L’accord de Minsk

Accord de minsk

« On a réussi à trouver un accord sur l'essentiel » a déclaré le président russe. L'accord prévoit un cessez-le-feu en vigueur dimanche le 15 février. Ce délai pourrait permettre aux pro-russes de conquérir la ville clef de Debaltseve, aujourd'hui sous le contrôle de l'armée ukrainienne et placée sur la route entre Donetsk et Lougansk. 

Signé par les séparatistes pro-russes et Kiev, l'accord prévoit un début de retrait des armes lourdes au plus tard deux jours après le cessez-le-feu et la fin du processus dans les 14 jours ; permettant la création d'une zone tampon d'une profondeur de 50 à 70 kilomètres, le tout sous surveillance de l'OSCE. Les troupes ukrainiennes doivent stationner sur leur ligne actuelle et non celle du précédent accord de Minsk, un recul pour elles.

La libération des prisonniers ukrainiens s’effectuera d'ici 19 jours, a souligné le président ukrainien M. Porochenko ainsi que l’amnistie générale des belligérants. Reste à s'entendre sur les listes de personnes à libérer.  

Il est prévu la mise en place d'une nouvelle Constitution d'ici fin 2015, augurant une décentralisation des régions de Donetsk et Lougansk, en accord avec les représentants de ces zones.

L'accord prévoit un respect de l'intégrité territoriale ukrainienne en ce sens qu'il maintient les régions de Donetsk et Lougansk en Ukraine contre l'adoption d'une loi de décentralisation par le pouvoir central.

L'accord prévoit que la loi de décentralisation intègre quelques éléments notés en bas de page qui pousse cette décentralisation un peu plus loin, même si on ne peut parler de fédéralisme, en prévoyant par exemple une autodétermination de la langue ou des forces de police locales. En outre, s'il est bien prévu que Kiev récupère le contrôle de sa frontière Est avec la Russie, c'est en dernier ressort, à la toute fin de 2015, après des élections locales.

Dans ce contexte, le Fonds monétaire international a annoncé qu'il allait accorder à l'Ukraine, dont l'économie frôle la faillite, un nouveau prêt de 17,5 milliards de dollars sur quatre ans, en échange de réformes.

L’accord évite à court terme à la Russie un durcissement des sanctions occidentales et compromet la perspective de livraisons d'armes américaines à Kiev. Tout en assurant à Kiev que les pro-russes ne saisiront pas plus de territoire.

Mise en difficulté par la suprématie militaire des séparatistes et des forces russes, l'armée ukrainienne n'a plus les moyens de résister seule. Le leader de la «république de Donetsk» M. Zakhartchenko, s’est exclamé : «C’est une grande victoire».

Il est possible qu’on assiste finalement à la même situation qui s’est produite en 2008 où l’Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont obtenues leurs indépendances face à la Géorgie.

Il semble que Kiev ne croit pas que les prorusse vont respecter l'accord.

Sources : Canoe.ca actualités, Le Figaro, L’Obs. France 24, 

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