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Analyse politique sur différents pays

  • Guerre du Haut-Karabakh : trois gagnants et un perdant

    Les unités de maintien de la paix russes affirment que le cessez-le-feu est respecté tout le long de la ligne de front. Des unités russes sont entrées dans la capitale du Haut-Karabakh. En plus des 2 000 soldats et des 90 blindés, 380 véhicules motorisés, des hélicoptères, des drones de reconnaissance, ainsi que de l'équipement électronique spécialisé sont utilisés, de même que des chars de combat. Ces derniers ne sont déployés que du côté arménien de la frontière

    https://youtu.be/EJDWgFtcwQI

    Les forces arméniennes quittent les territoires repassant sous contrôle de l'Azerbaïdjan, soit sept districts et une petite partie du Haut-Karabakh. La république autoproclamée, amoindrie et affaiblie, survivra sous la protection des soldats russes. L'armée russe protègera tout particulièrement le corridor de Latchin, seule voie d'approvisionnement reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie. 

    L'Azerbaïdjan apparaît comme le grand vainqueur. Il a déjà mis en place des unités de police sur les territoires qu'il a conquis. Pour certains, l'Azerbaïdjan a bénéficié de l'aval tacite de Vladimir Poutine. Pour le président russe, laisser cette guerre suivre son cours était un moyen de se débarrasser du premier ministre arménien M. Pachinian. du Parti Libéral pro-européen. Il a été élu en 2018 par une écrasante majorité. 

    En plus de l'Azerbaïdjan et du président russe, l'autre gagnant semble être Recep Tayyip Erdogan. La Turquie, grand soutien de l'Azerbaïdjan, en sort renforcé et contrôlera avec la Russie l'application du cessez-le-feu en Azerbaïdjan. La guerre a profité à tous les partis, à l'exception de l'Arménie. La Russie reprend le contrôle de l'Arménie et remet le pied au Haut-Karabakh. La Turquie renforce ses liens avec l'Azerbaïdjan. Et l'Azerbaïdjan récupère des territoires occupés depuis trente ans par l'Arménie.

    En plus, la défaite déchire les Arméniens. Le président du pays issu du Parti Républicain (pro-russe) affirme : "Lorsque nous étions censés nous rendre à Yehnikner avec nos unités d'élite et nos forces spéciales, nos unités ont refusé de s'y rendre." Une crise politique se développe. Faute de quorum, l'opposition pro-russe n'a pas été en mesure de destituer le Premier ministre pro-européen, qui d'ailleurs se cache toujours. Les forces de sécurité pro-européennes arrêtent les manifestants et les dirigeants de l'opposition pro-russe exigeant la démission du gouvernement.

    Plusieurs monastères de l’église apostolique arménienne dont le monastère millénaire de Dadivank sont en péril, vu que les forces azéries vont en reprendre le contrôle. Selon les termes de l'accord, Erevan (capitale de l'Arménie) ne conserve que 20% du plateau du Haut-Karabakh et doit restituer tous les autres districts qu’elle occupe encore. De plus, Bakou (capitale de l'Azerbaïdjan) conserve les territoires acquis durant l'offensive. Des diplomates français et américains sont attendus à Moscou pour discuter de la situation.  

    https://youtu.be/00-ftdZDuqA

    Sources : 

    France 24 : Haut-Karabakh : "Vladimir Poutine reprend le contrôle de l'Arménie", 11/11/20

    Al Masdar news : L'armée russe entre dans la capitale du Karabakh et commence officiellement sa mission, 12/11/20

    South Front : Les troupes russes ont pris le contrôle du corridor de Latchin et de d'autres zones clés du Haut-Karabakh, 12/11/20    

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  • La paix russe au Haut-Karabakh

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    Les Russes arrivent au Haut-Karabakh (Photo: Service de presse du ministère russe de la Défense via Associated Press)

    Il était impossible pour l'Arménie de reprendre l'initiative des combats, l'Azerbaïdjan étant plus fort que l'Arménie du point de vue militaire. Le Premier ministre arménien se dit personnellement responsable de la catastrophe. Il estime que si l'Arménie avait restitué les cinq régions des environs du Haut-Karabakh à l'Azerbaïdjan il y a un an, la situation aurait été meilleure qu'elle ne l'est présentement, mais personne en Arménie n'avait vu cette option comme correcte. Du moins, il y en avait très peu. Les Arméniens considéraient que ces cinq régions étaient une «ceinture de sécurité» pour le Karabakh. Avec la reddition arménienne des districts azerbaïdjanais et la prise de Choucha par l'Azerbaïdjan, ce dernier a atteint la plupart de ses objectifs et lui non plus n'est pas du tout intéressé par une escalade de la guerre.   

    À l'heure actuelle, vingt avions de transport militaire Il-76 avec 400 militaires russes et véhicules blindés de transport de troupes sont arrivés au Haut-Karabakh et se dirigent vers les zones de conflit. En tout, 2 000 soldats et 90 véhicules seront déployés. Pour certains, le Haut-Karabakh y compris le couloir de Latchin sont devenus une zone d'influence russe. Le couloir de communication entre l'Azerbaïdjan et sa République autonome du Nakhitchevan à travers le sud de l'Arménie sera aussi sous surveillance russe. 

    Le Président azerbaïdjanais a toutefois déclaré que non seulement des soldats de la paix russes, mais aussi turcs seraient déployés au Haut-Karabakh. Les présidents russe et turc se sont entretenus par téléphone. Le président Erdogan a déclaré qu'on était sur la voie d'un règlement permanent au Haut-Karabakh et que la Turquie et la Russie mèneront des activités d'observation et de surveillance du cessez-le-feu, en utilisant un centre commun qui sera créé dans une région déterminée par l'Azerbaïdjan, dans un territoire libéré de l'occupation arménienne. Il a également souligné l'importance du retour des Azerbaïdjanais, qui ont été contraints de quitter le Karabakh en raison de l'invasion arménienne de 1990 et d'ouvrir un couloir entre l'Azerbaïdjan et la République autonome de Nakhitchevan. 

    Toutefois, la Russie affirme que l'envoi de soldats de la paix turcs au Karabakh n'a fait l'objet d'aucun accord avec personne. Il s'agit d'un accord tripartite entre la Russie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Les États-Unis et la France n'ont pas participé à l'accord, non plus. Le centre d’observation russo-turc sera basé en fait sur le territoire de l’Azerbaïdjan et n’a rien à voir avec les forces de maintien de la paix qui seront déployées au Haut-Karabakh, assure Moscou.

    Sources :

    Le Devoir : Haut-Karabakh : la Russie déploie ses forces de maintien de la paix, 11/11/20 

    Al Masdar News : Le Premier ministre arménien regrette de ne pas avoir cédé 5 régions à l'Azerbaïdjan, l'année dernière, 11/11/20 

    Al Masdar News : Plus de 400 soldats russes sont arrivés en Arménie, 11/11/20

    Al Masdar News : La Turquie surveillera conjointement l'accord du Karabakh avec la Russie, 11/11/20

    South Front : Le gouvernement arménien pro-occidental a perdu le Haut-Karabakh, mais la Russie l'a gagné, 10/11/20

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  • Haut-Karabakh, fin de la guerre !

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    L'Azerbaïdjan a le soutien de la Turquie. Elle a envoyé des mercenaires pro-turcs de Syrie se battre pour son allié. L'Iran et la Russie quant à eux, ne sont pas du tout intéressés par la poursuite de la déstabilisation de la région. Les Turcs et les Azerbaïdjanais le comprennent très bien ; aussi leur objectif est seulement d'accomplir autant d'avancées militaires que possible.
    L'Iran et la Russie ont une vision commune des lignes rouges à ne pas franchir. La prise de Choucha, la prise de la frontière entre le Haut-Karabakh et l'Iran par les forces azerbaïdjanaises, la menace imminente d'un assaut contre Stepanakert qui provoquerait une catastrophe humanitaire irresponsable. Voilà, Stepanakert est la ligne rouge à ne pas franchir.
    Moscou et Téhéran se préparaient à lancer un ultimatum à l'Azerbaïdjan dans les heures à venir. Raison pour laquelle l'Iran a concentré d’importantes forces de frappe le long de sa frontière, beaucoup plus que nécessaire. À son tour, la Russie a considérablement renforcé ses capacités militaires en Arménie, mais sans en faire la promotion médiatique, contrairement à l’Iran.
    Puis, une surprise est arrivée le 9 novembre. Un hélicoptère Mi-24 de l'armée russe a été abattu par erreur par l'Azerbaïdjan au-dessus de l'Arménie. L’armée azerbaïdjanaise a avoué avoir fait une erreur et a tout de suite envoyé ses condoléances, s'est abondamment excusée, tout en étant prête à payer une compensation. Le Mi-24 fournissait une couverture à un convoi militaire russe se dirigeant vers la frontière entre le Haut-Karabakh et l’Arménie.
    Quelques heures plus tard, des informations sont apparues sur la signature d'un accord de cessez-le-feu. Cela indique que la position russo-iranienne était déjà convenue et que l'incident a servi de déclencheur.
    Dans la nuit de lundi à mardi, le président de l'Azerbaïdjan, le premier ministre de l'Arménie et le président de la Russie ont signé la fin de toutes actions militaires. Les belligérants conservent leurs positions. L'Arménie et l'Azerbaïdjan échangeront tous leurs prisonniers. Les corps des morts seront transférés du champ de bataille. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés contrôlera le retour des personnes déplacées et des réfugiés sur le territoire du Haut-Karabakh. La Russie assurera le contrôle des communications.
    C’est une offre que personne ne peut refuser. On ne touche pas à l’armée russe. D’ailleurs cette fois-ci, c’est elle qui garantit le cessez-le-feu. Elle déploie 2000 soldats et 90 blindés. Des postes d'observation russes sont déjà en train d’être installés le long de la ligne de contact dans le Haut-Karabakh et le long du couloir de Latchin. Possiblement que d’autres forces russes suivront et resteront cinq ans, avec une prolongation automatique d’un autre cinq ans, si les deux capitales belligérantes sont d'accord.
    L'Azerbaïdjan reprend le contrôle de plusieurs districts qui lui échappaient. Par contre, le corridor terrestre reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie est maintenu, de même que l'indépendance du Haut-Karabakh.
    Le président Poutine souhaite que l’accord mène à un règlement durable. Le président azerbaïdjanais se félicite d'une capitulation de l'Arménie. Le premier ministre de l’Arménie indique que sa décision a été incroyablement douloureuse. Il se peut qu'il soit démis de ses fonctions et qu'il soit remplacé.
    Des milliers de manifestants en colère dont des centaines ont pénétré dans les locaux du gouvernement arménien, brisant vitres et bureaux, dont une salle du conseil des ministres.
    Sources :
    TVA Nouvelles : L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé sous l'égide de la Russie un accord de fin des hostilités, 09/11/20
    Le Monde : Haut-Karabakh : Vladimir Poutine confirme un accord de « cessez-le-feu total » entre Arménie et Azerbaïdjan, 10/11/20
    Al Masdar News : L'Azerbaïdjan abat un hélicoptère militaire russe au-dessus de l'Arménie, 10/11/20
    South Front : Ultimatum russo-iranien pour le cessez-le-feu au Haut-Karabakh, 10/11/20

  • En 1942, un espion allemand en Gaspésie

    Werner alfred waldemar von janowski
    Le 9 novembre 1942, un lieutenant de la marine militaire allemande, nommé Janowski, saboteur de formation, accoste en chaloupe à 5 h du matin, à 6 kilomètres de New Carlisle, en Gaspésie. Il vient du sous-marin U-Boot-518. Sa mission était possiblement de faire enquête sur la construction du nouveau bombardier mosquito, déjà en production.
    Cette année-là, les U-Boots sillonnent le fleuve Saint-Laurent et coulent 21 navires militaires ou marchands, en partance des côtes terre-neuviennes pour l’Europe. Les Allemands pensent même éventuellement installer une base navale militaire à Anticosti. L'année suivante ils installent une station météorologique au Labrador, à l'insu des autorités canadiennes.
    Toujours est-il qu'à 6h30 du matin le 9 novembre 1942, Janowski se présente sous le nom de William Brenton à l’hôtel New Carlisle en parlant anglais avec un accent parisien. Il demande une chambre avec bain. Il dégage une forte odeur de mazout et paye en dollars canadiens qui ne sont plus en circulation. Il a des allumettes belges et se dit vendeur torontois de radio.
    Moins de trois heures plus tard, Janowski quitte l'hôtel pour la gare. Dans le doute, le fils du propriétaire de l'hôtel le rejoint et s'assoit à ses côtés, lui offrant une cigarette en attendant le train pour Montréal. Juste avant que le train ne parte, il alerte un agent de la police provinciale, qui se précipite tout de go dans le train et avec la description que lui a fournis le jeune, retrouve Janowski. Il l'Interroge. Lorsque le policier lui demande s'il peut fouiller ses bagages, Janowski répond : « Ça ne sera pas nécessaire. Je suis un officier allemand qui sert son pays comme vous le faites vous-même ». Dans ses effets personnels : un puissant émetteur-radio. La marine et l'aviation militaire canadienne cherchent immédiatement le U-Boot-518, mais sans succès.
    Le Service canadien du renseignement lui donne comme nom de code "Watchdog". Ici, trois thèses s'affrontent : La première est que Janowski coopère, mais fournit peu de renseignements significatifs. Aucun agent allemand n'a été arrêté grâce à lui et aucun U-boot n'a été capturé, malgré son apparente coopération. En moins d'un an, l'opération "Watchdog" est arrêtée et Janowski envoyé dans une prison, le camp 020, en Grande-Bretagne. En fait, sa mission était de se faire arrêté, de faire semblant de fournir des renseignements aux autorités canadiennes et de continuer à espionner pour les autorités allemandes de l'intérieur des services secrets canadiens. Janowski a presque certainement alerté les services secrets allemands de sa capture. Le principale protagoniste de cette thèse, le journaliste canadien Beeby, fonde sa position sur le dossier de l'agent allemand (Watchdog), obtenu du Service canadien du renseignement de sécurité, en vertu de la Loi canadienne sur l'accès à l'information.
    Pour d'autres, il aurait collaboré à l’arrestation de plusieurs espions allemands au Canada, sans les nommer. Il aurait avouer avoir l’intention de se rendre à Montréal pour contacter Adrien Arcand, nazi notoire et chef du Parti National Social Chrétien, mais déjà en prison depuis deux ans. Puis il aurait été envoyé en Angleterre pour assister les services secrets britanniques jusqu’à la fin de la guerre. Il n'a jamais posé de menace sérieuse à la sécurité alliée.
    Ou peut-être qu'il était tout simplement un espion allemand qui s'est fait arrêté. Qu'il a fait accroire qu'il coopérerait et qu'il avait pas grand chose à transmettre.
    Le fait est qu'il a été libéré en 1947, donc très peu de chance qu'il est collaboré véritablement. Janowski n'avait plus de domicile où retourner, car sa ville domiciliaire, comme la majeure partie de la Prusse orientale avait été annexée par la Pologne et sa population expulsée. Il a trouvé du travail comme traducteur pour la marine allemande et est décédé en vacance en Espagne en 1978.
    Sources :
    Patrimoine de la Gaspésie Cyber Magasine : Werner Alfred Waldemar Von Janowski : L’espion de New Carlisle de Sophie Turbide
    University of Toronto Press : Cargo of lies, la véritable histoire d'un agent double nazi au Canada de Dean Debby, évalué par RA Ratcliff (University of California, Berkeley, 1997.
    Photo : Royal Canadian Mounted Police - National Archives of Canada: mug shots of Janowski, C-107138
    RCMP mug shots of Janowski, a Germany spy. He was 38 years old at the time of his capture.

  • Haut-Karabakh, la capitale est évacuée

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    Bataille pour Choucha

    Des images satellites prouvent hors de tout doute raisonnable, que des mercenaires syriens pro-Turc sont largement présents auprès des forces azerbaïdjanaises sur la route Latchin-Choucha, à 12 km de Stepanakert, capitale du Haut-Karabakh. Ils sont au nombre de 2500 et auraient eu 250 morts jusqu’à présent.

    Alors que la tension est à son apogée, l'armée iranienne transfert toujours des renforts à sa frontière pour repousser les ‘terroristes’ syriens pro-Turc, si le besoin s’en fait sentir. L’Ayatollah Khamenei : « Que les terroristes ne s’implantent pas près de nos frontières, car notre action sera radicale, dès que nous sentirons le moindre danger. » L’Iran n’autorisera pas non plus la présence de bases d'espionnage d’Israël près de ses frontières. On sait que l’Azerbaïdjan utilise en plus des drones turcs, des drones israéliens.

    La plus grande bataille de la guerre a présentement lieu à Choucha. L'armée azerbaïdjanaise bloquée à cet endroit depuis le 31 octobre, vient semble-t-il de prendre la ville. L’Azerbaïdjan affirme avoir pris depuis le début de la guerre, 7 villes et plus de 200 villages en déclarant, qu’il n'a aucun objectif en Arménie même.

    Il semblerait que les forces azerbaïdjanaises ont pris plusieurs quartiers de Choucha; mais que l'armée du Haut-Karabakh est toujours impliquée dans de violents échanges de tirs. Selon l’Arménie, la bataille se poursuit de rue en rue. Choucha servira de tremplin pour une offensive sur Stepanakert, déjà ciblée par d'intenses bombardements. Celui qui contrôle Choucha prend automatiquement un ticket pour le contrôle de Stepanakert.

    D’ailleurs, l’ordre a été donné d’évacuer la capitale Stepanakert. Voitures ployant sous le poids des bagages, minibus de personnes âgées avec baluchon, ambulances sirènes hurlantes…Tous fuient vers le nord. La route principale par le corridor de Latchine est fermée par des commandos azerbaïdjanais. L’armée azerbaïdjanaise s’enfonce maintenant dans des montagnes avec forêts denses, là où les troupes arméniennes contrôlent les sommets. Il est donc possible que leurs pertes augmentent.

    En plus de perdre la guerre, l’Arménie est de plus en plus isolée sur le plan diplomatique, presque abandonnée par ses alliés régionaux, l’Iran et la Russie. Elle n’exclut pas un scénario semblable au génocide arménien, un siècle plus tôt.

    Lors d'un entretien téléphonique, les présidents français et russe insistent encore et toujours sur la nécessité de mettre fin aux combats !

    Sources :

    Al Masdar News : Les forces arméniennes déploient des véhicules blindés pour une bataille importante à Choucha, 07/11/20

    Al Masdar News : L'Azerbaïdjan revendique la capture de Choucha, ville stratégique au Karabakh, 08/11/20

    Al Masdar news : Mise à jour : l'Arménie nie les affirmations de l'Azerbaïdjan sur Choucha, la bataille continue, 08/11/20

    RFI : Haut-Karabakh: la population de la capitale Stepanakert évacuée, 08/11/20

    France 24 : La France et la Russie insistent sur "la nécessité de mettre fin aux combats" au Haut-Karabakh, 08/1120

    L’Orient le Jour : Haut-Karabakh : l’Arménie dans une très mauvaise passe, 09/11/20

    Vidéo : France News 24, la population de Stepanakert fuient la ville devant les combats...

  • Québec : L'histoire se répète...

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    Maurice Duplessis
    L'histoire se répète :
    Le 7 novembre 1935 - Maurice Duplessis et Paul Gouin forment l'Union Nationale. Duplessis porté au pouvoir en août 1936 en écartera Gouin. L' Action Libérale Nationale sous la direction de Paul Gouin, des dissidents du Parti Libéral du Québec, forment un nouveau parti avec le Parti Conservateur du Québec, dirigé alors par Maurice Duplessis : l'Union Nationale. Une des citations célèbres de Duplessis : " Le ciel est bleu, l'enfer est rouge!" Duplessis électrifiera les campagnes, créa le drapeau du Québec et l'impôt provincial, entr'autre.L'histoire se répétera le 14 novembre 2011, lorsque François Legault issu du Parti Québécois formera avec le lobbyiste et homme d'affaires Charles Sirois, un nouveau parti issu de dissidents du Parti Québécois et du parti Libéral du Québec. Le nouveau parti se nommera la CAQ (Coalition Avenir Québec). Charles Sirois, moins visible que Legault est toujours présent aux différents congrès du parti. Legault crée la loi sur la laïcité entr'autre. Sa force : il admet parfois ses erreurs.
    Les deux nouveaux partis sont de droite et mettent l'accent sur le nationalisme québécois, sans pour autant prôner l'indépendance.
    George-Étienne Cartier, membre de la milice patriotique des 'Fils de la Liberté' en 1837, a été mêlé à la rébellion de Saint-Denis, seule victoire des Patriotes, où il s'est conduit avec courage. Après la défaite des Patriotes à Saint-Charles, il vit en clandestinité, d'abord à Verchères, puis aux États-Unis jusqu'à la proclamation de l'amnistie.
    Il revient au pays et défendra un fédéralisme décentralisé. Il sera élu député du parti Réformateur à Verchères, puis deviendra député du Parti Conservateur. Cartier prit l'initiative de quelques réformes majeures dans les domaines de l'éducation et de la justice. Il sera en 1867 un des pères de la confédération canadienne. Sa citation la plus célèbre : « Le Canada doit être un pays de liberté et toutes les libertés doivent être protégées par la loi. »

  • Le drone militaire turc 'Bayraktar TB2'

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    Le drone militaire turc 'Bayraktar TB2' qui a été utilisé avec grand succès en Syrie, en Libye et maintenant au Haut-Karabakh, était équipé d’une caméra et d’un système d’acquisition de cibles, produits par 'L3 Harris WESCAM' de l'Ontario. Son moteur était fabriqué par la compagnie autrichienne Rotax, filiale de la compagnie québécoise Bombardier. 'Affaires mondiales Canada' enquête présentement sur l'utilisation de la technologie canadienne dans le conflit au Haut-Karabakh et tant que l’enquête sera en cours, l'exportation de ces deux produits vers la Turquie sera bloquée.
    La société anglo-américaine 'Beringer Aero' fabricant de roues et de freins de haute performance pour l'aviation civile française, cesse lui aussi de fournir ses produits à la Turquie, car ses pièces sont utilisées dans la fabrication du drone militaire turc.
    Par contre, 'Bayraktar TB2' vient d'effectuer un essai de tir réussi en utilisant un nouveau système de ciblage, produit par la compagnie turque ASELSAN. La société turque Roketsan, sous licence de la société allemande TDW, fabrique les têtes de guidage de missiles anti-char air-sol.
    Il dispose d'un système de communication par satellite de la société américaine Viasat, qui a également annoncé la suspension de son produit vers la Turquie. Cependant, ASELSAN a déjà développé un système turc similaire.
    Le récepteur de navigation est américain. La pompe à carburant est britannique. Le planeur en tant que tel est turc, de même que son logiciel et une partie de son électronique.
    Ça représente une bonne image de la production industrielle d'aujourd'hui, que ce soit militaire ou civile. De plus en plus, les produits sont confectionnés avec plusieurs composantes de plusieurs compagnies de plusieurs pays, compagnies appartenant à d'autres compagnies de plusieurs autres pays. Et les ententes de libre-échange sont faits en fonction de ces compagnies multinationales devenues les nouveaux seigneurs de notre monde et non pas en fonction du simple citoyen.
    C'est la mondialisation, qui a quand même la qualité d'amener les citoyens de différentes parties du monde à mieux communiquer entre eux et par le fait même à mieux se comprendre. Ça nous donne aussi accès à l'information qui est véhiculée dans les autres pays, y compris les pays ennemis et à s'apercevoir qu'en fin de comte, l'être humain est partout pareil avec cependant des cultures différentes.
    Sources:
    Radio-Canada : "L’Arménie dit avoir trouvé de la technologie canadienne sur un drone turc", 21/10/20
    Nouvelles d'Arménie magasine : "Le fabricant français d’aéronautique Beringer Aero a cessé de fournir la Turquie qui utilisait ses produits pour les drones contre les Arméniens au Haut-Karabagh" 06/11/20
    Defense World (Inde, États-Unis, Moyen-Orient, Russie, Asie-Pacifique) appartient à Digitalwriters Media Pvt Ltd : "Le drone d'attaque turc Bayratkar devient plus meurtrier avec un nouveau système de ciblage", 06/11/20
    Hauts-Parleur (Ukraine) : L'Ukraine est capable de créer des drones modernes: pourquoi en achetons-nous des turcs?, 28/10/20

  • La Syrie reconstruit et les bombardements reprennent...

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    Avec l'aide de l'Iran, la Syrie reconstruit en ce moment plusieurs chemins de fer détruits par la guerre, entr’autre entre Hama et Alep. L’Iran et la Syrie envisagent de faire passer le volume de leurs transactions de 500 millions de dollars à un milliard en 2021. Un chemin de fer sera construit entre Shalamcheh en Iran, le port de Bossora en Irak et la ville portuaire de Lattaquié en Syrie

    Pendant ce temps dans le gouvernorat d’Idlib, l’armée turque se retire d’un deuxième poste militaire assiégé par l’armée syrienne. Ce qui n’empêche pas les forces soutenues par la Turquie et l’armée syrienne de s’envoyer obus et missiles par la tête, pendant qu'Israël ne bombarde plus. 

    La brigade ‘Sultan Murad’ et la 20e division de l'Armée Syrienne Libre, toutes deux soutenues par la Turquie, s’affrontent dans la ville de Ras Al-Ain.

    Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS), anciennement Al Qaeda, intensifie ses bombardements contre l’armée syrienne et contre les forces soutenues par la Turquie. L'armée de l'air russe et les forces armées syriennes les bombardent en retour. 

    L'État islamique vise l'armée syrienne près de Raqqa et Deir Ezzor, de même que les forces turques et pro-Turc, dans le nord-est du pays. L’aviation militaire russe réplique.

    Sources 

    Al Masdar News : L'armée syrienne et les forces soutenues par la Turquie échangent de puissantes attaques à Idlib, 06/11/20

    Al Masdar News : La Turquie se retire du 2e poste militaire assiégé dans le nord-ouest de la Syrie, 06/11/20

    Al Masdar News :  Turkish-backed forces fight each other over abandoned homes in northeast Syria, 06/11/20

    Al Masdar News : Les djihadistes envisagent de saboter l'accord russo-turc en Syrie, 06/11/20

    South Front : Des terroristes de l’État islamique ont attaqué les troupes syriennes à Raqqa et Deir Ezzor, 0/11/20

    Press TV : Ankara chassé de Hama, convois militaire et économique rétablis, 06/11/20

    Press TV : Le train anti-Israël Chalamcheh-Bassora-Lattaquié, 04/11/20