Afghanistan

Afghanistan : Bilan de l'année 2014

Le nombre de victimes civiles de la guerre a atteint un niveau record en 2014 selon l'ONU, en raison de l'intensification des combats au sol.

AfghansL’armée afghane a lancé une opération anti-Talibans dans des fiefs rebelles du Sud. En réaction, les talibans ont lancé plusieurs attaques, tuant au moins 26 policiers.

Washington envisage sérieusement un retrait des troupes américaines plus lent que prévu afin de ne pas mettre en danger les progrès effectués sur le terrain. Au plus fort de l'intervention occidentale menée par les Américains, environ 130.000 soldats étaient présents dans le pays. Il ne reste plus aujourd'hui que 12 500 soldats étrangers, en majorité américains, chargés en principe de la formation des forces afghanes.

Sources : Le Monde, La Presse, Libération, 

L'avenir de l'Afghanistan

Développement important 

La Chine est prête à jouer les intermédiaires entre les talibans et Kaboul, a annoncé jeudi 12 février le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi. Pékin est un acteur économique majeur en Afghanistan, notamment dans les mines. Il y est cependant resté jusqu'ici politiquement effacé. L'annonce a été faite non à Kaboul, mais au Pakistan, qui abrite les bases arrière et les principaux dirigeants des talibans afghans. Les propos de M. Wang interviennent quelques semaines après l'annonce par les talibans qu'ils avaient envoyé une délégation en Chine.

Ce serait la première intervention directe, chinoise, en politique internationale. L'avant-première ayant été la fois que l'ambassadeur de Chine à l'ONU avait offert à l'ambassadeur d'Irak, de bombarder l'État islamique mais non sous la coupe des États-Unis. L'offre ne sait pas concrétisée.

La Chine devenue la première puissance mondiale, le temps approche où elle s'impliquera d'avantage en politique internationale, même si ce n'est pas sa nature.

 Source : Le Figaro.

Résultat définitif du premier tour de l'élection présidentielle

Sur fond de violences de la part des talibans, près de sept millions d'Afghans sur douze millions d'électeurs ont voté lors du premier tour pour élire leur nouveau président.

L’ancien chef de la diplomatie afghane M. Abdullah est arrivé en tête avec 45%, suivi de M. Ghani 32%, un ancien cadre de la Banque mondiale. Les deux se sont qualifiés pour le deuxième tour. Ces chiffres confirment les résultats préliminaires publiés fin avril. 

M. Abdullah a affirmé qu'en l'absence de fraudes, il aurait pu remporter une victoire décisive dès le premier tour. Celle-ci semble toutefois à sa portée, puisqu'il a demandé le soutien de M. Rassoul, un proche du président sortant, arrivé troisième avec 12%. Ce ralliement pourrait lui permettre de ravir une partie de l'électorat pachtoune, la population la plus importante, surtout dans le sud où M. Abdullah a réalisé sa plus mauvaise performance.

Un second tour suscite des inquiétudes. Les talibans, qui ont lancé leur offensive du printemps, pourraient tenter de le saboter.

 

Élection afghane

Impossible pour M. Hamid Karzaï président sortant, de se représenter comme candidat à sa succession après deux mandats successifs. Huit hommes politiques ont participé à la course présidentielle. Au total, près de 7 millions des quelques 12 millions d'électeurs ont voté au premier tour, le 5 avril.

Vingt jours plus tard, le dépouillement de plus de 80 % des bulletins, donnent en tête de liste, l'ex-chef de la diplomatie afghane M. Abdullah Abdullah. Les résultats officiels finaux seront connus le 14 mai.

Avec près de 45 % des voix, M. Abdullah, ophtalmologiste et ex-ministre des affaires étrangères (2001 à 2006)  du président sortant, compte une dizaine de points d'avance sur M. Ashraf Ghani, anthropologue ayant fait l'essentiel de sa carrière à la Banque mondiale, ministre des finances de M. Karzaï (2002 à 2004). M. Ghani obtient 32% des suffrages. Par contre, M. Zalmay Rassoul finit, lui, en troisième place, avec près de 12% du scrutin.

C’est la première grande surprise de cette élection. Contrairement aux prévisions, M. Zalmaï Rassoul, un proche de M. Karzaï, considéré comme le candidat du pouvoir actuel, accuse un retard insurmontable. M. Rassoul néphrologue, a longtemps vécu auprès de l'ex-roi M. Zaher Shah dans son exil à Rome, avant de rejoindre fin 2001 l'équipe de M. Karzaï, dont il fut le conseiller pour les affaires de sécurité nationale. Des contacts ont d'ores et déjà été noués semble-t-il, avec l'équipe de campagne De M. Abdullah.

D'ici là, les autorités vont enquêter sur plusieurs centaines de milliers de bulletins litigieux qui ne devraient pas, même s'ils étaient comptabilisés, permettre à M. Abdullah de franchir les 50%. Cet ophtalmologue, qui a combattu l'occupation soviétique des années 1980 au côté de M. Massoud dans la vallée du Panshir, est à moitié pachtoune. Cependant, il trouve l'essentiel de ses soutiens dans la communauté tadjike, la deuxième du pays, dont il se fait le défenseur.

Le Pachtoune M. Ashraf Ghani est quant à lui un intellectuel renommé qui a suivi des études d'anthropologie aux États-Unis et a vécu près d'un quart de siècle à l’étranger. Il  a fait son retour au pays, une fois les talibans partis, dans la foulée de l'intervention américaine.

Pour être élu au premier tour, tout candidat devait obtenir plus de 50% du suffrage exprimé. L'élection connaîtra donc un second tour. M. Abdullah, l'ex-chef de la diplomatie afghane, affrontera M. Ashraf Ghani, économiste.

Ce second tour aurait lieu probablement le 7 juin.

 

Afghanistan : L'élection présidentielle

Le 5 avril, 7 millions d'Afghans sur 12 millions d'électeurs inscrits, se sont rendus aux urnes pour élire un nouveau président. Les premiers résultats connus, sont basés sur les  50% du vote comptabilisé dans 34 provinces.

Le grand favori de l'élection présidentielle, M. Abdullah, ancien ministre des Affaires étrangères, est en avance avec 44% des voix, suivi de M.Ashraf Ghani Ahmadzai 33% des voix, alors que M. Zalmai Rassoul occupe le troisième rang avec 10%.

Une avance confortable sans pour autant lui assurer une élection dès le premier tour. « Nous nous attendions à cette avance, ce n'est pas une surprise, mais peut-être nous attendions nous à une avance plus importante. Nous espérons toujours que l’élection s'achève au premier tour. L'idée de former une coalition afin d'éviter un second tour n'est pas à l'ordre du jour », a déclaré M. Abdullah.

Pour l'emporter, un candidat doit obtenir plus de 50% des suffrages exprimés. Si aucun d'eux n'y parvient au premier tour, les deux candidats arrivés en tête de liste s'affronteront lors d'un second tour. Un éventuel second tour aurait lieu vers la fin du mois de mai.

Les résultats définitifs du premier tour, sont prévus pour le 14 mai.

 

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