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La situation militaire entre la Russie et l'OTAN

Images 2 1Un jour après l'échec des pourparlers sur la sécurité européenne entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN, le gouvernement ukrainien a subi une cyberattaque massive sur plusieurs de ses sites Web. Sur le site du ministère ukrainien des Affaires étrangères, on pouvait lire le message  : « Ayez peur et attendez-vous au pire ». Cela pouvait faire référence aux inquiétudes concernant une attaque militaire russe contre l'Ukraine, dans le but défendre le Donbass, indépendant de Kiev et en guerre larvée avec l'Ukraine depuis 2014. La plupart des sites Web du gouvernement ukrainien ont été temporairement indisponibles.

Les sanctions américaines

Le Sénat américain n'a finalement pas pu imposer des sanctions à la compagnie russe Gazprom à propos du gazoduc North Stream 2. 55 sénateurs ayant voté pour et 44 contre. Il fallait 60 voix pour adopter les sanctions. L'oléoduc de 11 milliards $ acheminera du gaz russe sous la mer Baltique vers l'Europe, mais surtout vers l'Allemagne, la plus grande économie européenne, qui ferme ses centrales au charbon et au nucléaire. Le pipeline vient d'être terminé et attend l'approbation de l'Allemagne et de l'Union Européenne, avant de rentrer en fonction. D'ailleurs si les sanctions avaient été adoptées, elles auraient brisé l'unité européenne contre la Russie. Certains pays européens étant pour l'oléoduc et d'autres contre. 

Par contre si Moscou s'engage dans des hostilités contre l'Ukraine, la Maison Blanche a dévoilé un projet de loi visant à imposer des sanctions aux hauts responsables du gouvernement russe dont son président, à son armée et aux principales institutions bancaires. Le projet de loi empêchera les banques russes d'utiliser la messagerie sécurisée SWIFT contrôlée par la NSA, l'Agence nationale de la sécurité américaine, responsable du renseignement électromagnétique. Et comme ce n'est pas la première fois que la Russie en est menacée, celle-ci a déjà créé sa propre messagerie sécurisée : le Système de Messagerie Financière Russe. Si la Russie est chassée de SWIFT, étant son deuxième utilisateur, la compagnie SWIFT fera face elle-même à de lourdes pertes. Plus de 600 institutions financières russes l'utilisent, mais s'orientent maintenant vers son remplaçant russe. 

Situation militaire  

Selon le ministère russe de la défense, l'OTAN se concentre sur la préparation d’un conflit armé à grande échelle avec la Russie. La Fédération de Russie est clairement identifiée, comme la principale source de menace pour la sécurité de l'organisation. Les provocations de l’Alliance de l’Atlantique Nord près des frontières russes peuvent avec une forte probabilité, se transformer en un conflit armé. Récemment, l’OTAN est passée à la pratique de provocations directes, chargées d’un risque élevé d’escalade vers une confrontation armée. Un exemple, le 23 juin dernier, le destroyer britannique HMS Defender a pénétré les eaux territoriales russes au large de la Crimée. Le fait que le navire militaire britannique était appuyé par un avion de reconnaissance stratégique américain RC-135, indiquait clairement que l'OTAN voulait en fait connaître la façon de répondre de l'armée russe. Celle-ci n'est pas rentrée dans le panneau et n'a répondu qu'avec des coups de semonces d'un garde-côte. 

Le ministère russe a également souligné qu’après le retrait des États-Unis du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée, l’OTAN a ignoré l’initiative du président russe visant à imposer un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles à moyenne et courte portée en Europe et la possibilité d’élaborer des mesures de vérification mutuelle pour éliminer les préoccupations existantes. Le déploiement de tels missiles en Europe n’est pas susceptible de renforcer la sécurité de l’OTAN, conclu le ministère russe de la défense. De sorte que la Russie envisage la possibilité de déployer des bases militaires et des missiles à Cuba et au Venezuela. 

Pour l'OTAN, une guerre est fortement possible en Europe, si l'armée russe déployée à la frontière de l'Ukraine, passe à l'action. 

Donbass 

Moscou parle peut-être en exagérant de 125 000 soldats ukrainiens déplacés vers le Donbass. Le président ukrainien Zelensky affirme : "Mon armée est prête, s'il le faut, à combattre. Ce qu'on sait, c'est que l'armée ukrainienne a transféré des véhicules militaires sur toute la ligne du front.

Parfois, des avions américains de reconnaissance entrent dans la zone d'identification de la défense aérienne des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, s'approchant d'eux à environ 40 kilomètres. La République populaire autoproclamée de Lougansk a déployé des missiles sol-air Buk de fabrication russe, pour contrer les missiles de croisière Tomahawks, les bombes intelligentes et les drones d'attaque. L'Ukraine ne possédant pas de missiles air-sol de longue portée, efficaces contre les missiles sol-air Buk, possède à la place entre 12 et 36 drones d'attaque Bayraktar TB2 de fabrication turque, ayant fait ses preuves lors des guerres en Syrie, en Libye et au Haut-Karabakh. Ils sont efficaces contre le système de missiles sol-air Buk, mais ces derniers le sont aussi contre les drones turcs. 

Crimée

6 000 hommes sont venus renforcer le contingent russe de Sébastopol. Les effectifs russes y sont maintenant estimés à 20000. La Russie a aussi déployé ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile S-400 d'une portée de 400 km, un des fleurons de son industrie militaire. Le S-400 est présentement très efficace en Syrie. Aucun appareil volant n'ayant osé faire le pigeon d'argile devant cette arme. Comme Washington estime que Moscou a atteint le contrôle opérationnel en Crimée, l'armée ukrainienne a déployé ses systèmes anti-aérien S-300 près de cette région et l'armée américaine a déployé ses systèmes de fusée d'artillerie à haute mobilité en Roumanie, capables de frapper les principales installations militaires russes en Crimée.

Un avion de reconnaissance américain a été perçu près des côtes. La Russie aurait alors utilisé pour la première fois dans cette région, ses armes électroniques. Ce qui ce serait avéré semble-t-il profitable, puisque la mission de reconnaissance de l'avion semble avoir été perturbée. Décollés d'une base aérienne d'Allemagne, accompagnés d'un avion ravitailleur et d'un avion de contrôle d'attaque, des avions militaires de l'OTAN sont apparus près de la Crimée, faisant un exercice. 

Mer Noire

La présence dans les eaux de la mer Noire de navires militaires non régionaux de l’OTAN, a pris un caractère permanent. Un avion de reconnaissance britannique au-dessus de la mer Noire, s'est dirigé vers la frontière russe. L'avion de manière inattendue s'est redéplacé rapidement vers l'espace aérien ukrainien. Compte tenu des interruptions dans son fonctionnement GPS, cela laisse à croire que l'appareil a fait face au dispositif de guerre électronique mobile russe Krasukha. Des avions de combat de l'OTAN survolent régulièrement la mer. L’utilisation des avions de reconnaissance autant de l'OTAN que russe y a augmenté de 60 %. 

Pays baltes

Le Danemark y a envoyé quatre chasseurs F-16 et deux navires de guerre supplémentaires pour renforcer les forces navales de l'OTAN. 

Biélorussie

La Biélorussie a massé un nombre de troupes indéterminées à la frontière ukrainienne, peut-être conjointement avec la Russie; de sorte que l’Ukraine a envoyé 8 500 militaires à la frontière biélorusse. 

Russie 

100 000 militaires russes avec équipement moderne sont à la frontière ukrainienne dans 4 bases militaires. Des images satellites américaines d'un camp militaire situé près de Yelnya, indiquent qu'il y a environ un millier de véhicules militaires seulement dans ce camp. Des trains remplis de matériel militaire y arrivent toujours et la Russie renforce sa défense aérienne à plusieurs niveaux.

Quotidiennement, des avions de reconnaissance militaires américains volent près de la Russie et perçoivent le déploiement de l'armée russe, dans le but d'éventuelles frappes opérationnelles. ​​​​​​​En revanche, les experts affirment que les systèmes de guerre électronique déployés près des frontières russes, empêcheraient les États-Unis de recevoir leurs données satellitaires, de sorte que leurs missiles n'atteindraient pas leurs cibles.  

Le sous-marin américain "USS New Mexico" équipé de missiles de croisière Tomahawk, s'est approché de la frontière nord de la Russie, surveillé de près par des navires et des sous-marins russes. Pour le moment, il ne s'aventure plus en dehors des eaux territoriales norvégiennes. La Russie surveille en permanence ses mouvements. Il semble que la Russie soit armée de contre-mesures électroniques qui peuvent désactiver les systèmes de navigation du sous-marin ou supprimer ses communications avec le commandement de la marine américaine. 

Méditerranée

Le porte-avions "Harry S. Truman" et cinq navires de guerre américains opèrent en Méditerranée entre la Grèce et l’Italie, plutôt que d'entamer leur mission dans le Golfe persique. Ils se pratiquent à frapper les troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne. Le porte-avions est équipé de F-35 furtifs, qui ont fait leurs preuves lors de bombardements en Irak. De sorte que la Russie a envoyé près de l'armada, naviguant à une profondeur le rendant non repérable, le sous-marin "Novorossiysk" armé de missiles de croisière Kalibr, l'équivalant des missiles Tomahawks américains. Ils ont fait leurs preuves lors de la guerre syrienne. Utilisé comme arme anti-navire le missile est faiblement détectable, vole la majeure partie de son trajet à une vitesse subsonique, tout en atteignant un sprint supersonique à l'approche de sa cible, effectuant des manœuvres évasives. Il est d'une précision hors du commun.

Les avions américain Boeing P-8A Poséidon anti-sous-marin cherchent sans succès le "Novorossiysk". Ils l'auraient perçu une fois, entre Malte et la Sicile, puis l'auraient perdu. Il est possible que le sous-marin vogue maintenant près des côtes syriennes ou en Méditerranée centrale. Chose certaine, il n'a pas franchi le Bosphore ou le canal de Suez, ni Gibraltar. Un remorqueur de sauvetage russe se trouve également en Méditerranée pour venir à sa rescousse en cas de besoin. Un avion russe Tu-154M vole dans la même zone que les Poséidons, pour intercepter et/ou brouiller les ordres ou informations des systèmes américains de communication. Le sous-marin russe aurait tourné aux alentours du porte-avions pendant sept jours, sans être perçu. 

Mer Baltique

Des systèmes américains de fusée d'artillerie à haute mobilité ont été déployés près de la mer Baltique, probablement en Pologne, dans le but d'effectuer des frappes sur la région de Kaliningrad, ville russe située dans une enclave territoriale, qu'on appelle l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La Russie y a installé des missiles Iskander à capacité nucléaire, un système de missile balistique à courte et moyenne portée de nouvelle génération. Des navires de guerre russes se déplacent constamment sur cette mer. 

Mer de Barents

Mer de l'océan Arctique située au nord de la Norvège et de la Russie, le Kremlin y déploie ses nouveaux missiles hypersoniques furtifs anti-navire Zircon. D'une portée de 1 000 km, sa vitesse atteint 8 fois la vitesse du son. Les Américains ne possèdent pas encore l'équivalent de cette arme, mais ca viendra. 

Mer d'Okhotsk

Mer de l'océan Pacifique, située à l'est des îles Kouriles. La côte de Sibérie est située au nord. Des bombardiers américains y sont apparus à plusieurs reprises, pratiquant des frappes contre les installations militaires russes. À chaque fois l'aviation militaire russe les a perturbés quelque peu. Le Ministère de la défense de la Fédération de Russie signale qu'un exercice militaire russe y ait présentement effectué, dû à l'activité récente des avions de combat de l'US Air Force et de l'armée de l'air japonaise. 

Hawaï 

Le navire de guerre russe Karelia transportant de l'équipement de renseignement électronique et de suppression électronique, a forcé les Américains à interrompre leurs essais de missiles prévus pour tester un nouveau système de défense anti-missile.

Côtes américaines

Est apparu très longtemps au large des États-Unis et sans se faire remarquer, un sous-marin nucléaire russe de classe Borei, un des plus puissants au monde, si non le plus puissant au monde, armé de 16 missiles balistiques Boulava, arme principale des forces stratégiques navales russes d'une portée supérieure à 8 000 km. Chaque missile possède 16 ogives nucléaires pour un total de 160. Il n'a été possible d'établir son emplacement, que lorsqu'il l'a voulu, soit au moment où il a décidé de retourné à sa base. C'était pour rappeler aux Américains son existence. 

 

Armes nucléaires 

Le 3 janvier, pour rassurer l'opinion publique mondiale, les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, soit la Russie, les États-Unis, la Chine, la France et le Royaume-Uni, se sont engagés à prévenir la guerre nucléaire et à éviter la course aux armements. Ils affirment qu'une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne dois jamais être menée. Les armes nucléaires doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. 

Les 5 devaient se rencontrés en janvier pour discuter du traité de non-prolifération de l'armement nucléaire, signé en 1968 par 190 pays. La réunion a été reportée sine die. En 1986, on comptait plus de 70 000 armes nucléaires. Plus que 13 000 en 2021. Une baisse de 82% en 35 ans. La Russie en possède 6257, les États-Unis : 5550; à eux deux, ils possèdent 90% de l'inventaire mondial. Chine : 350; France : 290; Royaume-Uni : 195; Pakistan : 165; Inde : 160; Israël 150; Corée du Nord de 30 à 60. L'Iran est possiblement en voie de l'obtenir. 

 




     
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