Algérie

Élection algérienne

M. Abdelaziz Bouteflika, affaibli par la maladie a été réélu pour un quatrième mandat avec 82% des voix. Ses partisans  ont célébré sa victoire dans les rues d'Alger. Il y a même eu feu d’artifice. Souriant, il a voté en fauteuil roulant. Son passage au bureau de vote constitue sa première apparition publique depuis mai 2012. A 77 ans, il souffre des séquelles d'un AVC, ayant réduit ses capacités d'élocution et de mobilité, et n'a pas mené lui-même la campagne électorale. Au pouvoir depuis 14 ans, Il détient le record de longévité pour un chef d'état algérien.

M. Bouteflika avait exhorté les Algériens à aller voter. Le taux de participation étant en effet un des enjeux de la consultation. Le résultat : 52% de l’électorat s’est rendu aux urnes.

Outre la participation, c'est la fraude qui a fait débat, après les récentes révélations d'un ancien wali (préfet) confirmant que cette pratique avait bel et bien lieu. Le principal opposant, M. Ali Benflis, a recueilli 13% des suffrages. Il a fait de la fraude un thème électoral majeur. D’ailleurs dès la fermeture du scrutin, il a dénoncé une fraude à grande échelle et a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas les résultats.

Une coalition de cinq partis d'opposition avait appelé à boycotter le scrutin, plaidant en faveur d'une "transition démocratique", tandis que le mouvement Barakat (Ça suffit), hostile à un quatrième mandat du président, avait estimé que cette élection était "un non-événement".

Des incidents ont émaillé l'élection notamment à Bouira. À Alger, une tentative de manifestation d'opposants a été avortée. En Kabylie des incidents ont fait 70 blessés. Le quotidien El Watan a parlé d'un scrutin dénué de crédibilité, dénonçant la fraude qui a toujours régné sur les élections algériennes. Pour Liberté, les véritables manœuvres commenceront au lendemain du 17 avril, le scrutin en lui-même étant dénué d'enjeux réels.

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