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Haut-Karabakh

La paix russe au Haut-Karabakh

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Les Russes arrivent au Haut-Karabakh (Photo: Service de presse du ministère russe de la Défense via Associated Press)

Il était impossible pour l'Arménie de reprendre l'initiative des combats, l'Azerbaïdjan étant plus fort que l'Arménie du point de vue militaire. Le Premier ministre arménien se dit personnellement responsable de la catastrophe. Il estime que si l'Arménie avait restitué les cinq régions des environs du Haut-Karabakh à l'Azerbaïdjan il y a un an, la situation aurait été meilleure qu'elle ne l'est présentement, mais personne en Arménie n'avait vu cette option comme correcte. Du moins, il y en avait très peu. Les Arméniens considéraient que ces cinq régions étaient une «ceinture de sécurité» pour le Karabakh. Avec la reddition arménienne des districts azerbaïdjanais et la prise de Choucha par l'Azerbaïdjan, ce dernier a atteint la plupart de ses objectifs et lui non plus n'est pas du tout intéressé par une escalade de la guerre.   

À l'heure actuelle, vingt avions de transport militaire Il-76 avec 400 militaires russes et véhicules blindés de transport de troupes sont arrivés au Haut-Karabakh et se dirigent vers les zones de conflit. En tout, 2 000 soldats et 90 véhicules seront déployés. Pour certains, le Haut-Karabakh y compris le couloir de Latchin sont devenus une zone d'influence russe. Le couloir de communication entre l'Azerbaïdjan et sa République autonome du Nakhitchevan à travers le sud de l'Arménie sera aussi sous surveillance russe. 

Le Président azerbaïdjanais a toutefois déclaré que non seulement des soldats de la paix russes, mais aussi turcs seraient déployés au Haut-Karabakh. Les présidents russe et turc se sont entretenus par téléphone. Le président Erdogan a déclaré qu'on était sur la voie d'un règlement permanent au Haut-Karabakh et que la Turquie et la Russie mèneront des activités d'observation et de surveillance du cessez-le-feu, en utilisant un centre commun qui sera créé dans une région déterminée par l'Azerbaïdjan, dans un territoire libéré de l'occupation arménienne. Il a également souligné l'importance du retour des Azerbaïdjanais, qui ont été contraints de quitter le Karabakh en raison de l'invasion arménienne de 1990 et d'ouvrir un couloir entre l'Azerbaïdjan et la République autonome de Nakhitchevan. 

Toutefois, la Russie affirme que l'envoi de soldats de la paix turcs au Karabakh n'a fait l'objet d'aucun accord avec personne. Il s'agit d'un accord tripartite entre la Russie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Les États-Unis et la France n'ont pas participé à l'accord, non plus. Le centre d’observation russo-turc sera basé en fait sur le territoire de l’Azerbaïdjan et n’a rien à voir avec les forces de maintien de la paix qui seront déployées au Haut-Karabakh, assure Moscou.

Sources :

Le Devoir : Haut-Karabakh : la Russie déploie ses forces de maintien de la paix, 11/11/20 

Al Masdar News : Le Premier ministre arménien regrette de ne pas avoir cédé 5 régions à l'Azerbaïdjan, l'année dernière, 11/11/20 

Al Masdar News : Plus de 400 soldats russes sont arrivés en Arménie, 11/11/20

Al Masdar News : La Turquie surveillera conjointement l'accord du Karabakh avec la Russie, 11/11/20

South Front : Le gouvernement arménien pro-occidental a perdu le Haut-Karabakh, mais la Russie l'a gagné, 10/11/20

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Haut-Karabakh, fin de la guerre !

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L'Azerbaïdjan a le soutien de la Turquie. Elle a envoyé des mercenaires pro-turcs de Syrie se battre pour son allié. L'Iran et la Russie quant à eux, ne sont pas du tout intéressés par la poursuite de la déstabilisation de la région. Les Turcs et les Azerbaïdjanais le comprennent très bien ; aussi leur objectif est seulement d'accomplir autant d'avancées militaires que possible.
L'Iran et la Russie ont une vision commune des lignes rouges à ne pas franchir. La prise de Choucha, la prise de la frontière entre le Haut-Karabakh et l'Iran par les forces azerbaïdjanaises, la menace imminente d'un assaut contre Stepanakert qui provoquerait une catastrophe humanitaire irresponsable. Voilà, Stepanakert est la ligne rouge à ne pas franchir.
Moscou et Téhéran se préparaient à lancer un ultimatum à l'Azerbaïdjan dans les heures à venir. Raison pour laquelle l'Iran a concentré d’importantes forces de frappe le long de sa frontière, beaucoup plus que nécessaire. À son tour, la Russie a considérablement renforcé ses capacités militaires en Arménie, mais sans en faire la promotion médiatique, contrairement à l’Iran.
Puis, une surprise est arrivée le 9 novembre. Un hélicoptère Mi-24 de l'armée russe a été abattu par erreur par l'Azerbaïdjan au-dessus de l'Arménie. L’armée azerbaïdjanaise a avoué avoir fait une erreur et a tout de suite envoyé ses condoléances, s'est abondamment excusée, tout en étant prête à payer une compensation. Le Mi-24 fournissait une couverture à un convoi militaire russe se dirigeant vers la frontière entre le Haut-Karabakh et l’Arménie.
Quelques heures plus tard, des informations sont apparues sur la signature d'un accord de cessez-le-feu. Cela indique que la position russo-iranienne était déjà convenue et que l'incident a servi de déclencheur.
Dans la nuit de lundi à mardi, le président de l'Azerbaïdjan, le premier ministre de l'Arménie et le président de la Russie ont signé la fin de toutes actions militaires. Les belligérants conservent leurs positions. L'Arménie et l'Azerbaïdjan échangeront tous leurs prisonniers. Les corps des morts seront transférés du champ de bataille. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés contrôlera le retour des personnes déplacées et des réfugiés sur le territoire du Haut-Karabakh. La Russie assurera le contrôle des communications.
C’est une offre que personne ne peut refuser. On ne touche pas à l’armée russe. D’ailleurs cette fois-ci, c’est elle qui garantit le cessez-le-feu. Elle déploie 2000 soldats et 90 blindés. Des postes d'observation russes sont déjà en train d’être installés le long de la ligne de contact dans le Haut-Karabakh et le long du couloir de Latchin. Possiblement que d’autres forces russes suivront et resteront cinq ans, avec une prolongation automatique d’un autre cinq ans, si les deux capitales belligérantes sont d'accord.
L'Azerbaïdjan reprend le contrôle de plusieurs districts qui lui échappaient. Par contre, le corridor terrestre reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie est maintenu, de même que l'indépendance du Haut-Karabakh.
Le président Poutine souhaite que l’accord mène à un règlement durable. Le président azerbaïdjanais se félicite d'une capitulation de l'Arménie. Le premier ministre de l’Arménie indique que sa décision a été incroyablement douloureuse. Il se peut qu'il soit démis de ses fonctions et qu'il soit remplacé.
Des milliers de manifestants en colère dont des centaines ont pénétré dans les locaux du gouvernement arménien, brisant vitres et bureaux, dont une salle du conseil des ministres.
Sources :
TVA Nouvelles : L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé sous l'égide de la Russie un accord de fin des hostilités, 09/11/20
Le Monde : Haut-Karabakh : Vladimir Poutine confirme un accord de « cessez-le-feu total » entre Arménie et Azerbaïdjan, 10/11/20
Al Masdar News : L'Azerbaïdjan abat un hélicoptère militaire russe au-dessus de l'Arménie, 10/11/20
South Front : Ultimatum russo-iranien pour le cessez-le-feu au Haut-Karabakh, 10/11/20

Haut-Karabakh, la capitale est évacuée

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Bataille pour Choucha

Des images satellites prouvent hors de tout doute raisonnable, que des mercenaires syriens pro-Turc sont largement présents auprès des forces azerbaïdjanaises sur la route Latchin-Choucha, à 12 km de Stepanakert, capitale du Haut-Karabakh. Ils sont au nombre de 2500 et auraient eu 250 morts jusqu’à présent.

Alors que la tension est à son apogée, l'armée iranienne transfert toujours des renforts à sa frontière pour repousser les ‘terroristes’ syriens pro-Turc, si le besoin s’en fait sentir. L’Ayatollah Khamenei : « Que les terroristes ne s’implantent pas près de nos frontières, car notre action sera radicale, dès que nous sentirons le moindre danger. » L’Iran n’autorisera pas non plus la présence de bases d'espionnage d’Israël près de ses frontières. On sait que l’Azerbaïdjan utilise en plus des drones turcs, des drones israéliens.

La plus grande bataille de la guerre a présentement lieu à Choucha. L'armée azerbaïdjanaise bloquée à cet endroit depuis le 31 octobre, vient semble-t-il de prendre la ville. L’Azerbaïdjan affirme avoir pris depuis le début de la guerre, 7 villes et plus de 200 villages en déclarant, qu’il n'a aucun objectif en Arménie même.

Il semblerait que les forces azerbaïdjanaises ont pris plusieurs quartiers de Choucha; mais que l'armée du Haut-Karabakh est toujours impliquée dans de violents échanges de tirs. Selon l’Arménie, la bataille se poursuit de rue en rue. Choucha servira de tremplin pour une offensive sur Stepanakert, déjà ciblée par d'intenses bombardements. Celui qui contrôle Choucha prend automatiquement un ticket pour le contrôle de Stepanakert.

D’ailleurs, l’ordre a été donné d’évacuer la capitale Stepanakert. Voitures ployant sous le poids des bagages, minibus de personnes âgées avec baluchon, ambulances sirènes hurlantes…Tous fuient vers le nord. La route principale par le corridor de Latchine est fermée par des commandos azerbaïdjanais. L’armée azerbaïdjanaise s’enfonce maintenant dans des montagnes avec forêts denses, là où les troupes arméniennes contrôlent les sommets. Il est donc possible que leurs pertes augmentent.

En plus de perdre la guerre, l’Arménie est de plus en plus isolée sur le plan diplomatique, presque abandonnée par ses alliés régionaux, l’Iran et la Russie. Elle n’exclut pas un scénario semblable au génocide arménien, un siècle plus tôt.

Lors d'un entretien téléphonique, les présidents français et russe insistent encore et toujours sur la nécessité de mettre fin aux combats !

Sources :

Al Masdar News : Les forces arméniennes déploient des véhicules blindés pour une bataille importante à Choucha, 07/11/20

Al Masdar News : L'Azerbaïdjan revendique la capture de Choucha, ville stratégique au Karabakh, 08/11/20

Al Masdar news : Mise à jour : l'Arménie nie les affirmations de l'Azerbaïdjan sur Choucha, la bataille continue, 08/11/20

RFI : Haut-Karabakh: la population de la capitale Stepanakert évacuée, 08/11/20

France 24 : La France et la Russie insistent sur "la nécessité de mettre fin aux combats" au Haut-Karabakh, 08/1120

L’Orient le Jour : Haut-Karabakh : l’Arménie dans une très mauvaise passe, 09/11/20

Vidéo : France News 24, la population de Stepanakert fuient la ville devant les combats...

Le drone militaire turc 'Bayraktar TB2'

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Le drone militaire turc 'Bayraktar TB2' qui a été utilisé avec grand succès en Syrie, en Libye et maintenant au Haut-Karabakh, était équipé d’une caméra et d’un système d’acquisition de cibles, produits par 'L3 Harris WESCAM' de l'Ontario. Son moteur était fabriqué par la compagnie autrichienne Rotax, filiale de la compagnie québécoise Bombardier. 'Affaires mondiales Canada' enquête présentement sur l'utilisation de la technologie canadienne dans le conflit au Haut-Karabakh et tant que l’enquête sera en cours, l'exportation de ces deux produits vers la Turquie sera bloquée.
La société anglo-américaine 'Beringer Aero' fabricant de roues et de freins de haute performance pour l'aviation civile française, cesse lui aussi de fournir ses produits à la Turquie, car ses pièces sont utilisées dans la fabrication du drone militaire turc.
Par contre, 'Bayraktar TB2' vient d'effectuer un essai de tir réussi en utilisant un nouveau système de ciblage, produit par la compagnie turque ASELSAN. La société turque Roketsan, sous licence de la société allemande TDW, fabrique les têtes de guidage de missiles anti-char air-sol.
Il dispose d'un système de communication par satellite de la société américaine Viasat, qui a également annoncé la suspension de son produit vers la Turquie. Cependant, ASELSAN a déjà développé un système turc similaire.
Le récepteur de navigation est américain. La pompe à carburant est britannique. Le planeur en tant que tel est turc, de même que son logiciel et une partie de son électronique.
Ça représente une bonne image de la production industrielle d'aujourd'hui, que ce soit militaire ou civile. De plus en plus, les produits sont confectionnés avec plusieurs composantes de plusieurs compagnies de plusieurs pays, compagnies appartenant à d'autres compagnies de plusieurs autres pays. Et les ententes de libre-échange sont faits en fonction de ces compagnies multinationales devenues les nouveaux seigneurs de notre monde et non pas en fonction du simple citoyen.
C'est la mondialisation, qui a quand même la qualité d'amener les citoyens de différentes parties du monde à mieux communiquer entre eux et par le fait même à mieux se comprendre. Ça nous donne aussi accès à l'information qui est véhiculée dans les autres pays, y compris les pays ennemis et à s'apercevoir qu'en fin de comte, l'être humain est partout pareil avec cependant des cultures différentes.
Sources:
Radio-Canada : "L’Arménie dit avoir trouvé de la technologie canadienne sur un drone turc", 21/10/20
Nouvelles d'Arménie magasine : "Le fabricant français d’aéronautique Beringer Aero a cessé de fournir la Turquie qui utilisait ses produits pour les drones contre les Arméniens au Haut-Karabagh" 06/11/20
Defense World (Inde, États-Unis, Moyen-Orient, Russie, Asie-Pacifique) appartient à Digitalwriters Media Pvt Ltd : "Le drone d'attaque turc Bayratkar devient plus meurtrier avec un nouveau système de ciblage", 06/11/20
Hauts-Parleur (Ukraine) : L'Ukraine est capable de créer des drones modernes: pourquoi en achetons-nous des turcs?, 28/10/20

Troupes iraniennes à la frontière du Haut-Karabakh

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L'Iran critique le déploiement de mercenaires syriens pro-Turquie du côté des forces azerbaïdjanaises. Tout en appuyant l'Azerbaïdjan, Téhéran affirme que ces terroristes syriens anti-Assad ne doivent pas être présents à proximité de sa frontière.
Aussi vient-il d'y envoyer de nouveaux renforts, des chars et des transporteurs de troupes, s'arrangeant pour que ça se sache. Le mois dernier, l'Iran y avait déployé des systèmes de défense aérienne, après que plusieurs missiles et drones arméniens et azerbaidjanais aient atteint son territoire.
Au départ, l'Iran avait adopté une position neutre, appelant les belligérants à désescalader et à engager des pourparlers. Depuis quelques jours sa position a changé, affirmant que l'Azerbaïdjan a le droit de libérer ses territoires occupés, mais qu'il doit respecter sa minorité arménienne.
Ce changement de position est probablement dû aux manifestations pro-Azerbaïdjan de sa minorité azérie et de la récente avancée des troupes azerbaïdjanaises, qui ont pris la totalité de la frontière du Haut-Karabakh avec l'Iran.
Source : South Front : Une grande unité blindée iranienne repérée se déplaçant vers la frontière du Haut-Karabakh, 06/11/20

Haut-Karabakh

Ff33323 81601075 web inter 4520 karabakh 2 700Après sept semaines de guerre, l’armée azerbaïdjanaise pénètre fortement le Haut-Karabakh par le sud. La circulation est maintenant presque impossible, due aux bombardements incessants de l’Azerbaïdjan. Les journalistes sur les lieux le confirment.

Le ministre russe des Affaires étrangères affirme que son pays travaille présentement avec la Turquie pour résoudre la question. La Turquie quant à elle, appelle l'Arménie à se retirer complètement du Haut-Karabakh, comme condition sinéquanone aux pourparlers de paix.

L’Iran quant à lui, affirme que ce sont uniquement les pays de la région, qui peuvent régler le conflit et qu'il faut que les Arméniens respectent les résolutions de l’ONU, leur demandant de quitter les territoires qu’ils occupent en Azerbaïdjan.

En contrepartie, le Haut-Karabakh doit avoir un statut spécial en Azerbaïdjan, garantissant la protection des droits de la personne et des liens de communication avec l’Arménie. En même temps, un système de nations régionales doit être mis en place pour mettre en œuvre le plan.

L’Iran tient à ce que la Russie adopte la même position que lui et qu’elle trace une ligne rouge à la Turquie, qui déstabilise présentement le Caucase.

Source : TLL : L’Iran a des projets pour le Haut-Karabakh, 05/11/20