Israël

Israël l'arroseur arrosé

 

Nuclear reactor in dimona israel

Photo : Le complexe nucléaire de Dimona (Israël) vu par un satellite américain. 

Source de la photo : (Negev Nuclear Research Center at Dimona, photographed by American reconnaissance satellite KH-4 CORONA, 1968-11-11. Uncropped version at GlobalSecurity.org.

Avec l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord, Israël est l'un des quatre pays à disposer de l'arme nucléaire sans avoir signé le "Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires". En effet, le renseignement américain estime qu'Israël possède environ 80 bombes nucléaires et qu'il dispose d'une quantité suffisante de plutonium pour équiper 115 à 190 têtes nucléaires.

Le stock est supérieur à ce nombre d'après les estimations de "l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm".

Selon M. Mordechai Vanunu, un ancien technicien de la centrale nucléaire de Dimona, Israël disposerait de plus de 200 bombes atomiques. M. Vanunu s'est fait connaître du grand public en 1986 en révélant au journal anglais The Sunday Times, des détails sur le programme nucléaire militaire israélien dont notamment des photographies prises à l'intérieur de la centrale nucléaire de Dimona. Après son enlèvement par les services secrets israéliens à Rome, M. Vanunu a été jugé et condamné pour "trahison de secret d'État". Il a passé 18 ans en prison et après sa libération en 2004, Israël lui a interdit de prendre contact avec tout journaliste.

En 1958, la France aide secrètement Israël à la construction d'un réacteur nucléaire. Le complexe a été construit en secret et en dehors du régime d'inspection de "l'Agence internationale de l'énergie atomique". Israël fait alors passer le site nucléaire pour une usine textile.

En 1959, Richard Kerry, père de John Kerry, est secrétaire d'ambassade à Oslo. Il rapporte alors plusieurs conversations sur la vente d'eau lourde par la Norvège à Israël.

En 1961, le général de Gaulle décide de terminer la construction du réacteur de Dimona et de cesser toute aide française concernant l’usine de séparation du plutonium.

En 1963, le réacteur de Dimona est mis en service. Israël produit suffisamment de plutonium pour équiper l'armée israélienne d'une bombe atomique avant la guerre des Six Jours.

Israël reconnait l'existence du site mais refuse de communiquer son objectif militaire. Les informations sur ce site sont classées "secret défense". La position israélienne a toujours été de ne pas confirmer, ni d'infirmer sa possession de l'arme atomique.

Déchets nucléaires israéliens

1996, le président du Parti socialiste mauritanien, M. Ahmed Ould Daddah, affirme qu'Israël a convoyé pendant 10 années ses déchets nucléaires dans le cimetière nucléaire du Meriyé en Mauritanie.

Au début des années 2000, de nombreuses inquiétudes ont été exprimées concernant la vétusté de ce réacteur vieux de 40 ans. En 2004, par mesure de prévention, les autorités israéliennes ont fait distribuer des tablettes d'iode aux habitants des environs.

2000, depuis la mise en service du site de Dimona, des déchets radioactifs ont été enfouis à proximité de la centrale comme l'ont détecté les satellites espions américains Ikonos.

2003, la Syrie affirme qu'Israël creuse dans le mont Hermon à l’intérieur des territoires syriens occupés, des tunnels pour y stocker des déchets nucléaires.

2004, un officiel syrien aux Nations unies accuse Israël d’enfouir des déchets nucléaires sur le Plateau du Golan occupé.

2007, un rapport officiel palestinien accuse Israël d'enterrer en Cisjordanie des milliers de tonnes de déchets des villes et colonies israéliennes, dont des déchets nucléaires.

2009, le ministre syrien des affaires étrangères accuse Israël d’enfouir des déchets nucléaires sur le plateau du Golan occupé dans les tunnels creusés sur le mont Hermon.

2011, le vice-ministre de la santé palestinien affirme qu'Israël a empêché les délégués internationaux de "l'Organisation mondiale de la santé" de venir en Israël pour enquêter sur l'impact sanitaire des déchets nucléaires sur les territoires palestiniens.

Depuis 2011, le site est défendu par le système de défense aérienne mobile israélien "Dôme de fer".

L'État israélien refuse catégoriquement que ses installations nucléaires militaires soient contrôlées par "l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique", et l'AIEA a rejeté à plusieurs reprises la résolution de 18 pays appelant Israël à placer ses installations nucléaires sous sa supervision.

Israël disposerait de 80 à 400 ogives nucléaires capables d'être transportés par les missiles balistiques Jéricho, les sous-marins(avec missile de croisière) et les avions. Chaque année, Israël produirait entre 10 à 15 nouvelles bombes nucléaires. Depuis le début de son programme nucléaire, Israël aurait produit de 690 à 950 kilogrammes de plutonium. 

 

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