissi se retrouve donc dans une situation beaucoup moins favorable que prévue, pour mener à bien ce qu’attendent ouvertement de lui, les possédants et une partie des classes moyennes urbaines ou rurales, désireuses d’un retour à l’ordre.

Le pays s’est enfoncé dans une crise profonde. Les Frères musulmans  et leurs partisans continuent de manifester presque chaque jour dans les rues et sur les campus universitaires. Sans compter les mouvements terroristes qui font fuir les touristes.

L’économie est à genoux. Le calme n’est pas revenu. L’Égypte ressemble à un volcan dormant. On sait qu’une autre éruption est éminente. On ne sait pas quand. Mais  on se doute que c’est pour relativement bientôt.

 Egypte

 

Égypte : Élection, répression, corruption

L'Union Européenne ne déploiera pas d’observateurs pour le scrutin présidentiel des 26 et 27 mai, n’ayant obtenu aucune garantie pour le bon déroulement de leur tâche.

Al sissi

Le candidat à la présidentielle M. al-Sissi a obtenu 94,5 % des voix, lors des élections organisées pour les Égyptiens à l'étranger. Son unique concurrent, le leader de gauche Hamdeen Sabbahi, a réussi 5,5%.

La répression contre les frères musulmans continue de plus bel, au moins 15 000 prisonniers et 1400 morts.

M moubarak

Avec ses fils Alaa et Gamal, M. Moubarak a été condamné  pour s’être emparé de sommes destinées aux palais présidentiels, Ses deux fils ont écopés de quatre ans de prison et lui de trois. Tous payeront une amende de trois millions de dollars et devront rembourser les sommes détournées, estimées à 17,5 millions de dollars. 

Répression en Égypte

L’ONU, la maison blanche, Londres, Paris dénoncent, les condamnations à mort de près de 700 partisans des Frères Musulmans. L’ambassade égyptienne à Washington explique que la justice égyptienne est indépendante et que ces condamnations sont susceptibles d'être interjetées en appel.

 

Le juge, qui avait déjà prononcé 529 peines capitales le 24 mars, en a commué, 492 en prison à vie. Les 683 condamnations à mort, comme les 37 restantes du précédent procès, devraient être annulées en appel pour la grande majorité, tant les droits les plus élémentaires de la défense ont été bafoués.

 

Une large partie de la population de même que les médias, applaudissent la répression contre les islamistes. Plus de 1 400 manifestants pro-Morsi ont été tués en dix mois et plus de 15 000 de ses partisans sont emprisonnés. La répression est devenue pire que sous le régime d’Hosni Moubarak.

Un tribunal du Caire a interdit le Mouvement du 6-Avril, un groupe laïc de gauche, fer de lance de la révolte populaire, qui en dix-huit jours dans la lignée des printemps arabes, chassa du pouvoir M. Moubarak, début 2011. Le groupe manifeste depuis plusieurs mois contre le régime. Ce qui lui a valu cette répression.

Condamné à mort lundi pour avoir incité aux violences, M. Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans,  est également jugé au Caire dans plusieurs autres procès pour lesquels il encourt la peine capitale, tout comme M. Morsi. La quasi-totalité des leaders des Frères musulmans ont été arrêtés. La confrérie a été décrétée terroriste par le gouvernement qui la rend responsable d'une vague d'attentats.

Pendant ce temps, la chef de la diplomatie européenne Mme Catherine Ashton finalise un accord, à propos de la mission d'observation électorale pour les prochaines élections présidentielles.

Deux seuls candidats aux élections présidentielles

Les Frères musulmans, qui ont remporté toutes les élections en Égypte depuis la révolution qui a chassé M. Hosni Moubarak du pouvoir en 2011, subissent une très violente répression depuis que le président islamiste M. Mohamed Morsi a été destitué par l'armée en juillet 2013.

Aux élections des 26 et 27 mai, il n’y aura que deux seuls candidats dont l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi qui jouit d'une immense popularité auprès de l'opinion publique, largement hostile aux islamistes, mais qui est en même temps la bête noire des pro-Morsi.

Le leader de gauche Hamdeen Sabbahi sera l’autre candidat. Un question se pose, est-il un faire-valoir du président Sissi ? Aucun autre candidat n'ayant déposé son dossier à la fermeture du dépôt des candidatures. Le scrutin se jouant qu'entre deux candidats, il n'y aura qu'un tour. 

Pendant ce temps, l'assistance militaire des États-Unis apportée  à l’Égypte, s'élève à  1,5 milliards de dollars par an. Cette aide est destinée notamment au renfoncement de la protection des frontières et à la sécurité dans la péninsule du Sinaï, ainsi qu'à soutenir la lutte contre le terrorisme. 10 hélicoptères apaches seront livrés incessamment.

 

Élection présidentielle en Égypte

L'Union européenne supervisera l'élection présidentielle prévue pour les 26 et 27 mai. La campagne officielle doit s'ouvrir le 3 mai.

Un tribunal égyptien a interdit aux membres des Frères musulmans, de se présenter aux élections. Les islamistes sont implacablement réprimés 1.400 morts, plus de 15.000 arrestations et des centaines de condamnations à mort expéditives.

Cette fermeté a valu au président M. Sissi une popularité sans égale auprès d’une catégorie d’électeurs largement hostiles aux pro-Morsi. Il est, de loin, le grand favori du scrutin. La pré-campagne est nettement en sa faveur. Son portrait s'étale dans toute l'Égypte Abdel Fattah al-Sissi est partout.  À la télévision, les talk-shows ne parlent que de la "campagne peu classique" promise par celui qui, alors chef de la toute-puissante armée, a destitué en juillet le premier président élu démocratiquement, l'islamiste Mohamed Morsi.

Par contre, les partisans du leader de gauche Hamdeen Sabbahi peinent à se faire entendre. Chaque fois qu’ils veulent  tenir un meeting, ils trouvent les lieux réservés, déjà occupés par les supporters de M. Sissi, à grands renforts de banderoles et de haut-parleurs. Des policiers anti-émeutes bottés et casqués interviennent, et les partisans de Hamdeen Sabbahi doivent abandonner les lieux. Ceci est révélateur de l'espace très réduit laissé à cet opposant de longue date, déjà sous les présidences de messieurs Sadate et Moubarak.

 

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