Inde

La tension monte entre l'Inde et le Pakistan

Carte8330 c11fd 9318a

La tension monte entre l'Inde et le Pakistan, après un attentat-suicide au Cachemire indien, dans lequel 41 militaires indiens ont perdu la vie. L'attentat a été revendiqué par le groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, établi au Pakistan.

L'Inde accuse le Pakistan de soutenir les infiltrations de militants islamistes, ce qu'Islamabad dément.

Les chefs du Jamaat-e-Islami, l'organisation religieuse la plus importante de la région et de la Conférence Hurriyat, une coalition de partis politiques locaux, qui soutiennent toutes deux les revendications des musulmans au Cachemire indien, ont été arrêtés. Figurent parmi eux, Abdul Hamid Fayaz, l'homme fort du monde musulman au Cachemire indien.

Les autorités indiennes y envoient 10.000 militaires de plus, pendant que le Premier ministre indien renouvelle ses mises en garde contre le Pakistan. De son côté, le Premier ministre pakistanais prévient que son pays ripostera à toute attaque de la part de l'Inde. Le président américain pour sa part, qualifie de très dangereuse cette escalade.

La région est disputée depuis 1947 par deux puissances nucléaires et est considérée comme l’une des plus militarisées au monde. Environ 8 000 personnes sont portées disparues depuis le début de la résistance armée et 2018 a été l’année la plus meurtrière en 10 ans.

Résultat de l’élection législative indienne

La semaine dernière, a eu lieu l’élection législative indienne de la Lok Sabha (chambre basse du Parlement), le plus grand suffrage démocratique de la planète, 543 circonscriptions, 814 millions d’électeurs, 100 millions de plus que la dernière élection.

Pour la première fois, les électeurs avaient la possibilité de ne choisir aucun candidat en votant « None of the above ». 551 millions d’électeurs (66% de la population) ont voté au scrutin uninominal majoritaire à un tour ; la participation la plus élevée depuis l'indépendance de l'Inde, grâce à une augmentation significative du vote des jeunes et des femmes.

L’Alliance démocratique nationale dont le principal parti est  Le Bharatiya Janata Party (BJP), et son candidat vedette comme premier ministre, le très populaire M. Modi, ont remporté la majorité absolue des sièges soit 336, dont 282 pour le BJP. Ce parti fut déjà au pouvoir de 1998 à 2004. M. Modi est conservateur et controversé, dû à son rôle dans les pogroms antimusulmans de 2002.

Le BJP a axé sa campagne sur le discrédit de l’ancien gouvernement et sur l’économie, deux thèmes visant la classe moyenne, son principal support électoral. Il met ainsi fin à dix années de règne de l'Alliance progressiste unie (UPA) 59 sièges dont 44 à son principal parti le Congrès national indien.

L'UPA est une coalition de centre gauche autour du Congrès national indien, sous la présidence de Mme Sonia Gandhi. Cette coalition était au pouvoir depuis 2004 en même temps que son premier ministre M. Singh. Elle a été fragilisée par différents scandales de corruption et une économie moins dynamique, entrainant le départ de plusieurs partis de son sein.

Beaucoup de jeunes électeurs n’ont pas connu le Grand Old Party à l’apogée de sa gloire. Ils l’ont jugé sur sa situation actuelle. La reprise du leadership par M. Rahul Gandhi, candidat au poste de premier ministre, fils de l'ancien premier ministre Rajiv Gandhi et de l'actuelle présidente Sonia Gandhi, n’a pas été convaincante. Le parti a réalisé le pire score de son histoire.

18 importants partis régionaux n’ont rejoint aucune coalition. Ils ont obtenu dans leur ensemble, 138 sièges. Les 2 Partis communistes obtiennent quant à eux, 10 députés.

Les « None of the above » soutirent 6 000 197 non-votes, soit 1,1% des votants.