Analyse politique sur différents pays

Guerre du Haut-Karabakh : trois gagnants et un perdant

Les unités de maintien de la paix russes affirment que le cessez-le-feu est respecté tout le long de la ligne de front. Des unités russes sont entrées dans la capitale du Haut-Karabakh. En plus des 2 000 soldats et des 90 blindés, 380 véhicules motorisés, des hélicoptères, des drones de reconnaissance, ainsi que de l'équipement électronique spécialisé sont utilisés, de même que des chars de combat. Ces derniers ne sont déployés que du côté arménien de la frontière

https://youtu.be/EJDWgFtcwQI

Les forces arméniennes quittent les territoires repassant sous contrôle de l'Azerbaïdjan, soit sept districts et une petite partie du Haut-Karabakh. La république autoproclamée, amoindrie et affaiblie, survivra sous la protection des soldats russes. L'armée russe protègera tout particulièrement le corridor de Latchin, seule voie d'approvisionnement reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie. 

L'Azerbaïdjan apparaît comme le grand vainqueur. Il a déjà mis en place des unités de police sur les territoires qu'il a conquis. Pour certains, l'Azerbaïdjan a bénéficié de l'aval tacite de Vladimir Poutine. Pour le président russe, laisser cette guerre suivre son cours était un moyen de se débarrasser du premier ministre arménien M. Pachinian. du Parti Libéral pro-européen. Il a été élu en 2018 par une écrasante majorité. 

En plus de l'Azerbaïdjan et du président russe, l'autre gagnant semble être Recep Tayyip Erdogan. La Turquie, grand soutien de l'Azerbaïdjan, en sort renforcé et contrôlera avec la Russie l'application du cessez-le-feu en Azerbaïdjan. La guerre a profité à tous les partis, à l'exception de l'Arménie. La Russie reprend le contrôle de l'Arménie et remet le pied au Haut-Karabakh. La Turquie renforce ses liens avec l'Azerbaïdjan. Et l'Azerbaïdjan récupère des territoires occupés depuis trente ans par l'Arménie.

En plus, la défaite déchire les Arméniens. Le président du pays issu du Parti Républicain (pro-russe) affirme : "Lorsque nous étions censés nous rendre à Yehnikner avec nos unités d'élite et nos forces spéciales, nos unités ont refusé de s'y rendre." Une crise politique se développe. Faute de quorum, l'opposition pro-russe n'a pas été en mesure de destituer le Premier ministre pro-européen, qui d'ailleurs se cache toujours. Les forces de sécurité pro-européennes arrêtent les manifestants et les dirigeants de l'opposition pro-russe exigeant la démission du gouvernement.

Plusieurs monastères de l’église apostolique arménienne dont le monastère millénaire de Dadivank sont en péril, vu que les forces azéries vont en reprendre le contrôle. Selon les termes de l'accord, Erevan (capitale de l'Arménie) ne conserve que 20% du plateau du Haut-Karabakh et doit restituer tous les autres districts qu’elle occupe encore. De plus, Bakou (capitale de l'Azerbaïdjan) conserve les territoires acquis durant l'offensive. Des diplomates français et américains sont attendus à Moscou pour discuter de la situation.  

https://youtu.be/00-ftdZDuqA

Sources : 

France 24 : Haut-Karabakh : "Vladimir Poutine reprend le contrôle de l'Arménie", 11/11/20

Al Masdar news : L'armée russe entre dans la capitale du Karabakh et commence officiellement sa mission, 12/11/20

South Front : Les troupes russes ont pris le contrôle du corridor de Latchin et de d'autres zones clés du Haut-Karabakh, 12/11/20    

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La paix russe au Haut-Karabakh

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Les Russes arrivent au Haut-Karabakh (Photo: Service de presse du ministère russe de la Défense via Associated Press)

Il était impossible pour l'Arménie de reprendre l'initiative des combats, l'Azerbaïdjan étant plus fort que l'Arménie du point de vue militaire. Le Premier ministre arménien se dit personnellement responsable de la catastrophe. Il estime que si l'Arménie avait restitué les cinq régions des environs du Haut-Karabakh à l'Azerbaïdjan il y a un an, la situation aurait été meilleure qu'elle ne l'est présentement, mais personne en Arménie n'avait vu cette option comme correcte. Du moins, il y en avait très peu. Les Arméniens considéraient que ces cinq régions étaient une «ceinture de sécurité» pour le Karabakh. Avec la reddition arménienne des districts azerbaïdjanais et la prise de Choucha par l'Azerbaïdjan, ce dernier a atteint la plupart de ses objectifs et lui non plus n'est pas du tout intéressé par une escalade de la guerre.   

À l'heure actuelle, vingt avions de transport militaire Il-76 avec 400 militaires russes et véhicules blindés de transport de troupes sont arrivés au Haut-Karabakh et se dirigent vers les zones de conflit. En tout, 2 000 soldats et 90 véhicules seront déployés. Pour certains, le Haut-Karabakh y compris le couloir de Latchin sont devenus une zone d'influence russe. Le couloir de communication entre l'Azerbaïdjan et sa République autonome du Nakhitchevan à travers le sud de l'Arménie sera aussi sous surveillance russe. 

Le Président azerbaïdjanais a toutefois déclaré que non seulement des soldats de la paix russes, mais aussi turcs seraient déployés au Haut-Karabakh. Les présidents russe et turc se sont entretenus par téléphone. Le président Erdogan a déclaré qu'on était sur la voie d'un règlement permanent au Haut-Karabakh et que la Turquie et la Russie mèneront des activités d'observation et de surveillance du cessez-le-feu, en utilisant un centre commun qui sera créé dans une région déterminée par l'Azerbaïdjan, dans un territoire libéré de l'occupation arménienne. Il a également souligné l'importance du retour des Azerbaïdjanais, qui ont été contraints de quitter le Karabakh en raison de l'invasion arménienne de 1990 et d'ouvrir un couloir entre l'Azerbaïdjan et la République autonome de Nakhitchevan. 

Toutefois, la Russie affirme que l'envoi de soldats de la paix turcs au Karabakh n'a fait l'objet d'aucun accord avec personne. Il s'agit d'un accord tripartite entre la Russie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Les États-Unis et la France n'ont pas participé à l'accord, non plus. Le centre d’observation russo-turc sera basé en fait sur le territoire de l’Azerbaïdjan et n’a rien à voir avec les forces de maintien de la paix qui seront déployées au Haut-Karabakh, assure Moscou.

Sources :

Le Devoir : Haut-Karabakh : la Russie déploie ses forces de maintien de la paix, 11/11/20 

Al Masdar News : Le Premier ministre arménien regrette de ne pas avoir cédé 5 régions à l'Azerbaïdjan, l'année dernière, 11/11/20 

Al Masdar News : Plus de 400 soldats russes sont arrivés en Arménie, 11/11/20

Al Masdar News : La Turquie surveillera conjointement l'accord du Karabakh avec la Russie, 11/11/20

South Front : Le gouvernement arménien pro-occidental a perdu le Haut-Karabakh, mais la Russie l'a gagné, 10/11/20

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Haut-Karabakh, fin de la guerre !

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L'Azerbaïdjan a le soutien de la Turquie. Elle a envoyé des mercenaires pro-turcs de Syrie se battre pour son allié. L'Iran et la Russie quant à eux, ne sont pas du tout intéressés par la poursuite de la déstabilisation de la région. Les Turcs et les Azerbaïdjanais le comprennent très bien ; aussi leur objectif est seulement d'accomplir autant d'avancées militaires que possible.
L'Iran et la Russie ont une vision commune des lignes rouges à ne pas franchir. La prise de Choucha, la prise de la frontière entre le Haut-Karabakh et l'Iran par les forces azerbaïdjanaises, la menace imminente d'un assaut contre Stepanakert qui provoquerait une catastrophe humanitaire irresponsable. Voilà, Stepanakert est la ligne rouge à ne pas franchir.
Moscou et Téhéran se préparaient à lancer un ultimatum à l'Azerbaïdjan dans les heures à venir. Raison pour laquelle l'Iran a concentré d’importantes forces de frappe le long de sa frontière, beaucoup plus que nécessaire. À son tour, la Russie a considérablement renforcé ses capacités militaires en Arménie, mais sans en faire la promotion médiatique, contrairement à l’Iran.
Puis, une surprise est arrivée le 9 novembre. Un hélicoptère Mi-24 de l'armée russe a été abattu par erreur par l'Azerbaïdjan au-dessus de l'Arménie. L’armée azerbaïdjanaise a avoué avoir fait une erreur et a tout de suite envoyé ses condoléances, s'est abondamment excusée, tout en étant prête à payer une compensation. Le Mi-24 fournissait une couverture à un convoi militaire russe se dirigeant vers la frontière entre le Haut-Karabakh et l’Arménie.
Quelques heures plus tard, des informations sont apparues sur la signature d'un accord de cessez-le-feu. Cela indique que la position russo-iranienne était déjà convenue et que l'incident a servi de déclencheur.
Dans la nuit de lundi à mardi, le président de l'Azerbaïdjan, le premier ministre de l'Arménie et le président de la Russie ont signé la fin de toutes actions militaires. Les belligérants conservent leurs positions. L'Arménie et l'Azerbaïdjan échangeront tous leurs prisonniers. Les corps des morts seront transférés du champ de bataille. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés contrôlera le retour des personnes déplacées et des réfugiés sur le territoire du Haut-Karabakh. La Russie assurera le contrôle des communications.
C’est une offre que personne ne peut refuser. On ne touche pas à l’armée russe. D’ailleurs cette fois-ci, c’est elle qui garantit le cessez-le-feu. Elle déploie 2000 soldats et 90 blindés. Des postes d'observation russes sont déjà en train d’être installés le long de la ligne de contact dans le Haut-Karabakh et le long du couloir de Latchin. Possiblement que d’autres forces russes suivront et resteront cinq ans, avec une prolongation automatique d’un autre cinq ans, si les deux capitales belligérantes sont d'accord.
L'Azerbaïdjan reprend le contrôle de plusieurs districts qui lui échappaient. Par contre, le corridor terrestre reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie est maintenu, de même que l'indépendance du Haut-Karabakh.
Le président Poutine souhaite que l’accord mène à un règlement durable. Le président azerbaïdjanais se félicite d'une capitulation de l'Arménie. Le premier ministre de l’Arménie indique que sa décision a été incroyablement douloureuse. Il se peut qu'il soit démis de ses fonctions et qu'il soit remplacé.
Des milliers de manifestants en colère dont des centaines ont pénétré dans les locaux du gouvernement arménien, brisant vitres et bureaux, dont une salle du conseil des ministres.
Sources :
TVA Nouvelles : L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé sous l'égide de la Russie un accord de fin des hostilités, 09/11/20
Le Monde : Haut-Karabakh : Vladimir Poutine confirme un accord de « cessez-le-feu total » entre Arménie et Azerbaïdjan, 10/11/20
Al Masdar News : L'Azerbaïdjan abat un hélicoptère militaire russe au-dessus de l'Arménie, 10/11/20
South Front : Ultimatum russo-iranien pour le cessez-le-feu au Haut-Karabakh, 10/11/20

En 1942, un espion allemand en Gaspésie

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Le 9 novembre 1942, un lieutenant de la marine militaire allemande, nommé Janowski, saboteur de formation, accoste en chaloupe à 5 h du matin, à 6 kilomètres de New Carlisle, en Gaspésie. Il vient du sous-marin U-Boot-518. Sa mission était possiblement de faire enquête sur la construction du nouveau bombardier mosquito, déjà en production.
Cette année-là, les U-Boots sillonnent le fleuve Saint-Laurent et coulent 21 navires militaires ou marchands, en partance des côtes terre-neuviennes pour l’Europe. Les Allemands pensent même éventuellement installer une base navale militaire à Anticosti. L'année suivante ils installent une station météorologique au Labrador, à l'insu des autorités canadiennes.
Toujours est-il qu'à 6h30 du matin le 9 novembre 1942, Janowski se présente sous le nom de William Brenton à l’hôtel New Carlisle en parlant anglais avec un accent parisien. Il demande une chambre avec bain. Il dégage une forte odeur de mazout et paye en dollars canadiens qui ne sont plus en circulation. Il a des allumettes belges et se dit vendeur torontois de radio.
Moins de trois heures plus tard, Janowski quitte l'hôtel pour la gare. Dans le doute, le fils du propriétaire de l'hôtel le rejoint et s'assoit à ses côtés, lui offrant une cigarette en attendant le train pour Montréal. Juste avant que le train ne parte, il alerte un agent de la police provinciale, qui se précipite tout de go dans le train et avec la description que lui a fournis le jeune, retrouve Janowski. Il l'Interroge. Lorsque le policier lui demande s'il peut fouiller ses bagages, Janowski répond : « Ça ne sera pas nécessaire. Je suis un officier allemand qui sert son pays comme vous le faites vous-même ». Dans ses effets personnels : un puissant émetteur-radio. La marine et l'aviation militaire canadienne cherchent immédiatement le U-Boot-518, mais sans succès.
Le Service canadien du renseignement lui donne comme nom de code "Watchdog". Ici, trois thèses s'affrontent : La première est que Janowski coopère, mais fournit peu de renseignements significatifs. Aucun agent allemand n'a été arrêté grâce à lui et aucun U-boot n'a été capturé, malgré son apparente coopération. En moins d'un an, l'opération "Watchdog" est arrêtée et Janowski envoyé dans une prison, le camp 020, en Grande-Bretagne. En fait, sa mission était de se faire arrêté, de faire semblant de fournir des renseignements aux autorités canadiennes et de continuer à espionner pour les autorités allemandes de l'intérieur des services secrets canadiens. Janowski a presque certainement alerté les services secrets allemands de sa capture. Le principale protagoniste de cette thèse, le journaliste canadien Beeby, fonde sa position sur le dossier de l'agent allemand (Watchdog), obtenu du Service canadien du renseignement de sécurité, en vertu de la Loi canadienne sur l'accès à l'information.
Pour d'autres, il aurait collaboré à l’arrestation de plusieurs espions allemands au Canada, sans les nommer. Il aurait avouer avoir l’intention de se rendre à Montréal pour contacter Adrien Arcand, nazi notoire et chef du Parti National Social Chrétien, mais déjà en prison depuis deux ans. Puis il aurait été envoyé en Angleterre pour assister les services secrets britanniques jusqu’à la fin de la guerre. Il n'a jamais posé de menace sérieuse à la sécurité alliée.
Ou peut-être qu'il était tout simplement un espion allemand qui s'est fait arrêté. Qu'il a fait accroire qu'il coopérerait et qu'il avait pas grand chose à transmettre.
Le fait est qu'il a été libéré en 1947, donc très peu de chance qu'il est collaboré véritablement. Janowski n'avait plus de domicile où retourner, car sa ville domiciliaire, comme la majeure partie de la Prusse orientale avait été annexée par la Pologne et sa population expulsée. Il a trouvé du travail comme traducteur pour la marine allemande et est décédé en vacance en Espagne en 1978.
Sources :
Patrimoine de la Gaspésie Cyber Magasine : Werner Alfred Waldemar Von Janowski : L’espion de New Carlisle de Sophie Turbide
University of Toronto Press : Cargo of lies, la véritable histoire d'un agent double nazi au Canada de Dean Debby, évalué par RA Ratcliff (University of California, Berkeley, 1997.
Photo : Royal Canadian Mounted Police - National Archives of Canada: mug shots of Janowski, C-107138
RCMP mug shots of Janowski, a Germany spy. He was 38 years old at the time of his capture.

Haut-Karabakh, la capitale est évacuée

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Bataille pour Choucha

Des images satellites prouvent hors de tout doute raisonnable, que des mercenaires syriens pro-Turc sont largement présents auprès des forces azerbaïdjanaises sur la route Latchin-Choucha, à 12 km de Stepanakert, capitale du Haut-Karabakh. Ils sont au nombre de 2500 et auraient eu 250 morts jusqu’à présent.

Alors que la tension est à son apogée, l'armée iranienne transfert toujours des renforts à sa frontière pour repousser les ‘terroristes’ syriens pro-Turc, si le besoin s’en fait sentir. L’Ayatollah Khamenei : « Que les terroristes ne s’implantent pas près de nos frontières, car notre action sera radicale, dès que nous sentirons le moindre danger. » L’Iran n’autorisera pas non plus la présence de bases d'espionnage d’Israël près de ses frontières. On sait que l’Azerbaïdjan utilise en plus des drones turcs, des drones israéliens.

La plus grande bataille de la guerre a présentement lieu à Choucha. L'armée azerbaïdjanaise bloquée à cet endroit depuis le 31 octobre, vient semble-t-il de prendre la ville. L’Azerbaïdjan affirme avoir pris depuis le début de la guerre, 7 villes et plus de 200 villages en déclarant, qu’il n'a aucun objectif en Arménie même.

Il semblerait que les forces azerbaïdjanaises ont pris plusieurs quartiers de Choucha; mais que l'armée du Haut-Karabakh est toujours impliquée dans de violents échanges de tirs. Selon l’Arménie, la bataille se poursuit de rue en rue. Choucha servira de tremplin pour une offensive sur Stepanakert, déjà ciblée par d'intenses bombardements. Celui qui contrôle Choucha prend automatiquement un ticket pour le contrôle de Stepanakert.

D’ailleurs, l’ordre a été donné d’évacuer la capitale Stepanakert. Voitures ployant sous le poids des bagages, minibus de personnes âgées avec baluchon, ambulances sirènes hurlantes…Tous fuient vers le nord. La route principale par le corridor de Latchine est fermée par des commandos azerbaïdjanais. L’armée azerbaïdjanaise s’enfonce maintenant dans des montagnes avec forêts denses, là où les troupes arméniennes contrôlent les sommets. Il est donc possible que leurs pertes augmentent.

En plus de perdre la guerre, l’Arménie est de plus en plus isolée sur le plan diplomatique, presque abandonnée par ses alliés régionaux, l’Iran et la Russie. Elle n’exclut pas un scénario semblable au génocide arménien, un siècle plus tôt.

Lors d'un entretien téléphonique, les présidents français et russe insistent encore et toujours sur la nécessité de mettre fin aux combats !

Sources :

Al Masdar News : Les forces arméniennes déploient des véhicules blindés pour une bataille importante à Choucha, 07/11/20

Al Masdar News : L'Azerbaïdjan revendique la capture de Choucha, ville stratégique au Karabakh, 08/11/20

Al Masdar news : Mise à jour : l'Arménie nie les affirmations de l'Azerbaïdjan sur Choucha, la bataille continue, 08/11/20

RFI : Haut-Karabakh: la population de la capitale Stepanakert évacuée, 08/11/20

France 24 : La France et la Russie insistent sur "la nécessité de mettre fin aux combats" au Haut-Karabakh, 08/1120

L’Orient le Jour : Haut-Karabakh : l’Arménie dans une très mauvaise passe, 09/11/20

Vidéo : France News 24, la population de Stepanakert fuient la ville devant les combats...

Québec : L'histoire se répète...

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Maurice Duplessis
L'histoire se répète :
Le 7 novembre 1935 - Maurice Duplessis et Paul Gouin forment l'Union Nationale. Duplessis porté au pouvoir en août 1936 en écartera Gouin. L' Action Libérale Nationale sous la direction de Paul Gouin, des dissidents du Parti Libéral du Québec, forment un nouveau parti avec le Parti Conservateur du Québec, dirigé alors par Maurice Duplessis : l'Union Nationale. Une des citations célèbres de Duplessis : " Le ciel est bleu, l'enfer est rouge!" Duplessis électrifiera les campagnes, créa le drapeau du Québec et l'impôt provincial, entr'autre.L'histoire se répétera le 14 novembre 2011, lorsque François Legault issu du Parti Québécois formera avec le lobbyiste et homme d'affaires Charles Sirois, un nouveau parti issu de dissidents du Parti Québécois et du parti Libéral du Québec. Le nouveau parti se nommera la CAQ (Coalition Avenir Québec). Charles Sirois, moins visible que Legault est toujours présent aux différents congrès du parti. Legault crée la loi sur la laïcité entr'autre. Sa force : il admet parfois ses erreurs.
Les deux nouveaux partis sont de droite et mettent l'accent sur le nationalisme québécois, sans pour autant prôner l'indépendance.
George-Étienne Cartier, membre de la milice patriotique des 'Fils de la Liberté' en 1837, a été mêlé à la rébellion de Saint-Denis, seule victoire des Patriotes, où il s'est conduit avec courage. Après la défaite des Patriotes à Saint-Charles, il vit en clandestinité, d'abord à Verchères, puis aux États-Unis jusqu'à la proclamation de l'amnistie.
Il revient au pays et défendra un fédéralisme décentralisé. Il sera élu député du parti Réformateur à Verchères, puis deviendra député du Parti Conservateur. Cartier prit l'initiative de quelques réformes majeures dans les domaines de l'éducation et de la justice. Il sera en 1867 un des pères de la confédération canadienne. Sa citation la plus célèbre : « Le Canada doit être un pays de liberté et toutes les libertés doivent être protégées par la loi. »

Le drone militaire turc 'Bayraktar TB2'

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Le drone militaire turc 'Bayraktar TB2' qui a été utilisé avec grand succès en Syrie, en Libye et maintenant au Haut-Karabakh, était équipé d’une caméra et d’un système d’acquisition de cibles, produits par 'L3 Harris WESCAM' de l'Ontario. Son moteur était fabriqué par la compagnie autrichienne Rotax, filiale de la compagnie québécoise Bombardier. 'Affaires mondiales Canada' enquête présentement sur l'utilisation de la technologie canadienne dans le conflit au Haut-Karabakh et tant que l’enquête sera en cours, l'exportation de ces deux produits vers la Turquie sera bloquée.
La société anglo-américaine 'Beringer Aero' fabricant de roues et de freins de haute performance pour l'aviation civile française, cesse lui aussi de fournir ses produits à la Turquie, car ses pièces sont utilisées dans la fabrication du drone militaire turc.
Par contre, 'Bayraktar TB2' vient d'effectuer un essai de tir réussi en utilisant un nouveau système de ciblage, produit par la compagnie turque ASELSAN. La société turque Roketsan, sous licence de la société allemande TDW, fabrique les têtes de guidage de missiles anti-char air-sol.
Il dispose d'un système de communication par satellite de la société américaine Viasat, qui a également annoncé la suspension de son produit vers la Turquie. Cependant, ASELSAN a déjà développé un système turc similaire.
Le récepteur de navigation est américain. La pompe à carburant est britannique. Le planeur en tant que tel est turc, de même que son logiciel et une partie de son électronique.
Ça représente une bonne image de la production industrielle d'aujourd'hui, que ce soit militaire ou civile. De plus en plus, les produits sont confectionnés avec plusieurs composantes de plusieurs compagnies de plusieurs pays, compagnies appartenant à d'autres compagnies de plusieurs autres pays. Et les ententes de libre-échange sont faits en fonction de ces compagnies multinationales devenues les nouveaux seigneurs de notre monde et non pas en fonction du simple citoyen.
C'est la mondialisation, qui a quand même la qualité d'amener les citoyens de différentes parties du monde à mieux communiquer entre eux et par le fait même à mieux se comprendre. Ça nous donne aussi accès à l'information qui est véhiculée dans les autres pays, y compris les pays ennemis et à s'apercevoir qu'en fin de comte, l'être humain est partout pareil avec cependant des cultures différentes.
Sources:
Radio-Canada : "L’Arménie dit avoir trouvé de la technologie canadienne sur un drone turc", 21/10/20
Nouvelles d'Arménie magasine : "Le fabricant français d’aéronautique Beringer Aero a cessé de fournir la Turquie qui utilisait ses produits pour les drones contre les Arméniens au Haut-Karabagh" 06/11/20
Defense World (Inde, États-Unis, Moyen-Orient, Russie, Asie-Pacifique) appartient à Digitalwriters Media Pvt Ltd : "Le drone d'attaque turc Bayratkar devient plus meurtrier avec un nouveau système de ciblage", 06/11/20
Hauts-Parleur (Ukraine) : L'Ukraine est capable de créer des drones modernes: pourquoi en achetons-nous des turcs?, 28/10/20

La Syrie reconstruit et les bombardements reprennent...

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Avec l'aide de l'Iran, la Syrie reconstruit en ce moment plusieurs chemins de fer détruits par la guerre, entr’autre entre Hama et Alep. L’Iran et la Syrie envisagent de faire passer le volume de leurs transactions de 500 millions de dollars à un milliard en 2021. Un chemin de fer sera construit entre Shalamcheh en Iran, le port de Bossora en Irak et la ville portuaire de Lattaquié en Syrie

Pendant ce temps dans le gouvernorat d’Idlib, l’armée turque se retire d’un deuxième poste militaire assiégé par l’armée syrienne. Ce qui n’empêche pas les forces soutenues par la Turquie et l’armée syrienne de s’envoyer obus et missiles par la tête, pendant qu'Israël ne bombarde plus. 

La brigade ‘Sultan Murad’ et la 20e division de l'Armée Syrienne Libre, toutes deux soutenues par la Turquie, s’affrontent dans la ville de Ras Al-Ain.

Hay'at Tahrir Al-Sham (HTS), anciennement Al Qaeda, intensifie ses bombardements contre l’armée syrienne et contre les forces soutenues par la Turquie. L'armée de l'air russe et les forces armées syriennes les bombardent en retour. 

L'État islamique vise l'armée syrienne près de Raqqa et Deir Ezzor, de même que les forces turques et pro-Turc, dans le nord-est du pays. L’aviation militaire russe réplique.

Sources 

Al Masdar News : L'armée syrienne et les forces soutenues par la Turquie échangent de puissantes attaques à Idlib, 06/11/20

Al Masdar News : La Turquie se retire du 2e poste militaire assiégé dans le nord-ouest de la Syrie, 06/11/20

Al Masdar News :  Turkish-backed forces fight each other over abandoned homes in northeast Syria, 06/11/20

Al Masdar News : Les djihadistes envisagent de saboter l'accord russo-turc en Syrie, 06/11/20

South Front : Des terroristes de l’État islamique ont attaqué les troupes syriennes à Raqqa et Deir Ezzor, 0/11/20

Press TV : Ankara chassé de Hama, convois militaire et économique rétablis, 06/11/20

Press TV : Le train anti-Israël Chalamcheh-Bassora-Lattaquié, 04/11/20

Troupes iraniennes à la frontière du Haut-Karabakh

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L'Iran critique le déploiement de mercenaires syriens pro-Turquie du côté des forces azerbaïdjanaises. Tout en appuyant l'Azerbaïdjan, Téhéran affirme que ces terroristes syriens anti-Assad ne doivent pas être présents à proximité de sa frontière.
Aussi vient-il d'y envoyer de nouveaux renforts, des chars et des transporteurs de troupes, s'arrangeant pour que ça se sache. Le mois dernier, l'Iran y avait déployé des systèmes de défense aérienne, après que plusieurs missiles et drones arméniens et azerbaidjanais aient atteint son territoire.
Au départ, l'Iran avait adopté une position neutre, appelant les belligérants à désescalader et à engager des pourparlers. Depuis quelques jours sa position a changé, affirmant que l'Azerbaïdjan a le droit de libérer ses territoires occupés, mais qu'il doit respecter sa minorité arménienne.
Ce changement de position est probablement dû aux manifestations pro-Azerbaïdjan de sa minorité azérie et de la récente avancée des troupes azerbaïdjanaises, qui ont pris la totalité de la frontière du Haut-Karabakh avec l'Iran.
Source : South Front : Une grande unité blindée iranienne repérée se déplaçant vers la frontière du Haut-Karabakh, 06/11/20

Haut-Karabakh

Ff33323 81601075 web inter 4520 karabakh 2 700Après sept semaines de guerre, l’armée azerbaïdjanaise pénètre fortement le Haut-Karabakh par le sud. La circulation est maintenant presque impossible, due aux bombardements incessants de l’Azerbaïdjan. Les journalistes sur les lieux le confirment.

Le ministre russe des Affaires étrangères affirme que son pays travaille présentement avec la Turquie pour résoudre la question. La Turquie quant à elle, appelle l'Arménie à se retirer complètement du Haut-Karabakh, comme condition sinéquanone aux pourparlers de paix.

L’Iran quant à lui, affirme que ce sont uniquement les pays de la région, qui peuvent régler le conflit et qu'il faut que les Arméniens respectent les résolutions de l’ONU, leur demandant de quitter les territoires qu’ils occupent en Azerbaïdjan.

En contrepartie, le Haut-Karabakh doit avoir un statut spécial en Azerbaïdjan, garantissant la protection des droits de la personne et des liens de communication avec l’Arménie. En même temps, un système de nations régionales doit être mis en place pour mettre en œuvre le plan.

L’Iran tient à ce que la Russie adopte la même position que lui et qu’elle trace une ligne rouge à la Turquie, qui déstabilise présentement le Caucase.

Source : TLL : L’Iran a des projets pour le Haut-Karabakh, 05/11/20

Syrie : Ça se corse à nouveau...

Syrie affrontements ouest 1Dans le gouvernorat d'Idlib, avant le mois de mars, l'armée syrienne avec l'aide de l'aviation militaire russe, du Hezbollah et de milices financées par l’Iran, avait repris le contrôle total de l'autoroute M-5 et ce après d'âpres combats, non seulement contre Hayat Tahrir Al Sham (anciennement Al Qaeda) et ses alliés, mais aussi contre l’Armée Nationale Syrienne (conglomérat de groupes rebelles soutenu par la Turquie) et contre aussi, il faut bien le dire, l’armée turque elle-même. Cette dernière avait utilisé pour la première fois au combat, ses fameux drones Bayraktar TB2, qui lui ont permis d’arrêter la guerre avant que l’armée syrienne ne reprenne l’autoroute M-4, en plus de la M-5.  

Au mois de mars, avant que la guerre ne devienne trop dangereuse entre la Russie et la Turquie, un cessez-le-feu est intervenu sous l’auspice de Moscou et d’Ankara. Erdogan accepte difficilement, mais accepte quand même le fait que les Syriens récupèrent la M-5. Le gouvernement syrien accepte lui aussi le cessez-le-feu, à condition que la M-5 demeure sous son contrôle et que les rebelles se retirent pacifiquement de la M-4.

En fait, les rebelles ne se sont jamais retirés de la M-4 et le front n’a pas véritablement bougé depuis le cessez-le-feu. Certes, les protagonistes se sont livrés occasionnellement à des duels d’artillerie et de roquettes, tout en s’installant davantage chacun dans sa zone.

Cependant tout dernièrement, on note une recrudescence de mouvements, qui pourrait éventuellement faire bouger la ligne de front. Un raid aérien russe a ciblé le camp d'entraînement du groupe « Faylaq al-Sham », groupe soutenu par la Turquie, faisant parti de l'Armée Nationale Syrienne, tuant des dizaines de combattants.  Le président  turc a réprimandé Moscou et le lendemain en guise de représailles, l'Armée Nationale Syrienne, a lancé un barrage de roquettes sur les positions de l’armée syrienne.

Pendant ce temps près de la ville d’Alep, HTS a pris le contrôle du quartier général de la 4e brigade de l'Armée Nationale Syrienne et a encerclé une autre base de l’ANS, au sud d’Idlib.

Les troupes turques se retirent en ce moment des territoires que l’armée syrienne a conquis avant mars et ce au milieu d’un nombre croissant de frappes aériennes sur les forces des groupes soutenus par la Turquie. L'activité du pétrole sous contrôle turc dans le nord d'Alep traverse également des temps difficiles, explosions de citernes et de lieux de stockage. Il semble que quelqu'un envoie des messages à la Turquie et ses mandataires et il semble qu’ils les comprennent.

On assiste présentement à un crescendo. L'artillerie syrienne bombarde de plus en plus les positions rebelles soutenues par la Turquie et ces dernières y répondent.

Tout ce que peut faire l’armée turque dans le gouvernorat d’Idlib, est de ralentir la déroute des djihadistes pro-Turc et l'afflux de réfugiés syriens sur son territoire ; tandis que l’armée syrienne ne s’arrêtera, que lorsqu’elle aura récupéré la totalité de son territoire.

Sources:

The Eurasian Times: “From Libya, Syria To Nagorno-Karabakh: Are ‘Best Of Allies’ & ‘Worst Of Foes’ Turkey & Russia Headed Towards War?, de Andrew Leonard, 01/11/20

Al Masdar news : « Les forces soutenues par la Turquie perdent une base importante après des affrontements avec un allié djihadiste dans l'ouest d'Alep » 02/11/20

Al Masdar news : Des djihadistes encerclent une autre base appartenant aux forces soutenues par la Turquie en Syrie, 03/11/20

South Front : L’armée syrienne capture un poste d’observation turc à Morek au milieu d’une nouvelle vague d’explosions dans le nord contrôlé par la Turquie, 03/11/20 

Les multinationales et les Ouïghours !

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La presse occidentale dénonce à tous les jours le traitement des Ouïghours par le gouvernement Chinois. Pourtant ces mêmes médias sont silencieux sur les liens entre les multinationales occidentales et les camps de rééducations chinois pour les Ouïghours, dans la région autonome du Xinjiang.

Le Xinjiang faisant parti de la Route de la soie, est traversé par la voie ferrée Yiwu, où le fret transite en continue vers Londres et Madrid. La plus longue liaison ferroviaire du monde traverse huit fuseaux horaires. S’étendant sur plus de 13 000 kilomètres, reliant Yiwu en Chine, à Madrid en Espagne. 

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La région étant infiltrée par des extrémistes musulmans, elle est fortement militarisée et il y existe des camps de rééducation. Ce qu'on sait moins, et ce dont la presse parle rarement, c'est la complicité que ces camps ont avec des firmes, 83 au total parmi lesquelles des firmes automobiles, des grandes marques de prêt à porter etc... On estime que dans la région autonome du Xinjiang, des dizaines de milliers (certains disent un million ) de Ouïghours sont internés dans des camps de rééducation. La liberté de mouvements est restreinte par une surveillance d'appareillages électroniques, allant de la caméra à des bracelets. Ces camps sont rattachés à des unités de productions, qui font écran à leur caractère carcéral. Ainsi "Taekiang a Qingdao" emploie 600 travailleurs forcés en plus de ses salariés.

Voici les noms des 83 multinationales impliquées, notons la présence de Bombardier : Abercrombie & Fitch, Acer, Adidas, Alstom, Amazon, Apple, ASUS, BAIC Motor, BMW, Bombardier, Bosch, BYD, Calvin Klein, Candy, Carter’s, Cerruti 1881, Changan Automobile, Cisco, CRRC, Dell, Electrolux, Fila, Founder Group, GAC Group (automobiles), Gap, Geely Auto, General Motors, Google, Goertek, H&M, Haier, Hart Schaffner Marx, Hisense, Hitachi, HP, HTC, Huawei, iFlyTek, Jack & Jones, Jaguar, Japan Display Inc., L.L.Bean, Lacoste, Land Rover, Lenovo, LG, Li-Ning, Mayor, Meizu, Mercedes-Benz, MG, Microsoft, Mitsubishi, Mitsumi, Nike, Nintendo, Nokia, Oculus, Oppo, Panasonic, Polo Ralph Lauren, Puma, Roewe, SAIC Motor, Samsung, SGMW, Sharp, Siemens, Skechers, Sony, TDK, Tommy Hilfiger, Toshiba, Tsinghua Tongfang, Uniqlo, Victoria’s Secret, Vivo, Volkswagen, Xiaomi, Zara, Zegna, ZTE.

Leurs produits jouissent de tous les allègements de taxes que leurs confèrent les traités de libre échange, parfois des aides publiques dans certains états.

Depuis 1949, la Chine mène une véritable politique de peuplement pour mieux contrôler la région et rendre progressivement impossible toute possibilité d'indépendance. En 1949, la région ne comptait que 200 000 Hans (l'ethnie majoritaire en Chine), ils sont presque dix millions en 2015, soit un nombre légèrement inférieur à celui des Ouïghours. Cette politique de peuplement n'est pas sans provoquer de nombreux heurts communautaires, qui depuis 1997 vont de la manifestation à l'émeute, en passant par les bombes aux arrestations arbitraires et ce, malgré que la région soit passée en 1955 du statut de province, à celui de région autonome. 

La Chine, dont les citoyens augmentent leurs niveaux de vie à une vitesse grand "V", ne pourrait maintenir cette cadence, advenant la dislocation du pays en plusieurs états. Il est même fort possible que l'économie s'effondrerait. C'est du moins la raison pour laquelle le gouvernement central refuse toute indépendance aux régions. Cette lutte entre fédéralistes centralisateurs (le gouvernement chinois) et les indépendantistes, a mené à une radicalisation de la lutte des Ouïghours, qui est maintenant partiellement contrôlée par des islamistes.

Pour ce qui est de l'Occident dit démocratique, les gouvernements élus, parfois dans des systèmes démocratiques totalement rétrogrades (comme au Canada), sont subjugués par les multinationales, qui font la loi sur les marchés internationaux, sans se préoccuper des populations locales impliquées dans leurs ententes.

Le fonctionnent des multinationales à l'international, me fait souvent penser carrément au Moyen âge.

Sources :

83 marques et multinationales profitent du travail forcé des Ouïghours, Médiapart, le blog de JMLF.

Uyghurs for sale -Australian Strategic Policy Institute.

​Apple, Nike, BMW, Alstom, Lacoste... 83 grandes marques liées au travail forcé des Ouïghours en Chine, selon une ONG - Marianne.

Les produits en coton en provenance de la région du Xinjiang en Chine sur la sellette - Commodafrica

Israël impliquée dans des explosions en Iran ?

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Iran : une clinique, une centrale électrique, un centre de fabrication de missiles, mais aussi le complexe nucléaire de Natanz, connu pour abriter plusieurs milliers de centrifugeuses destinées à la production d’uranium enrichi, ont été touchés par une série d'explosions ces derniers jours.

Plusieurs spécialistes pensent que ces explosions ont été commanditées par Israël, qui elle demeure silencieuse sur le sujet, ne nie pas, mais ne confirme pas non plus.

Des déclarations des autorités iraniennes relancent cette théorie : " Des enquêtes ont permis d’établir avec précision les causes de l’accident au sein du complexe nucléaire de Natanz, mais nous reportons leur annonce à plus tard pour certaines raisons de sécurité ".

L’Iran est très calculateur. S'il admet publiquement qu’Israël est impliquée dans ces explosions, il devra rétorquer de façon violente contre Israël, ce qui aurait de fortes chances d'aboutir à une guerre que l'Iran ne veut pas, tout comme les États-Unis d'ailleurs.

Tous leurs calculs par rapport à la levée de l’embargo sur les armes en octobre 2020 et éventuellement un changement de politique américaine en novembre 2020 tomberaient à l’eau, si les Iraniens ripostaient. Alors c'est à suivre...

À noter que quatre assassinats de scientifiques nucléaires iraniens ont eu lieu entre 2010 et 2012. Israël a été fortement soupçonnée d'avoir commandité ces meurtres. En réponse en juillet 2012, cinq touristes juifs israéliens et un Bulgare trouvent la mort tandis que 31 sont blessés dans un attentat kamikaze à l'aéroport bulgare de Bourgas. L’Iran est soupçonné d'avoir commandité l’attentat et d'avoir éliminé le groupe qui avait été mandaté par Israël pour éliminer les scientifiques iraniens.

Sources : La Croix; Le Monde; Press TV; Spoutnik.

Libye, la Turquie dit non à l'Égypte...

Libye bombardements 0La Turquie, active en Libye à l'invitation du président du Gouvernement d'Accord National (GAN), Fayez Al-Sarraj, rejette le "cessez-le-feu" proposé par L’Égypte. Ces derniers mois, fort du soutien militaire turc, le GAN a repris l'ensemble du Nord-Ouest libyen, signant ainsi l'échec de l'offensive lancée en 2019 par l'Armée Nationale Libyenne (ANL), pour prendre Tripoli et en finir avec le GAN.

L'Égypte quant à elle, a déjà averti la Turquie et le GAN, que si jamais ils tentaient de prendre la ville de Syrte, ils feraient face à l'Armée égyptienne. Ce qui n'empêche pas Ankara d'augmenter ses forces près de Syrte. Un message des plus clairs vient d'être envoyé à la Turquie, le système turc de défense anti-aérienne installé à la base d'Al-Watiya abritant des troupes turques, vient d'être bombardé par des avions militaires venant de l'étranger selon le GAN, qui a promis une riposte dissuasive, au bon endroit,  au meilleur moment.

Ces frappes coïncident avec l'arrivée du ministre turc de la Défense et de l'état-major de l'armée turque en Libye. D'après les Égyptiens, cette visite indique que la bataille de Syrte aura bel et bien lieu. Le retrait de la mission de l'OTAN en Méditerranée orientale en est un autre indice, de même que le mouvement des avions de repérage turcs C-130 et la présence de navires de guerre turcs en Méditerranée.

Dans ce contexte, Le Caire demande à Moscou d'accélérer les livraisons de systèmes de défense côtière à l'ANL. L'Égypte accélère aussi l'acquisition de missiles anti-navires "Bastion" de fabrication russe, afin de parer à toute attaque navale turque. Ce système protégera la côte égyptienne. L'Égypte renforce également ses capacités navales.

Depuis 2017, Moscou et Le Caire ont signé pour 3,5 milliards de dollars de contrat d'armement. L'Égypte a acquis de la Russie 450 chars T-90MS. Ce char est devenu le plus grand vendeur du monde. Un T-90 vaut 4 millions $. Il lance des missiles guidés et s'attaque à n'importe quel autre blindé ou hélicoptère. Il possède le meilleur système de contrôle de tir de char au monde. Ce qui lui permet d'atteindre sa cible du 1er coup.

Sources : Al-Masdar News; L'Orient-le Jour; RT Arabic; Spoutnik; Yeni Safak (journal turc).

2 juillet 1976 - Le Vietnam est réunifié

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Golden Bridge au-dessus de Da Nang à Ba Na Hil

Le 2 juillet 1976 - Le Vietnam est réunifié après plus de 20 ans de guerre.

Le Sud-Vietnam, dictature capitaliste instable, était soutenu par l'armée américaine et menacé par le Front National de Libération, le Viêt-Cong, appuyé lui par le Nord-Vietnam communiste, la Chine et l'URSS. L'Armée sud-vietnamienne ne faisant aucunement le poids, l'Armée américaine se battait directement contre le Viêt-Cong et le Nord-Vietnam. L'intervention américaine, ravageant les infrastructures et l'environnement du Vietnam, échoue non seulement à mettre un terme à l'insurrection, mais étend la guerre au Laos et au Cambodge.

Cette guerre est de plus en plus impopulaire en Occident. Les États-Unis ne réussissent pas à vaincre l'ennemi et cherchent une porte de sortie. De longues négociations entre Lê Đức Thọ et Henry Kissinger, deux négociateurs hors-pair, aboutissent en 1973 à un accord de paix et au retrait américain. En 1975, le Nord-Vietnam effectue une offensive finale contre le Sud. Le Vietnam est désormais entièrement sous contrôle communiste et est réunifié le 2 juillet 1976.

 

Syrie : la situation se corse

Ch 2Dans l'ouest du pays depuis quelques semaines, l'Armée syrienne vise quotidiennement les tranchées du Parti islamique du Turkestan, le long du front du sud d'Idlib et poursuit ses bombardements contre Jabal Al-Zawiya, tout en prenant pour cible le groupe Hurras Al-Deen dans la plaine d'Al-Ghaab. Il semble que ce soit les préparatifs à une offensive pour reprendre ces territoires.

L'Armée syrienne et l'Armée russe se rassemblent à l'ouest de Raqqa, dans l'est de la Syrie. Les forces soutenues par la Turquie y ciblent depuis plusieurs semaines les troupes syriennes et les Forces Démocratiques Syriennes (Kurdes).

Le front anti-US à Deir ez-Zor s'embrase. Les villages du gouvernorat manifestent contre l'Armée américaine et les Kurdes. Les Américains ont lancé une opération héliportée au village d'Ach Chahil et ont procédé à la fouille maison par maison et à l'arrestation de citoyens. L'Armée syrienne s'en est prise pour sa part à plusieurs bases de l'EI et a frappé l'un des principaux réseaux de trafic de terroristes depuis l'Irak vers la Syrie. Des hommes inconnus ont fait exploser l’oléoduc reliant al-Tanak à al-Malah dans la banlieue de Deir ez-Zor. Ce qui est loin d'être sans rapport avec la récente visite du commandant iranien de la Force Qods à Abou Kamal.  

Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies confirme le retrait de la Russie du mécanisme des Nations Unies, pour l'échange d'informations sur les sites humanitaires en Syrie. Le délégué russe affirme qu'il y a des cas d'utilisation de sites dits humanitaires par des terroristes.

Sources : Al-Masdar News; Pars Today. 

Le 29 juin 1962, la SGF est créé par Jacques Parizeau

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Le 29 juin 1962, Québec crée la « Société Générale de Financement (SGF) ». Jacques Parizeau en est le principale fondateur, alors qu'il est haut fonctionnaire du gouvernement du Québec.

Dans les années 1960 : entre 5 et 20 % de l'économie du Québec appartient aux Québécois francophones ; le reste, soit au minimum 80 %, (et probablement plus), est entre les mains de sociétés canadiennes anglaises et américaines. Le premier ministre du Québec de l’époque Jean Lesage, affirme : « Le colonialisme économique n'est plus acceptable pour les Québécois… soyons maîtres chez nous ! ».

La solution avancée par le gouvernement est la création de la SGF, une société réunissant des fonds de l'État, d'institutions financières et des contribuables. Sa mission consiste à appuyer les entreprises québécoises et à diversifier la production industrielle du Québec. Elle peut acquérir des actions d'entreprises, des obligations et les revendre. Bref, elle entend agir comme bras financier du gouvernement du Québec et réduire la dépendance du Québec à l'égard des capitaux étrangers.

Le mois précédent, Jean Lesage est allé à New York. Il s'est fait dire par les financiers américains, que son projet de bâtir une aciérie (Sidbec), est une mauvaise idée. Auparavant, le syndicat financier de Montréal, le prêteur du gouvernement, lui avait opposé la même réponse. Ces monopoles financiers résistent aussi à un autre projet, soit la nationalisation des compagnies privées d'électricité. En avril, le ministre des Ressources naturelles, René Lévesque, avait demandé à Jacques Parizeau, haut fonctionnaire, d’évaluer combien il en coûterait pour acheter les entreprises hydroélectriques du Québec.

Les révolutionnaires tranquilles sont ambitieux. Les Québécois sont alors dans un état de soumission économique. Le niveau d'éducation est bas. Les anglophones ont tendance à percevoir les francophones comme des buveurs de bière et des voleurs de banque. Toutes les entreprises d'importance sont entre les mains de la minorité anglophone. Les banques refusent la présence de francophones et de juifs sur leurs conseils d'administration.

Pour contrer ce chantage financier, Jacques Parizeau dessine les plans de la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Il faut regrouper dans une caisse d'État tous les fonds administrés par l'État. En créant le régime des rentes du Québec, non seulement on offre des pensions aux Québécois, mais on garnit les coffres de la Caisse de dépôt, pour qu'elle devienne un acteur financier incontournable et un prêteur de l'État québécois.

En donnant plus de pouvoir financier au Québec, les révolutionnaires tranquilles ont permis la création d’une aciérie d’envergure internationale et la nationalisation de l’électricité a permis une meilleure gestion du développement hydroélectrique, au coût le plus bas en Amérique du Nord, même encore aujourd’hui.

La Société générale de financement, société d'État québécoise, était spécialisée dans le financement de projets destinés à favoriser la croissance économique du Québec. C’est en contrôlant notre argent que les industries québécoises se sont développées, de Rona à Métro, en passant par Jean Coutu et St-Hubert, de Bombardier à SNC Lavalin, Videotron, Québecor et j’en passe ; ah oui ! Le Cirque du Soleil.  

Merci aux révolutionnaires tranquilles qu’étaient les Jacques Parizeau, René Lévesque et Jean Lesage, des visionnaires, des constructeurs !

La SGF est absorbée en décembre 2010 par Investissement Québec.

L'Iran en Syrie et en Irak

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Photo prise par l’agence iranienne Tasnim : Ismaël Ghaani à Al-Bukamal en Syrie, quelques heures avant la frappe israélienne. 

 

À la demande de Téhéran, le commandant de la force iranienne Quds, Ismail Ghaani, s'est rendu dans la ville syrienne d'Albukamal, près de la frontière irakienne. Ce qui pourrait peut-être indiquer une nouvelle escalade. En effet, Ghaani a confirmé qu'il achèverait la marche des martyrs et du major-général Qassem Soleimani.

Immédiatement après sa visite, l'armée de l'air israélienne a bombardé encore une fois des sites appartenant à l'armée syrienne près de cette ville. Et toujours pas de réplique de la part des Syriens ou des Iraniens, autres que de tirer sur les missiles.

Pendant ce temps en Irak, le gouvernement du Premier ministre Al-Kazemi a arrêté 14 membres de "Kataeb Hezbollah" (KH), organisme soutenu par l'Iran, dans un atelier de fabrication de missiles à Dora, au sud de Bagdad. KH a été impliqué dans un certain nombre d'attaques contre les forces américaines.

L’Iran a pour sa part dévoilé ses dernières armes avancées, comprenant des blindés, des anti-fortifications et des lance-missiles. Une explosion est survenue à l'est de Téhéran, près de Khojir, où se situerait un réseau de tunnels souterrains et des sites de production de missiles, de même qu'une installation de stockage de gaz. Selon Téhéran, l'explosion est survenue dans un entrepôt de gaz naturel. Il n'y a pas de victimes.

Le Hezbollah libanais construit actuellement une usine de missiles de précision et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'aurait aucunement l'intention d'affronter l'organisme.

3 bateaux de pêche iraniens entrés illégalement dans les eaux saoudiennes, ont fait demi-tour, après que les forces de l'Arabie eurent envoyé plusieurs avertissements, en plus des coups de semonce. L'Iran a déclaré que les navires sont entrés par erreur dans les eaux territoriales saoudiennes.

Sources : Al Masdar News, Liban; Associated Press; Jerusalem Post, Israël; Sky News Arabia; Sputnik Arabic; Tasnim, Iran.

L’Égypte et la Turquie sur un pied de guerre en Libye

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L’Égypte et la Turquie sur un pied de guerre en Libye et les deux font partis des trois armées les plus imposantes du Moyen-Orient, tout comme l'Iran. Ces dernières années, la Turquie s'est dotée d’une capacité de production de matériel militaire énorme et est devenue un acteur majeur dans les ventes d’armes de la région et est maintenant la 2e armée la plus puissante de l'OTAN. L'armée égyptienne quant à elle, est l'une des plus importantes d'Afrique et du Moyen Orient. En Égypte, l'armée est partie intégrante de la société, en possédant non seulement des usines d'armement, mais également de nombreuses usines civiles. Elle est l'un des principaux employeurs. On dit que c'est l'armée qui possède un pays et non pas le pays qui possède une armée. D'ailleurs, la très grande majorité de la population égyptienne considère l'armée, comme étant la principale force démocratique du pays. 

Afin de diminuer les incursions terroristes le long de sa frontière, l’Égypte soutient le général Khalifa Haftar de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), qui combat le Gouvernement d’Accord National (GAN). L’Égypte s’oppose au GAN, parce qu’il est constitué de Frères musulmans proches de la Turquie, donc par le fait même proche des Frères musulmans égyptiens. Ceux-ci avaient gagné la seule élection totalement libre en Égypte, mais avaient été renversés quelques temps plus tard, par un coup d'état fomenté par l'armée égyptienne, résultant de manifestations civiles monstres contre les Frères musulmans. Auparavant, la population égyptienne s'était opposée au transfert du pouvoir de Moubarak père à Moubarak fils et l'armée avait appuyé également la population. 

La Turquie ne veut absolument pas que le GAN tombe. D'ailleurs, elle l'arme et a envoyé en Libye de 200 à 500 conseillers militaires, de 500 à 1000 mercenaires syriens et des dizaines de drones militaires. Sa marine militaire est déployée au large des côtes libyennes, faisant monter la tension avec les forces de l’OTAN qui y patrouillent, dont la France. Le ministère français de la Défense a déclaré qu'une frégate française tentant d'identifier un cargo soupçonné de transporter des armes en Libye, a été intercepté en Méditerranée par des frégates turques. La Turquie a démenti les allégations. Emmanuel Macron accuse la Turquie de jouer en Libye un jeu dangereux qui ne peut plus être toléré. L’Égypte quant à elle, a envoyé de 200 à 500 soldats pour aider l'ANL et en a massé 40 000 autres à la frontière libyenne; mais voudrait éviter un conflit déstabilisateur à sa frontière. 

Haftar s’est approché de très très près de Tripoli l’hiver dernier; puis avec l'intervention militaire turque, il a connu des revers retentissants et a dû battre en retraite vers l’est libyen. Hors, il y a une ligne rouge et c'est la ville de Syrte, que le GAN ne peut franchir. Le président égyptien al-Sissi a été clair, en avertissant fermement le GAN de ne pas envahir Syrte, si non il fera face à l'armée égyptienne. 

Dans l'éventualité d'une confrontation militaire entre l'Égypte et la Turquie près de la ville de Syrte, la partie turque sera obligée de sécuriser ses lignes d'approvisionnement et de soutien logistique de ses forces navales et aériennes à un coût financier colossal, vu la longue distance du lieu de guerre. C'est ce que voudrait éviter la Turquie. Tandis que, les forces armées égyptiennes combattront près de leurs côtes, de leurs terres et de leur espace aérien, dans un environnement familier. L'armée égyptienne aura une capacité supérieure pour compenser ses pertes et sécuriser ses lignes d'approvisionnement et de soutien logistique, à des distances beaucoup plus courtes, qu'elles ne le sont du côté turc.  

L’Égypte et ses alliés du Golfe, de même que la Grèce, veulent exclure la Turquie de l’exploration gazière et pétrolière de l’est méditerranéen. L'ANL sécurise les champs pétroliers et les ports situés dans le croissant Pétrolier. Les ports sont sous couverture aérienne, dont des MIG-29 russes modernisés en provenance de Syrie et des Sukhoï-24Les batteries anti-aérienne sont russes également. Les installations pétrolières sont une ligne rouge à ne pas franchir pour le GAN. La Turquie a pourtant signé une entente d’exploration avec le GAN, qui empiète sur les zones revendiquées par l’Égypte.

L’Italie soutient le GAN parce qu’elle possède des investissements importants en Libye et qu’elle redoute une nouvelle arrivée d’immigrants clandestins en provenance de Libye. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis financent l'ANL; parce qu’ils s’opposent aux Frères musulmans turcs. Le Qatar, ennemi de ces deux pays du Golfe, s'implique financièrement aux côtés de son allié turc. Il y a une lutte entre le clan de l'Arabie saoudite et celui de la Turquie des Frères musulmans, pour contrôler le monde sunnite. La Russie de son côté appuie Haftar dans le but d’établir une tête de pont en Afrique du Nord. Elle non plus ne veut pas renforcer les Frères musulmans. Elle conserve son statut de puissance méditerranéenne en développant une diplomatie efficace, en suggérant fortement aux belligérants de négocier. Entre 800 et 1 200 commandos de la compagnie privée de sécurité Wagner proche de Moscou, seraient engagés au service de l'ANL. 

Les Émirats-Arabes-Unis discutent avec la Grèce du renforcement de leur coopération militaire, au moment où les deux pays sont en désaccord avec la Turquie sur l'implication de cette dernière en Libye et l'exploration pétrolière en Méditerranée orientale. En plus, la Grèce a un problème d'infiltration de réfugiés syriens venant de Turquie. 

Les services de renseignements turcs ont mis en place une nouvelle salle d'opération dont l'un des objectifs est de rechercher Saif al-Islam Kadhafi, fils de l'ancien dictateur éclairé, afin de l'assassiner ou de l'arrêter et de le remettre à la Cour pénale internationale pour mettre fin à son rôle politique. Mais ce dernier serait étroitement gardé par ses hommes dans la ville de Zintan et serait introuvable.

Les États-Unis sont divisés. Une partie des hauts-fonctionnaires et des spécialistes, animés par la vieille hantise anti-Russie, préfère appuyer les Frères musulmans plutôt que de laisser la Russie s’installer en Libye. Une autre partie, proche de Donald Trump, ne veut pas soutenir les Frères musulmans.

Un État islamiste dirigé par les Frères musulmans est intolérable pour la plupart des acteurs impliqués. Ou bien un nouvel équilibre est trouvé entre les camps islamistes et anti-islamistes et alors la Turquie peut dire adieu à son accord pétrolier, ou bien la solution sera militaire et elle risque fortement d’ajouter les troupes égyptiennes à cette guerre. Le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan joue gros. L’Union européenne pourrait définitivement rompre avec lui et sa popularité intérieure pourrait être sérieusement compromise en cas de défaite.

Sources : AFP, France; Al Masdar News, Liban; Atlantic Council; Emirates, WAM; Institut italien d’études politiques internationales; ISPI; Journal  de Montréal; La Presse; Le Monde; Nova, agence de presse italienne; Press TV, Iran; Reuters, Allemagne; Risk Intelligence; RT Arabic; Sputnik arabe; La Voix du Nord.  

 

Historique de la fête nationale du Québec

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Les origines de notre Fête nationale remontent à des temps immémoriaux, où les peuples célébraient le solstice d'été. Un grand feu de joie était allumé pour symboliser la plus grande journée de l'année. Puis principalement en France, on a associé à cette fête, St-Jean-Baptiste. 

Premier banquet de la Saint-Jean-Baptiste au pays

1827, le journaliste Ludger Duvernay développe l'idée de faire revivre une tradition interrompue depuis la Conquête, soit la célébration des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste. Son but avoué est de doter le peuple canadien-français (notre nom à l'époque) d'une fête nationale.

24 juin 1834, Duvernay organise un banquet dans les jardins de l'avocat John McDonnell. Une soixantaine de personnes y participent dont le maire de Montréal, Jacques Viger, Louis-Hippolyte Lafontaine, Thomas Brown, George-Étienne Cartier... Plusieurs toasts sont portés au Parti patriote, aux États-Unis, à l'Irlande et aux Quatre-vingt-douze Résolutions. Ce banquet est un véritable succès et les journaux encouragent les gens à fêter la Saint-Jean-Baptiste dans leur village. Duvernay gagne son pari : l'année suivante, les célébrations de la Fête nationale se répandent. La feuille d'érable devient le symbole du Bas-Canada.

1836, au sein du Parti patriote, deux banquets sont organisés : un chez McDonnell et un à l'hôtel Rasco pour le groupe de Duvernay. En 1837, après avoir reçu les 10 résolutions de Russell, en réponse aux 92 résolutions proposées, le Parti patriote boycotte les produits importés d'Angleterre en guise de réponse. Durant les banquets, les produits locaux sont de mise et les leaders du Parti patriote encouragent la population à faire de même. 

La Rébellion des Patriotes de 1837-1838 provoque l’interruption des festivités pour une période de 5 ans. Duvernay s'exile en 1837 et ne revient au pays qu'en 1842
Le 9 juin 1843, Duvernay fonde l'Association Saint-Jean-Baptiste et invite publiquement la population à célébrer la fête nationale des Canadiens français. Cette année-là à Montréal, se tient le premier défilé à grand déploiement

1878, l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal adopte un air national pour les Canadiens français : "À la claire fontaine".

1884, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les festivités sont sans égal et s’étalent sur cinq jours.

1925, la Saint-Jean devient une fête officielle, déclarée par la législature du Québec comme étant un congé férié. Dans un Québec extrêmement religieux, on ne pouvait dissocier la religion de cette fête. Le petit Saint-Jean-Baptiste blond et frisé, avait sa place de choix dans les défilés.

Au cours des années 1930, Irlandais, Grecs, Italiens et Slovaques participent aux festivités de la Fête nationale ainsi qu’au Défilé, démontrant tout le caractère cosmopolite de Montréal.

1947, neuf Sociétés Saint-Jean-Baptiste se réunissent en congrès à Sherbrooke et décident de fonder la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec. La Fédération participe à une vaste campagne, menant à l'adoption du fleurdelisé, comme drapeau officiel du Québec, le 21 janvier 1948. Pour la première fois cette année-là, la fête de la Saint-Jean-Baptiste est célébrée partout avec le fleurdelisé. 

Le Défilé de Montréal sera pour la première fois, diffusé sur les ondes de la télévision française de Radio-Canada en 1953. Pour l’occasion, le parcours du défilé est allongé de trois kilomètres : longeant la rue Sherbrooke, du boulevard Pie-IX à la rue Atwater.

1960 à 1970, les représentations religieuses s'effacent au profit des représentations culturelles et artistiques. Or, de tels changements ne se sont pas déroulés sans heurt. Les défilés de 1968 et 1969 ont été grandement bouleversés par des émeutes. L
es feux d'artifice et les feux de joie continuent à animer la nuit.

1972, la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec devient le Mouvement national des Québécois. En 1976, le grand spectacle des plaines d'Abraham passe à la postérité sous le nom de « 1 fois 5 ». Il est présenté deux jours plus tard à Montréal, sur le Mont-Royal et remporte un succès phénoménal.

1977, le gouvernement René Lévesque proclame le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec. Cette journée sera la fête de toutes les personnes habitant le Québec. Ce faisant, le 24 juin revêt un aspect ouvert et laïque.


1984, le Mouvement national des Québécoises et Québécois obtient le mandat de la coordination de la Fête nationale du Québec et la gestion du Programme d'assistance financière, rejoignant ainsi la population de toutes les régions du Québec. Le MNQ détient toujours ce mandat qu'il remplit avec rigueur, transparence, efficacité.

1990, c'est le grand retour du Défilé à Montréal, après vingt ans d’absence. 

La Fête nationale du Québec, c'est : 750 projets répartis sur l'ensemble du territoire, 20 000 bénévoles, 1 050 spectacles, 700 jeux organisés pour toute la famille, 360 feux de joie et plus de 100 défilés.