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Russie

  • 27 janvier 1945, libération d'Auschwitz par l'Armée Rouge

    C41cfc88 3ef3 11ea 82bb 0eda3a42da3cLe 27 janvier 1945 - Les troupes soviétiques libèrent le plus grand camp de concentration et d’extermination du Troisième Reich, le camp d'Auschwitz !

    Où ont été exterminés 1,5 million de prisonniers : Juifs (1 095 000 déportés à Auschwitz, 960 000 décédés), Polonais non juifs (150 000 déportés, 74 000 décédés), Tsiganes (23 000 déportés, 21 000 décédés), prisonniers de guerre soviétiques (15 000 déportés et décédés), 25 000 de d'autres nationalités (Tchèques, Yougoslaves, Français, Allemands, Autrichiens, Belges, Hollandais, 25 000 déportés, 15 000 décédés). Il faut y inclure également des homosexuels.

    Les soldats russes y découvrent moins de dix mille survivants.

    Le commandant Anatoli Chapiro, dont le détachement est arrivé le premier aux portes du camp, raconte : "Dans l’après-midi, nous sommes entrés dans l’enceinte du camp, nous avons emprunté la porte principale portant l’inscription « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre). Il était impossible de pénétrer dans les baraques sans masque respiratoire. Des cadavres gisaient sur des châlits à deux étages. On voyait sortir de temps à autre des couchettes un squelette à demi-vivant, qui jurait qu’il n’était pas juif."

    Sources :

    The Holocaust encyclopedia.

    Perspective Monde : Libération du camp d'Auschwitz.

    Russia Beyond.

  • 18/01/1943, la Russie brise le siège de Leningrad

    140063043 453173532730742 1650054959301967195 nLe 18 janvier 1943 - Les Russes brisent le siège nazi de Leningrad, qui durait depuis 16 mois.

    Les fronts du Volkhov et de Leningrad font jonction, ouvrant un corridor de 10 à 15 km de large, reliant Leningrad au reste de l’Union soviétique. Malgré que le corridor soit soumis à l’artillerie allemande, un intense trafic de camions amène ravitaillement et munitions. Le chemin de fer est mis en réparation.

    Tout a commencé le 22 juin 1941 avec l'opération Barbarossa.

    L'offensive allemande contre l'Union soviétique est lancée, en dépit du pacte de non-agression germano-russe signé en août 1939. 3 attaques : Moscou, Stalingrad et l'opération Nordlicht (aurores boréales) vers Leningrad. Selon les ordres d'Hitler, la ville doit être rasée de la surface de la terre. Elle est attaquée au Nord par les troupes finlandaises et au Sud par les troupes allemandes.

    À la fin du mois d'août 41, la ville est encerclée. Commence un long siège. Elle n'est plus reliée avec le reste de l'Union soviétique. Il est impossible de la ravitailler, mais elle ne capitule pas.

    Entre septembre et novembre 1941, 80% des raids aériens allemands sont réalisés sur Leningrad. Au 31 décembre 1941, 3.295 bombes explosives, 99.717 bombes incendiaires et 30.154 obus d'artillerie ont été lâchés sur la ville.

    Le rationnement est revu à la baisse cinq fois. La population souffre dramatiquement de la faim surtout durant l'hiver 1941-42. Lorsqu'il n'y a plus de viande, les chiens et les chats sont mangés, puis on mange les cadavres humains. La température est glaciale : -38°Celsius. La population brûle tout ce qu'elle peut - déclenchant parfois des incendies.

    En 1942-43, des provisions sont amenées par le lac Ladoga, avec 90 0000 tonnes de combustibles. Lorsque le lac est gelé, le commandement russe prend la décision d'évacuer une grande partie de la population, tout d'abord par camions à travers le lac gelé, puis par bateaux. 951 000 personnes seront évacuées durant l'année 1942, principalement des enfants majoritairement orphelins. On la nomme «la route de la vie». Malgré que la Luftwaffe (armée de l'air allemande) la frappe régulièrement.

    Le 12 janvier 1943 - Après un calme relatif de 2 mois, les Russes lancent l'opération Iskra, connue aussi sous le nom de 2e bataille du lac Ladoga. L'aviation russe attaque les aérodromes, les gares et les centres de communication. 4 500 pièces d'artillerie russes ouvrent le feu sur les 1res lignes allemandes. C’est au tour de l’armée allemande de connaître l’enfer !

    Le 14 janvier 1943 - 2 divisions de l’armée rouge avancent et brisent le siège le 18 janvier, en faisant jonction. La Wehrmacht bat en retraite. C'est la fin de 872 jours de blocus - l'un des plus long de l'époque moderne, pour une ville.

    Le 18 janvier 1943, la 136e division d'infanterie soviétique appuyée par la 61e brigade blindée entrent dans la cité mais en sont délogés par un barrage d'artillerie allemand. Après de terribles combats au corps à corps, les Allemands réussissent à fuir et à rejoindre les lignes allemandes plus au sud. Les Soviétiques ont obtenu ce qu’ils voulaient, le contact terrestre avec Leningrad et y établissent leurs défenses.

    Un an plus tard en janvier 1944, avant d'entamer leur retraite définitive, les Allemands s'emparent d'un énorme butin, en pillant et détruisant les palais impériaux, les maisons, et emportant les collections d'art qu’ils ont volé.

    Le siège prend fin le 27 janvier 1944.

    La population de Léningrad est passée de 4 millions à moins de 800 000 civils. 1 million 800 milles morts, dont 1 millions de civils et 800 000 militaires Allemands et Russes. À la fin du blocus, il ne reste que 600.000 citoyens sur le sol de Leningrad, les autres sont morts ou ont été évacués.

    En 1965 Leningrad reçoit le titre de ville-héros de la part du gouvernement de l'U.R.S.S.

    Source : Université de la Sorbonne : Les 900 jours : Une chronologie du siège.

  • Les Américains et les Russes négocieront en janvier

    Images 3Les Occidentaux accusent Moscou de velléités agressives contre l'Ukraine : l’armée russe a massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, probablement pour défendre le Donbass que l'Ukraine réclame avec force et sur lequel l'armée ukrainienne fait pression. La Russie affirme vouloir assurer sa sécurité face aux provocations de Kiev et des Occidentaux.

    Le Kremlin, sentant l'OTAN trop près de ses frontières, a présenté la semaine dernière deux traités, l’un aux États-Unis et l’autre à l’OTAN. Ces propositions prévoient d'interdire aux États-Unis d'établir des bases militaires dans tous les pays de l'ex-URSS non membres de l'OTAN, d'y utiliser les infrastructures pour toute activité militaire et même de développer une coopération militaire bilatérale avec ces états. Tous les membres de l'Alliance atlantique s'engageraient à ne jamais élargir l'OTAN et à ne mener aucune activité militaire sur le territoire de l'Ukraine et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, du Caucase du Sud et d'Asie centrale, ne faisant pas parti de l'OTAN. Moscou souhaite obtenir des garanties juridiques, qui excluraient ces pays d'une telle possibilité. Ces traités, s'inspirent un peu de la situation déjà existante en Finlande et en Suède, pays limitrophes de la Russie qui ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent en devenir membre rapidement en cas d'urgence. 

    Le président russe lors de sa conférence de presse annuelle, a confirmé l’ouverture de négociations avec les États-Unis, le mois prochain à Genève. Il estime que la réaction américaine aux propositions de Moscou, est positive. Il a quand même évoqué une réponse militaire et technique, si ses rivaux occidentaux ne mettaient pas fin à leur politique menaçante. Selon les archives déclassifiées, les Occidentaux se sont engagés oralement en 1990, à ne pas élargir l’Alliance atlantique vers l’Est ; puis, en 1994, ils ont forcé Boris Eltsine, premier président de la Russie, à l’accepter. 

    L’exécutif américain est prêt à négocier de manière bilatérale autant que multilatérale, et ce à travers de multiples canaux. « Il y a certains points que la Russie a soulevé et que nous pensons pouvoir discuter, et d’autres dont les Russes savent que nous ne les accepterons jamais », a précisé le secrétaire d’État Antony Blinken. « Tout dialogue doit être basé sur un principe de réciprocité, c’est-à-dire que nos préoccupations devront aussi être mises sur la table », a ajouté le haut-responsable. Ce dernier et le secrétaire général de l’OTAN ont assuré que l’Alliance militaire restait prête à mener un dialogue constructif avec la Russie. « Nous continuons à suivre de près les mouvements alarmants des troupes russes et les déploiements à la frontière avec l’Ukraine », indique-t-il. Il a assuré que les États-Unis et leurs alliés se préparaient à prendre des sanctions massives, si jamais la Russie attaquait l’Ukraine.

    Londres dénonce la rhétorique, mais salue le dialogue

    À Londres, la ministre britannique des Affaires étrangères a condamné la rhétorique agressive et incendiaire du Kremlin à l’encontre de l’Ukraine et de l’OTAN, tout en saluant la volonté de Moscou de s’engager dans des discussions. « Toute incursion russe serait une erreur stratégique majeure et sera combattue avec force », notamment via des « sanctions coordonnées avec nos alliés afin d’imposer un coût sévère aux intérêts et à l’économie de la Russie », a-t-elle ajouté. Soulignant la nature défensive de l’OTAN, la cheffe de la diplomatie britannique souligne que la seule issue à la situation actuelle passe à travers le dialogue. « Je salue le fait que la Russie ait manifesté sa volonté de s’engager dans des discussions en janvier », a-t-elle ajouté. "Il est hautement improbable que Londres et ses alliés interviennent militairement en cas d'invasion russe en Ukraine", a déclaré le ministre britannique de la Défense.

    Donc, Américains et Britanniques sont en train de dire que des sanctions économiques seront misent en place contre la Russie, si elle intervient militairement en Ukraine. Ça sous-entend qu'ils n'interviendront pas militairement. Contrairement à ce que pense l'Occident, l'armée russe n'interviendra pas en Ukraine, mais il est fort possible qu'elle le fasse au Donbass, pour s'assurer que la volonté de la majorité de cette ancienne province ukrainienne de ne plus faire parti de l'Ukraine, soit respectée.  

  • Russie et États-Unis en négociation par rapport à l'Ukraine

    Telechargement 1Suite à la vidéoconférence de Vladimir Poutine et de Joe Biden, la Russie a remis aux États-Unis sa liste de propositions sur les garanties juridiques qu'elle réclame pour assurer sa sécurité. Deux documents de quatre pages chacun, dont Washington se dit prêt à discuter en consultation avec les Européens, même s'ils considèrent que certaines propositions du traité rendues publiques par la Russie, comprennent certaines clauses que les Russes savent inacceptables. Le président russe a dit espérer, lors de son échange par vidéoconférence avec le président chinois, que la réaction des Américains et de l’OTAN soit positive. 

    Propositions russes

    Les propositions prévoient d'interdire aux États-Unis d'établir des bases militaires dans tous les pays d'ex-URSS non membres de l'OTAN, d'y utiliser les infrastructures pour toute activité militaire et même de développer une coopération militaire bilatérale avec ces états. Tous les membres de l'Alliance atlantique s'engageraient à ne jamais élargir l'OTAN et à ne mener aucune activité militaire sur le territoire de l'Ukraine et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, du Caucase du Sud et d'Asie centrale, qui ne font pas parti de l'OTAN. Moscou souhaite obtenir des garanties juridiques, qui excluraient ces pays d'une telle possibilité. On sait qu'en ce moment, la Finlande et la Suède pays limitrophes de la Russie, ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent devenir membre de l'Alliance rapidement en cas d'urgence. 

    La porte-parole de la Maison Blanche affirme qu'il n'y aura pas de discussions sur la sécurité européenne sans consultation avec leurs alliés et partenaires européens. Les États-Unis se déclarent prêts à discuter des propositions russes, avertissant par ailleurs qu'une invasion de l'Ukraine par Moscou aurait des conséquences massives. Washington ne juge cependant pas une invasion russe imminente. L'analyse du gouvernement américain est que Vladimir Poutine n'a pas encore pris sa décision. Mon analyse : La Russie veut que l'Occident accepte que la Crimée est russe et que le Donbass a droit à son indépendance face à l'Ukraine. 

    Parallèlement, l’Union Européenne (UE) cherche à relancer les négociations avec Moscou pour apaiser les tensions avec l’Ukraine, même si le président Poutine ne veut traiter qu’avec Washington pour les questions de sécurité dans cette région. L’OTAN et l’UE rejettent le veto de la Russie sur la possible adhésion de l’Ukraine à l’Alliance, et appellent Moscou et Kiev à renouer le dialogue. 

    "Il est essentiel que les garanties de sécurité pour la Russie soient couchées sur le papier et aient force de droit", souligne le vice-ministre russe des Affaires étrangères. Le numéro deux de la diplomatie russe propose l'ouverture de négociations le plus tôt possible et souhaite qu'elles aient lieu à Genève. Un haut responsable américain a répondu que les États-Unis présenteraient la semaine prochaine une proposition sur le format de discussions, après avoir consulté leurs alliés européens. Le porte-parole de la Maison-Blanche a toutefois affirmé qu'il n'y aura pas de compromis sur le fait que tous les pays ont le droit de décider de leur propre avenir et de leur politique étrangère sans être soumis à une influence extérieure.

    Pour les Russes, un élargissement de l'OTAN à d'ex-pays soviétiques est une ligne rouge à ne pas franchir. Pendant que les Occidentaux refusent de fermer la porte de l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie, tout en gelant leur processus d'adhésion, à cause de l'opposition militaire russe. 

    Parallèlement, le président russe s’est entretenu par vidéoconférence avec son homologue finlandais. Les deux hommes se sont entendus pour poursuivre leur coopération sur les affaires régionales, notamment dans le domaine commercial et économique en Arctique. Juste avant, le président finlandais avait discuté de la situation ukrainienne avec le président américain. 

    Finlande

    La Finlande souligne l’importance pour elle, d’entamer des discussions avec les États-Unis et l’OTAN, vu le changement de ton de Moscou. Cela exerce une pression sur la politique étrangère et la sécurité de ce pays. Rappelons que la Finlande ne fait pas partie de l’OTAN, alliance militaire de 30 pays, mais elle peut en devenir membre rapidement en cas d'urgence. Un récent rapport de défense du gouvernement finnois stipule que le maintien de la marge de manœuvre nationale et la liberté de choix font également partie intégrante de la politique étrangère, de sécurité et de défense de la Finlande. On voit quand même que la situation finlandaise peut servir de base à une nouvelle entente entre la Russie et l'OTAN. 

    Conséquences 

    "Il est hautement improbable que Londres et ses alliés interviennent militairement en cas d'invasion russe en Ukraine", a déclaré le ministre britannique de la Défense. L'Ukraine «n'est pas un membre de l'OTAN, donc il est hautement improbable que quiconque envoie des troupes en Ukraine face à la Russie». "Et soyons franc, personne n’ira se battre dans les tranchées aux côtés des Ukrainiens, personne n’acceptera que l'Ukraine provoque une guerre mondiale", dit Alexandre Golts, analyste russe des questions militaires, géopolitiques et géostratégiques. 

    Si les États-Unis refusaient les propositions russes, la Russie pourrait envisagé le déploiement de missiles à moyenne portée dans l’enclave de Kaliningrad, si ce n'est déjà fait ou alors en installer proche des États-Unis. Les missiles russes Iskander constituent en soit une force de persuasion. Ils existent en sept versions différentes. La Russie semble fortifier sa capacité militaire à long terme en augmentant sa puissance aérienne, anti-aérienne et en plaçant de nouveaux missiles en Europe orientale et à Kaliningrad.

    La puissance militaire, c'est ce qui permet à la Russie de négocier avec les Américains. Tout comme la puissance militaire américaine permet aux États-Unis de négocier avec la Russie, l'Iran et la Chine en même temps. 

     

     

  • Moscou remet ses exigences au sujet de Kiev à Washington

    Images 2La Russie a remis aux États-Unis sa liste de propositions sur les garanties juridiques que réclame la Russie pour assurer sa sécurité. Le président russe a dit espérer, lors de son échange mercredi dernier par vidéoconférence avec le président chinois, que la réaction des Américains et de l’OTAN serait positive. 

    La Russie s’oppose à tout élargissement supplémentaire de l’Alliance à des pays qui lui sont frontaliers, comme l’Ukraine et souhaite obtenir des garanties juridiques, qui excluraient ce pays d'une telle possibilité. On sait que la Finlande et la Suède pays limitrophes à la Russie, ne font pas partis de l'OTAN, mais peuvent devenir membre de l'Alliance rapidement en cas d'urgence. De leur côté, Washington et l’Union européenne accusent Moscou de masser des troupes aux frontières ukrainiennes.  

    Les dirigeants de l’Union Européenne cherchent à relancer les négociations avec Moscou pour apaiser les tensions avec l’Ukraine, même si le président Poutine ne veut traiter qu’avec Washington pour les questions de sécurité dans cette région. L’OTAN et l’UE rejettent le veto de la Russie sur la possible adhésion de l’Ukraine à l’Alliance, et appellent Moscou et Kiev à renouer le dialogue.

    Si les États-Unis refusaient les propositions russes, la Russie pourrait alors installer près des États-Unis, le même genre d'armement que l'OTAN installerait en Ukraine.  

     

  • L'Ukraine selon Biden et Poutine

    1623ukraineotanLes relations entre la Russie et l’OTAN se sont sérieusement dégradées, à un tel point que le dialogue officiel entre entre les deux a pris fin. Ils ne se parlent plus directement. Début octobre, l'OTAN a réduit de moitié la représentation russe auprès de l'organisme et a retiré l'accréditation de 8 diplomates russes, les accusant d'espionnage. De sorte que la Russie a complètement suspendu sa mission auprès de l'OTAN et à son tour, a suspendu la mission militaire de l'OTAN auprès de l'armée russe. 

    Des photos satellites des services secrets américains démontrent que la Russie rassemble des troupes et du matériel à 4 endroits près de la frontière ukrainienne, dont en Crimée: 50 bataillons tactiques comptant 70000 hommes. Le nombre devrait augmenter à 175000 soldats. Les services secrets russes perçoivent eux aussi des complexes d’attaques sur le territoire ukrainien. Moscou se dit prêt à créer quelque chose de similaire; tout en exprimant sa confiance que le bon sens prévaudra chez les pays occidentaux. 

    Le 7 décembre dernier, les Présidents russe et américain ont évoqué la situation au cours d'un entretien vidéo. Vladimir Poutine a promis à Joe Biden une rencontre, lorsque son interlocuteur lui a dit regretter de ne pas avoir pu le voir au sommet du G20. Un extrait de leur conversation a été diffusé lors d’une émission sur la chaîne russe Rossiya 1.

    Le président russe se trouvait dans sa résidence de Sotchi, riche station balnéaire au bord de la mer Noire. Le président américain, quant à lui a participé à la conversation depuis la "Situation Room" de la Maison-Blanche, salle ultra-sécurisée fermée aux journalistes, d’où l’exécutif américain pilote les interventions militaires sensibles. Les échanges ont été ouverts et francs. On y voit M. Biden rencontré des difficultés techniques, oubliant apparemment d'ouvrir son micro.   

    Vladimir Poutine a ouvert la conversation en russe : « Salutations, Monsieur le président ! », souriant, assis à une longue table, face à un écran sur lequel apparaissait son homologue. Il y a eu un silence à l'autre bout, puis on a vu M. Biden se pencher et peser sur un bouton. "Et voila" dit-il soudainement audible. "Bonjour', a-t-il ajouté en riant quelque peu et en saluant son homologue russe : « Il est bon de vous revoir ! ». Les deux présidents ont eu un échange à haut risque de 2 heures, sur la crainte d'une l’escalade militaire en Ukraine. Dmitri Peskov, secrétaire de presse de M. Poutine et le conseiller à la sécurité nationale de M. Biden, Jake Sullivan, ont transmis l'essentiel de la communication aux journalistes. 

    L’Ukraine au cœur de l’entretien

    M. Biden croyant dure comme fer que la volonté de la Russie est d'envahir l'Ukraine, a avertit M. Poutine, qu’en cas d’invasion de l'Ukraine par la Russie, cette dernière serait isolée financièrement. M. Poutine, lui a répondu que s'il pensait comme ça, c’était pour diaboliser davantage la Russie. 

    Poutine : «La Russie a plus d’une fois indiqué qu’elle n’avait aucune intention d’envahir l’Ukraine et que ces déclarations ne sont qu’un prétexte pour l’OTAN d'avancer davantage vers l’est et concentrer de l'équipement militaire à la frontière russe. Le déploiement d'armes en Ukraine marque une ligne rouge, car cela représente une menace pour la sécurité de la Russie. L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est aussi une ligne rouge à ne pas franchir. Je vous demande des garanties sécuritaires aux frontières russes; soit un gel de la progression de l’OTAN vers l’Est. Votre intention de faire de l’Ukraine un tremplin pour confronter la Russie, cause une grave déstabilisation de l'Europe toute entière ». 

    Joe Biden a réitéré son soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine et a appelé M. Poutine à une désescalade, en ayant recours à la diplomatie plutôt qu'à l'armée. Vladimir Poutine a rappelé que les troupes russes sont stationnées en Russie et ne menacent personne. Il a dit : "vous en parlez alors que vous êtes à 1.000 kilomètres de notre territoire. L’Europe est notre maison commune, alors que vous les Américains, vous vous trouvez outre-Atlantique". Évoquant les lignes rouges que Biden n'accepte pas, M. Poutine constate que c’est un désaccord très sérieux entre la Russie et les États-Unis.

    Le porte-parole du Président Poutine, Dmitri Peskov, précise que l’heure d’un tête-à-tête en présentiel entre les deux hommes n’est pas encore venue. Selon lui : « Il est clair que lorsque deux présidents vont vers le dialogue, c’est qu’ils veulent débattre des problèmes et ne visent pas l’impasse; mais il ne faut pas s’attendre à des percées immédiates », prévient-il. « Poutine a dénoncé auprès de Biden le 'potentiel militaire' croissant de l'OTAN aux frontières russes. Il a demandé des garanties à Biden sur le non-élargissement de l'OTAN. M. Poutine a démenti tout projet d’invasion et a reproché à la Maison Blanche : l’activité accrue des pays de l’OTAN en mer Noire, la volonté ukrainienne de rejoindre l’OTAN et l’ambition de Kiev de s’armer auprès de l’Occident. La Russie n’a jamais eu l’intention d’attaquer qui que ce soit, mais nous avons des lignes rouges », assure M. Peskov. « Nous savons bien que la partie américaine a une dépendance aux sanctions », ironise-t-il. M. Poutine a fait part à M. Biden de l'attitude destructive de Kiev envers l'Est de l'Ukraine. C'est une erreur d'imputer à la Russie toute la responsabilité des tensions actuelles a dit M. Poutine à M. Biden.

    Selon Sullivan : « Le président américain a exprimé la profonde préoccupation des États-Unis et de leurs alliés face à l’augmentation du nombre de soldats russes à la frontière ukrainienne. Biden n'a pas fait de concessions à Poutine, notamment sur une adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Joe Biden a fait savoir à Vladimir Poutine, que les États-Unis et leurs alliés répondront notamment par des mesures économiques fortes en cas d'escalade militaire en Ukraine ». M. Sullivan suggère que "North Stream 2" soit une monnaie d'échange pour dissuader la Russie d'envahir l'Ukraine. M. Biden a réaffirmé son soutien à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de l'Ukraine, appelant à la désescalade et au retour à la voie diplomatique entre Moscou et Kiev. »  

    De poursuivre M. Sullivan : « Les États-Unis sont prêts à déployer davantage de soldats dans les pays de l'OTAN, si la Russie envahissait l'Ukraine : - Je vais vous regarder dans les yeux et vous dire, alors que le président Biden a regardé le président Poutine dans les yeux et lui a dit aujourd'hui que des choses que nous avons pas faites en 2014 (lors de l'annexion de la Crimée et de la sécession du Donbass), nous sommes prêts à le faire maintenant. Nous préférerions communiquer cela directement aux Russes, de manière assez détaillée, les types de mesure que nous avons en tête."

    Les deux hommes ne sont tombés d'accord que pour poursuivre le dialogue. Ils ont donc convenu de nommer des représentants, qui poursuivront une conversation concrète sur la situation conflictuelle autour de l'Ukraine. Une fois que ces représentants auront fait leur travail, les deux présidents se rencontreront de nouveau par vidéoconférence. Pendant cet entretien virtuel de deux heures, les deux dirigeants ont aussi évoqué la stabilité stratégique, la cybersécurité, les piratages informatiques, le contrôle des armements nucléaires, le nucléaire iranien et l'Iran. 

    L’Union Européenne soutient les États-Unis. Elle est prête à adopter des sanctions supplémentaires contre la Russie, prévient la présidente de la Commission européenne, pendant que la Chine regarde attentivement ce qui se passe et ce qui se passera. Pour sa part M. Kouleba, ministre ukrainien des affaires extérieures, exhorte ses alliés occidentaux à ne signer aucun accord en ce sens. 

    M. Blinken conseiller adjoint è la sécurité nationale du président Biden déclare : « Il n'est pas clair si le président Poutine a choisi d'envahir l'Ukraine, mais nous savons qu'il met en place la capacité de le faire dans les plus brefs délais, s'il en décide ainsi, le meilleur moyen d'éviter une crise et une spirale négative dans les relations au sens large, passe par la diplomatie et la désescalade ». 

    M. Biden, recevant début septembre le président ukrainien M. Zelensky à la Maison Blanche, lui avait promis de soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine face à la Russie, mais ne s’était guère avancé sur le sujet brûlant d’une adhésion à l’OTAN. Selon un haut responsable américain, il a proposé à huis clos de réunir des experts américains et russes pour établir une feuille de route et parvenir ainsi au respect de toutes les parties impliquées. C'est ce qu'il a fait avec M. Poutine aussi. La porte-parole de la Maison Blanche Mme Psaki affirme : « Il y a une série d’outils à notre disposition. Bien sûr, des sanctions économiques sont une option ». Mais, elle n’a pas répondu à la question sur d’éventuelles actions militaires américaines. Le porte-parole du Pentagone, M. Semelroth : « Washington soutient une nouvelle désescalade et une solution diplomatique au conflit ». 

    Le Kremlin quant à lui, n'est plus orienté vers le compromis, mais définit maintenant ses lignes rouges le long des frontières de tous ses intérêts. La Russie veut des garanties fiables et à long terme pour sa sécurité. Elle insiste sur des accords qui interdisent toute nouvelle mesure de l'OTAN à l'Est et le déploiement de systèmes d'armes, qui la menacent à proximité immédiate de son territoire. Pour Moscou, le risque d'un conflit armé dans le sud-est de l'Ukraine est extrêmement élevé, car l'Ukraine a repris ses attaques d'artillerie sur le Donbass. Avec l'aide de la force militaire, M. Poutine veut démontrer qu'il ne sert à rien de faire pression sur la Russie. Il se dit aussi préoccupé par le déploiement de missiles de l'OTAN sur le territoire ukrainien, qui pourraient atteindre Moscou en 10 minutes. 

    Le 15 novembre dernier, Vladimir Poutine a signé un décret ouvrant le marché russe aux marchandises produites par les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk. Kiev considère cela comme une nouvelle phase dans la guerre menée par Moscou contre l’Ukraine. Ce décret, pour les dirigeants du Donbass, concrétise que la séparation de la région prorusse est de plus en plus irréversible.

    Pour parvenir à la solution du conflit, Russes et Américains doivent respecter la réalité : soit le respect du choix de la Crimée de faire parti de la Russie, le respect du choix du Donbass d'être indépendant de l'Ukraine, tout comme le respect du choix de l'Ukraine d'être indépendant de la Russie.  

     

    Sources : 

    Sputnik : Lignes rouges et diplomatie: ce que Poutine et Biden se sont dit en visio, 12/12/21

    Internewscast (États-Unis) : Jake Sullivan dit que les États-Unis sont prêts à déployer plus de troupes si la Russie envahit l'Ukraine, 07/12/21

    La Presse (Montréal) : En cas d’escalade militaire en Ukraine Biden avertit Poutine que la Russie subirait de « fortes sanctions », 07/12/21

    Sputnik (Russie) : Biden avertit Poutine que la Russie subira de "lourdes sanctions" en cas d'escalade en Ukraine. 07/12/21.

    Sputnik :  Moscou exhorte Washington à ne pas rejeter la responsabilité des tensions en Ukraine sur la Russie de Dmetri Bassenko, 07/12/21

    Bayl.eu  (Europe) : Biden dit qu’il « n’accepte les lignes rouges de personne » à la suite des avertissements de la Russie contre la militarisation de l’Ukraine par l’OTAN, 04/12/21

    Washington Post : Les services secrets américains découvrent que la Russie prépare une offensive en Ukraine, 04/12/21 

    Avia.pro (Russie) : 500 combattants des forces aérospatiales russes sont prêts à détruire les forces armées ukrainiennes en 30 minutes, 04/12/21

    La Presse (Montréal) : L’Ukraine rejette toute « garantie » donnée à Moscou, 03/12/21

    Tagsschau (Allemagne) : Quel est le but du déploiement des troupes de Moscou, 02/12/21 

     

  • La ligne rouge de la Russie par rapport à l'Ukraine

    ImrsDes photos satellites des services secrets américains démontrent que la Russie rassemble présentement des troupes et du matériel à 4 endroits près de la frontière ukrainienne, dont un des endroits en Crimée: 50 bataillons tactiques comptant 70000 hommes. Des mouvements de rapprochement et d'éloignement de la frontière visent à camoufler l'approche. Le nombre devrait augmenter à 175000 soldats. La guerre serait prévue pour janvier. 

    Le 2 décembre 2021 lors d’une rencontre à Stockholm, le ministre russe des affaires extérieures M. Lavrov, a réclamé du secrétaire d'état américain M. Blinken : «...des garanties sécuritaires aux frontières russes; soit un gel de la progression de l’OTAN vers l’Est ». La rencontre n'a pas débouché sur une entente. Les deux hommes ne sont tombés d'accord que pour poursuivre le dialogue. Pendant ce temps, M. Kouleba, ministre ukrainien des affaires extérieures, exhorte ses alliés occidentaux à ne signer aucun accord en ce sens. M. Blinken a déclaré : « ...qu'il n'est pas clair si le président Poutine a choisi d'envahir l'Ukraine, mais nous savons qu'il met en place la capacité de le faire dans les plus brefs délais, s'il en décide ainsi, le meilleur moyen d'éviter une crise et une spirale négative dans les relations au sens large passe par la diplomatie et la désescalade »

    Les présidents américain et russe devraient échanger sur le sujet, le 7 décembre. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, une liaison vidéo est en préparation entre euxLe président russe qualifie de lignes rouges franchies : le déploiement d’armes en Ukraine menaçant la sécurité de la Russie. Les services secrets russes perçoivent des complexes d’attaques sur le territoire ukrainien. Moscou devra donc créer quelque chose de similaire; tout en exprimant sa confiance que le bon sens prévaudra chez les pays occidentaux.

    Le président Biden pour sa part, n’accepte aucune ligne rouge et promet d’avoir une longue discussion avec le président Poutine. Malgré cette fermeté apparente, le président des États-Unis vient de mettre fin à vingt années d’occupation militaire en Afghanistan et ne veut plus d'engagement de troupes américaines dans de grands conflits ouverts. Il devra donc se montrer pragmatique, comme il l’a fait en levant les sanctions sur le projet du gazoduc Nord Stream 2, cher à Moscou et à Berlin, mais qui exaspère l’Ukraine.

    Joe Biden ne cache pas non plus son impatience face aux problèmes de corruption et de gouvernance en Ukraine. Recevant début septembre le président ukrainien M. Zelensky à la Maison Blanche, il lui avait alors promis de soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine face à la Russie, mais ne s’était guère avancé sur le sujet brûlant d’une adhésion à l’OTAN. Selon un haut responsable américain, il a proposé à huis clos de réunir des experts américains et russes pour établir une feuille de route et parvenir ainsi au respect de toutes les parties impliquées. La porte-parole de la Maison Blanche Mme Psaki affirme : « Il y a une série d’outils à notre disposition. Bien sûr, des sanctions économiques sont une option ». Mais, elle n’a pas répondu à la question sur d’éventuelles actions militaires américaines; car les États-Unis ne veulent plus d'escalade militaire. Le porte-parole du Pentagone, M. Semelroth : « Washington soutient une nouvelle désescalade et une solution diplomatique au conflit ». 

    Le Kremlin quant à lui, n'est plus orienté vers le compromis, mais définit maintenant ses lignes rouges le long des frontières de tous ses intérêts. La Russie veut des garanties fiables et à long terme pour sa sécurité. Elle insiste sur des accords qui interdisent toute nouvelle mesure de l'OTAN à l'Est et le déploiement de systèmes d'armes, qui la menacent à proximité immédiate de son territoire. Pour Moscou, le risque d'un conflit armé dans le sud-est de l'Ukraine est extrêmement élevé, car l'Ukraine a repris ses attaques d'artillerie sur le Donbass. 

    Avec l'aide de la force militaire, M. Poutine veut démontrer qu'il ne sert à rien de faire pression sur la Russie. Il se dit aussi préoccupé par le déploiement de missiles de l'OTAN sur le territoire ukrainien, qui pourraient atteindre Moscou en 10 minutes. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Mme Zajárova, souligne que l’OTAN s’est approchée des frontières russes et augmente son infrastructure militaire, ainsi que ses exercices dans la région. La porte-parole rappelle que l’expansion de l’OTAN vers l’Est, est une ligne rouge pour le Kremlin. Selon ses propos, la poursuite de l’engagement de Kiev dans l’orbite militaire de l’Alliance, ainsi que l’exploitation de l’infrastructure militaire ukrainienne par l’OTAN, qui a commencé de facto, et l’intention de faire de l’Ukraine un tremplin pour confronter la Russie, causent une grave déstabilisation de l'Europe toute entière. 

    Selon Forbes (États-Unis) et Avia.pro (Russie), en cas de conflit armé entre la Russie et l'Ukraine, les bases aériennes militaires russes situées à proximité immédiate de la frontière ukrainienne, peuvent balayer la moitié de l'armée ukrainienne en 3 raids de grande échelle, en seulement une demi-heure, s'il n'y a pas d'intervention d'un tiers. À noter que cette information est aussi véhiculée par Kiev. La Russie détruirait d'abord les aérodromes militaires et les systèmes de défense aérienne, après quoi les frappes viseraient les forces armées ukrainiennes attaquant le Donbass. Il n'est donc pas question pour la Russie d'envahir l'Ukraine; mais plutôt de protéger le Donbass.

    Notons que l'OTAN et la Russie ne se parlent plus directement. Début octobre, l'OTAN a réduit de moitié la représentation russe auprès de l'organisme et a retiré l'accréditation de 8 diplomates russes, les accusant d'espionnage. De sorte que la Russie a complètement suspendu sa mission auprès de l'OTAN et à son tour, a suspendu la mission militaire de l'OTAN auprès de l'armée russe. Mais heureusement, il est fort probable que les deux organisations militaires se parlent indirectement par personnes interposées. 

    Pour ma part, je demeure convaincu que ce gonflage de muscles militaires fait parti des négociations entre Russes et Américains pour parvenir à la solution du conflit. Solution qui ne peut qu'être que le respect de la réalité : soit le respect du choix de la Crimée de faire parti de la Russie, le respect du choix du Donbass d'être indépendant de l'Ukraine, tout comme le respect du choix de l'Ukraine d'être indépendant de la Russie.  

     

    Sources : 

    Bayl.eu  (Europe) : Biden dit qu’il « n’accepte les lignes rouges de personne » à la suite des avertissements de la Russie contre la militarisation de l’Ukraine par l’OTAN, 04/12/21

    Washington Post : Les services secrets américains découvrent que la Russie prépare une offensive en Ukraine, 04/12/21 

    Avia.pro (Russie) : 500 combattants des forces aérospatiales russes sont prêts à détruire les forces armées ukrainiennes en 30 minutes, 04/12/21

    La Presse (Montréal) : L’Ukraine rejette toute « garantie » donnée à Moscou, 03/12/21

    Tagsschau (Allemagne) : Quel est le but du déploiement des troupes de Moscou, 02/12/21 

    Illustration : Washington Post

     

  • 16 novembre 1920, fin de la guerre civile en Russie

    La guerre civile russe 1Le 9 décembre 1919, l’armée rouge prend Kharkiv. Trois jours plus tard, Kiev tombe. L’offensive bolchevique défonce l'Armée Blanche. Quatre cents cinquante kilomètres franchis en un mois ! Dès le 29 décembre, le général de l'Armée Blanche prend la décision, encore secrète, d’évacuer Odessa et Nikolaev. 

    16 novembre 1920 : défaite de l'Armée Blanche

    Paris et Londres aident du mieux qu'ils le peuvent. Les navires britanniques transfèrent les Russes Blancs vers Malte, Chypre et l’Égypte. On sollicite l’aide serbe, bulgare, grecque et roumaine… Le 16 novembre 1920, la défaite de l'Armée Blanche à Sébastopol, met fin à la guerre civile russe et consacre la victoire de l'Armée Rouge, des Bolcheviques et de Lénine.

    L'Armée Blanche avait pourtant reçu l’aide du Japon, du Royaume-Uni, du Canada, de la France, des États-Unis, de l’Allemagne, de l’Australie, de la Grèce et de la Tchécoslovaquie, mais sans succès véritable. Les troupes blanches doivent abandonner le combat et se dispersées. Un mouvement armé persiste dans la région de Vladivostok jusqu’en août 1922. 

    16 novembre 1919 : Le Bloc National au pouvoir en France 

    La même date, mais l'année précédente, soit le 16 novembre 1919, les élections françaises amènent au pouvoir : le Bloc National. Cette coalition est due à l'initiative du président du Conseil Georges Clémenceau et du président de la République Alexandre Millerand, avec deux objectifs : la lutte contre le bolchévisme et l'intransigeance vis-à-vis de l'Allemagne. Elle englobe quatre groupes parlementaires (l’Entente républicaine, l’Action républicaine et sociale, la Gauche républicaine démocratique et les Républicains de gauche). Mais les Socialistes en sont exclus, en raison de leurs compromissions avec les Bolchéviques russes. Les Radicaux s'en sont exclus eux même du fait de l'absence des Socialistes ! Ça s'appelle couper l'herbe sous le pied des révolutionnaires.

    3 novembre 1918 : Mutinerie de Kiel en Allemagne

    Une autre année plus tôt, la mutinerie de Kiel mène à une insurrection généralisée, qui fait tomber la monarchie allemande et proclame la République. Les dirigeants allemands ayant une peur bleue de la contagion révolutionnaire (révolution russe de 1917). La République valait mieux que le risque d'en arriver au communisme par entêtement de la monarchie. Les Républicains demanderont l'armistice; ce que l'empereur allemand avait refusé de faire, vu les exigences monétaires trop élevées de la France, super endettée. 

    Les dirigeants français et allemands auraient donc très bien réagi, face à la contagion révolutionnaire russe.

    Source : Les Russes Blancs d'Alexandre Jevakhoff, édition Tallendier, 2011.

     

  • Un navire russe prend en chasse un navire américain

    https://youtu.be/iw6dHLEp6Pc

    Dans le golfe Pierre-le-Grand en mer du japon, le navire russe «Admiral Vinogradov» a pris en chasse le destroyer américain «John McCain», lorsque ce dernier a pénétré les eaux territoriales russes.

    Le destroyer américain dépassant de 2 km la frontière, l’«Admiral Vinogradov» l’a aussitôt averti qu'il utiliserait une manœuvre d'éperonnage ou de bélier, si le navire américain continuait sa route. Le « John McCain » a alors immédiatement entamé les manœuvres pour se retirer des eaux territoriales russes et n’a fait aucune autre manœuvre pour y pénétrer.

    Les Américains pour leur part, indiquent que le destroyer USS John S. McCain a tout simplement affirmé ses droits de navigation dans une zone que les États-Unis ne reconnaissent pas comme faisant partie des eaux territoriales russes.

    L’année dernière le même navire russe avait été obligé cette fois-là, de frôler de très près un autre navire militaire américain, avant que ce dernier ne quitte les eaux russes.

    Source : La Presse : La Russie accuse un navire américain d’avoir violé ses eaux territoriales, 24/11/20

  • La Russie et la Turquie se rapprochent de plus en plus

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    Quelques jours après la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président turc Recep Erdogan a rencontré lui aussi le président russe Vladimir Poutine.

    Selon Maxim A.Suchkov, rédacteur en chef de la couverture Russie / Moyen-Orient d'Al-Monitor, s'il y a un dirigeant du Moyen-Orient qui rencontre Poutine plus souvent que Netanyahou, c'est le président turc. En 2018 Erdogan a eu 13 réunions et 8 conversations téléphoniques avec son homologue russe. Netanyahu a rencontré 13 fois Poutine depuis 2015.

    Poutine et Erdogan ont souligné la hausse de 15% du commerce mutuel qui est maintenant estimée à 25 milliards de dollars, fixant la barre à atteindre à 100 milliards. D'ailleurs,
    de grands projets sont en cours, comme la centrale d'Akkuyu et le pipeline Turkish Stream.

    En 2018, le commerce dans le secteur de l'agriculture a augmenté de 7%, atteignant 3 milliards de dollars. Les investissements mutuels s’élèvent à environ 20 milliards de dollars et.les deux pays mette en oeuvre une plateforme d'investissement commun d'un milliard de dollars.

    Selon Amur Gadzhiev, directeur du Centre de recherche sur la Turquie moderne, si on regarde qui était présent dans les délégations respectives, on voit que Moscou et Ankara tiennent vraiment à porter les relations bilatérales à un niveau qualitativement nouveau.

    Cette visite intervient à un moment où les États-Unis augmente la pression sur la Turquie, à la suite de l'achat par Ankara du système anti-aérien russe S-400. En réponse, Poutine propose qu'Erdogan approfondisse davantage la coopération militaire entre les deux pays.

    Cependant, les attentes concernant le nord-est de la Syrie et Idlib, n'ont pas trouvé solution. Erdogan a clairement expliqué que la Turquie ne supporterait jamais les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.

    Moscou a fait savoir qu'il n'était pas satisfait de l'échec de la Turquie à mettre en œuvre l'accord Sochi sur Idlib, mais Poutine est patient et comprend toutes les complications auxquelles Ankara est confrontée.

    Récemment, les ministres de la défense russe et turc se sont rencontrés pour en discuter. Ils n'ont pas réussi à créer un centre de surveillance commun et la résolution de la crise à Idlib ne sera pas aussi rapide que prévue, mais ils pensent y arriver.

    Sur la plupart des questions sensibles à Ankara, Moscou cherche toujours à exprimer de l'empathie qu'Erdogan ne trouve ni avec les États-Unis et ni avec l'Europe.

    La réunion visait à examiner les relations bilatérales au-delà du dossier syrien. Les propos de Poutine suggèrent qu'il croit sincèrement que les deux problèmes de sécurité syriens actuels - Idlib et le Nord-Est - seront réglés bientôt ou plus tard. En effet, la Turquie et la Russie peuvent se permettre de prendre du temps.

  • Conversation téléphonique positive entre Trump et Poutine

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    Les chefs d'état russe et américain s'étaient entretenus une première fois par téléphone en novembre dernier, peu après la victoire électorale de M. Trump. Ils avaient convenus alors de la nécessité de normaliser les relations entre Moscou et Washington.

    Samedi dernier, les présidents Poutine et Trump se sont cette fois-ci entretenus pour la première fois au téléphone, depuis l'investiture de ce dernier. Ils se sont mis d'accord sur des consultations dans le but de fixer une date et un lieu pour leur première rencontre. D'égal à égal, ils organiseront des rencontres régulières entre eux

    Dorénavant, les présidents développeront des liens économiques et commerciaux entre les deux pays, liens mutuellement avantageux et coopéreront ensemble sur la scène internationale. 

    Selon le Kremlin, ils ont évoqué la situation au Proche-Orient, le conflit israélo-palestinien, la situation en Syrie, en Corée et en Ukraine, le programme nucléaire iranien, de même que la non-prolifération des armes nucléaires.

    Les deux présidents se sont mis d'accord pour prioriser la coordination de leurs efforts dans le but de détruire l'État islamique et les autres mouvements terroristes en Syrie. Trump a donné un mois à ses généraux pour qu'ils lui soumettent un plan de destruction de l'État islamique.

    Suite à la relation conflictuelle entre l'Occident et la Russie par rapport à l'Ukraine et la Syrie, nous entrons maintenant dans une nouvelle ère de coopération entre les États-Unis et la Russie. 

    Sources :

    Swissinfo : Poutine et Trump veulent "développer" des relations "d'égal à égal", 28/01/17

    Sputnik : Entretien Poutine-Trump: ce que se sont dit les deux chefs d’État, 28/01/17

  • La nouvelle relation russo-américaine aura bel et bien lieu

     

    Mr trump yellow tieJe n'aime pas beaucoup la personnalité de M. Trump, mais sur un point je suis d'accord avec lui : aménager une nouvelle relation non conflictuelle avec la Russie. La nomination de Rex Tillerson, ancien PDG d'ExxonMobil au titre de secrétaire d'état, en est clairement une indication. En effet, la société ExxonMobil souhaite investir dans les ressources pétrolières et peut-être même gazière de Russie, sans pour autant s'en accaparer les richesses naturelles. Contrairement à l'ancienne administration américaine, qui semblait vouloir privilégier l'acquisition des réserves naturelles de Russie par les Multinationales occidentales, sans le mentionner publiquement.

    M. Tillerson s'était opposé aux sanctions économiques contre la Russie et avait été décoré de l'ordre de l'Amitié par le gouvernement russe. Il aurait également dirigé pendant huit ans une entreprise pétrolière russo-américaine basée aux Bahamas

    Il est évident pour moi, que les compagnies américaines qui faisaient affaire avec la Russie avant les sanctions, ont financé et aident présentement M. Trump. Je ne sais pas combien de pertes d'emplois les sanctions contre la Russie ont généré aux États-Unis. Mais je sais qu'en Europe elles ont causé la perte de 4.500 emplois et qu'en Russie elles sont responsables de 25 à 30% de la baisse de l'économie russe, selon les dires de M Poutine. 

    Aujourd'hui 17 janvier, lors de sa conférence de presse consacrée au bilan de l’année 2016, M. Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, soulignant le changement de politique du nouveau gouvernement américain face à la guerre en Syrie, invite celui-ci aux négociations de paix qui auront lieu le 23 janvier à Astana au Kazakhstan. 

    M. Trump enlèverait les sanctions envers la Russie à condition que les deux pays s'entendent sur l'armement nucléaire. La Russie qui défend un monde multipolaire, accepterait d'entamer des négociations à ce sujet tout en cautionnant la parité nucléaire avec les États-Unis. Il y a également de fortes possibilités que les deux pays coopèrent dans la guerre contre l'État islamique. Objectivement, ce sont de bonnes nouvelles.

    Malgré le tempérament impulsif de M. Trump, le rapprochement russo-américain s'effectuera. Malgré que beaucoup d'Occidentaux et de journalistes occidentaux s'imaginent un M. Poutine méchant et s'emportant facilement, alors qu'il est en fait un cran en haut des leaders occidentaux en innovant constamment et qu'il a aussi une politique internationale cohérente, le rapprochement russo-américain s'effectuera.

    De part et d'autre, cette politique de rapprochement est réfléchie et bien articulée dans les coulisses du pouvoir. Tout ceci est beaucoup plus sain pour la planète, que le conflit engagé par l'ancienne administration américaine.

    Cependant, vouloir détruire l'Obamacare, vouloir déplacer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem en Israël, vouloir entamer un conflit avec la Chine, tout cela est négatif. Par contre, vouloir augmenter l'emploi aux États-Unis est positif, quoique cela est fait en baissant les impôts des entreprises.

    Certes, la réconciliation avec la Russie n'empêche pas qu'on puisse détester ou aimer M. Trump. 

     

  • Russie, Chine et États-Unis possèdent le missile hypersonique

    Le glaive sort finalement vainqueur de sa course contre le bouclier .

    La Russie vient de tester son premier missile hypersonique

    HypersoniqueLe 25 octobre dernier, le "Yu-71", issu du projet 4202, a été mis en orbite par le missile intercontinental SS-19. D'ici 2025, 24 unités de ce missile hypersonique devrait voir le jour. Elles seront installées sur les nouveaux missiles intercontinentaux Sarmat. Selon Izvestia, l’engin a atteint Mach 15, soit 15 km/sec, plus de 11.200 km/h. Le missile hypersonique vole plus vite que les missiles-intercepteurs. Le "Yu-71" est doté d'un propulseur Ramjet, capable d’être lancé à partir de rampes terrestres, bâtiments de la marine ou bombardiers. 

    En plus d'être très malléable, ce nouveau missile hypersonique peut transporter des ogives nucléaires et enfreindre les boucliers existants de défense antimissile. 

    La course à l’hypersonique 

    La Russie vient ainsi de rejoindre le club restreint des pays possédant des missiles hypersoniques, dont seuls faisaient partis jusqu'à ce jour, les États-Unis et la Chine. Ces missiles peuvent rejoindre n'importe quelle cible, n'importe où sur la planète. Aucun bouclier ne peut les arrêter.

    Le 9 janvier 2015, la Chine avait réussi l'exploit avec son planeur hypersonique "WU-14". Ce planeur est lancé par un missile balistique traditionnel, dont il se détache lorsqu'il atteint la stratosphère. Ensuite il plane dans la stratosphère avant de s'abattre sur la cible désignée. Il atteint la vitesse Mach 10, soit 12,3 km/s. Les moyens de repérage et de neutralisation antiaériens modernes ne peuvent arrêter un tel missile. L'arme peut transporter des ogives nucléaires. Elle neutralise le bouclier antimissile américain.

    Le e "X-51" américain a atteint Mach 6. Son nom évoque le mythique X-15. Le "X-51" s'élance depuis un bombardier B-52H, puis est accéléré par un propulseur d'appoint à une vitesse de 4,7 Mach avant d'utiliser son statoréacteur, qui lui permet de maintenir une vitesse de Mach 6 pendant au moins 300 secondes. Il peut aussi transporter une ogive nucléaire et perce également tout bouclier antimissile. 

    La France est en train de construire son propre missile hypersonique et rejoindra bientôt le club sélect. En effet, le centre français de recherche aérospatiale Onera élabore actuellement un nouveau type de moteur qui permettra aux missiles de voler à la vitesse de Mach 8, soit à 9.200 km/h.

    D'autres pays suivront, puisqu'il est maintenant acquis que pour se prémunir d'une invasion militaire américaine ou autres, vaut mieux posséder l'arme nucléaire et être capable d'atteindre sa cible. 

    Sources :

    Réseau International : La Russie vient de tester son premier missile hypersonique, 29/10/16
    http://reseauinternational.net/la-russie-vient-de-tester-son-premier-missile-hypersonique/#UEHf24LkiCR4X0IV.99

    Pravda : La Russie vient de tester son premier missile hypersonique, 18/10/16
    http://www.pravdafrance.com/news/defense/28-10-2016/1303774-DEFENSE-0/

    Sputnik : La Chine teste avec succès un missile hypersonique, 11/06/15

    https://fr.sputniknews.com/defense/201506111016519954/

    Les Blogs (24 Heures) : La Russie a testé un appareil hypersonique !, 04/07/15

     

  • Un Sukhoï 24-M russe nargue un destroyer méricain

     

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    https://youtu.be/JSfrb4_rf1c

     

    Ajoutée le 13 avr. 2016

    Aussitôt que le destroyer américain Donal Cook est sorti du port polonais de Gdynia dans la mer Baltique, un "Sukhoï Su-24M" de l'armée de l'air russe est passé près de lui. L'avion a fait environ 20 passes à une altitude d'environ 30 mètres frôlant la mer et le destroyer à chaque fois. 

    Le Donald Cook destroyer américain, est un petit bijou technologique doté de 4 puissants radars. Déjà en 2014, un "Su-24" doté d'un système électronique avait réussi à brouiller tous les radars du puissant système "Aegis" américain équipant le destroyer. Le "Su-24" alors en position de force avait simulé une attaque au missile.

    Source :

    You Tube : Armée de l'Est, 13/04/16

     

  • L'armée syrienne en train de reprendre Palmyre à l'EI

     

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    L'entrée en vigueur du cessez-le-feu donne la chance à l'Armée Arabe Syrienne de libérer Palmyre de l'EI. D'ailleurs, elle a repris le contrôle de la partie historique de la ville (Tadmor), sans avoir recours aux frappes aériennes. Elle y avance lentement et sûrement puisque Daech a piégé la cité antique avant de partir.

    Maintenant appuyées par l’aviation russe, les troupes d’élite Tigres, sous le commandement de Souheil Al-Hassan Major Général surnommé « Le Tigre », avancent depuis l’Ouest, sur plusieurs fronts. Les combats ont atteint les faubourgs de la ville, ralentis par des engins explosifs laissés par l'EI. L’unité des Faucons du désert a repris le contrôle des collines d’Al-Hayyal à l’Est. L'État islamique exhorte les 15.000 civils encore restants à quitter la ville.  

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    Les autorités syriennes sont parvenues également à prendre la route Palmyre-Damas-Deir-ez-Zor, réussissant à couper les voies d’approvisionnement des extrémistes. Un désert s'étend à l'entour de la ville, de sorte que sa reprise privera l'EI de 20% de ses territoires. La prise de Palmyre ouvrira également la voie vers la ville de Raqqa, « capitale » de l’EI, déjà bombardée par l'aviation russe et entamera le déblocage de Deir-ez-Zor, assiégée par les terroristes.

    Sources :

    Sputnik : Bataille pour Palmyre : la partie historique reprise par l'armée, 24/03/16

    ARA News : Syrian army recaptures strategic mountain from ISIS in ancient Palmyra, 24/03/16

    Géo Tribune.com : Syrie : les troupes fidèles à Bachar al-Assad aux portes de Palmyre, 23/03/16

    SANA : l'Agence Arabe Syrienne d'Informations : L’armée poursuit sa progression en direction de la ville de Palmyre , 23/03/16

     

  • Entente Russie - Maroc : La Russie devient compétitive

     

    L'accord signé entre la Russie et le Maroc

    Crédit: MAXIM SHIPENKOV / AFPCe qu’ont signé Mohammed VI et Vladimir Poutine à Moscou

    Le roi Mohammed VI et le président Poutine

    Est-ce le début d'une saine compétition qu'entreprend la Russie par rapport à la France et l'Union européenne.

    Le Maroc et la Russie ont signé plusieurs accords allant de la justice au militaire en passant par le tourisme. Les deux pays se sont engagés à coopérer dans les domaines de la protection de l’environnement et de l’utilisation des ressources naturelles. 

    Gazprom une entreprise russe, manifeste son intérêt pour la mise en œuvre de projets énergétiques au Maroc et sa participation aux appels d’offres pour la construction d’infrastructures pétrolières et gazières.

    Le quota alloué à la Russie pour la capture de petits poissons pélagiques augmente. Les importations de produits agricoles en provenance du Maroc vers la Russie augmentent de 40 %. Les mandarines marocaines remplaceront probablement le mandarines turques.

    Moscou mettra en service un radar pour surveiller l’espace aérien de plusieurs pays, dont le Maroc. L’avionneur russe Matvienko manifeste son intérêt de vendre ses appareils SSJ100 à la Royal Air Maroc.

    Les deux gouvernements se sont aussi engagés à la protection mutuelle des informations classifiées dans le domaine militaire et militaro-technique. Une déclaration commune a été signée contre le terrorisme international.

    En Russie, 20 millions de dirhams vont être investis par l’Office national du tourisme marocain, pour promouvoir le Maroc touristique.

    Un partenariat entre les Musées du Kremlin de Moscou et le Musée de l’Ermitage a été signée avec la fondation marocaine.

    La Russie devient donc compétitive. En effet, on prévoit que la valeur des échanges entre les deux pays triplera d'ici 2018, que ce soit dans le domaine de l’agriculture, du génie civil, de l’énergie, de l’industrie pharmaceutique ou du tourisme.
     

    Sources :

    Tel Quel : Ce qu’ont signé Mohammed VI et Vladimir Poutine à Moscou, Thonmas Savage, 15/03/16

    La Vie Eco : Maroc-Russie : nouvel élan pour le partenariat économique, 16/03/16
     

  • Boris Nemtsov : 10e opposant russe assassiné en 12 ans

    Russie 170.000 personnes dans la rue pour lui !!!  Il n'y avait pas eu autant de monde dans la rue depuis longtemps en Russie. Mais les manifestants ne représentent qu’une minorité de la société. L’écrasante majorité des Russes restent derrière leur président.

    Russie 7Autrefois vice-premier ministre sous la présidence de Boris Eltsine dans les années 90, beaucoup voyaient, à l'époque, en ce jeune politicien ambitieux, un futur chef d'État. Il était déjà réformateur, voulait faire entrer la Russie dans la modernité; en faire un pays normal. Eltsine finira cependant par choisir pour dauphin un ancien agent du KGB, Vladimir Poutine, condamnant du coup Boris Nemtsov à une vie d'opposant. Boris Nemtsov, un libéral, travaillait à un rapport sur la présence de forces russes en Ukraine, que le Kremlin nie avec acharnement.

    70.000 personnes pour lui rendre hommage à Moscou.

    #JesuisBorisNemtsov.

    https://www.youtube.com/watch?v=4bM2yMoYimM

    Sources : BFMTV.com, L’Express, Ici Radio-Canada, Rfi, EuroNews. 

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