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Le 29 juin 1962, la SGF est créé par Jacques Parizeau

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Le 29 juin 1962, Québec crée la « Société Générale de Financement (SGF) ». Jacques Parizeau en est le principale fondateur, alors qu'il est haut fonctionnaire du gouvernement du Québec.

Dans les années 1960 : entre 5 et 20 % de l'économie du Québec appartient aux Québécois francophones ; le reste, soit au minimum 80 %, (et probablement plus), est entre les mains de sociétés canadiennes anglaises et américaines. Le premier ministre du Québec de l’époque Jean Lesage, affirme : « Le colonialisme économique n'est plus acceptable pour les Québécois… soyons maîtres chez nous ! ».

La solution avancée par le gouvernement est la création de la SGF, une société réunissant des fonds de l'État, d'institutions financières et des contribuables. Sa mission consiste à appuyer les entreprises québécoises et à diversifier la production industrielle du Québec. Elle peut acquérir des actions d'entreprises, des obligations et les revendre. Bref, elle entend agir comme bras financier du gouvernement du Québec et réduire la dépendance du Québec à l'égard des capitaux étrangers.

Le mois précédent, Jean Lesage est allé à New York. Il s'est fait dire par les financiers américains, que son projet de bâtir une aciérie (Sidbec), est une mauvaise idée. Auparavant, le syndicat financier de Montréal, le prêteur du gouvernement, lui avait opposé la même réponse. Ces monopoles financiers résistent aussi à un autre projet, soit la nationalisation des compagnies privées d'électricité. En avril, le ministre des Ressources naturelles, René Lévesque, avait demandé à Jacques Parizeau, haut fonctionnaire, d’évaluer combien il en coûterait pour acheter les entreprises hydroélectriques du Québec.

Les révolutionnaires tranquilles sont ambitieux. Les Québécois sont alors dans un état de soumission économique. Le niveau d'éducation est bas. Les anglophones ont tendance à percevoir les francophones comme des buveurs de bière et des voleurs de banque. Toutes les entreprises d'importance sont entre les mains de la minorité anglophone. Les banques refusent la présence de francophones et de juifs sur leurs conseils d'administration.

Pour contrer ce chantage financier, Jacques Parizeau dessine les plans de la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Il faut regrouper dans une caisse d'État tous les fonds administrés par l'État. En créant le régime des rentes du Québec, non seulement on offre des pensions aux Québécois, mais on garnit les coffres de la Caisse de dépôt, pour qu'elle devienne un acteur financier incontournable et un prêteur de l'État québécois.

En donnant plus de pouvoir financier au Québec, les révolutionnaires tranquilles ont permis la création d’une aciérie d’envergure internationale et la nationalisation de l’électricité a permis une meilleure gestion du développement hydroélectrique, au coût le plus bas en Amérique du Nord, même encore aujourd’hui.

La Société générale de financement, société d'État québécoise, était spécialisée dans le financement de projets destinés à favoriser la croissance économique du Québec. C’est en contrôlant notre argent que les industries québécoises se sont développées, de Rona à Métro, en passant par Jean Coutu et St-Hubert, de Bombardier à SNC Lavalin, Videotron, Québecor et j’en passe ; ah oui ! Le Cirque du Soleil.  

Merci aux révolutionnaires tranquilles qu’étaient les Jacques Parizeau, René Lévesque et Jean Lesage, des visionnaires, des constructeurs !

La SGF est absorbée en décembre 2010 par Investissement Québec.

 

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